Un Cri Osé : un progressiste maure qui « mord » ses incohérences. 


Quand un proclamé progressiste maure se découvre peu à peu.

Mon ex professeur d’anglais (matière ABS- American British Studies) , Ely Ould Sneiba dit Bacar se distingue depuis quelques temps par des posts très acerbes à l’endroit de la mouvance abolitionniste et tout ce qui a trait aux identités en Mauritanie. L’homme qui soutenait le candidat Mohamed khouna Ould Haidalla en 2003 , et soupçonné un temps de connivence avec les cavaliers du changement, symbolise un certain type d’opposants très particuliers à double face . Être opposant à un pouvoir politique en place au nom de la politique politicienne, élitiste et clanique, mais tout en défendant foncièrement par une réthorique ambiguë l’ordre établi d’une manière générale du système de domination qui sévit dans le pays. Par exemple, l’ex exilé de Dakar, trouve du bien à tous les « éléments dissidents » du mouvement abolitionniste IRA, qui se sont soumis aux « normes » de l’ordre établi pour vomir sur leurs anciens camarades de lutte. Pour lui, l’évidente traîtrise d’un Saad Louleid qui honnit les Noirs non Haratines,  serait du patriotisme honorable. Un autre ex-IRaniste qui se qualifie comme arabe parmi les ARABES , devient un sage doué car fidèle aux cases préétablies qui rassurent l’ordre dominant. Notre professeur broie du rouge quant à l’éventualité d’une communauté indépendante haratine qui exprime sa négritude ouvertement et osant revoir son identité culturelle particulière ne pouvant être AUTHENTIQUEMENT ARABE au sens arabe de l’identité. Certainement conditionné par les convenances tribales comme tout petit maure et politisé par l’idéologie panarabe, Mr Sneiba raisonne en peuple maure homogène  (blancs et noirs) majoritaire dans le pays, qui serait menacé par des extrémistes kworis (Noirs hors Haratines) soutenus par quelques Haratines « égarés ». Tout est bon pour  lui, même la fiction romanesque, pour insinuer que les Haratines ne doivent se définir qu’en étant dans la sphère maure car ils seraient rejetés ou lésés par les communautés kworis qui hiérarchisent entre eux déjà . Tellement obsédé par cette référence identitaire, l’auto-proclamé pourfendeur du régime du général Ould abdelziz, fait semblant d’ignorer les injustices vécues par les militants engagés pour la défense des Droits Humains d’une manière générale, de la part du même régime. La dernière machination de services étatiques pour sévir contre les responsables abolitionnistes , rentre dans une logique qui compte pour ceux qui croient en primauté à la tribu et à la communauté avant la CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE. Si notre professeur arrivait à la place de l’actuel président, rien de sensible ne changerait sans doute à l’ordre établi de fond qui est la source de tous les déséquilibres troublant l’émergence d’une NATION digne de ce nom. Au final, mon cher prof d’anglais porte le marqueur bien connu chez certain personnel militant et politique qui navigue dans les incohérences d’une échelle à une autre. Ainsi vouloir concilier le révolutionnaire ici avec le réactionnaire là bas dans une même conscience, la question de la BONNE FOI ou VOI(E)X des vraies motivations des uns et des autres, se posera inéluctablement. Bon…on dirait du classique en « Mauritanien ».

K.S

​Le régime mauritanien nous préoccupe davantage.

Le 18 août passé, 13 responsables et militants de l’initiative de la résurgence  abolitionniste “IRA” sont condamnés de 3 à 15 ans de prison ferme par la cour criminelle de Nouakchott.

Ces militants anti-esclavagiste sont déclarés coupables de rébellion, de violence et voies de fait sur des éléments de la force publique alors qu’aucun d’eux n’était présent sur les lieux des affrontements.
J’estime  qu’il est temps de dire stop au régime pour ses arrestations arbitraires et racistes,  ainsi que toutes les pratiques esclavagistes. On en a assez de son double discours vendu à l’international alors que les réalités sont autre chose à l’intérieur. Le cas judiciaire concernant les abolitionnistes d’IRA ces derniers temps, révèle un manque de sérieux du pouvoir en place sur le terrain du Respect des Droits Humains. Et la communauté internationale en est témoin. 

L’ancien putschiste du 06 août 2008 continue sa logique qui est de diriger le pays avec une main de fer en bafouant les libertés individuelles et en rendant la Justice soumise aux humeurs revanchardes de son entourage. 
Ses promesses électorales lors de son premier quinquennat, en priorité, étaient  la lutte contre la corruption, pauvreté et le terrorisme pour gagner la confiance des alliés occidentaux et tromper le petit peuple. 

En réalité sur le terrain, le despotisme et les violations répétées des droits de l’homme , sont les les faits marquants de son règne. 

 À l’heure actuelle où j’écris ces lignes, les 13 abolitionnistes sont derrière les barreaux depuis bientôt 3 mois pour des accusations infondées. Après la fête de ramadan passé dans les geôles de la honte, ces engagés courageux seront privés injustement de leurs familles et proches à l’occasion de la grande fête musulmane de Tabaski prévue pour la semaine prochaine. Tous les épris de Justice doivent être interpellés par ce dossier judiciaire monté sur du Faux et par le Faux au nom de l’Etat mauritanien. C’est Triste et Regrettable à la fois.

