​UNPO: Biram Dah Abeid choisi parmi les 100 personnes les plus influentes de TIME’s 2017.

Un membre de L’UNPO, en l’occurrence l’activiste et abolitionniste Biram Dah Abeid, a été choisi par Time Magazine parmi les 100 personnes les plus influentes de 2017. Ce choix est une reconnaissance des efforts nourris de Biram Dah Abeid pour l’instauration de la justice et pour le respect des droits humains en Mauritanie. Récemment, le fondateur et Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), a reçu le Prix Emilio CASTELAR en Espagne. L’UNPO félicite M. Biram Dah Abeid pour cette reconnaissance par Time et abonde dans le sens des propos du Directeur de l’organisation Anti-Slavery International, M. Aidan McQuade, qui qualifie M. Abeid « d’être une inspiration pour des milliers d’individus qui continuent de résister à  l’esclavage en Mauritanie et au-delà”.

 

Biram Dah Abeid est né en 1965 dans le village mauritanien de Jidrel Mohguen, près de Rosso, Trarza. Ses deux parents sont nés sous l’esclavage. Son père, Dah, finit par échapper l’esclavage, mais la pauvreté força son épouse à  rester sous le joug de ce fléau. Le combat de Biram pour le triomphe de la justice et pour l’abolition de la forme moderne de l’esclavage dont souffre son groupe ethnique, les Haratins, a commencé alors qu’il avait 19 ans. A l’époque, il créa le Mouvement National Africain, mouvement dont l’objectif été de combattre la discrimination et l’esclavage dans son pays. En dépit de ses difficultés économiques et de son rang social, il arrive à décrocher sa Maîtrise en Histoire. L’activisme de M. Abeid a bourgeonné à  travers les temps et plus tard il devint un membre du mouvement abolitionniste SOS Slaves.
En 2008, M. Abeid fonda l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), une organisation qui défend les droits des esclaves et des anciens esclaves en Mauritanie et qui combat pour qu’ils accèdent aux opportunités éducatives et aux compétences culturelles nécessaires pour rompre les liens qui existent entre les esclaves et les maîtres. Aujourd’hui, la Mauritanie refuse encore de reconnaître IRA, en dépit du fait que l’organisation soit reconnue dans plusieurs autres pays. Malgré cela, l’organisation continue à user de la non-violence pour briser le silence officiel qui permet à l’esclavage de persister. Même si M. Abeid fut emprisonné plusieurs fois, il n’a jamais suspendu son combat pour le triomphe des droits humains dans son pays. En 2013, M. Abeid a reçu le Prix des Nations Unies pour les Droits Humains pour son perpétuel combat pour l’abolition de l’esclavage et pour la protection des droits humains de son peuple. En 2014, il se présente à l’élection présidentielle mauritanienne; il perdit contre M. Abdel Aziz.
L’UNPO se felicite de la décision de TIME Magazine de reconnaître M. Biram Dah Abeid sur sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes. Cette liste est publiée chaque année et identifie les personnes les plus importantes qui jouent un rôle remarquable en Politique, en Business, en Science, mais aussi dans les Arts et les Media. Le choix de M. Abeid est un message d’espoir tres fort au Haratin de la Mauritanie et aux activistes abolitionnistes de par le monde. Nous espérons que cette énième reconnaissance internationale fera pression sur Nouakchott pour l’obliger à abolir l’esclavage et pour mettre fin, une bonne fois pour toute, à la violation des droits humains des Haratin. 
http://unpo.org/article/20052

Traduit de l’Anglais par Siikam Sy

​IRA en mouvement… et les écorces asséchées tombent au fur et à mesure..!

IRA-MAURITANIE TRÈS ACTIVE MAIS NON RECONNUE PAR NOUAKCHOTT. 


Saad louleid, un élément important quitte IRA et crée son parti aussitôt et aisément…


Brahim bilal Ramdhane vice-président d’IRA quitte IRA et crée son mouvement aussitôt et aisément…


Diop Amadou Tijane vice-président également d’IRA quitte le mouvement et annonce un parti politique aussitôt et aisément…


Quelques éléments de langage SAILLANTS pas anodins tirés des dires de deux d’entre entre eux en l’occurrence Saad et Diop :


Pour Saad, le mouvement IRA serait exploité par ceux qu’il qualifie les kwars qui s’entretiendraient matériellement à l’étranger sur la cause haratine. Mr Saad n’était pas guerri du « virus communautariste » qui fait de mal aux mouvements politiques et associatifs  mauritaniens, ce qui est organiquement anti-IRA.


