Communiqué de presse du CIPACS suite aux accusations graves de Ahmed Khalifa NIASSE

​7 juillet 2016. Publié par Soninkara.

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Communiqué de presse du Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (CIPACS), Dakar le 7 juillet 2016

« Le Respect, rien que le Respect ! »
Dimanche 3 juillet 2016, l’émission « le débat africain » d’Alain FOKA sur RFI traitait du thème « Comment le Sénégal fait-il face à la menace djihadiste?« . L’un des invités M. Ahmed Khalifa NIASSE, pourtant (re)connu pour ses turpitudes, s’est distingué en franchissant un cap dans l’ignominie.

Il a affirmé qu’une mosquée sise Malick SY « à côté de la Cité Police » serait une « mosquée wahhabite ou salafiste qui prépare des terroristes ». Il a poursuivi en disant que « le président (de la République) cautionne en y priant ». Étant connu de longue date que M. NIASSE refuse de compter parmi l’Islam sénégalais celui se réclamant non confrérique alors qu’il existe depuis des temps immémoriaux. Il est donc exclut qu’il cible la Mosquée Omarienne ou la Grande Mosquée, toutes deux sont aussi sur l’avenue Malick SY. Le rappel de la participation exceptionnelle du président de la République à une prière hebdomadaire l’an dernier ne laisse pas de doute. Il désigne, sans la citer nommément, la Mosquée du Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (ci-après le Centre) également appelée Mosquée Soninké.

Malgré le triste pedigree de son auteur, les effets de tels propos dans un média international comme la RFI restent incalculables. Nous les ressentons chaque jour. Ils jettent l’opprobre et la suspicion sur notre honorable institution, sur ses milliers de fidèles et sur la Communauté Soninké en particulier. Devant l’effroyable accusation et l’émoi suscité, le Centre a décidé d’apporter une triple réponse : d’abord judiciaire, ensuite historique et enfin religieuse.

 

1. LA REPONSE JUDICIAIRE : CALOMNIE & INCITATION A LA HAINE

Il y a 48 heures, Mardi 5 juillet, nous avons saisi notre avocat afin de porter plainte contre M. NIASSE pour calomnie, diffamation, incitation à la haine et mise en danger de la vie d’autrui. Si le pire venait en effet à se produire prochainement au Sénégal, qu’Allah (SWT) nous en garde, notre mosquée et ses fidèles désignés par un irresponsable pourraient devenir de parfaits bouc-émissaires pour d’autres déséquilibrés. Un huissier a constaté les propos tenus sur RFI, une « sommation interpellative » doit parvenir incessamment à M. NIASSE, l’affaire suit son court. 
Mais le Centre Islamique interpelle M. Abdoulaye Daouda DIALLO Ministre de l’Intérieur et Me Sidiki KABA Ministre de la Justice sur les allégations tenues qui relèvent, selon nous, de trouble à l’ordre publique.
Le Centre va aussi directement saisir le Procureur de la République afin que M. NIASSE soit entendu et qu’il fournisse sans délai les preuves de ses graves et dangereuses élucubrations ou alors qu’il en réponde. Il serait inconcevable dans un Etat de droit comme le Sénégal que ses propos restent sans suite.

2. LA REPONSE HISTORIQUE: LES SONINKE DU 8EME SIECLE A NOS JOURS

Notre réponse historique est utile une fois de plus pour ceux qui ne nous connaissent pas et qui sont de bonne foi. Voilà pourquoi nous rendons publique, ci-après, les principales lignes de notre courrier, daté du 7 juillet 2015, afin que désormais nul n’en ignore. Il exprime notre infini gratitude à Son Excellence Macky SALL suite à sa venue à la Mosquée. Il rappelle surtout qui est la Communauté Soninké du Sénégal à l’origine du Centre et de la Mosquée dite Soninké. 
« (…) Vendredi 26 juin dernier, à l’occasion de la grande prière hebdomadaire et durant ce mois béni du Ramadan 2015-1436, vous avez joint le geste à la parole donnée suite à notre invitation. Vous êtes venus communier avec les fidèles musulmans de la Mosquée du Centre Islamique Pour l’Appel au Coran et à la Sounnah(CIPACS), sise rue Malick SY à la Médina, communément appelé «Mosquée Soninké ».
Votre geste est désormais gravée, en lettres d’or, dans le livre d’histoire de la communauté soninké. En 1956 déjà, à la veille de l’indépendance, l’illustre poète – futur Président de la République, Léopold Sédar SENGHOR usait de sa plume pour nous rendre un vibrant hommage. Dans le mémorable poème « Kaya – Magan » Roi de l’Or – il célébrait les vertus de ce 1er empire africain appelé WAGADOU ou GHANA. Il en appelait à une Afrique fière, indépendante et héritière de son glorieux passé. 
Votre auguste présence à nos côtés exprime toute la reconnaissance et l’égard que vous avez à notre endroit. Nous y sommes sensibles. Le Coran (49:13) dit d’ailleurs à ce propos : « …Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur. »
Vous nous rendez hommage ainsi qu’à ce trait distinctif de la communauté soninké : son rapport quasi-consubstantiel à l’islam. Au 8ème siècle déjà, l’Islam avait pleinement droit de cité dans l’empire du WAGADOU. Au 10ème siècle, c’est sous la dynastie des MANNA qu’il faisait son entrée au « Sénégal », dans le Royaume du TEKROUR. 
Excellence,
Notre rapport à l’Islam est donc ancien, savant et ouvert. Le Centre Islamique, entend rester fidèle à ses principes. Il propose, outre la mosquée, des enseignements, des conférences, de la recherche et des partenariats avec d’autres institutions islamiques du Sénégal et des pays frères de la Oumma. 
Les ressortissants à Dakar de chacun des villages de l’ensemble des provinces traditionnelles Soninké du Gajaaga, Guidimakha, Haire, Fouta, Boundou qui correspondent aux départements de Bakel, Kanel, Matam, Goudiry et Tambacounda notamment réunis autour de leur « Konpe Xoore » ou « Refuge villageois » respectif notamment à Niayes Thioker puis la Medina depuis 1880, ainsi que les ressortissants de la diaspora, de la France et de l’Afrique Centrale en particulier sont d’honnêtes travailleurs et commerçants, ils en assurent depuis 2002 et jusqu’à nos jours la totalité du financement.
En cela, l’appellation de « Mosquée Soninké » ou « Soninko Konpo Xoore » comme le lieu de convergence, d’identification et de refuge de l’ensemble du Soninkara à Dakar c’est-à-dire de tous les Soninke et de ceux qui vivent en harmonie avec eux depuis des siècles – peuls, wolofs, bambaras notamment – est une parfaite réalité. La portée de votre acte n’en est que plus symbolique. Il atteint tous les lieux d’origine et de migration de cette communauté pieuse et pacifique. Il fait vibrer son cœur. Il exalte sa fierté.
Une fierté républicaine car la République reconnait par là son apport cultuel et culturel à un Sénégal pluriel, ouvert et de paix. Elle connaissait déjà l’apport financier substantiel de cette communauté dont la diaspora – solidaire, travailleuse et patriote – participe pleinement par des colossaux transferts de fonds à l’édification de toute la nation et au développement sur ses fonds propres de ses terroirs d’origine en particulier.  »

3. LA REPONSE RELIGIEUSE : DE L’ABOMINATION DU MENSONGE

Notre réponse à ce propos ne sera pas longue, d’autres occasions plus solennelles serviront à informer les ignorants. Nous nous référons à un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim car nous avons cru comprendre qu’il pose problème à certains.
D’après Abd ALLAH Ibn Massaoud Radia ALLAH Anhou, le Messager de DIEU (PSL) a dit : 
«Certes, le fait de dire la vérité conduit vers « al-birr » (l’obéissance), et « al-birr » conduit au Paradis. L’homme ne cesse de s’enquérir de la vérité jusqu’à ce qu’il soit inscrit auprès de DIEU parmi les véridiques. D’autre part, le mensonge mène au vice, et le vice mène en Enfer. L’individu qui ne cesse de forger les mensonges sera inscrit auprès de DIEU comme menteur.»
Que Dieu nous garde de figurer parmi les menteurs.

