03-06-2015 16:33 – Rencontre/Ladji Traore : Quelques épisodes de l’itinéraire du combat d’un Chevalier de la Démocratie et des Droits Humains.

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Ladji Traoré, une vie de lutte. Le hasard a voulu que ce soit un neveu de l’homme, pharmacien de son état qui nous indique la maison du « tiramakha » (guerrier-chasseur) en langue soninké. Cridem a rencontré l’encyclopédie du monde syndical et politique mauritanien.

Septuagénaire, ayant à son actif une quarantaine d’années consacrées à la lutte politique et syndicale, nous avons trouvé l’homme dans la cour de sa maison sur un petit lit, respirant à pleins poumons l’oxygène des arbres de son jardinet. Nous avons reconnu un grenadier ; un manguier et autres « spécimens tous venus du Burkina-Faso ; c’est ma femme qui les a amené » confie-t-il.

L’homme qui a très tôt rencontré les difficultés de la vie, raconte la sienne, avec un itinéraire plein d’embuches qui n’ont fait que l’aguerrir. Ancien élève du lycée Van Volonoven de Dakar, actuel lycée Lamine Gueye, l’homme qui voulait devenir un vétérinaire, verra son destin basculer vers les sciences économiques.

Une orientation du fait d’un professeur pied noir ; qui visiblement ne voulait pas « former des communistes qui vont aller combattre la France à la fin de leurs études ». La descente aux enfers va se poursuivre pour l’infortuné Ladji Traoré qui va être sevré d’une bourse d’étudiant en France en 1963.

Mais c’était assurément sans compter avec la détermination d’un homme très passionné pour relever tous les défis. Son petit air jovial masque sa monomanie entreneuriale. Il a tout calculé, tout prévu, tout appris dans la vie.

De retour au pays avec la naissance du mouvement national démocratique (MND), dont il est l’un des membres fondateurs, il va avec des amis réussir la prouesse de « casser l’UTM» centrale syndicale unique de l’époque, caisse de résonnance de l’Etat.

Réplique de l’Etat, en 1970 avec une mutation à Walata. « Tiramakha Traoré » se trouve « relevé de ses fonctions par une note manuscrite et mis à la disposition du wali pour servir à Walata ». Stoïque comme un loup ; il part vers l’inconnu.

Avec la naissance de son enfant on lui refusera la permission de venir le baptiser, poussant son épouse d’origine nigériane, professeur d’anglais à le rejoindre avec leur bébé. Dans ce bled, l’homme a su mêler l’audace à la prudence et l’irrationalité à la volonté, lorsqu’il le fallait.

Septembre 1970, il organise une manifestation sous la barbe du Ministre de l’Intérieur Ahmed Ould Mohamed Saleh avec une douzaine de NMADIS de la localité, à l’occasion d’un banquet auquel il était invité. Le Ministre n’arrivait pas à situer cet homme qui sait tout autour de lui.

A écouter l’homme, on sent que d’un côté il y a la face laide, très laide du monde. Emprisonnement, clandestinité, torture morale, violation des droits humains, la violence faite à tant d’individus sont ces combats de tous les jours. De l’autre, un univers inchangé ; celui des gens de sa génération de sa corporation politique.

« Mon idéal consiste à être performant dans la continuité, et pas seulement en passant d’une phase à l’autre de la vie » ; dit-il en revenant « sur la grève illimitée de 1970 » qui s’était étendu sur tout le pays. L’homme de son exil forcé à Walata, souligne, « j’avais donné une copie de mon préavis de grève pour rejoindre Nouakchott ». On a voulu par des pressions le retenir, mais l’homme était déjà dans l’avion.

Feu Moustapha Ould Mohamed Saleck qui était le wali de la région et son ami avait jugé que l’homme avais agit en toute légalité, en lui demandant d’apposer sa griffe sur le préavis de grève. Il le fît et prit les airs vers Nouakchott. Sa venue ne fût pas sans conséquence pour le gouverneur.

