Source IRA
Regardez « Biram Dah Abeid reçu au Parlement Européen à Bruxelles, un petit extrait de la conférence » sur YouTube
Source IRA
Source IRA


Une nouvelle plainte a été déposée contre la Mauritanie au Parquet de Paris en vertu du principe de la compétence universelle
L’une des salles de conférence du Parlement européen a abrité jeudi 22 juin 2017 une conférence de presse animée par la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique, en collaboration avec l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) avec la présence effective de l’Honorable député, ancien ministre et ancien Président de la Commission Européenne, Monsieur Louis Michel.
Sous l’intitulé «L’esclavage et la torture en Mauritanie : deux luttes à mener au 21ème siècle», la conférence s’est déroulée devant une salle composée de députés européens, de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme.
Monsieur Louis Michel a ouvert les débats, reconnaissant la gravité de l’esclavage en Mauritanie, tout en réitérant le soutien de l’Union Européenne à l’action pacifique menée par le mouvement IRA – Mauritanie et son président. Il a relevé les dimensions culturelles du phénomène de l’esclavage, notamment la résignation des victimes. Il a pointé du doigt l’un des plus grands obstacles à l’éradication du phénomène, en l’occurrence l’Etat mauritanien ainsi que la majorité de l’élite harratine qui ont opté pour le négationnisme des pratiques esclavagistes en Mauritanie contre vents et marées.
Maître Georges Henri Beauthier, avocat auprès des cours et tribunaux belges et français, président de la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique et Maître William Bourdon, avocat belge et membre de la Fondation, citant les rapports et conclusions des différentes organisations internationales des droits de l’homme et les représentants d’organismes internationaux comme les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme en Mauritanie, ont mis en exergue l’unanime condamnation des acteurs de la communauté internationale sur la persistance de l’esclavage dans ce pays, qui selon eux, entraîne la mort sociale d’une forte majorité des Mauritaniens.
Maître Georges Henri Beauthier, a ainsi indexé la France qui selon lui facilite le déplacement en toute impunité des fonctionnaires mauritaniens accusés de pratiques liées à la torture alors qu’elle complique le voyage des défenseurs des droits de l’homme qui veulent aller en Europe pour témoigner. Il a annoncé dans la foulée avoir déposé ce jeudi 22 juin 2017 auprès du Parquet de Paris, une plainte contre les présumés tortionnaires et auteurs d’actes esclavagistes mauritaniens en déplacement en France et en Europe, selon le principe de la compétence universelle. Cette plainte viendrait s’ajouter à d’autres déposées auprès de plusieurs autres institutions internationales, comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur la torture et la violation systémique des autres fondamentaux des droits de l’homme que le pouvoir mauritanien transgresse allègrement, notamment sur les militants abolitionnistes du mouvement IRA – Mauritanie.
Quant à Maître William Bourdon, il a classé le régime de Mohamed Abdel Aziz implanté en Mauritanie comme un régime prédateur des droits de l’homme, en ce qu’il viole les lois condamnant un crime contre l’Humanité tel que l’esclavage et persécute une grande partie de sa population. L’esclavage, selon lui, est systématique dans son application contre les groupes défavorisé haratine en ce que le pouvoir mauritanien soustrait les criminels de l’esclavage de la rigueur de la loi. Il a décrit dans son exposé, un esclavage par ascendance raciale et la torture en tant que levier d’intimidation et de soumission contre toute revendication des antiesclavagistes. Me Bourdon a dénoncé la complicité de l’Europe avec le régime mauritanien dans ce forfait et ces crimes inhumains sous le couvert de la coopération militaire et sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En réalité, dira-t-il en substance, la lutte contre le terrorisme est instrumentalisée pour jouer sur la peur des gouvernements occidentaux afin de mieux sévir contre le mouvement IRA dans son combat contre l’esclavage en Mauritanie et pour l’instauration d’une alternance pacifique et démocratique au pouvoir ainsi qu’un véritable Etat de droit.
