Nous vous proposons l’entretien avec Lassana Camara, le fondateur et rédacteur en chef de MauritanieFootball.com.

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Monsieur Lassana Camara, le natif de Dafort dans le Guidimakha nous a accordé un entretien en ce début d’année 2016. L’ancien arbitre en CFA en France, est une figure connue du paysage de la COM sportive de son pays, la Mauritanie. Cet amoureux du ballon rond dès son jeune âge, est un habitué des émissions sportives de l’audiovisuel, notamment sur Africa 24 et RFI.

Ci-après notre entretien.

Soninkidees-jose : Bonjour Lassana Camara.

Lassana Camara :Bonjour , merci de m’avoir donné la parole pour m’exprimer à travers votre publication.

S-jose: vous êtes le fondateur et rédacteur en chef du site http://www.mauritanieFootball.com, pourriez-vous nous parler brièvement de votre parcours lié aux activités sportives, et au football en particulier…?

Lassana Camara : J’ai commencé mon parcours sportif comme Arbitre de football à travers le Tournoi du Guidimakha Nord en 1998  , à la fin du tournoi , on m’a élu meilleur Arbitre de l’édition et parallèlement , j’étais aussi entraîneur adjoint de l’équipe de foot de mon village (DAFORT),
C’est à Dafort ou tout a commencé pour moi, depuis lors la passion du football a pris le dessus sur tout dans mon cœur. Quand je suis arrivé en France , j’ai fait un concours pour devenir Arbitre au District de l’Essonne à Brétigny-sur-Orge par la suite , j’ai franchi les paliers départemental ,régional à la Ligue de Paris Île de France jusqu’ à l’Avenue de l’Iena (Siège de la Fédération Française de Football à l’Époque) ou j’ai arbitré en CFA .Après je suis passé à autre chose en créant su le banc de l’Université d’Evry , le site Mauritaniefootbal.com  en Octobre 2007 ,afin de promouvoir le football mauritanien , à nous faire sortir mauritanien du complexe d’infériorité face aux pays voisins et face aux exigences mêmes de la pratique sportive, à utiliser la pratique sportive à des fins éducatives et sociales.

S-jose : Mauritaniefootball.com paraît être l’une des vitrines médiatiques qui accompagnent l’émergence du football mauritanien à l’échelle continentale, voire internationale, aujourd’hui quelle lecture faîtes vous de la couverture médiatique des rendez-vous sportifs en Mauritanie..?

Lassana Camara : Avant l’avènement de Mauritaniefootball.com , il était difficile de suivre l’actualité du foot mauritanien et on se demandait même s’il y a des footballeurs mauritaniens dans le monde, Aujourd’hui on peut dire que le site a engendré à susciter des vocations, On peut parler maintenant d’un espace sportif mauritanien, Tout le monde s’y intéresse et c’est çà notre première victoire,

S-jose : vous êtes un connaisseur affûté du football mauritanien, s’il y a un secret de la subite embellie de l’équipe nationale, quel serait-il..?

Lassana Camara : La qualification au CHAN 2014 a été le déclic indéniable mais Mauritanie football a joué une énorme partition a vendant le produit « foot mauritanien » à travers des articles , des portraits depuis des années. Voir  la Mauritanie vaincre l’Afrique du Sud , faire jeu égal avec le Cameroun à Douala, se dire qu’on peut se qualifier pour la CAN 2017, c’est là , qu’on mesure le chemin parcouru.
Il n’y a pas de secret , il faut travailler et depuis l’arrivée de la nouvelle fédération , il y a au moins l’envie de faire quelque chose de bien ,d’organisé et de structuré. Ne faut pas s’attendre à des résultats extraordinaires tout de suite , il faut construire les victoires demain à travers la formation , nous avons comme devoir de préparer la jeunesse à affronter les exigences du sport de haut niveau. On doit aussi se débarrasser des idées reçues , les footballeurs mauritaniens ont des qualités et des faiblesses comme tout autre joueur.

S-jose : pouvez vous nous parler des relations entre les autorités politiques et les instances sportives en Mauritanie..?

Lassana Kamara : L’État mauritanien semble comprendre qu’aider le mouvement sportif a une portée politique et de là , les autorités se sont engagés à prendre en charge les frais liés à la gestion de l’équipe nationale. C’est très important , une équipe nationale de foot , c’est comme une armée , elle défend la patrie ,donne une bonne image à un pays , un résultat sportif donne de la publicité gratuite au pays.
C’est à la Fédération de ne pas trahir , cette soudaine prise de conscience , cette nouvelle donne.

S-jose : le football ou le sport en général peut-il jouer un rôle particulier à la cohésion nationale  d’un peuple comme le nôtre. .?

Lassana Camara : On a l’habitude de dire qu’un match de football est une vie humaine condensée en 90 munites. Seul des résultats sportifs peuvent unir les mauritaniens , quand l’équipe nationale joue , on oublie les problèmes de couleur ,de race ,de dynastie pour se mettre à l’unisson. Il faut que l’esprit sportif prévaut en Mauritanie , les valeurs qui véhiculent la pratique sportive guident nos actions au quotidien. Le sport peut être un ciment sociétal et un pays comme la Mauritanie a besoin de ce ciment pour construire les autoroutes de la cohésion sociale , les ponts du vivre ensemble et les maisons d’un destin national commun.

S-jose : l’édition 2015/2016 du tournoi inter – villageois à dominance soninké  organisé à Nouakchott, vient d’être débutée, pouvez vous nous faire un bref historique de la genèse de ce rendez vous annuel sur le calendrier sportif. ?

