06-10-2016 21:00 – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie (CRSM) : Déclaration



CRSM – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie suit avec attention l’ouverture depuis le jeudi 27 septembre d’un dialogue entre la majorité, une partie de la classe politique et société civile.

Le CRSM saisit cette opportunité pour rappeler avoir fait, il y a près de 16 mois, une proposition de dialogue inclusif de toutes les composantes de notre pays, non circonstancielle et sans arrières pensées politiciennes, à travers la publication et une large diffusion, jusqu’au sommet de l’État, de sa contribution « pour une redéfinition équitable du pacte fondateur de notre nation en construction » avec comme recommandation principale l’organisation « d’états généraux de la refondation ».

Le CRSM estime qu’il est plus que jamais urgent que la nécessaire refondation de la nation mauritanienne soit acceptée comme la solution irréfutable et opportune pour libérer la Mauritanie des multiples maux qui l’annihilent auxquels un dialogue politique aux contours fangeux et non inclusif ne sautait remédier.

Le CRSM lance un appel à toute la classe politique, à la société civile et au peuple mauritanien pour dire que le temps des états généraux de la refondation doit être à l’ordre du jour.

Déclare comme souligné dans son document cadre que :

– Les communautés autochtones considérées de fait comme fondatrices de l’État mauritanien sont, par ordre alphabétique, les Bambaras, les Bidhane, les Haalpulaaren, les Hratine, les Sooninko et les Wolofs.

– Les fondements de la cohésion, le vivre ensemble dans une parfaite entente et paix sociale entre toutes ces communautés fondatrices de l’État mauritanien sont et continuent d’être entachés par le système qui nous gouverne et prend en otage le pays depuis plusieurs décennies.

– Le droit de ne faire l’objet d’aucune forme de discrimination entre les communautés et rien ne peut justifier la domination d’une communauté par une autre.

– Toutes ces communautés ont un droit imprescriptible et inaliénable au respect scrupuleux de leur identité, leurs langues et de leur culture.

– Le droit à la reconnaissance de la dignité inhérente à toute communauté ainsi qu’à la reconnaissance de leur contribution propre et spécifique dans la richesse que constitue, pour la Nation mauritanienne, la diversité de ses communautés fondatrices.

– Le droit à comprendre et à être comprises dans leur langue en ce qui concerne notamment les procédures administratives et juridiques en Mauritanie.

– Le droit à une juste répartition des ressources nationales et à un égal accès à la santé, à l’éducation, à la formation, à l’emploi (civil et militaire), à la formation, aux moyens de communication, à la promotion de leur langue de leur culture et de leur histoire. L’enseignement et les moyens d’information doivent refléter fidèlement les traditions, l’histoire, les aspirations de toutes les communautés du pays.

– L’accès à toutes les formes d’enseignement public, sans discrimination d’aucune sorte et à un enseignement de base, pour les enfants, lors de l’acquisition des premières connaissances, dispensé dans leur langue maternelle, d’une manière adaptée ; ce qui exige la refonte totale du système éducatif actuel.

– Le droit d’être activement associées à l’élaboration et à la définition des programmes économiques et sociaux en particulier lorsqu’elles peuvent être amenées à les administrer au niveau communal, départemental et régional dans le cadre de la décentralisation territoriale.

– Le droit d’être consultées et d’être activement associées à toute réforme foncière nécessaire, et dans la définition, l’établissement des priorités, des stratégies, pour la mise en valeur l’exploitation des terres et qu’elles occupent depuis des siècles. Il s’agit d’une garantie d’impartialité et de transparence, prenant en compte des traditions, des coutumes et des régimes fonciers spécifiques, tout en appliquant, dans le cadre de la charia, le principe de préemption qui fait que la terre appartient à ceux qui la mettent directement en valeur. Seule cette démarche participative et inclusive permettra la prise en compte de mesures adéquates éventuelles visant à assurer des indemnisations et des réparations justes et équitables; et éviter d’éventuels effets collatéraux négatifs.

– Le droit d’avoir accès à des procédures justes et équitables pour le règlement des conflits et différends avec toutes parties et d’obtenir un traitement et une décision rapide en la matière ainsi qu’à des voies de recours efficaces pour toute violation de leurs droits.

