28-03-2016 16:33 – Guidimakha/Quatre communes font leurs déclarations publiques d’abandon de MGF à Gouraye

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Essirage – L’excision ou mutilation génitale féminine (MGF) est l’une des formes de violations et d’atteintes aux droits humains qui ruine la santé et le bien-être d’environ de 3 millions de filles chaque année dans le monde

Cette pratique concentrée au moyen orient et dans plusieurs pays d’Afrique rend plus de 70% des femmes victimes en Mauritanie en les faisant subir une forme quelconque.

La localité de Gouraye a été choisie en ce dimanche 27 Mars 2016 pour abriter les festivités marquant les déclarations publiques d’abandon de cette pratique néfaste après deux ans d’intenses activités de sensibilisation menées par l’ONG Actions ,un des partenaires de l’Unicef, du FNUAP et du MASEF dans la région du Guidimakha.

C’est dans ce cadre donc que l’hôtel de ville de Gouraye a servi de cadre aux travaux consacrés à cette déclaration publique marquée par la présence des autorités administratives, des partenaires de l’ONG ACTIONS.

Prenant la parole le chef d’arrondissement de Gouraye a souligné les efforts du gouvernement en matière de protection des couches vulnérables dont les femmes et les petits enfants pour dire que les MGF sont des formes d’atteintes aux droits des femmes et qu’il est de la responsabilité de tous de les combattre.

Dans son mot de bienvenue et de remerciement à l’ONG action et partenaires que sont les acteurs nationaux et internationaux pour le choix de sa commune, Madame Hadji Ba la Maire a souligné la nécessité de mobilisation et de sensibilisation contre cette pratique aux conséquences nuisibles Après ce fut le tour de l’iman de la localité de Gouraye de prendre la parole pour dire que rien ne justifie sur plan religieux l’existence de cette pratique dans nos sociétés. Et de dire il est de la responsabilité de tout le monde de travailler pour éradiquer cette injustice dont souffrent les femmes.

Prenant la parole au nom de l’ONG Actions, grâce a qui cette journée de déclarations est rendue possible, Yakarou soumaré a remercié les populations pour leur mobilisation et les partenaires pour leurs soutiens aux activités visant à endiguer ce phénomène.

Au représentant de l’Unicef parlant au nom des partenaires de souligner que cette pratique est source de complications urinaires, menstruelles et obstétricales et cause d’hémorragies, infections et décès. Et d’ajouter que son organisation salue les efforts du Gouvernement et autres partenaires avant de réitérer le soutien de son organisation aux différents acteurs.

Au nom du MASEF, un des conseillers du ministère a remercié les populations de la commune à la frontière avec le Sénégal et celles qui se sont mobilisées pour prendre part à cette déclaration. En fin des jeunes et d’exciseuses se sont succédé pour déclarer l’abandon de MGF au nom des communautés de Boully, Gouraye, Daffort et Lahraj.

En un mot ACTIONS et partenaires mènent un combat sans merci contre les MGF au Guidimakha.

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Source crédit : http://www.cridem.org

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26-03-2016 07:45 – Rencontre | Alassane dia de TPMN, entre cohérence et conviction

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Dia Alassane le leader de Touche pas à ma nationalité –TPMN- est un homme au verbe haut et courtois. Cet universitaire, fils de Djèol, est l’une de ces têtes bien faites mais qui la gardent malgré tout sur les épaules.

Cridem a rencontré cet intellectuel profondément républicain, ce travailleur de l’ombre qui dans un calme placide œuvre pour l’avènement d’une Mauritanie une et plurielle, juste et égalitaire. L’efficacité dans la discrétion, Dia est en cohérence avec ses convictions.

Son CV, on ne peut plus élogieux, témoigne de l’épaisseur de l’homme. Ayant obtenu une maîtrise en langue et littérature françaises de l’Université de Nouakchott en 1994, avec rang de major de sa promotion, il bénéficiera d’une bourse de troisième cycle pour poursuivre ses études en Tunisie.

