Le parquet mauritanien a condamné les déclarations de «deux avocats étrangers qui se sont engagés à défendre un suspect dans des affaires de corruption», en référence à l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
L’accusation a déclaré, dans un communiqué publié ce soir, que ces déclarations « comprenaient des inexactitudes et des transgressions » qui justifient un avertissement.
Et le communiqué ajoutait: «Le pouvoir judiciaire mauritanien est un pouvoir judiciaire indépendant, et il n’est pas permis de l’insulter, qui qu’il soit, et quels qu’en soient les prétextes».
Il a ajouté: « La pratique des étrangers dans la profession juridique en Mauritanie nécessite une adhésion littérale aux lois mauritaniennes, à l’éthique et aux coutumes de la profession. »
Le communiqué a estimé que « les droits de la défense garantis ne peuvent pas être utilisés pour nuire au pouvoir judiciaire, à son peuple ou à l’état de droit en Mauritanie ».
L’accusation a averti que « toute transgression dans ce sens sera confrontée à l’auteur du crime au pénal, et avec la rigueur requise par la position ».
Le ministère public a confirmé, dans la conclusion de sa déclaration, que « la défense d’immunité, et d’autres moyens de défense sont présenté à des moments précis de la procédure et devant les tribunaux compétents, et que le pouvoir judiciaire est le garant des droits et libertés des individus, et qu’aucune directive n’est attendue à cet égard ».
La légitime mésestime du président démissionnaire Ibrahima Boubacar Keita ne devrait pas aveuglé les démocrates pressés. Il est quand même consternant de voir des progressistes et militants pour la démocratie se féliciter qu’un président civil élu (même mal élu, accusé de népotisme, mauvaise gouvernance, corruption) soit arrêté par des mutins armés.
L’armée, dans ces circonstances a l’art de récupérer les dividendes d’une contestation populaire. Cette même armée impliquée dans la mort de plus d’une dizaine de manifestants, est acclamée par ces derniers et une horde de progressistes qui, quelques semaines avant fustigeaient le rôle de cette même armée. Rempart des politiques mal élus hier, chantre de la démocratie aujourd’hui, l’armée, qui s’implique activement et à répétition dans le champ politique, ne peut s’autoproclamer comme la sentinelle de la démocratie et le réceptacle des aspirations légitimes du peuple. Si les coups d’états se font souvent au nom du peuple, il ne profite guère au peuple.
Comme si l’histoire bégayait on revit, à quelques exceptions près, la crise ayant conduit à la démission de ATT, durant une période charnière de l’histoire de ce pays, avec en prime les positions contradictoires de la CEDEAO par rapport aux deux situations.
La crise multidimensionnelle qui sévit au Mali ne peut trouver son salut dans les coups de forces, d’une armée plus aguerris à mener des mutineries autour de Bamako que de garantir la sécurité des pauvres citoyen en dehors de ce périmètre de souveraineté qu’est Bamako et environs. Leur force de frappe ne se limitant qu’entre Kati la rebelle et Bamako la vierge courtisée, au grand dam des populations civiles livrées à eux-mêmes.
Ainsi les fortes contestations populaires dont la légitimité est incontestable ( corruption, contestation électorale, crise sociale, politique et sécuritaire..) n’en demeurent pas moins limitées par son exigence radicale, à savoir la démission d’un président élu par une bonne partie du corps électoral issu de ce peuple même.
Sans ergoter sur la théorie du pouvoir constituant originel (avec le peuple comme source du droit constitutionnel) ou dérivé, on peut soutenir que la Vox Populi, si puissante et légitime soit-elle n’a pas toujours raison. Oui la crise de la démocratie représentative et sa boiteuse transposition sous nos cieux, nous pousse à tenter, au mieux des alternatives douteuses, au pire, d’épouser des alternances intrépides et bancales.
Le philosophe doublé d’un sociologue Jean Pierre Le Goff ne soutient-il pas que « L’impuissance politique est enrobée dans les bons sentiments »! Et à moi de rajouter que « les bons sentiments ne font pas la politique ».
L’avocat français David Raju a qualifié l’arrestation par la police depuis lundi soir dernier,de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, de « illégale » et a exigé sa libération immédiate.
