Table Ronde : Allocution sur la situation des droits de l’homme à Genève lors de la présentation du rapport de la Mauritanie.

image

image

image

La République Islamique de Mauritanie en ce début l’an  2016 sous le pouvoir d’un  militaire.

Mesdames, Messieurs ;

Honorables conviés à cette table ronde autour de la situation des droits de l’homme en Mauritanie ;

La situation des droits humains en Mauritanie est plus que catastrophique. Des lois, une feuille de route soi-disant  contre l’esclavage, contre les discriminations sont votées, adoptées, exhibées et mises en scène tapageusement pour tromper l’opinion nationale et internationale. Des lois jamais appliquées, ce n’est pas ce qui manque dans ce pays , pire se sont les militants abolitionnistes, les militants des droits humains qu’on prend en otage pour les envoyer dans des bagnes dans le pays à la place des esclavagistes, des terroristes qui se pavanent en toute liberté fièrement dont certains sont pris en charge entièrement par l’état Mauritanien.

Des lois non  accompagnées d’un décret d’application sont faites dans le but de duper, d’extorquer des fonds aux bailleurs internationaux qui financent la Mauritanie sans contrôle ni exigence de transparence malgré les détournements des biens sociaux à ciel ouvert visible, le pillage des richesses par le cercle proche du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Voilà la raison qui nous pousse aujourd’hui à demander à la communauté internationale à geler les biens du général Aziz et de ses proches collaborateurs à travers le monde pour stopper leur course effrénée dans l’enrichissement illicite par des biens mal acquis ;  qui affament le peuple, qui  rend le peuple Mauritanien plus vulnérable que jamais au point de devenir une  proie facile à la merci des recruteurs dans les réseaux terroristes qui versent du sang partout dans le monde. Les traités et conventions internationaux sont signés, ratifiés pour être jetés dans des placards, aucun décret d’application n’a été promulgué de l’indépendance à nos jours pour appliquer les lois criminalisant l’esclavage.

Depuis le 11 novembre 2014, Biram Dah Ould Abeid qui fut distingué par le prix des droits de l’homme des nations unies en 2013, président de l’ONG IRA-Mauritanie, Brahim Rhamdane Ould Bilal, vice-président IRA-Mauritanie sont séquestrés dans un bagne  à Nouakchott  la capitale pour 2 ans lors d’un simulacre faux procès théâtral. Les autorités les reprochent d’avoir mené une caravane contre l’esclavage foncier dans le sud de la Mauritanie, contre les expropriations de terres des pauvres paysans locaux en faveur des pays arabes du Golf, des chefs de tribus maures et la féodalité noire mauritanienne pour affamer les populations. Les autorités Mauritaniennes ont envoyé le prix des droits de l’homme 2013 des nations unies en prison sans aménagement sur du faux et usage de faux, tout un symbole montrant leur mépris total sans crainte des institutions internationales comme l’ONU, la commission des droits de l’homme ici à Genève et les ONG internationales. Biram Dah et Brahim Bilal sont privés des soins dans le but de les laisser mourir à petit feu. Ils sont privés l’accès à leur dossier judiciaire, leur dossier médical et toutes visites y compris familiales. L’urgence est l’obtention la Libération inconditionnelle de Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal qui sont malades en les intégrant naturellement dans tous leurs droits civiques, sociaux, politiques et économiques. L’association des haratine de Mauritanie en Europe demande l’arrêt total du harcèlement judiciaire à coup de faux procès sur des militants des droits humains.

Des hauts dignitaires de l’état Mauritanien sont impliqués dans la  vente de 200 à 300 femmes noires comme esclaves aux riches Saoudiens, nous trouvons anormal que peu de gens poussent des cris d’indignations,  pourquoi ces deux poids, deux mesures des institutions internationales? Les vendeurs sont connus et libres de leurs mouvements, certains sont proches du président Mauritanien et de son entourage. En Mauritanie on condamne à mort par pelletons d’exécution sous un tonnerre d’applaudissement, d’encouragement de Madame la présidente de la commission des droits de l’homme IrabihaMint Abdel Weddoud et du commissariat aux droits de l’homme un jeune ingénieur, Mohamed Cheikh Ould MKheitir ; ces mêmes personnes viennent chanter, louer des supposés « progrès » en matière des droits de l’homme en Mauritanie tout en encourageant l’exécution du jeune condamné à mort qui s’est plaint des discriminations par ascendances sur la base d’une fausse interprétation religieuse. Pourquoi la Mauritanie continue à être classer  (A) comme exemple sûr en matière  du respect des droits humains par la commission des droits de l’homme ici à Genève, est ce que normal ?

