De retour de visite à Biram, Brahim et Djibi

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J’ai rendu visite à deux reprises (Mercredis  15 et 29 avril 2015) aux prisonniers d’IRA incarcérés dans la prison d’Aleg, 250 Km au sud ouest de Nouakchott. Le 15 j’étais accompagné d’un groupe de militants d’IRA et le 29 de mon ami Ahmed Amou, arrivé de France 3 jours auparavant.

Les jours de visite sont les mercredis, samedis et lundis. Les formalités sont réduites: on doit attendre à 500 mètres avant d’arriver à la prison, sous un petit arbuste (voir photo), puis les gardes font entrer les visiteurs par groupe de 3 après avoir relevé les identités, procédé à une fouille avec palpation et confisqué téléphones, billets de banque … Ceux qui déclarent ne pas avoir de pièces d’identité communiquent leur nom et prénom et sont crus sur parole. Par contre, il vaut mieux déclarer ne pas avoir de pièces d’identité plutôt que d’avouer porter un passeport étranger, car dans ce cas on vous demandera de retourner à Nouakchott pour rapporter une autorisation spéciale. 

Le hall d’entrée de la prison est à 5 mètres du portail. Il donne accès à plusieurs ailes. A l’annonce du nom de Biram, le chef de poste me désigne un garde pour m’accompagner. Un long premier couloir distribue de lourdes portes de cellules vides… COO1, COO2…; visiblement les prisonniers d’IRA occupent, à eux deux, tout une aile. Un deuxième couloir puis on arrive devant une porte fermée par un cadenas accessible de l’extérieur. Le garde le manœuvre puis tire sur la porte qui s’ouvre dans une vacarme de grincement métallique. Le couloir est encombré de petites nattes, de chaises et de rangers…c’est l’entrée de la cellule de Biram et Brahim veillée par 5 à 6 gardes. 

Enjambant les effets des gardiens,  je me précipite dans les bras de Brahim et Biram et échange avec eux de chaudes accolades avant de répondre aux salutations des autres militants et militantes dont la courageuse Leyla Mint Ahmed, épouse du président d’IRA. On était au total une bonne petite dizaine. La salle est relativement grande avec un plafond particulièrement haut. Juste en dessous du plafond quelques lucarnes diffusent la lumière du jour. Au sol, 3 ou 4 petits matelas en mousse recouverts de tissu composent le mobilier avec une natte en plastique tressé et quelques oreillers  éventrés. Dans l’angle de la pièce, une lourde porte laisse entrevoir une chaise turque qu’un robinet humidifie continument d’un goutte-à-goutte sonore. Un petit ventilateur portatif s’époumone à brasser l’air chaud de la pièce, sans grand succès. Tout à l’heure, dans la voiture, le thermomètre affichait 44°C.

Depuis leur arrivée, le 15 janvier 2015, les deux dirigeants d’IRA n’ont jamais vu le soleil. Jamais non plus ils n’ont pu faire du sport. Interrogée à ce propos, l’administration pénitentiaire argue du fait que de telles revendications ont aussi été formulées par d’autres pensionnaires de la maison d’arrêt et que les satisfaire pour le groupe d’IRA instaurerait un précédent qui pourrait difficilement être contrôlé. Pourtant, ces deux points figuraient textuellement dans le protocole d’accord obtenu par les prisonniers d’IRA à la suite de la grève de la faim qu’ils avaient organisée au début de leur arrivée à Aleg.

L’intendance (repas, linge, eau, produits de toilette) est assurée par Leyla avec les militants d’IRA qui ont loué une maison dans la ville d’Aleg.

De façon générale, j’ai trouvé le moral des prisonniers, des militants et des familles, très bon.

Biram: je l’ai trouvé amaigri mais très combatif. En permanence, il essaye de tout mettre en perspective inscrivant chaque action dans le cadre, plus général, du combat antiesclavagiste.  Très informé de la situation à l’intérieur du pays grâce au poste de télévision auquel ils ont accès, Biram ne rate pas une occasion de s’informer sur les avancées de la cause à l’extérieur de la Mauritanie. Les actions d’IRA, hors de la Mauritanie, lui ont particulièrement fait chaud au cœur (Sud de la France, Paris, Bruxelles, Rome, Genève, Berlin, Washington, Chicago, New York…). Le simulacre de tribunal organisé par IRA-France, sa photo au marché de Fréjus, l’action conjointe des ONG françaises (ACAT, Amnesty, Agir ensemble…) lui ont bien fait plaisir. Biram est très soutenu, moralement, par Leyla, son épouse qui est une militante de la première heure d’IRA. C’est elle qui structure la résistance à Aleg. Les enfants sont restés à Maata Moulana (200 km en direction de Nouakchott) avec leur grand-mère. Leyla entame son huitième mois de grossesse et doit rentrer à Nouakchott pour accoucher. Elle a organisé son remplacement en faisant venir certaines de ses soeurs et des cousines de Biram pour l’occasion.

