​Soupçons de torture sur les détenus abolitionnistes kidnappés depuis le 30 juin.


Plusieurs faisceaux d’indices évoquent des soupçons que les détenus kidnappés aient été soumis à des pratiques inadmissibles de la torture. Si ces rumeurs arrivaient à être confirmées, on dirait que ces interpellations qui se sont déroulées comme des enlèvements purs et simples ne pouvaient éviter d’autres dérives plus affreuses. Les agents de services qui ont cueillis un après un ces détenus abolitionnistes, sans aucune procédure légale, doivent être identifiés. L’État mauritanien sous le féru du général Ould Abdel Aziz, porte « l’os IRA dans sa gorge » et n’épargnera RIEN à ceux qui courageusement, incarnent le fer de lance de la mouvance abolitionniste dans le pays.
Ce pays qui se définit comme une république islamique qui s’apprête à accueillir un sommet de la Ligue arabe, se cherche une monture d’État-nation qui allie son africanité et son arabité. Très longtemps les convenances coutumières d’un ordre social tribalo-ethnique primitif, transparaissaient dans l’arène politique très sélect. Une étroite minorité trans-communautaire faisait l’État et l’écrasante majorité subit dans un statu quo devenu intenable aujourd’hui. 

Une certaine conscientisation politique émerge au sein de la jeune génération qui refuse les cases préétablies tribalo-ethniques. Aujourd’hui, c’est le référent CITOYEN qui anime une prise de conscience militante et politique, en l’occurrence chez les gens d’IRA-Mauritanie. Cet aspect clivant de l’engagement du mouvement abolitionniste du président Biram Dah Abeid, ne laisse aucun mauritanien indifférent.  Et ceux qui sont suspectés d’avoir perpétré des tortures physiques et morales sur les kidnappés parmi les militants d’IRA-Mauritanie, ont très certainement leurs positions personnelles ne relevant pas que de l’exercice de leurs fonctions d’agent. Dans ce sens, en plus d’un État qui honnit l’approche transversale  du mouvement abolitionniste, certains agents zélés et conditionnés ne peuvent éviter de nourrir une Haine Viscérale à l’endroit des engagés encartés IRAnistes .
L’État mauritanien par ses sbires multiformes a essayé de casser l’élan citoyen du mouvement abolitionniste non reconnu par Nouakchott depuis sa création en 2008. Aujourd’hui, avec l’histoire de ces tortures présumées sur les détenus, les services étatiques essaient d’autres méthodes radicales pour déstructurer IRA. On a hâte d’être édifiés, sur les traitements subis par monsieur Balla Touré et ses camarades depuis leurs kidnappings à partir du 30 juin dernier. Leur dossier judiciaire est en « fabrication » et ils seront probablement condamnés et écroués , mais, ils auront la PAROLE LIBRE un jour insh’Allah. 
À suivre…!!!!

K.S

12-07-2016 21:45 – IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5

IRA-Mauritanie: Note d’information numéro 5












IRA-Mauritanie – Ce lundi 11 juillet, de nombreux 

militantes et militants d’IRA-Mauritanie sont descendus dans les rues de Nouakchottpour dénoncer les kidnappings qui continuent de viser les rangs de notre organisation.


Durant cette manifestation pacifique, les forces de l’ordre ont répondu par leur violence habituelle et plusieurs de nos militants ont été arrêtés : 

Cheikh Vall, Emehdi Ould Mouhamedou, Toutou Mint Sidi, Lalla Mint El Koryet Dida Mint Med El Hadi. Même si leur libération a été signalée tard la soirée, le militant Cheikh Vall reste introuvable.

De nombreuses personnes ont été blessées: El Hacen Ould El Mehdi, Khliva Ould Néma et Ahmedou Ould Kharrachy. Les blessures de Ahmedou Ould Kharrachy sont particulièrement graves car la sûreté avait donné des consignes aux éléments chargés de la répression de bien châtier les Maures qui osent se joindre aux autres composantes ethniques d’IRA pour manifester.

Au même moment où cette manifestation pacifique était violemment réprimée, le parquet se préparait à recevoir les détenus d’IRA arrêtés par la police et portés disparus depuis près d’une semaine. Ces détenus n’ont reçu ni la visite des membres de leurs familles, ni celle d’un médecin et ni même la présence de leurs avocats lors des interrogatoires. 