Lassana Camara : L’organisation de ce tournoi est une réussite sportive ,culturelle et humaine. Organiser un événement de cette ampleur  depuis 2002 avec peu de moyen structurel ,c’est grandiose.
Beaucoups de joueurs de l’équipe nationale de Mauritanie d’aujourd’hui ont joué ce tournoi comme Adama Ba qui  a joué avec Sélibaby , pièce maîtresse de la sélection mourabitoune qui évolue  à Auxerre (Ligue 2 ,France) , Moussa Bagayogho , le capitaine des Mourabitounes au CHAN 2014 a joué aussi avec Sélibaby. On peut parler d’Ismaël Diakhité qui a chaussé les crampons avec son village (Hassi Bagra) , qui met ses compétences au service d’un club saoudien Al NAHDA après avoir évolué en Tunisie

S-jose : pour finir, quelles sont les perspectives de MauritanieFootball.com pour ce début 2016 et dans l’avenir lointain ..?

Lassana Camara : http://www.mauritaniefootball.com va s’adapter aux exigences de ses lecteurs , après avoir mis en place une Application téléchargeable sur tous les mobiles , nous allons travailler à être toujours plus proche de l’internaute avec plus d’images, plus de vidéos et plus d’interactivité. Mauritaniefootball.com appartient à tous les passionnés de football.

S-jose : Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions, et bonne continuation dans vos projets.

Propos recueillis par K.S pour soninkideesjose.wordpress.com

Un cri osé : l’illégalité, ça dépend….!!??

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Entendu une fois sur les ondes d’une Radio connue en Afrique francophone #RFI, un ancien faussaire de documents d’identité pour sauver certaines personnes sous la menace d’une rafle de la France Vichyste dire ceci :  » Quand la Justice est absente d’un État , on se doit d’être sa propre Justice »

Une morale : toutefois que ceux qui incarnent une collectivité, une entité et toute organisation humaine d’un certain ordre, s’activent et s’organisent contre les Valeurs et l’application de la Justice, il est de notre responsabilité « consciencieuse » d’enfreindre allégrement ce qu’ils croient comme la LÉGALITÉ. #criosé

L’Effet Noir : Nous et le cas de la pilote Noire saoudienne Nawal-Hawsawi .

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     Crédit Photo : oumma.com

L’Homme Noir aura initié la restauration de sa Dignité d’appartenir à l’espèce humaine sacralisée par le Divin, quand il cesse de demander des explications plus ou moins fatalistes aux racistes en premier  sur le pourquoi de leur racisme crû. Le black se refuse d’admettre que les comportements racistes sont une émanation évidente et logique d’un certain « racialisme » admis qui traverse toutes les autres sociétés et toutes les interprétations de toutes les religions. Il y a un imaginaire collectif quasi universel qui rapporte au Noir le Négatif même en TOUT.
Je citerai  l’anecdote suivante non pour la première fois: une personne d’origine kurde rencontrée dans mes relations professionnelles, m’avait dit une fois au cours de nos échanges, que dans sa communauté d’origine, si l’un ou l’une d’eux se marie avec une personne étrangère, les gens très conservateurs n’accepteraient que difficilement. Et elle a ajouté que si cette personne était de plus Noire, on dirait qu’une malédiction est tombée sur la famille kurde du conjoint ou de la conjointe . D’autres communautés non noires à travers le monde, cultivent le même fond racialiste sur la condition Noire.
Apparemment, tout le monde non Noir répugne l’Effet Noir d’un ordre à un autre, et l’Homme Noir évite maladivement de se poser à lui une question cruciale : Pourquoi le Noir brésilien, le Noir mauritanien, le Noir français, le Noir saoudien, le Noir américain et d’autres à travers le temps et l’espace, sont sous-évalués et sous-traités sur Tout ce qui  se mesure sur une norme idéalisée qui serait l’original..??!!

En effet, le black traîne l’image  catastrophique issue de l’esclavage qui l’a mis au bas de l’échelle de l’Humanité . Et pire, lui même semble s’y plaire.
Il est lieu de différencier entre Dominer un peuple et Rendre un peuple esclave. Et l’homme Noir a subi le second état et en a pris partie même dans son fonctionnement interne. Tout dominé d’un jour n’est pas forcément esclave, mais tout esclave est plus qu’un dominé temporaire dans l’histoire. Très souvent dans l’Histoire , les dominés de tous genres d’humains ont pu se libérer et rétablir la respectabilité de leur qualité d’Homme en honneur et en dignité. Nombreux aussi, ceux qui subirent la domination et en plus l’ordre esclavagiste. Et parmi ceux qui avaient été victimes d’une telle double exploitation, seuls les Noirs semblent porter l’impact indélébile et attribué à leur condition à travers les époques. Il est probable que les rapports intra et extra que les uns et les autres auraient entretenus avec l’idéologie et les pratiques esclavagistes, seraient des facteurs à décortiquer en profondeur. Ce qui interpelle en premier lieu ; pourquoi certains dominants s’étaient limités à une exploitation économique et politique des certains dominés, alors que d’autres n’avaient pas hésité de déshumaniser les dominés et en faire des “objets” d’un commerce lucratif . Et les Noirs comme dominés ayant subi  l’ordre esclavagiste, symbolisent pertinemment le deuxième cas . En effet, ceux qui avaient eu la “chance” d’avoir sous leur joug des Noirs , avaient appliqué un régime de déshumanisation en chosifiant L’Homme Noir capturé ou acheté, vendu et revendu comme tout objet commercial très prisé. Et le continent Mère de l’Homme Noir pour ne pas dire de l’HOMME tout court, l’Afrique subissait une forme de “braconnage” sur plusieurs millions d’individus destinés vers des horizons inconnus et sans retour. À la même époque ailleurs, d’autres peuples étaient probablement sous domination politique, économique, culturelle et religieuse mais tout en échappant au joug esclavagiste .
Est-il un mystère , cette différence de traitement entre le Noir d’Afrique et l’indou du sous-continent indien , tous sous l’emprise de l’empire britannique..??

