Un cri osé…!!!

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Dans le film série Omar ( Umar Ibn khattab Ras), un personnage émissaire de l’empire perse disait après sa rencontre avec le calife:  » on peut apprendre beaucoup de son adversaire que de ses partisans… « , et il s’était étonné de la sobriété et l’accessibilité du deuxième calife alors que son armée faisait trembler tous les puissants vivant dans le luxe dans plusieurs contrées… !!!

Nos Ulémas ont pu faire sauter certains de leurs verrous psychologiques sur l’héritage idéologique sous couverture religieuse concernant l’esclavage grâce à l’activisme du mouvement IRA et en particulier l’autodafé d’un certain vendredi 27 Avril 2012. #IRA vivra pour notre bien commun inch’Allah.

Le 26 Mars 2015, le désaveu tombe et la plaque de verre fissurée en Avril 2012 par l’autodafé, s’est trouée subitement. En effet, ce jour, l’association des Ulémas du pays émet une Fatwa qui rend désormais Haram ( illicite -illégale ) toutes les pratiques esclavagistes et d’autres assimilées au nom de l’islam. Pour eux mêmes (le clergé tribalo-ethnique), désormais les contenus de livres codifiant la  chosification de l’Homme esclave sont caducs et ant-islamiques.
Le temps et la détermination exemplaire de Biram Dah Abeid et ses soutiens indéfectibles connus ou anonymes ont eu raison des certitudes héritées et transmises par des écrits datant de 800 ans pour figer la condition sociale d’une catégorie spécifique de l’humanité .

Ce 27 Avril 2015, troisième anniversaire de cet acte courageux, toutes nos pensées fraternelles et militantes vont aux leaders abolitionnistes qui sont privés injustement de leur liberté par une institution judiciaire sous ordres d’un pouvoir exécutif qui trébuche incessamment dans sa fuite en avant.

SoninkIdees-J’ose

27-04-2015 17:16 – Kosmos Energy annonce une importante découverte de gaz au large des côtes de la Mauritanie

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Le Calame – DAllas, Texas, le 27 avril 2015 – Kosmos Energy (NYSE : KOS) a annoncé aujourd’hui que le puits d’exploration Tortue-1 foré sur le Bloc C-8 au large des côtes de la Mauritanie pour tester le prospect Tortue Ouest, qui fait partie du Complexe Tortue, a permis de découvrir un important gisement de gaz.

D’après les premiers résultats des analyses de forage et de diagraphie intermédiaire à une profondeur de 4 630 mètres, le puits Tortue-1 a percé une couche productrice d’hydrocarbures nette de 107 mètres (soit 351 pieds). Le puits de découverte a rencontré un gisement unique de gaz dans l’objectif primaire du Cénomanien inférieur.

Le Cénomanien inférieur se compose de trois réservoirs multi-darcy d’excellente qualité, d’une épaisseur totale de 88 mètres (soit 288 pieds), sur un intervalle brut porteur d’hydrocarbures de 160 mètres (soit 528 pieds). Le puits a permis de pénétrer une quatrième zone de 19 mètres d’épaisseur (soit 62 pieds) dans le Cénomanien supérieur secondaire sur un intervalle brut porteur d’hydrocarbures de 150 mètres (soit 492 pieds).

Andrew G. Inglis, Président Directeur Général, s’est exprimé en ces termes : « Du point de vue du volume, le puits Tortue-1 a dépassé toutes nos espérances et a permis de découvrir de vastes ressources gazières. L’imagerie sismique que nous possédons indique que l’étendue de Tortue Ouest pourrait couvrir environ 90 kilomètres carré, ce que le forage d’appréciation permettra de mieux définir.

Plus important encore, d’après les résultats obtenus et l’excellent calibrage puits-sismique, le puits Tortue-1 a permis de considérablement réduire les risques relatifs à notre position en eau profonde en Mauritanie, qui couvre quelques 27 000 kilomètres carré de superficie sous-explorée.

Notre superficie présente une prospectivité de suivi importante, notamment avec une large gamme d’objectifs et de zones utiles dans le Cénomanien ainsi que dans le Crétacé plus profond, avec une forte dépendance.

Un programme d’appréciation est actuellement en cours de planification dans le but de délimiter la découverte Tortue Ouest. En outre, le forage du puits d’exploration Marsouin-1, qui se trouve dans la partie centrale du Bloc C-8, devrait démarrer dans le courant du troisième trimestre 2015.

Un programme d’exploration est actuellement en phase de préparation pour tester d’autres prospects dans le Complexe Tortue, qui s’étend jusque dans le Bloc St. Louis Offshore Profond au Sénégal ; ces prospects comprennent notamment les prospects Tortue Est et Tortue Nord. Pour soutenir ce programme, une étude sismique 3D réalisée sur les blocs sénégalais en 2014 est actuellement en cours de traitement et d’interprétation.

Brian F. Maxted, Directeur de l’exploration, a déclaré : « Cette importante découverte, qui ouvre un nouvel objectif, conforte notre stratégie d’exploration en zones frontières avec, pour l’heure, un puits sur trois de réalisés dans la « 2ème manche » de notre campagne.

Les résultats obtenus prouvent que le modèle économique organique en eau profonde que nous appliquons, qui cible un accès précoce dans le but d’établir de larges positions avec une prospectivité dépendante de suivi, peut créer une importante valeur pour nos actionnaires. »

Situé à environ 285 kilomètres au sud-ouest de Nouakchott par 2 700 mètres de profondeur d’eau et foré par le navire Atwood Achiever, le puits Tortue-1 est toujours en cours de forage pour atteindre une profondeur totale prévue d’environ 5 250 mètres.

Kosmos détient actuellement une participation de 90 % dans le Prospect Tortue, la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier (SMHPM) détenant les 10 % restants. Depuis 2012, Kosmos détient des droits d’exploration pour les zones contractuelles C-8, C-12 et C-13, octroyés dans le cadre de contrats de partage de la production passés avec le gouvernement mauritanien.

En mars 2015, Chevron Mauritania Exploration Limited, une société détenue en totalité par Chevron Corporation (NYSE : CVX), a acquis une participation non-opérée de 30 % dans les zones contractuelles C-8, C-12 et C-13 dans le cadre de contrats de partage de la production.

Chevron a la possibilité de participer à hauteur de 30 % dans le Prospect Tortue, sous réserve de payer une part disproportionnée des coûts liés au puits d’exploration Tortue-1. Les blocs sont contigus et sont situés dans des profondeurs d’eau s’échelonnant de 1 000 à 3 000 mètres. Leur superficie combinée est d’environ 27 000 kilomètres carré.

À propos de Kosmos Energy

Kosmos Energy compte parmi les meilleures sociétés indépendantes d’exploration et de production de pétrole et de gaz ; son intérêt porte notamment sur les zones frontières et régions émergentes le long de la Marge Atlantique.

Nos actifs comprennent actuellement une production existante ainsi que d’autres projets majeurs de développement au large des côtes du Ghana, auxquels s’ajoutent des permis d’exploration avec un potentiel important d’hydrocarbures au large des côtes de l’Irlande, de la Mauritanie, du Maroc (y compris au Sahara occidental), du Portugal, du Sénégal et du Suriname. En tant qu’entreprise éthique et transparente, Kosmos est déterminée à faire les choses comme il se doit.

