✓Ministères des Affaires étrangères: Tous les mauritaniens en Ukraine sont en sécurité

«Tous la colonie mauritanienne en Ukraine se portent bien et se trouvent en sécurité».

C’est ce qui ressort d’un communiqué de la commission chargée du suivi de la situation de la communauté mauritanienne en Ukraine au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et des Mauritaniens à l’Extérieur sur la base des contacts effectués, au cours des deux derniers jours, avec tous les étudiants mauritaniens, actuellement, en Ukraine.

Le communiqué, parvenu, lundi, à l’AMI précise que la commission a pu, également, authentifier, l’effectif total de ces étudiants, leurs lieux de résidence, et obtenu des copies de leurs passeports.

Selon le document, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, suit le dossier avec un grand d’intérêt, et qu’il a eu des contacts téléphoniques avec son homologue marocain, M. Nasser Bourita.

Il a été convenu, au cours de la conversation, de réserver des places aux étudiants mauritaniens dans les vols, organisés par le Royaume, pour le transport de ses ressortissants en Ukraine.

Pour rappel, ce programme est limité aux vols en provenance des pays voisins de l’Ukraine en raison de la fermeture, à l’heure actuelle, de l’espace aérien ukrainien

La commission affirme être en contact permanent avec ces étudiants et suit les développements du sujet, au fur et à mesure.

Enfin, le ministère tient toujours, à la même orientation donnée précédemment, qui consiste à être extrêmement prudent, et à ne pas se déplacer à l’extérieur des abris sauf en cas de nécessité.

©️ Via AMI – https://fr.ami.mr/Depeche-62930.html

✓Regardez « L’annonce de l’opération militaire dans le Donbass par Vladimir Poutine (version complète) » [Vidéo] | Par RT France

~ L’élément en vidéo :

Vidéo RT France censurée par youtube

Jeudi 24 février 2022, le président Russe Vladimir Poutine annonce dans une intervention expresse TV, une intervention militaire contre l’Ukraine. L’homme fort du Kremlin au pouvoir depuis plusieurs années, motive cette action militaire publiquement pour porter secours aux républiques séparatistes du Donbass (reconnues par Moscou ces derniers jours) face au pouvoir Ukrainien. Cet événement du jour plus ou moins surprenant a suscité diverses réactions vives de condamnation à travers le monde notamment dans le camp occidental. À décortiquer attentivement le discours du dirigeant russe, on y comprend clairement que cette opération militaire qualifiée de « spéciale » selon ses termes, vise à reconquérir et protéger la sphère d’influence géostratégique et militaire face aux poussées intrusives de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) sous l’égide Étasunienne. Ainsi l’aventure est lancée d’une guerre aux contours imprévisibles au cœur de l’Europe en ce début de l’année 2022.

© éléments médias RT France

✍🏾 KS pour le BLOG

✓Le Président Rwandais entame une visite d’amitié et de travail en Mauritanie (AMI)

Le Président de la République du Rwanda, Monsieur Paul Kagamé, est arrivé, mercredi après- midi, à Nouakchott, au début d’une visite d’amitié et de travail, de deux jours, en Mauritanie.

Le Président rwandais a été accueilli, à la passerelle de son avion à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy, par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Étaient également à l’accueil de l’hôte rwandais, le Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal Messaoud, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, la ministre conseillère à la Présidence de la République, le directeur de Cabinet du Président de la République, les chefs d’Etat-major des forces armées et de sécurité, le chef d’état-major particulier du Président de la République, le wali de Nouakchott- Ouest et la vice-Présidente de la Région de Nouakchott.

Après avoir écouté les hymnes nationaux rwandais et mauritanien, et passé en revue des formations des forces armées venues rendre les honneurs, le Président rwandais a salué le président du conseil constitutionnel, le chef de file de l’opposition, les membres du gouvernement, les hautes personnalités de l’Etat, les membres du corps diplomatique, et les représentants des organisations internationales accréditées en Mauritanie.

©️ Via ami.mr – https://fr.ami.mr/Depeche-62863.html

✓Procédure des visas pour l’Espagne : Le parcours du combattant

Le Calame – Lorsqu’il y a quelques années, l’ambassade d’Espagne décida de décentraliser la réception des dossiers des demandeurs de visas en la confiant à une agence privée, la mesure a été unanimement saluée.

