NOUS, NOS RACES ET NOS CASTES DANS LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE

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Dans toutes nos communautés ethniques et tribales, la qualité d’être musulman et quelque soient le degré de notre foi et nos capacités intellectuelles et physiques, ne suffit pas comme référence identitaire pleine. Etre musulman dans notre république se disant islamique, se vit avec une certaine relativité face aux écueils suivants ; la Race et la Caste sociale.
Par nos discours faciles consistant à dire que nous sommes tous musulmans et que le reste relèverait du détail, nous avons trop longtemps esquivé de se dire les vérités amères mais sans doute nécessaire. En vrai quels musulmans sommes-nous aujourd’hui vivant dans cette république se disant islamique…. ???

Pourquoi la race d’abord… et l’islam après…???

Les deux composantes (arabo-berbères et afro-mauritaniens) du peuple mauritanien se partagent l’islam comme religion, mais admettons sincèrement que peu se fait au nom de l’islam pour le vivre ensemble entre les deux. Notre constat basé sur les réalités du quotidien dans bien des domaines, montre que les deux races ne se valent pas pour certains membres de la race blanche. Depuis presque la création de cette Mauritanie la réalité des pouvoirs publics sont détenus par ce qu’on appelle le système Beïdane. Ce dernier qui accepte stratégiquement certains éléments complices de la composante noire, domine par des procédés qui ne sont pas certainement islamiques afin de pérenniser la mainmise blanche sur les destinées du pays.
En effet ce n’est pas au nom de l’islam que presque tous les leviers économiques, financiers et médiatiques du pays sont sous le contrôle des arabo-berbères et que les couches sociales pauvres et mal instruites viennent des milieux noirs. Et ce n’est pas non plus au nom de l’islam avec son message libérateur par essence pour l’Homme, que certains Oulémas officiels arabes dits érudits n’arrivent pas à donner une compréhension des textes religieux qui délégitimerait certaines pratiques d’un autre âge (l’esclavage et ses diverses séquelles et les préjugés racistes) en vigueur aujourd’hui. 
Ce n’est pas non plus par l’islam qui promeut l’entente et le brassage des peuples surtout professant la même foi qui rend rare la mixité par les mariages entre les deux composantes (blanche et noire). Est-ce au nom de l’islam que les critères d’enrôlement de la population semblent stigmatiser plus les noirs suspectés de potentiels étrangers… ??? Et surtout pour les mauritaniens résidant en Europe soumis à des critères spéciaux (exigence d’une carte de séjour du pays d’accueil) pour valider leur « mauritanité » sachant que 95% de nos ressortissants vivant dans cette zone sont noirs.
Par quel islam, certains de nos milieux politico-religieux appellent à la solidarité musulmane avec certains musulmans du monde arabe affectés par des dures épreuves tout en oubliant les humiliés et stigmatisés de tous les jours dans notre pays.
Cette liste est très longue démontrant le caractère plutôt  racialiste* du fonctionnement étatique qu’islamique à notre sens. Sans tomber dans une facile généralisation taxant tous nos compatriotes arabo-berbères, nous estimons que cette république se disant islamique avec un tel fonctionnement pratique est très loin des valeurs et préceptes islamiques qui doivent gérer une Oumma par la fraternité, la dignité, la solidarité, l’honneur et la justice pour TOUS.
L’islam par la Charia selon la définition d’un savant soninké Cheikh Madiakho Tandjigoro citant dans son livre « Le Mariage forcé en Islam »: «  la raison d’être de la Charia a été et sera toujours la réalisation du bonheur humain, la concrétisation de l’intérêt matériel et moral, individuel et collectif » et en appuyant par l’avis d’Ibn al-Qayyim al-Jawziyya (691-751) disant : «  le fait d’avoir ignoré cette réalité en Islam a induit des juristes en de graves erreurs de jurisprudence. Cette ignorance entraîna des grandes complications, d’énormes difficultés. Elle poussa des juristes à décréter des préceptes auxquels nul ne peut obéir ni mettre en pratique et dont on sait que la Charia ne peut en aucun cas les avoir décrétés. Car elle est basée sur la sagesse, la prise en compte des intérêts des humains et leur bien-être dans la vie d’ici-bas et l’au-delà. Elle est totalement justice, entièrement grâce, complètement sagesse et définitivement clémence. Toute question légiférée de manière qu’elle sorte de la justice vers l’injustice, de la clémence vers l’oppression, du bien-être vers la souffrance, n’est assurément pas du fait de la Charia, même si on l’y introduit par la force de la rhétorique. »
Nous sommes tous demandeurs de l’application stricte d’une telle Charia avec pareille  profondeur en bien pour l’HOMME et TOUS LES HOMMES dans notre république islamique de la Mauritanie.

