DÉCLARATION DE PRESSE : A.H.M.E CONDAMNE LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES DES MILITANTS ABOLITIONNISTES D’IRA-MAURITANIE.


3 juillet 2016

L’association des Haratine de Mauritanie en Europe apprend avec beaucoup d’inquiétudes la chasse aux sorcières abolitionnistes ouverte à nouveau par le régime du président Mauritanien, M. Mohamed Ould Abdel Aziz qui n’a pu trouver d’autres ennemis sur la planète que des militants et militantes des droits humains depuis son coup de force en 2008 contre un président civil Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Nous regrettons fortement l’attitude inexplicable et implacable du pouvoir Mauritanien qui met sa tolérance exceptionnelle dans le monde arabo-musulman de la liberté d’expression, d’opinion et d’association dans cette nation qu’il considère comme très « démocratique » au devant de la scène internationale alors qu’il ne tolère rien.

Nous remarquons d’une manière très révoltante toutes les arrestations qu’opère le pouvoir mauritanien prennent des cibles à caractères ethniques. Le 17 Mai 2016, M. Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal ont été libérés par la cour suprême de Nouakchott après avoir passés 19 mois de prison illégalement, qui n’avait pas parmi les citoyens mauritaniens compris cette méthode opératoire des arrestations avait des visés selon l’appartenance à la communauté haratine victime de l’esclavage ?

Les personnes arrêtées n’étaient pas ciblées selon une infraction commise mais en fonction de l’ethnie dans le viseur du pouvoir.

Nous voici confronté à la même méthode d’opération à caractère ethnique, le 30 juin 2016, on nous apprenait l’arrestation de M. Diop Amadou Tidjane, vice président de l’organisation IRA, Abdallahi Fall, responsable de la section Sebkha quartier périphérique de Nouakchott la capitale, Moussa Birame, Jemal Ould Beliyel militants de base , Sdi Gauchette, Mohamed Ould Ravégué membre du manifeste pour les droits économiques, politiques et sociaux des haratine. On apprendra aussi les autorités Mauritaniennes ont procédées à l’arrestation, le matin du 1 juillet 2016, à l’arrestation de Balla Touré secrétaire aux relations extérieures d’IRA-Mauritanie.

Nous attirons l’attention de tous les partenaires nationaux et internationaux sur la fragilité l’état de santé M. Diop Amadou Tidjane qui souffre de troubles cardiaques, qui est souvent victime des crises cardiaques aiguës selon ses proches, il devrait régulièrement être en contact avec son médecin cardiologue quand on sait que les autorités mauritaniennes ont l’habitude de priver les prisonniers des soins médicaux d’autant plus ils sont placés dans des lieux inconnus actuellement.

-L’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) dénonce vigoureusement ces arrestations arbitraires à caractères ethniques, le harcèlement incessant des militants abolitionnistes, militants des droits humains pour les empêcher à poursuivre leur travail sur le terrain convenablement depuis l’avènement du président Mohamed Ould Abdel Aziz en 2008.

-L’Association des Haratine de Mauritanie en Europe demande la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées illégalement ; notre association s’étonne également du silence qu’observe la commission nationale chargée des droits de l’homme (CNDH) et du commissariat aux droits de l’homme face aux arrestations arbitraires, expropriations de terres des pauvres, les violations graves des droits de citoyens Mauritaniens.

-Nous exhortons les partenaires de la république islamique de Mauritanie à mettre la pression sur le pouvoir mauritanien afin qu’il applique les conventions et traités internationaux qu’il a signé et ratifié sur le plan national.

-Nous mettons en garde les autorités mauritaniennes contre toute atteinte à l’intégrité physique ou morale des personnes qu’elles détiennent sans motif à nos yeux.

Fait en France le 01 Juillet 2016
Adresse Site : http://haratine.com/

Contact : ahme@haratine.com

La contribution de Traoré Gaye: la stratification sociale entre africains, les « Purs » et les « Impurs »