Les autorités mauritaniennes ont tenu à déférer les détenus d’IRA devant le procureur de la république tard dans la nuit, on parle même de 4 heure, en dehors des heures de travail; ce qui représente une énième violation grave des procédures judiciaires et des droits des prévenus. 

Les quatre chefs d’accusation sont : 1-Rébellion, 2-usage de la violence, 3-attaque contre la police judiciaire et les agents de la justice et 4-l’appartenance à une organisation non reconnue.

IRA-Mauritanie s’insurge contre la répression, dénonce la poursuite des kidnappings de ses militants et appelle ses vaillants militantes et militants à continuer à se mobiliser jusqu’à la libération de tous les détenus et la fin du racisme et de l’esclavage en Mauritanie.

La Commission de Communication

IRA-Mauritanie 

Nouakchott, le 12 Juillet 2016 

Source crédit : http://www.cridem.org 

Le sort des militants arrêtés : le silence inquiétant après les arrestations arbitraires et illégales. 


​L’heure est très grave, nos camarades sont détenus dans des conditions indescriptibles, ils sont tous à l’isolement total , les avocats se sont présentés et le procureur de la République est en Arabie saoudite pour la oumra nous dit on, l’adjoint au procureur  déclare qu’il n’est même pas au courant d’une série d’arrestations arbitraires et surtout Il ne dira  même pas s’informer sur  la situation ni  à vérifier  l’information comme si c’est normal qu’on met  des citoyens en détention comme ça   sans informer le procureur d’ailleurs qui devrait délivrer des mandats d’arrestations et  puis  cela ne preoccupe pas  le premier magistrat du pays . Extrêmement grave et dangereux dans un pays. Une preuve nous n’avons pas un état mes voyous délinquants à la tête du pays . L’interrogatoire de tout détenu ne devrait se dérouler sans la présence d’un avocat, dès les premières heures de l’arrestation , il doit être assisté par un membre de sa famille au choix et son avocat, le pouvoir du borné Aziz a signé, ratifié et adopté  une loi à l’assemblée nationale par sa majorité de brebis galeuses ci dessous. 
L’Assemblée nationale adopte les projets de loi contre la torture Nouakchott,  13/08/2015

 

« L’Assemblée nationale a adopté jeudi soir à l’unanimité, au cours d’une plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil, son président les projets de loi sur la torture et la mise en place d’un mécanisme national de prévention (MNP) contre cette pratique.
Il s’agit du projet de loi N° 049-15 qui abroge et remplace la loi N° 13/011 en date du 23 janvier 2013 portant répression des crimes d’esclavage et de torture en tant que crimes contre l’humanité et du projet 050/15 instituant un mécanisme national de prévention de la torture (MNP).
Le gouvernement était représenté à cette séance par M. Brahim Ould Daddah, ministre de la justice qui a souligné l’importance que représente ce projet de loi pour la Mauritanie. »

Lire  en entier  site officiel du gouvernement mauritanien: http://fr.ami.mr/Depeche-32602.html
Depuis leurs arrestations , ni les avocats, ni leurs familles ne savent les lieux de détention et questration . Il parait qu’ils sont détenus à l’école de police mais qu’on les déplace tous les jours d’un lieu à un autre . Certaines informations qui s’infiltrent laissent croire que les otages sont divisés en deux groupes :les haratine dans les locaux de la direction sureté de l’état  et ceux qu’ils appellent péjorativement L’kwar de l’autre à l’école de la police. Ils subissent des tortures physiques,psychologues et morales tout  en apprenant les élèves  officiers de la  police comment ils doivent torturer les opposants encombrants . 
La stratégie consiste en premier lieu de monter les L’kwar  (haalpoular, soninké et wolof ) contre les haratine et vice versa    pour diviser la cohésion de l’ong IRA-MAURITANIE et à la fois rallumer la flamme de la tension communautaire entre les composantes noires du pays pour asseoir le pouvoir des maures aisément  qui empêche le fou faux général Aziz de dormir. 
Appel à des manifestations quotidiennes devant la direction de la sureté et l’école de la police pour exiger la libération immédiate des otages, il n’en est pas question de laisser passé ces genres de pratiques monyangeuses  barbares en plein  2016 au vu et su de tous et toutes. Que le sommet arabe se tient à Nouakchott ou ailleurs les mauritaniens n’en ont rien à  foutre, ils sont plus préoccupés par la situation sociale explosive dont ils manquent de tous :soins médicaux, hôpitaux, enseignements, revenus minimums , l’accès à l’emploi et  la formation ,logements sociaux  etc…la liste est interminable. 

