Pourquoi Mr Diokhoba Coulibaly a été « dépecé » par la meute féodale sur les ondes d’une radio communautaire.? 

Fin janvier 2015, j’avais consacré une modeste contribution (http://www.kassataya.com/vous/16019-radio-diaguily-une-voi-e-x-libre) à la Radio Diaguily, une webradio communautaire soninképhone basée en France. J’avais pris contact avec un des responsables . Après avoir émis mon souhait, la personne  m’avait dit qu’il aimerait lire l’article avant sa publication, ce qui a été fait sans arrière pensée. J’estimais que les soupçons d’un éventuel parti pris de mon écrit, n’étaient pas fondées apparemment. Depuis cet organe de COM qui compte désormais dans le paysage médiatique virtuel soninké et mauritanien, fait son bonhomme de chemin à travers divers sujets abordés. Parmi les thématiques en débats, celle qui a trait à l’esclavage et ses corollaires societaux très vivaces en milieu soninké, bouillonne les passions et les tensions des uns et des autres en fonction des milieux d’extraction sociale et statutaire. Ainsi , on ne peut éviter de décortiquer les prises de paroles en premier lieu de tous ceux qui animent, organisent et orientent les différents échanges avec les auditeurs. La radio est annoncée sans tabous. Ce « Sans Tabous » suscite des interrogations eu égard d’un certain alignement discursif trop suspect constaté entre certains intervenants et l’équipe animatrice censée neutre dit-on. 

Hier soir 21 octobre 2016, les propos d’un certain Diokhoba Coulibaly, ont eu droit à une édition spéciale et une programmation hâtive sur l’antenne. Mr Coulibaly, ressortissant mauritanien vivant en Angola,  a tenu des propos acerbes à l’endroit de ceux qu’il  considére comme des tenants zélés de l’ordre féodal ayant un versant social foncièrement esclavagiste. Ces propos ont été tenus dans une plate-forme d’échanges créée par l’Armepes-France ouverte à toutes les personnes qui veulent s’engager et sensibiliser mutuellement sur les tares sociales qui affectent la communauté soninké. À titre personnel, en étant membre actif de cette association, je confirme librement ma position qui est de dire que les prises de paroles teintées d’un certain ressentiment caractériel et excessif , n’arrangent en rien les causes défendues. Ceci étant dit, j’ai appris que les propos tenus par Mr Coulibaly auraient fuité ou une taupe parmi les membres l’aurait trahi en partageant largement l’audio de ses dires. Je suis sûr d’une chose, notre camarade et frère Yimbi kumma pour son nom de rappeur, a monté deux fils audio via YouTube de nos interventions dans le groupe WathssApp qui sont partagés largement et accessibles à tous via Facebook notamment. De ce fait, l’idée malhonnête laissant entendre qu’on aurait découvert des manoeuvres louches d’un groupe virtuel donné par ricochet l’association Armepes-France, n’est qu’une énième tentative de saboter et de discréditer ce qu’on a la peine psychologiquement et socialement  d’admettre son existence. Une association mauritanienne qui axe son engagement dans une optique transversale de la problématique de l’esclavage et toutes ses séquelles notamment chez les soninkés. 

J’ignore par quel canal, les propos de Mr Coulibaly sont arrivés à l’équipe animatrice de Radio Diaguily, il aurait fallu mieux d’élargir les investigations afin d’avoir une lecture large et équilibrée des tenants et les aboutissants. Mais larguer ainsi un individu en diffusant ses propros tenus originellement en espace privé sans savoir à décharge s’il y a eu des réponses-audios en privé aussi graves et inadmissibles , nous apprend beaucoup sur ce qui pourrait sous-entendre par Radio sans Tabou. Au final, le dépeçage public du Monsieur a eu lieu au grand bonheur de la meute féodale et esclavagiste de l’international soninké. Déjà en privé, un élément très remonté vivant dans la douce France, s’est permis de dire à Mr Coulibaly qu’il mérite la mort en comparant son cas à celui de l’équipe rédactionnelle de Charlie Hebdo décimée tristement par une équipée sanguinaire d’un islamisme violent. Il serait urgent que Radio Diaguily s’active afin d’avoir l’audio de ce Monsieur très courageux apparemment et l’inviter si possible pour qu’il confirme ses dires. Pour ce type, les propos tenus par Mr Coulibaly sont similaires aux caricatures de Charlie Hebdo,  et il s’est déclaré en éventuel Kouachi issu des milieux féodaux et esclavagistes du monde soninké. 