Pourquoi la caste sociale d’abord et l’islam après…???

Comme nous l’avons vu plus haut, la problématique raciale et racialiste* est posée entre la composante blanche et la composante noire, alors que celle concernant les castes sociales semble trans ethnique, transcommunautaire et intracommunautaire. Certains de nos milieux politiques et intellectuels s’habituent à une approche simpliste et positiviste des castes sociales dans nos différentes communautés, les considérants comme des piliers organisationnels de nos affaires traditionnelles et coutumières.
Ces voix autorisées raccourcissent tout débat sur le système des castes à une petite histoire des complexés ennemis de l’intérieur qui renient leurs ascendants. Nous savons qu’en dehors tout penchant vers la mauvaise foi, le sens intrinsèque de l’existence de castes c’est qu’elles ne puissent pas se valoir sur TOUT pour NOUS TOUS.
Le système des castes basé sur le determinisme à la naissance de l’individu dans toutes nos communautés, transcende notre supposée identité musulmane commune. Dans ce système, la fraternité par la caste d’appartenance passe en réalité avant celle par l’Islam, voire la perturbe même. Dans certaines communautés (Soninké, peulh et d’autres), le système des castes constitue le socle d’identification par lequel l’individu s’auto disqualifie pour occuper certaines fonctions sociales mêmes symboliques par rapport à d’autres. La société par ce fonctionnement étrange blâme et indexe certains membres qui s’interrogent sur ces dispositions injustifiées religieusement mais mises en avant par les coutumes ancestrales sacralisées à tort à notre sens. Ce n’est pas sur la base des préceptes islamiques que nos organisations sociales traditionnelles interdisent des choses au collectif et à l’individu comme des contre-coutumes et contre-traditions.

Diverses stigmatisations suivent les membres de certaines castes dites inférieures (anciens esclaves, forgerons et d’autres), notamment indignes d’être chef coutumier quel que soit leur âge par rapport à certains d’autres castes. Il est admis explicitement et implicitement dans certains milieux d’entendre le qualificatif d’impur visant certains parmi nous avec qui il faudrait éviter tout lien de sang par le mariage, et par quel Islam osons-nous justifier des telles mentalités… ???
Cette notion «d’impur» visant un groupe d’individus par leur caste supposée explique le récent tollé suscité par le texte  « controversé » de notre jeune compatriote Mohamed Cheikh ould Mohamed MKHEITIR issu de la caste des forgerons. Certainement frustré par une certaine confusion religion-statut social faite par les religieux officiels soutenus par la pensée unique endormie, ce jeune s’est interrogé pour les siens sur la nature des faits historiques de l’’Islam qui légitimeraient les stigmatisations sur les castes dites inférieures d’aujourd’hui dans une république islamique. A ce jour, il est aux arrêts, ALLAH AZZEWEZEL est Témoin et tous les sincères sont témoins qu’il n’est pas plus fautif que les puissants tenants  politico-religieux se croyant défendre le Prophète PSL dans cette Mauritanie plus racialiste* qu’islamique et plus stigmatisant que fraternelle.
Nous le soutenons fièrement et courageusement, et appelons tous les justes de le soutenir dans cette épreuve. Nous savons que d’autres avaient fait et font pire que lui affectant le bien-être et la cohésion du peuple mauritanien dans le passé comme aujourd’hui. L’Islam non exploité et non interprété pour des fins obscures des ego ne déshonore pas, n’humilie pas, ne rabaisse pas, ne discrimine pas et ne stigmatise pas.

*Racialisme et racialiste : ces mots peu utilisés me semblent justes et adéquats pour nommer l’encrage sociologique de mon sujet dont les conséquences donnent le racisme et les racistes.