Raju a déclaré, lors d’un point de presse, depuis l’intérieur du domicile de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz à Nouakchott ,que, selon le texte de la constitution mauritanienne, l’autorité qui doit convoquer l’ancien président ou le juger ,est la Haute Cour de justice,. Laquelle n’existe pas.
Et l’avocat français a appelé le président Mohamed Ould El-Ghazwani, en sa qualité de « gardien de la constitution », à préserver le respect de la constitution, à protéger les libertés et à intervenir pour libérer immédiatement l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz. L’avocat français David Raju a souligné qu’il n’y a aucune justification légale pour maintenir l’ancien président en détention à l’intérieur des bâtiments de l’administration publique, ajoutant qu’en tant qu’ancien président, il jouit de l’immunité constitutionnelle.
L’avocat français a qualifié ce qui s’est passé jusqu’à présent de « farce judiciaire », ajoutant qu’il n’y a absolument aucune justification pour maintenir l’ancien président en détention, sauf pour faire pression sur lui, ce qui est considéré comme juridiquement inacceptable.
L’avocat français a mentionné que la Mauritanie est un État de droit, qu’elle a une constitution, des lois et un code de procédure judiciaire. ajoutant que la methode utilisée est une violation de ses lois par les autorités
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de l’un des plus dignes fils de l’Afrique, Kofi Annan, du pays de Kwamé N’Krumah du Ghana, premier noir secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix.
Je n’oublierai jamais cet homme de paix qui m’a sauvé de justesse à une mort certaine grâce à son intervention diplomatique et efficace et ce dans un tournant décisif de notre lutte. En effet, en 1999 suite aux pressions diplomatiques et pressantes du colonel Ould Taya, le gouvernement sénégalais fut obligé de m’expulser de son pays parce que mon activisme débordant dérangeait le régime du colonel Ould Taya et mettait du sable dans les relations entre les deux pays.
Le 7 juillet 1999, le colonel ould Taya, par l’intermédiaire de son cousin ancien consul de la Mauritanie à Dakar Ould Aly, exigea mon extradition et je fus bloqué à l’aéroport LSS de Dakar par deux policiers sénégalais qui m’ont interdit d’aller à la salle d’attente. Ils m’ont obligé de les suivre, alors que j’avais déjà obtenu l’asile politique en Suède et effectué toutes les formalités requises.
Grâce à la vigilance de l’américaine Tami Sharpi, responsable de la réinstallation du Haut commissariat des nations unies pour les réfugies ( HCR) à Dakar qui m’avait accompagné et qui suivait de loin mon interpellation. Elle court en force et revient pour me secourir et fait échec à un kidnapping planifié. Elle alerte directement le délégué régional du HCR en Afrique de l’ouest qui a saisi le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et qui à son tour saisit le président sénégalais de l’époque monsieur Abdou Diouf pour lui demander de me laisser quitter le pays de la « Téranga » en toute sécurité. Le secrétaire général demandera aussi aux autorités sénégalaises si elles pouvaient assumer la responsabilité historique de me livrer à Nouakchott tout en sachant d’avance le sort tragique qui m’attendait après mon extradition en Mauritanie. Ce que ce dernières n’ont pas voulu ou osé assumer. C’est ainsi donc grâce à cet homme juste que j’ai échappé de justesse à une mort certaine entre les mains de la Police raciste et ethno-génocidaire de Nouakchott qui n’attendait que ma » livraison » pour me faire la fête mais Dieu n’était pas de leur côté. MERCI encore une fois KOFI. Paix éternelle à ton âme, digne fils d’Afrique!