Il restera une quinzaine d’années dans ce pays, devenu son pays d’adoption, dans lequel il décrochera son DEA de linguistique et entamera une carrière d’enseignant chercheur à l’Université de Manouba.

Entre temps la navette entre Tunis où il enseignait, et Strasbourg où il était inscrit sera sanctionnée, en 2007, par une thèse en sciences du langage avec mention très honorable et félicitations du jury. Il décide de rentrer en Mauritanie en 2009 pour mettre ses compétences au service de son pays.

Ce bienpensant qui a aussi joué les pisse-copies dans bien des journaux mauritaniens, pendant qu’il était étudiant à l’Université de Nouakchott, ne pouvait que ramer à contre-courant avec les disparités, pour ne pas dire les inégalités criantes, résultats de privilèges indus liés à l’appartenance raciale, ethnique, tribale ou autres, qui sévissent dans le pays.

Si nul ne peut échapper à son destin, Alassane Dia en est la preuve par mille de par son engagement politique précoce dans le combat pour l’égalité de tous les Mauritaniens, seul gage, à ses yeux, pour le renforcement du sentiment d’appartenance à une même nation.

En effet, suite aux années de braise de l’Histoire nationale et à moult remous, la cohabitation entre noirs et arabes devenait de plus en plus exacerbée, plongeant le pays au cœur d’un tourbillon. Face au manque de volonté patent de l’Etat mauritanien à prendre à bras le corps ces problèmes qui minent la paix sociale et menacent jusqu’à l’existence même du pays, il fallait trouver la parade.

C’est de là que des mouvements ont vu le jour « à l’image de conscience citoyenne, de l’imej, de Kawtal, et de l’Ira qui formeront, dans un premier temps, le FLERE (Front de Lutte contre l’Esclavage, le Racisme et l’Exclusion) convaincus que seule l’union peut servir de barricade face au système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie » souligne le coordonnateur de TPMN.

En décidant de flirter avec la politique Dia, savait qu’il posait les pieds sur un terrain glissant où tous les coups sont permis. « Mais comme c’est le prix à payer pour réaliser notre ambition de travailler à l’amélioration des conditions de vie de nos frères et sœurs, il nous fallait finalement franchir ce pas » note-t-il.

Le mouvement qu’il dirige, comme tous les autres avec lesquels il a cheminé, « n’a pas de récépissé, comme si l’idéal à atteindre par tous les mauritaniens n’était pas le même » s’est questionné Alassane Dia.

Sur la question des deux tendances de TPMN, loin de se draper du manteau du héros devant les médias pour solder un compte, il fera comprendre que « celui qui roule pour Aziz, et qui prétend parler au nom de Touche pas à ma nationalité, s’est dévoilé de lui-même et ne trompe plus personne».
Militant dans l’âme pour les droits de l’homme, tous les droits, convaincu et cohérent avec lui même, Dia ne manque pas de dénoncer toutes les injustices d’om qu’elles viennent.

Il fustige ainsi le féodalisme cultivé et entretenu dans toutes les composantes nationales qui reste un frein pour l’épanouissement des Mauritaniens et des communautés négro-africaines en particulier. La caste pervertit le lien social et crée entre les gens un climat délétère et une dangereuse chaine de permissivité.

ADN

Copyright © 2016 Cridem

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Table Ronde : Allocution sur la situation des droits de l’homme à Genève lors de la présentation du rapport de la Mauritanie.

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La République Islamique de Mauritanie en ce début l’an  2016 sous le pouvoir d’un  militaire.

Mesdames, Messieurs ;

Honorables conviés à cette table ronde autour de la situation des droits de l’homme en Mauritanie ;

La situation des droits humains en Mauritanie est plus que catastrophique. Des lois, une feuille de route soi-disant  contre l’esclavage, contre les discriminations sont votées, adoptées, exhibées et mises en scène tapageusement pour tromper l’opinion nationale et internationale. Des lois jamais appliquées, ce n’est pas ce qui manque dans ce pays , pire se sont les militants abolitionnistes, les militants des droits humains qu’on prend en otage pour les envoyer dans des bagnes dans le pays à la place des esclavagistes, des terroristes qui se pavanent en toute liberté fièrement dont certains sont pris en charge entièrement par l’état Mauritanien.

