● L’ancien président mauritanien empêché de voyager à l’étranger

Éléments médias photos Al-akhbar

Dans la soirée d’hier 4 janvier 2023, un élément vidéo https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=492471212968854&id=100068860144854 a circulé on y voit l’ancien Raïs mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz déclarant être recalé à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott et empêché de voyager.

Selon diverses sources, l’ancien homme fort de Nouakchott allait quitter le territoire en destination de Paris et les autorités policières l’auraient empêché par décision judiciaire. Notamment liée aux derniers développements du dossier pendant dit de la décennie. Pour rappel, à la suite d’une CEP (commission d’enquête parlementaire) sur la gestion économique et financière du pays sous son règne, lui et certaines personnalités de son régime font face plusieurs chefs d’accusation et on annonce régulièrement l’ouverture d’un prochain procès sur l’affaire.

Par ailleurs, l’homme principal auteur du coup d’état qui avait fait tomber le président feu Sidioca en 2008, compte investir le champ politique en parallèle de ce lourd dossier sur ses trousses. Il y’a quelques jours, il a été empêché de se rendre à Rosso (La capitale du Trarza) pour assister à un rassemblement politique du parti Ribat dirigé par un ex partisan du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie Saad Louleid.

Ainsi on peut oser un décodage que cette décision de l’empêcher de quitter le territoire présage une ligne droite pour l’établissement d’un procès sous peu. À suivre…!

KS pour le BLOG

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

👉🏿 Lien Amazon de notre livre Mes Écrits https://amzn.eu/d/4R0fqa9

● Conseil des ministres : la validité des cartes nationales d’identité prorogée de deux ans

Des membres du gouvernement, ont commenté mercredi soir, les résultats du conseil des ministres qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée. Il s’agit des ministres de l’Équipement et des Transports, porte-parole du gouvernement, M. Nany Chrougha, de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, de l’Éducation nationale et de la Réforme du système éducatif, M. Brahim Vall Mohamed Lemine, du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme, M. Lemrabott Ould Bennahi.

Introduisant le point de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le conseil a examiné et approuvé plusieurs projets de loi, de décrets et de communications, dont le projet de décret portant prorogation de la durée de validité des cartes nationales d’identité (CNI).

Intervenant à sa suite, le ministre de l’intérieur a exposé les points saillants de deux projets de décret. Le premier a trait à la durée de validité des cartes nationales d’identité. Elle sera étendue jusqu’en décembre 2024.

Le ministre a relevé que selon les données dont il dispose, plus de 1 200 000 CNI vont expirer d’ici mai 2023. Les fonds nécessaires pour les renouveler sont estimés à 4 800 000 euros. La prorogation, sera bénéfique aux caisses de l’État et aux populations.

Le ministre a rappelé que la décision prise aujourd’hui, s’inscrit dans le cadre d’une série de réformes que le ministère va apporter au système biométrique national. Ces réformes qu’il a qualifiées de progressives, vont permettre d’optimiser le travail effectué par Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés.

Ensuite, le ministre de l’Intérieur a exposé les points saillants du second décret qu’il a présenté en conseil des ministres. Il s’agit du projet de décret portant sur les modalités du recensement administratif à vocation électorale (RAVEL). Il a rappelé que la validité de la carte nationale d’identité est une des conditions pour figurer sur les listes électorales. Concernant le Ravel, le ministre a déclaré que le recensement sera effectué par l’agence nationale des statistiques, sous le contrôle de la Commission électorale nationale indépendante. Le Ravel permettra de constituer le fichier électoral, en prélude des élections qui auront lieu courant 2023.

Lien suite sur ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/12/21/conseil-des-ministres-la-validite-des-cartes-nationales-didentite-prorogee-de-deux-ans/

● Mauritanie : création d’un Institut pour la Promotion et l’Enseignement des Langues Nationales (IPELAN)

Le gouvernement mauritanien a annoncé mercredi 21 décembre la création d’un Institut pour la Promotion et l’Enseignement des Langues Nationales (IPELAN).

« La création de cet Institut intervient en application des dispositions de la loi d’Orientation du système Educatif National n°2022-023 du 17 août 2022 », explique le communiqué du Conseil des Ministres.