Les principes commerciaux de la société sont la preuve de notre engagement envers la transparence, l’éthique, les droits de l’homme, la sécurité et l’environnement. Pour de plus amples informations sur l’engagement de Kosmos, vous pouvez vous référer au Rapport 2013 sur la responsabilité de l’entreprise, 2013 Corporate Responsibility Report.

Kosmos est cotée en bourse du New York Stock Exchange, sous le symbole KOS. Pour tout renseignement complémentaire, visitez le site http://www.kosmosenergy.com.

Énoncés prospectifs

Ce communiqué de presse contient des énoncés de nature prospective au sens de l’article 27A de la loi américaine « Securities Act » de 1933 et de l’article 21E de la loi américaine « Securities Exchange Act » de 1934. Tous les énoncés, autres que les données historiques, inclus dans le présent communiqué et concernant nos activités, des événements ou des développements qui, selon les attentes ou les prévisions de Kosmos, se réaliseront ou pourraient se réaliser à l’avenir, sont des énoncés prospectifs.

Les estimations et énoncés prospectifs de Kosmos sont fondés sur ses attentes actuelles et estimations d’événements et tendances futurs, qui auront ou pourront avoir un effet sur ses affaires et activités. Même si Kosmos pense que ces estimations et énoncés prospectifs se fondent sur des hypothèses raisonnables, ils sont cependant tributaires de plusieurs incertitudes et risques, et ne sont formulés qu’à la lumière des renseignements actuellement disponibles à Kosmos.

Dans le présent communiqué de presse, les mots comme « prévoir », « croire », « avoir l’intention », « s’attendre », « planifier » et les mots et expressions semblables ainsi que l’emploi du futur visent à dénoter des énoncés prospectifs. Ces énoncés sont assujettis à un certain nombre d’hypothèses, risques et incertitudes, dont beaucoup sont indépendants de la volonté de Kosmos.

Les résultats enregistrés peuvent donc être sensiblement différents de ceux suggérés ou exprimés dans les énoncés. Des renseignements complémentaires sur ces hypothèses, risques et incertitudes sont disponibles dans nos rapports à la Securities and Exchange Commission (« SEC »).

Kosmos décline toute obligation de mettre à jour ou de corriger ces énoncés prospectifs afin de tenir compte de la survenance d’événements ou de circonstances après la date du présent communiqué, sauf si la loi l’exige. Vous ne devriez donc pas vous fier indûment à ces énoncés prospectifs, lesquels sont valables uniquement à la date de publication du présent communiqué de presse. Tous les énoncés prospectifs sont faits sous réserve de la présente mise en garde.

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Contact :
Relations investisseurs
Neal Shah
+1.214.445.9628
nshah@kosmosenergy.com
Relations médias
Thomas Golembeski
+1.214.445.9674
tgolembeski@kosmosenergy.com

Source crédit :cridem.org

SoninkIdees-J’ose

27-04-2015 13:12 – Communiqué de presse à l’occasion du 3ème anniversaire du Manifeste des Haratines

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TPMN – Touche pas à ma nationalité est solidaire de la marche des Haratines pour la justice, la liberté, l’égalité et pour une Mauritanie réconciliée.

Nous appelons nos militants et sympathisants ainsi que tous ceux qui aspirent à une Mauritanie égalitaire, une et plurielle à se joindre à cette marche des opprimés, victimes de l’esclavage, du racisme et de l’exclusion.

La marche partira de la Nouvelle Maison des jeunes, ce mercredi 29 avril 2015, à 16 heures.

Nouakchott, le 26 avril 2015

Pour le Bureau Exécutif,

Le Président,

Alassane DIA

Source crédit :cridem.org

SoninkIdees-J’ose

Biram Dah Abeid, un homme face aux Ulémas: le désaveu, avril 2012- Mars 2015

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Il y a 3 ans, presque jour pour jour, un homme engagé et doté d’une détermination hors du commun, mettait un coup rude à l’anse idéologique du système esclavagiste mauritanien. En effet, le vendredi 27 Avril 2012 , après la grande prière, Monsieur  Biram Dah Abeid par un autodafé symbolique, montrait au monde entier que les pratiques esclavagistes sont contenues et codifiées dans des manuels de référence que nous faisons semblant d’ignorer.
Ces manuels dits référencés improprement à l’école jurisprudentielle malikite, contiennent une véritable pensée de chosification de l’Homme esclave qui est défini comme une propriété de son maître, au même niveau que le turban de ce dernier. La figure monumentale de l’illustre imam de Medine, Malik Ibn Anas avait été trempée par certains supposés disciples lointains de son madhab (école jurisprudentielle) dans l’Afrique du Nord et de l’Ouest.
Cette idéologie esclavagiste se décline en chapitre, en partie et sous-partie qui traitent la couche sociale servile comme un groupe sans âme ni dignité par une déshumanisation perpétuelle. Ce système obscène détruit chez l’homme esclave, toutes les notions d’honneur, de solidarité et de fraternité nécessaires à la réalisation d’un Homme comblé , créé honoré par son Son créateur Allah azwejjel.
L’évidence d’une telle injustice ne peut être imputé au message coranique que par des procédés inavoués qui soignent temporairement les intérêts égoïstes de certains clans dominants dans la société. De ce fait, certains milieux religieux se sont pactisés avec les tenants de l’ordre tribal et communautaire en vigueur par une théorisation sous couverture islamique de leurs intérêts convergents.

Par son acte inédit en espèce d’avril 2012, le leader abolitionniste, primé 2013 par un prix onusien, fissure la plaque de verre sanctifiée depuis plusieurs siècles, sous laquelle les magouilles, les humiliations, les crimes, les passions obscures et les destructions faisaient la norme émise contre un groupe jugé indigne. Après ce fameux acte fondateur d’une nouvelle donne anti-esclavagiste, le clergé trans-communautaire s’était mis en ébullition contre le Rock du désert, avec une aubaine tant attendue par le pouvoir exécutif qui se détermine en fonction des humeurs venant des tribus et communautés. 
Pendant plusieurs jours autour du banava, les barbus, les moins barbus et la masse manipulable à toutes les sauces, jurent pour un châtiment fatal pour de bon contre leader d’IRA-Mauritanie et ses camarades mis derrière les barreaux.
Ils avaient été libérés en Août de la même et la mouvance abolitionniste s’est tonifiée davantage et dans l’épreuve, certaines écorces asséchées faisant semblant d’être dans le combat sans sincérité, sont tombées par un tri heureux et constructif.
Lors de la présidentielle de juin 2014, Biram Dah Abeid arrive derrière le raïs qui avait toute l’administration en ordre de bataille pour sa réélection. Crédité de 8,7 % , le candidat indépendant a su porter la parole de justice, d’unité, d’équité, de vérité , et de paix au peuple mauritanien, et  l’Histoire dira que beaucoup d’entre nous regretteront que  leur vote aurait eu un sens s’il était mis sur le candidat abolitionniste.