– Les pouvoirs publics doivent, de manière claire et définitive, opérer une rupture avec l’attitude de déni qui prévaut concernant les pratiques esclavagistes et les discriminations sociales, en brisant le silence, par la reconnaissance de la réalité de ces ignominies qui perdurent.

– Faire appliquer de manière effective la législation en vigueur pour l’éradication des pratiques esclavagistes en mettant en œuvre la réception systématique et inconditionnelle de toutes plaintes fondées et permettre la constitution des ONG des droits de l’homme comme parties civiles.

– Transcender la fracture nationale générée par les violations massives des droits de l’homme survenues dans notre pays et qui sera le cadre à travers l’institution d’une justice transitionnelle qui garantira:

– L’identification des responsables des crimes et leurs victimes,

– Assurer une justice équitable qui permettra d’indemniser les victimes préalables à tout pardon et réconciliation.

– Institutionnaliser un devoir de mémoire en ce qui concerne « le passif humanitaire »

– La répartition des postes de responsabilité publique par le dosage ethnique, tribal, régional ou familial qui prévaut doit être proscrite.

– Tenir compte du caractère multiethnique de la Mauritanie.

– Promouvoir une représentation de la diversité de la Mauritanie dans les missions diplomatiques par la nomination des Négro-Africains et des Haratines.

Le CRSM :

Rejette tout dialogue, tout colloque et toutes manifestations de simulacres d’unité nationale qui ne prennent pas en compte des exigences rappelés ci-dessus.

Nouakchott, le 04 octobre 2016

Crédit source : http://www.cridem.org 

Un Cri Osé : En dialoguant de TOUT…!?

​Espoir d’un débat: inclusif sans nulle exclusion nulle part..!

Le référent féodal se manifeste généralement en nous « inconsciemment » par certaines postures politiques et communautaires ayant trait à la question nationale. Espérons que « dialogue » national  dit inclusif le soit également et profondément au sein de nos premières entités politiques qui sont les tribus et les groupements ethniques. Que ceux qui revendiquent à raison sur le plan national au nom d’une communauté quelconque au détriment du CITOYEN TOUT COURT, ne soient pas ceux mêmes qui évacuent hâtivement d’autres expressions « révolutionnaires » qui s’interrogent légitimement. Un Homme d’État a pour marqueur principal celui qui ose interroger d’abord son héritage social (matériel et immatériel) qui lui accorderait des privilèges acquis d’office. En « mauritanien » , l’ordre qui exclut du National est une transposition élargie d’autres ordres qui excluent localement. Ainsi pour une Nouvelle Mauritanie, chacun d’entre nous, doit être disposé à participer à des « mini palais des congrès » dans nos contrées. Sinon…on peut gagner en communautaire ou en communautariste dans le palais des congrès à Nouakchott, par contre l’émergence d’un Homme Citoyen prendra un coup rude.

IRA : L’interview du président Biram Dah Abeid dans l’émission Un jour dans le Monde de France Inter.

​https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-03-octobre-2016
https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-03-octobre-2016

La décapitation d’IRA ou la dans des esclavagistes!

Ils se frottent aujourd’hui tous la main…Les Ehel Bouh, les Ehel Abdallah, les Ehel Mohamed Salem, et tant de familles esclavagistes qui en ont toujours voulu à des mouvements, comme SOS Esclaves ou comme IRA, pour les avoir traînés pour la première fois devant les juridictions. Aujourd’hui, ils sont heureux de la revanche sur ces mouvements, servis par un Etat qui a décidé de mettre toute sa machine répressive et judiciaire au service de  l’ordre esclavagiste, assuré dorénavant de toute la plénitude de son pouvoir nocif.