En Mauritanie, l’état a commis un génocide tuant des milliers de noirs entre 1987 et 1992, déporte des milliers vers le Mali et le Sénégal voisins dans le but d’arabiser entièrement le pays,  refuse de juger les auteurs d’assassinats, l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) demande à la communauté internationale d’intervenir sur ces sujets auprès de tous les partenaires et bailleurs de l’état Mauritanien pour mettre fin à cette impunité.

L’enrôlement des mauritaniens en cours qui a débuté en 2011 exclut les populations noires malgré que le financement vient de l’union européenne pour les priver de toute possibilité d’une prise en charge socialement. L’effet immédiat a été d’avoir des Mauritaniens  de plusieurs générations qui se sont retrouvés aujourd’hui apatrides sans papiers d’identités à cause des closes impossibles à remplir que l’état Mauritanien exige aux populations noires  issues des ethnies : « Haratine, Haalpoular, Wolof, Soninké, Bambara »  qui sont les vrais  autochtones. Les haratine « affranchis » ou les Abid « esclaves encore » sont sans papiers  identités depuis  plusieurs  générations sous l’esclavage pour camoufler leur nombre exact ; ce qui les prive tout droit civique et social malgré leur nombre évalué au temps colonial  entre 45 et 55% de la population globale. Cette communauté n’est pas reconnue constitutionnellement  par la République Islamique de Mauritanie comme les autres communautés : « arabo-berbère, haalpoular, soninké et Wolof ».

Diko Hanoune : SG de l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E). Association créée en Juillet 2001 reconnue par l’état Français à but non lucratif pour la défense des droits de l’homme, combat l’esclavage, le racisme et la féodalité.  Site : http://haratine.com/

Je vous remercie.
Genève le 16 Mars 2016.

Posté avec WordPress pour Android

Discours Mr Abidine Merzough coordinateur IRA EUROPE à Genève

image

Mr. le Président,

C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de UN Watch. Je m’appelle Abidine Merzough et je représente IRA-Mauritanie, une ONG qui lutte contre l’esclavage et le racisme dans la République Islamique de Mauritanie, un pays qui protège les esclavagistes et les tortionnaires auteurs de génocide.
La Mauritanie ratifie les conventions et prend les engagements, mais n’a jamais l’intention de les satisfaire. Lors de cet EPU, la Mauritanie a reçu 200 recommandations dont 40 portent sur l’esclavage confirmé. Mais le Chef de l’Etat a nié publiquement le 25 Novembre 2015 sur la chaine de télévision internationale TV5, l’existence de l’esclavage et considère que celui qui en parle est l’ennemi du pays et de l’unité nationale.

Monsieur le Président,

Les exemples que je vais citer se sont passés après le dernier EPU de Novembre et démasquent cet état esclavagiste, raciste et malhonnête :
• La justice mauritanienne refuse la tenue du procès en appel des détenus d’opinion Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane.
• Nos militants sont bastonnés chaque semaine quand ils manifestent pacifiquement pour la libération des détenus.
• Une équipe de foot d’enfants noirs empêchée de représenter le pays, car les noirs ne doivent pas représenter une Mauritanie arabe dans une compétition arabe.
• Le refus d’établir un passeport au commissaire de police Mr Sall Djibril Zakaria, car il est noir et considéré non Mauritanien malgré ses 50 ans et plus de service à son actif.
• La découverte de 3 cas d’esclavage pratiqué sur des familles de 10 personnes, 15 personnes et 4 personnes.
• L’interdiction de l’émission « Wissamim » de la chaine TV Mourabitoune parce qu’elle aborde les sujets de l’esclavage et du racisme contre les noirs en Mauritanie.
• L’arrestation du colonel Ould Beibacar pour avoir témoigné sur le génocide commis contre les noirs en 1990.

Mr. le Président,

La Mauritanie reste le pays le plus esclavagistes du monde, le pays où le citoyen noir n’a pas de valeur. Nous demandons de fermes mesures contre ce pays pour qu’il satisfasse ses obligations.