Des lois non  accompagnées d’un décret d’application sont faites dans le but de duper, d’extorquer des fonds aux bailleurs internationaux qui financent la Mauritanie sans contrôle ni exigence de transparence malgré les détournements des biens sociaux à ciel ouvert visible, le pillage des richesses par le cercle proche du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Voilà la raison qui nous pousse aujourd’hui à demander à la communauté internationale à geler les biens du général Aziz et de ses proches collaborateurs à travers le monde pour stopper leur course effrénée dans l’enrichissement illicite par des biens mal acquis ;  qui affament le peuple, qui  rend le peuple Mauritanien plus vulnérable que jamais au point de devenir une  proie facile à la merci des recruteurs dans les réseaux terroristes qui versent du sang partout dans le monde. Les traités et conventions internationaux sont signés, ratifiés pour être jetés dans des placards, aucun décret d’application n’a été promulgué de l’indépendance à nos jours pour appliquer les lois criminalisant l’esclavage.

Depuis le 11 novembre 2014, Biram Dah Ould Abeid qui fut distingué par le prix des droits de l’homme des nations unies en 2013, président de l’ONG IRA-Mauritanie, Brahim Rhamdane Ould Bilal, vice-président IRA-Mauritanie sont séquestrés dans un bagne  à Nouakchott  la capitale pour 2 ans lors d’un simulacre faux procès théâtral. Les autorités les reprochent d’avoir mené une caravane contre l’esclavage foncier dans le sud de la Mauritanie, contre les expropriations de terres des pauvres paysans locaux en faveur des pays arabes du Golf, des chefs de tribus maures et la féodalité noire mauritanienne pour affamer les populations. Les autorités Mauritaniennes ont envoyé le prix des droits de l’homme 2013 des nations unies en prison sans aménagement sur du faux et usage de faux, tout un symbole montrant leur mépris total sans crainte des institutions internationales comme l’ONU, la commission des droits de l’homme ici à Genève et les ONG internationales. Biram Dah et Brahim Bilal sont privés des soins dans le but de les laisser mourir à petit feu. Ils sont privés l’accès à leur dossier judiciaire, leur dossier médical et toutes visites y compris familiales. L’urgence est l’obtention la Libération inconditionnelle de Biram Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal qui sont malades en les intégrant naturellement dans tous leurs droits civiques, sociaux, politiques et économiques. L’association des haratine de Mauritanie en Europe demande l’arrêt total du harcèlement judiciaire à coup de faux procès sur des militants des droits humains.

Des hauts dignitaires de l’état Mauritanien sont impliqués dans la  vente de 200 à 300 femmes noires comme esclaves aux riches Saoudiens, nous trouvons anormal que peu de gens poussent des cris d’indignations,  pourquoi ces deux poids, deux mesures des institutions internationales? Les vendeurs sont connus et libres de leurs mouvements, certains sont proches du président Mauritanien et de son entourage. En Mauritanie on condamne à mort par pelletons d’exécution sous un tonnerre d’applaudissement, d’encouragement de Madame la présidente de la commission des droits de l’homme IrabihaMint Abdel Weddoud et du commissariat aux droits de l’homme un jeune ingénieur, Mohamed Cheikh Ould MKheitir ; ces mêmes personnes viennent chanter, louer des supposés « progrès » en matière des droits de l’homme en Mauritanie tout en encourageant l’exécution du jeune condamné à mort qui s’est plaint des discriminations par ascendances sur la base d’une fausse interprétation religieuse. Pourquoi la Mauritanie continue à être classer  (A) comme exemple sûr en matière  du respect des droits humains par la commission des droits de l’homme ici à Genève, est ce que normal ?