Le 11 Novembre 2014, Biram Dah Abeid est arrêté dans la ville de Rosso en même temps que deux leaders défenseurs des droits humains, Brahim Bilal, vice président d’IRA-Mauritanie et Djiby Sow, président de Kawtal. Ces deux derniers venaient de finir une caravane de sensibilisation dans certaines localités du Sud mauritanien où un nouvel ordre de l’agro-business dépouille peu à peu les paysans démunis sous une évidente complicité des autorités. À la suite du procès qui a dépassé un cas judiciaire particulier, nos 3 leaders avaient été condamnés à 2 ans d’emprisonnement le 15 janvier 2015, et transférés à la prison d’Aleg.
Une mobilisation nationale et internationale s’est accentuée et la cause abolitionniste gagne plus de sympathisants, et les autorités politico-religieuses sont dévoilées sur la couverture religieuse de l’ordre esclavagiste qui menace l’existence même de notre jeune Nation bricolée sur des non-dits et de l’esquive.

Le 26 Mars 2015, le désaveu tombe et la plaque de verre fissurée en Avril 2012 par l’autodafé, s’est trouée subitement. En effet, ce jour, l’association des Ulémas du pays émet une Fatwa qui rend désormais Haram ( illicite -illégale ) toutes les pratiques esclavagistes et d’autres assimilées au nom de l’islam. Pour eux mêmes (le clergé tribalo-ethnique), désormais les contenus de livres codifiant la  chosification de l’Homme esclave sont caducs et ant-islamiques.
Le temps et la détermination exemplaire de Biram Dah Abeid et ses soutiens indéfectibles connus ou anonymes ont eu raison des certitudes héritées et transmises par des écrits datant de 800 ans pour figer la condition sociale d’une catégorie spécifique de l’humanité .

Ce 27 Avril 2015, troisième anniversaire de cet acte courageux, toutes nos pensées fraternelles et militantes vont aux leaders abolitionnistes qui sont privés injustement de leur liberté par une institution judiciaire sous ordres d’un pouvoir exécutif qui trébuche incessamment dans sa fuite en avant.

K.S

Manifestation à Paris le samedi 25 avril 2015

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Boolumbal Boolumbal

Répondant à l’appel du collectif des organisions Mauritaniennes de France, les Mauritaniennes et mauritaniens se sont mobilisés le samedi 25 avril 2015 à Paris pour commémorer les déportations des milliers de noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali dans les années 1989 à 1991 sous le régime raciste et dictatorial de Maouya Ould Sid’Ahmed Taaya.

Il faut rappeler que prés de 190 000 personnes ont été déportés au Sénégal et au Mali et plus de 860 civils enterrés dans les fosses communes à Wothie et à Sorimale, des femmes violées et éventrées et villages brûlés dans le sud de la de Mauritanie, plus de 750 militaires noirs exécutés extra judiciairement dans toutes les casernes militaires du pays et dont 28 soldats ont été pendus à Inal dans le nord du pays plus précisément dans la région de Dakhat de Nouadhibou, dans la nuit 27 novembre 1990 pour fêter l’anniversaire de la Mauritanie.

Les manifestants ont marché de place Trocadéro jusqu’à l’ambassade de la Mauritanie à Paris et exigent :
-Que le retour effectué soit officialisé par des actes et le rétablissement plein et entier, de tous ceux qui sont revenus, dans leur droit et une indemnisation de tous les préjudices subis.

– Demandent à la communauté internationale d’user de tous les moyens en sa possession pour amener la Mauritanie, dès lors qu’elle a reconnue sa pleine responsabilité dans les déportations d’avril 1989, à assumer concrètement les engagements pris devant les communautés nationales et internationales

– Appellent tous leurs compatriotes à un réel sursaut patriotique contre cette injustice qui n’a que trop duré.
Par la même occasion les manifestants dénoncent vivement l’enrôlement raciste et discriminatoire des mauritaniens de France comme en Mauritanie.

Source crédit: boulumbal

SoninkIdees-J’ose

24-04-2015 05:30 – Silence complice

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L’Authentique – Cela fait une semaine, jour pour jour que Parquet a décidé que le procès en appel de Biram Dah Abeid – président d’IRA – ; Brahim Bilal Ramdhane et Sow Djibi va se dérouler à Aleg.

Depuis, IRA ne cesse pas de dénoncer cette décision qu’elle considère comme une violation flagrante de la loi dans la mesure où le procès en appel doit normalement se dérouler dans une localité couverte par la Cour d’appel de Nouakchott, c’est-à-dire Nouakchott, Rosso ou Akjoujt.

Seulement, exception faite de leurs avocats qui les accompagnent dans cette bataille, il n’y a point de voix de solidarité. Les Ong des droits de l’homme, et surtout la classe politique sont restées toutes muettes, s’interdisant de réagir. Ici, pourtant, il ne s’agit pas de s’ingérer dans une affaire pendante en justice ; il s’agit d’une affaire publique qui doit requérir la réaction de l’ensemble des acteurs publics du pays !

Ils ont ainsi bien raison, ces militants de IRA qui reprochent à ces acteurs, d’avoir appliqué à propos l’attitude de l’Autriche face au danger. Il ont raison de constater que tout se passe dans l’indifférence la plus totale de ceux qui s’agitent pour un oui ou pour un non au nom de la  » nécessité de respecter l’Etat de droit « .

Ils ont raison sur toute la longueur de la ligne. D’ailleurs, ils ne nous font que rafraichir la mémoire et nous rappellent que dans ce pays, tout va à gauche ; tout est sélectif. Notre  » applaudissement  » est sélectif. Notre condamnation de faits est sélective.

Notre approbation est sélective. Notre joie est  » sélective « . Notre  » solidarité  » et notre  » indignation  » le sont autant. Tout se mesure à l’aune des intérêts personnels, des intérêts du groupe, de l’ethnie, de la tribu, du clan et ensuite viennent les grands principes qui ne sont agités que pour gêner un adversaire ou encenser un allié.

Et dans le cas des otages de l’IRA, la flagrance est assez évidente : le silence croisé des responsables de l’opposition, celui des  » justes  » de la majorité et l’inertie des organisations locales des droits de l’homme sautent aux yeux et suscitent beaucoup d’interrogations.

Pour expliquer ce  » silence « , les militants de IRA ont avancé des hypothèses qui semblent être assez plausibles : le reflexe du système de domination a joué. Il s’est même imposé à tous, y compris ceux-là même qui sont les premières victimes de cette injustice séculaire, mais foncièrement injuste et de plus en plus insupportable pour ceux qui ont subi le joug esclavagiste depuis la nuit des temps.

Oui,  » le système esclavagiste  » s’est réfugié derrière un silence bancal pour laisser passer l’orage. Juste le temps que le couperet implacable du système s’abatte sur les  » récalcitrants  » révoltés qui n’ont fait qu’exprimer une position radicale contre les fondements contestables de l’esclavagisme dans la version locale de l’islam mauritanien.

On se rappelle encore qu’à l’éclatement de cette affaire, tout avait été manipulé par ce système pour que les  » fauteurs  » soient châtiés. Très vite, tous les segments de  » l’ordre social  » dominant s’étaient sentis offusqués de cette attitude et ont souhaité, intimement, que la plus terrible des vengeances s’abatte sur Biram et ses  » disciples « .

L’opinion avait été si bien préparée à la cause du jour que les avis contraires ne pouvaient plus s’exprimer. D’où ce silence troublant et même inexplicable pour les gens de l’opposition et l’Ordre des avocats. Ici, même les salafistes ont toutefois eu le courage de dénoncer l’acharnement, l’instrumentalisation et le  » détournement  » des textes pour assouvir une vengeance païenne en préparation.