Sur la supposée neutralité de l’équipe animatrice, j’ai été toujours troublé par la teneur et l’approche de certains propos tenus par des uns et des autres en fonction de la thématique en débat. Selon si ce dernier concerne les problématiques du cadre mauritanien en général ou l’enclos communautaire et particulariste soninké, on constate avec flagrance les écarts de raisonnement et les orientations plus ou moins assumées. Ne pas avoir des tabous, c’est effectivement la nécessité d’accepter un certain jugement sur ce qui nous interpelle. Une Radio, outil déclaré d’appui et d’accompagnement d’une réforme sociale et politique, on doit suivre de près  sa cohérence sur les principes qui doivent primer sur nos obédiences sociales et statutaires . Ainsi la forme et le fond doivent être assumés  ouvertement sans les mécanismes réthoriques qui ne trompent plus. Dans le passé, on a su trouver un individu dit d’extraction sociale esclave qui a fait l’apologie du système de l’esclavage social chez les soninkés. Cet invité amicalement accueilli et écouté, l’avait été en guise d’un souci équilibriste entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour….. LE SYSTÈME DE L’ESCLAVAGE SOCIAL et LA NEUTRALITÉ PROCLAMÉE  est dans un camp forcément . L’évidence d’un double jeu guette à l’horizon et la tournure très entre soi de l’émission inquisitrice hâtivement concoctée pour « tailler du Diokhba »  nous confirme. Pour paraphraser notre frère Gaye Traoré ;  mettre l’eau chaude et l’eau froide dans une même bouche, on obtient de l’eau tiède qui n’est prisée que pour laver le corps du mort. Et nous nous sommes compris.

K.S

Un Cri Osé : ​J’ai mal à mon « Noir »…!!


On est en 2016, dans ce monde-village , aucun éveil ne se pointe devant interpeller les tenants de l’ordre féodal mentalement et psychologiquement esclavagiste parmi nous z’autres damnés parmi les Peuples du monde. Comment peut-on faire comprendre à un invidivu qui croit dur comme fer que sa dignité en honneur héréditaire dépend du respect strict d’un schéma hermétique dans lequel l’existence de la case « des esclaves » est un impératif absolu, que les Noirs brésiliens ou saoudiens sont une BLESSURE BÉANTE affectant l’Homme Noir éternellement parmi les Peuples..?
Un Peuple qui ne regrette pas une partie de son Histoire et s’en vante même surtout concernant l’inégalité en dignité et en honneur en son sein, est un Peuple portant des prédispositions évidentes d’une facile soumission. À travers un tel cadre de référence très étriqué et primitif faisant du village asséché et aride le centre de son « monde », on comprend mieux pourquoi ce sont des portugais et des hollandais qui ont été les premiers chez nous pour nous « braconner » et non l’inverse . L’adage dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, si aujourd’hui  une représentante cooptée (Noire) du pouvoir mauritanien, pour soigner le système de domination notamment l’ordre esclavagiste, se permet de soutenir que les communautés noires mauritaniennes  (hors haratines) ont été aussi esclavagistes. Du vrai sans doute, car le mauritanien issu des bonnes tentes et des bonnes cases, hérite d’un premier segment de promotion sociale  acquise d’office par sa naissance, et de ce statut il se construit socialement, intellectuellement et psychologiquement par opposition à un référent subalterne . Ce dernier par déterminisme et selon les convenances admises, porte d’une façon imagée tous les clichés de la NÉGATIVITÉ concernant l’immatériel et le matériel. 

K.S

​Rien d’étrange : du réchauffé encore et toujours. 