Non seulement cela permettrait de décongestionner les locaux du consulat qui ne pouvaient recevoir qu’un nombre limité de personnes mais on pensait aussi que cela entrainerait une meilleure fluidité dans le traitement des dossiers.

Or, il a fallu vite déchanter. Les agences, à qui le travail a été confié, n’ont à aucun moment respecté les cahiers de charges encore moins les règles d’assistance qu’elles doivent fournir à leurs clients à savoir une ligne téléphonique (pour les renseignements et les rendez-vous) et un site internet opérationnel.

Une première expérience a échoué. Le marché sera retiré à l’agence VLS. Il sera confié cette fois à la société BLS. Une véritable catastrophe. Incapable de faire face à l’afflux des candidats aux visas, BLS patauge et finit par adopter des méthodes beaucoup plus rentables que la commission qu’elle encaisse sur chaque dossier.

Au fil du temps, ses locaux sont transformés en une bourse pour le marchandage des rendez-vous et des visas derrière une barricade d’agents de sécurité. A tel point que certains demandeurs de visas songent à faire constater cette situation par huissier pour aller porter plainte.

Certains familles, propriétaires d’appartements à Las Palmas et qui y vont depuis un demi-siècle ainsi que des hommes d’affaires connus ont toutes les peines du monde pour ne serait-ce qu’obtenir un rendez-vous et déposer leurs dossiers. Aujourd’hui même, notre reporter, qui s’est rendu sur place de façon anonyme, a constaté que la situation n’a pas évolué d’un iota.

Contacté par Le Calame en septembre dernier, l’ambassade d’Espagne à Nouakchott nous a écrit que ‘’les rendez-vous pour placer une demande de visa à nos services consulaires sont accordés par la compagnie BLS qui donne ces rendez-vous de façon gratuite en fonction de l’ordre de demande. (…) Nous allons conduire une enquête interne pour clarifier la situation.’’ Résultat des courses, rien n’a véritablement changé.

Soit l’enquête n’a pas été menée soit ses conclusions dorment dans un tiroir. Un mois après, nous revenons à la charge. Cette fois l’ambassade promet de ‘’faire tout son possible pour résoudre ce problème’’ en ajoutant qu’elle est ‘’en ‘‘contact étroit avec BLS pour mettre fin aux irrégularités’’ et que ‘’des modifications seront apportées pour améliorer le service’’. On attend la suite de ce qui s’apparente à un feuilleton de très mauvais goût.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=754027

✓France : “Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes”

Une déclaration du chef d’état-major des armées françaises

Le chef d’état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard, a souligné la détermination des militaires français à poursuivre la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, malgré le retrait des forces Barkhane du Mali, annoncé jeudi matin par le président Emmanuel Macron. Il a affirmé que son pays ne quittait pas le Mali “sous la pression des groupes armés terroristes”.

“Le moment est pourtant venu de quitter le Mali, a déclaré le général Thierry Burkhard, indiquant que “les conditions nécessaires à la poursuite de l’engagement militaire français aux côtés des Forces Armées Maliennes (FAMa), face aux groupes armés terroristes, ne sont plus réunies. Le Président de la République en a tiré les conséquences”, a-t-il rappelé.

Le général Burkhard a indiqué qu’Emmanuel Macron a décidé de poursuivre “la réarticulation de notre dispositif, entamé en juillet 2021”.

“Avec cette réarticulation, les critiques ne manqueront pas, les remises en cause, non plus. Certains voudront certainement dresser un parallèle avec le retrait américain d’Afghanistan l’an dernier, parleront de défaite, de déroute même”, a ajouté le chef d’État-major.

“Rien ne serait plus inexact. Nous ne quittons pas le Mali sous la pression des groupes armés terroristes et nos capacités militaires comme notre détermination à combattre le terrorisme dans la région sont intactes”, a-t-il souligné.