CONCLUSION : LE RESPECT RECIPROQUE

La Communauté Soninké, nous tenons à conclure par là et avec force, est une communauté pieuse, pacifique et de bons voisinages où qu’elle soit dans ses provinces Soninké d’origine, à Dakar et en particulier ici à la Médina ou dans les pays où son labeur l’a conduit en Afrique centrale, aux Amériques ou en Europe. Et c’est du fruit de ce labeur qu’elle a construit les centres de santé, écoles et autres mosquées de ses villages d’origine. C’est du fruit de ce même labeur de ses travailleurs et commerçants qu’elle construit sur ses fonds propres cette Mosquée dite Soninké et qu’elle en assure le fonctionnement sans un Franc CFA de la part d’un Etat étranger, de l’Etat du Sénégal ou de quelques autres organisations islamiques nationales ou internationales. 
Elle n’est ni moins sénégalaise ni moins musulmane que quiconque. Elle se garde d’entrer dans les affaires qui ne la concerne pas, parfois même à son propre détriment. Notre désignation par les autres ne doit rien au hasard puisque Sarakholé signifie en Soninké : personne qui ne fonctionne que sur des choses claires. 
Nous ne laisserons donc jamais personne, fusse-t-il dérangé mentalement, nous donner des leçons ou jeter en pâture notre dignité ou nous salir en nous faisant passer pour des extrémistes et des terroristes auprès de personnes qui ignorent tout de nous. Voilà la raison de notre réponse. Nous ne demandons rien de plus que le respect que nous accordons à chacun. A défaut nous saurons faire valoir nos droits. 
Face à l’abomination d’ôter ne serait-ce qu’une seule vie, a fortiori sur la base d’une divergence d’idées, le Centre Islamique est catégorique : la seule réponse est l’unité, la cohésion et la tolérance. La Oumma islamique sénégalaise dans sa diversité, courants confrériques et non-confrériques, doit donc être uni face à un ennemi commun. Il se nourrit de l’ignorance, de la division et de la stigmatisation. 
Enfin nous félicitons et encourageons nos autorités locales (Maire de la Médina, préfet et gouverneur de Dakar) et nationales (Président de l’AMS Aliou Sall, les Ministres Amadou Ba, Me. Sidiki Kaba et Seydou Gueye) pour leur confiance. Ils ont eu à prier avec nous, et en premier lieu Son Excellence, le président de la République, Macky SALL. Qu’il poursuive sa démarche de reconnaissance de tous les fils du Sénégal comme des citoyens à part entière, d’égale dignité, sans distinction religieuse, confrérique, ethnique ou géographique. Nous lui assurons notre plein soutien dans son combat républicain pour la sécurité et le développement du Sénégal.

Pr. Abdoulaye BA
Imam Ratib de la Mosquée
– Secrétaire Général (CIPACS)
Membre de l’Académie Royale à Amman

Sadio CISSE
Président du Centre Islamique Pour l’Appel au Coran et à la Sounnah (CIPACS)
Ancien Sénateur-Maire de Waoundé

Source crédit : http://www.soninkara.com

Invitation Médias :  » La Communauté Soninke va répondre aux calomnies de Khalifa NIASSE  » 

​URGENT : Invitation Médias Conférence de Presse Jeudi 7 juillet 14h 
 » La Communauté Soninke va répondre aux calomnies de Khalifa NIASSE  » 
Le Dimanche 3 juillet dernier durant l’émission « le débat africain » sur RFI  de Alain FOKA, M. Ahmed Khalifa NIASSE a fait de très graves et dangereuses allégations de terrorisme à l’encontre d’une Mosquée  sise avenue Malick Sy dans laquelle Son Excellence, le Chef de l’Etat Macky Sall est venu prier l’an dernier. 
Gravement calomniés, le Centre Islamique pour l’Appel au Coran et à la Sounah (CIPACS) et sa Mosquée dite Soninke, par respectivement son Président Sadio CISSE et son Imam Ratib le Pr. Abdoulaye BA, ont donc l’honneur de convier l’ensemble de la presse nationale et internationale à la conférence de presse qu’ils donneront demain Jeudi 7 juillet 2016 à 14h00 au CIPACS avenue Malick Sy x place Khalil MAREGA pour présenter les réponses idoines aux élucubrations prononcées. 
Fait à Dakar, le 5 juillet 2016.

Le CIPACS.
Source crédit : Réseau proche de la Mosquée Avenue Malick Sy à Dakar. 

Bonne fête de fin de Ramadan. 


L’équipe éditoriale de notre blog  souhaite une bonne fête de ramadan à tous nos lecteurs et suiveurs de confession musulmane. Que cet événement soit festif et paisible pour vous et vos proches de par le monde. Que les différents actes de dévotion soient une source de piété et de pardon. 

Ameen. 
KS

À nos lectrices et lecteurs musulmans.

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À l’occasion de ce mois béni de ramadan qui a commencé ce lundi 6 juin 2016, notre Blog Soninkidees-jose souhaite un très bon ramadan à  nos lectrices et lecteurs de confession musulmane de par le monde. Que ce jeûne soit pieux et profitable sur le spirituel ainsi que corporel. Que les actes d’adoration des uns et des autres, soient exaucés en attendant une RÉCOMPENSE CERTAINE d’Un Jour immanquable. Insh’Allah

Une Journée à la Rencontre Annuelle des Musulmans de France (La 33 ème)

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Arrivés vers 11H20 ce samedi matin du 14 Mai 2016, au Parc d’Expositions Paris-Le-Bourget dans le Nord parisien, nous sommes passés rapidement aux caisses en payant notre ticket journalier à 10€ pour pouvoir arpenter les différents Halls. Ainsi nous avons pu visiter plusieurs dizaines de stands commerciaux où l’oriental et l’occidental se marie, et que les conseillers en finance islamique sont voisins des personnes proposant et informant sur les instituts en langue arabe et en sciences islamiques.
Sous l’un des Halls , nous avons visité le stand de l’association humanitaire BARAKACITY dont l’un des membres, Moussa est toujours au Bangladesh en liberté provisoire avec l’impossibilité de quitter le pays. Nous avons échangé avec un jeune homme soninké engagé dans cette association, il est originaire du Guidimakha mauritanien  ( village de Ouloumboni). Monsieur Camara de BARAKACITY nous a expliqué brièvement leur militantisme humanitaire et en précisant qu’ils ont actuellement des activités en préparation pour la Mauritanie .
Nous avons assisté à un briefing au stand de soutien aux palestiniens où le coeur de la vieille ville Jérusalem est en miniature autour de la mosquée Alaqsa. Un tenant du stand a expliqué et illustré les contraintes subies par les palestiniens de la Cisjordanie pour accéder à cette mosquée historique considérée comme le 3 ème lieu saint de l’Islam et ses environs. Côté restauration, il y a du choix très varié avec des échoppes qui s’alignent sur plusieurs mètres. Divers ateliers culturels , artistiques et cultuels sont proposés à travers les Halls.