Mauritanien debout, l’heure de réclamer son dû à sonner !

Source crédit : Mouvance abolitionniste et Militants pour les droits humains. 

​Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste

Note d’information N° 2

IRA-Mauritanie a toujours prôné la non-violence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’IRA-Mauritanie a été récemment primée avec le Prix James Lawson. Ce prix reconnaît cet engagement pacifiste de notre organisation. Bien au contraire, IRA-Mauritanie a toujours subi la violence inouïe, psychologique et physique, des autorités mauritaniennes. 

D’ailleurs, selon des informations qui nous sont parvenues depuis la vague des arrestations arbitraires, nos cadres et militants auraient subi des tortures graves en violation flagrante de la récente loi mauritanienne sur la torture et en violation des conventions internationales sur la torture. 

Les récents événements provoqués par le système d’exclusion qui détient tous les pouvoirs en Mauritanie, qui ont touché les populations vulnérables installées près de la fondation Bouamatou ne sont en réalité qu’un alibi utilisé par les mêmes autorités pour mener une chasse à l’homme contre IRA-Mauritanie.

Ces détenus sont depuis plusieurs jours entre les mains de la police, qui les interroge, sans que leurs avocats ou leurs familles ne sachent ou ils se trouvent; des allégations sur des scènes de torture qui leur auraient été infligées, se propagent; simultanément à cela, les autorités mauritaniennes utilisent la presse officielle et la pseudo-presse privée, pour une campagne de lynchage médiatique, traitant les prévenus de criminels, ennemis de la nations et de la religion musulmane, alliés des puissances satanique comme Israël et les Etats-Unis d’Amérique. C’est le gouverneur de la région de Nouakchott-ouest et le ministre porte parole du gouvernement, qui ont ouvert le bal de ce lynchage public, en condamnant publiquement et gravement les prévenus, avant que les juges ne se saisissent de l’affaire.

Nous lançons un appel pressant à toutes les forces vives du pays, aux partis politiques, aux  organisations de la société civile et aux chancelleries du monde libre pour exiger la libération immédiate et sans condition  de ces cadres et militants pris en otage sans aucune raison. 

Le 5 Juillet 2016                                             

la commission de communication

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE : Communiqué de presse 


​مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

 

  

 

 

Communiqué de presse

 

Les autorités mauritaniennes arrêtent des leaders d’IRA

 

Introduction :

 

Le régime du général Mohamed ould Abdel Aziz a toujours tenté de nuire à la réputation de IRA-Mauritanie en essayant de lier l’action de notre organisation à la violence. Ces tentatives ont toujours échoué et échoueront certainement car IRA s’est inscrite dès sa fondation dans la ligne de la non-violence d’où notre démarcation totale des incidents qui ont opposés les forces de police, de la garde et de la gendarmerie mauritaniennes, dressées par le pouvoir à user de la violence indicible  gratuite et disproportionnée contre les citoyens noirs et hratin d’une part; et des citoyens victimes de discrimination, de brimades, d’exclusion et gagnés par le désespoir d’autre part. 

Nous sommes certains et nous l’avons toujours dit, que le système raciste et esclavagiste en Mauritanie, muré dans son aveuglement et son mépris de ses victimes, finira à la longue par engendrer une violence destructrice qui constituera un échec pour nous tous et qui n’épargnera ni coupable ni innocent.

IRA-Mauritanie réitère sa position originelle contre toute forme de violence d’où qu’elle émane et fait endosser l’entière responsabilité des émeutes du 29 Juin à Nouakchott au gouvernement mauritanien.

Un gouvernement qui use, à travers des médias publics et privés apprivoisés, et dressés à la vindicte communautariste, à l’appel au meurtre et à la violence contre une communauté pour avoir aspiré à ses droits à la dignité humaine, contre des individus pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et d’association.

 

Le pouvoir en Mauritanie a enclenché depuis des mois, par l’intermédiaire de ses médias et ses services de renseignements, une campagne visant nommément les personnalités et cadres noirs mauritaniens de IRA-Mauritanie. C’est pourquoi IRA avait la certitude, qu’après Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane, Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Abdallahi Saleck et bien d’autres, iront derrière les barreaux.