Estimant que le “Sahel n’est pas condamné à vivre sous le joug du terrorisme et de la violence”, le général Burkhard a annoncé la poursuite du combat avec “nos alliés européens et américains […] aux côtés de nos partenaires africains pour préserver la sécurité de la France et de l’Europe”.

Il a ensuite rappelé que 59 militaires français sont morts au Sahel, dont 52 au Mali.

“Durant ces neuf années, les armées françaises ont rempli les missions qui leur ont été confiées. Le Mali ne s’est pas effondré, il n’est pas devenu un sanctuaire du terrorisme international […] Pour cela, nous avons combattu en première ligne Al Qaïda, Daech et leurs affidés”, a-t-il indiqué, avant de souligner que “la solution face au terrorisme n’est pas, et ne sera jamais, militaire”.

– Retrait de Barkhane du Mali

2 500 à 3 000 Soldats français resteront déployés au Sahel au terme de leur retrait du Mali d’ici environ six mois, a indiqué jeudi, le porte-parole de l’État-major français, le colonel Pascal Ianni, lors d’une conférence de presse à Paris.

Il a précisé que 4 600 militaires français sont actuellement déployés dans la bande saharo-sahélienne dont 2 400 au Mali.

“Pendant cette réarticulation qui va prendre environ six mois, nous allons continuer nos actions contre les groupes armés terroristes”, a annoncé le colonel Ianni.

“Nous souhaitons pouvoir travailler de manière apaisée et coordonnée avec les FAMa, a-t-il ajouté, avant de préciser qu’une réunion aura lieu “dans les prochaines heures” entre le chef d’état-major français et son homologue malien, le général Oumar Diarra.

Pour rappel, dans une déclaration conjointe, la France, ses alliés européens et le Canada ont annoncé, jeudi, “un retrait coordonné du territoire malien des moyens militaires respectifs” alors que la France est militairement présente au Mali depuis 2013.

Néanmoins, la déclaration précise que les pays engagés dans cette lutte comptent rester au Sahel, “en étroite coordination avec les États voisins” du Mali et “dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives”.

Source: https://www.aa.com.tr/

Via https://www.maliweb.net/insecurite/france-nous-ne-quittons-pas-le-mali-sous-la-pression-des-groupes-armes-terroristes-2965336.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

✓Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali.

Les opérations militaires de la Barkhane et de Takuba sont finies au Mali. Le sommet UA/UE qui a commencé ce jeudi 17 Février 2022 devrait aboutir à des conclusions décisives quand à la présence militaire de l’Union Européenne au Mali, un communiqué a été rendu public ce matin par l’Elysée confirmant bien la fin de l’opération Barkhane et la Force Task Takuba. Les partenaires ont annoncé dans ce communiqué qu’ils procéderont au retrait coordonné de leurs forces.

« En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les Etats voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives ». La déclaration conjointe

~ Lire l’intégralité de la déclaration https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2022/02/17/declaration-conjointe-sur-la-lutte-contre-la-menace-terroriste

© Crédit source : https://www.rpmedias.com/les-operations-militaires-de-la-barkhane-et-de-takuba-sont-finies-au-mali/

✓Deux fuites (?) mystérieuses en moins de 15 jours, Ouattara bien embarrassé

Ces derniers jours, deux fuites impliquant des communications présumées du président Alassane Ouattara ont mystérieusement circulé sur les réseaux sociaux. Cette situation est pour le moins embarrassante et soulève plusieurs questions.

La première fuite est intervenue à l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO, le 28 janvier, tenue par vidéo conférence sur le putsch au Burkina Faso. Cette réunion censé être à huis clos à toutefois enregistré des fuites. En effet, un audio présumé du président Ouattara relatant aux chefs d’États ouest africains sa dernière conversation avec le président Roch Marc Christian Kaboré, juste avant la chute de ce dernier a été publié sur les réseaux sociaux. Dans l’audio, le président Ouattara dit qu’il a recommandé à l’ex président Kaboré de jouer avec le temps en attendant qu’il mobilise les chefs d’Etat. En réponse, l’ex président Kaboré a fait savoir au président Ouattara qu’il démissionnerait et qu’il n’était pas venu en politique pour faire verser le sang de ses concitoyens.