Le travail de sa vie a toujours été d’effacer les injustices sociales, Il débarque à Zouerate pour soutenir les travailleurs de la MIFERMA en septembre 1971, avec comme guide l’actuel député maire de Nouadhibou Ghassem Ould BELAL où Les ouvriers avaient observé une longue grève qui a tout paralysé « A Zouérate la tradition de lutte pour les droits sociaux est très encrée au sein de ces ouvriers » confie-t-il.

Il y’avait eu une manifestation des ouvriers qui s’était soldée par la mort de (5) cinq ouvriers le 29 mai 1969 un événement qui est célébré jusqu’à nos jours chaque année. La grève qu’il avait supervisée a duré sept jours, fera remarquer celui « qui ne peut faire les choses à moitié ». Avec ses amis, confortés par leur expérience de la vie et celle des personnes qu’ils assistent, ils vont vaincre l’ivresse du cynisme que génère leur sacerdoce.

Las, le gouvernement voulu en 1973 « dissoudre le syndicat UTM r, disperser les dirigeants du mouvement national démocratique, ainsi se trouvant enfermés à Tichit, a Bassiknou puis à Tamchekett où l’année suivante, ils vont entamer une grève de la faim de neuf jours. Eprouvés par une longue diète, anémiés, déshydratés ils seront évacués d’urgence à Aïoun. « La vie est toujours rude pour les gens qui luttent » relate-t’il.

En 1975, la Mauritanie entama plusieurs réformes dont le congrès des jeunes, la création de la monnaie nationale, la nationalisation de la MIFERMA, révision des accords militaires avec la France, entre autres ensuite le pays entra de plein pied dans la guerre du Sahara, l’homme confia que « Beaucoup de cadres de la Mauritanie ont rejoint le Polisario pour mener le combat de libération.

Le pays a une longue histoire de luttes que j’ai vécues. Comme au temps du Front Uni pour la Démocratie et le Changement –FDUC-». Il n’a pas hésité aussi à évoquer des sujets qui fâchent ; à l’image du temps « les FMI boys avec un certains Ahmed Daddah mon ancien collègue du lycée Van, et qui était à l’époque fonctionnaire du fonds international à Bangui ».

En cette période de dialogue du pouvoir avec l’opposition les temps sont durs. « Quand les gens ne sont pas d’accord sur le contenu, ils ne peuvent l’être sur le reste » parlant de la CAP, il lâche : « Elle n’est pas hélas cohérente elle aussi ».

Toujours sur la classe politique mauritanienne, Ladji (Kaw) estime qu’il « faut créer un autre cadre fédérateur pour le dialogue, il y a des hommes de progrès mais avec beaucoup de divergences que les militaires exploitent ». Par des allers-retours sur la situation du pays, il termine par ce qui fait l’événement.

« L’enjeu de la Mauritanie aujourd’hui, c’est le foncier, l’éradication de l’esclavage, la réinsertion des déportés mauritaniens du Sénégal et du Mali et le règlement du dossier des massacres extra-judiciaire de 1990-91, conditions de la réalisation d’une véritable démocratie » dit-il en nous remettant une copie du document des personnalités et cadres Sooniko, intitulé : « Pour une Redéfinition Équitable du Pacte Fondateur de Notre Nation en Construction ».

Avec un sourire qui laisse apparaitre des dents nacrées, Kaw, c’est la candeur toujours. La détermination, invariablement. La liberté, définitivement. Voilà qui résume bien une personnalité et une vie.

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Un cri osé: Ma Cause avant mon Parti.

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Un parti politique est souvent un parti pris très limité et ambiguë :

En matière de défense des droits humains, trop d’organisation et de retenue, fausse le sérieux à l’endroit du petit peuple. Vaux mieux choisir sa cause noble même étant seul, que s’encarter dans une structure organisée qui inhibe tes intimes convictions.