Brahim: Très combatif, ne tarissant pas sur les acquis déjà engrangés par le courant antiesclavagiste grâce à leur arrestation et à la politique de lutte pacifique qu’ils ont initiée, il est sûr de la justesse de la cause d’IRA. Très sensibles aux marques de solidarité que la classe politique et les ONG de la société civile ont manifesté envers IRA, Brahim est persuadé qu’il y aura un avant et un après Aleg.

La situation de Brahim est un peu plus compliquée que celle de Biram. C’est la première fois qu’il est incarcéré si longtemps. Son salaire de professeur de lycée a été suspendu, privant sa famille, restée à Nouakchott, de toute source de subsistance. Etant très présent et impliqué dans la gestion au quotidien de sa famille (trajets quotidiens, éducation…), son incarcération prolongée a désorganisé sa famille de 4 enfants dont une adolescente. Son épouse, Mariam, essaye de faire face avec l’aide de militant de la cause. 

Sow Djiby: j’ai rendu visite à Djiby le vendredi 24 avril 2014 à la prison centrale de Nouakchott. Sow fut transféré à Nouakchott après la grève de la faim organisée en janvier par lui, Biram et Brahim à Aleg. Il souffre de complication au niveau des reins et de problème cutané. A la prison de Nouakchott, la cellule qu’il occupe est plus petite mais fait partie d’une aile qu’il partage avec de gros bonnets de la finance en délicatesse avec la loi, tel le célèbre banquier Ould Mogueye. Je l’ai trouvé en compagnie de trois visiteurs. Très combatif, il inscrit sa lutte dans le cadre de la dénonciation du passif humanitaire en Mauritanie dont furent victimes les Noirs de notre pays. Aux dernières nouvelles, Sow attend toujours de pouvoir passer un scanner pour commencer son traitement médical.

Sur le procès en appel, il y a peu d’informations fiables. Les avocats ont introduit une demande de mise en liberté provisoire. Aucune réponse pour le moment. L’Opposition a placé la libération des prisonniers d’IRA en tête des conditions pour entamer un dialogue avec le pouvoir.

Aux dernières nouvelles, le procès en appel pourrait se tenir le 22 mai à Aleg.

Des pressions politiques et diplomatiques sont exercées par de nombreux pays, institutions et organisation internationales. Des fatwa ont été édictées pour condamner l’esclavage et un vif débat est en train de se mettre en place autour de cette question. IRA est, plus que jamais, au centre des préoccupations des Mauritaniens.

                                                                        Mohamed Baba

Source: IRA Mauritanie

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11-05-2015 07:00 – Préalables au Dialogue : Le camp du pouvoir rejette la libération des détenus d’opinion

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Nous apprenons des sources sûres que le camp du pouvoir a rejeté la libération des prisonniers d’opinion réclamée comme préalable à un dialogue inclusif par le Forum national pour l’unité et la démocratie (FNDU).

La délégation mandatée par le pouvoir a laissé entendre que le cas des détenus dont parle le FNDU est un cas qui relève de la compétence de la Justice.

Les détenus d’opinion dont le cas avait été soulevé dans la plateforme que le FNDU avait adressé au pouvoir le 18 avril passé sont Biram Dah Abeid ; Brahim Bilal Ramdhane ; Sow Djibi et le rappeur Hamada.

Selon des sources concordantes Sow Djibi actuellement incarcéré à la prison centrale de Nouakchott est gravement malade et laissé sans soins par ses geôliers.

SC

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Source crédit: cridem.org

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La réunion préparatoire de la mise en place d’une entité représentative des mauritaniens de France: PhotoReportage.