Gaston kelman, un proclamé écrivain franco-camerounais qui disait que les noirs mauritaniens sont bien lotis dans le pays. Pour l’illustration de ses inepties en service commandé, il déclare que le personnel de l’ambassade de Mauritanie à Paris, est majoritairement Noir. Le noir qui n’aime pas le manioc est bien connu des mauritaniens, et après un silence de quelques années, le voilà aux côtés de Saad Louleid , le transfuge d’IRA et président d’un nouveau « parti portefeuille » El-Rabat fraîchement reconnu par Nouakchott. Kelman et Louleid réunis à l’occasion du colloque d’aujourd’hui (18-10-2016) organisé à l’assemblée nationale française par une officine affiliée au système françafrique, participent aux manoeuvres vaines du régime mauritanien pour se faire une réputation digne. Une rencontre au parfum d’un business diplomatique qui dilapide les deniers publics par des procédés amateurs profitant aux conseillers obscurs . Ce système pitoyable noircit davantage l’ordre étatique mauritanien qui bafoue les droits humains et incarne le système de domination dénoncé par les militants abolitionnistes et les défenseurs des droits humains. Quel ridicule avec ce montage que seul le  fric rend possible, le fait de voir Mr Saad Louleid accompagné d’un autre Noir non haratine de plus non mauritanien, pour parler de la situation des droits humains en Mauritanie.  C’est bien lui Saad qui broyait du rouge parce que le mouvement IRA aurait été accaparé par ceux qu’il appelle les kwori (Noirs non haratine). Quant à Mr Kelman, il a eu une rare occasion d’avoir un petit billet et il ferait mieux de s’intéresser au règne « royal » de Paul Biya. Cette rencontre tenue sous l’habillage de la traîtrise, de la « prostitution » intellectuelle et du business diplômatique, ne peut être qu’un évident énième échec qui ne grandit nullement ceux qui l’ont initié depuis Nouakchott et ailleurs. 
Dehors aux abords de la représentation française, les militants défenseurs des droits humains et les abolitionnistes du mouvement IRA qui serait l’objet de l’équipée lucrative Saadiste, ont pris rendez-vous en scandant les slogans qui dénoncent la manoeuvre mensongère intra-muros. La réalité de la Mauritanie connue aujourd’hui à l’international, ne peut pas être changée miraculeusement par quelques suceurs du fric facile dans une salle oubliée au sein de l’assemblée nationale française. Tout est petit avant cette cellule calomnieuse du 18 octobre 2016 à Paris et le restera après sans doute. Saad « chewing-gum » sera sans saveur et jeté comme d’autres avant lui, le soleil continuera de briller par la Grâce d’Allah azzewejjel.
À suivre la prochaine manigance anti-IRA…!!

K.S

​Communiqué de presse : Un prisonnier, membre d’IRA, dans un état de santé critique attend son évacuation.

Hier, Ahmed Hamar Vall a été admis en urgence à l’hôpital de Zouérat après une aggravation de son état de santé. Le médecin qui a pu l’ausculté a demandé son évacuation vers Nouakchott afin qu’il puisse être pris en charge dans  des conditions adéquates. Son transfert dépend aujourd’hui des autorités administratives.
Ahmed Hamar Vall faisait partie des 13 militants d’IRA  arrêtés début juillet. Ils sont accusés, à tord, par les autorités d’avoir participé aux événements du 29 juin 2016. Ils ont été jugés en première instance et condamnés à des peines lourdes, sans précédents, allant de 3 à 15 ans de prison ferme. Transférés sans raison du centre de détention de Nouakchott vers le bagne de Zouérat, à 700 km au Nord de la capitale, ils attendent d’être jugés en appel.
Selon les dernières informations reçues ce matin Ahmed attend toujours son évacuation vers Nouakchott ; les autorités ne semblent pour le moment pas prendre son état de santé au sérieux. 
IRA Mauritanie suit avec inquiétude le cas d’Ahmed Hamar Vall et exige son évacuation immédiate 

dans  les conditions particulières que nécessite son état de santé critique, en effet,  la distance entre les deux villes demandent des moyens de transports adaptés à la situation.
IRA Mauritanie met en garde les autorités sur les conséquences que pourraient entrainer toute négligence sur la santé d’Ahmed Hamar Vall et tient particulièrement à souligner l’absence d’infrastructures nécessaires et adaptés aux besoins médicaux des prisonniers incarcérés à Zouérat.
IRA Mauritanie lance un appel à l’opinion nationale et internationale pour attirer l’attention sur la situation de santé alarmante d’Ahmed Hamar Vall ainsi que sur celle des autres membres d’IRA soumis aux mêmes conditions de détention.

Nouakchott, le 16 Octobre 2016

La commission de communication

Écoutez  « Soninkara, Ganbanaaxun Feddé part 1 » sur YouTube

Communiquer pour conscientiser, car conscientiser, c’est AGIR.
Le fil audio whatsApp des échanges sur les mentalités féodales en milieu soninké. 

Un Cri Osé : Daoud Ould Ahmed Aicha, ​Il est à suivre…!!!