« L’IPELAN a pour mission : (i) d’organiser, de coordonner et de promouvoir l’ensemble des recherches appliquées dans le domaine des langues nationales ; (ii) de préparer l’introduction dans le système éducatif national des langues Pulaar, Soninké et Wolof ; (iii) d’assurer la formation du personnel chargé de l’enseignement de ces langues dans les établissements scolaires ; et iv) d’assurer l’élaboration du matériel pédagogique », a indiqué le gouvernement.

« L’institut va jouer un rôle pivot dans la réintroduction des langues nationales dans le système éducatif. C’est à cette institution qu’il appartiendra désormais de coordonner l’ensemble des recherches portant sur les langues nationales, la formation du personnel enseignant et la mise en place du matériel pédagogique », a expliqué le ministre de l’Éducation nationale et de la Réforme du système éducatif, Brahim Vall Mohamed Lemine.

Le ministre a aussi souligné que l’expérience du précédent établissement (Institut National des Langues, NDLR) sera prise en compte, ainsi que les personnes ressources qui sont déjà actives dans la promotion et la formation en langues nationales.

« L’institution va fonctionner en l’état durant la période transitoire durant laquelle les langues nationales vont être réintroduites dans le système éducatif. Une fois que cela sera généralisé, les prérogatives de l’institut seront transférées aux inspections, à l’Institut national pédagogique et aux écoles de formation », a précisé Brahim Vall Mohamed Lemine.

La création de cet Institut pour la Promotion et l’Enseignement des Langues Nationales (IPELAN) intervient après l’adoption d’une loi sur la réforme de l’éducation. Celle-ci réintègre l’enseignement des langues nationales dans le système éducatif.

En 1979, le gouvernement mauritanien avait créé un Institut des Langues Nationales (ILN).

Par Cridem Actualités

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761819

● Mauritanie | la CENI propose un chronogramme pour les prochaines élections

La commission électorale nationale indépendante a approuvé la proposition relative au chronogramme des élections législatives, régionales et locales de 2023 en recommandant la convocation du collège électoral le 28 février prochain et le premier tour du vote le 13 mai 2023.

La CENI propose les dates ais c’est le président de la république qui convoque le collège électoral, selon la constitution mauritanienne.

La Commission électorale nationale indépendante a délibéré sur la question lors d’une réunion samedi dernier, selon le procès-verbal auquel « Sahara Media » a eu accès.

La CENI a précisé qu’elle avait le choix de convoquer le collège électoral le 6 février, ce qui fera coïncider à cette date la campagne électorale avec le mois béni du Ramadan et la fête d’Evitr.

Ce choix prévoyait les délais suivants : convocation du collège électoral le 6 février 2023, lancement de la campagne électorale le 7 avril 2023, organisation du premier tour des élections samedi 22 avril 2023 et le second tour samedi 6 mai 2023.

La CENI a cependant abandonné ce choix et a recommandé de donner la priorité au choix du lancement de la campagne électorale dès la fin du mois du Ramadan ce qu’elle considère plus prudent.

Ce deuxième choix fixe lui les délais suivants : convocation du collège électoral le 28 février 2023, ouverture de la campagne électorale vendredi 28 avril 2023, organisation du premier tour samedi 13 mai 2023 et deuxième tour samedi 27 mai 2023.

La classe politique du pays, dans un accord avec le ministère mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation avait décidé d’anticiper la date des élections prévues initialement mi-2023, une anticipation justifiée par la période d’hivernage dans le pays.

©️ via https://fr.saharamedias.net/mauritanie-la-ceni-propose-un-chronogramme-pour-les-prochaines-elections/

● Kaédi : Le Président de la République inaugure 54 établissements scolaires et 20 structures de santé et pose la première pierre du projet de 1932 logements sociaux dans 10 wilayas

Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a supervisé, ce lundi dans la ville de Kaédi, la pose de la première pierre de la construction de 1932 logements dans dix wilayas et l’inauguration de 54 établissements scolaires et 20 structures de santé, réalisées par la délégation générale à la Solidarité nationale et à la Lutte contre l’Exclusion (Taazour).

Le projet de logements sociaux, qui est l’une des composantes du programme “Dari” de la délégation Taazour, est mis en œuvre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de la fourniture de logements sociaux adéquats aux citoyens.

Le financement global de ce programme qui s’élève à environ seize milliards MRO, permettra la construction de 1932 logements dans dix capitales régionales dont 276 logements à Kaédi, avec un délai d’exécution compris entre 7 et 16 mois, à condition qu’ils soient tous livrés avant le 7 mars 2024, .