Un adage soninké dit qu’on ne peut pas raser la tête d’une personne en son absence, et la rencontre précédente du 7 février dernier pouvait paraître à une tentative de « rasage de tête » à distance.
En effet la tournure de cette assemblée générale du 9 Mai 2015, nous édifie sur le manque de clarté de l’Initiative, notamment sa genèse, l’identité des initiateurs et leurs rapports avec l’ambassade qui ne semble pas assumer son implication.
Dans une salle de cet hôtel Holiday Inn à Clichy-lagarenne, l’ambiance était électrique et teintée d’une méfiance palpable entre le bloc des initiateurs et les autres qui n’ont pas digéré le manque de clarté sur la genèse de l’Initiative.
Doter la diaspora mauritanienne en France d’une figure officielle demande beaucoup de travail et de temps, donc toute tentative de passage en force ne peut qu’échouer à coup sûr.
Par un vote à main levée, un président de séance a été élu par l’assemblée générale, en la personne de Samba Diawara, président d’un groupement d’une quarantaine d’associations mauritaniennes en France.

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Diawara Samba, président de séance.

Par la suite l’ordre du jour initial a été rejeté par vote de l’assemblée après des échanges houleux et confus entre les initiateurs et certaines personnes de l’assemblée. 

La séance d’interventions, critiques et propositions s’était ouverte dans un certain désordre regrettable avec de temps de parole trop court. 
Pourtant presque tous les intervenants ont souligné le caractère louable de l’Initiative en soi, mais indexé les manœuvres pas claires de sa genèse et une précipitation suspicieuse.

Décisions prises au final :

-Une commission de pilotage de la mise en place de la structure a été créée, 

– Appel aux associations et personnes désirant intégrer cette commission, 

– Plusieurs représentants d’associations et personnes hors associations se sont inscrits, les contacts de concertation seront pris pour une large sensibilisation. 

L’affiche-indication qui trouble…!!!

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L’affichage sur la salle dans laquelle la réunion préparatoire s’est tenue, indique l’ambassade de Mauritanie, alors que les initiateurs ont clamé haut et fort que la location aurait été faite par les cotisations d’une douzaine de volontaires. Notre blog a contacté directement un agent hôte de l’hôtel qui a confirmé que la location est au nom de l’ambassade de Mauritanie d’où la présence de l’affiche.
Il a été rappelé à plusieurs reprises que personne n’est contre l’implication de l’ambassade dans un tel projet mais beaucoup ne semblent pas comprendre pourquoi monsieur l’ambassadeur n’assume pas clairement en appelant officiellement toute la diaspora mauritanienne en France, au lieu d’une forme de sous-traitance qui ne passe pas auprès des gens avertis.

À partir de ce 9 Mai 2015, c’est un nouveau départ pour la diaspora qui doit se donner le temps nécessaire, instaurer la confiance mutuelle et la clarté imposante afin que cette entité représentative tant désirée puisse voir le jour.
Sa faisabilité doit suivre une large sensibilisation sur toute l’étendue de l’hexagone et un processus démocratique clair. L’ambassade de Mauritanie en France doit assumer et nous assister en étant pour tous les citoyens mauritaniens en France, en dehors de tous les particularismes politiciens. L’ambassadeur se doit se tenir en homme d’État d’abord, et non d’être la voix singulière des officines du parti au pouvoir.

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08-05-2015 15:10 – La France doit aider un militant anti-esclavage détenu (Signez la pétition)

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AcatFrance – Biram Dah Abeid est président d’une ONG de lutte contre l’esclavage en Mauritanie. En 2013, il a été successivement lauréat du Prix des Nations unies pour la cause des droits de l’homme et du Prix Front Line Defenders pour les défenseurs des droits de l’homme en danger.

Biram Dah Abeid, homme politique et militant antiesclavagiste de renommée internationale, est en prison à Aleg alors qu’il devrait être en liberté. Le 15 janvier 2015, le tribunal de Rosso l’a condamné à deux ans de prison pour « rassemblement illégal » et « refus de se soumettre aux ordres des autorités administratives ».

Il avait été arrêté le 11 novembre 2014 alors qu’il venait de rejoindre, dans les environs de Rosso, ses militants qui menaient une campagne pacifique de sensibilisation au sujet du droit à la terre pour les descendants d’esclaves.

Biram Dah Abeid a été arrêté arbitrairement et condamné injustement pour avoir exercé ses droits de rassemblement pacifique et d’association. Ses avocats ont fait appel.