Signé  Boubou Soumaré

Tolérance ou Respect : quelle différence ? Tentative de réflexion


Ne dit-on pas que le respect est une véritable rencontre de la différence de l’autre, une expérience authentique de l’altérité et pas simplement un pacte de non-agression tolérante, d’abord, qu’est-ce que le respect ?

Il s’agit d’un sentiment d’égard envers soi-même ou envers quelqu’un d’autre qui se manifeste par une attitude pleine de considération. Et ce respect peut, par la suite, ouvrir la voie au dialogue, au pardon et jouer un rôle important dans l’amélioration de notre quotidien.

Respecter, c’est aussi s’appuyer sur sa capacité d’aimer l’autre avec suffisamment de confiance pour pouvoir se définir, s’affirmer et se différencier face aux attentes et demandes de l’autre, surtout si celles-ci nous paraissent différentes de nos valeurs ou de nos choix de vie. Ainsi chacun aura à se confronter à ses zones d’intolérance, en particulier quand la demande de l’autre ne correspond pas à son ressenti ou à ses sentiments du moment.

Alors que la tolérance n’est pas le respect, elle peut être le sens du respect dans certaines substitutions. Plus que de la tolérance qu’il nous faut impérativement retrouver.

Pour comprendre la différence entre tolérances et respect, commençons tout d’abord par écouter le sens des mots.

La tolérance c’est simplement supporter, ce n’est pas pour rien qu’on parle de « Seuil de tolérance ». Tolérer l’autre, sa différence, ses croyances, ses habitudes, ou pratiques qui ne sont les nôtres. Ce n’est donc pas aller vers lui, rencontrer vraiment son altérité, c’est plutôt en supporter l’existence. Mais le respect, lui implique, une véritable rencontre de la différence de l’autre, une expérience authentique de l’altérité. Un intérêt réel pour ce qui n’est pas moi et non simplement un pacte de non-agression « tolérance ». La tolérance est une valeur passive, là où le respect demande une démarche active. La tolérance ne me changera pas, là où la véritable rencontre de l’autre, si je la respecte au sens fort peut faire de moi un être nouveau. Vous voulez vraiment savoir si vous avez rencontré quelqu’un ? Un autre avec sa culture et sa vision du monde ? Alors regardez-vous : si vous avez changé, c’est qu’il y a eu rencontre. Si rien n’a changé de votre rapport au monde, vous avez peut-être toléré la différence de l’autre à vos côtés, mais vous ne l’avez pas respectée. La respecter vraiment, ce serait l’accueillir comme quelque chose qui pourrait vous changer et vous enrichir. Ceci est valable tant au niveau des individus qu’à celui des nations, tant dans la vie professionnelle que dans la vie privée. En accueillant la possibilité même de devenir l’autre et si c’était cela la véritable « identité » : une capacité d’ouverture à l’autre, d’accueil de respect ? On ne serait alors jamais nous-mêmes que lorsqu’on accueille l’autre….

La confrontation face à l’altérité, c’est-à-dire face à celui qui est différent de nous, nous place naturellement (au sens d’instinctivement) dans une situation d’intolérance car reconnaître qu’autrui a raison serait vécu comme une sorte d’humiliation puisque cela signifierait que j’ai tort. Pourtant, il nous apparaît par ailleurs «naturel» (au sens d’évident) de défendre la tolérance en raison des erreurs produites par les guerres de religion.

La religion en général est un phénomène qui vise à relier les hommes entre eux par l’adhésion à certains dogmes rattachés à certaines pratiques. En pratique, nous pouvons constater une pluralité de religions particulières. Elles ont chacune leurs particularités, elles ne sont pas similaires, on peut donc dire qu’elles diffèrent les unes des autres. Ces différences justifient qu’elles soient un objet de la tolérance. Puisque nous n’avons pas ici de définition précise de la tolérance, on peut se demander si elle consiste dans le fait de ne pas interdire alors qu’on le pourrait ou bien si elle suppose une reconnaissance de la différence.

La tolérance est une «nécessité». La notion de nécessité s’oppose à celle de la contingence, cela signifie qu’on ne peut pas se passer de la tolérance, on en a un besoin impératif. De plus, elle présente un «avantage», cela signifie que ses conséquences vont porter un fruit positif, en l’occurrence celui de la paix civile

Le point de départ de Voltaire était le bon : puisque nous ne sommes que des fourmis dans l’univers, ne nous entretuons-pas ! Il parlait que Dieu « ne nous a point donné le cœur pour nous haïr et des mains pour nous égorger » et le texte reprenait le grand principe pédagogique de l’histoire de l’humanité qui est basée sur la phrase suivante « Ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit ». C’est un point de départ, assurément c’est même le fondement de la société. Mais ce principe de Tolérance peut-être dépassé par un principe de respect que nous pourrions annoncer ainsi «Fais à autrui ce que tu estimes bien de lui faire », ou « Respecte autrui non simplement parce que tu exiges la réciproque mais parce qu’autrui est en lui-même respectable ». On le voit : il s’agit de remplacer un principe d’intérêt bien compris par un principe moral. Passer de la tolérance au respect, c’est donc franchir un pas vers la considération de l’autre. Mais en sommes-nous capables ? Ne devrions-nous pas nous contenter de viser la tolérance, cette vertu plus accessible ? Difficile de répondre. Si nous commençons par la tolérance, le risque est que nous ne parvenions jamais au respect. Peut-être faut-il viser alors le respect pour parvenir au moins à la tolérance ?