Plusieurs jours après ces fuites embarrassantes, un nouvel audio attribué au président Ouattara a fait surface sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci , on y entend le président ivoirien discuter des sanctions imposées au Mali avec l’ex Premier ministre malien Boubou Cissé. Les deux hommes parlent de façon moins flatteuse de la résilience de la junte malienne vis-à-vis des sanctions. Ils parlent également de l’attente par la Junte d’une aide Russe qu’ils jugent naïve. Si la justice malienne a ouvert vendredi 11 février une enquête sur l’authenticité de l’enregistrement, nombreux sont ceux qui y voient à travers cet échange un complot contre le Mali. Au-delà des spéculations, il est important de s’interroger sur les questions suivantes : quelles sont les personnes qui se cachent derrière ces fuites ? Quelles sont leurs intentions ? Comment ces échanges censés être confidentiels ont fuité?

Ce n’est pas la première fois que des fuites téléphoniques impliquent de hauts responsables ivoirien. Après le coup d’État raté de 2015 au Burkina Faso, une écoute téléphonique entre deux voix attribuées à Guillaume Soro, ex président de l’Assemblée nationale ivoirienne et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères burkinabé sont diffusées sur les réseaux sociaux. Suite à cette affaire, la justice Burkinabè avait lancé un mandat d’arrêt international contre Soro, l’accusant d’avoir soutenu le Coup d’État manqué du général Diendéré. Finalement, la justice Burkinabé a renoncé le 6 juin 2016 au mandat d’arrêt. L’affaire avait été réglée diplomatiquement.

Par https://www.operanewsapp.com/

©️ Crédit source : https://www.maliweb.net/international/deux-fuites-mysterieuses-en-moins-de-15-jours-ouattara-bien-embarrasse-2964615.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

✓Les USA saluent les efforts de la Mauritanie dans le domaine des droits de l’homme

L’ambassadeur américain itinérant, en charge des libertés religieuses Rached Houssein a salué les efforts déployés par le gouvernement mauritanien dans le domaine des droits de l’homme et la lutte contre l’extrémisme.

L’ambassadeur américain, à l’ouverture du deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix, a évoqué l’organisation du premier congrès considérant qu’il a épaté le monde pour le rôle de l’Islam en Afrique qui a également permis des actions nobles et des efforts louables.

Il a loué la coopération de la Mauritanie avec la société civile afin de faire face à l’extrémisme violent et le terrorisme avant de dire que les idées émises lors de ce congrès qui se tient à Nouakchott « étaient nécessaires pour la création de sociétés justes et égalitaires ».

En marge du congrès l’ambassadeur américain a rencontré le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani en présence du directeur de cabinet du président mauritanien Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et l’ambassadrice des Etats Unis en Mauritanie, Cynthia Kierscht.

Le responsable américain s’est par ailleurs entretenu avec le ministre mauritanien de la justice Mohamed Mahmoud O. Cheikh Abdallahi Boyé à propos des efforts consentis par le gouvernement dans le domaine des droits de l’homme dont les plus importants, selon lui, est la loi criminalisant la traite des personnes et la loi des associations.

Les deux parties ont également discuté les différents aspects de la coopération entre la Mauritanie et les Etats Unis, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la traite des personnes.

Les travaux de ce deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix se sont ouverts mardi se tient sous le haut patronage du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani et sous la présidence effective du Cheikh Abdallahi O. Boyé, président du forum pour la consolidation de la paix.

Des ministres prennent part à ce forum, notamment le ministre égyptien des Awqafs Mohamed Moctar Joumâ, en plus de plusieurs experts et penseurs de différentes régions africaines.

Trois jours durant ce congrès examinera les situations en Afrique, les mécanismes pour lutter contre le discours de haine et l’extrémisme à la lumière de l’escalade de la violence et des coups d’État sur le continent.

Ce congrès cherche à mettre en évidence des modèles inspirants dans la promotion des valeurs de paix, de tolérance et de coexistence au sein du patrimoine africain.