En Mauritanie, les auditions autour du rapport de la CEP (Commission d’enquête parlementaire) remis à la Justice, ont connu un tournant ce lundi 17 août 2020. En effet après avoir convoqué et mis sous contrôle judiciaire certains dignitaires proches de l’ancien président Ould Abdelaziz, les limiers de la police des crimes économiques et financiers se sont intéressés à l’ancien homme fort du pays avec sa convocation suivie d’un garde-à-vous ce lundi. Pour rappel, ces derniers jours une conférence de presse était annoncée pour ce 18 août par l’entourage de l’ex général de l’armée. Le tombeur en 2008 du premier président civil élu (Sidioca) depuis 1978, comptait s’expliquer devant les médias. Tard dans la soirée, lors d’un point de presse express les conseillers de l’ancien président ont dénoncé les conditions de son audition et l’illégalité de l’arrestation qui en est suivie. À Suivre…
Ainsi va suivre le fil de cet événement historique qui fera date en la matière dans notre pays. Un suivi détaillé par un journaliste à travers un post Facebook :
« À propos de l’arrestation de l’ancien président:
1- À 16h30, Aziz a été appelé par la police, qui lui a demandé de l’accompagner à la DGSN, mais il a refusé catégoriquement et a coupé l’appel téléphonique.
2- Avant cela, plusieurs voitures à immatriculation civile appartenant à la police s’étaient dirigées au domicile de l’homme, peut-être pour l’empêcher de partir.
3- À 16h45, deux voitures de police transportant des officiers de la police des crimes économiques et financiers (ainsi que des officiers et recrues des forces d’élite de la brigade antiterroriste) sont arrivées sur les lieux.
4- Le gardien de la résidence de l’ancien président a dit à la police qu’il n’était pas autorisé à leur ouvrir la porte, et qu’ils doivent préalablement appeler le maître de céans pour pouvoir entrer. Un officier a répondu: « Nous ne sommes pas venus ici pour vous demander l’accès. Ouvrez la porte ou nous entrerons par effraction. La loi nous permet de le faire ».
5- Soudain, Aziz apparaît derrière le portier et lui ordonne d’ouvrir le portail (il semble qu’il avait suivi la situation sur les caméras de surveillance).
6- L’officier a dit à l’ancien président: « Nous avons un ordre de vous convoquer pour enquête à la DGSN ». Aziz demande à voir le document. L’officier lui en donne un exemplaire original.
7 – Le commandement est rédigé en arabe. Il a donc il a fallu quelques minutes à Aziz pour le lire. À la suite de quoi, Aziz remet le papier à l’officier en disant: « Je n’ai rien compris à cela, mais qu’importe. Vous voulez que j’aille avec vous, je le ferai, mais à condition que mon avocat personnel, Maître Mohamed Ould Ichidou, vienne avec moi ».
8- Réponse de l’officier: « Il s’agit d’une enquête policière, pas d’une enquête du Parquet ou d’un juge d’instruction, venez avec nous, s’il vous plaît ».
9- Aziz hésite un peu, puis décide de les accompagner, et demande à monter dans sa voiture personnelle avec son chauffeur.
10- L’officier passe un court appel de téléphone, puis permet à Aziz de les suivre dans sa voiture.
11- Aziz prend place à côté de son chauffeur tandis que trois policiers s’installent sur les sièges arrière. Et le cortège se dirigé vers la DGSN.
12- Lorsqu’ils entrent dans l’enceinte de la DGSN, l’officier récupère tous les téléphones d’Aziz. Ce dernier est mené dans une salle d’enquête au deuxième étage.
13- Aziz réitère sa demande à se faire assister par son avocat, mais les policiers renouvellent leur argumentation précédente.
14- Aziz est surpris par le fait que ceux les enquêteurs soient des officiers du renseignement (Sécurité de l’État) et non des officiers de la Brigade des crimes économiques et financiers.
15- Le but semble évident: que l’homme prenne conscience de la gravité de la situation et en prenne toute la mesure.
16 – Lorsque l’enquête prend une dimension de sécurité, alors que l’on s’attendait à une enquête sur des crimes de détournement de fonds ou de corruption, cela suffit à donner une idée que le temps n’est pas élucubrations, aux vaines esquives et à du triomphalisme épique.
17- Cela ne signifie pas pour autant, l’annulation des accusations de corruption contre l’homme, mais cela signifie uniquement ce qui est mentionné dans les deux paragraphes ci-dessus.
18- L’enquête pénale a commencé sur le plan de la sécurité et se terminera également sur le pénal, sans oublier les dimensions financière et économique.