Depuis 2013, les autorités mauritaniennes malmènent constamment l’IRA et ses membres. Cette association n’est toujours pas reconnue. Ses manifestations publiques sont régulièrement interdites ou réprimées. Ses membres font fréquemment l’objet de violences physiques, d’arrestations et de détentions arbitraires et de sanctions judiciaires iniques. L’IRA et son président charismatique gênent. Les actions de lutte contre l’esclavage qu’ils entreprennent pacifiquement sur le terrain rappellent que l’esclavage est un problème grave non encore résolu en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes considèrent a contrario que l’esclavage n’existe quasiment plus dans le pays. Embastiller son président et ses membres, c’est donc s’assurer de l’arrêt des activités de l’IRA et du silence de ces derniers.

Une mobilisation internationale à laquelle la France doit se joindre

Le 10 mars, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies a indiqué qu’il était profondément préoccupé par la sévérité de la peine prononcée contre Biram Dah Abeid et qu’il appelait à sa libération. Trois mois auparavant, le 18 décembre 2014, le Parlement européen avait condamné, dans une résolution, son « arrestation et maintien en détention » et demandé « sa mise en liberté immédiate ».

Le 19 décembre 2014, la France indiquait suivre avec attention la situation de Biram Dah Abeid et rappelait succinctement son attachement à la liberté d’expression, d’association et de manifestation pacifique, ainsi qu’au respect des droits de la défense et au droit à un procès équitable. Jusqu’à ce jour, les autorités françaises ne se sont pas encore prononcées publiquement sur la condamnation de Biram Dah Abeid. Elles n’ont pas non plus appelé publiquement à sa libération. L’ACAT s’est rendue en Mauritanie en décembre dernier. Elle a notamment rencontré l’épouse de Biram Dah Abeid pour lui exprimer son soutien.

La condamnation de Biram Dah Abeid à deux ans de prison n’est pas acceptable. Il est impératif que la France fasse entendre sa voix afin de demander la libération de Biram Dah Abeid. Nous devons nous mobiliser en ce sens auprès de François Hollande.

Source crédit: cridem.org

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Mot d’ouverture du président de l’AMDM lors de l’ouverture du 2ème colloque de fraternité

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Détails Publication : 8 mai 2015

« Certes Allah commande l’équité, la bienfaisance, et l’assistance aux proches. Et il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ».

 

Messieurs les représentants des Autorités administratives, des Organisations de la société civile, des dirigeants des partis politiques, des représentants de la presse nationale et internationale,

Messieurs les invités de l’Association Main dans la Main, en provenance des Wilayas, des Moughataas, des Adwabas et Ksour de notre chère Patrie,

Mesdames et Messieurs,

Deux années déjà nous séparent de notre dernier colloque de la fraternité, tenu sous la devise « pour que vous vous entreconnaissiez ». Ici même, avec vous, nous avions entamé une série d’activités culturelles, placées sous le sceau des merveilleux enseignements coraniques appelant à « l’entreconnaissance » et érigeant la piété comme unique étalon du mérite social « Ô hommes Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus proche d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux».

Aujourd’hui encore, nous revenons pour vivre sous l’ombre d’une des finalités majeures visées par le Coran ; nous revenons pour progresser ensemble vers la société de Justice. Notre marche vers cette société de justice sera guidée, tout au long du parcours, par le sens du verset coranique sublime –et tous les versets du Coran sont ainsi- « Certes Allah commande l’équité, la bienfaisance, et l’assistance aux proches. Et il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ». 

Sur le chemin de la société de justice, nous allons œuvrer à franchir ensemble des pas sereins, tout au long de ce deuxième colloque de la fraternité. Nous allons explorer les fondements de la justice, des degrés de sa réalisation ou de sa décadence dans notre société. Nous allons débattre de l’esclavage, de ses pesantes séquelles ainsi que des diverses formes d’exclusion qu’ont subies et que continuent de subir d’importantes franges de notre société. Nous allons essayer de comprendre les fondements et les manifestations des problèmes de cohabitation entre nos différentes communautés.

Et nous sommes tout confiance que, ensemble, nous pourrons nous frayer un chemin d’accès à la justice et à l’équité, excluant toutes les formes et survivances de l’esclavage, mettant définitivement un terme aux ruptures sociales et refermant les plaies de notre conscience meurtrie.

Mesdames et messieurs,

A l’Association Main dans la Main, qui célébrera bientôt son dixième anniversaire, nous sommes conscients que, aujourd’hui plus que jamais, un effort citoyen, global et immense, doit être fourni pour garantir une unité nationale véritable, fondée sur la justice, seule garante du maintien et de la prospérité des sociétés et des nations.

Nous espérons que notre présent colloque, que cette tribune ouverte à tous, puisse contribuer un tant soit peu à la réalisation de cet objectif.