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C’est bien et même judicieux de  dénoncer toutes les formes d’injustice  que  le peuple noire a subit  , l’esclavage des arabes  sur  les noirs n’est pas aussi médiatisé   comme celui  du commerce triangulaire ! A dénoncer et  à exploiter scientifiquement  sans  haine ni esprit de revanche ! Pour les chercheurs , des document scientifiques existent   du Soudan  à Tombouctou , en passant par Saint  Louis et ses archives coloniales! Mais pour moi  en tant responsable associatif ARMEPES :www.mauritanie-egalite.org ,  il  faut aussi dénoncer   cette stratification   qui touche  certaines sociétés africaines  en PURS et en IMPURS ! Dans certaines sociétés  que je connais , Aujourd’hui encore des gens sont considérés commes esclaves car leurs ancêtres   ont  vendus ou capturés  et  leur patronyme s’est trouvé modifié , leur lignée cassé  donc table rase de leur passé, ce débat   comme   à prendre  place  dans ma communauté  soninke ou sarakolé  quoi  que timide mais encourageant.Le’sclavage  entre africains doit être   dénoncé sans complaisance ,   Nous ne disons pas  qu’il faut faire table rase de l’histoire , il faut faire face à l’histoire  des razzias , de destruction  de villages  du sud mauritanien   avec des razzias arabo-berbères ,  certains villages ont été détruit  deux à trois fois ! Dans un  autre village  de Mauritanie   qu’on appelle   DJEO  , il  y a dans  une grotte  un estuaire  suite  à la fuite  devant  les razzias ,   les femmes et  les enfants de ce village  avait trouvé refuge  dans  une grotte , mais ils ont été asphyxié par les criminels  arabo-berbères !Aujiurd’hui encore   en passant par la Mauritanie, la Guinnée Bissao, la Gambie , la Guinnée  Conakry  , le Mali , la Mauritanie , le Niger  des noirs prennent d’autres pour des esclaves , des africains prennent d’autres africains pour des esclaves !voir lien :http://cridem.org/C_Info.php?article=676854.
La criminalisation de l’esclavage et des tribunaux   institués en effet  en Mauritanie   traduit   la survivance chez nous  cette pratique  en 2016 , comme   par faire  savoir  à nos familles de marabouts , de notables , de propriétaires terriens , qui  ont  profité  du malheur des gens ,  et continue de s’en enorgueillir :  une fois  sur TéléSud , un  écrivain d’origine peulh de la place , soutient  qu’il est noble  car pour lui son grand père  a islamisé l’Afrique de l’Ouest !  Là  n’est pas le problème , en Afrique  quand on  est noble   c’est par  rapport  aux esclavages !Il aurait pu dire , je suis  descendant  d’une famille d’érudit musulman , comme HAMPATE BA…C’est aux yeux des africains d’abord   qu’il faut   sensibiliser , on ne peut   être  pour la justice  à la carte , ou les dénonciations à la carte!  ARMEPES dénonce toutes les injustices même celles   qui nous concerne!
Dans certaines villages mauritaniens , l’appellation QUARTIERS DE NOBLES et QUARTIERS  D’ESCLAVES  n ‘a commencé   à   être éviter   que récemment  car  ça commençait   à toucher la paix sociale : la jeunesse d’extraction servile ne  supportant  cette appelation de Quartier d’esclaves !  NOUS VOULONS LA LOUPE  SUR NOS MAUX , LA FUITE  EN  AVANT  EST POLICITIENNE ! L’INJUSTICE  N’EST PAS CLIVANT , ELLE TOUCHE LA DIGNITE  DE L’HOMME! Certains de nos grandes figures de l’Afrique de l’Ouest  sous le prétexte de combattre  les colons  n’étaient  là  que pour le commerce des esclaves car un  arrêtés coloniale français   voulait   arrêter cette  pratiques cruelles , mais le LOBBYING des  familles maraboutiques et des grandes tribu maures  de Mauritanie  ainsi  que leurs semblables  du côté Sénégalais , malien   , pour celui   à qui cette découverte cause des urticaires , il  peut aller vérifier  les archives coloniales de la sous -région Ouest africaine ! Il tombera de nu !Cessons d’être Hypocrite et   DE PLEURER COMME LA PECHERESSE REPENTIE ! Faisons de  collogues, des séminaires , publions des essais   ça reste pour la postérité !

TRAORE GAYE
SG ARMEPES  SECTION FRANCE :www.mauritanie-egalité.org

10-06-2016 06:18 – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie (CRSM) : Déclaration

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CRSM – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie suit les tractations et les différentes réactions entre les différents pôles politiques, de la société civile et personnalités autour de l’appel au dialogue lancé par le Président de la République lors de son discours à Néma. Cet appel n’est qu’une réédition de celui fait au festival des villes anciennes à (Chinguitty) en 2015.

Le CRSM, attaché à ses principes de base fondateurs de son initiative pour une refondation de la Mauritanie, que tout appel au dialogue politique à vocation électoraliste ou politico-politicienne ne constitue qu’une énième tentative du régime pour occulter voire obstruer les espoirs d’une sortie de crise structurelle profonde, (politique, économique, culturelle et sécuritaire).

La nécessaire refondation de la nation mauritanienne doit être acceptée comme la solution incontournable pour libérer la Mauritanie des multiples maux qui l’annihilent auxquels un dialogue politique aux contours flous ne saurait remédier.

Le pouvoir qui continue à appeler la classe politique à un dialogue factice reste tout simplement sourd et aveugle aux aspirations du peuple laborieux de Mauritanie.

Le CRSM lance un appel à toute la classe politique, à la société civile et au peuple mauritanien pour dire que le temps des états généraux de la refondation doit être à l’ordre du jour.

Le CRSM rappelle comme souligné dans son document cadre:

– Les communautés autochtones fondatrices de l’État mauritanien sont, les Bambaras, les Bidhane, les Haalpulaaren, les Hratine, les Sooninko et les Wolofs.

– Les fondements de la cohésion, et du vivre ensemble dans l’entente et la paix entre toutes ces communautés fondatrices de l’État mauritanien sont et continuent d’être entachés par la politique du système qui nous gouverne et prend en otage le pays depuis plusieurs décennies.

– Le droit de ne faire l’objet d’aucune forme de discrimination entre les communautés et que rien ne peut justifier la domination d’une communauté par une autre.

– Toutes ces communautés ont un droit imprescriptible et inaliénable au respect scrupuleux de leur identité, de leurs langues et de leur culture.

– Le droit à la reconnaissance de la dignité inhérente à toute communauté ainsi qu’à la reconnaissance de leur contribution propre et spécifique dans la richesse que constitue, pour la Nation mauritanienne, la diversité de ses communautés fondatrices.

– Le droit à comprendre et à être comprises dans leur langue en ce qui concerne notamment les procédures administratives et juridiques en Mauritanie.

– Le droit à une juste répartition des ressources nationales et à un égal accès à la santé, à l’éducation, à la formation, à l’emploi (civil et militaire), à la formation, aux moyens de communication, à la promotion de leur langue de leur culture et de leur histoire. L’enseignement et les moyens d’information doivent refléter fidèlement les traditions, l’histoire, les aspirations de toutes les communautés.

– L’accès à toutes les formes d’enseignement public, sans discrimination d’aucune sorte et à un enseignement de base, pour les enfants, lors de l’acquisition des premières connaissances, dispensé dans leur langue maternelle, d’une manière adaptée ; ce qui exige la refonte totale du système éducatif actuel.