S’agissant des 54 établissements scolaires qui ont été réalisés par Taazour à travers le programme “Cheïla”, ils comprennent 43 écoles primaires, 6 collèges et 5 lycées avec des équipements de bureautiques, de matériels didactiques et plus de 8 000 tables-bancs pour un coût global de 620 millions MRO.

De même, Son Excellence le Président de la République a supervisé l’inauguration de 20 centres et postes de santé réalisés également par Taazour à travers le programme « Cheïla, avec un budget de 3 milliards 636 millions MRO.

Son Excellence le Président de la République a posé la première pierre du lancement des travaux dans les unités d’habitation et coupé la bande symbolique marquant l’inauguration de 54 établissements d’enseignement et de 20 points et centres de santé. Tout comme il a donné le coup d’envoi pour les travaux de vaste projet de construction de 1932 logements dans dix wilayas.

Dans une allocution qu’il a faite à cette occasion, le délégué général à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion(Taazour) a indiqué que ces importants projets de développement viennent en concrétisation des engagements de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment dans le domaine social au profit des groupes les plus vulnérables.

Il a ajouté que Taazour concrétise les engagements présidentiels les plus importants envers les citoyens après un certain nombre de décisions importantes qui ont élevé sa place dans la hiérarchie administrative par son rattachement la Présidence de la République. De plus, a-t-il ajouté, une plus grande autonomie administrative et financière lui a été conférée et honneur lui a été fait à travers la présidence par le Président de la République de son Conseil Supérieur d’Orientation Stratégique qui compte en son sein le Premier ministre et douze membres du gouvernement.

Le délégué général de Taazour que ce statut et celle indépendance d’action ont valu à la délégation d’abattre un travail colossal sur la voir de réalisation des engagements de Son Excellence le Président de la République à travers des approches basées sur la réflexion méthodique pour déterminer les moyens les plus efficaces de mises en œuvre des stratégies et politiques de développement, de protection sociale, de solidarité nationale, de lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

C’est ainsi, a-t-il souligné qu’elle a conçu de façon novatrice des modèles de gouvernance adaptés aux impératifs d’intervention de l’État dans les domaines socioéconomiques au profit des franges pauvres, des groupes en situation de précarité et des personnes à faibles et revenus.

Le Délégué Général a fait une présentation détaillée des réalisations de la de son institution au cours de la dernière période du mandat de Son Excellence le Président de la République, soulignant le caractère transversal de ses interventions qui couvrent l’éducation, de l’assurance maladie, l’appui au travers des filets sociaux, les réponses aux crises d’urgence, la sécurité alimentaire, agriculture et l’énergie domestique en zone rurale. A ces actions s’ajoutent, a-t-il dit, les actions d’aide et de soutien sociaux directs en faveur des groupes les plus vulnérables.

De son côté, le président du conseil régional du Gorgol, M. Amadou Abou Ba, a apprécié le lancement du projet de logements sociaux à Kaédi et le service qu’il représente pour la population la plus nécessiteuse, surtout après que la ville a été exposée aux inondations au cours de la dernière saison des pluies.

Il a ajouté que les habitants de la wilaya se réjouissent profondément des grands progrès réalisés au Gorgol dans divers domaines.

Abondant dans le même sens, le maire de Kaédi, M. Tahra Bradji, a exprimé la joie des habitants de Kaédi de voir se réaliser sur le terrain des rêves auxquels ils aspiraient et qui vont contribuer grandement à améliorer les condition et le cadre de leur vie.

« Kaédi est devenu aujourd’hui un vaste chantier grâce aux projets de développement prioritaires, qui auront un grand impact pour l’atteinte du développement durable au profit du pays et du citoyen.

La cérémonie s’est déroulée en présence du wali du Gorgol, M. Ahmedna Ould Sid’Ebbe, du hakem de Kaédi, M. Mohamed Salem Ould Salahi, des autorités administratives, militaires et sécuritaires et des chefs service régionaux de la wilaya.