 

IRA-Mauritanie lance un appel à toutes ses militantes et militants, de maintenir la mobilisation très large et continue, contre les arrestations arbitraires et disparitions forcées, mais aussi contre l’esclavage, le racisme, et l’arbitraire sous toute ses formes qui gangrène la société et l’Etat mauritaniens et de ne céder ni à la peur que vise à vous insuffler le pouvoir, ni à la provocation qui représente la seconde alternative de la stratégie du régime de Mohamed ould Abdel Aziz.

 

Le déclanchement des émeutes :

Le 29 Juin 2016 sur l’ordre des autorités administratives et politiques, la force publique a réprimé les populations de la Gazra (zone occupée sans autorisation) aux environs de la fondation Bouamatou. Il s’agit d’un bidonville sur des dunes de sable que ces populations pauvres occupent depuis une vingtaine d’année. Ces populations devraient être déguerpies au profit de lobbies affairistes. Ces lobbies aidés par l’Etat, et à la veille du sommet de la Ligue arabe, ont mis en exécution un plan consistant à déguerpir ces pauvres populations Hratine, pour qu’elles ne soient pas visibles pour les hôtes arabes.

Devant le refus des populations de quitter les lieux sans aucune garantie d’être replacées ailleurs, les forces de police ont fait usage d’une violence sans précédent faisant des dizaines de blessés dont certains sont graves et plusieurs arrestations.  Les autorités ont mobilisé de grandes unités de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale pour mener à bien ce crime odieux. Le seul péché que ces populations ont commis est d’avoir refusé d’être transféré vers des destinations inconnues.

 

Des affrontements entre les forces de l’ordre et la population ont fait plusieurs blessés des deux côtés. Les jeunes parmi les protestants ont répondu par la force en réponse à la violence et la brutalité exercées par les forces de l’ordre contre leurs familles. Il s’ensuit alors l’arrestation de plusieurs personnes qui seront transférées dans des lieux inconnus. Des véhicules de police ont été endommagés, quelques policiers ont été pourchassés dans la rue par la jeunesse qui arrive même á arracher l’équipement de défense d’un policier pour en diffuser des images sur Facebook.

 

L’intervention des services de renseignement du régime :

Dès les premières heures des émeutes et avant même de savoir les raisons ni les détails, l’ordre a été donné aux sites et organes de presse financés par les cercles du service de renseignement de déclencher une campagne médiatique dont le but est de faire le lien entre IRA-Mauritanie et les affrontements de violence. C’est ainsi que les premiers scops mentionnant l’existence des preuves d’implication des militants de IRA-Mauritanie ont été lancés sur le net et les réseaux sociaux. Des noms ont été donnés, une liste portant noms et photos de 20 dirigeants de IRA-Mauritanie (liste qu’un ex-membre de IRA avait établi et publié au mois de Mai 2016 en connivence avec les Renseignements Généraux) est rediffusée, des appels á la sanction de IRA ont été lancés.

 

En moins de 12 heures après le déclenchement de la campagne médiatique, tôt le matin du 30 juin 2016, des éléments de la police ont procédé à l’arrestation de 5 militants d’IRA-Mauritanie chez eux, dans leurs domiciles, contrairement à la thèse du gouvernement qui prétend les avoir arrêté sur les lieux de la manifestation, le vice-président Amadou Tidjane Diop, Abdellahi Matalla Saleck responsable de la section IRA de Sebkha (quartier périphérique de Nouakchott) ainsi que les militants Moussa Biram, Jemal Beylil, Khattri Rahel qui a été arrêté ce matin et Samba Fall. Tous ont été conduits á des destinations inconnues. En plus des militants de IRA, d’autres personnes connues pour le soutien qu’elles apportent aux victimes de ce genre d’affaires ont été arrêtés, dont activiste Mohamed Razgua, sympathisant d’IRA-Mauritanie. Mais il est important de souligner que les différents commissariats de police de Nouakchott, ont été transformés en centre de détention de dizaines de personnes victimes de ce fameux déguerpissement musclé qui a tourné à l’émeute. Ces personnes humbles, toutes de la caste Hratin et qui habitaient les lieux en question, sont, à l’instar des membres d’IRA, internées depuis plusieurs jours et sans aucun contact avec leurs familles ou des avocats.