– Le droit d’être activement associées à l’élaboration et à la définition des programmes économiques et sociaux en particulier lorsqu’elles peuvent être amenées à les administrer au niveau communal, départemental et régional dans le cadre d’une décentralisation territoriale véritable.

– Le droit d’être consultées et d’être activement associées à toute réforme foncière devenue nécessaire, et dans la définition, l’établissement des priorités, des stratégies, pour la mise en valeur l’exploitation des terres et qu’elles occupent depuis des siècles. Il s’agit d’une garantie d’impartialité et de transparence, prenant en compte les traditions, les coutumes et des régimes fonciers spécifiques, tout en appliquant, dans le cadre de la charia, le principe de préemption qui fait que la terre appartient à ceux qui la mettent directement en valeur. Seule cette démarche participative et inclusive permettra la prise en compte de mesures adéquates éventuelles visant à assurer des indemnisations et des réparations justes et équitables; et éviter d’éventuels conflits et effets collatéraux négatifs.

– Le droit d’avoir accès à des procédures justes et équitables pour le règlement des conflits et différends avec toutes parties et d’obtenir un traitement et une décision rapide en la matière ainsi qu’à des voies de recours efficaces pour toute violation de leurs droits.

– Les pouvoirs publics doivent, de manière claire et définitive, opérer une rupture avec l’attitude de déni qui prévaut concernant les pratiques esclavagistes et les discriminations sociales, en brisant le silence, par la reconnaissance de la réalité de ces ignominies qui perdurent.

– Faire appliquer de manière effective la législation en vigueur pour l’éradication des pratiques esclavagistes en mettant en œuvre la réception systématique et inconditionnelle de toutes plaintes fondées et permettre la constitution des ONG des droits de l’homme comme parties civiles.

– Transcender la fracture nationale engendrée par les violations massives des droits de l’homme survenues dans notre pays dans les années 1989 – 91 à travers l’institution d’une justice transitionnelle qui garantira:

– L’identification des responsables des crimes et leurs victimes, – Assurer une justice équitable qui permettra d’indemniser les victimes préalables à tout pardon et réconciliation.

– Institutionnaliser un devoir de mémoire en ce qui concerne « le passif humanitaire »

– La répartition des postes de responsabilité publique par le dosage ethnique, tribal, régional ou familial qui prévaut doit être proscrite.

– Tenir compte du caractère multiethnique de la Mauritanie et des compétences.

– Promouvoir une représentation de la diversité de la Mauritanie dans les missions diplomatiques par la nomination des Négro-Africains et des Haratines dans nos chancelleries dans toutes les régions du monde.

Le CRSM :

Rejette tout dialogue, tout colloque et toutes manifestations de simulacres d’unité nationale qui ne prennent pas en compte des exigences rappelées ci-dessus.

Nouakchott, le 09 juin 20016

Commission de Communication

Source crédit : http://www.cridem.org

31-05-2016 07:00 – La Marmite du Partage lève 2 millions d’ouguiyas lors d’un cocktail humanitaire [PhotoReportage]

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Cette levée de fonds dépasse les précédentes sorties de la Marmite du Partage.

Elle a eu lieu samedi 28 Mai, à l’hôtel Halima, lors d’un cocktail humanitaire, organisé en partenariat avec Vesoul Sans frontières, qui a vu la présence entres autres invités de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Mauriatnie, SEM. Larry André.

Les fonds collectés vont servir à financer les opérations humanitaires de la Marmite du Partage pendant le ramadan.

La Marmite du Partage qui est créée en 2012 compte 380 membres qui chaque année durant le mois bénis du ramadan se retroussent les manches pour servir à manger et à boire à des pauvres dans les quartiers périphériques de Nouakchott, avec la distribution de quelques 2.000 plats.

Cette année, la Marmite du Partage a porté son choix sur l’avocate Me Fatimata Mbaye pour en être la marraine. « Son courage, son combat, sa sincérité et sa présence aux côtés de la jeunesse et de la population, particulièrement des démunis méritent le respect de tout un chacun. Elle n’est pas seulement une femme de la Mauritanie. Elle est une femme du Monde », explique Khally Mamadou Diallo, président de la Marmite du Partage.

Devant l’assistance, Me Mbaye a salué l’engagement des membres de la Marmite du Partage à « relever les défis d’une société unitaire, une société de tolérance, une société de paix ». « En Mauritanie, la diversité fait notre force, et les jeunes qui s’engagent auprès des plus démunis, c’est aussi une autre force qui montre notre solidarité, autre symbole de la Mauritanie, à travers l’Histoire », lance Me Fatimata Mbaye.

« À partir du moment où je peux manger à ma faim et avoir un toit où dormir, je dois contribuer pour que d’autres personnes puissent le faire », rappelle pour sa part Dieynaba Talla, présidente de Vesoul sans frontières, partenaire de la 5e édition du Cocktail humanitaire de la Marmite du Partage.

L’invité d’honneur était le footballeur international mauritanien, Dominique Da Silva. Lors de la soirée, un vibrant hommage a été rendu par le président de la Marmite du Partage au journaliste de L’Authentique Cheikh Oumar Ndiaye et Claude K, fondateur et webmaster de Cridem, le premier décédé le 22 Décembre 2015 et le second, le 26 Septembre 2014.