Pour Diop, le mot  « collégialité » apparaît dans son discours , ce qui sous-entend qu’il aurait répondu aux sirènes communautaristes quant au leadership au sein d’IRA. Servir utilement et loyalement en étant second dans un mouvement sous pression constante comme IRA demande un certain caractère de béton et surtout avoir un cadre professionnel très autonome par rapport aux milieux proches du pouvoir en croisade multidimensionnelle et continue contre le mouvement abolitionniste du président BIRAM DAH ABEID. Mr Diop désormais ex- vice-président , déclare qu’il est un politique avec son FRDU mais non plus dans un mouvement de Droits de l’homme. Petit rappel, qui ne se rappelle pas qu’un mouvement en gestation le RAG à côté d’IRA , avait été refusé par les autorités il y a quelques années. Qui connaîtrait mieux que Mr Diop que le champ politique s’est imposé de fait à IRA mouvement abolitionniste et défenseur des droits humains  par les mesures coercitives et injustes du pouvoir en place. Ce pouvoir qui pourrait vous reconnaître probablement comme pour Saad et Brahim certainement. 


Cherchons l’erreur…!


Pourquoi Brahim n’a pas rejoint SAAD..?


Pourquoi Diop n’a pas rejoint BRAHIM..?


Pourquoi leurs mouvements respectifs  montés seront probablement reconnus au contraire d’IRA et du RAG..?


Le seul élément de réponse disponible aujourd’hui à travers ce qu’on sait, est que comme écrivait un célèbre journaliste  de la place ,  » Partir d’IRA n’est pas une INFORMATION mais y rester oui ».

Quitter BRUYAMMENT IRA permet certaines FACILITÉS aujourd’hui comme hier, c’est incontestable.

La meilleure couverture pour les RG, c’est de savoir OCCUPER stratégiquement TOUS  LES TRANSFUGES venant d’IRA. Ils font en sorte que ceux qui quittent le mouvement abolitionniste se mutent dans un engagement classique bien balisé. 






K.S

​Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) : Communiqué de presse

Le magazine Américain Time désigne le leader abolitionniste parmi les cent personnalités les plus influentes dans le monde


Le grand magazine Américain Time a choisi le leader abolitionniste Biram Dah ABEID, parmi les cent personnalités les plus influentes dans le monde pour l’année 2017. Parmi cette liste on peut citer plusieurs sommités mondiales notamment le président Américain Donald Trump, l’ex première dame de la maison blanche Michelle Obama et l’ancienne candidate aux élections présidentielles Américaines Hillary Clinton.

Cette distinction d’un magazine aussi prestigieux que le Magazine Time arrive quelques jours après que le président Biram Dah ABEID ait reçu le Prix Emilio CASTELAR. Monsieur CASTELAR est l’ancien président du parlement Espagnol auquel revient l’honneur d’avoir été le principal auteur de l’abolition de l’esclavage dans les colonies Espagnoles en Amérique Latine au 19è siècle. Une grande cérémonie s’est déroulée à cette occasion le 17 du mois d’avril courant à Madrid, la capitale Espagnole.

Toutes ces distinctions et tous ces prix qui se suivent reflètent clairement l’importance de l’interaction positive du monde libre avec la lutte pacifique et civilisée de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) pour l’éradication de l’esclavage et ses diverses formes et la défense de la dignité et des droits de l’Homme pour la fondation d’un état de droit et d’institutions fortes en Mauritanie.

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) exprime son bonheur et sa fierté de recevoir toutes ces distinctions et ces prix pour notre organisation IRA – Mauritanie et pour notre président Biram Dah ABEID ; ces prix renforceront davantage notre détermination à aller de l’avant et continuer sans faiblir le chemin du militantisme noble. 

Nous lançons encore une fois un appel solennel pour la libération des détenus abolitionnistes Moussa Bilal Biram et Abdallah Matalla Saleck.