K.S

Soninkidees-J’ose

24-03-2015 06:30 – Conseil Représentatif des Soninko de Mauritanie : Déclaration

 CRSM – Le 29 mars 2014 s’est tenue à la case une assemblée générale regroupant des soninko toutes appartenances politiques confondues. Cette Assemblée générale a mis en place une commission qui a élaboré un document intitulé,«pour une redéfinition équitable du pacte fondateur de notre nation en construction» qui quelques mois après a été soumis à cette même AG pour validation et ventilation. Ce qui fut fait.

Suite à cette assemblée est crée le Conseil Représentatif des Soninko de Mauritanie. Après avoir publié à un communiqué de solidarité et de soutien aux défenseurs des droits humains, Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane, Djiby Sow et leurs compagnons arrêtés, jugés et condamnés dans des conditions que l’on sait. 

C’est alors que les éternels thuriféraires soninko de tous les pouvoirs se sont mis en branle. Ils ont multiplié des rencontres et réunions avant d’être reçus par le Président de la République. Ces suppôts du système ont depuis lors engagé une campagne grotesque de mensonge et de dénigrement dans l’unique but de mettre en mal le CRSM, la communauté soninké et le pouvoir en place.

Les réseaux sociaux font état depuis cette date d’une crise au sein des soninko. Au vu de cette situation le CRSM, fidèle à sa vision et à son ambition de mener à bien son combat pour une Mauritanie juste, démocratique et égalitaire, prend à témoin l’opinion et tient à préciser:

– qu’il n’a de problème avec personne en Mauritanie, encore moins avec un Soninké ou un groupe de Soninko ;

– qu’il s’élève contre le système de gouvernance de la Mauritanie ;

– qu’il continuera de défendre l’avenir de la Mauritanie et l’intérêt de tous ses citoyens, y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec son discours et sa vision sur la marche actuelle du pays.

Pour dépasser cette situation, le CRSM demeure convaincu que seule la tenue des états généraux de la refondation de notre nation en construction permettra d’asseoir une Mauritanie plurielle, «décommunautarisée » et républicaine.

Nouakchott, le 19 03 2015
Commission de communication 

Source crédit: cridem.org

Soninkidees-J’ose

CETTE POLITIQUE QUI SABOTE L’ETAT-NATION ; TOUS COMPLICES… !!!???

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En Mauritanie il fait partie de nos mœurs politiques que la promotion d’un homme politique ou d’un fonctionnaire soit un symbole très spécial pour les siens. Toutes les dispositions théoriques pour l’exercice démocratique et citoyen des différents pouvoirs sont contenues dans les textes fondamentaux du pays mais le clientélisme règne en maître dans la pratique.
En effet ce clientélisme tisse ses liens sur les pouvoirs tribaux et coutumo-traditionnels à différents niveaux des organes étatiques. Depuis l’indépendance du pays le navire « Mauritanie » est dirigé plus ou moins en représentativité par quota au portefeuille ministériel entre les tribus, les communautés voire les clans familiaux. Au temps du président Maaouiya ould sidi ahmed Taya, à la suite de la relative démocratisation aux débuts des années 90, le parti Prds (Parti républicain,  démocratique et social) au pouvoir avait exploité à fond ce système clientéliste en s’appuyant sur les cadres issus de différentes tribus, communautés et clans.
Ainsi le jeu démocratique libre pour les citoyens fut faussé au profit d’un vote identitaire, clientéliste et clanique à toutes les échelles nationales. Les partis politiques d’opposition qui s’étaient structurés sous un modèle mettant en avant les programmes et les hommes de qualité engagés en dehors de toute cooptation clientéliste n’avaient pas pu suivre la cadence politique loin d’être franche.
Profitant d’un niveau faible d’instruction civique des populations sur le libre exercice du choix politique, le parti-état de Taya avait régné en maître sur la scène politique jusqu’au coup d’état d’août 2005 qui s’apparentait à une révolution de palais. La transition d’après coup d’état s’était soldée en 2007 par l’élection d’un président civil Sidi ould cheikh abdallahi largement soutenu par presque tous les piliers du régime faux mourant de Taya.
Chez les soninkés du Guidimagha les réseaux clientélistes de l’ancien parti état de Taya s’étaient mis au service de Sidi. Ainsi les cadres guidimaghanké de l’ex Prds qui exploitaient les droits citoyens des masses populaires avaient continué les mêmes pratiques pour se servir et servir Sidi. Ce dernier était évincé en 2008 par ceux qui avaient chassé Taya en 2005, les militaires, vrais maîtres du pays depuis 1978 avec Mohamed ould Abdelaziz en tête. Nos leaders politiques clientélistes s’étaient mis en hibernation en attendant le sens du vent pendant la crise politique d’après-putsch.
Juillet 2009, Ould abdelaziz était candidat et pendant la campagne nos politiciens du guidimagha opportunistes dans l’âme ayant servi Taya et Sidi s’étaient recyclés pour servir le général avec les mêmes méthodes c’est à dire exploiter nos faiblesses en culture politique au profit de leurs promotions personnelles. Dans certains milieux au guidimagha, le général semble être le grand président que la Mauritanie n’avait jamais connu par le passé. La finalisation tant espérée du projet le plus visible qui est la route bitumée  » kaedi-gouraye » suffit pour convaincre les masses populaires habituées à ne rien avoir de concret majeur pour l’intérêt général de la part de l’Etat et surtout des cadres issus de la région. Nous sommes habitués plutôt à voir et subir l’influence de certains de nos cadres bien introduits dans les cercles du pouvoir central à Nouakchott au profit de leurs clans familiaux.