19- Après 4 heures complètes d’interrogatoire intense ininterrompu, sauf une brève pause pour effectuer la prière du maghrib, Aziz a été transféré à l’école de police, où une autre équipe d’enquête le conduira probablement, dont les membres auront passé toute la journée à dormir et à se reposer en attendant une longue nuit d’interrogatoire.
20- Selon des informations, l’homme se préparerait à semer la confusion et à provoquer des problèmes, ce qui aurait précipité son arrestation ce lundi.
21- Ceux qui défendraient l’homme ont tout lieu d’avoir des craintes. Ils verront bientôt que cet homme s’évertue à agir avec le pays avec une rapacité rare: il a fait des richesses nationales sa possession exclusive. L’ampleur des dégâts est hors de proportion! Il y aura des révélations fracassantes à ce sujet.
22- Personnellement, je n’ai pas la moindre sympathie pour l’accusé, pour la simple raison que j’ai toujours eu la conviction intime qu’il est un malandrin de la pire espèce. Personnellement, je suis convaincu que l’application stricte de la loi mauritanienne donnerait des résultats piteux, car je n’ai pas la moindre confiance en notre droit pénal qui est d’un anachronisme risible.
Il a été rédigé par des Oulémas, dans un esprit prétendument imprégné de Charia! Ridicule, car, à moins d’un miracle, le résultat profiterait à un assassin mutirécidiviste qui en serait à son 99e homicide, de même qu’à un violeur en série qui en serait à son dixième crime! Alors, pour ce qui est des cambrioleurs et des corrompus, n’en parlons pas, ce serait le Pérou! »
Les formations membres de la coordination de partis politiques représentés au Parlement ont appelé, lundi, dans une déclaration parvenue à l’AMI, l’ensemble des forces nationales à contribuer à la mise en place d’un front intérieur puissant, qui prépare les conditions appropriées pour mener à bien les réformes et ouvrir la voie à une concertation constructive. Dans ce document, les partis politiques de la coordination exhortent le peuple mauritanien à davantage de prudence et de rigueur face à la pandémie, malgré la levée du couvre-feu et de certaines restrictions par le gouvernement. Au sujet de l’action parlementaire, la coordination salue le rétablissement par le Parlement de son rôle de chambre de contrôle, à travers la mise en place de la commission d’enquête et le vote d’une loi portant création de la Haute Cour de Justice, et note avec satisfaction le respect par le pouvoir exécutif du principe de la séparation des pouvoirs. Pour remédier à la situation que traverse le pays, les partis signataires attirent l’attention sur la nécessité de s’attaquer aux questions majeures, liées à l’unité nationale et à la gouvernance politique et économique du pays. Ils estiment que leur résolution nécessite la conduite de profondes réformes politiques, économiques et sociales, pour lesquelles la volonté annoncée par le pouvoir constitue un terrain favorable. « La finalité de ces réformes est d’aboutir à un pacte républicain fondé sur les principes d’équité, de justice et d’égalité, qui protège les libertés individuelles et collectives, et sert de fondement à un système démocratique solide et bien enraciné », note le texte. La coordination souligne, enfin, que ce train de réformes contribuera, de manière constructive, au maintien de la paix sociale et au renforcement de l’unité nationale, loin de considérations étroites, à caractère racial, ethnique, tribal ou régional.
Les partis signataires de la déclaration sont :
Alliance Nationale pour la Démocratie
Alliance Populaire Progressiste
Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour le Renouveau
Parti Al Karama
Parti de l’Avant-Garde des Forces de Changement Démocratique
Parti Hirak Echebabi
Parti Hiwar
Parti Islah
Parti Sawab
Rassemblement des Forces Démocratiques
Rassemblement National pour la Réforme et le Développement
Ce jour 9 août 2020, depuis le palais présidentiel à Nouakchott, le nouveau Secrétaire Général des lieux, Monsieur Adama Bocar SOKO a communiqué la nouvelle équipe gouvernementale lors d’un point de presse ouvert aux organes médiatiques.
Ci-après la liste des ministres et leurs portefeuilles respectifs.
L’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH) a suivi les travaux de la « Commission d’Enquête Parlementaire » ou la « CEP » sur « l’enquête parlementaire diligentée au titre des pouvoirs de l’Assemblée Nationale de contrôle de l’action du gouvernement tels que prévus à l’article 72 de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie du 20 juillet 1991 modifiées ».
