​L’antiesclavagisme en milieu soninké du Guidimagha mauritanien : les chefferies coutumières broient du ROUGE…!

Ces derniers jours, nous avons relevé plusieurs incidents (clashs verbaux et physiques et divers chantages menaçant) dans différentes localités . Aujourd’hui, sous d’autres cieux  les gens veulent savoir comment on pourrait habiter la planète Mars, alors que chez nous dans le Guidimagha, la société  féodaloesclavagiste composée d’une supposée aristocratie désuète, d’un régime maraboutique complice et de quelques lèche-bottes (esclaves statutaires), vit des turbulences. Pour cause, les segments féodaux se radicalisent de plus en plus contre toute expression antiesclavagiste dans nos villages. Ils ne réalisent pas pourquoi des CITOYENS DIGNES ne veulent plus être appelés et pris comme ESCLAVES dans une pourriture de société castée et stratifiée. 

J’écrivais une fois, qu’il y a quelques années on s’était mis modestement à questionner un système sociétal des castes dans lequel les Hommes ne se valent pas, et aujourd’hui nous découvrons un monde d’esclavagistes endurcis qui s’oppose même de fait  à l’ordre citoyen dans nos contrées. Par évidence, les affrontements ne font que commencer entre ceux qui refusent les assignations rétrogrades et déshonorantes et les extrémistes féodaloesclavagistes qui pensent être en déclin sans la monture sociale d’esclaves. 

C’est à l’administration régionale de changer de braquet quant à l’application stricte de l’arsenal juridique contenu dans la Loi 2015-031 réprimant les Faits d’esclavage (Pratiques, séquelles et comportements). 


Nous portons à la connaissance des hautes autorités à Nouakchott, que les féodaux esclavagistes dans les villages bénéficient d’un appui très INTÉRESSÉ parmi certains milieux soninké proches du pouvoir. Ceux qui veulent être prévenus qu’ils le soient pour de bon,  car RIEN NE SERA COMME AVANT. L’INDIGNITÉ ATTRIBUÉE PAR DÉTERMINISME NE PEUT ÊTRE UNE FATALITÉ PROFITANT AUX UNS SUR LES AUTRES.

L’ÉTAT pour nous, ce sont les pouvoirs reconnus dans la constitution mauritanienne et non les chefferies coutumières dépassées par L’HISTOIRE depuis plusieurs siècles.


À CES TENANTS ZÉLÉS DU SYSTÈME, ON EST AU 21ÈME SIÈCLE,  ACCEPTEZ QU’ON SOIT TOUS DES PERSONNES À DIGNITÉ ÉGALE ET DES CITOYENS ÉGAUX EN DROITS ET EN DEVOIRS. C’EST AINSI D’OÙ LA PAIX ADVIENDRA POUR ASSURER UN AVENIR COMMUN DANS NOS ENVIRONNEMENTS ARIDES QUI SONT LOIN D’ÊTRE ENVIABLES.


K.S

La pêche saisonnière à Dafort, les crocodiles s’invitent à la « fête »..!



Ce jeudi 6 avril 2017 a lieu le premier rendez-vous de la pêche saisonnière de la mare de Dawa située dans un oued à l’est du village Dafort. Selon des témoignages frais reçus du village, cette journée très attendue par les villageois a été très perturbée par l’apparition des quelques reptiles pas trop accueillants. En effet, des crocodiles se sont attaqué aux pêcheurs en blessant 4 d’entre eux. Ils ont été évacués vers selibaby, la capitale régionale du Guidimagha Mauritanien. Blessures plus ou moins graves pour certains, ils sont revenus au village après avoir eu les soins nécessaires au centre hospitalier régional. Il est à noter qu’un crocodile a été capturé et tué par les pêcheurs. D’autres bêtes seraient toujours présentes dans la mare. Selon les traditions locales, par mysticisme, on dirait qu’un traitement préalable fait par un individu d’une famille du village rendrait inoffensifs les reptiles au cours de chaque journée de pêche. Apparemment, cette croyance mystérieuse relevant des choses irrationnelles et mystiques  toujours présentes dans l’imaginaire collectif dans nos contrées, n’a pas eu l’effet escompté. Aujourd’hui de cet imaginaire collectif, les faits réels sont cette attaque qui fera date et sonne comme une alerte pour un rendez-vous prochain d’ici la saison des pluies. Ces incidents autour de cette pêche traditionnelle nous rappellent l’accident grave d’un camion benne bondé qui s’était renversé au retour de cette mare l’année dernière. Plusieurs blessés graves avaient été dénombrés avec des bras et des jambes fracturés. Cette année , avec cette attaque reptilienne imprévisible, les certitudes aux croyances mystiques peuvent être ébranlées et on reviendra un peu aux considérations rationnelles pour prendre en compte les RISQUES par évidence. 