A son tour, Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA a d’abord remercié l’honorable député et ancien ministre, Monsieur Louis Michel pour son invitation et pour l’organisation dans l’enceinte du Parlement européen de cette conférence de presse, en présence d’un public d’élus européens, d’avocats, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes. Il a dénoncé de prime abord, la situation des droits de l’homme en Mauritanie, caractérisée selon lui par l’application d’une politique de violence indicible tendant à éradiquer le mouvement IRA au lieu d’éradiquer l’esclavage. Qualifiant le régime de Mohamed Abdel Aziz d’afrophobe et de réfractaire à toute amélioration des droits de l’homme en Mauritanie, mais aussi de «Daïchisant » et de «Fachisant», le président d’IRA a cité l’Etat mauritanien comme le principal acteur du maintien et de la pérennisation de l’esclavage, l’accusant de régir des lois pour faire taire les abolitionnistes par l’intermédiaire de mesures liberticides et à coups de répressions, d’arrestations arbitraires, de procès inéquitables, de condamnations lourdes et de tortures.
Biram Dah Abeid a dénoncé également les tentatives du régime de Mohamed Abdel Aziz d’étouffer le large et massif mouvement de droit civique que l’action du mouvement IRA a impulsé en Mauritanie. Dans la foulée de ses dénonciations, il a assimilé la coopération économique, financière, diplomatique, sécuritaire et militaire entre l’Union Européen et les Etats-Unis d’Amérique d’une part et la Mauritanie d’autre part, comme un appui à la gouvernance esclavagiste, assimilant ces appuis massifs comme un soutien indirect à la faction de l’extrême droite mauritanienne, esclavagiste, obscurantiste, xénophobe et réfractaire au droit, qui domine en Mauritanie les franges défavorisés par la répression, le faux et l’usage du faux.
Biram Dah Abeid, a interpellé dans ce cadre les élus européens à qui il a demandé de tenir tête à ceux parmi leurs décideurs qui instrumentalisent l’argent du contribuable européen pour engraisser et solidifier le pouvoir d’une poignée de personnes, dépositaires d’idées suprématistes et antidémocratiques en Mauritanie.
Il a annoncé que le mouvement IRA Mauritanie va continuer la mobilisation et la dénonciation populaire et intellectuelle contre le pouvoir en place, à l’intérieur des frontières comme à l’extérieur, jusqu’à sa chute. Il a appelé toutes les communautés mauritaniennes à faire barrage à la politique du «diviser pour régner » que le pouvoir veut ériger en instrument de dressage des communautés les unes contre les autres. Pour lui, aucune communauté, même celles dont sont issues les esclavagistes et les tortionnaires, ne doit être assimilée à ces derniers.
Enfin, le président du mouvement IRA, a dénoncé les deux lois proposées par l’Etat et approuvées récemment par le Parlement, et dont l’une d’elle prévoit une peine allant de 1 à 5 ans d’emprisonnement ferme contre quiconque critiquerait ou remettrait en cause les Codes noirs de l’esclavage en Mauritanie, considérés comme la Charia sacrée et principale source du droit dans le pays. Il s’agit selon lui, d’une mesuré moyenâgeuse éloquemment prise par le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz pour se mettre en porte-à-faux contre la Déclaration Universelle des droits de l’Homme dont la Constitution mauritanienne, dans son préambule, déclare s’être inspirée.
Tout ce qu’il y a à déplorer, c’est le retard accusé par cinq défenseurs des droits de l’homme, victimes d’emprisonnements arbitraires et de tortures et qui devaient témoigner lors de cette conférence de presse. Une escale mal négociée et les contingences d’un vol non planifié les ont ainsi empêchés d’apporter leurs témoignages qui étaient très attendus par les députés européens, les activistes des droits de l’homme et les journalistes. Toutefois, plusieurs rencontres ont été programmées pour leur permettre d’apporter leurs témoignages durant leur séjour en Belgique.