Il s’appelle Daoud Ould Ahmed Aicha, le chef du nouveau parti récemment reconnu par les autorités de Nouakchott. Le parti Nida al-watan  (l’appel de la patrie) est le dernier né parmi les partis politiques dont le référent communautaire constitue ouvertement un élément essentiel qui motive  alors que d’autres mouvements  (RAG et FPC) qui récusent tout communautarisme, sont refusés ou en hibernation par le ministère de l’intérieur du pays. Selon une source médiatique parue ces derniers jours, le parti de ce monsieur connu pour ses joutes négrophobes , veut créer 《l’état national en Mauritanie et consacrer l’identité arabo-maure ancestrale》. Sa posture extrémiste est claire et nette, comme on entendait le slogan « la France aux français » au sein des milieux extrêmes droite en France, « la Mauritanie aux maures » point barre. Le chef du nouveau parti s’autorise à une révision historique pour assoir ses thèses idéologiques et politiques. Une résistance anticoloniale exclusivement arabo-maure aurait permis la fondation de la Mauritanie actuelle qui accueille certains intrus arrivistes noirs (non haratines). La dangerosité de ce courant fait du baathisme haineux , du panarabisme obsessionnel et d’un national socialisme culturel et exclusiviste, ne semble pas inquiéter les services TRÈS renseignés des autorités mauritaniennes. Un extrémiste comme Mr Ould Ahmed Aicha, est certainement assimilationniste qui voudrait une Mauritanie monoculture à préserver du péril nègre . Quand on relie l’avènement officiel de ce parti aux velléités totalitaires connues de tous,  avec le « dialogue national inclusif » en cours au sein du palais des congrès, on dirait que certains dialoguistes sincères sauront  plus tard qu’ils étaient pris dans un cirque sans nom à leur insu. Le ministère de l’intérieur qui envoie ses éléments encadrants au palais des congrès pour superviser  (surveiller et espionner) , est le même qui estime que les positions connues publiquement « négrophobes » du parti Nida al-watan sont admissibles dans l’échiquier politique national. Peut-être les limiers du VRAI pouvoir (tribus+clergé+fric) ont un PACTE SERMENT méconnu de nous Z’autres , qui interdirait qu’on refuse de reconnaître un parti créé par un Maure en Mauritanie. Mr Ould Ahmed Aicha saura s’entourer des éléments déçus par « la méthode douce » du régime actuel qui donnerait de l’importance aux autres composantes non maures, à leur goût. Panarabe étriqué et complexé, il sera rejoint probablement par une certaine élite haratine en quête d’arabité qui l’honorerait vis à vis de son semblable (peul, soninke ou wolof) par la peau perçu comme un intrus à la nation mauritanienne. Le gouvernement mauritanien est pourtant très en alerte sur certains critères ressassés pour refuser des mouvements politiques et associatifs, (communautarismes, extrémismes et autres). Et là, la donne a peut être changé, si ce paraissant berger des chameaux Ould Ahmed aicha et ses potes ne sont ni extrémistes et ni communautaristes, on se demande ce qui motive vraiment la non reconnaissance des FPC de Mr Thiam, d’IRA et du RAG de Biram Dah Abeid et ses amis. 

K.S

​La transcription d’une communication audio en soninké de notre frère, cheikh ADAMA CISSÉ en Espagne .

Sujet : Entente et Complémentarité nécessaires entre 3 leaders pour la bonne marche de toute communauté ou organisation  (le cas soninké en l’occurrence)

