● Au Conseil des Ministres : création d’un Tribunal Spécialisé de lutte contre l’Esclavage, la Traite de Personnes et le Trafic de Migrants

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 20 mars 2024, sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi portant création du Tribunal Spécialisé de lutte contre l’Esclavage, la Traite de Personnes et le Trafic de Migrants.

Ce projet de loi vise à atteindre un ensemble d’objectifs et de principes, ayant trait à la bonne administration de la justice et à assurer plus d’efficacité dans le traitement des affaires d’esclavage, de traite de personnes et de trafic de migrants, et ce à travers l’introduction des réformes sur le nombre, la composition et le fonctionnement des cours spécialisées de lutte contre l’esclavage, instituées par la loi n° 2015-031 en date du 10 septembre 2015, portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes.

En effet, l’application de cette loi, depuis plus de huit ans, a révélé la nécessité de combler certaines lacunes, afin de surmonter les difficultés et obstacles qui handicapent son effectivité et réaliser les objectifs suivants :

‐ Harmoniser la réponse judiciaire nationale face aux phénomènes en question. En effet, les infractions d’esclavage, sont restées jusque-là, de la compétence de trois tribunaux spécialisés de lutte contre l’esclavage, au moment où la traite de personnes et le trafic illicite de migrants relevaient d’autres tribunaux ordinaires et non spécialisés ;

‐ Professionnaliser le traitement judiciaire des crimes d’esclavage, de traite des personnes et de trafic des migrants ;

‐ Renforcer la protection des droits de l’homme, conformément à la Constitution et aux engagements issus des instruments internationaux ratifiés en la matière ;

‐ Rapprocher la justice pénale des citoyens et des victimes de tels actes en particulier.

Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

‐ Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Office National de Normalisation et Métrologie.

‐ Projet de décret portant nomination du Président du Parc National d’Awleigatt.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère des Finances

Cabinet du Ministre

Inspection Générale des Finances

‐ Inspectrice Générale : M’Ghaily BOULLAH CHERIF AHMED, précédemment Inspectrice à l’Inspection Générale Interne.

Inspection Générale Interne

‐ Inspectrice à Inspection Générale Interne : Zeinebou Mint ABDEL KADER, précédemment Cheffe du Service Règlement au Département Comptable au Ministère de la Défense.

Administration Centrale

Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique

‐ Direction des Études, de la Règlementation et de la Coopération

Directeur Adjoint : Mohamed Ahmed OULD SIDI MOHAMED BIYA, Inspecteur Principal, Précédemment cadre à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique.

Ministère de l’Éducation Nationale et de la Réforme du Système Éducatif

Cabinet du Ministre

Président de la Commission de Passation des Marchés Publics : Idrissa KEBE.

Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie

Cabinet du Ministre

Président de la Commission de Passation des Marchés Publics : Dah OULD KHOUMBARA, Précédemment au même poste au Ministère de l’Education Nationale et de la Réforme du Système Éducatif.

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/242480

● Niger : pourquoi la base militaire d’Agadez est stratégique pour les États-Unis

RFI-Afrique – La junte au pouvoir au Niger a dénoncé, le 16 mars dernier, l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis, il y a douze ans. Un revers pour Washington qui possède une base aérienne de premier plan à Agadez. Détails.

Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey depuis le coup d’État du 26 juillet 2023 a dénoncé le 16 mars 2024, « avec effet immédiat », l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine était « illégale ».

Un revers de taille pour les autorités américaines qui possèdent une base aérienne de premier plan à Agadez qui leur permet de surveiller l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

Jusqu’au bout, les États-Unis ont pensé pouvoir sauver leurs installations militaires, installations stratégiques puisque les bases américaines en Afrique sont plutôt rares. L’US Africom, c’est essentiellement une empreinte à Djibouti et une au Niger à Agadez avec la base aérienne 201.

Sur le millier de militaires américains déployés au Niger, 700 sont présents sur cette base où les moyens aériens sont importants. Selon les derniers décomptes, il y a aujourd’hui sur les tarmacs deux avions de renseignement électro magnétiques, deux hélicoptères de manœuvres et surtout une dizaine de drones MQ 9 Reaper. Format qui peut gonfler avec des pics de 15 à 20 machines en cas de crise.

Les drones Reaper permettent à l’armée américaine d’avoir un regard sur l’ensemble du Sahel et en particulier sur la Libye qui est la voie d’accès vers la Méditerranée et d’y faire planer une menace armée.

Quel plan B ?

Ce départ contraint est donc un immense revers pour Washington qui, jusque-là, s’était montré très conciliant avec la junte. Ils ont cru, note un officier français de haut-rang, pouvoir « faire ami-ami » avec le Général Barmou, chef d’état-major des forces armées nigériennes (FAN), formé aux États-Unis.

Les États-Unis vont désormais devoir trouver un plan B. « Peut-être seront-ils motivés pour trouver une solution avec nous ? », laissent entendre les militaires français, car le Tchad serait la destination la plus logique, mais cela relève encore d’une feuille blanche.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=773339

● « Nous sommes dans notre slogan Sonko mooy Diomaye ; Diomaye mooy Sonko. Tu nous rejoindras bientôt. » | Par Souleymane SIDIBÉ

Dans le propos de Madiambal Diagne, directeur du journal Le Quotidien à la recherche d’une porte de Salut, il faut noter ses quelques points :

1. Propagande partisane et manipulation de l’information: le texte est clairement orienté politiquement, critiquant le président Macky Sall et son entourage de manière partiale. Il utilise un langage chargé pour dépeindre la situation négative sans fournir de preuves tangibles pour étayer ses affirmations.

2. Absence de sources fiables : ses affirmations avancées comme à l’accoutumée après a s’être empressé à sortir un tweet sur X (anciennement Twitter) concernant la sortie des deux leaders de Pastef (pastèque amère dans sa gorge), dans le texte ne sont pas dit pour dévoiler une information. C’est pour redorer l’image du journaliste (un mercenaire de la plumedepuis belle lurette compte tenu de son journal inféodé au régime). Il est important de s’appuyer sur des données vérifiables pour soutenir toute déclaration. Et il ne s’est pas trompé une fois. Ou gouré.

3. Manipulation de l’opinion publique : Le texte tente de manipuler l’opinion publique en présentant des opinions personnelles comme des faits incontestables. Il cherche à induire en erreur en présentant une vision biaisée et partiale de la situation politique. Un peu d’objectivité n’aurait pas tourner la terre au Sénégal. Loin de là, il est dans son jusqu’au-boutisme contre ces jeunes politiques qui lui ont volé la vedette… Lui, Yerim (monsieur « Iri » par force)et tous ces talents ou ex talents qui envient « l’ex Pastef » comme ils se plaisent à le dire.

4. Utilisation de l’émotionnel : Le texte utilise des termes émotionnels forts pour susciter une réaction chez le lecteur (surtout chez un adulte sincère qui lit entre les lignes de façon « neutriotique » (j’appelle « neutriotes » les personnes qui ne sont pas nées de la dernière pluie, mais s’efforcent de ne pas communiquer sur l’actualité politique), mais cela ne remplace pas un argumentaire solide et factuel. Il est important de maintenir un discours rationnel et objectif dans toute discussion politique. D’ailleurs, soit on est politique ou journaliste.

Pour faire simple, en toute modestie, son présent écrit présente plusieurs failles dans sa construction et son argumentation, ce qui le rend peu fiable en tant que source d’information objective sur la situation politique au Sénégal. Que faire cher ami pour s’informer quand le patron de la presse est le toutou du palais ?

Souleymane Sidibé