Vers 11H50, nous avons assisté à une première conférence animée entre autres par Mohamed Bajrafil et Nabil Ennasri sur la problématique de l’écologie. Les intervenants ont expliqué que le Message Coranique renferme plusieurs versets qui appellent les croyants d’avoir une prise de conscience de l’équilibre environnemental. Le gaspillage ne fait pas partie de la philosophie islamique du cosmos. Parmi les intervenants il y avait Mr Ramdane Abdelkarim, un élu vert de la ville de Strasbourg qui a donné certaines pistes concrètes par d’initiatives personnelles pouvant participer à la préservation de notre planète. L’imam Mohamed Bajrafil a expliqué que les fidèles comme leurs imams doivent revoir leur logiciel par rapport à beaucoup de choses dont le gaspillage ramandanesque en consommation à outrance en Tout.

Lors d’une autre table ronde sur l’islam et la politique, une jeune parlementaire tunisienne du parti Ennahda, a expliqué pertinemment que pour son parti d’obédience islamiste ne promeut rien de contradictoire avec l’esprit démocratique. Madame Sayda Ounissi, doctorante en sciences politiques de 29 ans formée à Paris , a admis que son parti politique a évolué sur énormément de choses après son expérience du pouvoir pendant la transition d’après Ben Ali.
Au cours du même échange , le Professeur Tariq Ramadan a fait un historique succinct des mouvements politiques dits islamistes. Tous les deux intervenants ont mis en garde quant à la complexité des termes utilisés selon le cadre politique où l’on se trouve (en France ou dans un pays majoritairement musulman). Vers 19H00, nous avons suivi le discours d’ouverture en plénière du président de l’UOIF Amar Lasfar qui a brossé les réalisations de son mouvement en saluant l’engagement républicain et citoyen pour une France apaisée et fraternelle malgré les événements tragiques survenus ces derniers temps. Après le speech présidentiel, le Professeur Tariq Ramadan a pris la parole sur le thème « le devoir d’intelligence ». Comme à l’accoutumée, Tariq Ramadan a tenu une prestation intellectuelle de haute volée terminant par des invocations vibrantes .
Nous avons croisé dans les allées l’imam Abdoulaye Sarr, secrétaire général de l’association « Main Dans la Main » en Mauritanie. Il est parmi les innombrables invités de cet événement annuel très important pour la communauté musulmane de France. La rencontre sera clôturée dans la journée du lundi 16 Mai 2016.

K.S

L’affaire Mkheitir : l’homme musulman pardonnable, mais pas le forgeron…???

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Ce jeudi 21 avril 2016, s’est ouvert à Nouadhibou le procès en appel de notre jeune coreligionnaire Mohamed Cheikh Ould Mkheitir . Selon certaines sources dignes de foi, le verdict de la condamnation à mort a été confirmé, mais l’accusation d’apostasie a été requalifiée en mécréance. Maintenant, l’étape suivante pour son cas judiciaire sera devant la Cour Suprême, et on espèrera que le bon sens triomphera sur une rigidité ridicule d’un DROIT devenu l’expression des caprices de certains milieux. Il est rapporté que notre jeune compatriote issu de la caste des forgerons s’est repenti, ce qui n’a pas calmé les ardeurs hystériques de certains qui s’activent plus pour la punition d’un élément perturbateur de leur ordre tribal et ethnique que la défense du prophète Muhammad (psl) . Ce dernier l’aurait pardonné et se serait interrogé en profondeur et en toute JUSTICE sur ce qui a motivé la réflexion polémique. C’est-à-dire le fond de l’ordre tribalo-féodal serait scruté et questionné , et de là le formalisme religieux en vigueur serait démasqué. Ainsi dans cette affaire, les accusateurs par posture superficielle seraient les premiers accusés de trahison des enseignements de la tradition prophétique. Chez nous, en matière religieuse, le spirituel suit les logiques de l’ordre de la société. Quand l’islam au sens sain reconnaît le croyant comme MUSULMAN faisant partie de la Oumma, l’ordre sociétal essayera de le caser en forgeron, en esclave, en noble, en griot ou en marabout d’abord. Depuis plusieurs siècles par mimétisme soigné, les tenants trans-communautaires de cet ordre sociétal sacralisent cet état de choses où la plénitude de la “musulmanité” de certains est relative et surtout dépendante d’une docilité fataliste aux balises tribalo-ethniques. Notre coreligionnaire de statut forgeron est conscient que dans cette société dite 100% musulmane, le statut de forgeron est connoté d’une intouchabilité guignarde. On dirait que le forgeron peut symboliser le malheur et il faudrait mieux l’éviter dans certaines circonstances notamment lors des voyages. Où a-t-on laissée la FRATERNITÉ entre croyants selon l’enseignement Coranique et la Tradition prophétique..??

Dans le même ordre d’idée, on dirait que l’esclavage est légiféré au nom de l’islam, et que “l’individu esclave” n’a accès au DIVIN qu’en se soumettant à son maître d’abord. Sur ce cas de l’esclavage, une idéologie foncièrement orientée s’est développée sur la base d’éléments scripturaires mentionnant le traitement sage des cas des esclaves hérités de la période antéislamique , légitimant sournoisement les pratiques esclavagistes au nom de l’islam. De ce fait les objectifs de la réforme sociale indiquée par le dernier Messager, ont été travestis sciemment pour “islamiser” des pratiques révélant du paganisme d’antan au fond.
Il est clair que bien avant le texte de notre compatriote Mohamed Cheikh Ould Mkheitir, d’autres écrits connus et disponibles dans toutes les mahadras et les librairies, avaient trahi l’esprit du  MESSAGE RÉVÉLÉ. Une idéologie partisane s’est accaparé de ce MESSAGE pour que la collusion entre lettrés dits religieux et puissants tribalo-féodaux garde la mainmise sur les sans voi(x)es le plus longtemps possible.
Le cas de ce jeune casté forgeron devrait interpeller plus d’un surtout chez les mammouths idéologues du Fait religieux. Le suivisme admis historiquement ne tient plus, car derrière notre “musulmanisme” mot emprunté à Dr Ousmane Timéra de France, se trouve  d’innombrables paradoxes, contradictions et distorsions.

Toute religion qui s’idéoligise se fera au nom des Hommes et perdra le caractère transcendant du DIVIN LE SEUL JUGE PAR ESSENCE.

Ainsi au Nom du DIVIN, le Tout-miséricordieux et le Très-miséricordieux nous apportons notre soutien fraternel à Mr Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir qui mérite le Pardon comme tous ceux qui sont dans la fixation indexatoire demandant sa mise à mort.

Que la paix soit avec vous.

K.S

21-04-2016 22:38 – Derniers échos du procès de Ould M’Khaitir

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Aux toutes dernières nouvelles, le tribunal d’appel de Nouadhibou a confirmé la peine capitale d’Ould Mkeitir pour incrédulité, en vertu de l’article 306 du code des procédures pénale de la Mauritanie (1).

La Cour d’appel a décidé de déférer le dossier de Ould Mkhaitir, après sa condamnation à la Cour suprême pour s’assurer de son repentir.