Sous le contrôle scientifique des historiens spécialistes de la question, nous osons dire que s’il y’eut un peuple qui fut durement  mutilé par l’esclavage, ce serait de loin le peuple Noir. Aujourd’hui , les descendants de premiers africains victimes des traites esclavagistes, ont toujours du mal de se défaire des conséquences de ce boulet originel. Et l’africain Noir n’est pas étranger au péché originel de l’ordre esclavagiste qui affecte tant la CONDITION NOIRE d’une manière générale et à travers les époques. Mais était – il lui même esclavagiste. .??
La réponse est un grand OUI, et il l’est de mentalité d’ailleurs toujours aujourd’hui. La vérité sur les traites transatlantique et transsaharienne nous édifie sur cette affirmation. Le marchandage lucratif que les Blancs européens et les Arabes avaient fructifié, profita très certainement à certains parmi les LOCAUX.  Dans tout commerce, il y’a un VENDEUR et un ACHETEUR, et dans celui là, les vendeurs d’origine sont des NOIRS d’Afrique. Oui, ce sont eux qui bradaient des millions de leurs  semblables aux marchands d’esclaves. Cette donnée de la question de l’esclavage est très passablement traitée et même évitée  par les milieux intellectuels noirs surtout africains issus de l’aristocratie féodale.
Aujourd’hui, s’il y a des sociétés dans lesquelles l’esclavagisme symbolique et statutaire a une prégnance sur les rapports sociétaux et coutumiers, on peut en énumérer plusieurs dans l’Afrique Noire. Par exemple dans certains milieux Ouest-africains, le régime féodal fonctionnant en système des castes, admet et soigne même cet esclavagisme de statut qui est  considéré comme l’une des références essentielles de l’ordre communautaro-ethnique. À ce propos, on se rappellera de la sortie aux relents de vengeance  de l’ancien président sénégalais Aboulaye Wade qui avait traité son successeur Macky Sall comme un esclave qui ne serait jamais au dessus de son fils emprisonné.  Quelques jours après, l’entourage de l’actuel président, exhibait fièrement sa noblesse et surtout certains de leurs “anciens” esclaves dans leur terroir. Ainsi venons de là, nous africains noirs, et on ose étrangement se lamenter quand un Noir hors d’Afrique subit certaines stigmatisations  dégradantes de la part des autres peuples. Ces gens aux origines africaines subissent les conséquences directes et évidentes de ce qu’on avait fait de nous mêmes dans le passé et continue entre nous mêmes sous une autre coloration dans l’Afrique de 2015.

Aujourd’hui, si Madame Nawal-Hawsawi, pilote et noire saoudienne subit des joutes racistes  (singe ou gorille) sur les réseaux sociaux, c’est que le régime racialiste en vigueur par la conscience collective de plusieurs sociétés, récuse au Noir certaines positions enviables même par le mérite et les compétences. 
Elle est Noire instruite et mariée à blanc américain converti à l’islam. Et dans une société arabe musulmane ou pas, le Noir fait l’esclave type et son statut est d’être subalterne. Surtout pour une femme Noire qui devrait tenir le rôle d’une concubine d’un cheikh ou d’un émir tribal. En islam, l’explication et la compréhension des textes concernant l’esclavage, ont permis une codification de la norme esclavagiste dite licite dans un seul sens qui était de légiférer la soumission et l’utilisation de l’Homme Noir à des objectifs étranges. Pire, les Noirs musulmans eux mêmes dans certains milieux, s’accommodent de cette lecture fallacieuse et inhibitrice de l’élément RELIGIEUX, qui ne s’applique étrangement qu’à d’autres Noirs seulement . Ainsi par le biais d’un  discours religieux très orienté, on intime au Noir d’accepter sa CONDITION d’être dépendant par fatalisme.
Notre cousine mecquoise a eu le “malheur” semble t-il, d’avoir fait des bonnes études aux États-Unis et d’être active sur l’anti-racisme dans le royaume des Al-saud. Pour certains milieux racialistes zélés de l’Arabie, elle s’est affranchie d’une “très mauvaise manière” en étant qualifiée plus que certains et mariée librement à un occidental. La logique qui trame est qu’un esclave ne devrait pas  être meilleur que son maître pour son accomplissement individuel et collectif en TOUT. Si l’actuel Roi Abdallah de la Jordanie a une mère anglaise, a accédé au trône sans scandale, c’est que l’imaginaire collectif de ces peuples, intègre “certaines choses” pour certains mais trouve osées pour d’autres. Il est très rare de trouver un couple mixte (Noir/Arabe) dans ces zones, et le couple que notre cousine de pilote forme avec un blanc américain converti ne semble pas passer pour certains milieux dominants. Pour eux, le Noir doit être très visible en étant au service d’eux et invisible quand il s’agit des Honneurs et de la Dignité.
Et la similitude qui révèle le dénominateur commun de tous les racistes transfrontaliers conditionnés par le racialisme anti-Noir , est que les noms d’animaux “gorille et singe” utilisés pour qualifier Mme Nawal-Hawsawi sur la toile, sont ceux qu’on entend parfois au sein de certaines enceintes sportives dans le monde Blanc  contre des sportifs Noirs . L’esprit et les réflexes FACHO ne sont pas l’apanage exclusif d’un groupe de supporters foncièrement racistes en Europe. En effet, il y a quelques temps les supporters du club londonien Chelsea FC qui avaient agressé un paisible Voyageur Noir dans le métro parisien , ne sont pas plus méchants et racistes que les internautes d’Arabie remontés contre la pilote Noire.
C’est le même fond idéologique racialiste de la société qui fait émerger les comportements racistes dont le Noir symbolise par essence.
Le Noir a détruit Sa Dignité à partir de son environnement originel qui est l’Afrique, et c’est de là bas que cette Dignité doit être restaurée d’abord. Donc réfléchissons sur nos croyances, nos cultures, nos structures coutumières et nos rapports intra. L’afro-centrisme réfléchi et réformateur  n’est pas une posture politicienne, essentialiste et extrémiste, mais l’avenir de la DIGNITÉ NOIRE.