Au nom des membres de l’Association et à mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue et déclare ouvert le deuxième colloque de la fraternité.

Que notre intention soit franche et sincère de s’engager véritablement sur le chemin de la société de justice.

On verra alors que tous les chemins de la justice, pourrait-on dire, mènent à l’Unité nationale.

Merci de votre attention.

Source crédit: amdm.mr

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La guerre des fonds d’investissement baptisḖs «fonds vautours»; en afrique

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L’initiative initiative pays pauvre très endettés (PPTE) lancée en 1996, dans son principe premier et ses intentions originelles, aurait pu, en s’appuyant sur un plan de développement convergent et non simplement émergent, être une chance pour la jeunesse africaine. Car le concept d’émergence économique a été remis en cause au profit d’un autre concept qu’est la Convergence économique qui ne se limite pas à mesurer la croissance économique mais prend en considération d’autres facteurs comme le caractère harmonieux du progrès économique et social des populations qui est mesuré à travers l’indice de développement humain. Mais elle a commis une erreur fatale, dont nous commençons seulement à mesurer les conséquences désastreuses avec la grande crise d’aujourd’hui (immigration de masse) : elle a le destin collectif, la beauté et la noblesse de la jeunesse africaine dans sa globalité à la vulgarité du capitalisme financier. Des lors, le sort en a été jeté. Tout ce qui est Noir n’a pas de valeur. L’argent, invention destinée à rationaliser le troc, a été dénaturé par celui que l’on «gagne en dormant». Cependant, les effets du capitalisme financier ne sont pas réductibles aux doctes analyses des Prix Nobel d’un pseudo économie. Car il faut rappeler que ce qu’on appelle économie consiste en un système qui, par son caractère dissipateur et destructeur, en est précisément la négation, un véritable outrage à l’économie. Selon l’économiste SANOU MBAYE et auteur de l’Afrique au secours de l’Afrique, «Trente-six pays, dont trente africains ont bénéficié d’un allégement total de 76 milliards de dollars du service de leurs dettes bilatérales et multilatérales. Toutefois, selon le Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM), ces mesures sont un trompe-œil : le stock de la dette de l’Afrique subsaharienne est passé de 2 milliards de dollars en 1970 à 331 milliards de dollars en 2012, les remboursements effectués s’élèvent à 435 milliards de dollars, soit quatre fois le capital emprunté». D’autre part l’appétit croissant de la Chine sur le continent Noir, ouvre des alternatives, mais il fait aussi courir des risques au développement de l’Afrique. En effet, des Chinois ont pris le control de certains tissus économiques des industries locales, obtenant au passage les quotas d’exportation sur les marchés occidentaux de produits africains dans le cadre des accords APE et AGOA (le Monde diplomatique mai 2015). De surcroit, les africains ont gagné le droit de s’instruire mais pas de réfléchir. On ne peut que constater, encore une fois, la capacité de la sémantique à abuser les esprits, à entretenir savamment les malentendus pour compromettre toute une génération d’africain. La prédation humaine c’est-à-dire le «capitalisme dévastateur» qu’affronte l’Afrique n’est pas de même nature que la prédation des espèces animales. Quand un lion mange une antilope, il se contente de cette offrande de la vie. Il n’a ni banque ni entrepôt d’antilopes. C’est pourquoi l’on peut voir sur
certaines photographies le lion s’abreuver à côté du zèbre, de l’antilope ou de toute autre espèce dont il est le prédateur ; dès lors que la nécessité de s’alimenter ne se fait pas sentir, ils peuvent boire à la même mare, même s’il arrive que certains prédateurs saisissent cette occasion, qui facilité leur prédation. Bien éloigné de la réalité élémentaire de la jeunesse africaine et fondé sur l’exploitation perpétuelle de l’Afrique laborieuse, le capitalisme dévastateur a piégé la jeunesse africaine de ses fantasmes dont le déferlement des hordes des multinationales impérialistes qui sont sources de violences et de meurtres conduit la jeunesse de ce continent à cette immigration suicidaire de masse. Une nouvelle crise de la dette guette l’Afrique. En effet la dandinette du FMI, Mme Christine Lagarde, s’en est émue auprès des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale de l’Afrique subsaharienne en mai 2014 à Maputo, au Mozambique : «les gouverneurs devraient se montrer attentifs et prudents afin de ne pas surcharger leur pays en dette publique», a-t-elle alerté, avant d’ajouter que si cela représentait «un financement supplémentaire», c’était aussi «une vulnérabilité supplémentaire». (Les Echos, 30 mai 2014). Combien temps encore la supercherie va durer ?