(1) Pour rappel, l’article 306 du Code pénal mauritanien dispose que « [tout musulman coupable du crime d’apostasie […] sera invité à se repentir dans un délai de trois jours […] S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat. »

L’article indique par ailleurs : « Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort », et également que « [si elle] se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle prévue au paragraphe du présent article [de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 000 à 60 000 ouguiyas mauritaniens – soit de 15 à 181 euros environ. »

©Cridem 2016————

Source crédit : http://www.cridem.org

Le concept inédit de L’association Main Dans la Main:

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Ces derniers jours, peu auront raté les activités multiformes d’une association dénommée « Main Dans la Main » . De Nouakchott où s’est tenue leur rencontre de cette année, nous qui sommes loin du terrain, avons pu suivre le déroulé du programme via les réseaux sociaux notamment par leur page Facebook et les posts de certains chanceux participants. L’affiche de ce colloque, le 3 ème du nom est sans équivoque : LE COLLOQUE DE FRATERNITÉ. Le slogan en gras est « POUR UNE GÉNÉRATION DE FRATERNITÉ ». L’islam admis communément comme la religion de l’ensemble de la population mauritanienne, apparaît  en filigrane comme l’élément central qui inspire les motivations intimes des têtes pensantes de l’association. Et rien d’étonnant, car ce pays aux milliers d’ Ulémas, se définit comme une république islamique dont les enseignements islamiques seraient l’inspiration de tout ce qui se fait ou se défait à toutes les échelles. Sauf que connaissant cette Mauritanie sous l’angle politique, économique, sociale et culturelle, les appartenances tribales, ethniques, communautaires et statutaires par castes sont les vraies références exclusivistes au détriment des valeurs fraternelles promues par l’Islam. Habituellement, ce dernier est mis à toutes les sauces réthoriques tenues par certains milieux politiques, intellectuels et religieux croyant que le Dire fait magiquement le Vivre. C’est ainsi que certains mots-notions bien connus dans le langage du politico-religieusement correct, comme la Concorde, la Cohésion, l’Entente ou la Cohabitation, qui sont automatiquement eux aussi suivis de deux qualificatifs spéciaux, Social et Historique. De ce fait, toutes les revendications légitimes réclamant fermement plus de Justice sociale et politique en dehors des schémas habituels admis par le tribalo-féodal, tombent sous l’anathème de voix autorisées. Le paradoxe est saisissant entre le Réel vécu et les discours policés et bienveillants tenus au nom de la religion commune.
Conscients très certainement de cette situation ambivalente et ambiguë, les responsables de l’association « Main Dans la Main » peuvent être crédités d’une sincérité par leurs initiatives inédites. Cette association décide de faire Vivre les valeurs islamiques au delà du simple Dire. À suivre de l’extérieur, j’ose affirmer qu’elle ne s’active pas que par du symbolique, car des séances de fraternisation se font au sein de la base militante parmi laquelle toutes les composantes nationales sont présentes. Nous avons vu au cours de ce colloque plusieurs intervenants très divers sur la tribune qui est à  l’image du public. On constate l’absence de l’effet élitiste autour d’une figure politique ou religieuse, mais la seule Star serait la diversité qui fraternise en VRAI et par la VÉRITÉ dite sur nos réalités. Tout le monde a eu ses MOTS (MAUX) à dire afin d’interpeller les Consciences des uns et des autres. De l’humanitaire engagé au poète en passant par le responsable abolitionniste, sans oublier le Cheikh auteur d’une Fatwa invalidant « l’esclavage mauritanien » , le journaliste patriote, l’intellectuel désintéressé, la compatriote engagée dans la sphère sociale et surtout l’imam sincère, on aura vu en quelques jours que les murs invisibles entre nous sont franchissables . Tout gouvernant soucieux du bien de son peuple pourrait s’inspirer d’un tel procédé à l’échelle nationale sans le carcan pollué policard, afin de fonder un État-nation. Dans ce colloque, tout formalisme religieux ne semble pas prendre le pas parce que la Valeur fraternelle et tolérante permet l’échange facile et libre. Je dirais que sur cette lancée, cette association pourrait participer amplement à l’édification d’une Mauritanie plus mauritanienne par la plénitude du DROIT et moins tribalo-féodale par le clientélisme politicard.

J’y crois fermement. Insh’Allah.

Salam.

K.S

05-04-2016 07:45 – Imam sarr : «l’Islam autorise l’espacement des naissances»

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Essirage – Imam Sarr, c’est comme ça que l’appelle la plus part des fideles ou personnes qui le côtoie. Parfois aussi on entend la mosquée d’Imam Sarr, une façon précise d’indiquer à ceux qui ne connaissent pas la Mosquée « Elkhayr », qu’il dirige plus de 15ans. Son vrai Nom est Abdallahi Banda Sarr.

En plus de ses études en théologie avec des grands savants comme Imam Nagi Ould Abdi, feu Abdoul Aziz Sy, Imam Sarr est également titulaire d’une maitrise en philosophie à l’université de Nouakchott. Donc un intellectuel pluridimensionnel, qui s’implique un peu partout pour apporter sa contribution, qui ne passe pas inaperçu.

En tant que leader religieux et associatif, Imam Sarr est engagé dans la sensibilisation sur la planification familiale à travers l’angle « Espacement des naissances », comme la ratifié la Mauritanie à Wagadougou.

Nous l’avons rencontré dans son bureau au sein de l’Association Main dans la Main, qu’il dirige depuis 2010, comme secrétaire Général et malgré son emploi de temps chargé, Abdallahi Banda Sarr a voulu nous accorder cette interview. Qu’il en soit remercié.

Essirage.net: Vous êtes imam de la mosquée El Kheir à Sebkha et secrétaire général d’une association, qui est membre d’une coalition pour la planification familiale. Qu’est ce que cela vous inspire?

Imam Sarr : Louange à Allah, seigneur des Mondes, que la prière et la Paix soit sur son Prophète Mohamed (saw). Pour moi ce n’est pas contradictoire d’être imam et secrétaire Général d’une association et le fait que notre association soit dans une coalition pour la planification familiale dans le cadre de la sensibilisation. Et quand j’ai assisté aux réunions de la coalition pour la Planification familiale, c’était positif compte tenu du fait que notre association a un rôle à jouer comme les autres associations.

Essirage.net : La planification familiale ou l’espacement des naissances soulève beaucoup d’interrogations sur sa légalité ou non dans l’islam. En tant que imam et intellectuel quelle est votre position dans ce sens ?

Imam Sarr : par rapport à la planification familiale ou communément appelé en Mauritanie « espacement de naissance » compte tenu que la Mauritanie n’a ratifié dans le cadre du PF que l’aspect sur lesquelles l’islam est d’accord. C’est-à-dire l’islam est contre la limitation de naissance. L’islam est contre la stérilisation c’est-à-dire le fait qu’une femme décide de ne pas avoir d’enfants. Et l’islam autorise l’espacement des naissances.

C’est pourquoi les lois sur lesquelles la Mauritanie a ratifié c’est l’espacement des naissances. Et sur cette action là en tant que imam compte tenu que l’islam l’autorise, il est du devoir de l’Imam de participer à l’éveil, au fait d’aider les femmes à comprendre, qu’elles ont le droit d’espacer les naissances et de le dire aux hommes.