Encore une fois, IRA casse la monotonie de l’ordre des injustes et fracasse le mur de silence que veulent ériger les prétendus défenseurs des grandes causes pour donner le temps aux prédateurs du droit de tuer dans l’œuf les défenseurs d’une cause gagnée d’avance ! Sera-t-elle entendue ? Rien n’est moins sûr.

Amar Ould Béjà

Source crédit: cridem.org

SoninkIdees-J’ose

[22/04/2015] Editorial: A Messaoud pour l’histoire

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Les politiques mauritaniens s’activent pour le dialogue. Un dialogue entre le pouvoir, la société civile et les différents pôles politiques de l’opposition. Des propositions sont émises par les uns et les autres. Mais les propositions de certains politiques – et non les moindres – sont plus électoralistes et très éloignées des solutions à la crise profonde dont souffre le pays. Ce qui traduit un net déphasage entre les citoyens mauritaniens et ses hommes politiques qui, pourtant, décident de leur avenir.
Pour les Mauritaniens, les principaux problèmes qui requièrent une solution d’urgence ne sont pas d’ordre électoral mais plutôt la déclinaison d’un projet de société clair, sans aucune ambiguïté, pour une Mauritanie réconciliée.
C’est dire que les Mauritaniens n’ont que faire d’un dialogue qui n’aurait pas pour ambition une Mauritanie juste et égalitaire.
Un dialogue qui ne prendrait pas en charge la refondation ne serait, une fois encore, qu’une rencontre politique pour renforcer le système qui a abêti la Mauritanie et continue de la maintenir dans un sous-développement aussi bien économique que culturel ; car, c’est bien ce système qui promeut et continue de promouvoir les contre-valeurs sapant la dignité des Mauritaniens, leur unité et leur désir de vivre ensemble. Et ce système, nous le savons, est nourri de l’intérieur comme de l’extérieur. Car beaucoup de ceux qui méprisent la Mauritanie et les Mauritaniens se retrouvent dans les deux camps. Le camp du pouvoir et le camp de l’opposition. Deux camps dont le seul souci c’est le combat pour le pouvoir.
Or, le combat pour le pouvoir uniquement n’intéresse pas le Mauritanien lambda dont la préoccupation est plutôt comment repenser ce projet de pays qu’est la Mauritanie que les hommes politiques ont ramené à sa plus simple expression ces dernières décennies ; par leur incivisme, leur cynisme et le dédain qu’ils ressentent – et expriment pour certains – face à l’unité des Mauritaniens…
On parle encore de dialogue. Un autre dialogue, encore… Le pouvoir dit qu’aucun sujet n’est tabou. C’est bien, mais le problème ce n’est pas l’entame mais la finition car le pouvoir – de même que l’opposition, d’ailleurs – nous a habitués à tant de voltes-faces et de reniement que sa seule profession de foi ne saurait suffire à nous endormir. En tout cas, à endormir ceux pour qui l’intérêt premier c’est la Mauritanie ; ce pauvre territoire, don du désert et de l’Océan Atlantique ; pays dont les habitants doivent revisiter le passé pour expliquer son présent, afin de planifier son futur.
S’il faut prendre un exemple encore vivant de l’histoire politique de ce pays, on aurait l’embarras du choix. Et au risque de se disperser, osons citer un homme : Messaoud Ould Boulkheir. Un nom trop chargé. Mais pour le Mauritanien, Messaoud est toute une histoire. Par sa hargne, d’abord, et sa capacité à assumer son combat, ensuite ; un combat contre l’injustice ; un combat pour une Mauritanie juste et égalitaire. Quoiqu’on dise.
Pour cette Mauritanie, Messaoud est plus qu’un symbole ; une philosophie ; une méthode ; mais surtout un courage. Ce hartani qui a combattu un système d’esclavage, de racisme et de faillite morale est bien un symbole ; d’abord parce que, comme ses autres compagnons de lutte, il a su, à une époque difficile, s’attaquer au système qui, pour l’aplatir, n’avait eu de cesse de le diaboliser ; même si, de temps en temps, ce même système n’hésitait pas à lui faire les yeux doux pour l’amadouer pour, sans doute, mieux l’abattre.
Messaoud… Le système, tel un caméléon, a changé de langage à votre égard : le tribun haratine virulent d’hier est devenu aujourd’hui pour le système le combattant démocrate et le sage hartani. Mais, n’est-ce pas là une stratégie qui viserait à élever un arbre pour mieux cacher la forêt des jeunes qui s’empressent de prendre votre relève ; ces jeunes dont certains des leaders sont, à l’heure actuelle, jetés en prison ?
Messaoud… Ce système qui vous applaudit, qui a recherché votre compagnonnage dans un dialogue précédent, est le même qui a produit un certain Mohamed Abdel Aziz dans le but inavoué de se perpétuer et de mieux assurer. Vous qui n’êtes pas né de la dernière pluie le connaissez bien pour l’avoir combattu après son coup d’Etat auquel ses thuriféraires et ses adeptes avaient donné le nom peu académique de « Rectification ».
Ce système cherche à se recycler et pour cela il a encore besoin de vous ; de vous amener au dialogue et vous faire jouer le mauvais rôle qui fut le vôtre quand, laissant en rade les autres opposants, vous étiez allé signer des accords avec ce Rectificateur à la tunique de boulanger qui ne rechigne pas à tripatouiller la Constitution. Le précédent dialogue ne l’ayant pas assez satisfait, l’homme aux deux coups d’Etat en appelle à un autre pour sa propre survie et non pour celle de la Mauritanie ; notamment la Mauritanie des déshérités et des exclus dont il s’était proclamé le champion au temps, déjà lointain, où on le surnommé « Le Président des Pauvres ».
Mais, cette fois, Messaoud, vous ne pourrez pas le sauver ; car vous devrez craindre le verdict de l’histoire et l’œil du peuple qui vous épie ; ce peuple qui veut enfin vivre et ne plus servir de dindon d’une farce dont les politiciens se régalent. Ce peuple perdu, hagard, désappointé vous rappelle – vous et vos semblables – à votre devoir : celui de le sauver de vos turpitudes et de vos bagarres puériles et sans rendement. Le peuple affamé, trituré, divisé, diabolisé et utilisé abusivement a faim, a soif, a besoin de plus de liberté et la satisfaction de tous ses droits. Ce peuple vous appelle à vous surpasser pour mettre un terme à ce système qui n’arrange presque plus personne ; le peuple vous supplie de penser à l’intérêt général ; il vous dit que changer la disposition relative à l’âge des candidats à la présidence n’apportera rien à sa marmite.
Enfin, le peuple dans le désarroi vous rappelle qu’il ne saurait accepter, indéfiniment, l’emprisonnement des défenseurs d’une Mauritanie juste ; tout comme sa honte ne pourrait baisser devant l’attitude inexplicable de ses Ulémas qui « privatisent » l’Islam pour leur intérêt et celui du prince du moment.
Messaoud… pour l’histoire, reste parmi les sauveurs de ce peuple. La Mauritanie arabe, berbère, bambara, Halpoular, Haratine, Soninké, Wolof…. vous sera reconnaissante ; vous qui êtes redevable à ce peuple qui vous a tout (et tant) donné.
Oui la Mauritanie a besoin de dialogue. Mais un dialogue qui aboutit et qui enrichit et non une foire aux empoignes à l’issue de laquelle il n’y aura que de la poudre et de la fumée. Ce dialogue-là ne contribuera pas à LA REFONDATION de la Mauritanie.
Une refondation tant attendue, au triple plan politique, économique et sociale.

