Scandaleux et injuste : Tariq Ramadan interdit d’entrer en Mauritanie.


Scandaleux et injuste…!?

Apparemment les autorités mauritaniennes préfèrent accueillir un sommet arabe qui est un club d’exploitants des peuples que de laisser l’éminent Professeur Tariq Ramadan honorer ses invitations auprès d’organismes humanitaires et culturels. Le sommet arabe coûtera en préparation plusieurs millions d’Ouguiya dans un pays d’affamés, alors que la visite de Tariq Ramadan aurait aidé et boosté spirituellement, socialement, culturellement et surtout sur le plan humanitaire dans un pays où les gens modestes sont mis sur le compte du fatalisme sans assistance étatique digne de ce nom. Avec cette expulsion, un autre visage du gouvernement mauritanien se dévoile au grand jour. Mes pensées solidaires à l’association Main Dans la Main notamment son secrétaire général l’imam Abdoulaye Sarr que j’ai eu l’honneur de l’interviewer courant Mai en France (https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/05/22/en-exclusivite-lentretien-avec-limam-abdoulaye-sarr-le-secretaire-general-de-lassociation-main-dans-la-main/), et à l’organisme humanitaire très actif La Marmite du Partage de Mr Khally Diallo Rochigneux.

Dans un communiqué diffusé via sa Page officielle Facebook, l’intellectuel suisse d’origine égyptienne annonce que c’est le 8 ème pays majoritairement musulman qui prend une pareille décision à son encontre. Notre pays fera partie de ces pays qui ont peur étrangement du message intellectuellement limpide et instructif du Professeur Ramadan. En France, on peut comprendre la mise en quarantaine académique à tort de l’intellectuel suisse, dû à des motifs passionnés et passionnels chez les milieux universitaires à son sujet, mais autre CHOSE motive son bannissement dans certains pays majoritairement musulmans. Le point commun entre l’Égypte du général putschiste SISSI , le régime usurpateur des Al-saud et de la Mauritanie sous un régime tribalo-féodal, est ce caractère allergique aux messages libérés pour leurs peuples respectifs. Tariq Ramadan est connu pour avoir un message pour plus d’engagement citoyen et d’ouverture à l’endroit de la jeunesse musulmane. Cet appel incite à une prise de conscience politique, sociale et intellectuelle pour réformer et participer à l’instauration d’un environnement plus JUSTE. Ah oui l’appel à la JUSTICE pour TOUS…?? Certains états majoritairement musulmans ont banni le mot JUSTICE pour Tous, de leur vocabulaire.  Ils nous ont habitués à être soumis et conditionnés à une lecture fataliste de notre sort. La pauvreté, l’éducation défaillante, les inégalités sociales, les pratiques esclavagistes et la mal gouvernance sont le fait du hasard ou dans l’ordre « des chanceux et des malchanceux ». Et toute voix qui éveille et interpelle les peuples en sommeil pour plus d’exigence citoyenne et participative, serait prise comme subversive et menaçante  pour un ordre étatique INJUSTE. Dans notre époque numérique et globalisée, la tromperie légendaire pour diriger tranquillement par le contrôle exclusif de la PAROLE, est devenue utopique. Par exemple, l’écrasante majorité des mauritaniens ayant accès aux canaux  modernes d’information, peut citer Tariq Ramadan, mais peu de gens peuvent se rappeler d’un seul propos d’une teneur intellectuelle marquante tenu par notre général Ould Abdel Aziz depuis son irruption publique dans le paysage politique mauritanien….par deux  coups d’état (2005 et 2008).

Mr Tariq Ramadan , le peuple mauritanien ne se reconnaît pas dans la décision de votre expulsion. 


K.S

Les limiers du régime mauritanien s’acharnent contre IRA-MAURITANIE 

Cette fin du mois béni de ramadan semble être moins sereine pour les autorités mauritaniennes. La date du 29 juin 2016, les forces de l’ordre se sont engouffrées dans une opération étrange consistant à déloger certains occupants d’une gazzra. Considérée comme une provocation injuste, les occupants n’ont pas voulu se laisser faire, et l’affrontement avec les flics a été très rude. À l’image d’une camionnette aux couleurs de police, en piètre état, et plusieurs manifestants « résistants » très affectés, on se demandait comment et pourquoi dans un pays dit musulman, en plein mois de ramadan censé être « Paix ,Piété et Solidarité« , des pareils accrochages se passent entre l’ordre étatique et certains milieux sociaux modestes. Au lendemain de ces événements qui n’honorent personne finalement, la figure incarnant l’État en premier Ould Abdel Aziz, hier on apprenait l’arrestation illégale de monsieur Diop Amadou Tijane l’un des vice-présidents d’IRA-Mauritanie et d’autres militants . Aujourd’hui c’est au tour de monsieur Balla Touré , la voix pour les affaires extérieures du mouvement abolitionniste, d’être arrêté chez lui et conduit vers un endroit inconnu comme ceux d’hier. Ce matin, on apprend une perquisition faite au domicile de monsieur Diop Amadou Tijane. Il est à préciser que le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane sont aux USA depuis quelques jours. Tous les deux ont été primés par les autorités américaines pour leur engagement anti-esclavagiste en Mauritanie. Ils ont eu l’honneur d’être accueillis par le secrétaire d’état américain John Kerry lors de la remise du prix. Un énième succès diplomatique du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , qui pourrait expliquer le subit saut d’humeur du régime mauritanien. Dans l’attente d’un dossier judiciaire monté injustement comme à l’accoutumée , les militants et les sympathisants de mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste fondé en 2008 (toujours non reconnu par Nouakchott) par Biram et ses compagnons, s’activent pour dénoncer ces kidnapping en dehors de l’exercice du Droit. Le mouvement IRA qui est facifiste et reconnu comme tel à l’international plusieurs fois , dérange les forces aux intérêts convergents qui font un noyautage social, religieux et tribalo-féodal du pouvoir mauritanien au détriment des faibles. L’IRA parle aux Consciences des citoyens, et l’état mauritanien ayant un fonctionnement foncièrement tribalo-ethnique ne supporte pas les idéaux de Justice et d’Égalité promus. L’une des grandes craintes du régime étatique mauritanien en vigueur depuis plus de 50 ans, c’est de voir tous les modestes, les déshérités, et les sans voix d’une manière générale , devenir sensibles aux discours de vérité aspirant à la démolition effective d’un système de domination qui structure toute la sphère publique en dehors de la LOI. La fuite en avant en cours est un marqueur évident d’un déclin proche. On arrêtera les personnes,  mais leurs idéaux sont hors d’atteinte.

Seule la vérité est révolutionnaire. 

À suivre…!!!

K.S

Commémoration des déportations d’Avril 1989 en Mauritanie: Déclaration de la manifestation du 24 Avril 2016 à Paris

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Il y a 27 ans, sous le régime de l’ancien dictateur, le Colonel Maouya Ould Sidi Ahmed Ould Taya, nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères, tous ces êtres qui nous sont chers ont été privés de leur patrie au nom d’un racisme mortifère. Une chasse aux Noirs fut orchestrée au vu et au su du monde entier par un État entièrement dévoué à l’arabité exclusive de la Mauritanie au mépris de sa composition ethnoculturelle.
Réunis ce 24 avril 2016 pour commémorer les 27 années de déportation des nôtres au Sénégal et au Mali, Nous, Associations, Organisations, Mouvements et partis politiques représentés au sein du collectif des Mauritaniens en France, dénonçons le racisme et l’exclusion que continue de subir la communauté noire en Mauritanie.
Depuis 1989, date des déportations, les familles des négro-mauritaniens expulsées réclament justice. La junte actuellement au pouvoir n’ignore point la situation dramatique qu’a subie et continue de subir cette frange abandonnée de la population de la Mauritanie. Tous ses membres ont été, sans discontinuité, au cœur du dispositif sécuritaire tant central que local de la Dictature qui s’impose aux Noirs de Mauritanie depuis des décennies et qui fait de la répression brutale, le principal levier de commande du système. Certains de ces hauts gradés de l’armée sont à cet égard, les protagonistes de l’infamie raciste qui a marqué cette répression raciale sanglante.

Commémorer c’est rappeler ;

Commémorer c’est se souvenir ;

Commémorer c’est ne pas oublier ;

Nous condamnons avec fermeté, l’ignominie dont s’est rendu coupable l’Etat raciste mauritanien en déportant sur une base raciale et fasciste près de 200 000 Mauritaniens Haalpulaaren, Soninko, Bamara et Wolofs au Mali et au Sénégal
Si la chute de Moaouya Ould Sid’AhmedTaya augurait une lueur d’espoir dans le ciel assombri de la Mauritanie pour tous les mauritaniens épris de liberté, force est de constater que cet espoir a été vain. Le racisme demeure et il a pris une autre forme. L’actuel chef de l’Etat, Mouhamed Ould Abdel Aziz, loin d’avoir soldé les crimes racistes, persiste à rendre les rescapés des années de braise apatrides.
En effet, les engagements pris lors de la signature des accords tripartites le 12 Novembre 2007 entre le HCR et les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal n’ayant pas été respectés, nous condamnons avec la plus grande énergie les conditions inhumaines, dégradantes de misères et d’indignité qui constituent, hélas, le quotidien des rapatriés Négro-mauritaniens.

Depuis 2011, cette ignominie contre la population négro mauritanienne s’est mue à travers un enrôlement, censé doter l’Etat mauritanien d’un service d’état civil fiable et sécurisé, qui a été dévoyé afin d’exclure la population noire de Mauritanie. Au génocide physique des années 80 s’est substitué le génocide biométrique.
Nous ne cesserons de réaffirmer que la construction de la Mauritanie ne se fera qu’en réhabilitant l’ensemble des victimes du racisme dans leur droit légitime, que nulle tyrannie raciale ne peut altérer.
Nous, Collectif des organisations mauritaniennes en France:
Exigeons que le retour effectué soit officialisé par des actes et le rétablissement plein et entier, de tous ceux qui sont revenus, dans leur droit et une indemnisation de tous les préjudices subis.
Demandons à la communauté internationale d’user de tous les moyens en sa possession pour amener la Mauritanie, dès lors qu’elle a reconnu sa pleine responsabilité dans les déportations d’avril 1989, à assumer concrètement les engagements pris devant les communautés nationales et internationales.
Appelons tous nos compatriotes à un réel sursaut patriotique contre cette injustice qui n’a que trop duré.

Et disons:

Si le silence est complice, l’inaction est coupable
Agissons ensemble car l’heure est grave.
 
Le Collectif des organisations mauritaniennes en France
Paris, le 24 avril 2016

L’affaire Mkheitir : l’homme musulman pardonnable, mais pas le forgeron…???

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Ce jeudi 21 avril 2016, s’est ouvert à Nouadhibou le procès en appel de notre jeune coreligionnaire Mohamed Cheikh Ould Mkheitir . Selon certaines sources dignes de foi, le verdict de la condamnation à mort a été confirmé, mais l’accusation d’apostasie a été requalifiée en mécréance. Maintenant, l’étape suivante pour son cas judiciaire sera devant la Cour Suprême, et on espèrera que le bon sens triomphera sur une rigidité ridicule d’un DROIT devenu l’expression des caprices de certains milieux. Il est rapporté que notre jeune compatriote issu de la caste des forgerons s’est repenti, ce qui n’a pas calmé les ardeurs hystériques de certains qui s’activent plus pour la punition d’un élément perturbateur de leur ordre tribal et ethnique que la défense du prophète Muhammad (psl) . Ce dernier l’aurait pardonné et se serait interrogé en profondeur et en toute JUSTICE sur ce qui a motivé la réflexion polémique. C’est-à-dire le fond de l’ordre tribalo-féodal serait scruté et questionné , et de là le formalisme religieux en vigueur serait démasqué. Ainsi dans cette affaire, les accusateurs par posture superficielle seraient les premiers accusés de trahison des enseignements de la tradition prophétique. Chez nous, en matière religieuse, le spirituel suit les logiques de l’ordre de la société. Quand l’islam au sens sain reconnaît le croyant comme MUSULMAN faisant partie de la Oumma, l’ordre sociétal essayera de le caser en forgeron, en esclave, en noble, en griot ou en marabout d’abord. Depuis plusieurs siècles par mimétisme soigné, les tenants trans-communautaires de cet ordre sociétal sacralisent cet état de choses où la plénitude de la “musulmanité” de certains est relative et surtout dépendante d’une docilité fataliste aux balises tribalo-ethniques. Notre coreligionnaire de statut forgeron est conscient que dans cette société dite 100% musulmane, le statut de forgeron est connoté d’une intouchabilité guignarde. On dirait que le forgeron peut symboliser le malheur et il faudrait mieux l’éviter dans certaines circonstances notamment lors des voyages. Où a-t-on laissée la FRATERNITÉ entre croyants selon l’enseignement Coranique et la Tradition prophétique..??

Dans le même ordre d’idée, on dirait que l’esclavage est légiféré au nom de l’islam, et que “l’individu esclave” n’a accès au DIVIN qu’en se soumettant à son maître d’abord. Sur ce cas de l’esclavage, une idéologie foncièrement orientée s’est développée sur la base d’éléments scripturaires mentionnant le traitement sage des cas des esclaves hérités de la période antéislamique , légitimant sournoisement les pratiques esclavagistes au nom de l’islam. De ce fait les objectifs de la réforme sociale indiquée par le dernier Messager, ont été travestis sciemment pour “islamiser” des pratiques révélant du paganisme d’antan au fond.
Il est clair que bien avant le texte de notre compatriote Mohamed Cheikh Ould Mkheitir, d’autres écrits connus et disponibles dans toutes les mahadras et les librairies, avaient trahi l’esprit du  MESSAGE RÉVÉLÉ. Une idéologie partisane s’est accaparé de ce MESSAGE pour que la collusion entre lettrés dits religieux et puissants tribalo-féodaux garde la mainmise sur les sans voi(x)es le plus longtemps possible.
Le cas de ce jeune casté forgeron devrait interpeller plus d’un surtout chez les mammouths idéologues du Fait religieux. Le suivisme admis historiquement ne tient plus, car derrière notre “musulmanisme” mot emprunté à Dr Ousmane Timéra de France, se trouve  d’innombrables paradoxes, contradictions et distorsions.

Toute religion qui s’idéoligise se fera au nom des Hommes et perdra le caractère transcendant du DIVIN LE SEUL JUGE PAR ESSENCE.

Ainsi au Nom du DIVIN, le Tout-miséricordieux et le Très-miséricordieux nous apportons notre soutien fraternel à Mr Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir qui mérite le Pardon comme tous ceux qui sont dans la fixation indexatoire demandant sa mise à mort.

Que la paix soit avec vous.

K.S

21-04-2016 22:38 – Derniers échos du procès de Ould M’Khaitir

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Aux toutes dernières nouvelles, le tribunal d’appel de Nouadhibou a confirmé la peine capitale d’Ould Mkeitir pour incrédulité, en vertu de l’article 306 du code des procédures pénale de la Mauritanie (1).

La Cour d’appel a décidé de déférer le dossier de Ould Mkhaitir, après sa condamnation à la Cour suprême pour s’assurer de son repentir.

(1) Pour rappel, l’article 306 du Code pénal mauritanien dispose que « [tout musulman coupable du crime d’apostasie […] sera invité à se repentir dans un délai de trois jours […] S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat. »

L’article indique par ailleurs : « Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort », et également que « [si elle] se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle prévue au paragraphe du présent article [de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 000 à 60 000 ouguiyas mauritaniens – soit de 15 à 181 euros environ. »

©Cridem 2016————

Source crédit : http://www.cridem.org

14-02-2016 13:54 – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur transféré à la prison de Bir Moghreïn

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Saharamédias – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed El Hadi Macina, arrêté jeudi dans une affaire de corruption dévoilée par des juges britanniques, a été transféré à la prison de Bir Moghreïn, dans l’extrême nord du pays.

L’information a été confirmée par le correspondant de Sahara Media dans la wilaya du Tiris Zemour.

Le nom du secrétaire général du ministère de l’intérieur qui avait occupé ce poste pendant près de dix ans, avait été cité par la justice britannique dans une affaire de corruption entreprise par une société d’impression de bulletins de vote dans certains pays africains dont la Mauritanie.

Ces derniers temps les autorités mauritaniennes avaient décidé de transférer à la prison de Bir Moghreïn des personnes accusées dans des affaires sensibles de malversations afin de les éloigner de la capitale.

Crédit source : http://www.cridem.org

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