14-01-2016 11:54 – Étrange silence sur les milliards de Ould Abdel Aziz !!!!

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Essaha – « Les informations disponibles sur les comptes du défunt fils du Président, en Europe occidentale et orientale et sur ses propriétés foncières détenues en Mauritanie et à l’étranger, confirment que la fondation Rahma, n’était qu’un parapluie pour le blanchiment des fonds provenant des opérations intérieures et extérieures et des caisses spéciales acheminées par les voies aérienne, terrestre et maritime.

Je ne comprends pas le mystère du silence généralisé sur ces milliards déviés par cette fondation suspecte du bien public et transformés en agissements enfantins avides des butins frais, aux mains d’Etats, d’organisations et de personnes, au moment où la majorité des fils de ce pauvre peuple ploient dans les Oueds éloignés, sous la menace de la misère.

Le Président déploie actuellement d’intenses efforts pour récupérer des milliards dispersés entre les banques de plusieurs Etats et sous des noms divers, choisis avec soin pour échapper à l’œil de l’opinion publique.

Il a tenu des réunions de travail avec plusieurs parties, considérées potentiellement utiles pour aider à la reprise de ces fortunes.

Bien que ces informations circulent à grande échelle dans les cercles médiatiques, politiques et économiques, aucune voix ne s’est levée jusqu’à cet instant, pour soulever la question légitime.

# D’où la fondation du Président a puisé ces milliards …? »

De la page facebook de l’écrivain et journaliste mauritanien Ahmedou Wedia

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Les paroles du président en Novembre 2015

Pour ceux qui n’ont pas entendu le président de la Mauritanie sur les exécutions extrajudiciaires des militaires noirs dans le passé et la problématique de l’esclavage…. et surtout BIRAM Dah Abeid.
Et ce journaliste qui a osé faire du journalisme au sens noble.

À écouter et disséquer forme comme fond.

14-01-2016 11:11 – Communiqué de presse : Solidarité avec les deux journalistes interpellés par la justice

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IRA-Mauritanie – Nous avons appris, aujourd’hui le 13 Janvier 2016, que le juge d’instruction du tribunal de Nouakchott Nord a interpellé convoqué Brahim O.Khattry directeur du site “Echargh Elyoum” et El Mehdi O. Lemrabott directeur du site “El Mouchad”, leur seul motif est qu’ils ont voulu dire la vérité.

L’interpellation de ces deux éminents et compétents journalistes par la justice, démontre une fois encore que le système arbitraire, qui gouverne le pays, est loin d’être démocratique. Elle traduit aussi la volonté de l’Etat à continuer dans la violation du droit d’expression.

Face à cette situation d’injustice et de violation du droit du citoyen, IRA-Mauritanie :

– Exprime sa solidarité avec les deux journalistes,
– Dénonce la violation du droit d’expression et d’informer qui sont garanties par les lois et pactes internationaux,

– Et appelle les autorités à mettre fin à l’exercice de toute sorte de violence contre les journalistes et de les laisser tout bonnement comme il se doit, mener leurs activités.

Nouakchott le 13 Janvier 2016
La Commission Communication

Crédit source : http://www.cridem.org

Le communiqué d’IRA-Mauritanie : les événements du 11/01/2016 à Nouakchott.

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Communiqué

Ni la force aveugle, ni la répression violente ne nous arrêteront

Aucune force fût-elle aveugle, aucune répression violente ne pourront empêcher les militants d’IRA-Mauritanie de marcher, de protester, de  dénoncer l’injustice. Nous continuerons à protester contre l’incarcération de nos leaders, les présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane. Si le sit in hebdomadaire est généralement toléré après plusieurs escarmouches, les marches pacifiques organisées toutes les quinzaines sont systématiquement réprimées. Le droit de manifester, pourtant garantie par la constitution, est ainsi piétiné  et bafoué par les autorités censées le protéger, au vu et au su de tout le monde.
Face à l’entêtement des autorités gouvernementales à transgresser les lois de la république, IRA-Mauritanie dénonce :
– Le harcèlement dont sont victimes ses militants qui n’ont fait que réclamer la libération de leurs leaders et la réouverture de leur visite.
– L’incarcération de 7 militants arrêtés à la suite de la manifestation pacifique de ce lundi 11 janvier et exige leur libération immédiate et sans conditions.
– L’acharnement et le zèle des autorités à isoler les vaillants combattants de la liberté.
Voici la liste des militants arrêtés ce lundi 11 janvier 2016
• Commissariat de Sebkha 1
1- Marieme Cheikh
2- Mohamed Lemine Sid Ahmed
3- Sidi Ali Cheikh
4- Laghdaf  Neama

• Commissariat de Basra 3

5- Mohamed
6- Mohamed Mahmoud
7- Abdallahi Maatalla

Nouakchott le 11 janvier 2016-01-11 La commission de communication

La sortie du Docteur Saad Louleid: un contexte et un procédé regrettables, mais un fond qui interpelle tout de même.