A noter que plusieurs sections d’IRA en Europe, notamment IRA Belgique, IRA Espagne, IRA France, IRA Italie, IRA Allemagne et IRA Hollande, ont fait le déplacement pour assister à la conférence de presse.
La commission de communication Bruxelles, le 22 juin 2017

Le Bureau Exécutif d’IRA – Mauritanie s’est réuni ce samedi 03/06/2017 à Riyadh sous la présidence de sa secrétaire générale Madame Coumba Dada Kane.
A l’issue de cette réunion quelques aménagements techniques ont été opéré dans les structures de l’organisation, c’est ainsi que :
Monsieur Yacoub DIARRA président de la section d’IRA en Italie est nommé cumulativement avec ses fonctions, adjoint au coordinateur d’IRA en Europe
Monsieur Yenge Ould Mohamed Salem MESSOUD est nommé coordinateur de l’IRA dans les îles Canaries (Espagne)
Nouakchott le 03/06//20217
La commission de communication
جراءات فنية
إجتمع المكتب التنفيذي لحركة ايرا موريتانيا يوم السبت 3 يونيو في الرياض(انواكشوط) برئاسة أمينته العامةالسيدة كومبا دادا كان
وقد أفاض الإجتماع عن بعض التعديلات الفنية في الهياكل التنظيمية للحركة و ذلك على النحو التالي:
– تم تعيين السيد يعقوب جار نائبا لمنسق أيرا في أوروبا مع احتفاظه بكامل مهامه رئيسا لمكتب ايرا إيطاليا
– تم تعيين السيد ينج ولد محمد السالم مسعود منسقا لإيرا في جزر الكناري (المملكة الاسبانية(
نواكشوط 3 يونيو 2017
اللجنة الاعلامية
Source crédit : IRA-MAURITANIE

Communiqué de presse
Le Wali du Brakna, Abderrahmane Ould Mahfouf Ould Khattri, a signé et diffusé, le 18 mai 2017, un arrêté portant création et organisation d’une commission régionale chargée de l’élaboration des listes des bénéficiaires de parcelles dans l’extension du Périmètre du Casier Pilote de Boghé, d’une superficie de deux mille deux cents dix hectares (2210 ha). Cette commission est présidée par le Hakem (Préfet) de Boghé.
Les terres objets de l’aménagement sont la source de revenue et de survie des communautés villageoises noires vivant dans plusieurs localités autour de la plaine. Contre toute logique, l’état partisan a tout simplement spolié ces terres pour les donner aux membres de l’agro business arabo et berbères, bafouant ainsi les droits de toutes ces communautés.
En effet, le 07 novembre 2014, le jour du lancement de la « Caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières », initiée par IRA – Mauritanie, une délégation formée des représentants des communautés villageoises propriétaires coutumières du site, était venue signifier au Hakem de Boghé son opposition, dans le projet d’aménagement, à la démarche adoptée par les autorités, sans aucune concertation avec les communautés concernées. Cette absence de concertation se poursuit dans la phase finale de distribution des parcelles.
IRA – Mauritanie, tout en encourageant tout effort tendant à faire accéder «les sans terres » à la propriété foncière, tient à annoncer cette position :
Les autorités doivent tenir compte du droit de propriété et leur accorder, prioritairement une partie de la terre qui est leur seule ressource avant la distribution aux non propriétaires.
L’expérience catastrophique de la distribution en 1994 des parcelles de l’extension du Périmètre Pilote du Gorgol devrait servir de leçon. Elle s’est faite dans une opacité totale qui a permis l’octroi de parcelles à de personnes étrangères au Gorgol et à la chose agricole, leur seul mérite était celui d’être porteur du capital financier.
Les autorités mauritaniennes seront responsables de toute tension qu’engendreront des actes irresponsables sur fond d’injustice dans la distribution des parcelles dans l’extension du Périmètre du Casier Pilote de Boghé.