©️ https://ami.mr/fr/index.php/2022/12/05/kaedi-le-president-de-la-republique-inaugure-54-etablissements-scolaires-et-20-structures-de-sante-et-pose-la-premiere-pierre-du-projet-de-1932-logements-sociaux-dans-10-wilayas/

● Mauritanie | Justice : Le rapport de la CNDH dérange

La Dépêche – La CNDH vient de rendre public son dernier rapport 2021-2022 consacré essentiellement à l’état de la Justice dans notre pays. Un rapport, sans complaisance, qui sort des sentiers battus. Mais il ne laisse pas indifférents les magistrats, épinglés, qui grincent des dents et crient à «l’outrage».

Dans les médias et sur la toile, la polémique n’a cessé d’enfler ces derniers jours entre le président de la Commission nationale des Droits de l’Homme, Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, et certains magistrats au sujet du dernier rapport de l’instance de protection et de promotion des droits humains. De quoi est-il question dans ce rapport qui semble secouer le cocotier ?

Le 14 novembre 2022, comme le stipule la loi, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, remettait le rapport annuel de son organisation, tour à tour, au président de la République, Mohamed Ould Ghazuani, et au président de l’Assemblée nationale, Cheikh Ould Baya.

Le rapport avait également été discuté sous la coupole de l’Assemblée nationale par la commission « Justice ». L’écho du rapport ne se fait pas attendre et semble avoir eu l’effet de secousses sismiques. De l’avis d’observateurs avertis, le rapport de la CNDH serait « indépendant » et « non complaisant ».

A lecture du rapport l’on note que la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’y intéresse principalement au secteur de la Justice, aux conditions des procès et des garanties de respect des droits de l’Homme. La CNDH y regrette d’emblée l’absence de formation et de spécialisation de certains magistrats et auxiliaires de justice.

Rapport sans état d’âme

Le rapport se veut la somme d’actions et d’observations menées tout au long de ces deux dernières années par la CNDH. Mais outre la place centrale qu’occupe la Justice, le rapport s’intéresse aussi aux impacts des changements climatiques, de la pandémie du COVID-19 et des élections sur la pratique des droits de l’Homme dans notre pays.

Il est, cependant, jugé critique à l’égard de la Justice. Il en pointe les dysfonctionnements préjudiciables aux droits de l’Homme. Dans les conclusions de ce rapport de la CNDH sur la Justice, il est déduit que «le défaut de formation (des magistrats) est d’autant plus nuisible pour l’appareil judiciaire qu’on note aujourd’hui la présence, aux commandes de tribunaux en divers domaines commerciaux, pénaux et civils, de magistrats sans aucune qualification ou formation de base […] ce qui accentue les contentieux et ne permet pas de rendre des sentences impartiales.

En ce sens que ces magistrats qui occupent de hautes fonctions dans la hiérarchie judiciaire […] ne jouissent d’aucune formation en diverses spécialités se rapportant au droit fiscal, administratif, maritime ou autres, qui (…) relèvent pourtant de leurs prérogatives».

Des magistrats outrés !

Les conclusions du rapport seraient confrontées à l’observation durant l’assistance aux procès sur une longue période atteste la CNDH. Comme on pouvait s’y attendre, il n’en fallait pas plus pour que ledit rapport suscite une vive réaction de certains magistrats regroupés au sein du Club de la Magistrature, une association pour défendre leurs intérêts.

Les conclusions du rapport n’étaient donc pas du goût de ces magistrats qui lui reprochent, à leur tour, sa «légèreté dans les accusations », « son interférence dans la mission des magistrats » et « la violation » du principe sacro-saint de l’indépendance de la Justice ».

Certains d’entre eux ont même qualifié le rapport « d’outrage». Plusieurs magistrats dont notamment le secrétaire aux affaires extérieures du Club des magistrats Ould Choumad, le juge Ahmed Abdelmoustapha, le juge Ahmed Al Bedaoui et le président de la cour de justice de l’Assaba, Abdellah M’Hamed sont montés au créneau pour « dénoncer » le rapport de la CNDH et accuser son président de donner libre-court à « une perception personnalisée» de la Justice qui risquerait de défaire et secouer la confiance dans la Justice du pays.

Le juge Ould Choumad, même s’il reconnait sur le plateau de «Al Mourabitoun», l’importance de la formation pour perfectionner les magistrats, n’en rappelle pas moins que leur évaluation est du seul ressort du conseil supérieur de la magistrature ou de l’inspection générale des affaires judiciaires. Pour lui, la critique « inopinée» des magistrats risquerait d’ébranler la confiance que les citoyens ont dans leur système judiciaire tout entier.