Pour tout contact : 46 88 89 81 | 22 46 25 09

IBAN MRO : MR1300013062069000001651885 (Attijaribank)

©Cridem 2016

Crédit source : http://www.cridem.org (http://cridem.org/C_Info.php?article=684929)

23-05-2016 12:33 – Déclaration des organisations nationales de défense et de promotion des droits humains relative à la visite du Rapporteur spécial des Nations Unies Philipp Alston sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme

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Le Calame – La visite de terrain, effectuée dans notre pays du lundi 02 au mercredi 11 mai 2016, par M.Philipp Alston, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme a été riche d’enseignements qui appellent plusieurs commentaires.

Contrairement à l’usage, le Rapporteur spécial ne s’est pas limité au seul agenda que lui ont proposé les autorités gouvernementales, il a souhaité s’entretenir avec des organisations de la société civile qui ne sont pas cooptées par le gouvernement mauritanien mais surtout aller à la rencontre des populations victimes de la pauvreté endémique pour se faire sa propre idée de la réalité de la situation.

Ce travail d’enquête et d’analyse fut logiquement sanctionné par un pré rapport dénonçant dans des termes pourtant très diplomatiques le déséquilibre dans la redistribution des richesses et l’exclusion systématique des couches négro-africaine et haratine des sphères de décision.

Un tel langage de vérité, même saupoudré d’une grande dose de diplomatie, ne pouvait que susciter l’ire du gouvernement et d’organisations de la société civile supposées indépendantes mais qui révèlent en l’occurrence leur vrai visage d’officines déguisées de l’Etat.

La première des leçons à tirer du tollé qui a suivi cette visite est l’incurie des autorités gouvernementales qui pensent noyer le poisson en déplaçant le problème sur le terrain de la polémique.

En effet, le très officiel Commissariat aux Droits de l’Homme et à l’Action Humanitaire, qui tient lieu de Ministère de tutelle dans notre pays, s’est affublé d’un communiqué dont l’incohérence et le ridicule n’ont d’égales que l’incompétence des fonctionnaires en charge de ce département et l’absence d’une réelle volonté du gouvernement de prendre à bras le corps la lutte contre la pauvreté et ses causes profondes qui sont à rechercher entre autres dans le système de discrimination et d’exclusion qu’il entretient.

Le Commissariat pointe du doigt « le choix délibéré des lieux et des sites visités et des personnes et populations rencontrées ». En fait ce que dénonce le Commissariat, c’est l’indépendance du Représentant spécial qui ne s’est pas contenté de l’agenda gouvernemental.

Celui-ci a d’abord rendu visite à l’Agence Tadamoun, visite sanctionnée par un communiqué de ladite agence, avant d’aller sur le terrain à la rencontre des populations censées bénéficier de ses services.

Le Commissariat n’a pas supporté que l’émissaire des Nations unies ait rencontré « les populations rapatriées du Sénégal et celles arguant d’avoir des terres expropriées par l’Etat » Or le bon sens, la neutralité et l’indépendance d’esprit commandent qu’un expert censé produire un rapport rencontre et écoute toutes les parties concernées et les rapatriés mauritaniens du Sénégal sont des victimes par excellence de la pauvreté créée et entretenue par l’Etat.

Il n’échappe d’ailleurs à personne que les rapatriés sont encore largement exclus de l’enrôlement, car contrairement aux allégations du Commissariat qui dit que « l’enrôlement est ouvert à tous les citoyens mauritaniens, sans discrimination aucune », la réalité est que plus de neuf mille personnes sur les vingt-quatre milles rapatriés dans le cadre de l’accord tripartite entre la Mauritanie , le Sénégal et le HCR, n’ont pu recouvrer leur état civil et sont devenus des apatrides et des réfugiés dans leur propre pays ,selon les statiques recoupées par l’Union Nationale des Rapatriés du Sénégal(UNRS).

Quant à l’argument fallacieux avancé pour justifier les expropriations, selon lequel « la terre appartient à l’Etat et qu’aucune expropriation n’a jamais été faite en dehors des dispositions légales, ni spécifiquement à une communauté donnée », il y a lieu de rappeler que la loi domaniale 83-127 du 05 Juin 1983 reconnaît la propriété privée ; les expropriations ne peuvent se justifier que pour utilité publique avec compensation juste et équitable des ayants droit ;la protection des zones en réserve foncière , leurs déclassements et les politiques d’aménagement doivent être participatives par l’implication des populations comme premières bénéficiaires.

Or, aucune des expropriations tant décriées n’a été faite dans le respect de ces considérations et, comme par hasard, ces expropriations ne touchent que les paysans et les terres de la seule vallée du fleuve Sénégal.

Le Commissariat met en cause les chiffres avancés par le Représentant Spécial relatif « à la composition de la population et à l’indice de pauvreté en milieu rural » Il convient de rappeler ici que jamais des statistiques officielles basées sur un recensement transparent et impartial des populations n’ont fait état de la composition de la population mauritanienne mais que dans le même temps les documents officiels de République Islamique catégorisent la population en majorité (arabe) et en minorités (peule, soninké, wolof, etc.).

Il est grand temps que l’Etat prenne ses responsabilités et publie les statistiques issues des différents recensements pour mettre fin aux spéculations hasardeuses quant à la représentativité de telle ou telle autre composante nationale.

La deuxième grande leçon que l’on doit tirer du feu allumé pour faire diversion par nos autorités gouvernementales est l’inféodation à l’Etat de diverses organisations et collectifs se réclamant de la société civile.

De la plateforme des Acteurs non Etatiques, à l’Ordre National des Avocats, des ONGs accréditées auprès de l’ECOSOC à l’Association des Journalistes Mauritaniens, les masques sont tombés.

Ces organisations, qui non seulement se sont accommodées mais cherchent à justifier les propos stigmatisant du chef de l’Etat vis-à-vis de la communauté Harratine lors de son discours de Nema, dénoncent une volonté de l’émissaire des Nations Unies de semer le trouble entre les différentes composantes de la population du pays.