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J’ai eu accès récemment  à la teneur de la sortie du désormais ex porte-parole d’IRA-Mauritanie Dr Saad au cours d’une conférence de presse tenue à Nouakchott aux côtés de certains cadors du mouvement revendicatif haratine. Il est à noter que sa prise de parole publique s’est faite après sa mise à l’écart du porte parolat d’IRA lors d’une conférence de presse du vice-président Diop Amadou Tijane qui présentait le trophée Tulip décerné par le gouvernement des Pays-Bas à l’organisation abolitionniste.
Depuis sur la base de quelques échanges sur la toilo-sphère, notamment la traduction en français de l’un de ses posts par le journaliste Cheikh Aidara et partagé par le bloggeur abolitionniste Diko Hanoune, nous essayons de s’essayer à un avis désintéressé  sur son cas.

En effet, sur la forme, pour un non-initié des rouages de la mouvance abolitionniste, le surnommé Docteur paraît comme un élément clé ayant les répliques idéales qui confondent ses contradicteurs arabophones sur les médias . Fin communicant maîtrisant ses dossiers et arrêté puis emprisonné après les arrestations de Biram et ses compagnons à Rosso le 11 Novembre 2014. Il était parmi ces voix portantes d’IRA-Mauritanie , qui avaient été arrêtés à la suite des manifestations de protestation, dont Mariem Cheikh, la dame au verbe haut que nous avons rencontrée lors de son passage à Paris. Pour un sympathisant de la cause abolitionniste qui ignore les méandres internes de l’organisation, voir un homme de la trempe du docteur Saad en action ne peut être qu’un gage supplémentaire qui sert et rassure les milieux  anti-esclavagistes dans le pays. Sans être naïf, on peut supposer que dans tout mouvement politique ou associatif qu’il puisse y avoir des différentes susceptibilités en fonction de degrés d’implication, surtout IRA-MAURITANIE qui est constamment sous la pression des autorités mauritaniennes qui ne la reconnaissent toujours pas. Mais globalement, nous pensons qu’une ligne de conduite principale qui fait la particularité d’IRA qui refuse toute coloration communautariste de la VICTIME qui est Humaine avant toute référence à sa race, sa tribu, son ethnie ou son statut social.