Le président de la CNDH persiste et signe

Réponse du berger à la bergère ? Invité le 24 novembre 2022, sur la chaine de l’Assemblée nationale, «Al Barlemania », à la suite des réactions disparates de certains juges, la réplique du président de la CNDH se fait encore plus incisive pour cadrer le débat suscité. Me Bouhoubeyni évoquant la mission de conseil au gouvernement et à l’Assemblée nationale de la CNDH, persiste dans la défense des conclusions du rapport de son organisation et soutient que l’indépendance de la Justice ne devrait pas servir de prétexte ou de rempart à l’examen objectif du travail rendu par les juges.

Pour le président de la CNDH, qui dit faire la différence entre les juges et les avocats intègres et compétents et les autres, la situation dénoncée par son organisation est celle même décrite par le ministre de la Justice en conseil des ministres sur quarante ans de réformes de ce secteur et où les résultats ne seraient pas satisfaisants de son point de vue. Me Bouhoubeyni égrène, tour à tour, les lacunes décelées par son organisation sur le terrain du déroulement des procès, en prison…

Il cite en exemple l’absence de traduction en langues nationales autres que l’arabe pour les justiciables non arabes. La traduction serait souvent improvisée et assurée en procès par des policiers dont la présence ne réconforte pas les prévenus.

En plus d’indisposer les prévenus, le président indique qu’elle comporte aussi le risque d’une traduction tronquée ou biaisée si leur corporation y était accusée de sévices ou tortures par les prévenus. Ces derniers seraient souvent placés en mandat de dépôt sur simple PV établi par la police. Ils peuvent rester des mois dans cette situation. Pêle-mêle, le président de la CNDH détaille aussi le non accès des avocats commis aux dossiers de leurs clients. Des avocats qui pour la plupart ne seraient là que pour la forme.

Il cite le cas de plusieurs dossiers en appel alors que le tribunal de première instance ne transmet pas toujours les dossiers des prévenus à la seconde juridiction. Pour lui tous ces aléas impactent la vie et la justice attendue par les citoyens et où des dizaines de dossiers peuvent pourrir dans des tiroirs oubliés comme ce fut le cas d’une vieille femme de 60 ans emprisonnée et jetée en prison pour une indemnisation de 40000 MRU dont elle ne pouvait justifier.

Les conditions de l’Univers carcéral ne sont pas en reste. Il cite la prison de Dar Naim construite pour héberger 300 prisonniers et qui en rassemble aujourd’hui plus de 1000 personnes. Sur 218 dossiers traités dans ces conditions, Me Bouhoubeyni rappelle que 80 personnes ont été condamnées de 1 à 4 ans, 77 personnes de 5 à 9 ans, 23 personnes de 10 à 14 ans et 24 personnes de 15 à 20 ans.

Pour toutes ces raisons, la CND exhorte à la mise sur pied d’un système de formation continue des magistrats assurant que le mandat de son organisation est de s’intéresser à toutes les questions où les droits de l’Homme risqueraient d’être bafoués et singulièrement par ceux qui sont censés les garantir.

Le président qui, dans cette émission, a rendu hommage au gouvernement pour sa neutralité tout au long des investigations de la CNDH, estime que ces aléas ne peuvent être comblés que si les magistrats acceptent de faire leur mea culpa ; que la correction de ces lacunes ne pourrait qu’être bénéfique pour la Justice, les justiciables et l’image du pays.

Pour accablant qu’il parait, le rapport de la CNDH se veut un rappel du rôle attendu par les citoyens de la Justice dans leur pays et éclaire d’un nouveau jour la garantie irrévocable des droits humains. Dans cet entretien enfin le président de la CNDH se dit convaincu que les dénonciations des mauvaises pratiques sont garantes de changements ultérieurs dans la pratique d’une meilleure Justice dans notre pays.

JD

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761273

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

Le lien Amazon de notre livre Mes Écrits Osés https://amzn.eu/d/4R0fqa9

● Mauritanie : le président annonce l’octroi d’une indemnité d’encouragement pour les enseignants

Sahara Médias – Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh El Ghazouani a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une augmentation des salaires d’un montant de 20.000 MRO en faveur de tous les fonctionnaires et agents de l’état, civils et militaires pour compter du 1er janvier 2023.

Cette augmentation, précise le président de la république, constitue pour 40% des fonctionnaires une augmentation de plus de 20%.