Nous souhaitons un prompt établissement aux blessés du jour.

Qu’ALLAH nous protège et Illumine notre LUCIDITÉ. Ameen 


Source crédit : témoignages obtenus des milieux villageois. 


K.S

Un migrant malien tué lors d’un contrôle d’identité à Nouakchott

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Un migrant malien du nom de Mody Boubou Coulibaly âgé d’une vingtaine est décédé le 09 mai vers 12 heures à l’hôpital national, au terme d’une course poursuite avec des gendarmes. Atteint gravement au niveau des hanches, Coulibaly a succombé à une hémorragie quelques heures plus tard. Récit.

Il était environ 9 heures, les faits se passent près de la caserne des pompiers, au niveau de la Cité Concorde. Une patrouille de la gendarmerie surgit dans un chantier de construction d’un bâtiment dans lequel se trouvait le maçon Mody Coulibaly.

Une fois sur les lieux, les gendarmes procèdent au contrôle des titres de séjours. N’ayant pas de titres de séjours, Mody et d’autres ouvriers, saisis par la panique, se dispersent pour éviter la détention puis le renvoi à la frontière.

Poursuivi par un gendarme, Mody monte au troisième étage du bâtiment en construction. Sans aucune issue devant lui, il saute depuis une fenêtre du troisième. Malheureusement, il tombe sur un piquet de ferraille qui lui transperce mortellement les hanches.

Alors que Mody gisait dans une marre de sang, un autre gendarme posté au pied du bâtiment l’aurait brutalement tiré pour le neutraliser. Un geste qui enfoncera encore les bouts du fer dans son corps. Face à la gravité de la situation, les éléments de la gendarmerie le conduisent directement à l’hôpital national, accompagné d’un autre ouvrier mauritanien présent dans le chantier.

Mort dans une ignorance totale des médecins

Mody restera alors plusieurs heures dans l’ignorance totale du corps médical de l’hôpital. Une des témoins de la scène raconte sur sa page facebook : « Ce matin j’ai été témoin d’une scène insoutenable. Un jeune malien qui fuyait les gendarmes et aurait sauté du haut d’un chantier pour atterrir sur des fers perchés ; il sera ramené par ses bourreaux qui l’ont sorti de ces fers et une hémorragie s’en suivra. Il attendra plus d’une heure avant d’obtenir des soins ; seul le policier (de permanence NDLR) de l’hôpital se démenait pour lui venir en aide. Il mourra 2h plus tard loin des siens.»

Pour informer les autorités consulaires de l’ambassade du Mali, le gendarme aurait déclaré qu’il s’agissait d’un accident de travail d’un ressortissant malien alors « qu’il s’agit bien d’une bavure d’après un autre migrant qui a vu toute la scène » précise Mr Diarra, un des responsable de l’association Faso Kono. « La vérité, ajoute-t-il, c’est qu’il a été poursuivi parce qu’il n’a pas de titre de séjour. Il a sauté d’une fenêtre et il est tombé sur un piquet, des fers ont transpercé ses hanches et il est mort ».

La communauté des migrants maliens n’a été mise au courant des faits que très tardivement confie encore Diarra : « On n’a été informés par les autorités consulaires qu’une fois le jeune décédé, pour nous annoncer que le mardi à 16 heures il y aura la prière sur notre compatriote mort dans un accident de travail ».

Les autorités consulaires du Mali ont-ils une complicité avec l’Etat mauritanien pour camoufler cette affaire de bavure ?

« Notre volonté était qu’après avoir découvert qu’il ne s’agissait pas d’un accident de travail, parce qu’il y a un cas actuellement et que l’ambassade s’en fiche complètement, de nous saisir de la dépouille de Mody pour que l’inhumation se déroule au Mali et que l’Etat Malien soit ainsi témoin des traitements que subissent ses ressortissants en Mauritanie » assure Mr Diarra.

« Nous sommes allés à la morgue pour récupérer le corps, on a trouvé qu’il a été caché dans un lieu inconnu. C’est seulement le mercredi que nous découvrirons. Et on a trouvé que les responsables de l’ambassade ont discuté et convaincu une personne se réclamant être de la famille du défunt pour que la dépouille de leur fils soit inhumée au cimetière du PK7 ».

Venus massivement dénoncer la violence policière qu’ils subissent devant l’ambassade du Mali, une centaine de migrants maliens ont été dispersés par la police. Deux ressortissants maliens ont été arrêtés.

Nous avons tenté vainement à plusieurs reprises d’avoir la version du chargé des affaires consulaires de l’ambassade du Mali.