Mais apparemment, le Docteur Saad Louleid semble avoir une autre lecture déterministe de la lutte en fonction de l’extraction sociale des engagés. Il serait victime de la féodalisation ou la tribalisation idéologique qui disqualifie et met en doute l’engagement des uns et des autres en fonction de son milieu d’origine. Alors il ne semblerait pas comprendre Biram, quand ce dernier avait initié le pèlerinage d’INAL. Le leader abolitionniste ne l’avait pas fait pour se faire accepté de milieux negro-mauritaniens hors haratines  (en l’occurrence peulh), mais parce que c’était une INJUSTICE horrible perpétrée sur des HOMMES par d’autres hommes bien connus et couverts aujourd’hui par un système étatique qui continue. Notre docteur pouvait avoir de la latitude nécessaire pour raisonner en communauté des victimes d’abord avant tout regard sous l’angle égocentrique de la TOUTE VICTIME en Moi et TOUTE LÉGITIMITÉ de la marche de l’engagement pour Moi d’abord.
Docteur doit savoir que tous les mouvements revendicatifs des milieux kowri  (negro-mauritaniens) et haratine sont tous devenus fades et inefficaces à cause de l’approche communautariste de la VICTIME et de l’Engagement . Du sur place depuis plusieurs années, cela doit interpeller, avec sa très jeune histoire de 7 ans d’existence à peine , L’IRA  ( Initiative pour la Résurgence Abolitionniste ) aura fait beaucoup de choses, fait bousculer, et conscientiser pertinemment autant voire plus que tous les précédents mouvements sur le “marché” des droits humains. L’idéal d’IRA ou même son génie a été de décommunautariser la Victime et son possible courageux défenseur. Et cela peut bousculer les sceptiques ayant les codes et les références issus de nos sociétés tribalo-ethniques qui cultivent un certain relativisme à propos des Droits Humains en interne. Un communautariste raisonne en Droits communautaires à la place des Droits Humains, et sur ce point Docteur semble suivre le chemin de tous ces leaders dits progressistes mais foncièrement ethnocentriques qui font du sur place depuis 40 ans bientôt. Ces gens que vous semblez indexer pour s’être octroyés la légitimité exclusive de ce qui s’engage par ou pour les causes kowri  (Noirs hors haratines et surtout milieu peulh), sont parmi les écueils possibles à l’idéal porté par l’IRA, et vous risquez d’être comme eux d’une autre manière .
Par ailleurs, vous écrivez que la cause haratine est utilisée pour des fins matérialistes par des gens à l’étranger  qui ignorent les souffrances haratines. Vous citez l’affaire de l’asile politique et la promotion de certains auprès des organisations internationales par le biais de L’IRA. Sur le fond, Docteur, tout amusé naïf  serait tenté d’abonder dans votre sens, alors on pourrait dire qu’il n’y a pas fumée sans feu. Mais vous auriez raté la vigilance d’IRA dans ce sens, il y’a quelques mois, un communiqué officiel de l’organisation abolitionniste mettait en garde les pays Occidentaux sur la possible utilisation abusive de son emblème par certains aventuriers pour marchander des droits et des faveurs statutaires chez eux. Là, vous aviez l’occasion en or pendant votre périple américain de soulever les problématiques liées à cette question avec les instances locales d’IRA et solutionner s’il y a problème.
De votre titre de Docteur en ..? docteur Saad , il aurait été mieux d’appliquer le principe du cheikh al-islam Ibn Taymyya consistant à  trouver un champ de réflexion entre les extrêmes en TOUT. Cela vous aurait évité de distiller une suspicion générale sur l’ensemble des engagés désintéressés qui portent et supportent la cause abolitionniste et des Droits Humains . Vous devez savoir que des diplômés ou non installés en Europe ou aux États-Unis, bien avant votre réflexe accusatoire d’une utilisation de la cause haratine comme fond  de commerce, se sont accomplis dignement, fièrement et vaillamment.
Il serait aussi question dans vos propos du cas des “esclaves negro-mauritaniens” qui doivent se libérer d’abord, et nous portons à votre connaissance que ces hommes s’activent courageusement contre la prégnance d’une société féodale. Ils sortent de plus en plus et d’une manière décomplexée contre les stigmatisations dont ils font l’objet, ils sont avec et pour les vrais abolitionnistes haratines, mais ils n’utilisent pas la cause haratine . Et d’autres engagés courageux qui ne sont pas d’extraction sociale servile, sont parmi les premiers ayant intégré l’activisme porteur d’IRA-Mauritanie. Ces derniers issus des familles féodales ont osé défier l’ordre sociétal en vigueur dans leurs communautés d’origine pour s’engager loyalement et bravement dans la mouvance abolitionniste. L’idéal de la Justice en Tout et Partout est la marque de fabrique d’IRA, ce qui est un élément fédérateur. Ce dernier perturbe les visées inavouables de tous les communautaristes zélés de tout bord, et Dieu sait qu’ils sont nombreux dans cette  Mauritanie qui tarde d’être CITOYENNE tout simplement.
La question de l’asile politique des mauritaniens, en tirant de l’autre extrémité, effectivement nous constatons que si tous ceux qui ont bénéficié de l’asile et pourront l’être dans le futur, étaient consciemment et sérieusement “politiques” , la Mauritanie aurait eu d’autres réalités politiques sensiblement meilleures qu’aujourd’hui.  Comme à l’accoutumée, certains mauritaniens font du purement “Mauritanien” en tirant profit personnel de l’asile politique de certains pays, et ils tomberont aussitôt dans l’escarcelle du pouvoir en place et ses soutiens complices issus de l’ordre tribalo-féodal. Sans doute, une certaine insouciance indigne et une inconscience politique qui aggravent l’état misérable du peuple et sapent l’émergence d’une force d’appoint pour la diaspora. Pour un candidat demandeur d’asile politique ou autre qui se respecte, on ne crie pas contre les injustices supposées vécues  individuellement ou collectivement pendant quelques mois, le temps d’un traitement administratif et disparaître dans la nature pour de bon après. Pire, certains statutaires ou ex feront le gros du bataillon qui soutient le pouvoir en place, et les premiers contradicteurs des engagés irréductibles et fidèles à leurs principes. Sur ce point, Docteur Saad Louleid, votre sortie peut interpeller certains mauritaniens de la diaspora qui aspirent à un semblant de changement de choses au pays à une période bien déterminée de leur existence militante. Docteur Saad Louleid, votre rôle aurait été d’influencer et d’impacter positivement la génération montante de la masse militante trans-communautaire, mais surtout ne pas ériger des murs invisibles entre les communautés des victimes d’un niveau à un autre. Notre crédo , c’est avoir le tabou de ne pas admettre un quelconque TABOU sur tout ce qui a trait au “Mauritanien » . C’est ainsi que nous estimons être en droit d’écrire ces lignes sur votre cas, cher Docteur.

Fraternellement.

En « Mauritanien », chaque communauté a ses haratines finalement: Haratine, une fierté!

Et si on osait revoir la définition superficielle et générique du terme « Haratine », admise sans réflexion sur les évidentes implications issues de l’ordre esclavagiste et ses différentes manifestations. Il est utile et pertinent de différencier les ordres d’apparence en « Mauritanien » où tout est relatif finalement. En effet l’Homme Haratine peut être Beydane de culture mais admis en périphérie, Noir entièrement de peau comme tous les noirs de la terre et ayant le même statut social, coutumier, tribal et politique que tous ceux qui ont vécu l’ordre esclavagiste quelle que soit sa teneur ou sa nature à travers le temps et l’espace. Si on raisonnait sur l’ordre purement politique et statutaire, un haratine n’est pas Arabo-berbère, ni Soninké, ni Peulh, ni Bambara et ni Wolof . Mais le statut de Haratine peut être trans-communautaire car chacune des différentes communautés dans leur fonctionnement traditionnel en vigueur, a ses haratines statutaires intra-communautaires qui subissent les mêmes régimes déterministes sur le matériel et l’immatériel. Pour comprendre, il faut bien s’intéresser aux appellations connotées du terme haratine compris par « statut » au sein de toutes les communautés nationales.