Or, ceux qui menacent l’existence du pays en minant la cohésion nationale sont précisément ceux-là mêmes qui appliquent et encouragent les politiques d’exclusion sur la base de l’appartenance raciale, communautaire, ethnique ou tribale. Ce sont tous les alliés objectifs du système qui n’ont pas intérêt à ce que les choses changent et que la Mauritanie devienne un véritable état de droit.

Ce sont ces organisations prétendument de la société civile qui sont à l’avant-garde du combat rétrograde et voué à l’échec visant à maintenir le statu quo en Mauritanie. Ce sont ces alliés objectifs que l’Etat a coopté dans le renouvellement des instances de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)et dans la mise en place du Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNP), organes qui excluent les organisations véritablement indépendantes.

Il est urgent que les partenaires de la Mauritanie se ressaisissent et arrêtent la complicité de fait qu’ils ont avec le système en continuant à travailler en toute connaissance de cause avec des organisations qui n’ont de société civile que le nom. Il est tout aussi urgent que le système des Nations Unies qui continue à cautionner ces officines de l’Etat mauritanien en leur accordant le statut de membre observateur du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) prenne ses responsabilités.

Nouakchott, le 22 Mai 2016

Signataires :

1. Coalition Action contre la discrimination Raciale et l’Exclusion -CADRE-

2. Afrique Renaissance

3. Aide aux Veuves et Orphelins des Militaires Mauritaniens-AVOMM-

4. Association Mauritanienne des Droits de l’Homme -AMDH-

5. Conseil Représentatif Soninko en Mauritanie-CRSM-

6. Coordination des Organisations des Victimes e la Répression-COVIRE –

7. Coordination des Anciens Militaires Mauritaniens en Exil –CAMME-

8. Collectif des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires-COVICIM-

9. Collectif des Rescapés Militaires -COREMI-

10. Collectif des Rescapés Anciens Détenus Politiques Civils Torturés –CRADPOCIT

11. Collectif des Veuves

12. Collectif des Anciens Fonctionnaires de la Police Victimes des évènements de 1989

13. Collectif Mooyto Koota

14. Club UNESCO pour le Dialogue des Cultures

15. Initiative pour la Résurgence Abolitionniste en Mauritanie –IRA-Mauritanie-

16. Kawtal Ngam Yellitaare

17. Mouvement Autonome pour le Progrès en Mauritanie –MAPROM-

18. Regroupement des Victimes des Evènements de 1990/91 -REVE 90/91-

19. O.D.H-MAURITANIE

20. Organisation Contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie –OCVIDH-

21. Touche Pas Ma Nationalité-TPMN-

22. Union Nationale des Rapatriés du Sénégal –UNRS-

Crédit source : http://www.cridem.org

En exclusivité : l’entretien avec l’imam Abdoulaye Sarr, le secrétaire général de l’association Main Dans la Main

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Lors de la dernière rencontre annuelle des musulmans de France  (RAMF) organisée par l’UOIF du 13 au 16 Mai 2016, nous avons croisé notre compatriote,  l’imam Abdoulaye Sarr dans l’une des salles de conférence au Parc des Expositions Paris-Le-Bourget.  Il était invité à cette importance rencontre de la communauté musulmane de France, et ce samedi 14 Mai 2016, j’ai eu l’honneur de faire sa connaissance . Ainsi avant son départ,  il a accepté de nous accorder un entretien téléphonique pour le compte de notre blog Soninkidees-jose .
À lire ci après l’essentiel de nos échanges transcrits :

Soninkidees-jose : Bonjour Monsieur Sarr

Abdoulaye Sarr : Bonjour

S-jose : vous êtes secrétaire général de l’association Main Dans la Main, pourriez vous nous parler d’elle et vos activités en Mauritanie… ?

A.Sarr : effectivement , depuis 2011  je suis secrétaire général de l’association Main Dans la Main qui est une association socio-culturelle qui a but principal ; la fraternisation entre les communautés mauritaniennes. La création de l’association vise à reconstituer la fraternité islamique qui lie historiquement toutes les composantes de la population mauritanienne. Le slogan du mouvement est  « les musulmans ne sont que des frères » qui fait référence à un verset coranique. C’est dans ce cadre que nous faisons des activités culturelles et sociales . Pour l’aspect social, nous organisons des caravanes de fraternité composées de personnes issues de toutes les communautés . Ces personnes bénévoles, médecins , pharmaciens et d’autres forment la caravane en sillonnant les villages pour une assistance sanitaire avec des médicaments collectés . Nos caravanes se sont rendues au Trarza pendant 2 années, au Brakna 2 années aussi et au Gorgol ces 2 dernières années. Sur le volet culturel, nous organisons des conférences, des débats et des journées autour d’un thème principal qui est la FRATERNISATION. Nos invités intervenants sont des divers horizons en vu de trouver des solutions à nos problèmes à tous, et nous invitons n’importe qui à condition que son discours soit réconciliateur. L’activité phare de l’association c’est le colloque qui est une rencontre de grande envergure pendant 4 jours avec des ateliers dans lesquels tous les problèmes sont  discutés (racisme ou l’esclavage) dans le but de trouver des solutions. En plus d’une action de médiation , nous organisons une marche de la fraternité à la suite du colloque. Nous avons un événement appelé la rencontre de la fraternité sous format d’un camp de vacances pendant une semaine durant laquelle plus de 150 jeunes mauritaniens de toutes les communautés vont vivre ensemble dans le but de tisser des liens fraternels. Ces jeunes vont débattre et discutent ensemble, de fait les préjugés qui existent de part et d’autre vont tomber et ainsi créer un pont entre les personnes. Par ailleurs, nous organisons ce que nous appelons la Fraternisation entre différentes familles issues de communautés différentes. Nous leur donnons un programme concret de la fraternisation consistant à des visites mensuelles , des appels téléphoniques hebdomadaires et des cadeaux symboliques échangés. Ce processus est suivi par l’association Main Dans la Main qui démontre à l’état échantillon que la Mauritanie doit partir dans ce sens là. Aujourd’hui , nous constatons avec plaisir d’autres associations qui s’activent à  travers des concepts plus ou moins similaires. Nous sommes disposés à travailler avec tous ceux qui vont dans le sens de l’unité du peuple mauritanien. Notre cible principale est la jeunesse qui n’a pas vécu certains événements doulereux dans le passé que nous ne nions pas mais nous promouvons le pardon qui est nécessaire entre croyants.