Comme du temps de Ould Taya, le pouvoir central continue de s’appuyer sur ces cadres issus de la région prétendant avoir une certaine légitimité quasi exclusive de la représentativité des populations du guidimagha sur la base de l’ancien ordre coutumo-féodal en vigueur dans nos terroirs.
Cet ordre coutumo-féodal est présent chez d’autres communautés noires comme les peulhs et différents régimes étatiques avec le tribalisme beïdane semblent trouver leur versant légitimiste pour régner paisiblement. Par conséquent sur la base d’un tel système traditionaliste du pouvoir nous déduisons aisément pourquoi l’Etat-Nation mauritanien garantissant droits et devoirs pour tous les citoyens en dehors tout determinisme, a toutes les peines d’émerger depuis 53 ans d’existence. Il est lieu de tout relativiser sur la question nationale en Mauritanie, car le système arabo-berbère esclavagiste par passivité tant décrié sous tous les cieux a ses alliés coutumo-féodaux au sein des communautés noires (soninké, peulh et même harratine) allergiques à certains sujets notamment l’esclavage et ses diverses séquelles qui consolident sa pérennité. Imaginons une autonomie même limitée pour les régions du Sud mauritanien, nous verrons l’ancien ordre féodal resurgir avec force et l’émiettement en une multitude des demi-principautés par clans familiaux donc l’actuel état central avec ses innombrables défauts à travailler semble le moins mauvais pour cette étape de notre histoire.
Cependant tous les partis politiques, les mouvements politico-associatifs et les milieux intellectuels œuvrant pour l’avènement de l’état de droit en Mauritanie doivent prendre en compte cette problématique dans leurs débats.

Les élections de 2013; les dangers du vote clientéliste: le cas DAFORT

Le parti au pouvoir UPR (Union pour la république) impose des listes uniques en son nom pour les candidatures, donc pas des listes indépendantes, une situation qui a occasionné des turbulences politiques inédites au sein de la sphère politique du Guidimagha.
Depuis l’élection du général Ould abdelaziz et par la suite la création de son parti l’Upr, toutes les sources villageoises prétendent que toute la population de Dafort village localité principale de la commune de Dafort dans le département de Ould Yengé est pour l’Upr. En réalité cette adhésion quasi forcée à la soviétique masque une division profonde entre deux tendances locales incarnées par les Hayaninko et les Hokolounko.
Hayané et Hokolou sont deux quartiers d’habitation du village Dafort mais surtout deux entités politico-féodales qui transposent leur ancienne rivalité pour le leadership villageois sur l’échiquier politique moderne. Lors des investitures des candidats, les deux camps se sont déchirés faute d’entente sur un candidat du parti Upr pour la Mairie. La tendance Hayané se disant majoritaire a eu l’investiture de son candidat pour l’Upr et la tendance Hokolou quitte le parti en rejoignant le parti Elwiam de Boidiel ould hamoid pour briguer la Mairie avec le maire sortant. Pour une fois dans l’histoire politique daforoise, le maire sortant ne brigue pas sous les couleurs du parti du président de la république.
Le vote clientéliste mauritanien sur le plan national a donné son versant local par cet affrontement clanique sous haute tension comme dans d’autres communes à majorité soninké du Guidimagha. Ainsi pour les citoyens peu avisés sur le libre exercice du droit de vote démocratique classique, les étiquettes des partis de couverture (Upr et Elwiam) sont secondaires voire mêmes sans importance par rapport à leur supposée appartenance clanique.