Dans un esprit sincère et délesté de tout à priori du très connu élément communautariste mauritanien, nous pensons que le statut de l’Homme considéré Haratine est très loin d’être le plus enviable. En effet la hiérarchisation sociale connue dans toutes les communautés, et promue et entretenue par les segments dirigeants tribalo-ethniques, donne une forme “d’intouchabilité” à ce statut dans l’imaginaire collectif à l’échelle trans-communautaire dominée par l’ordre tribalo-féodal. Au sein des communautés noires hors “haratine”, le haratine de statut est connoté avec peu de choses de positif. Plusieurs sobriquets douteux et farfelus sont truffés dans un discours admis tacitement qui révèle le vrai fond des considérations des uns et des autres vis à vis du statut de Haratine. Par exemple, chez les Soninkés, l’imaginaire collectif véhicule qu’un haratine de statut serait un docile par fatalisme et pouvant être un “brut inconsidéré et irréfléchi” sous ordre de son maître même un enfant. Sans vouloir s’étendre et gratter dans les rigoles des raccourcis peu reluisants de la construction socio-culturelle du “hardané” imagée, il est clair que l’Homme haratine est loin d’être une simple personne anciennement affranchie de l’esclavage. Cette logique caricaturale qui sous-evalue l’individu haratine, distrait même les personnes d’extraction sociale servile (castées esclaves) dans d’autres communautés, qui se croient, elles avoir un meilleur statut que celui du haratine. Sans doute, une drôle de corruption imaginative de ces castés esclaves qui vivent dans une somnolence intellectuelle et un alignement inconscient et inconséquent qui inhibent L’Essentiel en eux. Ceux qui sont victimes historiquement de l’ordre esclavagiste et le régime féodal, auront une visibilité appréciable digne de ce nom sur le nouvel ordre étatique reconnaissant le statut plein de citoyen, quand ils oseront se défaire des appartenances d’identification sociale et tribalo-ethnique. Comme un vrai haratine dans les références tribales arabo-berbères, un casté esclave chez les communautés noires n’est lié à un clan féodal qu’en étant subalterne de statut et à vie . Bien qu’on retrouve une certaine tendance à la tribalisation ou la féodalisation de certains milieux haratines qui croient s’honorer en reproduisant les mêmes mécanismes qui sabotent l’émergence d’un régime des droits et devoirs égaux sur l’élément NATIONAL. D’autre part, il est certain que psychologiquement le haratine (esclave franchi) engagé abolitionniste et anti-esclavagiste peut être plus libre et décomplexé qu’une personne d’extraction sociale servile issue des autres communautés noires. Notre haratine décomplexé a su se défaire des pesanteurs du régime tribal des anciens maîtres , en sachant que sa dignité et son honneur d’Homme ne peuvent pas dépendre des anciennes références déterministes intrinsèques à l’ordre tribalo-féodal. En effet, l’abolitionniste sérieux et radical a compris qu’avec l’effet tribalo-féodal point de vraie liberté pour les victimes et les lésés. Et il sort intelligemment et vaillamment des convenances inhibitrices soignées par les milieux dominants, pour faire appel à l’application stricte du Droit de l’ordre étatique qui reconnaît en théorie le Citoyen d’abord avant tout statut social ou coutumier particulier. Ainsi, le travail de fond consiste aussi à différencier ce qui révèle du culturel et du statutaire dans son cadre originel sur le matériel et l’immatériel. Pareille prise de conscience est loin d’être initiée sérieusement par les anciens esclaves des autres communautés (soninké, peulh et d’autres) , qui subissent des écueils psychologiques et ne veulent pas affronter l’inévitable à terme. Ces stigmatisés et lésés par l’ordre féodal très fermé, semblent se plaire au culturel intra-communautaire dans le temps et l’espace. Leurs droits légitimes en tant que Homme digne sont bafoués sur le matériel et l’immatériel par un ordre féodal trompeur et inhibiteur. On fait croire à certains endormis que l’ordre étatique serait injuste et discriminatoire à l’endroit de toute la communauté noire du pays, tout en voulant gommer habilement le fonctionnement traditionnel foncièrement injuste et exclusiviste des piliers de la société féodale. Pire, certains castés esclaves semblent même regretter l’ordre esclavagiste d’antan, et font le bonheur des féodaux purs et durs qui lient leur prestige identitaire dans le temps et l’espace aux soins portés au puzzle sociétal. Pour certains de ces féodaux obsédés par des statuts sociaux aux origines douteuses , avec le monde nouveau d’ouverture et de libéralisation de l’instruction, leurs sociétés sont menacées sans le régime de supériorité et d’infériorité en Droits et surtout en dignité. Un régime qui a de l’avenir dans certains milieux, par exemple dans le monde soninké, un casté esclave peut se permettre de parler ouvertement qu’il est fier d’être “esclave” sur les ondes d’une Radio communautaire en plein Paris. Et pour lui, tous ceux (castés esclaves) qui refusent et contestent l’ordre féodal sont des complexés qui font honte à la mémoire de leurs ancêtres “honorablement” dociles . Sans oublier un certain ordre clérical et maraboutiste qui diffuse et prêche le fatalisme pour endormir davantage ceux qui se soumettent à un dit “Décret Divin” faisant d’eux des damnés au “sang impur”.
On dirait même que c’est à cause des fiches de paie en France, que ces dits complexés osent se rebeller. Suivant ce raisonnement fallacieux, on se demande quel est le statut de leurs maîtres féodaux en France, travaillent t-ils pour être payés par nos hôtes ou sont – ils les maîtres absolus en Tout même en occident..??
Un pareil personnage ne mérite pas un jour atteindre le statut de Haratine (compris affranchi).
L’avenir paisible d’un ordre Juste et égalitaire dans un État démocratique et citoyen, dépendra beaucoup du traitement que chacune des différentes communautés aura réservé à ses “haratines statutaires”. À cette étape de notre évolution, la tendance générale est à la fuite en avant par le déni, le culturellement trompeur, les non-dits, le double discours et surtout une FOI DOUTEUSE pleine de paradoxes.