Les communautés villageoises, victimes des agissements rétrogrades à relents esclavagistes des autorités, doivent garder leur calme et agir pacifiquement mais fermement pour le recouvrement de leurs droits.
Nouakchott 31 Mai 2017
La Commission de communication
1. Atteintes à la circulation des personnes et manipulation du fichier national.
Les restrictions des libertés du citoyen mauritanien ainsi que les atteintes aux facultés d’association, de réunion et d’expression constituent des violations graves des Droits humains, devenues monnaie courante sous le pouvoir du Général-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ira – Mauritanie vient d’en faire les frais, comme il est d’usage depuis sa création. Cependant, le dernier incident révèle la cristallisation du conflit d’intérêts et de destin, entre les acteurs de la domination et la dynamique de l’égalité. La profondeur du clivage croît, de jour en jour, pour culminer à l’approche de l’élection présidentielle en 2019.
Les faits
Le 7 mai 2017, le Président Biram Dah Abeid arrivait à Gouraye (41 kilomètres de Sélibaby, Guidimakha) en provenance de Dakar, à la suite d’un périple dans le Monde libre. Il trouvait la localité en état de siège, fermée aux visiteurs par d’imposantes forces de police, de gendarmerie et de la garde nationale. L’accès à la rive du fleuve où accostent les pirogues venues de Bakel (Sénégal) était bloqué et interdit, même aux autochtones. Cette situation rocambolesque, prévalait depuis la veille, sur les instructions du Gouverneur de la région de Guidimakha, Oumar Amadou Diallo. Il appert, des moyens déployés et de l’envergure de la mise en scène, que les ordres provenaient des hautes sphères de l’Etat : il fallait empêcher tout rapport tangible de Biram Dah Abeid, avec les populations locales, sous peine, sinon, d’étaler la vulnérabilité d’un régime dont les armes, enrobées de mensonges et de tromperies ne comportent plus d’effet dissuasif.
Qu’est ce qui a pu provoquer une telle fébrilité de la part des autorités ?
2. De la dramatisation, comme réflexe
Au début, l’on se souvient d’une banale invitation, de Biram Dah Abeid, par des communautés villageoises. Ce dernier était convié à se rendre dans les communes de Diaguily, Diogountouro, Coumba Ndaw, Sélibaby, Gorilakhé et Dafort avec, à cette étape, la participation des populations de Bouanze.
En effet, une semaine avant la date du 7 mai, une mission d’IRA – Mauritanie en charge de l’identification biométrique et de la sensibilisation, se rendait au Guidimakha ; dès son arrivée à Sélibaby, se déployait une surveillance accrue sur les domiciles des responsables de l’organisation, susceptibles d’héberger ou d’assister les visiteurs dans leur mission. Le 1er mai, le périple se poursuivait à Gouraye, le lieu-dit par lequel le président du mouvement devait revenir en Mauritanie; la perspective d’une conjonction des deux évènements inspirait, aux forces de l’ordre et à l’administration régionale, une certaine fébrilité et une perte immédiate de courtoisie. Après plusieurs tentatives d’injonction infructueuse, le Préfet de Gouraye, Mohamed Ould Babah, transmit, aux participants, par la voix d’un Commissaire, l’ordre du Gouverneur à rallier Sélibaby avant midi ; là, se tenait une réunion exceptionnelle de sécurité, comprenant, outre les susdits, le Directeur régional de la sûreté, le Commandant de la compagnie de gendarmerie, le Commandant du groupement régional de la garde nationale, ainsi que d’occultes « conseillers ». A l’issue d’échanges de plus d’une heure d’horloge, il a été convenu, avec le Gouverneur, que la mission pouvait continuer ; selon lui, seules les manifestations publiques requerraient, au préalable, des autorisations.