En Mauritanie, l’état a commis un génocide tuant des milliers de noirs entre 1987 et 1992, déporte des milliers vers le Mali et le Sénégal voisins dans le but d’arabiser entièrement le pays,  refuse de juger les auteurs d’assassinats, l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E) demande à la communauté internationale d’intervenir sur ces sujets auprès de tous les partenaires et bailleurs de l’état Mauritanien pour mettre fin à cette impunité.

L’enrôlement des mauritaniens en cours qui a débuté en 2011 exclut les populations noires malgré que le financement vient de l’union européenne pour les priver de toute possibilité d’une prise en charge socialement. L’effet immédiat a été d’avoir des Mauritaniens  de plusieurs générations qui se sont retrouvés aujourd’hui apatrides sans papiers d’identités à cause des closes impossibles à remplir que l’état Mauritanien exige aux populations noires  issues des ethnies : « Haratine, Haalpoular, Wolof, Soninké, Bambara »  qui sont les vrais  autochtones. Les haratine « affranchis » ou les Abid « esclaves encore » sont sans papiers  identités depuis  plusieurs  générations sous l’esclavage pour camoufler leur nombre exact ; ce qui les prive tout droit civique et social malgré leur nombre évalué au temps colonial  entre 45 et 55% de la population globale. Cette communauté n’est pas reconnue constitutionnellement  par la République Islamique de Mauritanie comme les autres communautés : « arabo-berbère, haalpoular, soninké et Wolof ».

Diko Hanoune : SG de l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E). Association créée en Juillet 2001 reconnue par l’état Français à but non lucratif pour la défense des droits de l’homme, combat l’esclavage, le racisme et la féodalité.  Site : http://haratine.com/

Je vous remercie.
Genève le 16 Mars 2016.

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26-02-2016 15:51 – L’agence Tadamoun réduit les salaires de ses employés et retourne 190 millions Um au trésor (détails)

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Mourassiloun – L’Agence nationale Tadamoun de lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’insertion et de lutte contre la pauvreté (ANLSILP) a achevé les procédures relatives à la baisse des salaires de ses employés, en tant qu’option plus appropriée que leur renvoi.

La réduction des salaires se situerait entre les fourchettes de 20% et 35%, révèlent des sources, selon lesquelles, cette mesure a permis de réaliser des économies estimées à 190 millions ouguiyas.

Ce montant a été retourné au trésor public, indique-t-on, en application des mesures d’austérité recommandées par les autorités du pays à certaines structures étatiques.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

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21-02-2016 13:51 – Suspension d’une émission d’une télévision privée en Mauritanie

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Star Africa – La Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel en Mauritanie (HAPA) a décidé la suspension, pendant un mois, d’une émission de la chaîne de télévision privée Al-Mourabitoune, a-t-on appris de source sûre vendredi à Nouakchott.

Dans cette émission intitulée « Vissamim » (dans le fond) diffusée en direct, le présentateur Ahmed Ould Wedia invite des personnalités politiques et des activistes de droits de l’homme qui analysent la situation dans le pays sans aucune limite.

La décision de suspension a été prise par le Conseil de la HAPA réuni sous forme de conseil disciplinaire, selon l’énoncé de la mesure.

Dans sa lettre de notification, la HAPA accuse la chaîne incriminée de « manque d’indépendance de la ligne éditoriale à travers le choix de segments spécifiques de l’opinion publique et d’une ligne politique donnée ».

« Votre chaîne s’emploie à choisir des évènements à soumettre aux invités et à les amplifier dans le but de créer des tensions dans le corps social », peut-on lire dans cette lettre.

Al-Mourabitoune est une chaîne réputée proche des islamistes du parti Tawassoul.

Il lui a été également reproché de « ne pas respecter le pluralisme en accordant la plupart du temps d’antenne dans les émissions de débats et d’information à certains courants politiques représentés par leurs responsables ».

Selon la HAPA, la chaîne est accusée, « de façon générale, d’incitation active à l’atteinte à l’ordre et à la sérénité publics et de faire la propagande des manifestations politiques ».