Je vous remercie Mr. le Président.
Genève le 16 Mars 2016

Posté avec WordPress pour Android

[16/03/2016] L’éditorial de La Nouvelle Expression : Quand Abdel Aziz écrit à Pierre Kurunziza

image

Cher Pierre,
Après avoir consulté en interne le syndicat des chefs d’Etats africains, il m’a été suggéré de t’écrire et te présenter quelques pistes de solutions au problème auquel tu es confronté depuis quelques temps. Comme tu le sais, le syndicat ne t’abandonnera pas.
Mes suggestions que je te ferais, ici, sont le résultat de la Mauritanie actuelle que je dirige. J’ai pu neutraliser tous mes détracteurs et même le peuple avec.
Comme tu le sais, j’ai pu maitriser mon peuple. Et j’ai eu droit au surnom de Président des pauvres. J’ai appauvri tout le peuple. Aujourd’hui, je m’active pour que tous les citoyens de mon pays soient égaux en droits et en devoirs… dans la pauvreté. Ce peuple se démène dans l’insécurité, la misère noire et l’injustice implacable.
Cher ami Pierre,
La Mauritanie n’est pas le Burundi. C’est pourquoi, il n’y a pas lieu de comparer nos populations car on trouvera difficilement des similitudes. Mais cher collègue et frère, en absolutisme, toi et moi nous sommes semblables ; nous sommes pareils, mieux, nous faisons UN.
UN, pour la construction de notre domination sur les autres (partisans ou adversaires).
UN, pour notre détermination à être contre tous car il est difficile dans notre situation d’avoir des amis de confiance. Nous sommes UN, pour les intentions d’aller jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix pour nos peuples. Pour les profits, nous d’abord, nos familles et proches, ensuite, et les autres après.
UN, aussi mais, pour cela, partiellement pour la mainmise sur l’armée. Car chez toi, tu as des petits problèmes dans ta grande muette. Avec moi, un général de l’armée ne peut se rebeller car il sait comment il l’est devenu ; il sait surtout que l’insolence de son pouvoir économique et politique lui impose de s’aplatir et d’aplanir son comportement à mon égard. Il sait que son avenir et celui de ses proches sont en jeu et ne dépendent que de moi. De moi seul. C’est pourquoi, l’avenir du peuple n’est pas et ne peut jamais être la préoccupation d’un général, autre que moi.
Cher Pierre,
Il faut accepter que notre vision politique de la gestion des hommes a ses limites sous d’autres cieux, mais pour nos pays c’est une prouesse. Hé ! Hé ! Hé ! Toi et moi, sommes des cadeaux sacrés pour nos peuples ; nous sommes des élus (au sens divin du terme) pour être les guides des ouailles qui peuplent nos pays que nous conduisons selon notre humeur et notre bon-vouloir.
L’élite réfractaire à notre pouvoir dans nos pays doit rentrer dans les rangs de la soupe nationale, s’exiler ou… aller en prison.
Cher ami,
Je suis, avec beaucoup d’intérêt, le déroulement des événements chez toi. Naturellement, je suis indéfectiblement solidaire avec toi. Et je partage tes préoccupations.
Mais, Pierre, pense à rectifier le tir : cela te permettra de corriger tes erreurs d’appréciation de ta population ; pour moi, la mienne, je la maitrise et l’utilise comme je veux. Je te suggère d’accepter de dialoguer. Pour cela, il te suffit de chercher très vite un chef d’Etat voisin bien accommodant qui jouera à l’intermédiaire entre tes opposants et toi, et qui t’aidera à trouver un accord pour de nouvelles élections. Ce chef d’Etat te rencardera aussi sur les prouesses d’une honorable imprimerie britannique spécialisée dans l’impression de bulletins « migrants ». Est-il besoin de te rappeler que ces bulletins sont d’une efficacité redoutable pour réaliser les « Coup KO ».
Eh oui ! Pierre, je te parle en connaissance de cause : en 2009, grâce à mon frère, le doyen Abdoulaye Wade du Sénégal (Laye Ndiombor, selon ses détracteurs – Que Dieu nous évite de finir notre magistère comme lui !), j’ai signé les accords dits de Dakar avec mon opposition. Et tu sais quoi ? Pour endormir mes opposants, j’affichais en tout lieu et en tout temps un sourire (de crocodile), je leur ai même cédé, dans le gouvernement d’union nationale, les meilleurs postes ministériels (l’Intérieur, l’extérieur et celui chargé du pognon), histoire de les endormir. Avec la présidence de la CENI en prime. Et le jour des élections de ce béni mois de Juillet 2009, devant la communauté internationale et les pantins venus observer « les choses », Pan ! Pan ! Pan ! J’ai filé une raclée à mes concurrents qui n’ont vu que du feu. Qu’est-ce que tu veux, Pierre ? Je n’ai fait que comme les autres : je n’organise pas des élections pour les perdre bêtement. Pour ça, a-t-on besoin d’être un bon boulanger ou un excellent pâtissier ?
Crois-moi, Pierre : tu démissionnes. Tu acceptes la tenue des élections dans les trois mois qui viennent. Tu vas en campagne pendant cette période de transition en laissant à tes hommes de main le soin de négocier avec l’opposition. Pour cela, choisis des hommes d’affaires connus qui vont utiliser leurs amitiés occidentales pour faire passer ton plan, mais, dès que tu arrives à tes fins, débarrasses-toi d’eux. Trahison ?! Non ! Real politik, c’est tout.
Pierre, pendant la campagne, tu quittes le palais présidentiel sans accepter que ton remplaçant constitutionnel l’occupe. C’est le meilleur remède contre les envoûtements. Eh, oui, Pierre, tu connais l’effet du Vaudou, non ? Ici c’est autre chose.
En agissant ainsi, tu pourras gagner les élections par KO et tes adversaires seront hypnotisés par ce coup qu’ils n’ont jamais vu venir, pour quelques années encore.
Alors élu (recyclé, dirai-je), à toi tous les pouvoirs et la liberté de mouvement qui va avec, puisque tu ne te sens lié par aucun accord avec le camp opposé, le camp des aigris, le camp des vaincus. Devant les injures des opposants, fais le dos rond et réponds par le mépris. L’essentiel c’est que tu y es et tu y restes. Vogue la galère. La caravane… euh… aboie et les chiens… wow wow wow passent !!
Cher Pierre, le pouvoir et l’argent ne se « partagent » pas. Même si on s’en sert en donnant aux autres, avec parcimonie. Pour mieux gouverner, il faut fermer la porte à beaucoup de ceux qui t’ont aidé à atteindre ton objectif ; en prenant même quelques-uns de tes anciens ennemis dans ton pouvoir et en maltraitant continuellement tes soutiens d’hier qui le méritent amplement (après tout ce ne sont que des lèche-bottes, des applaudisseurs et des hocheurs de têtes).
Quand tu auras fini de privatiser le pouvoir et le pays, de transformer les murs du palais en murs des lamentations, de promouvoir les médiocres et pousser à l’exil les plus méritants, tu regarderas en arrière avec le sentiment du devoir accompli. Après tout, l’essentiel de toute œuvre n’est-ce pas de faire place nette ? Et libre à ceux qui ne cessent de rêver de printemps alors qu’ici c’est toujours l’été.
Hahahaha ! Mon ami Pierre, tu réussiras, tu réussiras. Comme je suis… euh, euh… en train de réussir…..
Ami Pierre, salut.
Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