Article écrit par :
M. Mamadou Adama SAKHO

Source crédit: L’auteur de l’article pour RV-AFRICA INFOS.

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07-05-2015 19:30 – Manipulations et mensonges d’état : la sante de Djiby Sow en danger/Une opération des reins s’impose

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Kawtal – Manipulations, mensonges, laisser-aller, tout cela pour tuer à petits feux le combattant Djiby Sow. Dès le 01 mars 2015, le professeur Cheikh Ahmed de l’Hôpital National prescrit un scanner à Djiby et lui donne un rendez-vous pour le 15 mars.

Ce scanner qui devait être fait dans la quinzaine, n’eut lieu qu’un mois et demi après, le 23 avril 2015. Pourquoi ? A cause des manipulations et des mensonges de l’administration pénitentiaire qui soutient ne recevoir que des ordres de sa hiérarchie.

Au début, on dit à Djiby que le scanner de l’Hôpital National était en panne, Djiby exigea alors qu’on l’amène faire son scanner dans le privé ou à l’hôpital militaire qui est le plus équipé du pays et qui ne semble être réservé qu’à une certaine élite. Refus de l’administration qui soutient que les prisonniers n’avaient le droit aux soins que dans les hôpitaux publics. Bien sûr que tout cela n’était que mensonges, alors que même le scanner de l’Hôpital National était en parfait état de fonctionnement.

La galère des mensonges ne s’arrêta pas là. Après avoir fait le scanner le 23 avril, on lui donna rendez-vous pour le 29 avril pour la récupération des résultats. Au 29, l’administration soutint encore que les résultats n’étaient pas sortis ! Et c’est seulement après un conflit ouvert qu’il déclencha contre l’administration pénitentiaire, qu’il eut droit à finalement aller récupérer ses résultats une semaine après la date prescrite.

Et c’est bien sûr, le médecin qui s’en étonna, et qui affirma que les résultats étaient bel et bien disponibles depuis le 29 avril, comme d’ailleurs il affirma que le scanner n’a jamais été en panne cette année.

Et c’est finalement ce matin même (07 mai 2015), deux mois après son rendez-vous officiel, que Djiby Sow put voir l’Urologue, le Professeur Cheikh Ahmed de l’Hôpital National pour lui présenter les résultats du scanner.

Les résultats sont sans appel : Djiby doit subir une opération du rein droit suite à des calculs rénaux. Pour cela, il faudrait encore au préalable, une série de radios et d’examens pour un bilan général. Que fera encore l’administration dans sa logique qui n’est autre que faire tout pour laisser mourir à petits feux un prisonnier d’opinion ?

Malheureusement ce cas n’est pas le seul. Djiby avait aussi pu voir la dermatologue, Dr Mariame Kébé de l’Hôpital National, c’était le 12 avril 2015. La dermatologue avait prescrit une ordonnance qu’il devait prendre pour revenir la voir le 21 avril, c’est-à-dire une semaine après le premier rendez-vous. Au 21, dans sa même logique, l’administration inventa un nouveau mensonge pour dire que la dermatologue était absente.

Suite encore à un conflit que Djiby déclencha en prison, il pu se rendre chez Dr Kébé sans rendez-vous et sans être accompagné des infirmiers de la prison, qui d’ailleurs confisquèrent son dossier médical. Dr Mariame Kébé soutient n’avoir jamais été absente après s’être étonnée que Djiby n’ait pas respecté son rendez-vous malgré la gravité de son cas.

Aujourd’hui, Djiby doit subir une opération délicate, alors qu’il ne pourra être suivi que par le service infirmier de la prison civile, lequel, nous le savons désormais, ne cherche que sa mort.

Kawtal, solidaire de son Président refuse cela et exige sa libération immédiate et sans conditions, ainsi que son évacuation vers l’extérieur pour des soins plus adaptés.

Kawtal rend le gouvernement mauritanien responsable de tout ce qui adviendra à Djiby Sow, et prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur la volonté manifeste du gouvernement mauritanien d’attenter à la vie de Djiby.

Kawtal informe l’opinion nationale et la communauté internationale de sa décision de porter la question devant les juridictions et les institutions nationales et internationales compétentes.