Connu sous le modèle classique, un parti politique s’inscrit d’abord dans un agenda visant l’accession au pouvoir, et pour se faire, il ne peut éviter de vouloir soigner certains milieux dominants. Ces derniers, par leurs influences multidimensionnelles, exercent un contrôle par procuration du petit peuple via des discours attrayants de partis politiques qui, une fois au sommet se servent d’abord et récompensent les soutiens qui ont pesé.
Dans des pays comme le nôtre , un homme engagé et déterminé via un mouvement qui sort du cadre traditionnel partisan, peut révolutionner, réformer, éveiller et changer avec les couches sociales lésées en 6 ans là où les partis politiques rangés traînent depuis bientôt 60 ans. Le nouveau braquet de la mouvance abolitionniste sous la lancée d’IRA-Mauritanie depuis 2008, secoue les segments tribalo-ethniques qui trichent et trompent l’écrasante majorité du peuple par le biais des partis politiques classiques qui passent beaucoup de temps à leur organisation interne et peu de temps à une réflexion profonde sur l’origine des maux qui affectent et sabotent l’Etat de droit. Sous un régime autoritaire comme celui en place en Mauritanie, un homme politique sérieux qui s’oppose par les discours « balisés » de son parti perd du crédit et devient un opposant utile du pouvoir. En Mauritanie en 2015, il suffit de s’engager sérieusement même pacifiquement auprès des personnes victimes et assimilées, pour qu’on soit traqué, harcelé et emprisonné.

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02-06-2015 14:09 – IRA : Arrestation de militants dIRA à Rosso

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IRA-Mauritanie – Ebranlés par les succès remportés par IRA-Aleg, les autorités régionales du Trarza ont procédé ce matin 2 juin, premier jour de la visite du président Aziz au Trarza, à l’arrestation de plusieurs militants d’IRA – Rosso, sans aucun motif et les ont conduits dans un endroit inconnu. Cet acte révèle encore une fois le caractère violent du régime.

Comment peut on expliquer qu’une visite de prise de contact avec les populations puisse se transformer en campagne de répression aveugle notamment à Boghé, ou des jeunes venus exprimer leurs doléances, ont été sévèrement tabassés par la garde présidentielle, un chef de parti politique vulgairement interpellé et écroué sans ménagement.

Comment peut-on expliquer qu’un chef d’état ne puisse visiter les populations qu’escorté par l’armée, la garde, la police et la gendarmerie, Aziz est il arrivé à ce stade d’impopularité ?

Comment peut-on expliquer le silence de la Hapa par rapport à toutes ces incitations à la violence et accusations des groupes de presse et de sites contre IRA-Mauritanie?

La Hapa avait solennellement interdit à ces groupes de presse de donner la parole ou même de citer IRA. Mais elle leur permet quand même de citer IRA, quand il faut nous dire du mal.

IRA-Mauritanie tient à préciser :

-Que contrairement à la campagne de désinformation menée par les services de renseignement, elle réaffirme sa position d’adopter le combat pacifique comme elle l’a toujours fait et n’acceptera aucune réaction contre les forces de l’ordre, mais que personne ne l’empêchera de réclamer ses droits légitimes.

-Qu’elle condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation du président du parti Arc en Ciel, Balas venu soutenir les populations de la vallée victimes de l’expropriation foncière et exige qu’il soit libéré sans délai.

-Qu’elle réaffirme son soutien aux populations de Thiambène injustement séquestrés et emprisonnés pour avoir réclamé leurs droits sur leur propre terre.

Rosso, le 2 juin 2015
La commission de communication

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01-06-2015 11:11 – Aleg : Les militants de l’IRA perturbent l’accueil présidentiel, Birame Dah ravit la vedette au président Aziz [PhotoReportage]

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Elfoutiyou – Le président de la république Mohamed O Abdel Aziz est arrivé dans la capitale régionale du Brakna le jeudi, 28 Mai 2015 pour une visite de cinq jours. Arrivé vers 10 H à la piste d’atterrissage située à la sortie de la ville vers la base militaire d’Aleg, le chef de l’Etat a arpenté l’artère principale qui mène à l’intérieur de la ville où l’attendait une foule de personnes massée le long du goudron.