L’AMDH a noté avec intérêt le Rapport de synthèse, ses conclusions et recommandations des résolutions n°1 et n°2 et n°3, ainsi que sa transmission au ministre de la justice et de son transfert au parquet général. Dans cette optique l’AMDH exige :
Au parquet général d’entamer la procédure judiciaire dans le plus bref délai et sans aucune restriction et avec professionnalisme.
La restitution des biens spoliés au peuple et la punition des auteurs des crimes à la hauteur de leurs actes. En attendant la décision de la justice.
L’interdiction à l’ex-président, aux ministres et aux personnalités citées dans le rapport de quitter le pays avant d’être entendu par la justice.
La désignation des magistrats connus pour leur honnêteté, capables de lire le droit pour que tous les corrupteurs et les corrompus répondent de leurs actes dans le respect des droits.
Le limogeage de toute personne occupant un poste de responsabilité dont le nom est cité dans le rapport de la CEP pour quelque motif que soit.
Que les parlementaires ayant soutenus ou participé au pillage des biens publics répondent de leurs actes aux mêmes pieds que les ministres, les directeurs centraux et les secrétaires généraux ou toute personne citée pour implication directe ou indirecte dans la corruption, la gabegie et le pillage des biens du peuple.
Approfondissement de l’enquête pour déterminer l’implication d’autres acteurs ayant contribué et/ ou participé au pillage des biens et ressources du pays.
L’ouverture d’une enquête sur la gestion du dossier du passif humanitaire, l’esclavage, de torture et toute autre forme de violation des droits humains.
Suggérons l’implication des organisations des droits de l’homme dans la gestion de ce dossier de corruption surtout à l’intérieur du pays.
Mohamed Ould Bilal, originaire de la région de Keurmacen (M’Balal ), dans le sud-ouest de la Mauritanie, est diplômé des universités russes.
Ould Bilal est entré dans la fonction publique en tant que cadre à la Commission de la sécurité alimentaire, avant de devenir directeur technique de l’Agence de développement urbain (ADU). Puis directeur de (ATTM), et directeur général de la direction des travaux publics.
Ould Bilal est entré au gouvernement après les élections de 2007 dans le gouvernement Zeine Ould Zeidane sous le règne de l’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah.
Il est devenu ministre de l’équipement et des transports, puis ministre du logement, de l’urbanisme et de la mise en valeur des terres.
Sous le règne de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, Ould Bilal a été nommé directeur de la Société mauritanienne d’électricité (Somelec) pour une courte période, au cours de laquelle il aurait été en désaccord avec la méthode de conduite des accords publics dans l’entreprise.
Ould Bilal était consultant dans le cabinet du Premier ministre au moment où il a été nommé pour former le gouvernement par Ould Ghazwani.
Tawary – Les participants au forum organisé, à Nouakchott, ce dimanche 02 Août 2020, ont demandé aux autorités de reconnaitre les partis politiques RAG et le FPC pour le renforcement de la scène politique nationale.
Selon l’ancien président du parti Tawassoul, M.Mohamed Jemil Mansour, l’ouverture du dialogue politique exige la reconnaissance de tout parti politique qui a une représentation populaire et un projet politique qu’il veut exploiter.
La reconnaissance des deux formations politiques dont leurs dossiers ont été déposés au ministère de l’intérieur et de la décentralisation encourage la décrispation de la scène politique, a-t-il expliqué.
Pour sa part, le député du RFD, Me El Id Ould Mouhameden, a dit qu’il est nécessaire d’autoriser les deux partis politiques (RAG et FPC). Il a aussi souligné qu’il est important de tenir un dialogue inclusif pour résoudre les problèmes liés à l’esclavage tels que ses séquelles.
Me El Id a jugé opportun de revoir la situation politique, économique et social du pays afin d’y apporter des solutions adéquates et définitives.
Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont exposé des sujets allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans le pays.
Nous rappelons que ce Forum tenu sous le slogan « Paysage politique mauritanien de la rupture au partenariat compétitif » a été organisé après la fin de la première année du quinquennat du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir.
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