Nouakchott, le 07 mai 2015

La cellule de communication

Source crédit :cridem.org

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06-05-2015 21:47 – « Seules subsistent des séquelles de l’esclavage » en Mauritanie (président)

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Afrique Expansion Magazine – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que l’esclavage n’existait plus dans le pays, mais qu’il en subsistait « des séquelles » que les autorités tentent d’éliminer, accusant les ONG d’en faire « un fonds de commerce ».

« L’esclavage n’existe plus dans le pays. Seules subsistent des séquelles de ce phénomène, que nous faisons tout pour traiter », a déclaré le président Aziz lors d’une conférence de presse dans la nuit de mardi à mercredi à Nouakchott.

« La lutte contre les séquelles de l’esclavage, c’est ce que nous faisons, en allant vers eux (les anciens esclaves et leurs descendants, NDLR) pour leur offrir de l’eau, des écoles, des routes, les regrouper pour mieux les servir », a-t-il ajouté.

Il a accusé les ONG anti-esclavagistes de nuire à ces efforts, en « détruisant la cohésion sociale », appelant à « l’unité de tous pour affronter ensemble » cette question.

« Ces derniers venus dans la lutte contre l’esclavage, dont d’anciens esclavagistes, nous tirent dessus et passent pour (des) victimes et font du phénomène un fonds de commerce, de gloire », a affirmé M. Aziz.

Plusieurs milliers de descendants d’esclaves maures, les « haratine », ont manifesté le 30 avril à Nouakchott pour revendiquer la justice et l’abolition des discriminations.

Plusieurs militants anti-esclavagistes ont été arrêtés ces derniers mois, dont le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Ould Dah Ould Abeid, condamné le 15 janvier avec deux autres militants pour « appartenance à une organisation non autorisée », un jugement dont ils ont fait appel.

Le gouvernement a adopté en avril un projet de loi renforçant la répression de l’esclavage, notamment par des peines plus sévères.

L’esclavage a officiellement été aboli en 1981 en Mauritanie.  Depuis 2007, les personnes reconnues coupables d’esclavagisme y encourent  des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison mais le phénomène et les  pratiques qui y sont liées perdurent néanmoins, selon des ONG.

Ainsi, selon Amnesty International, « en Mauritanie, les descendants d’esclaves qui travaillent la terre sans aucun droit sont obligés de donner une part de leur récolte à leurs maîtres traditionnels ».

Le président Aziz a par ailleurs jugé « irrecevables » les exigences que lui a présentées dans un document l’opposition pour un dialogue politique « inclusif ». Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, opposition radicale) demande notamment dans ce document la dissolution de la garde présidentielle, la mise à l’écart de l’armée du jeu politique et une déclaration du patrimoine du président de la République.

« Dissoudre une unité de l’armée, en quoi cela ferait-il avancer un dialogue politique? », a rétorqué M. Aziz, appelant à un « dialogue direct, sans préalables ».

Source crédit :cridem.org

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04-05-2015 18:45 – Arrestation de l’activiste de l’IRA Mohamed Vall Ould Nouh

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Essirage – La police mauritanienne a arrêté l’activiste du congrès des jeunes harratines Mohamed Vall Ould Nouh, qui selon des sources proches de ses parents, a été conduit vers un endroit inconnu. Ould Nouh est un activiste au sein de l’IRA.

Il a demandé dernièrement dans un tweet publié sur sa page facebook, l’internationalisation de la question des harratines, qualifiant le congrès des jeunes harratines, organisé actuellement, dans la capitale sénégalaise Dakar, de première étape dans la voie de la mondialisation du dossier des anciens esclaves.

Selon l’activiste Mohamed Vall, les organisateurs du congrès des jeunes harratines à Dakar forme un groupe issu de cette communauté, comprenant des Professeurs, des écrivains et des penseurs ainsi que des universitaires mauritaniens étudiant à l’étranger, indépendant de tout parti politique ou militantiste en Mauritanie ou à l’extérieur, ayant pour objectif l’uniformisation de la question des harratines, dans le monde, disposant de son autonomie de décision et de financement.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit: cridem.org

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04-05-2015 14:30 – Cérémonie d’inauguration du BERGEFS Consulting [photoReportage]

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BERGEFS Consulting – Le Bureau d’Etudes et de Recherches sur le Genre, l’Education et les Faits de Sociétés (BERGEFS Consulting) a célébré, ce samedi 02 mai, la cérémonie d’inauguration de ses nouveaux locaux et du lancement officiel de ses activités. Durant cette fête, la Mauritanie, dans sa diversité, était au rendez-vous.