Le tout s’est bien passé jusqu’à l’arrivée du Raîss au niveau du siège de la BCI à Aleg. C’est là que les choses commencent à se gâter lorsqu’un groupe de jeunes militants de l’IRA surgit subitement de la foule et commencent à scander avec force « Zéro Aziz « , « Zéro Aziz  » suivi de « Vive Birame « , « Vive Birame ».

Le président est désorienté avec deux sons de cloche contradictoires auxquels ils ne s’attendaient guère. Il continue malgré tout son chemin. Arrivé devant la somptueuse Villat de Sid’Amin O Ahmed Challa où une foule immense scandait « vive Aziz », » vive Aziz », un autre groupe rejoint par le premier surgit encore et s’interpose entre l’équipe de la télévision et de la radio et le président en scandant des slogans hostiles au chef de l’Etat.  »

« Tu n’est rien », lui lance cette femme qui tente vainement de se jeter sur lui. Et la tension monte, la sécurité présidentielle se resserre autour du président qui est encerclé. Au virage qui mène à la résidence du Wali où doit séjourner le président, surgit un troisième groupe de protestataires antiabolitionnistes.

Le plus important en terme de nombre celui-là. Des femmes et des jeunes scandent une banderole géante de l’IRA à l’effigie de son leader, des posters du trio Birame, Brahim O Bilal et Djiby Sow et « zéro Aziz « , « zéro Aziz « , « libérez Birame », « libérez Birame », « libérez Brahim », « libérez Djiby Sow ». Les trois groupes se rejoignent et scandent en concert les mêmes slogans.

« Aziz, président Bassiste « ,  » vaut rien  » entre autres slogans d’une rare violence verbale et hostiles au président. La foule, les forces de sécurité, surprises et prises de court est entrain d’observer avec étonnement les militants de l’IRA qui ravissent la vedette aux supporters d’Aziz. Les militants de l’IRA foncent vers la tribune officielle de la place de l’indépendance sans soucier des canons du BASEP scandant « libérez Birame », « libérez Birame ».

A ce moment le président était déjà à l’intérieur de la résidence ruminant sa colère. Lorsque le cortège présidentiel sort de la résidence pour la visite des centres d’intérêt, le BASEP éprouve d’énormes difficultés pour frayer un chemin pour le Raîss devant l’embouteillage et le cafouillage monstre provoqué par les manifestants de l’IRA qui ont réussi un coup médiatique monstre.

Les militants de l’IRA continuent de mener la danse. Journée folle et indescriptible qui a prouvé combien de fois les militants de l’IRA sont intelligents. Les militants de l’IRA sont venus de Nouakchott la veille et se sont faits très discrets en se dissimulant dans la masse sans faire le moindre geste pour ne pas attirer l’attention des services de renseignements. Ils ont attendu le bon moment pour agir.

Immédiatement après le coup de l’IRA, les policiers pointés du doigt par le président sont écartés du dispositif sécuritaire. Dans toute la Wilaya, le spectre de l’IRA plane désormais sur le reste de la visite de Mohamed O Abdel Aziz.

Source crédit :cridem.org

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29-05-2015 23:15 – Libre Expression: Le Guidimakha, une occasion pour se développer.

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Youba Cissokho – Ce qui est important n’est pas que nous devrions être dans les mêmes parties politiques, ou d’avoir les mêmes points de vue sur tout. Nous devrons tous se mobiliser pour réserver un accueil formidable au président de la république dans votre chère région.

Compte tenu de la situation socio-économique désastreuse dans notre Guidimakha natale cette visite ne doit pas être seulement animée de tambour et d’applaudissement, elle doit être une occasion à saisir et à ne pas manquer sous aucun prétexte. Bien vrai que nous ne pouvons pas abstenir d’exprimer nos différences de manière robuste vu la situation sociale, mais aussi nous devrions être tolérants vis-à-vis des opinions des autres.

