
Avoir la bonne information est crucial pour tout élément d’un environnement donné, afin d’opter pour un comportement donné.
La première question est: qu’est ce qu’une bonne information? mais aussi; comment savoir que l’information dont on dispose est la bonne?
L’environnent est une source intarissable d’informations pour les éléments qui s’y situent. Il est vital pour un élément qui évolue dans un environnement d’acquérir un niveau suffisant de connaissance pour se maintenir dans le rythme de vie, qui lui-même est évolutif. L’élément dont on parle peut être une poule dans la cour, une entreprise dans le marché, un singe dans la jungle (sans vouloir faire une référence contextuelle et malheureuse), mais aussi cet élément peut bel et bien être l’homme dans l’univers…
Et c’est précisément le cas de ce dernier qu’on va prendre comme exemple.
L’homme a cette particularité de posséder des fonctions de réflexion sur son milieu, cela a entraîné son incommensurable action sur celui-ci. Et ce sont quelques aspects de ces fonctions de réflexion qui sont au coeur de notre note.
Mais si nous revenons un peu à la question de savoir ce qu’est une bonne information, une réponse floue mais suffisante pour la suite serait de dire c’est celle qui coïncide la plus avec la réalité qu’elle a pour but de décrire, donc celle qui maximise les chances de réussite du comportement qu’elle suggère de choisir. Ce qui fait d’ailleurs son caractère indispensable.
Mais l’être humain dont on parle émerge d’un long périple de la nature; des mutations, des sélections successives ont pondu cet oeuf complexe qu’est l’humain. Il agit sur la nature à travers; principalement, ses fonctions de réflexion.
L’intuition, sous toutes ses formes, paraît être l’outil favori au stade de cet être. Seulement l’intuition est trop faillible, elle s’appuie sur des automatismes assez naïfs ou primitifs, en tout cas le plus souvent incontrôlés. Cela fait que cet outil naturel de l’homme est loin d’être fiable, ses suggestions sont toujours à remettre en cause pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un mirage, d’une illusion d’optique, etc…
De plus, les cinq sens d’introduction d’information brute, ceux qui sont les frontières sensitifs qui s’établissent entre l’homme et son environnement sont loin d’être parfaits, au contraire ils sont facilement mis en échec par des manipulations élémentaires. Or des croyances entières ont été mises en place à l’aide de ces sens, et de cette intuition.
Ce qu’on est entrain de voir, c’est que la façon la plus naturelle à l’homme pour appréhender son environnement et acquérir l’information vitale est peu fiable car facilement manipulable. Que faire?
La rationalité! Assez tôt, des humains ont essayé de mettre au point des raisonnements afin de les utiliser contre les duperies occasionnées par la vue des sens et de l’intuition brute. Il s’agit d’une façon de vérifier les suggestions, de procéder par vérifications successives… Il s’agit de douter!
Le doute trouve ainsi un rôle d’assurance, de protection mentale.. Surtout qu’en plus de l’imperfection des sens et de l’intuition, il arrive très souvent que la source informatrice tente de manipuler les sens humains pour arriver à un but fixé!
Alors douter c’est bien, c’est vital! Mais il y a l’art de douter.
Cela a conduit à la naissance de la science en générale, pour y développer cet art dans des contextes variés.
Une science est un doute méthodique.
On pourra en discuter si vous voulez!
Pullo Gaynaako
Crédit source: Post Facebook Pullo Gaynaako, mathématicien mauritanien.