Dans son discours à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance, le président Ghazouani a annoncé une augmentation du SMIC de 50% et une augmentation des aides octroyées par la CNSS de 66%.

Autre annonce faite par la chef de l’état, l’octroi d’une indemnité d’encouragement pour les enseignants, les professeurs, le personnel d’encadrement dans les établissements primaires et secondaires tout au long de l’année scolaire d’un montant de 10.000 MRO.

Le président mauritanien a encore dit que « l’amélioration des conditions de vie des citoyens et leur appui à la capacité de résilience pour leur permettre de vivre de manière décente, constituait l’objectif majeur de tous nos efforts et toutes nos politiques publiques ».

« Nous sommes pleinement conscients, a encore dit le président mauritanien, à quel point vous avez été affectés par les impacts négatifs des différentes crises mondiales mais nous n’avons pas ménagé et nous ne ménagerons aucun effort pour les atténuer, en prenant toutes les mesures possibles qui y contribueraient. »

©️ Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=761236

● Mauritanie : distribution de 20.000 bombonnes de gaz à des familles nécessiteuses

Sahara Médias – Le gouvernement mauritanien a procédé à la distribution de 20.000 bombonnes de gaz butane à 20.000 familles réparties sur l’ensemble du territoire national, une opération d’un coût total de 327 millions MRO.

A cette occasion le délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour), Mohamed Ali O. Sidi Mohamed a dit que ce programme vise à aider les familles nécessiteuses à opter pour l’utilisation du gaz butane au lieu du charbon et le bois et à consolider les objectifs de la stratégie nationale pour l’environnement et le développement durable et les engagements de notre pays dans ce domaine.

Pour sa part le directeur général de Rimgaz, Mohamed O. Sidi a dit que ce programme constitue une initiative sérieuse de la part de Taazour dans les domaines de la lutte contre la désertification et l’amélioration des conditions de vie des ménages les plus nécessiteux sur l’ensemble du territoire national.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761220

● Le gouvernement institue le 30 octobre, Journée nationale de l’école républicaine : explications du ministre

AMI – Des membres du Gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, tenu dans la matinée.

Il s’agit des ministres, de l’Equipement et des Transports, Porte-parole du Gouvernement, M. Nany Ould Chrougha, de l’Education nationale et de la Réforme du système éducatif, M. Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et de Relations avec le Parlement, M. Mohamed Ould Soueidatt, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed.

Prenant la parole le premier, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets, et de communications, dont deux projets de décrets portant approbation et déclaration d’utilité publique, le plan de lotissement de la nouvelle ville de Magha, relevant de la moughataa de Barkéol, et le plan de lotissement de la nouvelle ville d’El Atf, relevant de la commune de Tifundé Civé, dans la moughataa de Kaédi.

Un projet de décret instituant la célébration annuelle du 30 octobre comme Journée nationale de l’école républicaine. A cela s’ajoute une communication portant sur la création d’un nouveau Festival culturel dénommé « Festival Culturel de la Vallée ».

Lui succédant, le ministre de l’Education nationale a indiqué que la communication qu’il a présentée au conseil des ministres proclamant l’instauration d’une journée nationale de l’école républicaine, s’inscrit dans le cadre du renforcement du nouvel élan que le département de l’Éducation s’est fixé sur fond des engagements du président de la République concernant la mise en place d’une école républicaine gage du développement.

« La communication rentre également dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 30 octobre au niveau de des capitales des wilayas et de Nouakchott et qui ont abouti à une déclaration de soutien aux efforts du gouvernement concernant l’école républicaine.

« Une partie du programme de la journée de l’école républicaine sera consacrée à la décoration des personnalités qui ont menées des efforts remarquables au niveau national dans ce domaine », a déclaré le ministre.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que cette année, les uniformes scolaires ont été alloués à 30% au profit des écoles situées dans les zones les plus démunies, et que de nouvelles possibilités visant à fournir un uniforme de qualité et à des prix abordables sont en phase d’étude, en collaboration avec les autorités et acteurs concernés.

Pour ce qui est de la fourniture du manuel scolaire, le ministre a rappelé qu’environ 3 millions de livres ont été programmés, dont 1,6 millions déjà distribués, 1,4 sous impression.