L’ESCLAVAGE ET LA FEODALITE: CES TARES QUI PERPETUENT L’ETAT ARABE RACISTE

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En Mauritanie, le bilan des partis politiques et des organisations humanitaires est peu reluisant. Malgré, quelques résultats engrangés sur le terrain humanitaire, comme l’atteste le pèlerinage d’Inal et les nombreuses actions rendant audibles les lancinantes question irrésolues des exécutions extrajudiciaires et de l’esclavagisme, toujours nié par l’état, la dynamique politique visant a soustraire le pays de l’hypothèque n’a pas été globalement positive. Au contraire les echecs se repetent et le pouvoir s’enracine……..

L’euphorie célébrée par certains mouvements quant aux avancées, par ci et par là, ne doit pas faire oublier que l’état reste raciste adossé invariablement et très régulièrement à une intelligentsia, des plus corrompus de la sous-région, plonge le pays dans une impasse sans précédent. Taya, Ely, SIDIOCA, tous de la minorité arabe, ont laissé le pays dans une situation politique similaire à celle de feu Mokhtar Ould Daddah. Ould Aziz en amplifie le ton. Notre pays estunnraciné dans le racisme, avec un pouvoir arabe centralisé, et auquel est subordonnée une élite noire qui est entièrement à son service.

Aujourd’hui cet état de fait est incontestable, avec en plus, une corruption systémique, avec un secteur public déficitaire (SNIM), une agriculture menacée par les agro businessmen arabes, une tension sociale perceptible nous exposant ineluctablement a des incertitudes graves.
On se rappelle, qu’après, le “coup d’état” contre SIDIOCA, plusieurs partis politiques, qui forment l’essentiel du corpus du FNDU (l’opposition officielle), ont condamné fortement l’incusrsion politique des militaires sous le prétexte que la “légalité” et la constitution auraient été bafouées; Or la démocratie en Mauritanie n’aura été, en vérité, qu’une ruse visant à approfondir les inégalités et à masquer les massives violations des droits humains commis par l’état.

Cette démocratie dans laquelle s’engouffre tout le monde (meme les radicaux et les excites) aura participée pleinement aux inégalités qui se creusent davantage, corollaire d’un ½ siècle d’une tradition étatique instaurée dès notre accession à la souveraineté internationale.
En effet depuis 1960, l’élite arabe esclavagiste à laquelle le pouvoir fut offert par la France, s’est vite servie de la bourgeoisie féodale noire de la vallée pour enclencher son projet cynique et raciste d’exclusion des noirs majoritaires…..Le système ainsi mis en place se transformera en une technostructure raciste, esclavagiste, féodale et corrompue qui se perpétue sous nos yeux…….

Cette vieille classe politique a généré un autre système majoritairement arabe, en une dictature habillée en démocratie multipartite qui a su, avec l’aide de l’intelligentsia et de technocrates des deux bords, maintenir le statu quo dans lequel les noirs sont encore des citoyens de seconde zone……..Ce système est celui d’une élite arabe qui décide, flanquée par un gouvernement d’exécutants au service du projet de société de l’état arabe. Il se greffe à ce système despotique habillé en démocratie, des députes, des sénateurs, des maires majoritairement arabes dont les rares noirs sont recrutés et payés par le système arabe raciste pour servir ramification structurelle dans les villes, les villages du pays.

C’est dans ce contexte précis que les «élus locaux» et autres «commis de l’état» (terme édulcoré pur justifier l’allégeance et la bêtise politque) sont choisis via une subtile combinaison de traditions fossilisées de notre société corrompue pour satisfaire les partisans locaux du racisme par une redéfinition de nouvelles logiques locales de perpétuation du racisme et de la féodalité. C’est pourquoi depuis l’avènement de cette «démocratie raciale» et raciste, de nouvelles relations sociales ont été établies et servent de vivier politique pour le recrutement des militants et autres partisans du racisme d’état formant un système explosif dans lequel les noirs auront joué un rôle hautement pernicieux. Grace à cette corruption systémique qui n’épargne aucune ville ni village du Sud, on assiste, grandeur nature, a la résurgence de pratiques sociales fossilisées et jadis usitées pour gouverner la société localement…….

Du Toro, en passant par le pays halaybe, le Bossoya, le Nguenar, le Yirlaabe et le hebiyaabe, on assiste à une resurgence des titres de chef de chefs de villages, à la multiplication des titres elimanes, des jaggorga, des mawdo kaja et de Lamotome kajja, les Kamlinkou d’ici et de là-bas et que sais-je encore………..Aujourd’hui, on assiste partout dans le Fouta et ailleurs (et dans le pays maure), à une multiplication de ziyyaras, des mawalids (fête de la naissance du prophète), à celles des cérémonies sociales extravagantes initiées par certaines classes sociales avec le truchement d’une élite locale, le tout, en général, pour draguer le pouvoir central arabe afin de s’attirer ses faveurs au bénéfice des chefs traditionnels et de marabouts autoproclamés dont l’ambition égoïste est d’assouvir leurs intérêts égoïstes et ceux de leurs obligés : L’avoir et le pouvoir à tout prix………..On aurait bien aime entendre ces titres et ces chefferies en peride de misere, de braise et d’executions sommaires…….
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Ces attitudes, EN CONTRADICTION AVEC LES ASPIRATIONS DE LA MAJORITE NOIRE, sont de nature à saborder et sacrifier davantage les valeurs liées à une saine cohabitation entre arabes et noirs pour lesquelles se battent de dignes fils de ce pays ayant endurés des années de souffrance pour une égalité en Mauritanie. Une Mauritanie sans racism…… Hélas, on est pas encore sorti de l’auberge…….

Adama NGAIDE. USA

Crédit source : bloggeur abolitionniste Diko Hanoune