 

Le Premier Juillet, tôt le matin, la police procède à l’arrestation de Balla Touré, secrétaire aux relations extérieures d’IRA-Mauritanie, la police l’a arrêté chez lui aussi. Son domicile, comme celui de Amadou Tidjane Diop, a été perquisitionné, ainsi que le bureau de l’association POP-DEV, ses ordinateurs ont été emportés ; et tous ces actes de la police ont été exécutés sans aucun mandant déclinés aux personnes arrêtées. 

Il est important de souligner que le président de Sos Esclaves, membre du Mécanisme National contre la Prévention de la torture (MNP), a sollicité du ministère public mauritanien de rendre visite aux détenus, mais le procureur général lui a signifié un refus catégorique. Tout en sachant que la Mauritanie vient, il y a quelques mois de ratifier une convention contre la torture qui oblige les autorités à permettre au prévenu, dès sa mise aux arrêts de rencontrer son avocat et un membre de sa famille.

 

Entrée action des militants de IRA-Mauritanie.

Apprenant les nouvelles d’arrestation des leaders, les militants de IRA se sont mobilisés vendredi premier juillet dans un sit-in pacifique comme à leur habitude, devant le ministère de la justice réclamant la libération des détenus. La police est violemment intervenue, chargeant les militants, matraquant et déversant des gaz lacrymogènes. Des militants ont perdu conscience, Samba Aly Diagana, et deux jeunes femmes, Vatma-Jemal Achour, et sa sœur Ghamou, sont transportées aux urgences de l’hôpital. Le garçon est plus chanceux, les deux jeunes femmes s’en sortent avec des fractures de bras.

 

La mise en scène

Dans la nuit du premier au deux juillet, la télévision officielle mauritanienne orchestre une mise en scène : un éditorial vindicatif contre IRA-Mauritanie, traitée d’ennemi de la nation et de danger pour le pays, criminels, fauteurs de troubles et instigateurs du racisme et de la guerre civile en Mauritanie. Ensuite le gouverneur (représentant du gouvernement) de la région de Nouakchott ou se sont déroulés les événements, prend la parole et déclare que les criminels arrêtés en flagrant délit sont issus d’une organisation raciste et cite les cinq noms des détenus de IRA et relance avec plus de véhémence la campagne de diabolisation, de lynchage médiatique et d’appel au meurtre contre IRA et ses membres.

 

Face à ce dédoublement de l’hostilité et de l’arbitraire des autorités mauritaniennes, IRA-Mauritanie :

– réitère sa position originelle et intangible qui est son attachement à la ligne du combat pacifique et non-violent, basée sur le respect de la légalité nationale et internationale.  

– condamne la violence avérée, disproportionnée et à caractère raciste de la police mauritanienne tout en condamnant toute autre violence éventuelle d’où qu’elle émane. 

– clame haut et fort son soutien inconditionnel et sans resserve, à toutes les victimes d’injustice, de racisme, d’esclavage ou toutes autres formes de violations des droits et de la dignité de la personne humaine : donc notre soutien aux humbles familles Hratin, privées de logements dans leur propre pays et violentées, par les autorités.

– affirme que parallèlement à l’oppression que subissent les populations mauritaniennes Hratin et Noires sur les terres de culture et de pâturages, les franges urbaines de ces mêmes populations subissent la ghettoïsation, la paupérisation, l’exclusion des services sociaux de base, la privation des papiers d’état civil, la violence policière gratuite et la privation de la propriété foncière urbaine. 

– lance un appel à toutes militantes et militants à redoubler les efforts de mobilisation continue et pacifique, sans céder ni à la peur ni à la provocation et ce jusqu’à la libération des détenus d’opinion Amadou Tidjane Diop, Balla Touré, Abdallahi Saleck, Moussa Biram, Jemal Beylil, Mohamed Razgue et tous les autres anonymes qui remplissent les cachots inhumains de la police de Nouakchott. 