La cérémonie de distinction des cent personnalités les plus influentes dans le monde 2017, aura lieu le 25 avril courant en présence du leader abolitionniste qui a été officiellement invité à cet effet.



Nouakchott le 21/4/2017


La commission de communication



Source crédit : Milieu IRA. 

IRA-MAURITANIE : LE PRÉSIDENT BIRAM DAH ABEID CÉLÉBRÉ PAR LE « TIME MAGAZINE » DANS SON « TOP 100 » DE 2017.

Communiqué de presse : le président du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie est nommé parmi les TOP 100 personnalités les plus influentes en 2017 selon le célèbre Magazine TIME.




Washington, le 20 avril, 2017                                                                


FRENCH 


Ce jeudi 20 avril, le Président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid, a reçu une énième reconnaissance pour sa lutte pour l’abolition de l’esclavage et pour l’instauration, en Mauritanie, d’une société enfin juste. Biram Dah Abeid a été en effet choisi comme Une des 100 Personnes les plus influentes du monde en 2017. Cette liste est compilée par le Magazine americain Time (TIME100). Cette nouvelle reconnaissance témoigne de la nécessité de continuer à lutter pour l’instauration de la justice en Mauritanie. 


IRA-Mauritanie dédie cette reconnaissance à ses militantes et militants, aux détenus d’IRA-Mauritanie, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, et à  tous les hommes épris de justice en Mauritanie et partout dans le monde. 


La cérémonie officielle de reconnaissance aura lieu á New York, le 25 Avril 2017.



IRA-USA Board


ENGLISH


This Thursday, April 20th, IRA-Mauritania’s President, Biram Dah Abeid, received, once again, a high recognition for his continued efforts to end slavery and to build a just society in Mauritania. Biram Dah Abeid was named one of Time Magazine’s 100 Most Influential People of 2017 (TIME100). This recognition is an encouragement to all those who stand, day in and day out, to end slavery and for justice in Mauritania. 


IRA-Mauritania dedicates this recognition to its militants, to its detainees, Abdellahi Matalla Saleck and Moussa Bilal Biram, and to human rights defenders throughout the world.


The official ceremony of recognition will take place in New York, on April 25th, 2017.


IRA-USA Board


Consulter le lien ci-dessous. Merci!

http://time.com/collection/2017-time-100/


Communiqué d’IRA : ​Soutien aux jeunes détenus et condamnation de leur arrestation



Ce dimanche 16 avril 2017, nous avons appris l’arrestation d’un groupe de jeunes dont le seul tort a été d’avoir participé à la « Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne » dont l’objectif était d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes de la jeunesse. La marche a été dispersée par les forces de l’ordre qui ont fait usage, avec une rare violence, de matraques et de grenades lacrymogènes.

Les jeunes interpellés, au nombre de treize, sont : Ouguiya DIALLO, Ozmo DIA, Elhadj Malick DIA, Sidik SALL, Oumou KANE, Ousmane SOW, Maimouna BA, Mozbi NIASS, Manni M’BOW, Mamadou Alpha BA, Demba SILEYE, Papa SARR, Oumar Djibril BA, Mariam PAM. Dès le lundi, ils ont comparu devant le parquet et dix parmi eux ont été envoyés en prison pour « participation à une manifestation non autorisée » et leur procès en flagrance est prévu pour le jeudi 20 avril 2017.  


Par ces arrestations et ces poursuites, comme à l’accoutumé, des autorités mauritaniennes aux abois cherchent à intimider pour étouffer toute expression d’opposition. 


IRA-Mauritanie, attachée aux principes protecteurs de la liberté d’expression :

Condamne avec vigueur la détention des jeunes qu’elle juge arbitraire et contraire à l’esprit de la constitution mauritanienne,

Exprime son soutien sans réserve aux jeunes détenus, à leurs familles et à leurs camarades auxquels elle souhaite courage et détermination face à ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative vaine d’intimidation,

Appelle toute la jeunesse mauritanienne à la mobilisation pour une prompte libération et sans condition des jeunes détenus,

Rend les autorités responsables de l’intégrité physique et morale des jeunes prisonniers, connaissant la propension de la police politique mauritanienne à la torture et à l’atteinte à la dignité de ceux qu’elle arrête, 

Et enfin, exige la libération rapide et sans condition des jeunes détenus.