L’intervention qu’on essaie de transcrire a été faite sur le réseau social whatsApp. Depuis plusieurs années avec la familiarisation de l’utilisation de réseaux sociaux , divers groupes d’échanges sont créés pour des objectifs très divers en fonction des différents milieux. Il existe des plateformes allant du familial jusqu’au communautaire en passant par le villageois. En fonction des groupes, on y dispense des cours en langue soninké, en initiation à l’arabe et contenus religieux. D’autres supports interconnectés à l’international essaient de s’organiser afin de travailler ensemble pour la promotion du Vivre Soninké avec une référence progressiste. N’ayant pas toujours les mêmes bagages intellectuels et les mêmes vécus coutumiers, il arrive que les mésententes fassent éclater ces rencontres virtuelles. 
C’est dans ce cadre d’incompréhension mutuelle plus ou moins fréquente que s’inscrivent les SAGES CONSEILS de Monsieur ADAMA CISSÉ :
Dans une organisation à caractère communautaire, il y a 3 principaux  leaders qui, s’ils n’arrivent pas à s’entendre , il y aura du désordre et du déclin. 
Le premier des leaders est la personne âgée parmi nous, qui tient ce statut parce qu’il aura vécu et vu beaucoup de choses au cours de sa vie. Et son expérience est nécessaire. Le deuxième tenant un statut de leader est la personne qui aura étudié plusieurs livres, c’est-à-dire ayant un bagage intellectuel à travers son instruction solide dans des divers domaines. Cette personne même jeune par l’âge doit compter. Le troisième leader est celui à qui les convenances communautaires lui ont confié la chefferie ou la direction pratique des affaires. 
Ces trois leaders doivent pour la bonne gestion, s’entendre, se conseiller et s’entraider. En travaillant en bonne intelligence, Ils pourront concevoir , orienter et agir pour le Bien commun profitable à l’ensemble de la communauté. Maître Adama CISSÉ s’est servi comme métaphore pour illustrer , un arbre bien entretenu qui fera de l’ombre pour tous et des fruits délicieux pour tous également. Pour lui, si cette entente nécessaire entre les trois leaders n’est pas au rendez-vous, il ne pas avoir d’organisation bénéfique. 
C’est dans ce cadre qu’un adage soninké a dit : 3 vieux types ne se contredisent jamais. ils sont : celui qui a lu 100 livres, celui qui a voyagé dans 100 villages et celui qui a vécu 100 ans. Ainsi par leurs expériences diverses, ces 3 types seront complémentaires et s’enrichissent mutuellement. 
Monsieur CISSÉ s’est interrogé pourquoi les 3 principaux leaders cités, n’arrivent pas à s’entendre chez nous les soninkés pour assurer une bonne direction de nos affaires..?
Il existe un certain trait de caractère appelé ressentiment revanchard. Il est conseillé à nos trois leaders d’éviter toutes interventions selon leurs compétences tout en étant animés par un fort ressentiment revanchard ou avec une certaine inimitié. 

Notre maître Mohamadou Dramé (Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) a dit : “ le ressentiment caractériel est comme un cheval bonnement nourri, toute personne qui l’enfourche sera terrassée” . 

Par ailleurs, un important hadith du prophète Muhammad  (PSL) dit : “ le plus fort d’entre les gen, est celui qui sait se maîtriser quand il est en colère” .
Pourquoi parmi ces trois leaders, il n’y a-t-il un qui pourrait taire son ressentiment quand il veut tenir son argumentaire raisonnable ou rappeler les préceptes moraux et religieux..?
Hier comme aujourd’hui, il est  généralement constatable que la plupart des gens procèdent par un camouflage d’autres visées, quand ils veulent dire la vérité ou le discours religieux. 

Mais que veut-on cacher au juste en procédant de la sorte..?
D’aucuns veulent s’adonner à des règlements de comptes sournois et fourbes par une utilisation à mauvais escient de leurs positions de leaders. 
Il est temps qu’on essaie de promouvoir le pardon et l’entente dans nos groupes sociaux virtuels. Ces derniers doivent être un espace mutuel d’apprentissage entre nous, afin d’en tirer diverses connaissances utiles. Par ailleurs, il est plus temps et impératif qu’on s’entende sur l’essentiel afin de travailler ensemble et en bonne intelligence. Chacun doit amener sa petite pierre à l’édifice commun. Il est dit dans un adage que les arabes se sont entendus pour ne jamais s’entendre. Une assertion similaire est dite à propos des soninkés également , disant qu’ils sont comme des grains de maïs bouillis qui ne peuvent point s’entremêler pour être compacts . C’est-à-dire que les soninkés seraient tendance à être dans une mésentente perpétuelle qui sape tout grand et large projet fédérateur porté vers le développement. Il est conseillé que nous devons apprendre à travailler ensemble. Ainsi pour commencer , nos échanges doivent être cordiaux et productifs au sein de nos différentes plateformes devant aboutir à des actes concrets de développement et de progrès au profit de nos ensembles communautaires. 

Kundu  Sumaare 

11/09/2016

Xaranmoxo Adama Siise

Ñaamarindi loogonte katta Sooninkan kafonun ŋa.

Sefon safandaana:

Kamara Debigume.

Juumayu ga na bange safandu ku, xa na i sirondi o dan ŋa ni ti Alla.
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Sero xooron ŋa kafon noxo sikko ya ni.

Kun sero xooro sikki ga na konto gollini doome kafo be noxo, ken kafo na ña kafo karante, kafo gurujante.

Sero xooro ku sikki faayi:

Sere ke be Alla ga da a ña wuyu gume, an ga da wuyun kite, anken ni sere xooren ya ko yi, bawoni, an da fo gabe mugu, an da fo gabe wari.

Sere xoore tana wa non ŋa, ke ba ga da kitaabu gabun xara hari a ga ma wuyu kita.

Sere xoore tana wa non ŋa, aken ma ku su kita, xa a ganta kuna, kafon denŋenden mareyen ga ro a kitte, aken ya ga ña yinmanke.