 

 

 

Nouakchott, le 3 Juillet 2016                                                               

 Commission de communication

 

 

Le Gouvernement américain distingue les leaders d’IRA – Mauritanie 

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INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie

 

Communiqué de presse

 

Le Gouvernement américain distingue les leaders d’IRA – Mauritanie

 

Le Prix des héros contre l’esclavage et la traite des personnes est institué par le congrès qui a voté une loi qui impose au gouvernement Américain de répertorier les violations des droits humains dans le domaine de l’esclavage et de la traite des personnes. C’est pourquoi le gouvernement fait un rapport exhaustif sur la traite des personnes et il est inclus dans ce rapport une distinction pour les personnes qui se sont illustrées le plus dans leur pays, par un courage et une détermination dans la lutte contre l’esclavage ou la traite des personnes. Ces personnes sont appelés les héros du rapport contre la traite des personnes et l’esclavage. Cette année, ce sont les président et vice président d’IRA – Mauritanie Biram DAH ABEID et Brahim BILAL RAMDHANE qui ont été parmi ceux choisis pour cette prestigieuse distinction.    
Un séminaire de formation a débuté le 27 juin au niveau du Département d’Etat, il s’est poursuivi à la Maison Blanche et a été clôturé par la cérémonie de remise du prix, présidée par S. E. M. John Kerry – Secrétaire Etat aux Affaires Etrangères.
A New York, les « Héros » poursuivront leurs consultations jusqu’au 3 juillet.

En effet, la distinction des leaders d’IRA – Mauritanie traduit le soutien des autorités américaines à la lutte de notre organisation pour une Mauritanie débarrassée du racisme d’Etat, de l’exclusion et de l’esclavage.

A cette heureuse occasion, IRA – Mauritanie adresse ses sincères remerciements aux autorités et au peuple américains, les appelant à encore plus de rigueur face aux autorités mauritaniennes qui se rechignent à inscrire la Mauritanie à la marche du monde libre portée par le droit international et les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de justice.      

 

Nouakchott, le 30 juin 2016      

                                                        

Commission de communication
Source crédit : réseau IRA.

​Urgent : arrestation de Diop Amatidjane, troisième vice-président d’Ira-Mauritanie

Aux alentours de 9h, ce matin 30 juin 2016, six éléments de la police mauritanienne, en civil, ont inverti le domicile de Diop Amatidjane, troisième vice-président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA). Sans aucun mandat de perquisition, ils ont forcé sa porte et mis aux arrêts. A cette heure, on ignore le lieu de sa détention et le motif de cette énième agression contre les responsables du mouvement abolitionniste. Rappelons qu’il n’y a pas encore un mois que Biram Dah Abeid et Brahim Bilal, respectivement président et premier vice-président d’Ira-Mauritanie ont été remis en liberté après plus d’une année et demie de détention. Il faut dire qu’avec cette nouvelle arrestation, le prochain sommet arabe risque de très grandes perturbations. Les militants d’Ira sonnent la mobilisation des troupes.
Mamadou Kalidou BA

L’IRA-Mauritanie, le discours de la vice-présidente Coumba Dada Kane aux États-Unis.

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مـــــــــبـــــــادرة إنـبــعـــاث الحــــركة الانعــــــــــتـــــــاقـــــــــية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Messieurs et Mesdames les responsables du Prix James Lawson,
Mon Révérend,
Messieurs, Mesdames,

Je viens de la Mauritanie, pays où sévissent encore  l’esclavage et le racisme institutionnalisé par l’Etat. Pays que la Fondation Walk Free a classé à la peu enviable pool position en matière de prévalence de l’esclavage (4% de la population). Pays dont le régime a organisé 1989 le massacre puis la déportation hors de ses frontières d’une grande partie de sa composante négro-africaine.

Je viens avec mon collègue Abidine Merzough, recevoir le Prix James Lawson décerné à l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) pour sa lutte pacifique contre l’esclavage et le racisme d’Etat. C’est un honneur pour nous, militantes et militants d’IRA de marcher dans les pas de Martin Luther King et de son compagnon et ami le Révérend James Lawson. Honneur pour le symbole que représentent  ces grands hommes mais honte pour notre pays, que nous aimons tant. Honte pour l’image que donnent de nous les esclavagistes et les racistes en ce début du 21 ème siècle.

Malgré l’énormité et l’abomination du crime que constituent l’esclavage et le racisme, notre organisation, IRA, a toujours adopté des méthodes de lutte pacifiques et non-violentes. Contre la violence policière, contre les campagnes de diffamation et de dénigrement, contre le lynchage médiatique pour lequel l’Etat mauritanien mobilise ses relais (journaux, site, radio, télévision, mosquées…) nous opposons des sit-in, des marches, des rassemblements.   D’ailleurs, c’est à la suite d’une caravane pacifique organisée pour dénoncer l’esclavage foncier et les expropriations foncières dont sont victimes les esclaves et anciens esclaves mais également les paysans negro mauritaniens des vallées fertiles que notre président, Biram Dah Abeid et notre vice-président, Brahim Bilal, viennent de purger 18 mois de détention arbitraire et particulièrement éprouvante. Ils viennent juste d’être libérés et ils m’ont chargée de vous transmettre leurs plus vifs remerciements et leur profonde gratitude.