Bâ Sileye

Crédit source : http://www.rmi-info.com

11-05-2016 12:42 – Des orpailleurs évacués vers l’hôpital psychiatrique de Nouakchott à la suite de crises de folie

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Essahraa – L’hôpital neurologique de Nouakchott a accueilli au cours des derniers jours 10 orpailleurs dont les cas présentent des crises de folie, , révèlent des sources de cette structure sanitaire spécialisée des maladies psychiatriques.

Les patients manifestent tous des signes de bouleversements psychiatriques, ressentis depuis leur ruée vers l’or dans le no man’s land de Tasiast dans la wilaya de l’Inchiri, dans le centre Nord du pays.

Ils continuent de bénéficier de soins à l’hôpital neurologique plus connu sous le nom de l’hôpital de Dia. Des candidats à la vague d’orpaillage avaient régulièrement réclamé l’ouverture d’un centre de santé sur les sites de prospection de l’or, pour la prise en charge des cas urgents constatés sur les centaines de prospecteurs qui ont pris d’assaut le secteur à la quête de la richesse.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

L’accident de Dafort : retour sur les faits et coup de semonce.

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Ce Jeudi 5 Mai 2016 marquait la première manche de la pêche annuelle de la mare dite Daawa Kharé située à l’Est du village. Chaque année sensiblement à la même période, les habitants de Dafort gros village de la commune du même nom, se donnent rendez-vous pour la chasse aux poissons dans cette mare faisant partie de l’histoire du village. Cette année lors de cette première manche, un accident s’est produit et plusieurs blessés sont à déplorer. En effet, un camion benne bondé des personnes s’est renversé au retour de la pêche juste à l’entrée du village, précisément à la sortie Nord-Est route du village de N’diewo . Selon nos sources dignes de foi, on compte une trentaine  de blessés dont 3 grièvement atteints et évacués vers Nouakchott à ce jour. Il y aurait comme blessures, des fractures, des pertes de dents et diverses contusions légères. On notera une prise en charge très rapide des blessés par le corps médical local secouru par les ambulances de Boully et Hassi Chagar pour l’évacuation des blessés vers le centre hospitalier de Sélibaby à 60 KM de Dafort.
D’après le témoignage du terrain , on a échappé de près à un carnage car le chauffeur qui s’est pris dans une excitation de course avec une autre voiture 4X4, a réagi à temps en évitant de s’enfoncer à vive allure dans le marigot en face. Selon la même source ce jour , le chauffeur du camion serait en garde à vue à Ould Yengé, le chef-lieu du département.
Historiquement, au retour de cet événement villageois très bruyant, une course entre chevaliers se faisait, et cette tradition s’est relayée aux charretiers qui, eux ont laissé la place aux véhicules motorisés  (motocyclettes et voitures) aujourd’hui. Ainsi un camion normalement destiné pour le transport des matériaux de construction et d’autres charges, est utilisé à l’occasion pour transporter des personnes en masse, ce qui s’explique par le contexte d’un laisser-faire intrépide dans nos contrées.
Le risque de chute  existait déjà avec les chevaux et les charretiers, mais aujourd’hui il s’est amplifié avec les véhicules pouvant être très dévastateurs en cas d’accident. On espère que l’accident d’hier du camion sera un cas d’avertissement pour les autorités locales afin de prendre des mesures strictes de prévention. Comme dit l’adage, vaut mieux prévenir que guérir.

K.S

30-04-2016 22:30 – Guidimakha / Saisie par la police de Sélibaby d’une importance quantité de drogue et d’armes blanches

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L’Eveil Hebdo – Ce vendredi 29 Avril 2016 les éléments du commissaire Abdou ould Abass du commissariat de Sélibaby ont procédé à l’arrestation de deux jeunes originaires l’un de Diaguily et l’autre de Boully en leur possession une importante quantité de chanvre indien et d’armes blanches enfouies dans un sac d’arachides.

C’est au cours d’un contrôle effectué sur des passagers au niveau du poste de sortie de la ville de Sélibaby que les limiers ont pu mettre la main la quantité du chanvre indien qu’avaient ces jeunes.

Et une source proche du dossier de préciser que l’un d’entre ces jeunes serait venu à la veille de Nouakchott.

Informé, Mr Diallo Oumar Amadou, le wali du Guidimakha accompagné du Hakem de Sélibaby s’est rendu sur les lieux de l’arrestation où se trouvait le magistrat Mohamed ould Ikbrou, procureur près du Tribunal régional de Sélibaby pour saluer les efforts que déploient les policiers.

Pendant que l’enquête sur cette affaire suit son cours, il importe de noter que cette arrestation fait suite à une série d’autres faisant du Guidimakha, à la frontière avec le Mali à l’Est et au sud -Est, le Sénégal au sud une zone de vente et de passage des produits prohibés et qui menacent la santé et la tranquillité de plus d’un.

Amadou Bocar/Gaynaako

Source crédit : http://www.cridem.org