Nouakchott, le 18 avril 2017




La Commission de communication


Source crédit : MILIEU PROCHE IRA  

Communiqué : présentation des condoléances à l’organisation IRA-MAURITANIE. 

L’Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles  (ARMEPES-FRANCE) et ses partenaires du Forum GANBANAAXUN FEDDE, présentent leurs condoléances les plus attristées à l’organisation IRA-MAURITANIE à la suite du décès de Monsieur SY Bocar. Ce poids lourd du mouvement abolitionniste dans le Trarza s’est  éteint ce mercredi 5 Avril 2017. Nos condoléances à toute sa famille et à l’ensemble du monde militant abolitionniste orphelin d’une figure importante du côté de Rosso. 
QUE SON ÂME REPOSE EN PAIX. AMEEN

La Cellule Communication ARMEPES-FRANCE et Partenaires Forum GANBANAAXUN FEDDE. 
Paris, le 6 Avril 2017 

​Mise à jour: Mauritanie – Maintien en détention de deux membres de l’IRA-Mauritanie dans une prison isolée


Les défenseurs des droits humains Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont toujours détenus dans un endroit isolé en Mauritanie, quatre mois après leur transfert hors d’une prison de Zouérat. Depuis, ils sont détenus à 1200 km de leur maison et il est donc difficile de voir leur avocats, collègues, et famille depuis ce transfert. Les deux défenseurs des droits humains ont été transférés avec leur collègue Abdallahi Abou Diop le 19 décembre 2016 à Bir Moghrein, à la frontière du Sahara Occidental. Abdallahi Abou Diop a été libéré le 12 janvier 2017.
Avant leur arrestation, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram étaient membres actifs de l’IRA-Mauritanie. L’IRA-Mauritanie œuvre pour l’éradication de l’esclavage en Mauritanie, car de nombreux descendants d’esclaves sont toujours privés de leurs droits humains fondamentaux, et ce bien que l’esclavage ait officiellement été aboli en 1981. Entre le 29 juin et le 9 juillet 2016, treize membres de l’IRA-Mauritanie ont été arrêtés à Nouakchott et conduits dans différents centres de détention sans être informés des raisons de leur arrestation. Les forces de sécurité ont ensuite affirmé que leur arrestation était due à leur participation et à l’organisation d’une manifestation contre la destruction d’un bidonville en périphérie de Nouakchott. Aucun membre de l’IRA-Mauritanie n’a participé à cette manifestation.
Les défenseurs ont officiellement été accusés le 18 août 2016, et leurs avocats ont fait appel le 22 août.  Le 28 septembre 2016, les 13 membres ont été transférés dans un centre de détention à Zouérat, jusqu’à leur appel qui a eu lieu le 18 novembre 2016. Zouérat est situé à environ 700 km de leur domicile à Nouakchott. Abdellahi Matalla Saleck, Moussa Bilal Biram et Abdallahi Abou Diop ont signalé des actes de torture et des mauvais traitements pendant leur détention à Zouérat. Les peines des 13 défenseurs ont été réduites; celles de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ont été réduites à trois ans dont un an de prison avec sursis pour avoir incité à participer à un rassemblement non-armé dans le but de troubler l’ordre public. Le 19 décembre 2017, Moussa Bilal Biram, Abdellahi Matalla Saleck et Abdallahi Abou Diop ont été transférés dans un centre de détention hors de Bir Moghrein, à environ 1200 km de Nouakchott. Aucune raison n’a été donnée aux défenseurs ni à leurs avocats pour justifier ce transfert.  
Il semble que le gouvernement mauritanien réserve ce centre de détention hors de Bir Moghrein aux prisonniers ayant commis des crimes graves. En outre, IRA-Mauritanie a été informée que des prisonniers sont morts dans le centre de détention de Bir Moghrein à cause des mauvaises conditions de détention. Dans cette prison isolée, Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ne seraient autorisés à passer que de courts appels à leur famille et à leurs collègues, et toutes les communications sont étroitement surveillées par des gardes. En raison de la distance physique et du fait qu’il n’y ait pas de route sûre et sécurisée entre Nouakchott et Bir Moghrein, les collègues et les familles des deux défenseurs ne peuvent leur rendre visite.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par le fardeau injuste imposé aux familles et aux collègues de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck, étant donné qu’ils sont détenus à 1200 km de Nouakchott; Front Line Defenders appelle les autorités mauritaniennes à rapprocher les défenseurs de leur domicile, en vertu de la règle 59 des Nations Unies relative au traitement des détenus (Règles Nelson Mandela): Les détenus doivent être placés, dans la mesure du possible, dans des prisons situées près de leur domicile ou de leur lieu de réinsertion sociale. Front Line Defenders exhorte les autorités mauritaniennes à assurer que le traitement de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck pendant leur détention, corresponde à toutes les conditions établies dans les «Principes fondamentaux relatifs à la Protection de Toute Personne contre Toute Forme de détention ou Emprisonnement» adoptés par l’Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988.

