​Cri Osé : cet anti-impérialisme qui nous plombe…! 

Un certain anti-impérialisme sectaire qui véhicule sournoisement un racisme anti-blanc, est devenu une « marchandise intellectuelle » prêt à ingurgiter par un certain monde africain et afro-panafricaniste. Une tendance expressément obsessionnelle et imbibée au complotisme, fait de l’Afrique ou du Sud d’une manière générale une proie-victime légendaire d’un monde des méchants occidentaux. Ce panafricanisme qui manipule et utilise certaines frustrations parmi les peuples d’Afrique, en fait une idéologie presque aveuglante et aveuglée pour soumettre davantage des consciences fragiles. On essaiera avec une facilité puérile de braquer les regards innocents du peuple sur les supposés méchants de l’extérieur qui nous écrasent sans pitié. Et de l’autre côté nos dirigeants injustes, dictateurs et sanguinaires qui sont manipulés ou pas, paraissent être dédouanés des multiples sources de nos retards sous couvert d’un anti-impérialisme hypocrite. 
Aujourd’hui, cet anti-impérialisme sectaire verrait bien au camp de L.GBAGBO une fidélité à un certain Sankarisme fourre-tout. Alors qu’on ne dira pas assez que c’est bien l’extrémisme xénophobe, ethniciste et même marginalement confessionnel instrumentalisé POLITIQUEMENT, qui a conduit là où sont GBAGBO, BLÉ GOUDÉ et les autres. Certes le camp de Ouatara n’est pas saint non plus, mais il nous faut un discernement pour savoir que s’il y a manipulation étrangère en l’occurrence occidentale chez nous, interrogeons-nous pourquoi on se bouffe intra pour des broutilles au nom de nos tribus et de nos ethnies. 
Très souvent les intervenants extérieurs conjuguent leurs intérêts avec les objectifs louables exprimés au nom d’une légalité quelconque, et ce n’est pas bête dans un monde interdépendant où le Capital prime sur l’Humain. 

Sur le cas de la Libye d’aujourd’hui, le défunt Kaddafi avec ses 4 décennies de pouvoir porte une part importante de la chienlit en cours dans le pays. Il avait dirigé par le clientèlisme tribal très lucratif sans jamais ériger un État solide et juste (central ou fédéral) par le Droit. Mortel et défaillant comme un être humain, il avait personnifié l’Etat sur sa propre et seule personne d’une manière arrogante et sanguinaire. Pour nous berner, il s’était réveillé panafricain en se servant du portefeuille pour soigner l’élite afro corrompue qui meuble l’anti-impérialisme par une réthorique indigne du SÉRIEUX D’UN THOMAS SANKARA, le vrai anti-impérialiste mais INCOMPRIS à son temps ou d’un NKRUMAH visionnaire. 
Par les temps qui courent, du côté de Banjul en Gambie, un dictateur apparemment très instable psychologiquement joue avec son peuple devant le monde entier. Défait et reconnu comme tel par lui-même il y a quelques jours, il a fait volte-face en criant à la fraude. Mr Yahya Jammeh président depuis 1994, veut s’accrocher au pouvoir encore et encore. Aujourd’hui, comme qu’il a été  toujours en désaccord avec tout le monde,  son peuple en premier qui le subit, et évidemment le monde occidental, le milieu anti-impérialiste sectaire essaie de discréditer son principal opposant vainqueur de l’élection présidentielle. On accuse Mr Barrow le vainqueur, d’être l’homme de la soumission à l’Occident, et on voit en Jammeh le tueur , le résistant honorable. Des circonstances atténuantes sont convoquées pour relativiser le malheur subi par le peuple gambien avec ce petit charlatan irrationnel. Par cet anti-impérialisme épidermique, l’homme africain  perd le sens du discernement et sera toujours mûr pour être cueilli à l’intérieur comme à l’extérieur pour des objectifs obscurs sans vision de long terme. Si nous ne sommes pas indépendants de nos sentiments primaires passionnés liés aux liens historiques d’un ordre mondial donné, il sera très difficile d’organiser l’émergence sociale, politique et économique de nos peuples.  La motivation d’un engagement par OPPOSITION OBSESSIONNELLE à AUTRE fausse notre lucidité et mène aux incohérences. 
Mon petit mot peut être un clin d’oeil à notre frère Kemi Seba et ses adeptes.

K.S

11-12-2016 07:00 – Journée d’échanges des FPC à Massy: Les FPC et le dialogue national, quel bilan ? La communication de Kaaw Touré [PhotoReportage]




FPC
– Chers amis, chers camarades, aimables invités bonsoir;

Avant tout permettez moi de remercier mes camarades des FPC qui ont permis cette rencontre.

Mes remerciements vont aussi à tous et à toutes ces camarades, compagnons de lutte, parents, amis de la Mauritanie et sympathisants de notre cause venus de loin pour participer à cette communion militante.

Votre présence parmi nous prouve, s´il en était encore besoin, le réel intérêt que vous portez pour notre parti dont vous partagez sans nul doute les idéaux de justice, de liberté, d´égalité et de vraie démocratie..Notre combat contre le racisme, l´esclavage, l´exclusion et l´arbitraire est également le vôtre.

3 décembre 1987- 3 décembre 2016, il y a 29 ans jour pour jour, on se souvient encore de cette funeste et tragique date, c´était le jour du verdict qui avait condamné les premiers martyrs de notre lutte à Jreïda. Mes pensées militantes vont aux jeunes officiers Ba Seydi, Sarr Amadou et Sy Saidou Daouda exécutés sauvagement le 6 décembre 1987 à la base militaire de Jreida.

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique:” Leur vie fut combattante, leur mort héroïque, leur sacrifice sacré et leur mémoire éternelle”. Qu´Allah les accueille en son Saint Paradis. Amine.

C´est un grand plaisir, un privilège, je voulais dire un honneur, pour moi de venir ici discuter avec la diaspora mauritanienne basée en France et surtout avec nos jeunes militants et sympathisants sur un sujet qui nous tient tous à cœur et qui a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans les salons et sur la toile ces dernières semaines en Mauritanie.

Pourquoi les FPC ont-elles participé au dialogue dit national inclusif? Ne servaient-elles de faire valoir à l’agenda caché d’Aziz? Fallait-il participer alors que l’opposition prônait le boycott? Pourquoi débattre avec quelqu´un qui refuse de nous reconnaitre en tant que parti politique? Ce sont entre autres les principales questions qui ont été posées pour évoquer la pertinence ou l´inopportunité de notre participation au dialogue national.

Nous avons décidé, en tant que parti (Forces Progressistes du Changement ) et en toute indépendance, de répondre à l´invitation des autorités mauritaniennes par la voix de la présidence de la république au dialogue national.

Pour l’essentiel, nous avons déjà eu l’occasion d’exposer suffisamment les raisons de notre participation. Je m’en vais donc en faire le rappel.

Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue.

Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du système discriminatoire que nous combattons. Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient.

Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que « l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter.

C´est faire table rase de notre parcours militant, de nos années de sacrifice et de privations, de nos martyrs, de nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, pour ne pas dire des opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, pouvait nous divertir sur l´essentiel.

Nous sommes allés au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous sommes allés au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous sommes allés au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres, justes et indépendants pour faire entendre un autre son de cloche.

Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit.

Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. Nous pensons que devant la situation actuelle du pays, il faut se surpasser pour outrepasser l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire, n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, n´ayant jamais servi de caution à une élection présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme.

Discuter, débattre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Tout le monde se souvient certainement encore de notre document historique connu sous le nom du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986 :

Dans ce même Manifeste nous affirmions essentiellement trois choses :

1- Il y a un problème de coexistence entre les communautés arabo-berbère et négro-africaine. Nous démontions la mécanique d´un système de discrimination raciale en ce qu´il exclut la composante négro-africaine et haratine de tous les processus de décision. Chiffres à l’appui, nous administrions – s´il en était besoin- les preuves de cette marginalisation et en dévoilions les rouages. Ce problème, disions-nous, ne résultait pas d´un antagonisme naturel latent ou spontané entre communautés, mais plutôt d´un système politique visant à diviser le peuple en exacerbant les préjugés inter-ethniques. Une politique volontairement et exclusivement panarabiste, privilégiant la communauté arabe à tous les points de vue au détriment de la communauté Noire.

2- Nous attirions l´attention du régime militaire de l´époque ( le CMSN) sur l´urgence qu´il y avait à reconnaître, et donc à prendre en charge ce problème pour juguler tout risque de confrontation que pourrait entraîner sa persistance.

3- Enfin, nous préconisions dans la dernière partie du Manifeste un vaste débat national où tous les mauritaniens s´essayeraient autour d´une table afin de résoudre par eux-mêmes, par les vertus et du dialogue et de la concertation, l´ensemble de ces problèmes. Nous croyons aux vertus du dialogue et disions dans ce fameux manifeste :

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux. Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. » (fin de citation).

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. Que les événements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Nos camarades et les autres mouvements amis comme Arc en ciel et TPMN ont posé ces préoccupations pendant les séances des plénières et des débats dans les ateliers.

Voici les conclusions que nous avons tirées de ces assises:

Les FPC n’ont pu honorer de leur présence à la cérémonie de clôture du dialogue national inclusif pour des raisons de hoquets dans l’organisation. Elles se félicitent, néanmoins, de leur participation active à ces échanges et se réjouissent de l’esprit ayant entouré les débats. Elles souscrivent à certaines résolutions positives du draft final, formulées avec clarté et pragmatisme dont la restructuration et l’ouverture des médias à tous pour refléter notre diversité culturelle, la restructuration des missions et programmes de l’agence Tadamoun, la représentation au parlement des Mauritaniens de la diaspora, la refondation de l’école, l’instauration du service civique obligatoire, l’adoption des conseils régionaux pour une décentralisation poussée, la suppression du Sénat, le maintien du plafond de l’âge des candidats à la charge suprême à 75 ans, le rejet de la tentative de modification du nombre de mandats présidentiels, le fameux troisième mandat du colonel-putschiste….

Elles déplorent toutefois que certaines autres résolutions soient évasives ou de caractère général et, donc, avec peu de visibilité pour leur application pratique, et que d’autres, enfin, soient restées vides ou laissées en l’état, telle celle relative au passif humanitaire ou à la réforme foncière.

Pour remédier à ces insuffisances, les représentants du PMC-Arc-en-ciel et des FPC membres de la commission de synthèse, apposant leurs réserves, avaient exigé, pour le volet « unité nationale », les formulations ci-après, à inclure dans le draft final :

– Non pas la promotion mais l’enseignement et l’officialisation des langues nationales wolof, pulaar, bambara et soninké;

– Le réajustement, dans leur composition, des commissions régionales et de supervision de l’enrôlement des citoyens pour les rendre plus représentatives de la diversité des composantes nationales;

– Le retour, à terme, de la gestion de l’état civil aux communes;

– La poursuite du processus de règlement du « Passif humanitaire » : indemnisations, retour des réfugiés du Mali, justice transitionnelle;

– L’application d’une réforme foncière qui reconnaisse le droit de propriété, à tout le pays;

– L’égal traitement de toutes les langues et cultures nationales dans les médias publics.

Elles réaffirment leur résolution à poursuivre leur engagement à se saisir de toutes les opportunités pour faire avancer le règlement des défis de la cohabitation de nos composantes nationales qui, pour être apaisée et harmonieuse, doit être fondée sur la justice, la liberté et l’égale dignité.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles.

Après le dialogue national, le régime s´apprête actuellement à préparer une révision constitutionnelle et certainement à organiser un référendum, une révision qui ignore les véritables résolutions des débats. « L’esprit et la lettre des assises nationales ont été trahis » comme l´a souligné tout récemment le président Samba Thiam des FPC dans un article de presse. Nous assistons à une supercherie politique qui répond à d´autres préoccupations inavouées. Les FPC s´en démarquent totalement et appellent à la mobilisation et la vigilance de toutes les forces progressistes et démocratiques pour contre-carrer cette énième forfaiture contre notre peuple multinational.

Voilà mes chers amis entre autres les petites conclusions de ce dialogue national, nous sommes toujours ouverts aux débats sur la question nationale et sociale tout en disant que ce dialogue du septembre n´était pas une fin en soi mais un moyen parmi d´autres pour faire comprendre notre lutte. Une lutte pour la dignité, pour la vie.