Le vice-président d’IRA, Brahim Bilal Ramdhane  avait assisté ici,  à votre généreuse  invitation, à votre FSI en 2013 et il avait partagé avec les participants toutes les méthodes de lutte pacifique que nous utilisons pour dénoncer l’esclavage sous toutes ses formes. Cette visite, comme le sera ce prix, a été d’un très grand bénéfice pour le combat d’IRA. Nous vous en remercions, encore une fois.

Vous avez combattu pour les droits civiques aux Etats Unis. Droits civiques pour les Noirs américains, descendants d’esclaves ayant recouvré leur liberté après l’abolition de l’esclavage, un siècle au paravent.   Chez-nous, en Mauritanie, la criminalisation de l’esclavage remonte à août 2015 ! Nous sommes donc très loin du recouvrement des droits civiques effectifs pour les descendants d’esclaves et encore plus loin pour les esclaves eux-mêmes.

En Mauritanie des lois ont été votées pour déclarer l’esclavage « crime contre l’humanité » mais pas le moindre début d’application de ces lois n’a été observé. La cause en est simple: l’Etat, qui a été obligé de faire voter ces lois grâce à la pression de nos luttes mais aussi grâce à la pression de l’opinion internationale dont vous êtes l’une des meilleures illustrations, est entre les mains d’esclavagistes et de racistes notoires.

La problématique de l’esclavage s’accompagne de la persistance de l’impunité des auteurs de crimes et de déportations massifs et racistes – résultat de la tentative de génocide contre les populations negro mauritaniennes. Les rescapés, les veuves, les orphelins et les défenseurs des Droits humains attendent la vérité, la justice, la mémoire et les réparations pour les victimes et leurs ayant droits.   

Votre Prix et votre invitation à cette tribune nous font chaud au cœur et nous encouragent à continuer à nous battre, de façon pacifique, contre l’esclavage et contre le racisme d’Etat. IRA vous en remercie encore une fois.

Boston, 22 juin 2016
Coumba Dada Kane, Vice-présidente d’IRA

Communiqué de soutien à Ahmed Jiddou de IRA France-Mauritanie

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IRA-France – Suite à l’agression injustifiable de Ahmed Jiddou fils de Leïla et Biram Dah Abeid, l’ensemble des adhérents et des membres du Bureau exécutif d’IRA France-Mauritanie, tient à leur exprimer son entière solidarité et soutien.

Nous tenons à renouveler notre ferme détermination à dénoncer systématiquement toute exaction commise à l’encontre de la famille de Biram comme à l’ensemble des militants d’IRA en Mauritanie.

Le Bureau exécutif d’IRA France-Mauritanie

Une agression injustifiée

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Après l’échec cuisant essuyé par le général Mohamed Abdel Aziz de dompter la direction d’IRA-Mauritanie, voilà qu’il se tourne à présent vers leurs progénitures. C’est ainsi que le mardi 14 juin  le fils du président d’IRA-Mauritanie, Ahmed Jiddou Biram, âgé de dix ans et candidat au concours d’entrée en sixième du collège a été pris à partie par un gendarme en service à la présidence de la République, nommé Yahefdhou Ould Diah qui l’a ciblé et violemment battu avec sa ceinture.
Cet acte ignoble et  contraire  à toutes les lois et conventions ratifiées par la Mauritanie est resté impuni, malgré toutes les réclamations et plaintes auprès du Hakem (Préfet) de la Moughataa (Département) de Riyadh, région de Nouakchott Sud.
Ce  comportement des plus hautes autorités de l’état  est véritablement le reflet de notre société où sévissent l’impunité et le manque de justice. Parmi tous les dictateurs qui ont eu à gérer la Mauritanie, aucun  n’a eu à se prendre aux enfants de ses opposants
Nous lançons un appel aux partis politiques, aux organisations de la société civile, aux missions diplomatiques, aux partenaires et amis de dénoncer cet acte qui constitue l’amorce d’un nouveau style de harcèlement des opposants en s’en prenant à leurs familles.

Nouakchott le 15 juin 2016
La commission de communication