Camara Seydi Moussa

Source crédit: sahelinfo

SoninkIdees-J’ose

23-04-2015 09:12 – A la visite du Président Mohamed Ould Abdel Aziz a Kaédi, refusons l’hypocrisie et sauvons nos cités

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OCVIDH – Le président Mohamed Ould Abdel Aziz en battant ses cartes dans la logique d’endormir le peuple Mauritanien a entamé plusieurs visites à l’intérieur du pays dont les Hodh, Tiris Zemour, l’Assaba et ce 24 Avril 2015 c’est dans le Gorgol qu’il se rendra pour disséminer, faire avaler la pilule de la médiocrité sur sa gestion de notre chère Mauritanie.

Le général , venu au pouvoir à la suite d’un putsch militaire vient de prendre gout au pouvoir et les grandes manœuvres dilatoires ont commencé pour se pérenniser au pouvoir ; le tout puissant Allah sait que toutes ces tournées n’ont qu’un seul objectif majeur, pouvoir tripatouiller par un referendum sur la possibilité d’un troisième mandat que l’on amputerait à la volonté et au verdict du peuple ,malheureusement préoccupé par la vie chère du quotidien.

L’autre possibilité consiste de changer ou dénaturer la constitution Mauritanienne dans son contenu même imparfait, mais stabilisatrice d’une Mauritanie sous la menace permanente des secousses et remous sociaux, du fait des inégalités, des injustices, de l’esclavage et du racisme observé et maintenu sciemment dans les rouages de l’état.

L’entame d’un dialogue avec son opposition entachée des irrégularités, du double langage et de la manière la plus sélective de ces futurs interlocuteurs sont autant de vérités et d’illustrations qui masquent les réelles volontés du Président de pouvoir , trouver un consensus et un déblocage des crises politiques, sociales économiques et culturelles dans ce pays.

A travers ces tournées de noce, notre général, en perte de crédibilité et de confiance ,veut se rendre utile aux yeux d’une population analphabète et peu politisée pour les futures échéances électorales dont l’avenir immédiat nous en dira beaucoup plus ,j’en suis certain ,car l’avenir nous édifiera inchallah sur ces réelles intentions et demain, il sera jour.

Les visites trompent l’œil, basées sur le viol des consciences, sur la démagogie, les injustices et les inégalités entre les régions et les hommes ne sont nullement une méthode de gouvernance et de réussite en politique , malheureusement, l’hypocrisie et la politique du ventre prennent souvent le devant de la scène à chaque visite du président dans les régions où nos cadres se précipitent pour amadouer et supplier les populations à venir applaudir sans conviction au passage de celui qui les empêche de s’épanouir, de se recenser en leur imposant des conditions impossibles et inhumaines pour les rendre apatrides, applaudir à celui qui veut enterrer le passif humanitaire pour avoir initié une prière nulle et non avenue un 25 Mars 2009 à Kaédi sans l’implication des victimes et sans leur pardon, accueillir avec fracas celui qui entretient les gabegistes par des marchés faramineux et juteux sans contrepartie pour l’état.

Comment comprendre la précipitation de nos cadres, à vous dire d’ applaudir un président qui ne tient nullement ces promesses , qui a tué l’essor économique , culturel et le tissu social des Kaédiens, en nous privant des universités, de nos abattoirs historiques, de nos cultures vivrières par les dépossessions des terres au profit des proches et des étrangers ?

Chers kaédiens et chers cadres de la région du Gorgol, s’il y a une leçon à tirer du passé c’est maintenant ou jamais, venez dire au président que Kaédi est devenu, une ville morte, autrefois grenier de la Mauritanie, creuset des civilisations et du rayonnement culturel et religieux il est juste devenu aujourd’hui, le refuge des politiques en quête de se faire une situation ou une promotion sans en calculer les conséquences sur l’avenir de cette grande ville historique, source de vertu et de bon vivre de par sa position géographique.

Kaédiens et Kaédiennes , ne soyez pas dupes, venez dire au président que sa politique sur l’éducation, sur la santé, sur le partage des richesses nationales, sur la gestion des conflits pour citer la SNIM, sur l’agriculture et l’élevage et sa gestion  » caporaliste  » de notre cité par le non recensement de nos populations de la région du Gorgol , la privation des libertés par l’emprisonnement des militants de Droits de l’Homme, Biram Ould Dah Ould Abeid, Brahim Ould Bilal et Djiby Sow et d’autres comportements inadaptés des commis de l’administration dans la région, dont par exemple les attributions abusives des terres à des tiers alors que les propriétaires sont dans un état de dénuement total et sans défense, tels sont autant de doléances et de revendications légitimes que doivent défendre les populations et les cadres sans hypocrisie pour les beaux yeux de n’importe quel visiteur dans la région.

Fut-il le premier magistrat de la république. Allah aime la vérité et vos applaudissements dans le mensonge seraient un acte de démission et de trahison car la réalité est autre.

Bienvenu à n’importe quel Mauritanien à Kaédi mais disons-nous des vérités crues, le général a failli à ses devoirs et doit se ressaisir très vite pour la cohésion, le développement et la libération des énergies dans nos contrées sans la politisation à des fins électoralistes qui nuisent considérablement à l’économie et à la paix sociale entre les communautés nationales. Qu’Allah protège l’ensemble de la Mauritanie et la vérité reste la seule source de vertu et de bonheur pour le long terme.

Diagana Mamadou Youssouf dit Ibnou
Ex Officier de l’Armée Mauritanienne
Militant des Droits de l’Homme en France
Source crédit: cridem.org

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22-04-2015 08:29 – La Liberté d’expression, enjeux sociaux et religieux et leur incidence sur le combat pour l’égalité en Mauritanie

Mamadou Kalidou Ba – La double crise sociale et politique que traverse la Mauritanie interpelle les citoyens mauritaniens en général et les intellectuels en particulier. Il y a décidément des moments où l’expression d’une opinion devient aussi vitale chez l’être humain sensé, qu’ingurgiter une poignée de nourriture ! Une manière comme une autre de survivre…

Survivre à cette sensation d’étouffement que peut engendrer une oppression multidimensionnelle et intense ; survivre au sentiment d’être à la merci du plus fort, de celui auquel une certaine providence a attribué le pouvoir. Evidemment que derrière cette motivation presque désespérée germe en sourdine cette conviction intime que même au fond du cri de désespoir, scintille l’espérance que la douleur s’estompe, que les haines s’atténuent et que l’agitation se calme.

Le sujet que j’ai choisi d’aborder dans cette réflexion est, vous l’aurez bien compris, loin d’être des plus faciles à traiter. Car au-delà du fait qu’il est complexe par son aspect janusien, il est d’un naturel sensible qui requiert sans doute une attention particulière.

Aussi importe-t-il de s’arrêter sur les interrogations suivantes : où en sommes-nous dans la consolidation de notre liberté d’expression en Mauritanie ? Quelle attention devons-nous accorder aux enjeux sociaux en mutation ? Pour mener cette réflexion, je serai amené à m’appuyer sur des faits de notre actualité politico-religieuse récente.