©️ Crédit source : https://fr.saharamedias.net/les-usa-saluent-les-efforts-de-la-mauritanie-dans-le-domaine-des-droits-de-lhomme/

✓Mali: l’ambassadeur de France sommé par les autorités de quitter le pays dans les 72 heures (Info RFI)

L’ambassadeur de France au Mali a trois jours pour quitter le Mali. Joël Meyer était convoqué à la mi-journée au ministère malien des Affaires étrangères, suite aux propos tenus ces derniers jours par Jean-Yves le Drian. Après des mois d’escalade verbale entre les deux pays, le chef de la diplomatie française, avait jugé « illégitimes » les autorités de transition.

L’ambassadeur de France Joël Meyer a 72 heures pour quitter le Mali. Le communiqué du gouvernement vient d’être lu sur les ondes de l’ORTM, la télévision nationale : « Cette décision fait suite aux propos hostiles et outrageux » tenus « récemment » par Jean-Yves le Drian et à la « récurrence de tels propos par les autorités françaises à l’égard des autorités maliennes en dépit des protestations maintes fois élevées. »

Ces derniers jours, dans les médias français, le chef de la diplomatie française avait jugé « illégitimes » les autorités de transition et dénoncé leur « fuite en avant ». Il a aussi estimé que le groupe russe Wagner était déjà à l’œuvre au Mali, et qu’il y « protégeait les autorités en échange de l’exploitation des richesses minières du Mali. »

Des propos jugés « contraires au développement de relations amicales entre nations. » Les autorités maliennes réaffirment enfin leur « disponibilité » à « maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la France », mais « dans le respect mutuel et sur la base du principe cardinal de non ingérence. »

©️ Crédit source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220131-mali-l-ambassadeur-de-france-somm%C3%A9-par-les-autorit%C3%A9s-de-quitter-le-pays-dans-les-72-heures?ref=fb_i

✓Mali: Qui a tué les civils mauritaniens près de Nara? | APA-Nouakchott (Mauritanie)

APA-Nouakchott (Mauritanie)
Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie.

Nos confrères de l’agence Saharamedias ont enquêté sur le massacre récent de civils mauritaniens dans la région de Nara près de la frontière entre le Mali et la Mauritanie.
La Mauritanie et le Mali ont constitué une commission pour enquêter sur les circonstances du meurtre, le 17 janvier 2022, de sept Mauritaniens dans le territoire malien, un incident entouré de mystère du fait qu’il s’est déroulé dans une région instable marquée par des affrontements quasi quotidiens entre l’armée malienne et les « combattants d’Al-Qaïda ».


Après dix jours ce drame, des données commencent à se filtrer, ce qui pourrait aider à déterminer la partie à l’origine du meurtre des sept Mauritaniens, malgré le grand secret qui entoure le processus d’enquête en raison de la sensibilité de la situation.

Charnier !

L’histoire relatée par les familles des victimes fait état de 15 personnes mortes dans une fosse commune, dont sept Mauritaniens et huit autres, qui se disent « de nationalité malienne ».

Selon les révélations des familles des victimes, le charnier a été découvert dans la région zone de Tchilit Telbekeru (Tabakoro, selon l’orthographe officielle au Mali) où se trouve (Adabay Aba Ali), une zone à plus de 70 kilomètres de la frontière mauritanienne à l’intérieur du territoire malien, et située au sud-est de la ville de Nara dont elle relève administrativement.

C’est une zone habitée par des personnes appartenant aux ethnies peuls et soninkés dans de très petits villages, qui vivent de l’agriculture irriguée et de l’élevage, en particulier des vaches, et qui ont un lien étroit avec les marchés mauritaniens voisins.

Il y a des forêts et des buissons dans la région, où des affrontements se produisent souvent entre l’armée et les combattants jihadistes peuls originaire de la région du Macina (Centre du Mali) affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Dans des rapports publiés sur son site Internet, l’armée malienne affirme que la région dispose de bases logistiques appartenant au groupe jihadiste du Macina, à l’intérieur des forêts et des buissons.

Version officielle

Le gouvernement malien et après une réunion avec une délégation mauritanienne dirigée par le ministre des affaires étrangères, samedi dernier, a publié sa première déclaration sur l’incident qui comprenait des informations importantes sur la date et le lieu de ce drame.