Les autres localités de la commune se sont vues imposer ce clivage vif et déchirant entre Hayané et Hokolou par différentes manœuvres (promesses politiciennes, divisions, chantages et surtout l’arme du portefeuille : l’argent).
Les programmes et les qualités personnelles des candidats ont été éclipsés par cet enjeu très discutable en soi du “Nous, les légitimes à régner, à diriger et pas vous”
Et si ces appartenances claniques (Hayaninkaxu et Hokolounkaxu) étaient des partis politiques seraient-elles démocratiques par leur fonctionnement interne..???

En effet elles forment deux entités politico-féodales qui fonctionnent en grande partie par la hiérarchisation sociale en vigueur chez les Soninkés qui fait que toutes les composantes ne se valent pas en droits et en devoirs dans l’organisation sociale coutumière. Par exemple le chef coutumier du clan Hayane ou Hokolou est exclusivement une personne issue de la caste HORO en tous lieux quel que soit son âge par rapport aux membres d’autres castes.
Les dispositions intrinsèques de ces entités d’appartenances sont contraires aux valeurs d’égalité entre tous les membres qui les composent en droits et en devoirs. Par ces réalités en contradiction avec le libre exercice du vote citoyen, les personnes issues des castes subissant les stigmatisations par l’histoire et les coutumes avaient une occasion en or, de réfuter toute identification à ces entités coutumo-féodales qui les exploitent dans un affrontement ne relevant pas de la politique classique. Certaines personnes issues des castes dites inférieures dans la stratification sociale soninké souvent des animateurs des festivités de la campagne électorale saisissent rarement leur qualité de citoyens de plein droit pour mettre dans le débat leur éternel statut coutumier de subalterne. Il fallait admettre courageusement qu’on pourrait naitre à Dafort dans n’importe quel quartier d’habitation et partager les positions politiques progressistes et sur programme de tout candidat ou même d’un concitoyen né à Bir Moghrein ou à Djéol.
Si le combat politique s’assume ouvertement en affrontement lié au leadership coutumo-féodal du village, il est sans doute souhaitable et motivant que les anciens esclaves stigmatisés par les coutumes puissent se défaire de toutes les stigmatisations en refusant de se faire utiliser dans un enjeu qui légitimerait plus leur statut coutumier. Dans cette échéance électorale basée sur ce modèle, nous estimons que le futur vainqueur et le futur vaincu sont interchangeables car tous incarnant l’un et l’autre des tendances identitaires ne respectant pas en leur sein les principes démocratiques les plus basiques.
L’Etat-nation mauritanien naitrait si on acceptait d’être plus mauritanien au sens noble de citoyen de plein droit et d’être moins soninké, moins peulh, moins harratine, moins beïdane et moins wolof au sens coutumo-traditionaliste et ethno-tribaliste.

K.S

Soninkidees-J’ose

01-04-2015 21:00 – Le bureau de l’UNPO et EPDDHO rendent visite à Biram Dah Abeid dans la prison d’Aleg : -Rectificatif-

IRA Mauritanie – Nous avons découvert, sur l’honorable site de Cridem reprenant une information du site Tawary (20 mars 2015), un rapport relatif à la visite que des membres de l’UNPO et de EPDDHO ont rendue au président d’IRA, Biram Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal Ramdhan, tous les deux incarcérés à la prison d’Aleg. Nous avons été surpris par les mensonges, exagérations et inexactitudes que recèle ce rapport.