Posté avec WordPress pour Android

Regardez « Ahmedou Vall Messaoud accable la France et Ould Abdel Aziz à propos de l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

WiKTV info – L’ancien Gouverneur et membre du directoire du Manifeste des Harratines, Ahmédou Vall Messaoud, a accablé dimanche sur la chaine Youtube WiKTV info la France et le président Mohamed Ould Abdel Aziz à propos de la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

« Les esclaves et anciens esclaves (Harratines) n’oublieront jusqu’à l’extinction du soleil la négation de Ould Abdel Aziz de l’esclavage lors de sa conférence de presse à Nouadhibou, le 28 novembre 2015, où il a dit : pas d’esclavage en Mauritanie et les Harratines n’existent pas », a déclaré M. Messaoud sur la chaîne Youtube WiKTV info.

« La proclamation par le gouvernement mauritanien d’une journée nationale de lutte contre l’esclavage, le 6 mars de chaque année, n’est que de la poudre aux yeux et dénote de la mauvaise foi et de l’opportunisme du gouvernement mauritanien à l’occasion de la visite du secrétaire général des Nations Unies en Mauritanie », a affirmé Ahmédou Vall Messaoud.

« Cette décision rejoindra le cimetière des lois et décrets mort-nés qui sont enterrés à la présidence de la république dont la loi n° 2015-031 portant criminalisation de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, la loi n°2007-048 portant abolition de l’esclavage, le décret instituant les trois tribunaux à Néma, Nouadhibou et Nouakchott, l’ordonnance 81-23 portant abolition de l’esclavage, la loi de 1961 portant constitution de la Mauritanie et la feuille de route pour la lutte contre l’esclavage des Nations-Unies de mai 2014, les Conventions internationales de 1926 et de 1936 signées et ratifiées par la Mauritanie par lesquelles elle s’engageait à mettre fin de manière définitive à l’esclavage », a-t-il ajouté.

Dans cet entretien réalisé au lendemain de la visite du Secrétaire Général de l’ONU en Mauritanie, Ban-Ki Moon, et de la décision du gouvernement mauritanien instituant le 06 Mars « Journée nationale de lutte contre l’esclavage », M. Messaoud s’est indigné de la sortie de l’ex-ambassadeur Hamoud Ould Ely, le 26 Décembre 2015 sur Chinguitti TV, avec le journaliste Abdel Maid Ould Brahim, affirmant qu' »il n’est pas important que tout le monde s’instruise, que c’est même normal qu’une partie de la population reste analphabète pour certains travaux puissent être exécutés ».

« Dans un autre pays, M. Hamoud serait convoqué par le Procureur de la République et je rappelle le cas d’Eric Zemmour en France. En Mauritanie, il est permis d’insulter les esclaves et anciens esclaves à volonté sans subir aucune conséquence », a réagi M. Vall Messaoud.

Au sujet des propos tenus par le Premier Ministre, Yahya Ould Hademine, lors de l’audience accordée fin décembre 2015 à l’ambassadeur de France, Joël Meyer, qui lui demandait la mise en œuvre des lois anti-esclavagistes lui a déclaré que la France était aussi un pays esclavagiste, que l’esclavage qui existe en Mauritanie était similaire à celui pratiqué par la France, Ahmédou Vall Messaoud dira :

« Avec cette déclaration du PM, traitant le pays des droits de l’Homme et de la Révolution de 1789, Général De Gaulle, Victor Hugo et Napoléon Bonaparte ont dû se retourner plusieurs fois dans leurs tombes mais c’est bien fait pour la France qui, pendant la colonisation et après la colonisation, jusqu’à ce jour, n’a entrepris la moindre mesure pour libérer un seul esclave en Mauritanie. Qui sème le vent récolte la tempête. La France est d’ailleurs le grand fossoyeur des esclaves, par le décret du 12 Décembre 1905 abolissant l’esclavage dans toutes les colonies françaises sur les cinq continents exception faite de la Mauritanie où Coppolani n’a pas voulu de son application ».

« Au demeurant, la plupart des ambassadeurs en Mauritanie viennent et partent comme des comètes sans que le plus proche de leurs voisins se rappelle de leur nom. Malheureusement, nous n’avons pas eu jusqu’à présent la chance d’avoir des diplomates de l’envergure de Jean-Christophe Rufin qui s’est opposé à Abdoulaye Wade à propos de la dévolution monarchique du pouvoir au Sénégal. Ou comme François Goldblat qui a pris une position ferme sur la démocratie et le respect des droits de l’Homme au Madagascar qui lui a valu d’être déclaré persona non grata. Ou encore Mme Marcia Bernicat, ambassadeur des USA au Sénégal, qui s’est opposée publiquement et à la télévision, à Abdoulaye Wade au sujet de l’ampleur de la corruption au Sénégal », a conclu Ahmédou Vall Messaoud.

Selon lui, l’esclavage est indigne d’un pays musulman comme la Mauritanie, comme c’est indigne d’un être humain d’exploiter un autre être humain. Il demande à cette occasion à la Communauté internationale de faire pression sur Ould Abdel Aziz pour qu’enfin cessent ces actes de barbarie atroces et de faire le nécessaire pour que cela cesse sans délai, immédiatement et tout de suite.

© WiKTV info

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

Un Cri Osé…!!!

image

« L’espoir des passifs est un non sens…. alors que l’espoir des actifs nous renvoie à la croyance à l’UN Qui nous Dit :《croyez en vous》. » Tariq Ramadan.

Quelle réflexion en tirer pour le « mauritanien »..??

Rester passif dans son Mal par fatalisme pour la bonne marche d’un ordre injuste…!!!

Un petit clin d’oeil à certains prêches ressassés par certains lettrés expressifs sur la marche des choses dans le pays. En effet, certains laissent entendre que tout activisme irréductible et agissant sérieusement  contre toutes les injustices multiformes dans la société mauritanienne dans son ensemble, est source d’une désunion et de troubles. Et eux mêmes se limitent à une rethorique truffée des saillies verbales fatalistes pour inciter les victimes et les lésés d’être passifs dans leurs conditions. Ils essaient de faire comprendre que l’état de victime est à entretenir en fonction des humeurs sacrées des milieux dominants. Pareille posture intellectuelle fait paraître les tenants du système comme des paisibles gens  favorisés sur le matériel et l’immatériel et qu’ils n’ont fait aucun tort historiquement comme aujourd’hui. Ainsi l’esclavagiste et celui qui raisonne en esclavagiste deviennent les victimes secourues par certains faux neutres très actifs. On essaie de salir sournoisement ceux qui dénoncent ouvertement et courageusement l’ordre sociétal esclavagiste et féodal.

Posté avec WordPress pour Android

Contrer IRA sur le terrain européen : Le gouvernement mauritanien envoie deux commandos

image

«Après l’échec de ses diplomates, de ses ministres, de ses conseillers, de ses hauts fonctionnaires du Commissariat des droits de l’Homme et de la Commission nationale des droits de l’homme à battre l’organisation IRA en Europe et aux Etats-Unis entre autres, voilà que le gouvernement mauritanien a décidé de se servir des dissidents d’IRA pour contrer l’organisation en Europe, en y expédiant deux commandos de Haratine et de Négro-mauritaniens » L’information est du mouvement IRA.
Selon le mouvement IRA qui vient d’annoncer l’envoi par l’Etat mauritanien de deux groupes de missionnaires formées par des dissidents du mouvement, «le premier commando, composé de l’ancien porte-parole d’IRA, Dr.Saad Ould Louleid et son chauffeur Allouche s’est rendu à Londres, tandis que le deuxième, composé d’Ahmed Salem Ethmane, d’El Hacen Mbareck, de Sidi Abdellah Lebatt et de Brahim s’est dirigé vers la Suisse, notamment à Genève ».
Ainsi, selon les informations fournies par IRA, toutes les ambassades mauritaniennes en Europe ont été sommées de coordonner et de faciliter le voyage de ses missionnaires.
Des rendez-vous auraient été ainsi arrangés, selon les mêmes sources, par le biais des chancelleries mauritaniennes dans ces pays avec des personnalités politiques et des activistes de la société civile dans ces pays européens.
La nouvelle stratégie du pouvoir mauritanien consisterait à suivre de près les activités de l’organisation en Europe, les ambassades ayant réuni les informations sur les dates et les lieux dans lesquelles le coordinateur d’IRA en Europe, Abidine Ould Merzough compte faire des sorties.
Le personnel de ces ambassades aurait également contacté plusieurs organisateurs, pour s’informer sur les conférences, les tables-rondes ou toute activité en relation avec l’esclavage en Mauritanie, pour que le personnel de l’ambassade mauritanienne puisse y prendre part.
Ainsi, l’ambassade de la Mauritanie à Berlin compte déléguer des représentants pour assister à l’exposé que Abidine Ould Merzough donnera le 20 mars 2016 sous la supervision des ONG UNPO et SPM.
«Cela prouve, si besoin en était, que Dr.Saad Ould Louleid et tous les dissidents d’IRA ont été enrôlés par le pouvoir mauritanien pour s’en servir comme arme contre l’organisation et ses dirigeants » soutien Hamady Ould Lehbouss, conseiller du président Birame Dah Abeid. Selon lui «alors que le peuple mauritanien meurt de faim, que l’Etat fait des pieds et des têtes pour faire face à une crise financière et économique insidieuse, Mohamed Abdel Aziz se permet de dilapider des millions en devises pour assurer le voyage, le séjour et les commodités de personnes dont la seule mission est de se battre avec une organisation, qui pourtant selon l’Etat mauritanien ne regroupe qu’une poignée d’individus »
Cela prouve également, dira Hamady Ould Lehbouss, que la plus grande force qui empêche aujourd’hui Mohamed Abdel Aziz de dormir, est le mouvement IRA et son président Birame Dah Abeid, qu’il a jeté en prison, pour disposer d’un répit qui lui permettra de réfléchir sur les moyens de le battre.

Source crédit : aidara.unblog.fr

Posté avec WordPress pour Android

06-03-2016 18:00 – «J’ais servi 63 ans ce pays qui me prive d’un passeport», récit d’un octogénaire

image

Alakhbar – «On me prive de mon droit d’obtenir un passeport, après que j’ai servi mon pays pendant 63 ans, 9 mois et 23 jours», s’indigne un vieux de 77 ans, promotionnaire de deux anciens présidents mauritaniens, à savoir Mohamed Khouna Ould Heidalla et le colonel Mahmoud Ould Loli.

L’octogénaire, ou presqu’octogénaire, du nom de Jibril Zakaria Sall raconte d’abord, à Alakhbar, son vécu « paisible» dans son village à Haayré Mbar, situé à 30 kilomètres de Boghé, depuis sa retraite: « J’ai deux amis: mon chapelet et mon jardin que j’arrose tous les matins ».

Djibril Zakaria Sall rappelle d’ailleurs son habitude de raconter à ses enfants: « Combien j’ai servi ce pays ! J’ai eu à occuper plusieurs postes de responsabilité tant sur le plan sécuritaire que culturel».