Au Guidimakha, les autorités favorisent l’apologie de l’esclavage 


Déclaration d’IRA-MAURITANIE 




Sous la pression continue des mouvements abolitionnistes et de la communauté internationale qui exige de l’Etat l’abolition définitive de l’esclavage en Mauritanie, les autorités mauritaniennes ont décrété le 6 mars  « journée nationale dédiée à la lutte contre les séquelles de l’esclavage ». Elles poussent le cynisme plus loin en organisant à travers le pays une campagne de sensibilisation sur la question au moment où elles ne ratent aucune occasion de traiter les abolitionnistes de « marchants de misère » mais surtout de réprimer dans le sang la moindre manifestation pacifique et de mettre en prison les militants abolitionnistes. 

Cette attitude des autorités au sommet de l’Etat dicte aux autorités administratives et judiciaires mais aussi aux responsables des forces de police et de gendarmerie régionaux des comportements tendant à saborder le travail des abolitionnistes. 

En effet, lors d’une assemblée villageoise à Coumba Ndaw (Moughataa de Ghabou) au Guidimakha, Mr Ali TRAORE a provoqué une grande bagarre en prononçant des propos outranciers et provocateurs à l’égard d’un vieillard, faisant ouvertement l’apologie de l’esclavage. Comme il est de coutume, une médiation locale a eu raison des colères jusqu’à ce que sous la pression et l’encouragement d’un groupe de féodaux, Mr Ali TRAORE décida de porter l’affaire devant la brigade de gendarmerie de Ghabou faisant convoquer le vieillard qu’il avait pourtant agressé verbalement. Cette affaire s’est davantage compliquée avec l’intervention du Ministre de l’Environnement Mr Amedy CAMARA qui, par téléphone, a fait pression sur les protagonistes et a cherché à influencer le chef de brigade de gendarmerie. Le Ministre s’est même vanté au Maire adjoint de la Commune de Ghabou Mr Housseinou DIALLO que « tout le monde gagnerait à conserver son statut car lui ministre, par le passé, a fait des prises en charge médicales à certains de leur village parce que ceux-là sont bel-et-bien ses esclaves ». Face à tant de confusion et de malveillance, le Chef de brigade de la gendarmerie a décidé transférer le dossier au tribunal de Sélibaby. 

IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire de l’Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles (AMEES) :

Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge par le double langage sur la question de l’esclavage,

Rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment au village de Coumba Ndaw et exige d’elles des mesures sévères contre ceux qui font l’apologie de l’esclavage avant que l’irréparable ne se produise,

Rassure les communautés villageoises victimes des agissements rétrogrades des groupes féodaux de son soutien indéfectible mais aussi des combines à relents esclavagistes des autorités.      


Nouakchott, le 20 mars 2017

La Commission de communication


Source crédit : un cadre du mouvement IRA

20-01-2017 07:45 – Les autorités mauritaniennes sévissent encore contre la direction d’IRA-Mauritanie (Communiqué de presse)


IRA-Mauritanie – La création d’IRA – Mauritanie et son activisme ont suscité, dès son début, des espoirs énormes chez les populations défavorisées de Mauritanie.

Cet attrait s’est traduit par leur adhésion massive au discours, à la démarche et aux actions de l’organisation. Sa large implantation à l’intérieur du pays et son déploiement à l’étranger lui a donné une stature nationale mais aussi internationale ce qui s’est traduit par de nombreuses distinctions dans le cadre des droits de l’Homme.