Ceux qui auront la chance de lui approcher doivent avoir le courage de lui faire part les problèmes fondamentaux de la population. Ces derniers sont nombreux et variés mais néanmoins nous ne devons pas oublier certains éléments essentielles comme :

• Le découpage administratif : le Guidimakha est l’une des régions la plus peuplée du pays plus de 247.000 habitants donc nous méritons plus de département, de communes et plus d’élus dans les deux chambres comparée à d’autres régions.

• L’eau et l’électricité : frontalière avec le Sénégal et le Mali, fait de notre région la plus proche du barrage de Manatali, nous devons être les premiers servis dans ces domaines vitaux.

L’agriculture et le désenclavement : notre région est la plus arrosée, mais aussi la plus enclavée. Nous ne bénéficions pas des retenus d’eau (barrage, diguette, digue….) pour maitriser cette eau afin de mieux exploiter la terre.

Le conflit entre les éleveurs et les agriculteurs est un problème à régler d’une manière objective et définitive afin d’éviter toute tension. Le désenclavement de cette région est une nécessité pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens afin de vendre facilement les produits,

• Le social : il ne doit pas avoir des sujets tabous sur ce point, il est temps qu’on donne la parole aux stigmatisés castés et lésés hériter de l’ordre féodal qui sévit (anciens esclaves, forgerons et autres) pour qu’ils puissent faire part de leurs problèmes au président en fin de trouver une solution durable.

L’état doit travaillersur ce point pour unir notre nation sur la base du consensus fondateur qui s’appuie sur notre transition négociée vers la démocratie et l’adoption d’une nouvelle loi condamnant avec détermination et fermeté ces pratiques honteuses dans notre communauté,

• L’éducation et la santé : deux problèmes fondamentaux de la Mauritanie. L’éducation, il est temps de trouver une solution aux enseignants qui sont officiellement affecté à la région alors qu’officieusement ils ne sont jamais sur place. La santé, l’équipage de deux hôpitaux de la région et la création de nouveaux centres de santés dans les grosses localités font des bonnes choses pour la population.

Youba Cissokho : diplômé chômeur et citoyen averti

Source crédit: cridem.org

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Retour sur notre contribution sur la Caf-business, la « petite soeur » de la Fifa-business qui tremble ces dernières heures…à lire

La Caf à l’image de nos États autocratiques….!!! http://sumaare-ose.blogspot.com/2015/02/la-caf-l-de-nos-etats-autocratiques.html

Appel au SIT-IN du 03 MAI 2015

LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:

Mercredi 03 MAI 2015
DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

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Voilà plusieurs mois que les camarades Djiby Sow, Biram Dah Abeid, Prix onusien 2013 pour les droits de l’Homme et Brahim Bilal sont incarcérés à la prison d’Aleg. D’autres militants des droits humains sont aussi détenus à la prison de Nouakchott. Leur crime: avoir initié une caravane contre les expropriations et l’esclavage fonciers alors que les motifs de ces arrestations et incarcérations restent infondés.

Transférés en-dehors de leur circonscription judiciaire d’origine, le parquet, en violation flagrante des textes en vigueur, a décidé d’engager dans les plus brefs délais le procès en appel dans la juridiction incompétente d’Aleg dont les magistrats sont connus pour leurs soumissions aveugles au diktat de l’exécutif.

En outre, Djiby SOW souffre de maladies diverses depuis la grève de la faim entamée le 23 février 2015 et les autorités entravent tout traitement médical conforme aux recommandations du médecin traitant.

 
Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire d’Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

Le comité de soutien aux détenus d’Aleg France.

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27-05-2015 12:36 – Agression dans l’ambassade de Mauritanie à Paris

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20minutes – Un homme a été interpellé mardi en début d’après-midi après s’être introduit dans l’ambassade de Mauritanie, rue Montevideo à Paris (16e), et avoir frappé des ressortissants, a appris 20 Minutes de source proche de l’affaire.

L’individu, de nationalité mauritanienne, a asséné des coups de poing à deux personnes de l’ambassade au visage, avant de les frapper à coups de chaise. Un couteau de chasse a été retrouvé sur l’agresseur qui a menacé l’ambassadeur en personne.