Signature : APA

Copyright : © APA

Crédit source : http://www.cridem.org

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19-02-2016 06:18 – Communiqué de presse : Poursuite de la lutte contre l’esclavage foncier

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IRA-Mauritanie – Le Bureau Exécutif (BE) d’IRA – Mauritanie se réjouit de la déclaration conjointe faite le 11 février 2016 par les Président Biram Dah Abeid et Brahim Bila Ramdhan, depuis leur prison appelant les militants et sympathisants à continuer la mobilisation et le militantisme actif et pacifique contre le système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie.

En réponse à l’appel des leaders de notre organisation, le Bureau Exécutif a pris la décision lors de sa réunion du 15 février dernier de poser encore un jalon dans la lutte contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières dont sont victimes les hratin et les communautés négro mauritaniennes.

A cet effet, le BE a mis en place un Comité d’organisation d’une caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Le comité a présenté au BE une ébauche de plan qui donne un projet d’itinéraire de la caravane qui partira de Sélibaby et passera par Mbout, Brakéol, Lexeiba I, Kaédi pour finir à Boghé.

Ces zones sont choisies du fait du nombre important des victimes de l’esclavage foncier et des expropriations qu’elles comptent. Le dernier cas d’esclavage foncier est illustré par la détention depuis plus d’un mois à la prison de Kiffa de Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa, paisibles habitants de Boulahrath qui ont eut le seul tord de s’être opposés à l’expropriation de leurs terres qu’ils cultivent et que leurs ancêtres travaillaient.

IRA – Mauritanie, fermement engagée contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières :

– Dénonce l’injustice dont sont victimes Oumery Ould Maouloud et de Sidi Ahmed Ould Mahmoud Ould Mballa et exige leur libération immédiate et sans conditions,

– Appelle les militants et sympathisants à se mobiliser pour la réussite de la caravane annoncée,

– Invite les organisations de Droits humains, ainsi les partis politiques à prendre part à la caravane,

– Et met en garde les autorités contre toute tentative de répression et de sabotage contre la caravane annoncée.

Fait à Nouakchott, le 18 février 2016
La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

La vidéo de la conférence de presse tenue hier 18/02/2016 par les responsables d’IRA-Mauritanie :
https://m.facebook.com/groups/1568553366727286?view=permalink&id=1674168092832479

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15/02/2016] Biram Dah Abeid & Brahim Ramdane: Appel conjoint à l’adresse des forces militantes

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Nous, Biram DAH ABEID et Brahim BILAL RAMDHAN – président et vice président d’IRA – Mauritanie, depuis notre prison de Nouakchott, appelons solennellement les militants et sympathisants de notre organisation mais aussi toutes les mauritaniennes et tous les mauritaniens épris de paix et de justice à continuer la mobilisation dans le combat contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion.
Les peines de prison, la torture et les privations n’entameront en rien notre conviction et notre ferme engagement à lutter contre le système de domination en vigueur en Mauritanie. A cet effet, nous rappelons, ici, notre serment, celui d’IRA – Mauritanie :
? Poursuivre sans relâche la lutte contre le fiqh esclavagiste mais aussi contre ses tenants – promoteurs du Code négrier en vigueur en Mauritanie,
? Rassurer Haby, Mbarka, Said, Yarg, la mère de feue Souadou mais aussi toutes les victimes de l’esclavage en Mauritanie que l’organisation IRA – Mauritanie que nous présidons n’épargnera aucun sacrifice dans notre lutte pour que justice leur soit rendue et que leurs bourreaux répondent de leurs actes ignobles,
? Poursuivre la lutte contre l’esclavage foncier jusqu’à ce que les esclaves et anciens esclavages accèdent à la propriété foncière sur des terres que leurs ancêtres ont défrichées et labourées, des générations durant,
? Rassurer les populations des adwabas, celles de Dar El Barka, de Thiambène mais aussi de tous les villages victimes d’expropriation foncière que nous serons toujours à leurs côtés et qu’ensemble notre résistance pacifique et ferme viendra à bout des agissements du système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie,
? Et rassurer mère Houleye SALL, Maimouna Alpha SY ainsi que toutes les victimes de la tentative de génocide contre les négro-mauritaniens que notre combat commun se poursuivra jusqu’à ce que les bourreaux des leurs répondent de leurs crimes devant la justice.