Pour sa part, le ministre de la Culture a indiqué que le projet de communication portant création d’un nouveau festival culturel dénommé Festival Culturel de la Vallée, fait partie des efforts entrepris par le département de la Culture pour promouvoir l’action culturelle, faisant de lui un moyen de préserver l’identité nationale et culturelle de toutes les composantes de la société mauritanienne.

« Ce festival, a-t-il dit, contribuera à la redynamisation de l’action culturelle et économique dans ces wilayas à travers l’organisation des expositions des produits locaux et constituera l’occasion de mettre en lumière les diversités du patrimoine national et les spécificités culturelles de chaque région.

M. Mohamed Ould Soueidatt s’est également attardé sur les préparatifs de la semaine nationale de la culture, de la jeunesse et du sport scolaire, qui se déroulera du 18 au 22 novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.

A ce sujet, il a indiqué que cette semaine vise la sensibilisation des jeunes dans les différentes moughataas du pays sur le développement et les réformes de base entreprises, l’école républicaine, la diversité culturelle et sociale, et la culture pacifique.

L’événement permettra également de découvrir et soutenir les talents et les initiatives des jeunes et la création d’un cadre d’échange entre ceux-ci.

Afin d’assurer le déroulement de ces journées, le ministre a noté que les préparatifs ont débuté il y a deux mois, soulignant que dans ce cadre des missions ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire et des concertations ont été lancées avec les délégués du département et les élus régionaux.

Au sujet des projets de décrets portants approbation et déclaration d’utilité publique, les plans de lotissement en milieu rural, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a fait remarquer que la création des regroupements urbains en milieu rural constitue une priorité du gouvernement pour mettre en place les moyens et services nécessaires à proximité des citoyens vivants dans ce milieu, soulignant que ceci représente le seul moyen pour contrer les obstacles au développement local.

Dans ce cadre, il ajouté que le département a déjà entamé les travaux dans ces plans de lotissement qui permettront aux populations bénéficiaires d’accéder équitablement à tous les services de base.

De son côté, et réagissant à une question sur l’état des routes, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que son département entreprend un programme ambitieux dans ce domaine, qui sera dévoilé parmi les activités commémorant la Fête de l’Indépendance nationale, et dont le but est de renforcer le réseau routier national en reliant des zones grâce à de nouveaux axes routiers.

Interpellé sur la mission du FMI, M. Ould Chrougha a précisé que la mission s’est réjouie de manière générale de la situation économique nationale qui se trouve en état confortable, en dépit des enjeux et défis internationaux.

Il a ajouté que résultats témoignent de la maîtrise économique et de l’efficacité de la politique économique adoptée par le gouvernement sous les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, rappelant qu’il y a deux mois, une autre mission de la Banque mondiale s’est rendue en Mauritanie et a confirmé les mêmes données.

Concernant meurtre d’un élève officier à Nouadhibou, le ministre a précisé que les procédures de l’affaire sont actuellement entre les mains de la justice.

©️ Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=761014

● COP27 : la Mauritanie soutient les initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées par l’Égypte

AMI – La ministre de l’environnement et du développement durable, Mme Lalya Kamara, a réaffirmé le soutien de la Mauritanie aux initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées, hier, par l’Egypte au cours de la COP 27.

Ces initiatives visent à assurer la participation des femmes dans les politiques africaines dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques, l’augmentation de la gestion et du taux d’utilisation des déchets solides de 10 à 50% en Afrique à l’horizon, avec la réduction des émissions de carbone et l’encouragement des opportunités d’investissements favorisant l’emploi vert au niveau continental.

La ministre de l’environnement et du développement durable a également participé à une présentation faite par le Royaume Uni sous le thème : « renforcement de l’adaptation et opportunités climat en faveur des femmes ».

Elle a également pris part à une réunion ministérielle de haut niveau sur le dialogue autour des objectifs à l’horizon 2030 et sur le financement climat avant de tenir une réunion bilatérale avec la vice-présidente du Fonds international pour le développement agricole.

Les activités de la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, en marge de la 27ème session de la Conférence des Parties sur le Climat à Charm El-Cheikh, ont été marquées, lundi par sa réception au pavillon mauritanien du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, M. Ibrahim Thiaw, et sa présence au lancement du Réseau des femmes africaines pour l’action climatique lors d’un dîner organisé par le ministère de l’Environnement Égyptien en l’honneur des femmes ministres participant à la 27ème session de la Conférence des Parties sur le climat dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760974

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR