Un esprit averti me disait en ces termes quelque chose qui rejoint les propos de l’ancien prĂ©sident burkinabĂ© feu Thomas Sankara : « les dominants coutumiers dans nos communautĂ©s gardent un inconscient collectif qui les freine d’ĂȘtre sincĂšrement abolitionnistes et anti-esclavagistes. Certains esprits lucides et ouverts aux thĂšses rĂ©formistes parmi eux comptent sur la dĂ©termination des descendants d’esclaves Ă se rĂ©inventer une nouvelle existence sociale basĂ©e sur des valeurs humanistes et citoyennes sans supplier et attendre une Ă©ventuelle onction de l’ancien systĂšme communautaire intrinsĂšquement inĂ©galitaire et discriminatoire… »
â Ainsi dans le sillage de ce que Sankara disait : « Lâesclave qui nâest pas capable dâassumer sa rĂ©volte ne mĂ©rite pas que lâon sâapitoie sur son sort. Cet esclave rĂ©pondra seul de son malheur sâil se fait des illusions sur la condescendance suspecte dâun maĂźtre qui prĂ©tend lâaffranchir. Seule la lutte libĂšre⊠»