3. Contre-ordres et cacophonie
Trois heures après avoir pris congé du Gouverneur et de son équipe, la mission regagnait Ghabou ; là, à la stupéfaction des visiteurs, le Commissaire et le Préfet vinrent professer que les leaders d’IRA – Mauritanie devraient retourner à Sélibaby, en vertu d’une interdiction de séjour, bien entendu non-écrite ; devant le refus obstiné, la police procède à leur interpellation et les conduit au commissariat ; dès le lendemain, les voici forcés de quitter Ghabou, sous escorte; ensuite la gendarmerie assura la relève jusqu’aux frontières entre le Guidimakha et le Gorgol. Les deux corps officiaient à visage découvert.
De même, les membres du bureau de la section IRA de Gouraye, mis en place deux jours avant et les militants et sympathisants qui s’apprêtaient à accueillir Biram Dah Abeid ne furent épargnés. Les Préfets, de Sélibaby Mohamed Yahya Ould Sidi Yahya, de Gouraye Mohamed Ould Babah et de Ghabou Beiba Ould Maouloud entreprirent, dès lors, des tournées dans les villages où le président d’IRA – Mauritanie était attendu ; durant les réunions avec les notables, ils menaçaient ces derniers, de « conséquences graves » s’ils s’avisaient de recevoir l’hôte.
C’est dans ce contexte que Biram Dah Abeid atteint Gouraye, le 7 mai. Les nombreux responsables et jeunes venus l’accueillir, de Nouakchott et d’autres départements du Guidimakha, sont bloqués à l’entrée de Sélibaby. Aux journalistes retenus à Tachott – Cheikh Haidara, Mamadou Thiam et Mehdi Ould Lemrabott, respectivement des journaux l’Authentique, le Calame et Mushahid – l’administration signifie une restriction provisoire de déplacement : durant les quarante-huit heures à venir, elle défendait, à tout non ressortissant du Guidimakha, de se rendre à Sélibaby et au-delà. Pourtant, à l’exception des mises en demeure et résidence surveillée, il n’existe, dans le droit mauritanien, aucune clause de limitation de déplacement, hors décision de justice.
4. Un Etat à genoux
Biram Dah Abeid est aussitôt détenu au commissariat ; ensuite, le véhicule bloqué à l’entrée de la ville reçoit l’autorisation de le chercher pour le conduire, sous bonne escorte des éléments de la gendarmerie, jusqu’à Sélibaby ; là, un autre peloton prend la relève vers le Brakna, par Mbout et Kaédi. A Boghé, le commissaire, accompagné de policiers, vint exercer la contrainte contre les militants et sympathisants venus saluer les expulsés du Guidimakha. Profitant de l’exiguïté de la bretelle de la ville d’Aleg, les hommes en armes obstruaient le passage devant le convoi ; ainsi, empêchaient-ils la rencontre de Dah Abeid, avec des centaines de partisans, réunis, dans le chef-lieu du Brakna, depuis les primes heures.
Après avoir remué tout le Guidimakha pendant une semaine, assortie d’intimidations sur les habitants des villages où le président Biram Dah Abeid devait se rendre, les autorités soumirent les membres des instances locales d’IRA au chantage de « sanctions sévères ». La plupart ne semblent céder à la pression, ceux en charge de l’administrer ayant manifestement perdu de leur aptitude à dissuader. Il convient de retenir, ici, la démotivation des agents assignés à l’application de l’autorité publique ; sur les postes de contrôle, à l’entrée des villes ou en rase campagne, les hommes en uniforme, dépenaillés, amaigris, n’incarnaient plus que le fantôme évanescent d’un résidu d’Etat dont la consistance s’amenuise au fil des épreuves. Les policiers, gendarmes et gardes croisés le long du trajet de retour à Nouakchott inspireraient la pitié s’ils ne rappelaient la filiation, par la chaine de commandement, entre eux et les tortionnaires des années d’épuration ethnique.