En plus de notre bureau exécutif, nous avons un conseil d’administration nous permettant tous les 4 ans à l’occasion d’une assemblée générale, de voir l’impact de nos actions et ce qu’il faut revoir dans notre stratégie. Ce conseil d’administration reflète toutes les composantes nationales.

S-jose : les instances de votre association sont centralisées à Nouakchott où vous avez des pôles dans l’intérieur du pays… ?

A.Sarr : Sur ce point, nous avançons lentement mais sûrement. Aujourd’hui nous avons une section au Brakna à Boghé précisément, une autre est en place à Nouadhibou et celle de Zouérate est en projet. Dans notre stratégie de développement, nous espérons ouvrir d’autres sièges dans d’autres zones par la Grâce d’Allah. Je précise que nos actions sont destinées à d’autres zones dans lesquelles nous n’avons pas d’implantation pour l’instant .

S-jose : quels sont vos rapports avec les pouvoirs publics mauritaniens par rapport à vos différentes activités, un appui ou autre chose … ?

A.Sarr : Nous ne recevons rien de la part des autorités étatiques , aucune subvention et rien d’autre . Pourtant nos actions visent à réparer certaines erreurs relevant du pouvoir de l’État mais il n’y a pas de réaction de sa part. Ce sont nos propres moyens qui nous permettent d’organiser nos  activités culturelles et sociales ne demandant pas de gros financements . Je signale même qu’il nous arrive que l’État nous gêne à l’occasion de certaines de nos activités.

S-jose : vous participez ces jours ci à la rencontre annuelle des musulmans de France , vous y êtes à titre personnel ou en étant invité au nom de l’association Main Dans la Main… ?

A.Sarr : Depuis quelques années  nous recevons une invitation de l’UOIF pour participer à cette rencontre et j’y suis au nom de l’association . Nous voulons établir un pont avec l’UOIF et par ces occasions annuelle , nous pouvons accéder aux conférenciers francophones de renom en vu d’éventuelles invitations . Par ce partenariat de fait, l’UOIF nous permet d’acheter des livres à des prix modestes, qui sont transportés chez nous. Notre invitation au Bourget nous donne l’occasion d’apprendre en terme d’organisation , car nous comptons organiser une rencontre de grande envergure en Mauritanie un jour insh’Allah .

S-jose : Quel est votre ressenti après cette édition 2016 de la RAMF… ?

A.Sarr : Comme toujours, cette rencontre  a été très intéressante dont le slogan est  « Ensemble construisons l’avenir » qui doit nous inspirer, nous les mauritaniens. Je compte même proposer un slogan similaire au bureau exécutif . Ceux qui vivent ensemble sont condamnés à construire un avenir commun. Concernant les débats et les conférences, ça a été de haut niveau, une réussite tout simplement et j’ai été personnellement  satisfait.

S-jose : Certaines sources soupçonnent la main masquée du parti politique d’obédience islamiste Tawassoul derrière l’association Main Dans la Main, pourriez – vous dire un mot sur ce point. ?

A.Sarr : Vous savez, c’est facile d’accuser les gens mais prouver c’est difficile. L’association Main Dans la Main est une association socio-culturelle qui est apolitique . Je vous donne l’exemple de Maître Aly Kamara  (avocat décédé récemment) qui était avec Chbih, faisait partie du  conseil d’administration de l’association. L’association regroupe des gens  qui, en dehors comme tout citoyen, peuvent appartenir librement à des partis politiques.
À titre illustratif, aujourd’hui Mr Bâ Amadou Racine , un ancien ministre à l’époque de Taya et membre de l’UPR , est membre du conseil d’administration de l’association. Nous cherchons en Mauritanie toutes les bonnes volontés qui croient en l’unité nationale dans le cadre réel mais pas seulement comme un slogan. Nous évoluons au sein de la société civile hors du champ politique  et collaborons avec tout le monde sans à priori sur les appartenances politiques . Je peux vous citer notre collaboration avec Boubacar Ould Messoud du mouvement SOS ESCLAVES entre autres.
D’autre part, comme que je suis Imam de mosquée, les gens vont supposer des liens avec Tawassoul et d’ailleurs toutes les associations faisant référence à l’islam seront taxées à tort d’être pour ce parti. Je répète que nous sommes une association apolitique et en dehors de l’association, les membres sont libres de choisir leurs camps politiques. Au sein de l’association Main Dans la Main, on peut retrouver des jeunes qui combattent Tawassoul sur le champ politique.

S-jose : Auriez-vous un mot à l’endroit de la diaspora mauritanienne de France. ?

A.Sarr : Je vous souhaite bonne chance . Je souhaiterais à ce que vous vous intéressiez à ce qui se passe au pays et que vous fassiez tout ce que vous pouvez pour la Mauritanie. Le pays a besoin de tous ses fils notamment ceux de la diaspora .