En décidant de décapiter le mouvement IRA, en prenant en otage tout son bureau exécutif, le régime poursuit un scénario d’épuration qui vise à assurer à sa coterie esclavagiste la tranquillité de son ordre tutélaire. Et cela a demandé un véritable conseil de guerre avec pour exécutants, les renseignements généraux et le ministère de la justice qui coiffe une armée de procureurs et des juges mis au pas.
Comme il ne suffisait pas de condamner à de lourdes peines les militants d’IRA, on les éloigne aujourd’hui à plus de 1.000 Km de Nouakchott, loin de leurs familles, de leurs avocats, de leurs juges naturels, mais surtout de toute structure de santé. En plein désert, dans la prison de Bir-Moghreïn, ils purgeront une réclusion forcée, dans ce qui s’apparente à un nouveau mouroir pour opposants politiques. Ce qui augure déjà du verdict attendu à l’Appel. Un recours qui une fois de plus se passera hors de leur juridiction naturelle, c’est-à-dire Nouakchott. L’intention des autorités politiques, dont la justice n’est que la main armée, est désormais claire. Tuer le mouvement IRA et vouer son président à un exil forcé.
Les militants d’IRA vivent ainsi le drame d’un pays qui fait du surplace depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 1978. Un pays qui semble dénué de toute mémoire et qui porte son histoire comme Sisyphe porte son rocher. L’esclavage est un tabou que les régimes successifs en Mauritanie entretiennent comme un patrimoine culturel intangible dont les pourfendeurs sont voués aux fers et aux cachots.
Dans les années 80, ce sont les membres du mouvement El Hor qui ont été traînés devant les tribunaux pour avoir protesté contre la vente d’une esclave à Atar. En 1998, ce sont deux avocats, Me Brahim Ebetty et Me Fatimata MBaye, ainsi que deux défenseurs des droits de l’homme, le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara, président à l’époque de l’AMDH (Association mauritanienne des droits de l’homme) et l’architecte Boubacar Messaoud de SOS Esclaves, qui ont été mis aux bancs des accusés, alors qu’ils luttaient pour la promotion des droits de l’homme et l’éradication de l’esclavage. Ils ont été inculpés pour un documentaire diffusé sur France 3 parlant de l’esclavage en Mauritanie. Le magistrat qui avait jugé l’affaire, Sidi Ali Ould Bijaye, face à son refus d’entendre les deux femmes esclaves objets du reportage, Aïchana Beilil et MBarka, aura l’argument suivant : «pour moi, l’esclavage n’existe pas parce que la loi (1980) le dit. Il est inutile d’en parler. Ce dossier de l’esclavage est clos, il est définitivement réglé. La seule chose qui nous intéresse est de savoir s’il y a eu faux ou non…Vérifier si une femme est ou non, a été ou n’a pas été esclave, n’a aucune utilité. L’esclavage de toutes les façons, n’existe plus depuis son abolition en 1980.  Le problème est réglé une fois pour toutes. Nous, Magistrats, nous avons le devoir de sanctionner tous ceux qui sont déferrés devant nous et accusés d’esclavage. Mais en dehors de cette circonstance, nous, Magistrats, n’avons pas le droit de parler d’esclavage, parce qu’il n’y en a plus, par l’effet de la loi…Il est juridiquement interdit de parler de l’esclavage comme pratique existant » (In Lettre hebdomadaire de la FIDH de février 1998 – Benedicte Chesnelong, avocate et chargée de mission du bureau exécutif de la FIDH sur sa couverture du procès).
Seize  années plus tard, il fallait se rendre à l’évidence. Le système esclavagiste démontre qu’il reste inexpugnable, malgré une batterie de dispositions juridiques et institutionnelles, telle la loi de 2007 criminalisant l’esclavage et l’élévation du fléau comme crime contre l’humanité dans la Constitution. A défaut de mettre les maîtres esclavagistes au pas, ce sont les antiesclavagistes qui feront les frais de la répression judiciaire.

Cheikh Aidara

Source crédit : aidara.mondoblog.org 

​JE SUIS INDIGNÉ !

Je fais aussi partie des milliers de fans de Demba Tandia. J’écoute sa musique et je connais l’homme. J’essaie, du mieux que je peux, de jouer à la guitare, ses morceaux « Djiké, « Maimouna », « Soyidouda » et j’en passe. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, je m’intéresse à lui nommément en donnant mon avis sur sa rencontre avec le Président Aziz. En soi, il n’est pas mauvais de rencontrer un chef d’état. Mais celui là est un homme très controversé. Le comportement de l’artiste est de toute nature à provoquer mon indignation. Je ne pense pas que Demba ignore ce que les Négros Mauritaniens endurent. Il dit avoir rencontré un homme à l’écoute et un travailleur !  C’est le constat qu’il a fait. Moi, je reste lucide pour voir la réalité en face. Aziz n’est pas un homme ouvert au dialogue. Il profite des occasions pour  faire semblant qu’il est un homme bon. Mais en réalité, il est à la recherche perpétuelle d’opportunités pour placer une carte de jeu dans le but de créer une discorde quelconque planifiée. Il n’est pas l’homme de l’unité nationale. A en croire les vidéos publiées récemment  sur le net sur la journée du 29 septembre 2016 au palais des congrès à Nouakchott, journée d’ailleurs dédiée à cette cause, nous voyons clairement que  l’homme ne fait que jubiler de notre ignorance. Il veut le dialogue mais il n’aime pas qu’on soulève les questions liées à l’injustice, au racisme et à l’esclavage dont sont victimes les noirs. Il ne veut pas qu’on parle des crimes et des exactions commises, de quelque nature qu’elles soient,  par ce système à la tête duquel il se trouve aujourd’hui,  qui restent impunis à ce jour. Il est gêné dans sa peau quand, c’est lui  qui est représenté comme l’homme indexé assis au banc des accusés et il le manifeste distinctivement, à sa façon, loin de celle d’un président normal. Il traite les questions que nous lui soumettons au cas par cas, selon d’où nous venons, selon qui nous sommes, selon qui nous a recommandé et selon la nature de l’intérêt pour lequel nous pourrions servir à l’avenir pour lui, politiquement parlant. Il va régler un problème quand il nous reçoit dans son palais. Cela ne lui coûtera pas un centime car il a la main sur  les caisses de l’état. Les questions d’intérêt général, il n’en a cure ! 
Demba Tandia est une Star.  Sa voix compte. Et c’est pourquoi il pourrait susciter un intérêt particulier auprès d’un homme comme Aziz. 
Je me souviens encore, plus jeune, je m’enorgueillissais quand « ceux-là même » me chantonnaient souvent à l’oreille, ce même refrain « Weukhiyert Vikoum N’touma Sarakhoulaw, mah ‘andi kou mouchkile ». Aujourd’hui, j’ai compris. Je n’avalerai plus cette saloperie. Mais la même carte pour diviser reste d’actualité, ne l’oublions pas.  La nouvelle ambassadrice de Mauritanie en France, Mme Aichetou Mint M’Hayham, ayant reçu un groupe de représentants soninkés à son arrivée, avait laissé entendre la même chose. Je parle en connaissance de cause ! 
Il y’a encore des gens qui s’obstinent à croire à l’impossible auprès de Aziz ; Par amour ? Par opportunisme ? Par naïveté ? Faisons ensemble  le point sur la situation ou du moins, un petit résumé : 
Combien il y ‘a-t-il encore de négros « Mauritaniens » qui cherchent à redevenir citoyens mauritaniens en Mauritanie même, c’est-à-dire, dans leur propre pays? Combien en sont-ils en occident à se battre pour éviter l’apatridie? Combien de Mauritaniens, croupissant en ce moment même dans les centaines de foyers de travailleurs émigrés en France (et seulement en France)   ont perdu leurs titres de séjour à cause du recensement discriminatoire ? Pendant qu’on y est, Aziz, le président des pauvres, s’il n’a pu rien faire pour honorer ses engagements quant à éradiquer la pauvreté, qu’il nous laisse en paix nourrir dans la « dignité » nos millions de bouches laissées au pays. Par la grâce d’Allah, nous avons fait de nos régions ce qu’elles sont aujourd’hui. Aziz n’aurait pas fait mieux et je n’attends rien de l’homme qu’il est.  En restreignant l’accès au recensement, il nous prive en même temps de subvenir aux besoins de nos familles car nous perdons nos emplois. Nos enfants innocents deviennent  ainsi les toutes  premières victimes d’un système qui les prive de passer leurs concours parce que leurs pères ne sont pas recensés. Et celui qui pense que Aziz est le bâtisseur de la Mauritanie rêvée de tous, qu’en dit-il de cette situation ?  Combien de Mauritaniens en Occident préfèrent aujourd’hui passer par le Sénégal ou par le Mali, comme des voleurs ou des « Wanted »  pour contourner le système afin d’éviter les contrôles?  Combien d’autres ne sont pas dans les tarifs du montant le plus élevé des visas au monde imposé aux citoyens binationaux en France ? 

Combien de centres de recensement Aziz a-t-il crée pour tous les Mauritaniens d’Europe? Un seul, celui de France et quels sont les voies et moyens pour y effectuer ce recensement ?  il relève d’un parcours du combattant pour y accéder. Et comment ? Il faut appeler pour prendre rendez-vous. Et sur quelle ligne ? Un numéro de portable, j’ai dit bien de portable, a été crée à deux reprises à cet effet. Notre « chancellerie » ne possède pas de standard téléphonique. Vous êtes impatient de savoir si ce numéro fonctionne tous les jours et correctement ; non. Il ne marche que jeudi et vendredi. Ne vous rassurez pas si vite car ce n’est pas tout. Nous y avons beau appeler (pour des cas connus, à plusieurs reprises aux environs de 10h, et c’est une heure raisonnable), les chances sont très minces pour avoir une place. Des fois, nous tombons sur un répondeur plein. Dans le cas contraire, nous pouvons y laisser un message aussi long que le train (de Choum) du chemin de fer de Mauritanie et comme bon nous semble,  il sera sans suite. Peu importe d’où nous venons et si nous sommes accompagné de toute notre famille, si nous-nous rendons à l’ambassade de Mauritanie à Paris, on nous dira toujours de prendre ce fameux RV par téléphone. Si vous ne savez pas, voici pourquoi les citoyens négros mauritaniens sont égarés et pourquoi une telle anarchie règne au sein de notre ambassade.     
Et la question de la double nationalité et de l’esclavage et des spoliations des terres ?  Et des exactions commises à l’encontre des pauvres citoyens qui se battent pour nous libérer du joug de la domination ? Et des 13 militants (innocents des charges qui pèsent sur eux)  d’IRA envoyés dans les fins fonds du désert, à la prison de Bir Moghrein, la région la plus oubliée de la RIM ?  S’agissant d’égalité, je crois que là encore, il y’a un problème dans la tête des mêmes personnes qui continuent de croire en Aziz. Refaisons le point : combien il y a t-il de noirs parmi la classe dirigeante au niveau des hautes instances de l’état et du secteur privé, gouverneurs, préfets, ministres, généraux, procureurs, commissaires, Directeurs,  banquiers etc…. ? Pour ceux qui s’entêtent à voir en Aziz le sauveur de la Mauritanie multiethnique, qu’ils partent visiter l’école supérieure polytechnique de Nouakchott, cette institution élitiste à la disposition des forces armées,  ils verront bien  la nature pernicieuse du projet que Aziz veut réaliser pour la nouvelle Mauritanie, ils constateront de leurs propres yeux qu’il ne suffit pas simplement d’être un digne fils du pays et même doué et passionné pour les domaines concernés pour y être accepté.    
Demba tandia compte beaucoup pour tous et tout particulièrement pour Soninkara mais  son geste montre qu’il n’a pas considéré tous ces paramètres avant de demander à rencontrer Aziz ou d’accepter son invitation, peu importe, et de se laisser aller aux prises de photos avec l’homme qui nous prive de notre dignité. D’aucuns me diront que Demba n’est  pas la priorité de l’instant. Ça l’est pourtant parmi tant d’autres. La raison est toute simple : il est jeune et c’est un artiste. Il est écouté et suivi. Je préfère voir Demba dans une autre posture mais pas dans celle là.

TU MÉRITES MIEUX, TANDIA. 



Tu fais partie des fils aimés du pays et de toute l’Afrique aujourd’hui. Et dans cet élan, tu ne dois pas accepter de serrer une main entachée de sang pour solliciter quoi que ce soit. Il n’y a rien de plus grand que ta foi. Mon cher frère Demba Tandia,  on perd plus qu’on ne gagne avec un homme pour lequel nous ne sommes qu’une option.

La Dignité d’abord!


Diabé  Ndiaye dit  Thomas Mag


Crédit source : Post FB  Thomas Mag