Ku xirisu xooro sikki, kafo su ku yan xawa i kittun kini me, i nan golli doome, i na me tinmandi, i na me deema, i na me suturi.

I ga na yitte be lori, a sirawu ku na ña sirawu, yitte ke na ña yitte birante, a derun na ña deru xooro, a sirawun na yuruwe, kafon kutten na taaxu ken yitte sirawun wure.

Ken yitte na renmu saara, ren moonikanto, i ga kafon birandini.

Xa, ku xirisu sikki ga na konto gollini doome kafo su, ken kafo ñaana kafo karante.

Ken moxo baananne ya ni, Sooninkon ga ti: yugu xaso sikki wa non ŋa, kun nta me kutana, ke da kame kitaabe xara, ke da kame debe tera, ke da kame siine bira, i ti ku nta me kutana, bawoni baane su ga na ñi i moxon konno, a ga na ñi dugutana, ken da ñi ke baane gan xawa a digaamu ku taaxundini noqun be, ken bote duuron wa a maxa, a wa tu nanti a da ñi ke yan  manke. 

Ku na me ya tinmandini, i nta me kutana.

Xa, Sooninokon ku, o ku xirisu sikki konto gollini doome.

Manne sigi oku Sooninko, o xirisu ku sikki be ga o geesunu, i ga konto o geesunu?

Sefe wa non ŋa, i ti ken dan ŋa butte.

Tonŋu be ga an maxa, tuwaaxu be ga an maxa, marekitte be ga an maxa, wuyun tuwaaxu be ga an maxa, sere su an na an kiilu toxo, an do a maxa ri na ñi an butunte.

O Xaranmoxo Mahanmadu Daraame(Alla gan na hinne a yi)a ti: butten ni siiyugo fakkan ya, sere su ga na taaxu a kanma, a na an fanqana.

Hadiisen koore katta a yi nanti: jaaxa, a su sere senbenten ni ke be ga na butu, a ga ra wa malini du, ken ya ni seron senbenten ŋa.

Yaala ku xirisun noonu sikki, baane nta non ŋa ba a gan ra wa yi i butten ragana, a ga na lafi tonŋun konno biran be, a ga na lafi diinan konno biran be?

Bawoni yella ke ni nanti: fiinu filli wa non ŋa seron nan gaba muxini kun ya falle, gelli daaru ma lenki.

An ga na ñi tonŋun koono, an na muxi a falle, an ga na ñi diinan koono, an na muxi a falle.

An na manne muxundini? an lafi an butte ya murana saasa, an wa diinan konno butti muraadon xa wa muxini a noxo.

An ti an wa mulla na tonŋun ko sero filli naxa, xa, an wa mulla na an butten xa mura.

Gelli an ga ri kuudo nan xara do seron batte, an Xaranmoxonu ya faayi sero ku.

Gelli an ga ri nanti nafa yogo ya na an maxa, manne an ga ma a bagandi?

N maarenmu ! O nta duroxotono keeta, digan lemaane ga na giri daaxanun kanma  musilimo filli naxa, a na gillo, a na gillo, a na lasame, a na ñaxami na Hadamaaxun taanun wutu, na Hadamaaxun dinman wutu.

Seren ra wa ku digaamu su terinkana ba in maarenmu?

O nta a faayini in maarenmu o na digaamu ku newondi, o n saage digaamu ku funsun baanu riiti.

Koromo ku do deru ku, o na kun mullin mogga, o na funsu ku riiti.

Funse ga sere ba maxa, an na funse ke riiti na misiliimon nafa ti a yi.

Fusen ga nta sere be maxa, an na musiliimon terinka ma an xa na funsu sagarana bakka musiliimo ku digaamun ŋa.

N maarenmu, xa ri o nta duroxoto ko yi!

Araabun ŋa, i ga lasami kafon taaxu moxon do kafon kafumanden ŋa.

I fintuwaanan da taali xoore ko !

A ti: Araabun gemu ya nanti; lenki falle, i nan maxa gemu, ken yan sigi  Araabun ŋa, a neye feti i nan golli doome.

Jaaxa Sooninkon xa da a me dabari, i ti: Sooninkon ni makkan bajungun ya, an ga na a soro, a ga moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, baane su duran saqa ya.

Makkan bajungen ni makka funsen ya, an ga na makka funsun soro, i ga na moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, i nta roono me noxon ŋa xo suuren moxon

O faayi ken kiyen ŋa lenki, o yinmenu faayi taaxinu o ga o daaxanun karana paqi.

Xa ri o n maxa ken dabari.

O xa xirisin noonu ku sikki be gan xawa me mukku, i nan duroxoto na me mugi, o na me deema, o na me tinmandi, o na hinne me, o na yanpa me maxa.

O na a tu nanti: sere baane nta non ŋa a tinmante ga ni, tinmantaaxun ŋa, Alla baane ya xalle ni.

An yinme wa tu an do ke be ga gollini doome, an do ke be ga masalana doome, xa ga tuwaaxun sagarana do me batten ŋa doome, a kontonten ya ni.

An yinme do ken fanin giri ya, an do ken wuyi saqa ya.

Ken ga na naqasiye dabari, a ntaxa an juwana.

Selli an gan ra wa a tinmandini, an gan ra wa a deemana ti Alla, feere ña an na a deema.

Maxa a deena ti inke yi, maxa a deema kuudo i nan ti: fulaana yan da a deema.

Feere ña an ga deemana moxon be Tunkan ga an tugana. Deemanden fo dinka, na me deema wureedu, a ya do wosiye ga nta tinto me, a do waritinde ga nta tinton me, a do jakkinden gan laatu me.

Xa ri o n duroxoto, koroosindaano ku ti: sere wo sere seron ga na jope feere muurunu an xibaare, na feere kutu an xibaare su, i na feere kitana an xibaaren ŋa.

Sere su fin ga na xoto o kafonun noxo, o misiidu, o golliranu, o nan xawa manne ñaana?

O na an bagandi sellan ŋa! O na an bagandi! ma yitte ke be o da a  lorininden ga me, walla tagayi xoore ke be o do a tanganden ga me, a  nda duguta biranbe. Sirawun taaxen ga na ri, o na follaqen wuñi an da, o na ti: ro.

Baawo, kafon taganden neye feti.

A nda ñi saasa konpen ya ni, o su do banxudu gudan (guda fana ke) sefen ya na me, anken do a wa me o na a bilini kan moxo? Palanteerinun bakka kan moxo? Ken biren ma kiñe fina in maarenme.

 Ken ya lasamaye xooren na kafonu ku yi saasa. 

O ga ma mulli ku wa a tagana, ku wa a karana, o na me ya gollen su bonondini.

Xa ri o na me deema, o nan hinne me, o nan duwa me da.

Sooninko, o xa tanpi keeta !

Baane su na i duroxotoyen dabari, ma o na katu gollini doome.

Tuwaaxu ga sere be maxa, an na kafonun deema ti a yi.

Tuwaaxu yinme ga nta sere be xa maxa, an na xara do seron batte.

​Nouakchott 10 octobre 2016 : la manifestation abolitionniste réprimée encore et toujours. 

La manifestation a été organisée par les militants abolitionnistes du mouvement IRA-MAURITANIE ce lundi 10 octobre 2016 dans la capitale mauritanienne. Cette sortie populaire s’est insurgée pacifiquement pour demander la libération immédiate et sans conditions des leaders abolitionnistes arrêtés injustement et écroués arbitrairement par les services étatiques à la suite d’une manipulation honteuse et d’une machination judiciaire autour du domaine terrien bouamatou. Cela fait 103 jours que ces consciences libres sont privées de leurs familles et camarades . 

Comme dans le passé devenu sinistre , la police sous désordre s’est acharnée contre des paisibles manifestants. La répression a été rude et haineuse avec plusieurs arrestations . Nous dénonçons ces pratiques brutales d’une police inconsciente et utilisée par une machination politicienne d’un régime militaro-affairiste qui règne par la violence et la tromperie. Nous demandons au personnel politique et intellectuel dialoguiste du moment ou non de prendre leurs responsabilités par rapport à ce pouvoir foncièrement extrémiste qui menace l’existence du pays à terme.

K.S

​POURQUOI  LES FPC PARTICIPENT AU DIALOGUE NATIONAL? PAR  KAAW  TOURÉ 

Nous avons décidé, en tant que parti(FPC), et en toute indépendance, de répondre à l´invitation au dialogue national. Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue. Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du systéme discriminatoire que nous combattons. 

Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient. Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que  » l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter. C´est faire insulte à notre parcours militant, à nos années de sacrifice et de privations, à nos martyrs, à nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, les opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, peut nous divertir sur l´essentiel.