Dans le communiqué publié par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement malien a indiqué que la délégation mauritanienne l’avait informé d’un « incident survenu le 17 janvier 2022 et qui a fait sept morts parmi les citoyens mauritaniens, entre de Tabakoro et Akor dans la région de Nara région ».

Ainsi, la version officielle mauritanienne rapportée aux Maliens confirme le récit des familles, car il parlait de la même zone où les proches des victimes ont trouvé le « charnier ».

Cependant, les autorités maliennes ont catégoriquement nié leur implication dans l’incident, et confirmé que « jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve de l’implication des forces de sécurité et de défense maliennes », selon le texte du communiqué.

Version de l’armée

Pour recueillir la version de l’armée malienne, « Saharamedias » a contacté, samedi dernier, le colonel Soulaymane Dembele, Directeur de la communication de l’armée malienne, et l’a interrogé sur le meurtre de sept Mauritaniens à l’intérieur du territoire.

Le colonel malien a déclaré que « L’armée mène des opérations militaires dans cette zone, mais je ne sais pas si elle a tué des citoyens Mauritaniens ». Il a refusé de donner informations supplémentaires en se contentant de déclarer que : « Nous publions des informations relatives à toutes nos opérations militaires via notre site officiel. » Mercredi, le colonel Soulaymane Dembele a publié sur le site internet de l’armée malienne, un communiqué dans lequel il parle d’une opération militaire offensive dans la région de « Nara », plus précisément dans l’axe reliant « Akor » et « Tabakoro », la même route signalée précédemment dans le communiqué du ministère malien de l’Intérieur.

Le communiqué publié par l’état-major de l’armée malienne, et signé par le directeur de la communication de l’armée, indique que l’opération militaire a débuté le lundi 17 janvier, jour même de la mort des Mauritaniens, selon la version officielle et civile, et s’est terminée samedi, 22 janvier 2022, le jour même où la délégation mauritanienne s’est rendue à Bamako pour s’informer des circonstances liées au meurtre de sept Mauritaniens.

L’armée malienne a annoncé dans son communiqué que l’opération militaire s’était soldée par la mort de 28 « terroristes » et la destruction de « bases terroristes » lors d’opérations de ratissage dans les forêts de « Naoulena » et de « Bamadjougou ».

Cependant, l’armée n’a pas lié cette opération au meurtre des sept Mauritaniens, même si la zone dans laquelle elle a eu lieu est la même où a été découvert un « charnier » dans lequel les sept Mauritaniens et huit maliens ont été retrouvés.

Armes russes !

Le fait est que cette région du Mali vit de l’impact des affrontements quasi quotidiens entre l’armée et les combattants d’Al-Qaïda, lesquels se sont transformés en une sorte de « guerre civile » à caractère ethnique.

Ces affrontements ont poussé des centaines d’habitants locaux à fuir vers la Mauritanie voisine et plus précisément dans le localité d’Adel Bagrou qui jouxte les zones d’affrontement.

L’armée malienne parle de « grandes victoires » remportées contre ce qu’elle appelle les « terroristes », victoires qu’elle attribue à l’obtention de nouvelles armes russes, qui lui ont permis de retourner l’équation en sa faveur.

L’armée malienne a publié des images de certaines de ces armes, qui selon elle étaient de fabrication russe, et lui permettaient de détruire des cibles à 10 kilomètres. Et d’ajouter qu’il suffit d’obtenir les coordonnées de la cible pour la détruire complètement grâce à ces roquettes de fabrication russe.

Cependant, l’utilisation de ces armes fait craindre une augmentation des pertes civiles, dans une région vivant une situation sécuritaire, sociale et économique difficile, avec des complications croissantes d’ordre ethnique.

Face à cette situation difficile, la Mauritanie et le Mali ont formé une commission mixte pour sécuriser les frontières entre les deux pays, et faciliter la circulation des personnes et des biens de part et d’autre de la frontière.

Le pays du Mali, qui fait face à un blocus de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mise sur la Mauritanie afin d’assurer l’approvisionnement de son marché.

APA/HA/LOS/CMH

©️ Crédit source : http://apanews.net/mobile/uneInterieure.php?id=4959190