Aussi sommes-nous sentis, malgré nos conditions difficiles de détention et de privation, obligés d’y répondre et d’éclairer l’opinion sur les distorsions de la vérité et la désinformation délibéré dont regorge ce rapport.

L’Organisation des Peuples et Nations Non-représentés (UNPO) est une formidable tribune internationale offerte aux peuples opprimés de par le monde tels que les Hratîn, les Palestiniens, les Tibétains, les Coptes…etc. IRA en est membre du bureau exécutif et y représente le glorieux peuple des Hratîn. Biram Dah Abeid en occupe, actuellement, la vice-présidence.

C’est dans le cadre de sa contre-offensive visant à contrer IRA après avoir encaissé les rudes défaites diplomatiques que lui ont causées les activistes anti-esclavagistes, que le gouvernement est entré en contact avec le bureau de l’UNPO à Bruxelles.

L’Etat mauritanien a mobilisé à cette effet quelques-unes de ses organisations fantoches et l’ensemble de ses représentations, connues pour être des officines de renseignements, au sein des capitales du monde libre. Une invitation a donc été adressée à l’UNPO dans le but express de « rétablir » l’image de la Mauritanie et, si possible, enfoncer un coin entre cette organisation et IRA. 

En guise de condition sine qua none, l’UNPO et EPDDHO ont exigé qu’ils puissent rendre visite au bureau exécutif d’IRA, à son président Biram Dah Abeid et à son vice-président Brahim Bilal Ramdhane.

C’est dans ce cadre que nous avons reçu la visite de quelques membres de l’UNPO accompagnés de M. Mohamed Lemine Ould EL Haless et Abderrahim. L’entrevue a débuté par deux observations faites par le président d’IRA. La première était relative au fait qu’il ignorait l’activisme des deux accompagnateurs ici présents dans le domaine des droits de l’homme et très étonné de les voir inviter des organisations internationales connues et reconnues par leur soutien aux peuples opprimés.

La seconde observation était sous forme de question à savoir : pourquoi une telle organisation, si prompte à afficher son zèle dans le domaine des droits de l’homme, n’avait-elle pas pensé à leur rendre visite alors qu’elle les savait en détention arbitraire et inhumaine depuis quatre mois ?

En réponse à ces deux observations, Ould EL Haless a relaté son propre passé de lutte dans le domaine de la défense du consommateur et nous a informé du fait qu’il vient juste d’obtenir la légalisation d’une ONG dont l’objet est le développement des Droits de l’Homme au nom de laquelle il a pu adresser l’invitation à l’UNPO.

Ould El Haless a aussi insisté sur ses positions hostiles au coup d’Etat de 2008 et favorables à l’Opposition. Quant à IRA, il avoue avoir toujours observé la neutralité par rapport à ses orientations. 

C’est dans ce cadre qu’il convenait de placer les déclarations du président Biramreprises par le rapport de Tawary. Biram a souhaité une bonne continuation à l’ONG des accompagnateurs en espérant qu’elle persévère dans la lutte pour la défense des droits de l’homme et qu’elle prenne assez de distance par rapport au gouvernement pour qu’il devienne possible de coordonner avec elle dans ce domaine. 

Quant aux envoyées de l’UNPO, elles ont commencé par rappeler les circonstances qui avaient présidé à cette démarche et les conditions que leur organisation avait posées pour l’entamer. Elles ont notamment insisté sur le fait qu’elles avaient rencontré le bureau exécutif d’IRA pour échanger avec ses membres en tant qu’organisation adhérentes à l’UNPO.

Elles nous ont aussi rapporté leur effarement devant certains propos tenus par des officiels que leur avait fait rencontrés Ould El Haless, notamment les attaques gratuites et d’une grande méchanceté adressées à la personne du président Biram, attaques qui ont nécessité, de leur part, qu’elles rappellent à leurs hôtes que Biram était le vice-président de leur organisation. 