Une chose est claire, la tolérance est une valeur qui se nie elle-même puisqu’il n’est pas possible de « tolérer l’intolérable ». Le respect de l’autre en revanche est une valeur qui ne se nie pas elle-même. Même le fautif doit être respecté selon les principes universels. Il peut être puni tout en étant respecté. Finalement la tolérance est une valeur peut-être d’un autre temps. Ce n’est seulement pas en tolérant les différences que nous ferons société, mais surtout en respectant cette chance qu’elle représente pour notre commune aventure.

Sao Ousmane


Source crédit : Mail de l’auteur. 

Un Cri Osé : L’Homme qui s’engage…


Son opinion, sa « vérité scientifique » est son arme unique..!? 


Il faut toujours garder l’encrage analytique de son cadre de référence qui, quoique subjectif , permet de garder une certaine autonomie « intellectuelle » et d’éviter le suivisme trop tentant mais très inhibiteur au fond . À force de ressasser l’appel à un ESSENTIEL aux contours flous sur la VÉRITABLE SOURCE de nos MAUX multidimensionnels, on risque de taire L’ESSENCE qui prévaut dans nos contrées et prédispose irrémédiablement à des « ESSENTIELS PARTISANS ET ÉGOCENTRIQUES ». Par évidence, on soupçonnerait une TROMPERIE, si aucune réorganisation de notre régime coutumier et sociétal qui régit nos « rapports primaires » , n’est entreprise et qu’on s’évertue d’avoir une VOI(E)X UNIQUE sur le champ revendicatif national. Le joug inadmissible à défaire sur l’échelle nationale, s’est inspiré d’autres segments « régaliens » qui composent nos sociétés respectives. L’activisme pressant et honorable pour le DROIT à l’expression sans entraves de nos différences à l’échelle étatique, ne doit pas s’accompagner d’une indifférence « voulue » aux tares produites INTRA par ces mêmes différences défendues vaillamment. Sachant que les opinions révolutionnaires des uns ici sont mal vues par des réactionnaires assumés alors qu’en même temps ces derniers s’activent auprès des autres pour une unité révolutionnaire ailleurs, on ne peut naïvement confier l’expression de son opinion au premier arrivé auréolé de son supposé backgroud révolutionnaire. Quand on veut porter la casquette révolutionnaire tout en restant réac ailleurs, toute velléité de prioriser s’apparente amèrement à des incohérences qui feront désordre menant à la CASE DÉPART.

K.S

​Antiesclavagiste : l’activité la plus criminelle en Mauritanie !

Il n’est pas bon d’être défenseur des droits de l’homme en Mauritanie. Il est encore plus dangereux d’être un défenseur des droits de l’homme antiesclavagiste. C’est le crime le plus élevé en Mauritanie. Pire que l’assassinat en série et à l’atteinte à la sûreté de l’Etat. Appartenir à une organisation comme IRA qui lutte contre l’esclavage, le racisme et la discrimination, c’est pire qu’appartenir à Al Qaïda au Maghreb Islamique, pire qu’être égorgeur en série au sein de Daech, Un dealer, trafiquant de drogue, un meurtrier multirécidiviste est un enfant de cœur à côté d’un militant d’IRA.

En Mauritanie, violer une fillette de 2 ans et l’étrangler à mort est mieux que lutter contre l’esclavage, le racisme et la discrimination. Etre cambrioleur, braqueur de banque, faire l’inceste est encore mieux. Il est encore mieux de voler 12 milliards d’UM d’engrais et les remplacer par des ordures. Il est mille fois mieux encore de demander une rançon pour livrer un exilé politique réclamé par son pays pour le guillotiner. Il est enfin dix mille fois mieux d’utiliser les devises de la Banque centrale pour s’acheter des appartements au 18ème arrondissement à Paris, à Dubaï, à Casablanca et à Rabat, que de militer au sein d’IRA.

il est incroyable que d’un coup, tout le bureau politique d’une organisation reconnue pour sa lutte non violente, tombe dans le piège d’une manifestation où des policiers sont tabassés à mort et leur véhicule incendié. Mais le scénario  ficelé pour en finir avec IRA est si grossier que n’importe quel apprenti investigateur peut le sentir de loin.

Quel est le postulat de départ : en finir avec IRA. Pourquoi ? Parce que cette organisation est active sur le terrain de la dénonciation aussi bien sur le plan intérieur qu’à l’extérieur. Elle est le cauchemar de l’Etat mauritanien devant toutes les commissions internationales des droits de l’Homme. Pire, ses dirigeants n’acceptent ni les villas, ni les postes cossus, ni les comptes garnis en banque pour renoncer à leur combat. Que faire ? La décapiter. Qui devra s’occuper de la tâche ? Un ancien génocidaire rompu dans les plans scabreux et, fort d’une expérience récoltée dans les bases militaires, transformées dans les années 90 en laboratoire pour des épurations ethniques. 

Voilà le scénario tel qu’il a été concocté pour en finir avec IRA. Las des défections et des dissidences fortement monnayées qui n’ont pas donné les résultats escomptés, on passe à la vitesse supérieure. On utilise un homme peu scrupuleux et on l’injecte à l’intérieur d’IRA, le temps qu’il s’imprègne de la machinerie d’IRA Cet homme joue bien son rôle et se montre encore plus radical que l’ensemble de ceux qui l’ont précédé au sein du mouvement. Sa mission achevée, il se met à déballer des révélations bien cousues en main que la presse à la solde du système sert de tribune. Puis, arrive l’heure H.  Un nombre restreint de personnes est impliqué, quelques administrateur et chefs de corps, avec l’aide de la Taupe. Il s’agit de provoquer les habitants d’un bidonville. La Taupe organise sa troupe, tous enturbannés. Ces derniers s’invitent sur le terrain de l’opération sise à la Gazra Bouamatou. Le reste est facile à deviner. «Les enturbannés blancs » visibles dans les photos publiées lors des émeutes, excitent les jeunes de la Gazra puis passent à l’action. Quelques policiers se laissent tabasser, abandonnent leur véhicule, un car antédiluvien tout bon pour la casse, pour que les «émeutiers » commandés puissent y mettre le feu. Puis, quelques policiers sont «internés à l’hôpital » le temps d’une prise d’images. Le soir, le Wali de Nouakchott-Nord, sort à la télé publique pour la deuxième partie du scénario. Face à une opinion indignée par ce qui vient de se passer, il désigne le mouvement IRA à la vindicte populaire. D’où tient-il ses preuves ? Mystère et boule de neige. Les jours suivant seront marqués par des vagues d’arrestation. Le hic, c’est qu’au lieu de cibler les militants d’IRA actifs sur le terrain de la protestation et dont l’appareil sécuritaire détient les identités, le couperet s’abat sur les membres du Bureau exécutif, des gens qui n’ont jamais investi le terrain. Diop Amadou Tijane, Hamady Lehbouss, Mohamed Hamar Vall, Balla Touré, Lô Ousmane, Anne Ousmane, n’ont jamais participé à des manifestations organisées par IRA. Qu’importe ! L’essentiel pour le pouvoir mauritanien, c’est de décapiter IRA en visant ses plus hauts cadres, n’importe le subterfuge qui sera utilisé.

Arrêtés sans mandat d’un juge, leurs domiciles et lieux de travail seront perquisitionnés. Ils subiront une garde-à-vue de plus de dix jours, dans des lieux autres que ceux fixés par la loi, c’est-à-dire dans des commissariats. Là, ils subissent les pires tortures, alors que la Mauritanie a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements inhumains dégradants ainsi que son Protocole. Mieux, elle a érigé la torture au rang de crime contre l’humanité inscrite dans sa Constitution et mis en place un Mécanisme national de prévention contre la torture dont les membres ont prêté serment.

La dernière partition de ce drame qui devait consacrer la fin du mouvement IRA, a été jouée jeudi 18 août 2016. Après quinze jours de débats stériles, marqués par les pires violations des procédures judiciaires, et en l’absence des avocats, la Cour pénale a décidé d’infliger des peines de 15 ans à cinq militants d’IRA, les autres écopant entre 3 et 5 ans. De pauvres pères de famille, dont le seul crime est d’avoir choisi de lutter contre l’esclavage, le racisme et la discrimination raciale. Cette mascarade de procès doit être dénoncé par tous les hommes épris de justice. Encore une fois, c’est l’image de la Justice mauritanienne, de sa partialité et de son inféodation au pouvoir politique, qui est salie face au monde qui la regarde. Pas étonnant dans ces conditions que le capital international ait peu de confiance en ce pays et qu’il devient de jour en jour connu à l’étranger comme un Etat esclavagiste et raciste.

Crédit source : Posting Page Facebook du journaliste Cheikh Aidara 

KEMI SEBA , LE PANAFRICANISTE CHEVRONNÉ INTERPELLE ET AVERTIT LE PRÉSIDENT MAURITANIEN AU SUJET DES ABOLITIONNISTES LOURDEMENT CONDAMNÉS.


[MAURITANIE: QUE LES CHOSES SOIENT DITES]

Kemi Seba:« 3 à 15 ans de prison, ce sont les peines que la (prétendue) justice de Nouakchott a prononcé contre des militants noirs mauritaniens cette semaine. LEUR CRIME?Lutter contre l’esclavage des Noirs en terre mauritanienne AU 21EME SIÈCLE. Que dit l’Union africaine? RIEN. Que disent les tiers-mondistes? Rien. Que disent les pro-palestiniens si prompts à critiquer le racisme des israéliens mais si silencieux pour dénoncer le racisme structurel (parfois bien plus violent) qui persiste à bon nombre d’endroits dans le monde arabe et chez  ces ESCLAVAGISTES BEYDANES en particulier? RIEN.

Que disent la majorité des Noirs face à ce drame? Rien, ou si peu! C’est tellement moins swagg que la lutte des Noirs aux USA n’est ce pas….? Une pensée POUR CHAQUE FRERE de l’IRA incarcéré injustement et mention spéciale pour mon ami proche et frère de combat, Ousmane Anne, qui fait partie des condamnés. Je t’aime mon frère. Et peu importe les moyens à notre disposition, nous vous sortirons de là, même si nous devons remuer ciel et terre.

Quant à vous, monsieur  le criminel politique, esclavagiste, raciste, monsieur le président Mohammed Ould Abdel Aziz, tant que des Hommes innocents, dont le seul crime est de dénoncer l’esclavage que VOUS TOLÉREZ sur vos terres (leur incarcération, malgré vos élucubrations, en est la plus grande illustration), seront en prison, j’appelle tout les militants panafricanistes à PERTURBER vos déplacements sur le continent africain. VOUS ETES PIRE QUE PETHER BOTHA d’AFRIQUE DU SUD, pire que NETANYAHOU le sioniste. TANT QUE NOS FRÈRES ne seront pas libérés, vous ne voyagerez plus TRANQUILLE EN AFRIQUE.  J’en prends l’entière responsabilité, en appelant toujours les miens à agir sans pour autant tomber dans le piège de la VIOLENCE, dans lequel nos ennemis aimeraient bien nous voir nous noyer pour par la suite, pouvoir nous immobiliser…
Crédit source : Page officielle Facebook Kemi Seba 

​Victime d´une agression de notre gendarmerie nationale!

Je revenais de Boghé après une conférence que j’animais sur le Rap et la Résistance pendant deux jours, je n’avais pas fermé  l’oeil.

J’ai quitté Boghé ce matin et à 12h:15 mn, arrivé au poste de contrôle de la gendarmerie à 25 km de Nouakchott  on nous arrête. Je dormais en ce moment précis parce que fatigué. Sans me saluer un gendarme me tire violemment le turban et me demande de l’enlever, chose que j’ai faite, même si mon visage n’était pas assez couvert. Et avant même de me demander ma pièce d´identité il me bouscule et me dit : ”Tu es un drogué”. Parce que tout simplement je n’avais pas assez dormi et j´avais les yeux rouges et le visage enflé de fatigue. 

 Je l’ai répondu:” Monsieur vous pouvez au moins me saluer et vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte parce que je suis avant tout un être humain, un citoyen de ce pays que vous devez respecter.

 Il s’énerve et me dit: ” Pourquoi tu me parles en francais descends !”. 
 Il me sort de la voiture, me conduit dans leur bureau et m’introduit dans une chambre qui les sert de poste pour me déshabiller devant tous les gendarmes et d´autres détenus. Il me bouscule avec une violence inouie et haineuse et me crie : ” Ce sont des Flamistes et les gens de l´ IRA”. 

Sans comprendre les autres se mettent dans la danse. Des pluies de monstruosités sortent de leurs bouches, ils insultent mes parents et me traitent de tous les noms d´oiseaux et crachent sur moi.  Ils m’ont pris mon portable et mes lunettes (myope de 5,00 vision de loin), après ce fut une pluie de gifles et des crachas qui m´assaillent.

Je garde toujours ma sérenité, mon calme et refuse de répondre à leur provocation et à leur barbarie. Ils cherchaient certainement un motif valable pour m´accuser ”d´offense à l´autorité publique ou résistance aux forces de l´ordre” mais je suis resté de marbre à leurs coups. 

”Etes-vous fils d´un ministre ou du président pour nous parler en francais?”. Je leur ai répondu que j´étais un simple et un pauvre citoyen Mauritanien, qui a encaissé  tous leurs coups et violences physiques et morales sans réagir et je veux seulement comprendre et savoir pourquoi cette violence et cette injustice?

 Satisfaits et fiers de leur acte et sans répondre à mes questions , ils me sortent de la cellule et me remettent mon téléphone sans aucune autre explication. L’un d’eux m´avertit avec une grande impolitesse:  ”Si tu ne veux pas encore être torturé il faut quitter les lieux et continuer ton chemin! ”. 
J´avais toujours entendu et cru jusqu´à ce matin que les gendarmes étaient d´un corps correcte et juste et qu´íls protegeaient le citoyen et j’avais beaucoup du respect pour ce corps qui était moins visible que les policiers  dans des pagailles mais aujord´hui j´ai découvert ce terrible, hideux et honteux visage de notre gendarmerie nationale. 

 J’irai jusqu’au bout pour savoir la cause de cette violence pour ne pas dire de cette barbarie même si je sais d’avance que notre justice est très inféodée au pouvoir exécutif et à tout le Système.

Avec le soutien du Fonadh et d’éminents avocats nous sommes toujours dans la procédure pour déposer la plainte qui doit être encore écrite en arabe et qui sera introduite dés demain matin inchaallah au parquet de justice de Nouakchott Nord.

 Je ne me plierai pas, je continuerai la lutte, je resterai toujours ferme sur mes principes, je serai la voix des exclus et des opprimés pour une Mauritanie juste et respectueuse de tous ses fils et filles. 

#Jokko_sa_famii, engage – toi avec nous si tu as compris cette noble cause!

Victime d´une agression de notre gendarmerie nationale!
Je revenais de Boghé après une conférence que j’animais sur le Rap et la Résistance pendant deux jours, je n’avais pas fermé  l’oeil.

J’ai quitté Boghé ce matin et à 12h:15 mn, arrivé au poste de contrôle de la gendarmerie à 25 km de Nouakchott  on nous arrête. Je dormais en ce moment précis parce que fatigué. Sans me saluer un gendarme me tire violemment le turban et me demande de l’enlever, chose que j’ai faite, même si mon visage n’était pas assez couvert. Et avant même de me demander ma pièce d´identité il me bouscule et me dit : ”Tu es un drogué”. Parce que tout simplement je n’avais pas assez dormi et j´avais les yeux rouges et le visage enflé de fatigue. 

 Je l’ai répondu:” Monsieur vous pouvez au moins me saluer et vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte parce que je suis avant tout un être humain, un citoyen de ce pays que vous devez respecter.

 Il s’énerve et me dit: ” Pourquoi tu me parles en francais descends !”. 
 Il me sort de la voiture, me conduit dans leur bureau et m’introduit dans une chambre qui les sert de poste pour me déshabiller devant tous les gendarmes et d´autres détenus. Il me bouscule avec une violence inouie et haineuse et me crie : ” Ce sont des Flamistes et les gens de l´ IRA”. 

Sans comprendre les autres se mettent dans la danse. Des pluies de monstruosités sortent de leurs bouches, ils insultent mes parents et me traitent de tous les noms d´oiseaux et crachent sur moi.  Ils m’ont pris mon portable et mes lunettes (myope de 5,00 vision de loin), après ce fut une pluie de gifles et des crachas qui m´assaillent.

Je garde toujours ma sérenité, mon calme et refuse de répondre à leur provocation et à leur barbarie. Ils cherchaient certainement un motif valable pour m´accuser ”d´offense à l´autorité publique ou résistance aux forces de l´ordre” mais je suis resté de marbre à leurs coups. 

”Etes-vous fils d´un ministre ou du président pour nous parler en francais?”. Je leur ai répondu que j´étais un simple et un pauvre citoyen Mauritanien, qui a encaissé  tous leurs coups et violences physiques et morales sans réagir et je veux seulement comprendre et savoir pourquoi cette violence et cette injustice?

 Satisfaits et fiers de leur acte et sans répondre à mes questions , ils me sortent de la cellule et me remettent mon téléphone sans aucune autre explication. L’un d’eux m´avertit avec une grande impolitesse:  ”Si tu ne veux pas encore être torturé il faut quitter les lieux et continuer ton chemin! ”. 
J´avais toujours entendu et cru jusqu´à ce matin que les gendarmes étaient d´un corps correcte et juste et qu´íls protegeaient le citoyen et j’avais beaucoup du respect pour ce corps qui était moins visible que les policiers  dans des pagailles mais aujord´hui j´ai découvert ce terrible, hideux et honteux visage de notre gendarmerie nationale. 

 J’irai jusqu’au bout pour savoir la cause de cette violence pour ne pas dire de cette barbarie même si je sais d’avance que notre justice est très inféodée au pouvoir exécutif et à tout le Système.

Avec le soutien du Fonadh et d’éminents avocats nous sommes toujours dans la procédure pour déposer la plainte qui doit être encore écrite en arabe et qui sera introduite dés demain matin inchaallah au parquet de justice de Nouakchott Nord.

 Je ne me plierai pas, je continuerai la lutte, je resterai toujours ferme sur mes principes, je serai la voix des exclus et des opprimés pour une Mauritanie juste et respectueuse de tous ses fils et filles. 

#Jokko_sa_famii, engage – toi avec nous si tu as compris cette noble cause!
Yero Abdoulaye Sow 


Crédit source : Post FB du Rappeur. 

 

Un Cri Osé : Quand je trouble mon interlocuteur noir du maghreb.


L’effet Noir…!!!

Le frère black « arabe » d’un pays maghrébin  m’interroge sur le racisme et les pratiques esclavagistes qui seraient pratiqués dans ma Mauritanie natale. Sommairement quelques éléments sont donnés concernant le racisme de fait du milieu arabo-berbère qui tient l’État depuis l’indépendance, contre la composante black d’une manière générale. Par la suite, j’ai détaillé brièvement les pratiques esclavagistes et leurs séquelles dont sont victimes certains membres de la grande frange des noirs mauritaniens. J’ai expliqué que ces « noirs esclaves » connus de l’extérieur du pays, sont par le fait d’une acculturation historique par l’esclavage arabo-berbère, devenus des Maures dits Noirs. Jusqu’à là tout semblait être clair et il a même fait une ressemblance de statut entre ces maures noirs et eux (noirs de son pays) qui vivent au sein des sociétés majoritairement « arabes ». Il admet qu’ils sont victimes du racisme sur plusieurs plans, et mis socialement au bas de la société. Malgré leur acculturation aussi historique à cause de l’esclavage, ils sont toujours considérés comme une composante à part . La norme sociale de la classe majoritaire blanche, n’accepte pas un brassage racial par les mariages et les métissages. Des cas existent mais très rares, certains milieux « arabes » pensent corrompre leurs lignées nobiliaires si l’un ou l’une d’eux épouse un ou une Black . Surtout ces blacks d’à côté connus comme d’extraction sociale servile dans le temps et l’espace. Après m’avoir tenu ces détails de chez lui, je lui ai dit que chez moi également, cette problématique de relation matrimoniale existe entre arabo-berbere et composante noire, mais aussi entre Noirs et Noirs. J’ai décrit chez nous, dans certaines sociétés noires hors Maures Noirs, un régime de caste est en vigueur dans lequel les hommes ne se valent pas même étant tous de culture identique. Certaines castes dites supérieures veillent afin d’éviter tout brassage social par les mariages pour préserver leurs lignées nobiliaires par rapport aux autres castes dans la même sphère socio-culturelle. Comme certains arabes veulent éviter une « corruption de leur espèce » par le métissage pigmentaire,chez nous, certains craignent la « corruption statutaire » . Ce qui a troublé mon interlocuteur qui ne comprenait pas comment on pourrait  discuter ensemble de nos MAUX qui nous affectent en étant Noirs alors que certains de nôtres font pire en Nous mêmes que l’humiliation venant des autres. Le Mauritanien Noir dit victime dans ce monde globalisé se doit d’apprendre à torturer sa conscience sans cesse pour DIRE LES CHOSES et SURTOUT TOUTES LES CHOSES.

Le soninké du Guidimakha profond et l’État : cet administré dompté devenu le citoyen effacé et insensible..!?

Chez nous depuis tout petit, l’État par son émanation locale (départementale ou régionale) est incarnée dans l’imaginaire collectif par une force répressive. Appelé en soninké ordinaire sommairement « FANKA » qui veut dire « FORCE » plutôt que « l’autorité » ou « FANKANSORO » (CEUX QUI DÉTIENNENT LA FORCE« , l’ordre étatique est craint et relève même de l’intimidation, et vaut mieux ne pas avoir affaire à lui. Une certaine représentation est faite de l’ordre étatique qui n’aura de toutes les manières que RAISON sur NOUS. Ainsi la peur du « FANKA » est incrustée dans la socialisation du jeune villageois. À une époque, le véhicule des gendarmes départementaux ou des gardes forestiers, représente le « monstre » à ne pas s’approcher. Cette auto-soumission inconsciente fait que les administrateurs locaux peuvent passer du zèle aux abus pendant des longues années sans aucune réclamation. Une situation fataliste s’instaure dans la conscience collective qui est disposée à accepter docilement le statut d’éternels fautifs jamais réclamants . Cet ordre peut même se retrouver au sein des centres médicaux et des établissements scolaires. L’infirmier d’état ou le directeur de l’école peut s’arroger certaines positions par des comportements scandaleux pendant plusieurs années sans crainte. Historiquement, nous croyons que ceux qui sont dépositaires d’un pouvoir quelconque affilié à l’État, ne sont jamais en tort. Pire leurs torts peuvent paraître comme leur travail que nous devons supporter comme des grands enfants. Nous sommes agriculteurs dans notre profond Guidimakha, à la saison des récoltes, les bergers arabo-berbères du Nord-Est sont souvent à l’origine d’innombrables affrontements. Il suffit de voir un dromadaire  qui saigne, c’est tout le village qui tremble quant à l’éventuel appel au FANKA par le berger propriétaire. Pourtant nous qui sommes les administrés locaux, nous croyons que les bergers nomades venus d’ailleurs seront plus écoutés et entendus par l’administration locale que nous. Soumis au diktat du pouvoir local sans rarement broncher, nous serons doublement lésés par d’autres concitoyens venus d’ailleurs  peut-être plus alertes sur leurs droits fondamentaux selon la législation en vigueur. Peu importe, la réalité est très amère quand on y prête attention. Ce conditionnement craintif peut relever de la psychologie qui rappelle le régime colonial appliquant l’indigenat. D’ailleurs, c’est pourquoi la conscience politique et citoyenne dans nos terroirs est loin d’être la plus vive du pays. Le type villageois surtout illettré de surcroît  assimile l’État  à une nébuleuse inaccessible et personnifiée par le gendarme départemental qui a toujours raison sur TOUT et qu’on lui doit obéissance passive. Dans un coin comme le département d’Ould Yengé ayant le chef-lieu du même nom, 90% des administrés Soninkés ne se sont jamais rendus dans cette ville très enclavée de sa partie Guidimakha mais plutôt ouverte vers Kankossa dans l’Assaba. 

Au final, un ressortissant de ces zones, ayant vécu ce cheminement d’une certaine soumission admise collectivement, sera difficilement concerné par l’engagement dans le militantisme politique et citoyen à l’échelle nationale. Ce syndrome originel suit certains parmi la diaspora mauritanienne soninké en France, pourtant très importante mais difficilement mobilisable en masse pour des légitimes revendications les concernant de près. Ces dernières années, la mobilisation bruyante autour de l’enrôlement biométrique controversé, a suscité des manifestations conséquentes contre certains critères fixés par l’état civil. Mais l’atmosphère revendicative s’est adoucie après quelques concessions timides de la part des autorités étatiques. Il n’en demeure pas moins que plusieurs ressortissants de ce Guidimakha profond, naviguent dans le flou total concernant la procédure de la double nationalité (française, espagnole ou d’autres) et surtout certains cas des personnes n’ayant pas été recensées en 1998. Notre peur bleue du FANKA aux villages va finir par notre élimination administrative sur le plan légal de nos terroirs. Imaginons un jour, si on arrivait à nous exiger des cartes de résidence sur nos terres ancestrales. 

Il faut aussi rappeler le système de pot de vin bien connu dans le milieu administratif où pullulent d’innombrables marchands de sommeil du service qui font une interface lucrative entre les citoyens demandeurs d’un service et le corps administratif. Ceux qui sont « anormalement chanceux » de connaître un « bras long » sont servis sans trop de tracas, mais les autres sont condamnés de tourner en rond pendant plusieurs mois voire plusieurs années pour un simple acte de rectification d’un document d’état civil. Sinon, il faut du cash trébuchant pour l’intermédiaire sans statut légal administrativement parlant, qui connaîtrait quelqu’un qui à son tour connaîtrait l’agent du bureau responsable du service demandé. La peur puérile qu’on nous a distillée tôt  face au milieu administratif, fait de nous des proies faciles pour un système corruptif bien huilé  . Pressés, excédés et inquiets parfois par le facteur temps, nous ouvrons facilement nos portefeuilles pour ACHETER nos DROITS LÉGITIMES au grand bonheur d’un milieu corrompu et corruptible très vorace. Le pire est que notre inconscience citoyenne nous mène à une certaine illégalité plus ou moins assumée, en devenant des CORRUPTEURS qui assurent la survie d’un système érigé en mode de gestion . L’individualisme est un autre marqueur dans nos rangs. Nos multiples doléances peinent à être portées par un collectif légitime et bien étoffé qui fera abstraction de toute obédience politique ou communautaire afin d’exercer un lobbying conséquent et unitaire . L’avarice est également l’un de nos « péchés capitaux ». Les actions revendicatives au nom du collectif nécessitent un appui financier, mais peu de gens sont sensibles à ce volet et on dirait que tout est attendu gratuitement de part l’infime minorité active. 

Cependant d’autres problématiques affectent la situation socio-politique du pays, mais notre engagement ne semble pas être à la hauteur des enjeux portés vers l’émergence d’un État de DROIT en Mauritanie. Notre intérêt, c’est de participer en masse par une large prise de conscience de laquelle pourraient surgir des solutions justes, dignes et pérennes à nos multiples MAUX longtemps esquivés. 

Sur le plan politique, particulièrement en période électorale, l’écrasante majorité va succomber aux sirènes clientélistes de certains introduits politiciens orientés vers le communautarisme d’appoint au système étatique en place. Ainsi nous devenons des votants à conquérir sans efforts mais jamais des CITOYENS CONSCIENTS de notre qualité de CITOYEN au vrai sens. 

K.S 

Bac-barrage, à qui profite le pourrissement du système éducatif…!? 

Ce système éducatif qui se singularise par un très faible taux de réussite au baccalauréat année après année, devrait être une des principales préoccupations du monde politico-associatif et religieux dans son ensemble. Si chacun d’entre nous essayait un petit décompte dans son environnement proche, on verrait que plusieurs candidats ajournés cette année encore, l’ont été pour une 2 ème, 3 ème fois voire plus. Il est lieu de s’interroger sur l’amont du bac, car ces 5% ou 10% d’admis sur le plan national reflètent un dysfonctionnement plus profond qui doit interpeller TOUS CEUX qui aspirent à la commande des affaires publiques un jour. Le baccalauréat, ce diplôme charnière qui ouvre vers des multiples opportunités académiques et professionnelles à la suite, ne peut continuer d’être ce tamis sélectif et quasi luxueux. Les recalés plusieurs fois finiront par abandonner, et Dieu sait qu’ils sont de loin les plus nombreux. Ces derniers subiront l’ordre hasardeux et fataliste d’un tissu économique et social trop formel qui peine à caser mêmes les diplômés. Diplômés, oui il en faut en grand nombre, car ce sont eux qui sont susceptibles par un background intellectuel et politique issu de leurs instructions universitaires, d’être un éventuel facteur mobilisateur et d’éveil pour le CHANGEMENT un jour. Le système du « bras-longuisme » en vigueur pour le recrutement dans le secteur public comme privé, fait partie de l’ordre général de Non-Droit que seuls les diplômés chômeurs peuvent constituer un lobby d’une expression politique sensible à l’endroit de nos dirigeants. Dans nos contrées, les citoyens ne se valent pas sur le matériel et l’immatériel en fonction de leurs niveaux d’études. Ainsi ce système éducatif à la traîne sacrifie plusieurs générations de femmes et d’hommes qui verront leur « valeur politique et citoyenne » en baisse et condamnés à la soumission professionnelle chez des particuliers appartenant à la caste dirigeante. Cette dernière fait de la politique et sa position de patron-employeur inhibe les droits civiques de certains de leurs employés. Toute une stratégie politicienne sévit dans des rapports de subordination entre le boss et ses employés-domestiques. Généralement les intérêts économiques du chef sont liés à son obédience politique . Sans une application du code du travail dans les faits, les employés deviennent des obligés sans secours, et leurs droits sociaux et politiques vont en pâtir logiquement. Le domaine éducatif fait partie d’un ordre politique qui promeut une certaine reproduction élitiste. Les bien lotis minoritaires savent faire échapper leurs descendants à l’ordre amateur et fataliste du système qu’ils contrôlent et manipulent par ailleurs. Certains fortunés très conscientisés s’accrochent par leurs facilités financières pour mettre leur progéniture à l’abri. Pour le reste, l’écrasante majorité subit les méandres du système qui broie irrémédiablement tous les crédules rêveurs comptant sur un utopique État protecteur et égalitaire. Il serait naïf d’espérer un système éducatif de qualité accessible à la masse dans un pays où l’ordre politique s’exerce d’une manière injuste et inégalitaire. Un fin politicien au sens sournois et cynique, est celui qui  craint plus les têtes bien faites en masse que des multiples mutineries militaires dans les casernes. Le militaire conditionné tient à son poste lucratif de l’instant jusqu’à sa retraite alors qu’un citoyen averti digne de ce nom, réfléchit en droits et devoirs à long terme qu’on ne peut brader. Une bonne instruction générale se doit de définir la communauté légale pour l’apprenant-citoyen qui sera ainsi immunisé de toutes velléités d’exploitation et de manipulation d’une classe sociale donnée sur autre moins lettrée. La devise qui accompagne l’emblème étatique n’a de sens si elle est étudiée , comprise et vécue par NOUS et parmi NOUS TOUS. 

HONNEUR – FRATERNITÉ – JUSTICE , il faut s’y  référer un JOUR en pensant à la catastrophe perpétuelle du BAC…!!! Inch’Allah 
K.S