Propos recueillis et transcrits par K.S pour  https://soninkideesjose.wordpress.com

La libération des leaders abolitionnistes d’IRA-Mauritanie : le communiqué d’Armepes-France

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L’association ARMEPES-France ( Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et ses séquelles ) se réjouit de la liberté recouvrée par le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane hier 17 Mai 2016. La cour suprême mauritanienne a rendu un verdict cassant les décisions prises par le tribunal de Rosso et lors de l’appel à Aleg. Selon l’arrêt de la cour suprême d’hier, les faits à l’origine de leur arrestation le 11 Novembre 2014 ont été requalifiés avec une remise en liberté immédiate. Nous espérons que notre jeune compatriote blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkheitir issu de la caste des forgerons, aura aussi l’expression du Droit en sa faveur prochainement devant cette même cour.
L’ARMEPES-France réitère son soutien fraternel et militant aux leaders abolitionnistes, à leurs  militant(e)s et à leurs proches, et suit de près la suite judiciaire de cette anomalie indicible.
Notre association vous assure son engagement ferme et pacifique au sein de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste en Mauritanie . Nous saluons votre courage pour ce sacrifice sur long chemin pour terrasser un jour ce système de domination qui prévaut . Nous vous savons plus que déterminés après cette épreuve inique de la prison pendant 553 jours pour des motifs fallacieux relevant d’un acharnement obsessionnel d’un pouvoir mauritanien pris en otage par des forces réactionnaires et rétrogrades.
Lutte continue à vos côtés pour une Mauritanie JUSTE et ÉGALITAIRE .

Cellule de Communication                                            Paris, 18 Mai 2016

15-05-2016 22:30 – Vidéo : Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé

Vidéo : Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé
Futureafrique – Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé, administrativement M’Beidia Sakha, commune de Dafort appellent à l’aide, elles ont besoin des puits, des motopompes, de l’engrais, des arrosoirs, de la semence etc…

Tout ce qui pourra développer la culture des fruits et légumes. Des braves femmes abandonnées à elles-mêmes, pourtant il y a tellement de bouches fines à nourrir dans le village, des gamins en bas-âge à remplir les ventres creux.

La coopérative est appelée « l’unité pour le bonheur », il faudra que l’état, les élus et ministres viennent à leur secours.

Crédit source : http://www.cridem.org

15-05-2016 15:10 – Biram Dah Abeid : « ​ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016​ » (Message)

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IRA Mauritanie – De Biram Dah Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clientèle, ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016.

Il y a maintenant plus d’une décennie que l’usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’échine à me faire changer d’avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n’eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l’entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d’Allah, grand et miséricordieux.

Ainsi, quand le chef de l’Etat mauritanien se persuada de ma ferme volonté de créer le mouvement abolitionniste « IRA », il en interdit la légalisation, me démit de mon modeste poste de conseiller de la Commission des Droits de l’Homme, me radia de la fonction publique puis confectionna contre moi des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avec lesquels, il finit par m’envoyer en prison à la suite de simulacres de procès dont les verdicts ont toujours été connus d’avance.

Ces persécutions ont toujours été précédées et accompagnées de campagnes de diffamations et de dénigrements orchestrées par les services de renseignements nationaux et appuyées par des organes de presse écrite et audiovisuelle à la solde du pouvoir, par les associations de pseudo d’Uléma et pseudo Imams usant et abusant de toutes les tribunes que l’Etat met à leur disposition mais aussi par les juges et les tribunaux.

Aussi, le gouvernement du despote non éclairé au pouvoir, appuyé par ses services de renseignements et son réseau d’ambassades, ont-ils déclaré une guerre officielle et ouverte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dont l’objectif unique est la liquidation de Biram Dah Abeid, le bâillonnement de l’organisation IRA, l’extinction du souffle d’espoir qu’elle commence à insuffler jusqu’au plus profond des cœurs des masses des opprimés et l’arrêt définitif de son ascension dans l’opinion publique internationale. Cette guerre s’est aussi matérialisée par des manœuvres successives de déstabilisation, d’orchestration de scission et de démembrement avec les résultats dont les Mauritaniens ont été témoins et qui sont, à chaque fois, un échec lamentable.

En dépit de toutes ces misères que le pouvoir s’évertue à lui faire, IRA n’a cessé de progresser, de gagner en charisme et en notoriété aussi bien au sein de la population mauritanienne qu’au niveau international avec la cascade de prix, de distinctions et de marques d’honneur et d’estime que lui témoignent les organisations et les institutions internationales mais aussi les pays, les villes et les simples citoyens du monde.

A l’occasion des élections présidentielles de 2014, le régime de Ould Abdel Aziz pensait, avec sa naïveté habituelle, tenir une occasion rare de ternir notre image auprès de la population et, par la même occasion, mettre fin aux espoirs que nous avons commencé à y susciter.

Grâce à la volonté du Très haut et en dépit de l’embargo financier et juridique qu’on nous a imposés, en dépit de l’embargo religieux dont l’une des armes les plus redoutable est notre excommunication par des pseudo Uléma aux services tarifés et malgré le lynchage médiatique, raciste et systématique dont nous étions l’objet malgré tous ces obstacles, nous avons réussi à lever et à entretenir une vague de sympathie et d’adhésion à notre cause et ce jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Il n’y a pas de preuve plus éloquente de la popularité de notre discours et de l’adhésion des Mauritaniens à nos thèses que l’acharnement dont avait fait preuve l’usurpateur Ould Abdel Aziz pour nous asphyxier financièrement, assécher nos sources de revenu et nous empêcher de transporter nos assesseurs alors que lui s’adonnait à la plus grande fraude électorale de l’histoire de la Mauritanie.