Les émissaires de l’UNPO furent aussi estomaquées par l’existence d’une société civile inféodée au pouvoir et dont la raison d’être semble se réduire à calomnier les défenseurs des droits de l’homme. Elles ont notamment relevé le fait révélateur que toutes les institutions officielles chargées de la défense des droits de l’homme étaient dirigées par des Arabo-berbères, ce qui montre l’étendue de la conspiration dont le but réel est la défense des intérêts des criminels contre la volonté des victimes et des plus faibles.

Les deux représentantes de l’UNPO, Johanna Green et Iva Petkovic, nous ont instruits de ce qu’ils ont entendu auprès des officiels tels le président de l’Assemblée Nationale qui se contredisait en niant l’existence de l’esclavage en Mauritanie tout en se vantant d’en avoir libéré quand il fut gouverneur. 

Ce personnage a reconnu devant-elles qu’il avait, du temps où il fut ministre de l’intérieur, refusé de légaliser IRA et RAG (Parti Radical pour une Action Globale) pour cause, prétendit-il, que ces deux organisations étaient de caractère raciste.

Mais les deux responsables de l’UNPO ne manquèrent pas l’occasion de rappeler à ce parlementaire que leur organisation détenait des copies des textes que les anti-esclavagistes avaient déposés pour solliciter leur reconnaissance et qu’elles n’avaient décelé traces de racisme ni dans les textes ni dans la composition des instances dirigeantes.

Elles nous ont aussi relaté des propos tenus par un sénateur qui leur affirmait que leur organisation serait tenue pour responsable d’une éventuelle guerre civile que déclencherait leur soutien à IRA avant de les inviter à rejoindre le camp gouvernemental. Elles ne manquèrent, évidemment pas, l’occasion de lui préciser que le seul comptable d’une éventuelle dégradation de la situation ne pourrait être autre que le gouvernement qui opprime les victimes et envoie leurs défenseurs en prison au lieu de négocier des solutions avec eux.

Nous épargnons au lecteur la lecture de la prose de bas niveau des organisations auxquelles l’Etat mauritanien a confié la tâche de défendre les droits de l’homme en Mauritanie.

Que ce soit la Commissaire aux droits de l’homme, le Directeur de l’AgenceTadamoun ou la Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, tous ont limité leur rôle à organiser des voyages les amenant à séjourner en tribu dans de luxueux hôtels à Genève, Bruxelles ou New-York aux frais des contribuables et notamment aux frais de la multitude des travailleurs de la SNIM, en majorité Hratîne. A chaque fois, le trio revenait bredouille alors qu’IRA, en dépit de ses maigres moyens, a rapporté :

– le prix 2013 de l’ONU pour les Droits de l’Homme, faisant de Biram le second Africain, après Mandela, à l’arborer ;

– la recommandation du Parlement Européen fustigeant la détention du leader anti-esclavagiste et exigeant son élargissement, recommandation que le Président des pauvres avait tournée en dérision en l’inscrivant dans le cadre du bras de fer qui l’oppose aux pécheurs européens ;

– la résolution du Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme, émise à Genève en 2015 rappelant à l’Etat mauritanien ses engagements non tenus et à laquelle, ce dernier avait répondu dans sa langue de bois habituelle en prétendant que la Mauritanie appliquait toutes les conventions qu’elle avait ratifiées.

Le rapport publié dans Tawary décrivait une grande salle richement meublée et équipée de télévision et de radio qui serait le lieu de détention des anti-esclavagistes. Or, les visiteurs n’avaient même pas eu accès aux cellules des détenus et leurs accompagnateurs ne pouvaient donc les décrire. 

Mais le mensonge le plus éhonté était celui relatif à la possibilité qu’auraient les détenus de s’adonner aux activités sportives et d’accéder à des parties ensoleillées de la prison.

En effet, il s’agissait là de points sur lesquels le Procureur de la République s’était engagé à la suite de la dernière grève de la faim organisée par les détenus, mais ces engagements-là ne furent jamais tenus. En fin, pour ce qui est de notre position par rapport au « dialogue », nous y sommes favorables à certaines conditions.

Brahim Bilal Ramdhane, vice-président d’IRA

La prison d’Aleg le 1er avril 2015 

Source crédit: cridem.org

Soninkidees-J’ose

Un appel au sit-in de soutien aux détenus d’Aleg

Le comité de soutien aux détenus d’Aleg en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le Mercredi 08 Avril 2015 à partir de 13H en face de l’ambassade de Mauritanie à Paris. 