Pas de revendication

Les deux victimes, dont une a été transférée à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ont déposé plainte. Le Mauritanien n’a pas expliqué les raisons de son agression aux policiers. Le cabinet de l’ambassadeur n’était pas capable dans l’immédiat de répondre à nos questions.

Source crédit :cridem.org

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Kawtal Ngam Ƴellitaare (KNY) : communiqué

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Communiqué

La situation des détenus de la marche contre les expropriations foncières et l’esclavage foncier, Messieurs Djibi Sow, président de Kawtal Ngam Ƴellitaare, Brahim Ould Bilal et Biram Oud Dah Ould Abeid, respectivement vice-président et président de l’IRA, ne cesse d’empirer depuis leur extraction de leurs juridictions naturelless à Rosso par un transfert arbitraire à la prison d’Aleg.
Evacué à Nouakchott, le 28 février 2015 pour des problèmes de santé, Djibi Sow, est en train de mourir à petits feux dans l’indifférence générale dans les cellules de la Prison civile de Nouakchott. Tout corrobore pour confirmer que les autorités mauritaniennes veulent récidiver les horreurs de Oualata dans les années 88 et 89 en refusant, mordicus, de permettre à Djibi Sow de se faire traiter d’une maladie rénale qui le terrasse depuis le mois de janvier 2015.
Depuis son transfert à Nouakchott, les autorités de la prison, probablement sur instruction des ministères de l’Intérieur et de la Justice, se rechignent à présenter le détenu à des médecins. A chaque fois qu’elles y consentent, c’est menotté et escorté de plus de trois éléments de la Garde nationale que le détenu est vu par les rares médecins qui ont eu à le consulter. Comble de l’humiliation, la consultation se déroule toujours en présence des gardes et du chauffeur du véhicule de la Prison!! D’ailleurs, Dr Mariame Kébé, son médecin dermatologue qu’il n’avait pu rencontrer que plusieurs semaines après la date de son rendez-vous par la faute des mensonges et des subterfuges de l’administration pénitentiaire, refuse désormais de le consulter tant que les conditions de présence obligatoire de tous les gardiens de prison dans son cabinet au moment de la consultation ne sont pas revues.
S’étant rendu la première fois aux urgences du CHN, le 03 mars 2015, le médecin Professeur Cheikh Ahmed diagnostiquera des calculs rénaux devant être rapidement extraits par opération chirurgicale. Malgré ce grave constat, Djibi Sow ne verra son médecin pour une seconde consultation que dix jours plu tard. Cette fois, le médecin demande un scanner qui ne sera fait que dix jours après. A chaque fois qu’il se plaignait des douleurs qui s’accentuaient, l’affaiblissant à vue d’œil, il se voyait répondre par ses geôliers que le scanner du CHN est en panne. D’autres fois, ce sont les radiologues ou les médecins qui sont absents. Finalement, un scanner sera fait, le 23 mars. Les résultats de ce scanner ne seront remis au patient que le 05 mai 2015, soit plus d’un mois et demi plus tard alors qu’ils étaient disponibles une semaine après les examens. Et depuis, il attend, en vain, que les autorités de la prison daignent le ramener voir le médecin. Les faux-fuyants le disputent aux subterfuges et aux mensonges pour que Djiby s’en aille de sa belle mort à laquelle semblent vouloir le destiner les autorités!!!
En attendant, Djiby Sow souffre énormément dans sa cellule. La fonctionnalité de ses reins est menacée. De graves symptômes d’une insuffisance ranale se manifestent déjà. L’homme ne s’alimente que peu, ne dort pratiquement plus, en bute à des œdèmes et à des démangeaisons qui accentuent son calvaire. Chaque matin, il ne se réveille que le corps et les habits couverts de sang et de pus.
Face à cette grave situation, Kawtal Ngam Yellitaare :