Nous sommes conscients, ce contre quoi nous nous battions hier demeure encore plus vivant que jamais. Les régimes mauritaniens peuvent changer d´animateurs mais jamais la volonté de marginaliser les communautés noires de notre pays. Et, cette réalité ne changera pas aussi longtemps que ces populations méprisées, opprimées, discriminées, déportées, exilées, assujetties n´auront pas osé ce que les autres peuples ont osé pour se libérer des dictatures féroces ou des Systèmes ethno-génocidaires.

En tout état de cause, les hommes et femmes imprégnés des idéaux des FPC n´abdiqueront jamais. Nous avons un devoir de fidélité à l´engagement pris ensemble avec nos martyrs. Ceux qui sont restés à Oualata, ceux qui sont couchés à Inal, à Zreida, à Azlat, à N´beyka et partout dans la vallée des larmes, et ailleurs dans les cimetières d´intolérance et de la bêtise du racisme. Les objectifs n´étant pas encore atteints, c´est évident que la lutte doit continuer.
Merci pour votre attention, le débat est ouvert.
La lutte continue!
Massy, le 3 décembre 2016.

Kaaw Touré-Porte-parole des FPC.


Source crédit : http://www.cridem.org

09-12-2016 11:54 – Md Ould Mkheitir, le prisonnier d’opinion martyrisé par les Barbus !




Mamadou Kalidou BA
– J’apporte mon soutien décomplexé à Mouhamed Ould Mkheitir, victime de l’acharnement des milieux islamo-conservateurs qui sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges mesquins dans une société mauritanienne raciste, esclavagiste et profondément féodale.

Je réaffirme ici mon opinion, sans peur ni crainte, que ce jeune homme a le droit de s’appuyer sur des textes pour formuler une hypothèse quant à ce qui expliquerait qu’au sein de nos sociétés, persiste cette odieuse féodalité alors que l’Islam, par le saint Coran, instaure une parfaite égalité entre les musulmans.

Les adversaires de la thèse de Md Mkheitir auraient pu le contredire valablement en remettant en doute les sources de ses citations, la crédibilité de leurs auteurs, et prouver ainsi qu’il a tord de formuler son hypothèse.

Mais comme ils ne veulent pas ébranler les fondements idéologiques des inégalités inacceptables dans notre pays, alors, ils usent de propagande, de manipulation de l’opinion, de menaces pour inciter notre appareil judiciaire, du reste aux ordres, à exécuter cette innocente créature dont ils ont déjà détruit la vie. Réclamer sa mort est d’autant plus inhumain qu’il s’est excusé d’avoir suscité une telle incompréhension.

Je dis que c’est lâche de s’acharner sur un homme déjà à genou. Je dis que c’est intellectuellement hypocrite de condamner Ould Mkheitir en ne condamnant pas l’esclavage, la féodalité, le meurtre, le vol, le système de privilège de toute sorte qui se perpétuent en Mauritanie.

Je dis qu’on veut neutraliser Md Ould Mkheitir, comme hier on a voulu en finir avec Biram Dah Abeib lorsque celui-ci brula le Khalil. Je demande à ceux qui réclament hypocritement la mort de Md MKheitir, où étaient-ils quand on massacrait les Négro-africains musulmans de Mauritanie entre 1989 et 1991? Sont-ils sortis pour piper mot? Ont-ils manifesté pour que les coupables soient traduits devant les tribunaux, comme le stipule l’Islam?

Aujourd’hui encore, alors que les orphelins et les veuves manifestent, tous les 28 novembre, pour réclamer justice, quel Imam a demandé dans sa « Khoutba » que l’Etat fasse arrêter et traduire devant les tribunaux, les coupables de ces meurtres odieux ? Peut-être, j’allais dire, sans doute, pour les manifestants qui sont allés arrêter l’émission de la chaine Al Watanya, il y a des musulmans qui ont droit à la justice et d’autres à l’oppression (La majorité des Négro-africains, des Hratines, des Forgerons, des Griots et les pauvres de toutes origine).

L’Islam n’interdit-il pas d’attenter à la vie d’un innocent? Pourquoi ces lâches manifestants n’ont pas eu le courage de sortir pour réclamer que le fils d’un grand dirigeant soit traduit devant les tribunaux pour avoir tiré, sans raison valable, sur une fille innocente, devenue handicapée à vie? Où étaient-ils alors qu’un pourcentage important de Mauritaniens est encore réduit à l’esclavage? Où sont-ils au moment où les terres des Nègres de la vallée sont expropriées? Ils étaient là! Ils sont toujours là!

Alors, je dis que c’est hypocrite de réclamer la mise à mort d’un homme sous le prétexte que son opinion à écorché notre prophète tout en fermant sa gueule face à d’autres atrocités encore plus odieuses qui frappent d’autres musulmans qui sont vos compatriotes.

Le prophète Mohamed n’avait-il pas été, à la Mecque même, battu à coup de pierres par les enfants Ghouraich, envoyés par leurs parents mécréants ? Que fit-il sachant que sa souffrance entrainerait la malédiction de Dieu sur les criminels ? Il pria Allah de les pardonner « parce qu’ils ne savent pas la conséquence de leurs actes ».

Frapper le prophète au point d’ensanglanter son corps, n’est ce pas plus terrible que ce que fit Md Ould Mkheitir ? Alors que Mouhamad (PSL), le prophète de l’Islam, n’a jamais cessé de son vivant, de donner des leçons de retenue et de pardon, les Islamo conservateurs de Mauritanie se veulent plus royalistes que le roi.

Ils veulent tuer, à la place d’Allah et de Mouhamad, celui qu’ils considèrent comme un criminel. Que les choses soient très claires : Messieurs les Manifestants ! Si vous tuez ou faites tuer ce pauvre garçon, vous l’aurez fait pour assouvir votre propre envie de meurtre, mais certainement pas pour venger Mouhamad qui a plus puissant que vous pour le défendre puisqu’il a Allah de son côté ! Oui, s’il le voulait, Allah s’adresse au néant ou à l’être et lui dit « soi ! » et l’être ou le néant devient (ou s’anime) conformément à ses souhaits !

Il s’agit ici, ni plus, ni moins d’une énième instrumentalisation de l’Islam à des fins d’idéologies politiques aux tendances féodales et racistes. Face à cette mascarade les intellectuels, les politiques se taisent, lâchement! Comme j’ai envie de vomir face à la pourriture intellectuelle et morale de mes compatriotes. L’Etat qui fait preuve d’une faiblesse caractérisée face au dictat de l’opinion salafiste, aura le réveil bien plus brutal qu’il ne l’imagine ; c’est l’Histoire qui nous l’apprend. Qu’Allah vienne en aide à la Mauritanie !

Mamadou Kalidou BA



Crédit source : http://www.cridem.org 

​Les suspectes motivations d’une campagne bouffonne anti-abolitionniste..!

Depuis quelques temps, une mesquinerie « intellectuelle » fumante est à son rythme de croisière contre un des mouvements de la mouvance abolitionniste mauritanienne. Le mouvement qui fait l’objet d’attaques farfelues et incompréhensibles est IRA-MAURITANIE de Biram Dah Abeid primé à multiples fois par divers organismes internationaux pour le PACIFISME de son engagement. Nous avons constaté l’apparition quotidienne des quelques productions indigestes littérairement et intellectuellement consistant à salir le président de IRA-MAURITANIE en personne et un autre chantre incontesté de l’anti-esclavagisme Mr Diko Hanoune le secrétaire général de l’AHME. Les torchons acerbes et critiques viennent d’un magma de personnages poltrons qui se passent des profils-pseudos Facebook pour sévir pour des raisons inavouables ouvertement. Cette nébuleuse a comme plate-forme prisée, le mur Facebook d’une Web-Radio communautaire soninké. Par des écrits au style boiteux, ce petit monde aigri et semblant être en service commandé, se fourvoie pêle-mêle en traitant IRA-MAURITANIE d’être liée au sionisme et à des forces étrangères contre la Mauritanie. Les petits amateurs à l’esprit féodal tiré d’un certain référent communautariste soninké, croient se donner de l’importance par du réchauffé bien connu de ceux qui sont attirés par des intérêts immédiats mis en profusion par le Pouvoir pour la vente des consciences téméraires atteintes par le doute.  
D’une publication plagiée en partie à des références trotskistes mal comprises et reprises avec une médiocrité ridicule, le commando démasqué s’interroge pourquoi le président d’IRA ne s’est pas attaqué au transfuge Saad Louleid qui a porté des accusations après sa mise à l’écart. Aussi, dans une de leurs productions-poubelles, ils se demandent sur le statut de l’organisation IRA, ONG ou parti politique. Par ailleurs un point a retenu notre attention particulièrement, ce commando en camouflage honteux taxe le mouvement abolitionniste de porter la haine au sein des communautés mauritaniennes sur les problématiques liées l’esclavage. Ce propos venant d’un certain milieu soninké ne nous étonne guère, sachant l’aversion que nourrit la classe féodale interne à l’endroit de tout ce qui touche de près comme de loin au système coutumier foncièrement féodal et sournoisement esclavagiste. Certains dits engagés pour le respect des droits humains d’une manière générique ont la particularité d’avoir une lecture très sélective des INJUSTICES qui sévissent diversement en Mauritanie. Ainsi l’éloquent harangueur  anti-système dit étatique qui serait Raciste, Esclavagiste, Negrophobe et Discriminatoire, tombe dans un silence stratégique teinté d’un relativisme agissant quand on essaie de décortiquer le package des torts mis habilement et exclusivement sur le compte d’un état désincarné. Essayons de dénoncer le système ESCLAVAGISTE en Mauritanie, je dis bien le SYSTÈME ESCLAVAGISTE EN MAURITANIE dans toute la Mauritanie, nous risquons de perdre ceux qui sont connus pour leur activisme de façade et de foi douteuse contre l’esclavage et ses différentes manifestations transcommunautaire. Il est connu que le discours antiesclavagiste et abolitionniste trouble les tenants traditionnels du système de domination en Mauritanie, et le régime réactionnaire au sein du monde politique et associatif, qui se terrait dans une indifférence capricieuse et ambiguë, s’est enragé en se lançant dans une subite campagne de diabolisation de l’anti-esclavagisme aujourd’hui incarné vaillamment par IRA-MAURITANIE. Dans ce cadre qu’on pourrait expliquer les gesticulations malhonnêtes constatées venant de certains éléments identifiés adeptes de l’ordre féodal soninké. On savait fort longtemps que la posture gymnastique de leurs consciences aura une limite dans le temps avec un jeu de double face et d’ambiguïtés. Ils sont pris dans leurs propres pièges de vouloir discréditer les VRAIS MILITANTS ANTIESCLAVAGISTES par différents supports de COM. Par plusieurs fois avec des émissions pièges et truquées d’avance,  ils ont saboté, sali, accusé et menti sur les mouvements abolitionnistes dont L’ARMEPES-FRANCE accusée de faire du militantisme business au nom de l’anti-esclavagisme. Aujourd’hui, la bulle médiatique savamment orchestrée s’est éclatée et toutes les petites tromperies sont dévoilées au grand jour. Les velléités discursives de façade censées éduquer et réformer sont devenues caduques et démasquées. Ainsi les intentions profondes étaient de réactiver un tissu traditionnel et culturel très réactionnaire. Au nom du culturel désuet et divertissant, on promeut l’ordre féodal et même l’apologie de l’esclavage social. Aujourd’hui la campagne fourbe et malsaine est en échec total, et devient un boomerang moral pour les principaux instigateurs. Par la suite, les seconds couteaux s’adonnent avec à un verbiage pourri dans le fond comme dans la forme, pour se donner bonne conscience en empruntant le chemin déjà suivi par certains anti-IRA et transfuges en vain. Nous croyons à des principes fondamentaux qui dépassent les petits complots parentaux et les louches  affinités amicales pour se soutenir au nom d’un monde obsolète. Pour finir, nous intimons à ces seconds couteaux marionnettes qu’ils doivent apprendre à critiquer sincèrement sans salir outrageusement, et qu’ils doivent revoir les objectifs de leur présence en occident qu’ils indexent comme un malfaisant nid sioniste en collusion avec l’organisation IRA au détriment de la Mauritanie. Ce dernier discours accusateur à tort qu’on entend souvent de la part du clergé tribalo-ethnique , est apparu aussi parmi les féodaux en panique face la forte mouvance abolitionniste qui vise tout système de domination n’en déplaise ceux qui se reconnaissent derrière un pseudo ou pas. 

IRA-MAURITANIE EN FORCE.

Seule la Vérité est Révolutionnaire…!!!