En effet, le succès engrangé par IRA – Mauritanie a fait d’elle la cible des autorités esclavagistes et racistes qui, dès le début, n’ont ménagé aucun effort pour mettre très en mal l’organisation et ses membres dirigeants.

Déjà en janvier 2011, la fiche budgétaire du président Biram DAH ABEID a mystérieusement disparu des fichiers de la section solde du ministère des Finances ce qui s’est traduit par l’arrêt de la paie de son salaire sans qu’aucune décision administrative ni judiciaire ne lui ait été notifiée.

Fidèle à la logique répressive des autorités mauritaniennes à l’égard des dirigeants d’IRA – Mauritanie, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a procédé au licenciement sans droits de la vice présidente d’IRA – Mauritanie Mme Coumba Dada KANE à compter de la date du 30 décembre 2016 après la coupe de son salaire des mois de septembre à décembre 2016. A signaler que Mme Coumba Dada KANE était en repos médical ; repos matérialisé par des documents fournis par son médecin traitant à l’étranger. Elle a été une employée modèle, connue pour son sérieux au travail et son assiduité.

Malgré la violence et la sévérité des attaques des autorités mauritaniennes contre l’organisation et sa direction, IRA – Mauritanie entend rappeler ici son engagement ferme et sans concessions à continuer la lutte contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion et ce, quelqu’en soit le prix à payer.


Fait à Nouakchott, le 18 janvier 2017

La commission de communication


Crédit source : http://www.cridem.org  

​Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie


IRA – Mauritanie


Communiqué de presse


Les autorités mauritaniennes versent dans la provocation et la violence gratuite


Les présidents Biram Dah ABEID et Coumba Dada KANE accompagnés de plusieurs de leurs proches dont des collaborateurs sont arrivés à Rosso ce dimanche 15 janvier 2017 au terme d’un long périple qui a duré plus de six (6) mois et les a conduit  en Amérique, en Europe et en Afrique. Ils ont retrouvé une ville de Rosso assiégée et quadrillée par des forces de police et de gendarmerie. 

En effet, militants et sympathisants d’IRA – Mauritanie venus nombreux accueillir leurs leaders n’ont pas pu accéder à la zone du débarcadère dont toutes les issues étaient bloquées par les forces de l’ordre. Les militants et sympathisants, bien habitués aux manifestations, ont gardé leur calme à la sortie du convoi du président. Les forces de l’ordre étaient dans une position de provocation et ont violemment réprimé le rassemblement au moindre mouvement. 

N’ayant pas obtenu obtenir ce qu’elles recherchaient à Rosso, les autorités ont attendu l’approche de la délégation à l’entrée de la ville de Nouakchott pour réprimer avec une grande violence la foule paisible venue accueillir le président et sa délégation. Ce fût un déluge de bombes lacrymogènes, les matraques fusaient de partout ; pas moins d’une dizaine de véhicules de police ont participé à l’assaut. La répression a fait un grand nombre de blessés dont des femmes et des enfants. Les policiers ont poursuivi le convoi occupant toutes les issues au domicile du président et, durant une heure, lançant des bombes lacrymogènes jusque dans le hall du bâtiment. 

Dans cet épisode, les autorités racistes et esclavagistes de Mauritanie ont un cran dans le cynisme et le ridicule et à cela, IRA – Mauritanie, appelant ses militants et sympathisants à la vigilance dans la mobilisation, répond ce qui suit :

 Aucune provocation ne détournera les forces anti esclavagistes et anti racistes de leur chemin et de leur option pacifiste de lutte,

Et le combat contre l’esclavage, le racisme d’Etat et l’exclusion se poursuivra sans relâche avec encore plus de vigueur.

 Lançons un appel à la société civile et politique Mauritaniens, à se ranger ouvertement sans crainte et sans calcul avec IRA – Mauritanie dans son combat au profit de tous les Mauritaniens pour un Etat de droit et une prospérité dans la cohésion sociale ; le mouvement  abolitionniste étant garant de l’aboutissement de toutes les causes auxquelles aspirent les différentes franges de la population Mauritanienne.

 La communauté internationale doit noter cette escalade dangereuse initiée par les autorités Mauritaniennes qui porte gravement atteinte à la liberté de réunion et d’association.



Fait, à Nouakchott, le 16 janvier 2017


La commission de communication.