-Dénonce le comportement raciste et chauvin des autorités face au cas de Djiby Sow qu’elles veulent laisser mourir en toute indifférence et sadisme à l’instar des détenus Négro-mauritaniens du tristement célèbre bagne de Oualata à la fin des années 80;

-exige le transfert immédiat de Djiby Sow dans une structure sanitaire et que le temps nécessaire qu’exige son traitement convenable soit donné aux médecins conformément aux engagements nationaux et internationaux de la Mauritanie ;

-dénonce le silence complice de la plupart des partis politiques et des organisations nationales des droits de l’homme, et particulièrement, celui du groupe parlementaire de défense des droits de l’homme, resté passif face à cette grave atteinte aux droits fondamentaux d’une personne détenue pour ses convictions et son engagement pour une Mauritanie juste, égalitaire et respectueuse des valeurs de la citoyenneté et de l’Etat de droit ;

-porte les autorités mauritaniennes responsables de tout ce qui pourrait advenir de M. Djiby Sow suite aux mauvaises conditions de détention et au refus de le mettre à la disposition de médecins spécialisés pour lui prodiguer les soins nécessaires à même de sauver sa vie. 

Fait à Nouakchott, le 26 mai 2015

Kawtal Ngam Ƴellitaare

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25-05-2015 13:51 – Toile de fond : Religion/Être imam, ne doit pas être un héritage consanguin

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Un jeune imam vient de manquer de respect à des fidèles qui ont l’âge de son père. Il les aurait traité « d’indisciplinés » pour avoir procédé à la prière du crépuscule sans l’attendre, alors qu’il était en retard. Indignés par son comportement, certains d’entre eux ont préféré changer de mosquée.

Notre religion nous interdit de suivre (ou de nous immiscer) sous la guidée d’un imam si nous ne lui vouons le respect dû au chef qu’il est. Le legs de l’imamat chez nous qui se transmet de père en fils en général, une sorte de monarchisation qui du reste ne repose sur aucun critère.

Il y a plus de trois siècles pourtant, Thierno Souleymane Baal, une haute figure de l’islam au fouta, scella le cas antimonarchique de l’imamat. L’imam était considéré à l’époque, comme chef d’état en république théocratique par les populations des contrées affranchies.

Thierno Souleymane Baal en homme de Dieu a dit, « Détrônez tout imam dont vous voyez la richesse s’accroître et confisquez l’ensemble de ses biens ; combattez-le et expulsez le s’il s’entête, veillez bien à ce que l’imamat ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils succèdent à leurs pères ; l’imam peut être choisi dans n’importe quelle tribu ; choisissez toujours un homme savant et travailleur ; il ne faudra jamais limiter le choix à une seule et même tribu ; fondez-vous toujours sur le critère de l’aptitude ». Telles furent les prescriptions de Thierno Souleymane Baal.

Chez nous, cette précision antimonarchiste de Baal, est loin d’être acceptée par nos hommes de dieu, qui plutôt se consacrent avec la bénédiction de l’Etat à l’accaparement des terres d’autrui, donnant plutôt à leur statut, un excès de pouvoir de la chose publique, devenu l’une des causes principale de l’approfondissement des inégalités sociales.

Invoquant plus tard l’œuvre de Thierno Souleymane Baal, Mamadou Dia ancien président du conseil constitutionnel du Sénégal, écrivit dans ses Lettres d’un vieux militant : « Oui, de très loin, nous sont venues nos traditions démocratiques que le mot nawlé éclaire admirablement, lui qui avec sa charge éducative impose de considérer autrui comme soi-même auquel on reconnait tous les droits, devoirs et privilèges dont on se croit porteur ».

Quelques adeptes de la mosquée de ilots L, aujourd’hui partis prier dans d’autres mosquées, tout en appelant à la réconciliation des cœurs et des esprits entre eux et leur imam à travers la renonciation de son projet de dévolution dynastique de son pouvoir et l’acceptation de l’effacement de la famille biologique (omniprésente dans ces cas de figures, où les fils succèdent aux pères), au bénéfice de la famille religieuse.
Aucun imam n’est indispensable.

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