Aussitôt, un sentiment de colère s’invite dans les souvenirs de l’octogénaire : « J’ai jamais pensé qu’un jour ce pays, que j’ai tant servi, me privera d’un passeport pour passer quelques jours chez mon fils aux Etats-Unis»

Le calvaire du vieux Djibril commence en décembre dernier, après que le centre d’état civil de Sebkha (Nouakchott) a rejeté sa demande d’obtenir un passeport.

“Je leur ai présenté les papiers (d’enrôlement à l’état civil biométrique) de mes sept enfants qui vivent en Mauritanie en plus des papiers d’enrôlement d’un petit frère.

Mais ils (état civil) exigent encore les papiers de mes quatre autres enfants qui vivent à l’extérieur. Ces derniers ont dépassé la quarantaine et s’occupent plutôt de leur vie. Je ne sais pas s’ils se sont fait enrôler»

Et le vieux Djibril de s’étonner : «Comment peut-on exiger à un père de prouver sa nationalité à travers les documents de ses enfants et non le contraire ! »

L’octogénaire va toutefois accepter de signer, sur demande de l’état civil, un engagement de présenter, dans l’avenir, les papiers d’enrôlement de ses enfants vivant à l’étranger. «Mais mon engagement n’a pas empêché un second rejet de ma demande, le 26 février dernier ».

Jibril Zakaria Sall dit n’avoir pas une explication de ce qui lui est arrivé, mais promet: « Je ne permettrais à personne de douter de ma mauritaniété. Je suis plutôt un modèle à copier dans ce pays. C’est ceux qui m’ont empêché d’avoir mon passeport qui doivent douter de leur mauritaniété»

A lire aussi: Enrôlement : Mamadou Sarr « rejeté » et à voir sur Youtube

Je suis né à Rosso, le 23 avril 1939. Mon bulletin de naissance c’est le numéro 11 de l’année 1939.

Tout le monde me connait dans ce pays. Je suis le promotionnaire du président Mohamed Khouna Ould Haïdallah. Nous avons fait le collège Xavier Coppolani de Rosso. Et j’ai été dans la même classe que le colonel Mahmoud Ould Loli.

Je suis également écrivain et poète. Les étudiants de la Faculté des Lettres de l’Université de Nouakchott travaillent mes textes, depuis 2008.

J’ai représenté la Mauritanie à la CEDEAO pendant 12 ans comme directeur du Département des affaires sociales et culturelles.

J’ai était détaché au Ministère de la Culture de 1975 à 1977 pour le Festival des Arts Nègres.

J’ai signé moi-même des passeports en tant que directeur adjoint de la Sûreté.

J’ai été commissaire central de Nouakchott. J’ai été commissaire de police de Zoueirat, de Rosso, d’Atar et directeur régional de la Sûreté à Atar.

J’ai été chef de la brigade mobile d’Aioune en 1963. J’ai était directeur de la police judicaire et directeur de la Sécurité publique».

Face, aujourd’hui, à « l’injustice » dont il se dit subir, le vieux Jibril Zakaria Sall brandit cette arme: « Je vais rester chez-moi, comme j’ai fait depuis ma retraite. Je vais arroser mon jardin et égrener mon chapelet ».

Alakhbar a rencontré le vieux Jibril Zakaria Sall, vendredi 4 mars, au lycée de Sebkha, où il dispensait un cours d’Anglais bénévole à des élèves.

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

Lettre d’IRA-Mauritanie : À Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

image

Cette lettre a pour objet de vous instruire d’un aspect des conditions des droits de l’Homme en Mauritanie, celui lié à l’esclavage et à la répression des organisations de lutte contre l’esclavage.
En 2013, votre organisation, l’ONU, a décerné à Monsieur Biram Dah Adeid le prestigieux Prix des Droits de l’Homme, prix qui distingue les « personnes ou associations qui ont accompli un travail remarquable pour protéger ou promouvoir les droits de l’homme ». Le lauréat du prix de votre organisation, Biram Dah Abeid, président de « IRA-Mauritanie », et son adjoint, Brahim Ould Bilal, croupissent en prison depuis plus de 17 mois (le 11 novembre 2014). Ces militants des droits de l’homme sont incarcérés pour avoir dénoncé, pacifiquement, les pratiques de l’esclavage en Mauritanie et particulièrement l’esclavage foncier.

Les militants de notre organisation, IRA, à l’instar de nombre d’autres organisations de défense des droits de l’homme, sont quotidiennement victimes de la répression et des exactions du gouvernement mauritanien. Pas plus tard que la semaine dernière (lundi 29 février 2016), nos militants ont été sauvagement agressés par la police mauritanienne alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.