En tant que imam il est de mon devoir aujourd’hui de faire comprendre aux hommes que la femme qui a un problème, qui a des risques d’avoir un enfant tous les ans, ou qui a un problème avec l’éducation de ses enfants en plein accord avec son mari, ils ont le droit d’espacer les naissances. Et la date limite n’a pas été fixé mais la femme peut se repose un an ou deux ans avec l’accord de son mari.

Et quand l’islam a demandé à ce qu’on fasse beaucoup d’enfants, et ça beaucoup de musulmans doivent le comprendre, c’est d’avoir de bons enfants. Ce n’est pas qu’une femme fasse tous les deux ans un enfant mais que l’éducation des enfants importe peu. Non. On sait que les évocations dans le cadre islamique s’est d’avoir des bons enfants, qui ont une bonne éducation, une bonne carrure et qui ont tétés le lait de leur mère durant deux ans.

Et c’est dans ce cadre là, que pour moi c’est un combat et pour l’imam et pour le secrétaire Général de Main dans la Main. Compte tenu du fait qu’on s’est rendu compte sur le terrain que beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles ont le droit d’espacer les naissances.

Beaucoup d’hommes pensaient que ce n’est pas légale et il faillait leur donner des arguments islamiques pour leur dire qu’à l’époque du prophète Mohamed (psl), les hommes utilisaient une méthode de contraception, c’est « Al Azl ou coït interrompu». Mais aujourd’hui on peut revenir sur les formes ou les méthodes qu’on utilise pour l’espacement des naissances.

Essirage.net : Dans quelle circonstance la législation islamique autorise-t-elle ou permet-elle au couple de pratiquer la PF ?

Imam Sarr : Je l’ai dit tout à l’heure et je reviens là-dessus. La planification familiale selon ce qu’on nous dit c’est à trois niveaux. C’est-à-dire c’est la limitation des naissances. L’islam ne permet pas qu’on limite les naissances surtout par peur la pauvreté ou je ne sais quoi.

Le Coran est très clair là-dessus «Ne tuer pas vos enfants par peur de la pauvreté ». ET « ne tuer pas vos enfants a cause de la pauvreté ». Donc l’islam a parlé dans le cadre préventif. « KHachiyat Imlagh » c’est à dire ayant peur de la pauvreté et « min imlaagh » quand il ya la pauvreté, compte tenu que c’est Dieu qui nourrit les gens.

Pour ce qui est de l’espacement des naissances, l’islam l’autorise. Tous les couples qui veulent espacer leur naissance, l’islam leur ouvre cette porte et c’est au couple de tomber d’accord sur la durée si c’est un an ou deux ans. Pour ce qui est de la sterilisation, qu’un couple reste sans enfant, l’islam est contre le principe et le prophète Mohamed (psl) a recommandé à ce qu’on fasse des enfants.

Essirage.net : la législation islamique autorise-t- elle la liberté pour les deux conjoints à limiter la procréation pour mieux éduquer les enfants ?

Imam Sarr : par rapport à la limitation, ici nous tous on doit se rendre contre d’un fait. Qu’aujourd’hui quelqu’un qui a un enfant, c’est-à-dire s’il limite et que cet enfant meurt !!! Il faut qu’on réfléchisse à long terme et non à court terme. Et quand on observe objectivement on se rend compte qu’Allah a fait une limitation.

Quand on lu le passage qui est dans la sourate Choura, Dieu nous a dit qu’IL donne a qui IL veut des filles et IL donne à qui IL veut des garçons, et IL donne à qui IL veut également des garçons et des filles et IL rend stérile qui IL veut.

Donc la planification existe déjà. Maintenant par cas par cas, la limitation ne se fait que quand il y à risque. L’islam ne permet de limiter des enfants que quand il ya risque : Une femme qui a fait la césarienne deux fois, et bien cela l’islam pour peur de la santé de la mère autorise à ce qu’on limite compte tenu qu’il y a risque. Mais si il y a pas ce risque là, l’islam n’autorise pas qu’on limite.

Aujourd’hui, on peut avoir deux enfants, et ne pas avoir finalement la bonne éducation. Car pour les enfants ce n’est pas nous qui décidons de leur devenir, ils ont leur nature, leur milieu naturel où ils vivent. Donc l’islam nous autorise d’espacer les naissances pour mieux éduquer nos enfants. Mais l’islam ne nous autorise pas de le limiter compte tenu du fait que la femme va arriver à un âge où elle ne pourra plus avoir des enfants… Et aujourd’hui la plus part des parents n’ont plus eux même le temps d’éduquer leurs enfants.

Donc il y a des structures, qui existent ou on peut mettre les enfants. Les photos qu’on voit, on nous montre un couple qui a deux enfants, qui sont bien portant, bien habillé, nourrit et lotis etc. mais ça c’est une façade, au fond ce n’est pas un fait établis que deux enfants vont être bien éduqués mieux que trois, mieux que quatre, mieux que cinq.

Et en Afrique, la plus part de nos enfants sont bien éduqué et dans les familles il ya 6 ou 7 enfants en moyenne et les enfants dans l’ensemble ont reçu une bonne éducation. Donc que c’est dans cette philosophie que l’islam ne veut pas qu’on limite les enfants mais l’islam autorise pour les parents qui ont un problème de déficit dans le cadre de l’éducation, d’espacer tout simplement. Mais la limitation elle-même l’islam ne l’autorise pas.

Essirage.net: En Mauritanie, on a l’impression que les imams, les leaders religieux ne sont pas trop engagés sur cette question de PF. Comment expliquez-vous cela pour un pays musulman et avec un taux de naissance très élevé ?

Imam Sarr: Je pense que par rapport aux imams, aux leaders et aux savants, leurs engagements est limite sur les questions nouvelles. Il y a quelques temps on parlait de sida, les imams ont commencé à s’engagé et tout d’un coup stop on ne parle plus de sida. Maintenant on nous amène la planification familiale, il faut du temps pour qu’ils comprennent et qu’ils s’impliquent.

Moi je l’ai dit à Wagadougou, et on le disait tous, qu’aujourd’hui il faut sensibiliser les imams d’abord sur la planification familiale. Les imams ont besoins qu’on les sensibilise sur la question. Maintenant quand ils prennent conscience que nos autorités ont acceptés d’opter pour l’espacement des naissances, il est donc de leur devoir de s’impliquer. Et il ya une autre donnée, en Mauritanie il y a la prolifération des imams, ce qui demande une sensibilisation permanente de ces derniers.

Je discute souvent avec les gens du Burkina, du Mali et du Sénégal. Ils ont des imams standards connus. Le renouvellement des imams chez eux n’est pas comme ce qui existe en Mauritanie. Donc on passe plus de temps en Mauritanie à sensibiliser les imams sur la PF, avant qu’ils ne s’impliquent.

Mais il faut reconnaitre que l’association des imams est très impliquée dans la sensibilisation, avec des ONGS. C’est-à-dire l’association des imams en tant qu’entité n’as pas de programme dans le cadre de l’espacement des naissances. Mais il ya le FUNUAP par exemple et quelques ONGs, qui ont des programmes de sensibilisation dans ce sens et qui les impliquent.

Parce que les gens se sont rendu compte que le discours religieux est plus écouté que les autres discours. Donc un imam qui vient parler d’un sujet quelconque, l’auditoire est beaucoup plus sensible à ce que dit cet imam que ce que disent les autres. Il faut souligner qu’il y a quand même quelques imams qui sont engagé dans la sensibilisation de l’espacement des naissances.