K.S

Démenti formel de Mr Samba Thiam 

J’ai lu dans Cridem ce 30/11/2016 un article intitule « vous avez dit esclavage ? » publie par Jeune Afrique qui me prete des propos absolument faux :

Un phénomène sous estimé

L’imam Mohamed Vall Ould Mohamed Ould Rachid, qui vient de claquer la porte de l’IRA parce qu’il n’arrivait pas à infléchir les discours trop violents de Biram, juge « inacceptable » le chiffre avancé de 160 000 esclaves. Pour lui, « oui, il existe des cas cachés, comme l’est la consommation d’alcool. 

Il arrive que des mineurs soient “confiés” par leurs familles, qui n’ont pas les moyens de les nourrir, à d’autres familles, lesquelles en font leurs domestiques. Mais il y a surtout une extrême pauvreté, qui est encore pire que l’esclavage. On voit des enfants haratines ramasser les ordures, et personne n’en parle ».

« Biram exagère, disent Samba Thiam, président des Forces progressistes du changement (FPC), les anciens séparatistes des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam), et Dia Alassane, président de Touche pas à ma nationalité. Ce n’est pas dans les proportions qu’il avance. »

Je n’ai jamais tenu un tel propos su Biram , dont je respecte la justesse du combat…je défie l’auteur de présenter un texte duquel il tire cette fabulation…digne de la police politique !

Samba Thiam



Source crédit : http://www.cridem.org



La conférence de presse d’IRA à Nouakchott 30 décembre 2016 

  • DÉCLARATION 

 A Zouerate (700 Km au nord de Nouakchott), le 18 novembre 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a rendu son verdict suite au procès des treize militants d’IRA – Mauritanie.  Cependant, les peines qu’elle a prononcées ne reflétaient  guère  les débats contradictoires qui ont eu lieu durant le procès. 

 Si les camarades Ousmane Lo, Ousmane Anne, Jemal Samba ont été acquittés pour insuffisance de preuves, les autres membres du groupe, qui, du reste, sont innocents des chefs d’inculpation retenus contre eux, ont été lourdement condamnés.   Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatalla Saleck ont été condamnés  à trois  ans de  prison dont deux fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM). Une peine de prison d’un an dont  six mois  fermes assortie d’une amende de cinquante  mille ouguiya (50 000 UM) a été prononcée à l’encontre de Abdallahi Abou Diop.  Les camarades Hamady Lehbouss, Amadou Tidjani Diop, Ahmed Hamar Vall, Balla Touré, Khatri Errahel, Mohamed Jaroullah, et Mohamed Daty, condamnés à un an de prison dont quatre mois  fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM), ont retrouvé la liberté ayant déjà purgé les quatre mois de prison ferme.

 Nous rappelons que ce fut sur instructions explicite des autorités politiques et administratives du pays, que la quasi-totalité des membres du Bureau Exécutif de notre organisation ont été mis aux arrêts, maltraités et torturés dans les cachots  de la police et ce avec une violence inqualifiable avant qu’ils ne soient jugés en première instance par la cour criminelle de Nouakchott et condamnés à des peines très lourdes allant de 3 à 15 ans de prison ferme. 

 Consciente des visées du système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie, IRA – Mauritanie déclare que :

 L’affaire de « la Gazra Bouamatou » (à l’origine de la dernière vague d’arrestations) n’est qu’une énième tentative de museler IRA – Mauritanie dont le succès grandissant à l’intérieur du pays et la large reconnaissance internationale ont fini à mettre à nu les mensonges et les manipulations des peu crédibles autorités nationales;

 La violence policière, l’acharnement judiciaire et les détentions arbitraires ne freineront pas notre marche pacifique et notre engagement ferme contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion en Mauritanie;

 Les camarades Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatalla Saleck et Abdallahi Abou Diop sont en réalité des otages aux mains du système raciste et esclavagiste de Mauritanie, leur libération sans condition demeure notre priorité. 

 Les tortionnaires (au niveau de la police) qui ont fait subir aux détenus les pires sévisses répondront de leurs actes de tortures devant des tribunaux nationaux ou internationaux et pour cela aucun effort ne sera épargné. 
 

Fait à Nouakchott, le 30 novembre 2016

Le bureau exécutif

Source : Post FB du vice-président Briham bilal Ramdhane