Pour rappel, trois leaders des associations de droits humains, notamment Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane respectivement président et vice-président de IRA, et Djiby Sow, président de KAWTAL croupissent à la prison d’Aleg dans un flou judiciaire sans précédent.
Arrêtés le 11 Novembre 2014 à l’entrée de la ville de Rosso, à la suite d’une caravane contre les expropriations foncières et l’esclavage foncier, les trois leaders ont été condamnés finalement à 2 ans d’emprisonnement le 15 janvier dernier à Rosso.
Par ailleurs, transférés en-dehors de leur circonscription judiciaire d’origine, leur appel tarde à être traité par une institution judiciaire sous les ordres d’un pouvoir politique totalitaire, dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz est le porte-drapeau. 
Face à ces détentions arbitraires, nous réaffirmons notre engagement ferme et sans condition à soutenir par tous les moyens légaux, ces détenus de droits humains et d’opinion, mis derrière les barreaux. 

 Le comité de soutien aux detenus d’Aleg  France

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Soninkidees-J’ose

Notre Blogspot « Soninkidees-J’ose » migre sur WordPress.

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À partir de ce jeudi 02/04/2015, notre blogspot actif depuis Mai 2014 sur Blogger entame une migration sur WordPress sous le même nom « Soninkidees-J’ose ». Avec nos 15600 vues en moins d’un an , nous espérons suivre le même dynamisme afin de participer modestement à l’accessibilité d’une information diversifiée.

Nous continuons d’être une tribune ouverte aux réflexions et contributions venant de tous bords, avec une place de premier choix au milieu politico-associatif mauritanien.
En 2015, communiquer, c’est Résister, Changer, Militer, et S’engager… !!!

Dans les prochains jours, nous mettront nos premières contributions archivées dans Blogger sur ce nouveau support WordPress.

Salutations fraternelles et militantes.

K.S

Soninkidees-J’ose

Une nouvelle mosquée à Dafort

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Cette bâtisse est l’une des dernières mosquées construites à Dafort ces dernières années. Située dans le quartier de Koyimbo, elle est la première mosquée construite sur deux niveaux. Nous félicitons les ressortissants daforonkos de Koyimbo qui ont réalisé ce joyau architectural pour que le Nom d’Allah soit célébrée par les offices religieux. Qu’Allah les Récompense en Miséricorde dans cette vie et l’au-delà. Ameen

Soninkidees-J’ose

Un cri osé… Le cas Yémenite… !!!

Le cas Yémenite: guerre hégémonique entre Saoudiens et Iraniens.

L’Islam ( dérivé de la Paix) sortira du Moyen-Orient peu à peu vers d’autres contrées méritantes.

Depuis 3 jours les forces aériennes du royaume saoudien bombardent son voisin yemenite qui vit des tensions politiques avant d’être confessionnelles. En effet, les rebelles chiites qui chassent les dirigeants mis en place par rafistolage politicien , sont dits soutenus officieusement par l’Iran chiite. 
Les gardiens de la Mecque et Medine s’entourent d’une une coalition pour intervenir sous aucun mandat légitime dans un pays tiers. Les têtes couronnées du Golf semblent avoir l’aval de leur maître cowboy, l’oncle Sam, pour contrer l’influence des Mollahs dans les pays arabes. L’hypernationalisme arabe qui conduisit en partie la dislocation de l’empire ottoman, devient la seule référence du monde arabe qui ne voit la solidarité musulmane qu’à la carte. Comme en Syrie, la Libye ou l’Égypte, nous observons ouvertement des musulmans Saoudiens et leurs suppôts qui bombardent d’autres musulmans versant du sang pour des manoeuvres louches et contraires aux prescriptions islamiques. Chiites ou sunnites ne sont que des alibis fallacieux pour couvrir les affrontements géopolitiques. Ainsi l’emblématique communauté de croyants qui honora la Oumma jadis, est devenue aujourd’hui une coalition d’inconditionnels pour la course aux honneurs de la vie d’ici bas. Est-on musulman d’abord avant être saoudien ou iranien… ???