Ce qui explique les documents que j’ai vu avec le FNUAP qui ont été faits par des imams et érudits mauritaniens. Et ce document sur l’espacement des naissances est illustré par des passages du Coran et l’enseignement du prophète Mohamed (psl). Les imams doivent s’impliquer plus parce qu’ils ont un auditoire hebdomadaire obligatoire a tous les fideles.

Essirage.net : Quelle est le regard de l’islam par rapport aux techniques de contraception utilisées dans les centres de santés (stérilet, comprimé, brin etc )

Imam Sarr : pour ce qui est de cette question également, l’islam est très clair. De tous ces moyens qu’on utilise l’islam exige deux choses: Que ca soit des moyens permis c’est à dire que ca soit des choses que l’islam autorise et qui ne nuis pas à la santé. Si aujourd’hui et il ya les pullules ou le stérilet, ou autres, l’islam dit quelle sera les effets secondaires sur la personne ?. Donc il faut utiliser les moyens de contraceptions les moins nuisibles sur l’homme.

J’ai entendu le cheikh Mohamed El Hacen Dedew dire qu’il ya des moyens de contraceptions qu’on utilise et qui peuvent à long terme rendre la femme stérile. Mais le principe même il est accepté islamiquement. Car à l’époque du prophète Mohamed (psl) on utilisait le coït interrompu. C’est-à-dire un homme avait des rapports sexuels avec son épouse avant la sortie du sperme, il arrête l’acte sexuel.

Il est entrain d’utiliser une forme de contraception. A leur époque c’était ça et aujourd’hui il faut voir les moyens que nous avons, les étudier, et prendre des médecins musulmans crédibles et leur dire voila le stérilet ou autre qu’est ce que vous en pensez. Et un compagnon relate qu’ils pratiquaient le coït interrompu (AZL) à l’époque du prophète Mohamed (psl) alors que la révélation descendait et il ne l’a pas interdit.

C’est vraiment une remarque pertinente parce que Dieu savait et le prophète la savait mais aucune révélation n’est venue l’interdire. Donc le principe lui-même est bon mais maintenant il faut voir le contenu. C’est-à-dire le matériel que l’on utilise, qui s’il ne nuit pas à notre santé il n y a pas de problème.

Pour la contraception il faut que le couple tombe d’accord. L’islam n’autorise pas à ce que les gens qui forniquent, ou les gens qui font l’adultère utilisent la contraception. Compte tenu que l’islam n’encourage pas la formication et l’adultère. Et pour le couple l’islam dit « voila il vous est permis d’espacer vos naissance. Maintenant cherchez le moyen le plus adéquat pour cela. » Et Allah est le plus savant.

Essirage.net : votre dernier mot

Imam Sarr : je voudrais dire que de la même façon que les imams ont une grande responsabilité par rapport à la sensibilisation sur l’espacement des naissances. Il est du devoir des journalistes, des enseignants, de tous les musulmans de sensibiliser nos femmes. Vous en avez parlé tout à l’heure du taux élevé des natalités, et bien il faut qu’on sensibilise les gens qu’on leur dise « voila, l’islam veut bien que vous ayez beaucoup d’enfant mais l’islam veut que vous vous occupiez de votre santé et de l’éducation de vos enfants.

Donc faites en sorte qu’il y ait un équilibre entre votre santé, le nombre d’enfant que vous faites et l’éducation de vos enfants ». Et si on prend conscience de tout cela on doit tous s’impliquer dans la sensibilisation aussi bien les imams, les associations et les journalistes.

Essirage.net : Merci

Entretien réalisé par Oumar Amadou M’baye

Source crédit : repris sur http://www.cridem.org

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Les relations de pouvoir dans la communauté soninké par Cissé-Ibrahima DIALLO.

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Il arrive d’entendre dans notre communauté (Soninké) un discours narcissique estimant que « les soninko sont meilleurs voire plus humanistes  que le reste des communautés ». Ceux  qui tiennent ce genre de discours sont certainement dans une des positions suivantes :
Soit, ils sont dans une insouciance totale et  aberrante  et ne sont pas conscients de la gravité de la maladie ou des maladies qui minent cette société de l’intérieur.
Soit, les injustices ne les dérangent pas outre mesure.
Soit, ils occupent une place et un rang social honorable  dans  cette société soninké  hiérarchisée.
Soit, ils sont enfin partisans d’un conservatisme primaire.
Alors, je dis à ces gens de revenir un peu à l’histoire afin de se rafraichir un peu la mémoire. Qu’ils sachent  que nos ancêtres, je veux dire l’ensemble des noirs  ont tous connu d’une manière ou d’une autre la domination et vécu la situation d’esclavage à travers la traite ou la colonisation. 
A l’époque où l’homme noir (LE DOMINE) épiait le gibier avec sa flèche et sa lance pour l’abattre afin d’aller  nourrir sa famille, l’homme blanc (LE DOMINANT) l’épiait à son tour, avec son fusil et son filet pour le capturer (l’homme Noir) comme un poisson afin d’aller fructifier, développer et faire prospérer son économie en Amérique, en Europe et ailleurs.
Cette importante disproportion quant  à la puissance de frappe donna un avantage considérable au dominant  qui, par sa maitrise du feu a fait du dominé, sa proie, sa chose, l’esclave, le travailleur sans salaires ni droits qui doit juste se soumettre et lui obéir.
Lorsque la situation du dominé a connu une maigre évolution, il a eu toujours face à lui le dominant qui le devance d’une longueur. Tandis que le dominé s’estimait être satisfait de pouvoir désormais manier le  fusil qui avait été l’arme de sa soumission,
Le dominant, lui avait déjà conçu le mirage 2000 et le F-16, bombardiers  pouvant stationner à des dizaines de milliers de  Kilomètres d’altitude et bombarder un bunker avec une précision chirurgicale et des conséquences épouvantables,
Ou encore les B52, Spécialité Américaine basée en Arizona ces appareils de guerre ont la capacité de détruire voire même de faire disparaitre en un clin d’œil l’équivalent d’un grand village et, s’il arrive qu’il y ait  des rescapés, ces derniers vivront le restant de leur  vie avec la terreur si ce n’est des maladies d’une violence inouïe.
Aussi, nous en déduisons que,  si le dominant  décidait aujourd’hui encore de réduire le dominé à l’esclavage, il le ferait sans peine.
Et par pure hypothèse considérons que le dominant  décide d’user de son pouvoir et de nous soumettre à nouveau !
La question que j’adresse à vous, Mr. le noble, est la suivante :
accepteriez-vous  cette situation d’esclavage
J’imagine raisonnablement que la réponse est non !
Alors pourquoi voudriez-vous faire subir à vos propres frères, encore aujourd’hui, cette situation humiliante qu’est l’esclavage sous prétexte qu’il faut préserver notre organisation sociale traditionnelle, soit disant, synonyme de cohésion ou, que nos traditions sont immuables?
Vous le savez sans doute, chers Uléma, vous qui êtes familiers des textes de référence en l’occurrence notre coran sacré et la sunna authentifiée de notre prophète (sas), qu’au septième siècle le Prophète (Psl)  à déjà déconseillé le fait même de nommer les serviteurs par le terme « esclave » qui est une manière d’humilier et d’abaisser la personne qu’Allah a mis Son service.
Qu’en est il alors, d’une organisation sociale qui considère toute  une partie de sa composante comme des esclaves, et interdit par la même, toute relation d’alliance par le mariage ?
Certains disent ouvertement qu’ils préfèrent que leurs progénitures se marient  avec un négateur qu’avec ceux qu’ils appellent « esclaves». Pourrait-on continuer à tenir cette posture fallacieuse de dénégation consistant à affirmer que le phénomène de l’esclavage a disparu, qu’il n’est plus d’actualité alors qu’il est le soubassement même de notre organisation et de nos structures?
Considérons juste toutes les barrières que nous avons érigées devant nos enfants dans leurs projets matrimoniaux dans le seul but de préserver et de perpétuer des coutumes, des pratiques et des traditions d’un autre âge.
Certains parents choisissent de fermer les yeux et préfèrent la fornication de leurs enfants que d’accepter un mariage avec une personne de la caste différente. En effet, dans notre communauté, nous sommes arrivés de manière sournoise à faire prévaloir nos traditions au dessus des principes clairement établis de notre religion, c’est-à-dire : notre mode de vie, notre organisation, notre manière de penser.
Nous les avons érigés en des dogmes intangibles. Allah (swt) nous demande de ne pas nous approcher de la fornication et pourtant, pour protéger notre système hiérarchique,  nos privilèges, notre statut social, nous la considérons comme un mal nécessaire et tolérable :
Pour garder intact notre dogme de ne pas mélanger les castes on est allé jusqu’à interdire  le mariage qu’Allah a pourtant rendu licite entre les personnes croyantes. Donc le mariage est un droit Divin  pour procréer et perpétuer la vie sur une base saine et, ce, jusqu’au terme fixé par Lui, le Tout Puissant (swt).
Certains optent pour la rupture avec leurs progénitures, ce qui est plus supportable à leurs yeux que le déshonneur d’un mariage avec la caste inférieure.
Illustres hommes de science de notre communauté ! Avant de soulever quelques questions dont j’aimerais bien que vous éclairiez ma lanterne ;   je dis à tous ceux qui se pavanent et se prévalent de l’illusion de la supériorité en mettant en avant la noblesse de leur origine,  et se disent fiers de leur héritage : 
Qu’ils ne font que faire subir à leurs frères l’humiliation que leurs ancêtres avaient subi de la part d’autres peuples, l’humiliation de l’esclavage.
Que le rang social honorable, la supériorité réelle est celle que l’on acquiert par la noblesse de son comportement, de sa personnalité, la recherche de la piété et de l’agrément du Créateur.
Pour terminer je vous invite à méditer ce verset 109 oh combien édifiant de la sourate Tawba :
« Bismil lahir rahmanir rahim : AFA MANE ASSASSA BOUN  YANEHOU ALAA TAKHWA MINAL LAHI WA RIDWAA NINE KHAÏROUNE AN MANNE ASSASSA BUN YÂNAHOU, ALAA CHAFA DJOURFINE HAARINE FA NAHAARABIHI, FIN NAARI DJAHANNAMA WAL LAHOU LAA YAH DYL KHAMAN ZAALIMIINA.
« Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l’agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes ». ALLAH NTI  YANGO BOUR GNANGHON KANDANA.

QUESTIONS:
1),L’esclavage est il un ordre, un commandement d’Allah, dans lequel cas, nos hommes de sciences doivent rappeler ceux qui s’opposent à cette pratique à Allah, en leur demandant de cesser de mettre en cause un ordre du Créateur ?
2),Si c’est le cas, c’est-à-dire un commandement d’Allah, il ne vaudrait pas mieux obéir en Allah en condamnant ouvertement et sans réserve les réfractaires pour leur désobéissance à un ordre  d’Allah ?

3),Si au contraire, ça n’est pas un commandement d’Allah, notre communauté d’hommes de sciences ne devraient elle pas au moins appeler à rompre définitivement avec cette pratique ? si non, ne devrait elle pas expliquer à la masse les raisons de son silence et de sa tolérance à l’égard d’une pratique qui met à mal notre cohésion sociale ?

4) Est-ce que le fait de ne pas dénoncer cette  pratique de l’esclavage par la communauté de nos hommes de science  ne vient pas du fait qu’elle ne la considère pas comme une pratique honteuse et humiliante?

5) Pourquoi ces honorables hommes de science que les gens écoutent, imitent, obéissent et respectent continuent d’utiliser encore dans leurs conversation, les expressions telles que : « mon petit esclave » ou encore « un esclave a dit » alors que le Prophète à dit : « que l’un de vous ne dise pas mon esclave mais qu’il utilise d’autres  expressions comme  ‘Fatayii’’ ou ‘’ Amati’’.

6) Allah (swt) n’a-t-il pas dit : «…Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition ?… »

7) Convaincus que le Prophète (psl) ne se prononce jamais par passion personnelle mais plutôt par effet de révélation ; nous ne devrions pas obéir à cette recommandation?

8) Ces hommes de science préfèrent-ils imiter le Prophète (psl) à géométrie variable, c’est-à-dire seulement quand il y a absence de risque pour leur notoriété ou leurs intérêts d’ici bas? (I dou nâ dintinou)

9) L’On parle souvent d’esclave de charria ! la question qu’on se pose est la suivante : est ce que la charria est pour instaurer l’esclavage ou veut elle  l’éradiquer ? Si la Charria est pour l’éradiquer, pourquoi dire « un esclave de charria et qui sont ces esclaves de charia d’ailleurs  de nos jours ?
 Nous pensons que la pratique de l’esclavage c’est-à-dire la raison du plus fort qui s’impose au plus faible a précédé la révélation coranique et que dès le début la révélation est allé dans le sens de l’éradication et n’a en aucune manière instauré le système ! COBCO !!!

10) En effet La révélation n’a-t-elle pas condamné l’idéologie qui sous-tend la pratique de l’esclavage en proclamant l’origine commune des hommes et leur égalité en droit et en dignité et n’a-t-elle pas pris toutes les mesures  qui si elles étaient appliquées auraient abouti à faire disparaitre le phénomène ?

11) De nos jours l’esclavage dans notre communauté est fondé sur le patronyme qui, lui, est né d’une volonté politique de domination permanente  car le patronyme est perpétuel donc  son attribut le sera également, malgré ce fondement pervers, l’islam impose t-il une émancipation du subissant pour être un homme libre comme le veut Allah (swt) ?

12) Le verset qui dit « le meilleur d’entre vous est le plus pieux », le dit esclave ne peut il pas atteindre ce degré de piété ?

13) Quelle est la différence entre iblis qui, lorsque l’ordre lui a été intimé de se prosterner  devant Adam a  répliqué « je suis meilleur que lui  car nous ne venons pas de la même source, lui vient de l’argile et moi du feu » ; et un homme qui dit : « tu ne te maries pas avec lui car vous ne venez pas de la même source, toi tu es horé et lui comé c’est-à-dire tu es meilleur que lui parce que nous sommes  nobles et eux  esclaves » ? ces deux déclarations qui sont similaires en tous points, ne méritent elles pas les mêmes conséquences ? et nous connaissons tous la sanction infligée à iblis après sa déclaration !
Si un sabab nouzoul est parabolique, le non repentir de l’auteur de cette assertion orgueilleuse qui est : « Je suis meilleur que lui parce que je suis noble et lui esclave » n’intègre t’il pas ce verset du Saint Coran :
 «Bismil lahir rahmanir rahim.   KHOULIL LEZIINA KAFAROU. IN YANTAHOU  YOUKHFARLEHOUM  MÄ KHAD SALAFA  WA IN YA OÜDOÜ  FAKHAD MADAT SOUNNETOUL AWWALIIIN ?
« Dis à ceux qui ne croient pas que, s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui s’est passé. Et s’ils récidivent,(ils seront châtiés), à l’exemple de leurs devanciers »
14) Allah n’a-t-il pas envoyé Moussa (ass) et son frère Harun (ASS) pour libérer les enfants d’Israël de l’esclavage ? Si oui, pourquoi en relatant cette histoire l’on évoque  que le côté Prodige (KAWAFI) de ce grand évènement sans jamais nous s’intéresser  à l’objet du courroux d’Allah (swt) c’est-à-dire le fait que les fils d’Israël ont été injustement réduits à l’esclavage par le pharaon. L’enseignement éternel de cette histoire de Moussa est qu’on ne  peut  pas et on doit jamais soumettre à l’esclavage les êtres humains honorés par Allah. La liberté est un don de Dieu, on ne doit en priver personne. 