1. Liberté d’expression et combat contre l’esclavage et le racisme

Interrogé plusieurs fois par des journalistes en 2013 et 2014 sur l’état de la liberté d’expression en Mauritanie, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a cessé de déclarer en substance que la liberté d’expression était une réalité indiscutable en Mauritanie avant de brandir ce qu’il considérait comme la preuve de sa déclaration : « il n’y a pas de prisonnier d’opinion en Mauritanie ».

La vérité est très éloignée d’une telle affirmation. Il faut dire que depuis l’avènement de la première transition militaire en 2005, surtout depuis 2010 donc avec le début du règne de Mohamed Ould Abdel Aziz, la Mauritanie a encore renoué avec les prisonniers d’opinion.

En 2011, Biram DAH, Président d’IRA, alors à la tête du Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion (FLERE) a été incarcéré presque trois mois, à la suite d’une tentative de libération d’une jeune Hartanya réduite à l’esclavage. Pendant la période de son incarcération, une manifestation sur deux organisées pour demander sa libération, a été réprimée.

Plus tard, en 2012, face à l’exclusion des Négro-africains dans l’enrôlement biométrique, plusieurs organisations (politiques et de la société civile) se regroupent dans un cadre de lutte dénommé Touche pas à ma Nationalité. Pour exiger à être enrôlés comme tout citoyen mauritanien, sans aucune référence à leur origine linguistique, ethnique et raciale, ces jeunes négro-africains lancent une série de manifestations hebdomadaires (sit-in, marches) pour se faire entendre. Là encore, une manifestation sur deux a été réprimée.

Le drame surviendra à Maghama lorsque la gendarmerie nationale a tiré sur des manifestants désarmés causant la mort de Lamine Mangane et à Kaédi où le jeune Bathily, entre autres, a été enlevé par la police et torturé jusqu’à perdre conscience ; il a fallu son évacuation à Nouakchott et plusieurs semaines d’hospitalisation pour qu’il recouvre sa motricité.

Au bout des mois qui ont suivi, plusieurs militants et responsables de Touche pas à ma Nationalité ont été tour à tour arrêtés obligeant parfois ces vaillants combattants à tenir des sit-in permanents devant des commissariats ou à affronter les forces de l’ordre dans la rue.

En avril 2012, c’est à nouveau, Biram DAH qui fait son retour en prison. Décidé à secouer les fondements idéologiques de la perpétuation de l’esclavage en Mauritanie, le leader d’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) après une prière de vendredi, exécute le geste symbolique de l’incinération du « Khalil » (ouvrage religieux) ! Les forces rétrogrades, effrontément esclavagistes, tapies dans l’ombre du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, qui étaient déjà à l’affût depuis quelque temps, sautent sur l’occasion !

Oui, pour elles, le moment était venu d’anéantir une bonne fois cet irréductible combattant ; ce Hratin « mablok » qui ose défier l’aristocratie dominante ! En moins de 24h, une campagne de dénigrement et surtout de diabolisation d’une rare violence est mise en branle pour rompre définitivement tout lien de sympathie entre lui et les bases populaires hratines et négro-africaines qui le soutenaient jusque là.

Ainsi, à travers les télévisions, les radios et surtout le bouche à oreille, le discours était unique : « Biram était un hérétique coupable du crime d’apostasie ; il avait incinéré les livres saints de l’Islam… ». Les prises de vue à la télévision montraient juste des couvertures maronnes avec des écritures dorées en flamme.

L’objectif était clair : semer la confusion en laissant supposer que dans ces livres il y avait le saint Coran lui-même ! Bien sûr puisque l’incinération du « Khalil » ne peut corroborer la thèse de l’apostasie, il fallait coûte que coûte faire croire que parmi les ouvrages incinérés, il y avait notre Saint Coran ! Une diabolisation qui rappelait celle qui fut orchestrée, quelques décennies plus tôt, contre les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) après la publication de leur historique « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé ».

Alors que ce document ne contenait même pas une seule phrase raciste, cette élite négro-africaine avant-gardiste a été embastillée avant d’être diabolisée au point qu’aujourd’hui encore, elle éprouve toute la peine à se débarrasser de l’image négative d’organisation raciste que le régime de Ould Taya lui affubla.

La campagne d’intoxication – qu’André Breton aurait appelé la « manipulation psychologique » – était si agressive et bien menée que nombreux furent ceux qui en succombèrent. Des manifestants, composés essentiellement de Bidhanes, surgirent de partout, à Nouakchott comme dans certaines capitales régionales avec un seul cri à la bouche : « mort à Birame ! ».

Ceux de Nouakchott furent, comme par hasard, reçus à la Présidence de la République. Oui, en bon chef, le Président Aziz sortait à la rencontre de « son seul peuple », blessé dans sa fierté aristocratique ! Aussi, en « bon leader », il leur promit de les venger ! Cette propagande donc, disais-je, fut si dense que de nombreux soutiens de Birame, dont certains parmi ses plus proches, chancelèrent sous la double pression combinée des manifestations de rue impulsées par l’UPR et ses démembrements et des déclarations et autres images diffusées à travers les télévisions et les radios.

Et pourtant, alors que la campagne faisait rage, que certains pensaient que c’en était fini de Biram, il y’eut, moins de 48h après l’acte d’incinération et 24h après son arrestation musclée, c’est-à-dire le dimanche qui a suivi, une contre-manifestation, celle-ci de soutien à Biram ! Lorsqu’après avoir bouclé un article de « contre propagande » que j’avais intitulé « Encore une conspiration !

Au secours de Biram ! », je suis arrivé devant le ministère de l’intérieur, quelle fut ma fierté de trouver ce noyau dur d’une trentaine de jeunes, banderole en mains, criant leur soutien au leader d’IRA ! J’ai joins ma modeste présence et ma voix aux leurs. A midi, nous marchâmes jusqu’à la radio nationale pour, là aussi, protester contre la campagne mensongère dont cet organe de presse se faisait l’écho…

Au fil des jours, la vérité repris petit à petit le dessus sur le mensonge et les militants et sympathisants des causes justes reprirent leurs esprits. Au bout de deux semaines, c’étaient des milliers de Mauritaniens qui se regroupaient en face de la nouvelle maison des jeunes, chaque semaine, pour entamer une marche de soutien au leader abolitionniste…

2. Liberté d’expression, caste et Islam

Dans le dernier semestre de l’an 2014, à la surprise générale du commun des Mauritaniens, on voit se déchainer dans les rues de Nouakchott et Nouadhibou les mêmes hordes manifestantes réclamant la mise à mort d’un homme. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette fois, celui dont la mort devait assouvir la libido de l’aristocratie bidhane régnante n’était ni un Négro-africain, ni un Hratine ! Il appartient à la communauté bidhane.

Mohamed Cheikh Ould Mohamed Kheitir, puisqu’il s’agit de lui, a beau être tout blanc, de culture et de langue bidhane, est forgeron de naissance ! A ce titre il s’est exprimé dans un article où il montrait, sur la base d’un argumentaire particulièrement châtié, que le sort peu enviable réservé au statut du forgeron dans la société maure contemporaine, s’enracine dans une tradition religieuse millénaire qu’il importe d’appréhender avec lucidité et courage.