Nous allons au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous allons au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous allons au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres et justes. Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit. . Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire(contrairement à certains opposants), n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme. .
Discuter, débatttre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Comme le rappelle bien ce passage de notre déclaration et orientation de politique générale d´août 1989: « …Les Flam sont une organisation multinationale luttant pour l´avènement d´une société non raciale , égalitaire et démocratique.

Elles sont une organisation politique pacifique, largement ouverte, qui privilègie le dialogue et la concertation mais se réservent le droit de recourir à tous les moyens si elles y sont contraintes; la violence physique n´est ni le but, ni le crédo de l´organisation ».

L´essentiel pour nous c´est de débattre sur la question nationale et sociale car nous croyons aux vertus du dialogue comme nous l´appelions dans notre « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » de 1986:

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux.

Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. »

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous, la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. 

Que les évènements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédé notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Le débat national doit fixer les conditions d´une cohabitation harmonieuse dans les différentes communautés nationales et s’atteler à la mise en place d´institutions démocratiques garantissant le respect des libertés individuelles et collectives.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles. 

La lutte continue!

Kaaw Touré- des FPC.

​Le nationalisme en « mauritanien » se fait au nom d’un communautarisme très étroit.

En « mauritanien », le référent nationaliste dit arabe ou négro-africain n’est jamais socialement, intellectuellement et politiquement SAIN. L’un comme l’autre porte des velléités totalitaires à travers des postures déterministes qui admettent difficilement l’émergence une VOIE(X) éclairée du juste milieu. Ces nationalismes très étroits basés sur un unilatéralisme tribalo-communautaire et racial, font que le Citoyen est brimé d’office par un cadre de référence qui s’est développé politiquement en contrant volontairement l’érection d’un État-nation à cause d’un ultra-communautarisme très agissant. Et l’ordre étatique mauritanien s’est accommodé avec une certaine habileté sournoise en mettant en place un perpétuel dosage équilibriste au sein d’un Non-État . 

Par les temps qui courent, vaut mieux s’essayer à l’abolitionnisme qui s’oppose de fait à toutes les postures partisanes qui s’activent exclusivement pour une « Mauritanie » sensiblement « exprimée » en leur langage exclusiviste. Très souvent, les nationalistes racialisent à outrance toutes les problématiques qui minent ce pays qui n’est pas encore un digne de ce nom , sauf UNE, celle liée à l’esclavage et ses différentes manifestations qui traversent l’ensemble des communautés. Les nationalistes de tous les bords savent que ce qu’ils défendent au fond, est loin d’être innocent des pratiques socialisées indignes humainement qu’on voudrait taire par l’esquive et la fuite en avant. D’ailleurs le seul point de convergence qui peut reunir un communautariste négro-africain sudiste et un tribaliste arabo-berbère, consiste à minorer la problématique de l’esclavage et ses corollaires dans tout ce qui a trait à la question  NATIONALE. C’est pourquoi l’engagement anti-esclavagiste ne mobilise pas grandement parmi les forces vives des causes tribalo-communautaristes. Hier comme aujourd’hui, les uns et les autres veulent faire croire que leurs revendications identitaires quoique légitimes sur le plan national, doivent passer en priorité quand une frange très importante du peuple subit un système de domination multidimensionnelle liée intrinsèquement au référent identitaire et culturel. En langage « mauritanien » pour ne pas dire « africain », l’engagé politique et associatif peine à élargir ses horizons afin d’éviter l’approche ethniciste transposée à l’échelle nationale. On voudrait être le révolutionnaire bruyant  à l’extérieur au profit de son « peuple » tout en se montrant très discret en interne sur les tares érigées et chantées en « valeurs sûres » à défendre méthodiquement. 

 

L’abolitionnisme transcommunautaire et révolutionnaire remet L’HUMAIN DIGNE par essence au centre des enjeux nationaux  en dehors toutes les autres considérations particularistes. Ainsi, les nationalismes étroits et logiquement réactionnaires des uns et des autres, trouvent troublant l’abolitionnisme qui s’érige vaillamment contre un ordre fonctionnant autour d’un dominant de droit divin sur un dominé de naissance par fatalisme. Si on recherchait un Vrai NATIONALISTE MAURITANIEN qui défendrait l’ordre Citoyen, il faut sans doute s’orienter vers les milieux abolitionnistes. L’expression abolitionniste est une mouvance politique qui prendra de l’ampleur dans le futur, et son but premier serait de défaire l’ordre tribalo-communautaire qui sévit dans toutes les communautés où la QUALITÉ DE CITOYEN est sabotée et prise comme une seconde nature au profit d’une référence inhibitrice profitant à une minorité exclusiviste.

K.S