15) Si effectivement, la mission confiée à Moussa fut la libération des hébreux, devront-on présumer qu’il n’y a que cette communauté qui est concernée et non pas les autres qui subissent le même sort de par le monde et à travers l’histoire ?

16) Pourquoi les soninko quant ils émancipent un dit esclave, ce dernier ne peut épouser une femme du rang de son ancien dit maître et non plus une femme de sa propre famille ? Et que veut dire ce  statut de Séïralléma, quel est son fondement ? a-t-il peut être une base religieuse que nous ignorons ?

17) Pourquoi lorsqu’un  ou une soninké veut épouser un ou une soninké l’on demande qu’elles sont ses origines mais si l’on est confronté à faire épouser un ou une soninké à une ou un prétendant (e) extérieur (e) l’on ne demande jamais ses origines ? Allah (swt) a régit l’esclavage seulement au niveau de la communauté soninké ?
  
18)  Pourquoi dit-on d’un dit noble ou noblesse qui épouse une ou un dit Esclave, qu’il est dévalorisé (a lokhossé) ? Peut-on savoir en quoi consiste le mérite dudit noble au près d’Allah (swt) pour que l’on considère comme dégradant et humiliant le fait d’avoir contracté une telle alliance?

19) Comment certains peuvent oser affirmer aujourd’hui encore qu’ALLAH (AWJ) s’est tu sur la question de l’esclavage et que ce silence signifie une permission tacite ?

20)  Qui peut dire de nos jours avec ce grand rayon  lumineux de savoir qu’Allah a déversé sur nous, qu’Il (SWT)  n’a rien dit sur l’esclavage, alors même qu’il a proclamé l’égalité des hommes et le fait qu’ils viennent tous d’un même père et d’une même mère et a donné toutes les voies à l’homme qu’il a déclaré honorable,  pour libérer son frère de cette singulière injustice qu’est la domination de l’esclavage et a condamné l’attitude orgueilleuse d’imaginer ou de se croire supérieur à son frère?

21), Je vais vous livrer ici une histoire sur notre Grand Prophète Ibrahim (ass),histoire que j’ai relevée dans l’encyclopédie TABARI ‘’Abou Djafar-Mohammad-Ben Djarir-Ben Yézid ‘’ (5 volumes édités en Français, il existe une compilation en 1 livre mais je conseillerais les 5 tomes). Si vous attestez la véracité de l’histoire, je vous invite à répondre svp aux questions qui suivent et l’on arrêtera là cette fois-ci, inchaAllah.
Alors voici l’Histoire :
Notre grand Prophète Ibrahim(Ass) faisait parti des Oulil azim,
Allah l’a considéré à lui seul comme une communauté, une oumma( inna ibrahima kâna oummatan qânitan li-l-lâhi…)
Allah (swt) l’a qualifié de Son ami
C’est lui qui nous a dénommés Musulmans
Sa première épouse s’appelait Sarah
Sarah avait une servante qui s’appelait Agar ( Hâdjara)
Ibrahim (ass) n’ayant pas eu d’héritier jusqu’à, disons, 80 ans ; et Sarah 70 ans, (Allah en Est Le Savant)
Sara proposa à Ibrahim (ass) d’épouser sa servante Hâdjara, en espérant que par elle, Allah (swt) donnerait un héritier au Prophète Ibrahim (ass)
Ibrahima (ass) accepta la proposition de son épouse Sarah
De ce mariage, naquit le Prophète Ismaïl (ass)
Ismaïl (ass) fut l’ancêtre des arabes
Si vous êtes d’accord sur la véracité de cette chaine, voici mes questions :
22) Comment Sarah a osé dire à un personnage du rang du Prophète d’Ibrahim (ass) d’épouser une servante ?
23) Pourquoi Ibrahim (ass) de par son rang très élevé n’a pas protesté suite à la proposition de son épouse quant à ce mariage, Alors que nous autres, Soninko, à la place du Prophète, appelleraient dégradant la personnalité (dou lokhossondé) ?
24) Pourquoi Allah (swt) S’est tu, sans interdire à son ami de ne pas se dévaloriser (Lokhossé) en épousant une servante ?
25) Ismaïl (ass),fut l’ancêtre des arabes, la meilleure des créatures Mohammad (Psl) fut arabe donc descendrait d’Ismaïl (ass) qui, lui, Ismaïl (ass) descend d’une servante ; comment Allah (swt) n’a pas haït une telle descendance pour la meilleure des créatures ?

26) L’on doit comprendre qu’Allah (swt) veut confirmer par ce silence sa révélation : « Le meilleur d’entre vous est celui qui me craint le plus » ou « J’ai honoré l’homme … » ?

Ainsi se termine cette fois-ci mes questions sur l’esclavage, je sais que vous ne manquez pas de lumière pour nous éclairer sur cette situation. Je répète : S’il s’agit d’un commandement d’Allah, n’hésitez pas à le démontrer : Le croyant suivra le commandement d’Allah (swt) et le réfractaire s’en détournerait et chacun trouvera Allah (swt) en hôte juste.

Mais s’il ne s’agit pas d’un commandement d’Allah (swt), alors dénonçons-le vigoureusement (Comme l’on fait nos Chouyoukh Madjakho Tandjigora, Almamy Baradjy et d’autres encore à l’ombre) afin de ne pas partager  ou diffuser inconsciemment la mauvaise doctrine que nous dénonçons avec force tous les jours chez les ennemis de notre religion.

Ce type de comportement consistant à voir la paille dans l’œil de son prochain et à ne pas voir la poutre  dans son propre œil c’est-à-dire à fermer les yeux sur ses propres défauts et les ouvrir sur ceux des autres pour dénoncer n’est pas digne d’un croyant ; non seulement il risque de ne plus être  crédible en tant que musulman et de surcroit, il induit les faibles en erreur.

Pour conclure, nous pensons d’après tout ce que nous venons de relater en donnant des preuves sommes toutes tangibles à travers l’histoire et les grands principes établis par notre religion, qu’il est indéniable que l’esclavage est une pratique réprouvée, dont on doit éliminer toutes traces de notre communauté à mon humble avis et je pense et espère que nos  hommes de science doivent jouer pleinement leur rôle en clarifiant les choses au commun des mortels.
Qu’Allah fasse triompher la JUSTICE par ses serviteurs Justes !

Incha Allah, je donnerais ma position sur la question « Faut-il l’envoyer  nos enfants au village pou y être élevés ? » sur Souwal wa jewâb.

Subhânak Allahoumma ……..

Cissé-Ibrahima DIALLO

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