Pour poser la toile de fond de son raisonnement, il cite Abdel Majid Alnagghar dans « Kitab-al- ouma » qui fait une distinction nette de la « religion » et de la « religiosité ». En s’appuyant sur de grands événements qui ont marqué l’histoire de l’Islam telle qu’elle aurait été racontée par tel ou tel autre historien, Ould Mkeitir s’efforce de prouver que l’histoire du moins comme elle est déclinée et enseignée à travers les livres, dénature la religion en instaurant une inégalité de traitement des Musulmans selon leurs origines raciales, ethniques ou clanique.

Faut-il rappeler que ce jeune intellectuel n’a ni prétendu avoir été témoin des événements qu’il rapporte– ce qui aurait été incongru – il n’a pas, non plus, décliné de lui-même sa version personnelle de l’histoire pour nuire à l’Islam, par diffamation. Dans un souci d’objectivité manifeste, à chaque fois que le fait historique est controversé, il prend le soin de citer les sources bibliographiques après avoir dûment mis les propos entre guillemets.

C’est ainsi que Abou Dahoud, Ibnou Moulaghane – source : el bedrou el mounir (P : 6/670 sommaire du verdict) entre autres furent tour à tour cités avec même parfois la mention du degré de crédibilité de la source historique comme on le lit souvent dans les « hadiss ».

En toute objectivité, on peut contredire la thèse de Ould Mkheitir en mettant en doute la crédibilité des historiens ou la fidélité des textes rapportés et sur lesquels repose son argumentaire, mais personne, je dis bien personne de bonne foi, ne peut l’accuser d’incohérence, de diffamation encore moins d’apostasie !

Le crime d’apostasie suppose qu’il aurait renié sa religion, or il n’en est rien ! Au contraire, en lisant son texte, j’ai plutôt l’impression que l’objectif de ce jeune intellectuel est plus de rendre service à l’Islam en le débarrassant de toutes ces subjectivités et préjugés contenus dans les textes autres que le saint Coran. Ces centaines d’ouvrages qui se veulent soient des explications/interprétations du coran, soient des histoires personnelles du prophète Mouhammad (PSL) et qui, hélas, pour une bonne partie d’entre eux, induisent bien des Musulmans en erreur.

A ce niveau, je pense qu’il est indispensable, compte tenu de la crise que traverse le monde musulman, de réaffirmer très clairement certains fondamentaux ! D’abord les Imams et autres savants doivent avoir l’honnêteté de reconnaître que le texte organique de l’Islam, le seul par lequel Allah s’adressa à l’Humanité par l’intermédiaire du Prophète Mouhammad, c’est le Coran ! Le saint Coran est, en effet, le seul que le tout puissant Allah lui-même a certifié qu’il s’en porte garant jusqu’à la fin des temps, contre toute oblitération ou altération.

Les autres textes, y compris les hadiss, peuvent certes aider les exégètes à contextualiser ou expliciter la parole de Dieu, mais ils ne sont ni immuables, ni incontestables !

Car, disons-le, la seule sainteté absolue en Islam est celle de Dieu, l’Unique omnipotent, omniscient et omniprésent ! J’ai dit y compris les hadiss car tous les autres textes sont rapportés et écrits, non pas par le prophète de l’Islam, mais par des hommes qui, quelque soient leur intelligence et leur piété, n’en sont pas moins des hommes comme beaucoup d’entre nous ; des penseurs respectables certes, mais auxquels nous pouvons avoir la prétention d’égaler et la légitimité pleine et entière de contredire.

C’est un tel qui aurait entendu un tel autre (la chaine des intermédiaires peut être très longue) rapporter que le prophète aurait dit ou fait telle ou telle autre chose. A travers l’histoire, les savants (oulémaas) en la matière n’ont d’ailleurs jamais cessé de discuter, voire se disputer la crédibilité à accorder à tel hadiss ou à tel autre !

Cela veut dire concrètement que non seulement chacun des rapporteurs peut se tromper, mais plus la chaine de transmission est longue plus la marge d’erreur est importante. Et Dieu sait que certains de ces textes sont si bourrés de jugements contraires à certains principes élémentaires de l’Islam – comme l’égalité des Musulmans – que l’on a du mal à prêter à leurs auteurs une bonne foi. C’est le cas du « Khalil » que Biram DAH a symboliquement incinéré comme ne pouvant être une référence en Islam. Il faut dire que l’histoire lui a donné raison !

Après avoir levé cette équivoque, il faut ajouter que le retour au texte fondamental qu’est le saint Coran, accompagné de la relativisation des autres textes, est nécessaire si les Musulmans veulent refaire leur unité et calmer leurs contradictions internes.

En se référant plus aux textes post-mouhammadiens qu’au Coran, les communautés musulmanes se sont retrouvées déchirées en plusieurs lambeaux qui s’entretuent alors qu’Allah a dit dans le Coran que « Quiconque tue un Musulman exprès sera puni de l’enfer eternel, de la rancune d’Allah, de sa malédiction et des pires désolations !» (Sourate E-Nissa, Verset 93) Aujourd’hui les Sounites cherchent à détruire les Chiites, les Tijanistes considèrent les wahabites, les mourites ou toute autres sectes ou « tarigha » comme des musulmans de second rang ; ici même dans notre pays, affirmer qu’on n’est pas malikite vous fait courir le risque d’être traité par de nombreux « ignorants » comme un « mécréant » !

Je me suis déjà entendu répondre, après avoir proclamé que j’étais tout simplement un Musulman et non Malikite ni tijani, ni ghadri, ni mouride : « vous ne pouvez être musulman sans vous référer à une « tarigna ! » ! Ridicule quand on sait que, le prophète Mouhammad (PSL) – le premier et le plus valeureux des Musulmans par la volonté d’Allah – n’a jamais été ni malikite ni tijani, ni wahabite, encore moins mouride puisque ces rites n’ont apparu que plusieurs siècles après sa mort. Je ne porte aucun jugement sur la pertinence de ces « tarigha », mais je proclame mon droit inaliénable de ne pas y adhérer tout en demeurant Musulman à part entière !

Les Musulmans de notre pays en général et les intellectuels en particulier doivent avoir le courage de contrer cette fameuse propagande qui nous est venue de je ne sais où et qui s’efforce de tuer dans l’Islam tout esprit de remise en cause, de critique, voire de débat. Leur objectif est vraisemblablement d’instaurer par la terreur, un système de pensée unique.

A travers d’une part une manipulation par intoxication des foules obscurantistes et d’autre part des actions de lobbying auprès des instances de l’Etat ou par infiltration de ses rouages, les groupes islamistes d’obédience salafistes entendent sanctionner sévèrement tous ceux qui osent se rebiffer.

Dès qu’une déclaration ne leur agrée pas, ils activent leurs formidables réseaux de propagande pour lever les foules et les envoyer dans la rue avec des slogans qu’ils ont au préalable insidieusement distillés. Ils font ainsi monter la pression sur l’Etat en exigeant de lui de sévir. Ils sont aidés en cela par leur très forte présence à tous les niveaux de l’administration politique administrative et judiciaire.

Il n’est un secret pour personne que le secteur de la magistrature n’est pas seulement celui qui regorge le plus de racistes anti-négro-africains et anti-hratines, il est aussi le bastion par excellence des Islamistes/salafistes !