Monsieur le Secrétaire Général, vous rendez visite à un pays où sévit l’esclavage par ascendance, celui par lequel l’enfant naît esclave parce que sa mère est esclave alors que pour vous et votre Organisation, mais aussi pour le monde civilisé : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».
Nous vous écrivons, Monsieur le Secrétaire Général, pour vous demander d’intervenir :

1- pour demander au gouvernement mauritanien de cesser de réprimer des militants des droits de l’homme;

2- pour demander au gouvernement mauritanien de libérer le lauréat du Prix 2013 des Droits de l’Homme de l’ONU ainsi que son adjoint. Ces deux prisonniers d’opinion ont introduit un recours auprès de la Cour Suprême qui n’a jamais été programmé;

3- pour que l’esclavage soit réellement aboli en Mauritanie et pour que ses victimes que sont les Hratin bénéficient d’un programme de rattrapage économique et social soutenu;

4- pour que la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes soit réellement appliquée et ses contrevenants réellement punis sans que l’administration n’interfère en leur faveur;

5- pour que l’esclavage foncier, celui par lequel les maîtres d’esclaves se transmettent, de génération en génération, des terres que les esclaves sont les seuls à mettre en friche et travailler, soit définitivement aboli. C’est en dénonçant, pacifiquement, cet esclavage, que Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal ont été arrêtés et condamnés à deux ans de prison ferme.

Vous souhaitant un bon séjour en Mauritanie, nous vous prions, Monsieur le Secrétaire Général, d’accepter l’expression de notre profond respect.

Nouakchott le 04 mars 2016

Au nom Bureau Exécutif d’IRA-Mauritanie
La Commission de Communication

Posté avec WordPress pour Android

06-03-2016 15:10 – Mauritanie: ce 6 mars, première journée nationale de lutte contre l’esclavage

image

RFI – En Mauritanie, le gouvernement a adopté un projet de décret pour faire du 6 mars de chaque année une journée nationale de lutte contre l’esclavage. C’est pour contribuer à éradiquer une pratique qui persiste malgré son abolition depuis une trentaine d’année. Cette journée sera observée pour la première fois, ce dimanche 6 mars.

Cette date a été retenue car elle correspond à l’adoption, il y a deux ans, par la Mauritanie, d’une feuille de route pour l’éradication de l’esclavage. Pour Iradiha Abdelwadoud, présidente de la Commission nationale des droits de l’homme, il faut en finir avec ce phénomène.

« Cette journée démontre réellement la volonté politique du gouvernement mauritanien, de la Mauritanie toute entière d’éradiquer définitivement ce fléau qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui.

Cela participe aussi de cette volonté de la part des pouvoirs publics et des organisations des sociétés civiles mais aussi des partenaires d’aider la Mauritanie à tourner la page définitivement », a-t-elle déclaré à RFI.

Mais pour certaines organisations de la société civile, ce n’est qu’un effet d’annonce. La solution serait plutôt de punir les esclavagistes.

« Les autorités mauritaniennes nous ont habitués à cette politique de fuite en avant. Tous les rapports des spécialistes des Nations unies et des défenseurs des droits de l’homme insistent sur la persistance des pratiques esclavagistes en Mauritanie », a, pour sa part, déclaré Bala Touré, secrétaire aux Relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste.

Depuis 2015 en Mauritanie, une loi fait de cette pratique un crime contre l’humanité qui est passible de 20 ans de prison.

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

01-03-2016 07:45 – Les autorités répriment une marche pacifique d’IRA-Mauritanie à Nouakchott

image

image

image

image

IRA-Mauritanie – Les autorités ont une fois de plus sévi aujourd’hui contre les militantes et militants d’IRA-Mauritanie.

N’ayant fait qu’user de leur droit à manifester ; ils ont pourtant été violemment réprimés et plusieurs d’entre eux, Abdallahi Abou Diop, Bounas Hmeyda, Leila Ahmed (épouse du président Biram Dah Abeid) Coumba Ndaw, Mohamed Lehbouss et Mahmoud Malick, gravement blessés, ont été admis aux urgences de l’hôpital de Nouakchott.

En effet, IRA-Mauritanie, comme à l’accoutumée, a organisé ce lundi 29 février une marche réclamant la libération de leurs présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane injustement incarcérés depuis plus de 15 mois.

Les autorités ont été fortement irritées par la grande mobilisation des militants qui ont ainsi tenu à exprimer leur attachement aux leaders emprisonnés et leur rejet des manipulations orchestrées par le système.

Reportage en images

Nouakchott, le 29/2/2016

La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android