Le dernier acte de cette mauvaise pièce de théâtre que joue le chef de l’Etat mauritanien et dont la trame de fond est notre marginalisation et l’occultation du message de notre organisation, fut notre arrestation lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la caravane Boghé-Rosso » puis notre jugement lors d’une parodie de procès et notre emprisonnement pour deux années fermes dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Du fond de cette lugubre cellule de la prison civile de Nouakchott, je crie au visage du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abel Aziz, que je ne faiblirai jamais, que je ne ploierai jamais et que j’ai encore suffisamment de ressources morales et corporelles pour combattre le système raciste, esclavagiste et despotique dont il est la tête malfaisante. Mes convictions et mes principes sont intacts et ma volonté totale de me battre de l’intérieur de la prison ou de l’extérieur et ce jusqu’à délivrer de ton emprise, les Mauritaniens que tu maintiens dans cette grande prison qu’est devenue, sous ton règne, la Mauritanie.

Je puis t’affirmer ici, à toi et à la clique qui te sert de laudateurs, que je n’attends rien de toi, ni avant le 17 mai 2016, ni pendant cette journée là et encore moins après. Je ne me sens pas concerné par tes verdicts que je ne reconnais pas. Alors, que ce soit deux ans, dix ans ou vingt ans, il n’y aura d’alternative à la confrontation, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison. Nous proposons et Allah dispose.

Nouakchott, le 15 mai 2016

Biram Dah Abeid

Une Journée à la Rencontre Annuelle des Musulmans de France (La 33 ème)

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Arrivés vers 11H20 ce samedi matin du 14 Mai 2016, au Parc d’Expositions Paris-Le-Bourget dans le Nord parisien, nous sommes passés rapidement aux caisses en payant notre ticket journalier à 10€ pour pouvoir arpenter les différents Halls. Ainsi nous avons pu visiter plusieurs dizaines de stands commerciaux où l’oriental et l’occidental se marie, et que les conseillers en finance islamique sont voisins des personnes proposant et informant sur les instituts en langue arabe et en sciences islamiques.
Sous l’un des Halls , nous avons visité le stand de l’association humanitaire BARAKACITY dont l’un des membres, Moussa est toujours au Bangladesh en liberté provisoire avec l’impossibilité de quitter le pays. Nous avons échangé avec un jeune homme soninké engagé dans cette association, il est originaire du Guidimakha mauritanien  ( village de Ouloumboni). Monsieur Camara de BARAKACITY nous a expliqué brièvement leur militantisme humanitaire et en précisant qu’ils ont actuellement des activités en préparation pour la Mauritanie .
Nous avons assisté à un briefing au stand de soutien aux palestiniens où le coeur de la vieille ville Jérusalem est en miniature autour de la mosquée Alaqsa. Un tenant du stand a expliqué et illustré les contraintes subies par les palestiniens de la Cisjordanie pour accéder à cette mosquée historique considérée comme le 3 ème lieu saint de l’Islam et ses environs. Côté restauration, il y a du choix très varié avec des échoppes qui s’alignent sur plusieurs mètres. Divers ateliers culturels , artistiques et cultuels sont proposés à travers les Halls.

Vers 11H50, nous avons assisté à une première conférence animée entre autres par Mohamed Bajrafil et Nabil Ennasri sur la problématique de l’écologie. Les intervenants ont expliqué que le Message Coranique renferme plusieurs versets qui appellent les croyants d’avoir une prise de conscience de l’équilibre environnemental. Le gaspillage ne fait pas partie de la philosophie islamique du cosmos. Parmi les intervenants il y avait Mr Ramdane Abdelkarim, un élu vert de la ville de Strasbourg qui a donné certaines pistes concrètes par d’initiatives personnelles pouvant participer à la préservation de notre planète. L’imam Mohamed Bajrafil a expliqué que les fidèles comme leurs imams doivent revoir leur logiciel par rapport à beaucoup de choses dont le gaspillage ramandanesque en consommation à outrance en Tout.

Lors d’une autre table ronde sur l’islam et la politique, une jeune parlementaire tunisienne du parti Ennahda, a expliqué pertinemment que pour son parti d’obédience islamiste ne promeut rien de contradictoire avec l’esprit démocratique. Madame Sayda Ounissi, doctorante en sciences politiques de 29 ans formée à Paris , a admis que son parti politique a évolué sur énormément de choses après son expérience du pouvoir pendant la transition d’après Ben Ali.
Au cours du même échange , le Professeur Tariq Ramadan a fait un historique succinct des mouvements politiques dits islamistes. Tous les deux intervenants ont mis en garde quant à la complexité des termes utilisés selon le cadre politique où l’on se trouve (en France ou dans un pays majoritairement musulman). Vers 19H00, nous avons suivi le discours d’ouverture en plénière du président de l’UOIF Amar Lasfar qui a brossé les réalisations de son mouvement en saluant l’engagement républicain et citoyen pour une France apaisée et fraternelle malgré les événements tragiques survenus ces derniers temps. Après le speech présidentiel, le Professeur Tariq Ramadan a pris la parole sur le thème « le devoir d’intelligence ». Comme à l’accoutumée, Tariq Ramadan a tenu une prestation intellectuelle de haute volée terminant par des invocations vibrantes .
Nous avons croisé dans les allées l’imam Abdoulaye Sarr, secrétaire général de l’association « Main Dans la Main » en Mauritanie. Il est parmi les innombrables invités de cet événement annuel très important pour la communauté musulmane de France. La rencontre sera clôturée dans la journée du lundi 16 Mai 2016.

K.S