La photo affichée, à l’occasion du lancement de l’année judiciaire le 07/avril/2015 au palais des Congrès, est une illustration qui se passe de tout commentaire quant au caractère particulièrement exclusif de ce secteur : pas un seul noir sur toute la ligne des magistrats face au Président Aziz. Voilà aussi pourquoi l’esclavage et le racisme d’Etat se perpétue. C’est à en avoir honte pour mon pays !

C’est donc, à n’en pas douter, par cette double action combinée que les milieux aristocratiques et salafistes ont, par manipulation et infiltration, réussi à faire arrêter et incarcérer Biram en 2012, en 2014 Mohamed Cheikh Ould Mohamed Kheitir, avant de trouver un piteux alibi pour renvoyer le même Biram en prison en 2015 !

Ces deux hommes qui sont en réalité parmi les meilleurs d’entre nous parce qu’ayant eu le courage de dénoncer l’instrumentalisation à outrance de l’Islam à des fins de domination clanique, identitaire et raciste, croupissent encore au moment où j’écris ces lignes dans le silence généralisé des soi-disant Imams ou Oulemas, et surtout des intellectuels ! Les uns et les autres se taisent pensant que « ça s’arrêtera là, que ça va s’arranger… » !

Eh bien justement non ! Tant qu’il n’y a rien en face, le rouleau compresseur de l’oppression multiforme se poursuivra ! Avant Biram il y a eu les Flamistes en 1986, les événements de 1989 où les Négro-africains (Peul Soninké et Wolof) ont échappé de justesse à un génocide, puis Ould Mkheitir ! D’autres suivront sans doute, jusqu’à ce que nous comprenions que la peur n’est pas une alternative à l’oppression.

Non Monsieur le Président, il n’y a donc pas de liberté d’expression véritable dans notre pays ! Ou du moins si ! Mais alors cette liberté n’existe que pour une certaine aristocratie, pour les Islamistes/Salafistes et certainement pas pour les masses et défenseurs des Hratines, des Forgerons, des Négro-africains et (peut-être bientôt) des griots et autres citoyens de seconde zone!

3. Nécessité de lever l’amalgame

Je voudrais dire de la manière la plus claire possible que si, pour expliquer les graves problèmes liés à la cohabitation intercommunautaire en Mauritanie, l’on est souvent amené à employer les termes distinctifs de Bidhane, de Hratine, de Négro-africain, il doit apparaître aux yeux de tous que l’oppression n’est l’apanage d’aucune communauté linguistique ou identitaire.

Tous les Bidhanes ou Maures ne sont point des oppresseurs, pas plus que tous les Négro-africains et Hratines ne sont des victimes ! Il ne s’agit point, non plus, ici de nier ou de minimiser l’esclavage qui frappe les Hratines et le racisme d’Etat qui frappe les communautés noires en générale – entre autres par leur sous-représentativité dans les sphères de l’Etat mauritanien – mais de souligner cette vérité indubitable : l’oppresseur n’a pas de visage, ni d’identité intrinsèque ;

c’est l’homme politique qui au sein du gouvernement est incapable de traiter également les Mauritaniens sans privilégier ceux qui ont une quelconque affinité avec lui ; c’est le magistrat qui ne peut s’empêcher de traiter avec mépris les Mauritaniens qui ne parlent pas hassanya ou remet systématiquement en liberté l’esclavagiste qu’il est amené à juger, du fait que celui-ci, bien que coupable, appartient à sa tribu ou à celle alliée ;

c’est le policiers chef de patrouille qui laisse passer certains jeunes et arrête d’autres parce qu’ils n’ont pas le bon teint ! L’oppresseur est aussi celui qui pense que l’autre lui est inférieur simplement parce qu’il n’a pas de lien de sang avec lui ou qu’il est de culture et de langue différentes.

Conclusion

Je ne saurai terminer mon propos sans appeler encore une fois à un sursaut des intellectuels lucides ! Je leur dis qu’aussi difficile que peut être l’exercice, ils sont tenus par le devoir religieux d’éclairer les masses musulmanes, de les aider à comprendre et accepter que l’Islam est par essence progressiste voire révolutionnaire et que par conséquent il ne peut s’accommoder des pratiques primitives ou exclure le débat.

Ils doivent avoir le courage de dénoncer et contredire tous les Imams et autres savants qui dans leurs prêches et autres allocutions font preuve d’une hypocrisie grotesque en ne traitant pas les Musulmans sur le même pied d’égalité comme le proclame Allah.

Il suffit qu’Israël lance un raid contre la Palestine pour que la majorité des Imams des mosquées de Nouakchott se livrent à des prêches virulents de dénonciation de l’injustice qui frappe les « frères palestiniens », alors qu’au même moment, j’allais dire depuis des décennies, dans leur voisinage immédiat, des Musulmans sont réduits à l’esclavage par d’autres Musulmans sans jamais que cette oppression-là ne suscite la moindre émotion en eux !

Ils sont très sensibles au sort des Arabes d’Irak et de Syrie alors (leurs frères par identité) que la situation de leurs voisins de quartier négro-africains, frappés par l’oppression raciste (déportation, expropriation, exclusion) les laisse de marbre ! Eh bien, disons leurs, au non de l’Islam, qu’ils arrêtent de parler au nom de notre religion et qu’ils se proclament leaders de leur arabité, de leur tribu et de leur clan, ce sera plus honnête !

Quant à la liberté d’expression, je pense que c’est pécher par une grave insuffisance que d’affirmer qu’elle est une réalité démocratique dans notre pays alors que des prisonniers d’opinion comme Mohamed Ould Mkheitir et Biram Dah Abeid croupissent en prison. Il ne peut y avoir de liberté d’expression alors que toutes les chaines de télévision et de radios en Mauritanie appartiennent aux membres de la seule communauté bidhane : pas un seul négro-africain ou Hratine progressiste n’a obtenu l’autorisation d’ouvrir une radio ou une télévision privée !

La liberté d’expression doit être totale et un droit pour tous ou elle n’est point !

Nouakchott le 18/Avril/2015
Mamadou Kalidou Ba
Universitaire à Nouakchott

Source crédit: cridem.org

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21-04-2015 13:12 – Comment le leader de l’IRA Ould Louleid a commenté les propos de Daoud Ould Ahmed Aicha

Mourassiloun – Le leader de l’IRA Saad Ould Louleid a publié sur sa page facebook le tweet suivant, dans lequel, il commente le projet de société défendu sur les médias par Daoud Ould Ahmed Aicha, qui compte former un parti, exclusivement dédié à la préservation et à la revalorisation de la communauté des Bidhanes (maures).

« Enfin, Daoud, a tenu ces propos adulés par le pouvoir des bidhanes et par la majorité de leur communauté! Le maure Daoud Ould Ahmed Aicha a été le plus audacieux et le plus franc par rapport aux autres bidhanes, quand il reconnait et présente sur le petit écran de la chaine TV privée El Wataniye, son cher projet de société des maures, de l’Etat et du pouvoir des bidhanes, longtemps démenti par l’élite et les dirigeants maures.

Merci Daoud Ould Ahmed Aicha en faisant tomber le masque…Tu as publiquement exprimé ce que nourrissent et disent tout bas la plupart des bidhanes ; cet objectif pour lequel ils œuvrent et manœuvrent. »
De la page facebook de Saad Ould Louleid

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit :cridem.org

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