
Ces derniers temps, les images montrant des graves blessures sur des personnes d’ascendance dite esclave et des militants anti-esclavagistes abondent dans les rĂ©seaux sociaux et dans diffĂ©rents communiquĂ©s de l’association abolitionniste IRA-Mauritanie. En effet Ă Rkiz (RĂ©gion de Trarza) une affaire d’expropriation des terres par la haute sphĂšre tribale au dĂ©triment de gens considĂ©rĂ©s comme de relĂ©guĂ©s sociaux, qui dĂ©fraie l’actualitĂ© est Ă son paroxysme. Selon diffĂ©rentes sources rapportĂ©es par des Ong abolitionnistes, un ordre tribal local en connivence avec des relais politico sĂ©curitaires de l’Etat, sĂ©vit contre des membres de la communautĂ© haratine qui tiennent Ă leurs parcelles de terres dans cette localitĂ©. Le dĂ©putĂ© national M. Biram Dah Abeid et ses collĂšgues du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie sont sur le terrain auprĂšs des victimes qui font face Ă des graves violations des droits humains, notamment avec une violente rĂ©pression policiĂšre ces derniers jours. Par ailleurs il y a eu des menaces profĂ©rĂ©es par un tĂ©nor tribal via des notes vocales contre la personne du dĂ©putĂ© Biram parce qu’il plaide la cause de victimes de ces expropriations.
Ainsi nous, l’association Ganbanaaxu Fedde, Armepes-France et partenaires, tenons Ă :
– exprimer notre solidaritĂ© avec les victimes de Rkiz griĂšvement blessĂ©s et leur souhaiter prompt rĂ©tablissement,
– dĂ©noncer les violences perpĂ©trĂ©es par les forces de l’ordre Ă l’encontre de citoyens pacifiques qui rĂ©clament leurs droits lĂ©gitimes et les menaces sur la personne de l’honorable dĂ©putĂ© Biram Dah Abeid,
– interpeller les hautes autoritĂ©s mauritaniennes sur les problĂ©matiques liĂ©es au foncier notamment la tenure fĂ©odalo-esclavagiste qui prĂ©vaut injustement dans diffĂ©rentes localitĂ©s de notre pays,
– signaler que le cas de Rkiz est une donnĂ©e symptomatique d’une injustice qui affecte les descendants dâesclaves concernant le foncier et les pouvoirs publics voguent dans une certaine duplicitĂ© par rapport Ă l’application juste du code foncier rĂ©actualisĂ©. Les descendants dâesclaves doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des citoyens de plein droit et non encartĂ©s comme une propriĂ©tĂ© d’une tribu quelconque qui les sous-traite socialement, administrativement et politiquement et bafoue leurs droits lĂ©gitimes.
10 février 2024
Ganbanaaxu Fedde Mauritanie, Armepes-France et partenaires.
â Photos jointes : crĂ©dit par les militants abolitionnistes IRA-Mauritanie