Cette cérémonie, qui a duré plus de deux heures, a réuni plusieurs profils : membres de la société civile, professeurs de l’université, membres d’institutions internationales, journalistes, chercheur(e)s, professionnels…

Après l’accueil et l’installation des invités par l’équipe du BERGEFS Consulting, le mot d’ouverture a été donné par la directrice de la structure, Baye Tidiane Diagana. Cette dernière a souhaité la bienvenue aux invités et les a remerciés de leur présence.

En guise d’ouverture de la nouvelle structure, la Fatihâ a été récitée par Imam Sarr. Ayant repris la parole, la directrice du BERGEFS Consulting a présenté la structure tout en mettent en exergue son importance, ses missions, sa devise et surtout son apport à la société mauritanienne dans toute sa diversité…

Par la suite, une conférence-débats sur la problématique des violences basées sur le genre en Mauritanie a été animée par le professeur émérite de sociologie Cheikh Saad Mbouh Kamara, Madame Zeynab Taleb Moussa de l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AMSME) et Monsieur Boubacar Ould Massaoud de SOS Esclaves.

Le Professeur Kamara, conférencier et modérateur, a fait un état des lieux de la problématique des violences faites aux femmes tout en établissant la typologie de ces violences (mutilations génitales féminines, violences sur les lieux de travail, polygamie forcée, lévirat, sororat, tatouage…).

Dans sa présentation, il a commencé par faire une brève présentation de la société mauritanienne tout en mettant l’accent sur la religion (l’Islam) et les tiraillements entre « deux groupes extrêmes : arabe et négro-mauritanien». Aussi, il a souligné l’importance de la place qu’occupent les femmes dans la société en tant que mères, épouses, agents économiques, vectrices de traditions, personnes qui défendent les droits humains…

Madame Zeynab Moussa Taleb est intervenue sur les violences sexuelles. Au début de son intervention, elle a présenté l’ONG dont elle est présidente. Cette structure (AMSME), qui existe depuis une quinzaine d’années, ne s’occupe que des violences sexuelles.

Selon elle, au sein de l’AMSME, « toute victime est un projet de vie individualisé ». Parlant de ce type de violences, elle a établi une typologie (abus sexuels, viol, inceste et pédophilie) et a mis en exergue ses conséquences (fistule obstétricale, IST, VIH Sida, Hépatite B, image négative de soi, refus des hommes et des autres, abandon de la scolarité, perte de la virginité, suicide…).

Elle soutient aussi qu’il faut éviter d’exposer les victimes sur les médias en établissant leurs identités (noms, prénoms, photos…) car cela peut porter atteinte à celles-ci. Madame Zeynab Taleb Moussa a invité l’auditoire à réfléchir ensemble sur les causes de ces violences sexuelles.

Monsieur Boubacar Massaoud, quant à lui, a parlé des violences faites aux femmes et des pratiques esclavagistes. Dans son exposé, ce conférencier a commencé par définir l’esclavage qui, selon lui, se présente comme étant une appropriation de personnes. Dans ce cadre, pour lui, les femmes dites esclaves sont possédées par leurs maitres qui les considèrent comme étant leurs propriétés. Maltraitées, objets sexuels…, ces femmes sont parfois en état de grossesse.

Toujours selon Massaoud, le fait qui désole davantage réside dans le patronyme des enfants qui naissent dans cette situation : ils ne portent pas le nom paternel mais plutôt celui maternel. Pour argumenter ses propos, il a donné quelques exemples de femmes violentées. Dans son intervention, il a insisté sur le rôle essentiel joué par les femmes dans le cadre des droits humains et de la société.

D’ailleurs, pour lui, ‘‘toute la société repose sur la femme’’.

Après ces différentes présentations, la parole a été donnée à l’auditoire. Professeurs, chercheurs, professionnels, journalistes… ont pris la parole, les uns après les autres, pour féliciter cette initiative, intervenir et/ou poser des questions. Cette conférence-débats a été un échange interactif entre les conférenciers et l’auditoire.

La cérémonie a été clôturée aux environs de 20h30 par un cocktail auquel tout le monde a pris part.

Ainsi, le BERGEFS Consulting, qui est le premier bureau d’études purement sociologiques en Mauritanie, envisage, par le biais de ses diverses missions et de sa devise (Penser et Développer la Société Autrement), apporter sa pierre à la construction de l’édifice national voire international.

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Source crédit: cridem.org

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