IRA – Mauritanie, par nos voix, lance un appel à ses militants et sympathisants ainsi qu’à toutes les forces progressistes de la Nation à plus de vigilance et de résistance contre les groupuscules néfastes qui tirent la Mauritanie vers le bas.
Fait à Nouakchott, le 11 février 2016

Biram DAH ABEID
Président
Brahim BILA RAMDHAN
Vice Président

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Manifestation du 13 Février 2016 à Paris : Bref Photo-reportage…!!!

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Ce samedi 13 février 2016, la manifestation organisée par le comité de soutien aux détenus d’ALEG en France , a eu lieu sous une pluie continue. Plusieurs mauritaniens et amis de la Mauritanie ont battu le pavé sous un temps loin d’être idéal, pour dénoncer les arrestations et l’incarcération injustes des leaders abolitionnistes et anti-esclavagistes, Biram Dah Abeid président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane. À noter la présence honorable de Leila, l’épouse du leader d’IRA, en tournée ces derniers jours en Europe. Le cortège a suivi le chemin habituel, allant du parvis de droits de l’Homme à TROCADERO jusqu’à l’entrée de la Rue Montevidéo donnant sur la représentation diplomatique de la Mauritanie en France dans le chic 16 ème arrondissement de Paris. Des slogans ont été scandés contre les injustices en Mauritanie et surtout l’acharnement des autorités du pays contre ces défenseurs des droits humains qui croupissent injustement en prison depuis le 11 Novembre 2014. Il est plus que jamais demandé au Raïs mauritanien de prendre au sérieux les problématiques liées non respect des Droits humains en Mauritanie, surtout le fléau de l’esclavage et ses différentes manifestations. La logique du déni de l’existence de l’esclavage, qui est la stratégie du pouvoir exécutif et ses différents soutiens, est devenue une FARCE innommable à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Vive une Mauritanie Juste pour Tous.

K.S

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LEÏLA, l’épouse du leader abolitionniste Birame a rencontré le comité de soutien aux détenus d’ALEG en France.

Ce jeudi 11 février 2016 à Paris , Madame LEILA, militante très engagée et épouse du président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid, a rencontré certains membres du comité de soutien aux détenus d’ALEG. L’échange a été très chaleureux au cours duquel elle a exposé brièvement la situation de détenus d’opinion depuis le 11 Novembre 2014. Elle a remercié vivement tous ceux qui s’activent courageusement contre ces arrestations injustes. La militante abolitionniste a précisé que les détenus ont été privés de droit de visite depuis le 31 décembre 2015, par les autorités qui profitaient de l’évasion d’un prisonnier jihadiste pour serrer l’étau indifféremment sur tous les incarcérés, mais ces derniers jours elle a appris que les visites vont reprendre. Elle a évoqué l’état de santé des leaders abolitionnistes, notamment Biram qui a accès relativement aux soins pour ses douleurs persistantes, et le vice-président Brahim Bilal Ramdhane a eu des maux aux dents depuis un certain temps. Elle a encouragé tous les militants pour le respect des droits humains en Mauritanie, d’agir dans l’unité et contre toutes les formes d’injustices.
Les membres du comité de soutien en France ont réaffirmé leur détermination à poursuivre l’engagement pour la libération des détenus.

À PARTIR DE 14 HEURES Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 016 À LA
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H
D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.
En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour:

~atteindre notre salut

~honorer notre image de « justes parmi les justes »

~faire connaitre notre lutte

C’est bien par la force de l’expression. Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara, Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais elle pourrait compter. À noter la présence de Madame LEILA, l’épouse de Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie .

La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG

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Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune: « La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »

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Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »
Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune:
« La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »
Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »

Source: http://lecalame.info