Dans le cas présent, les autorités mauritaniennes, comme à l’accoutumée, ont échoué dans leur tentative de faire taire IRA – Mauritanie ; elles perdent une bataille, une de plus. Les militants du mouvement sont plus que jamais déterminés à continuer le combat de la dignité à recouvrer, qui est la lutte non-violente, contre la survivance protéiforme de l’esclavage et pour le droit à l’enrôlement biométrique.
En prévision de l’alternance au sommet de l’Etat en 2019, la problématique de l’accès aux documents administratifs relève d’un enjeu fondamental, celui de la consolidation de la démocratie ; avec un système de filtrage qui favorise la bureaucratie et la complication, l’hégémonie ethno-tribale se perpétue par la limitation du vote citoyen ; tout est entrepris afin de continuer à exclure une majorité de mauritaniens, de la faculté d’exprimer leurs suffrages. Oui, l’état-civil actuel reproduit les discriminations, avec un outil scientifique. En Mauritanie, l’exclusion, désormais sophistiquée, s’opère grâce à une base de données suprématiste laquelle prospère sous couvert d’anonymat.
Nous sommes déterminés à faire sauter le verrou parce que nous en avons compris les finalités.
Nouakchott, le 10 mai 2017
La commission de communication
Alors qu’il souhaitait pouvoir rencontrer cadres et militants d’IRA Mauritanie, les Ambassadeurs de France et des USA à Nouakchott ainsi que les autorités mauritaniennes, le Président d’IRA France-Mauritanie se voit contraint de reporter sa venue à une date ultérieure compte tenu des récentes répressions :
▪ une juriste en droit international des droits de l’homme et une journaliste, toutes deux françaises, viennent d’être expulsées de Mauritanie après de graves menaces et harcèlements. Alors qu’elles effectuaient un travail de recherche sur l’existence de l’esclavage, elles ont été déclarées « Persona non grata » par les autorités mauritaniennes et traitées d’activistes. Juste avant leur expulsion, il leur a été déclaré que « l’esclavage n’existe pas en Mauritanie ».
▪ les dernières arrestations des cadres d’IRA Mauritanie dans la région de Sélibabi démontrent un peu plus la volonté des autorités mauritaniennes d’accentuer leurs exactions à l’encontre des militants pacifiques. Leur seul but est de dénoncer l’esclavage, l’exclusion et le racisme d’Etat.
Nous préférons, par le biais de ce communiqué, dire « à haute voix », sous l’égide d’une association officiellement reconnue en France (IRA France-Mauritanie) et dans le monde ce que les autorités mauritaniennes interdisent chez eux. L’esclavage en Mauritanie est une réalité, pas un mythe.
Nous préférons reporter cette visite en raison des pressions exercées à l’encontre des militants d’IRA Mauritanie. Les autorités mauritaniennes nous auraient sûrement interdit de pénétrer sur le sol mauritanien ou suivis et surveillés si toutefois nous n’étions pas retenus à la frontière.
Cette grave décision de ne pas se rendre le 10 mai 2017 à Nouakchott nous attriste profondément mais nous renforce plus que jamais dans nos combats et soutiens à cette juste cause.
Nos pensées aujourd’hui vont aux deux prisonniers, militants d’IRA Mauritanie séquestrés à Bir Moghreïn par le régime mauritanien, ainsi qu’à leur famille.
Les nombreux prix internationaux honorant M Biram Dah Abeid et la multiplication des associations IRA (Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Canada, USA, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Gabon et France) sont les preuves flagrantes que le combat d’IRA Mauritanie est universellement reconnu.
Le Bureau d’IRA France-Mauritanie
Jean-Marc Pelenc, Président
Source crédit : IRA-FRANCE
« Pas de regroupement dans les maisons ». Donc personne en Mauritanie n’est plus autorisée à recevoir chez lui des invités. C’est du moins ce que le commissaire de police de Boghe, auteur d’un flagrant délit de violation de domicile, est venu expliquer à Birame. Ce dernier lui a répondu qu’il est hôte d’une famille et que si la présence d’autres personnes le gênent, il n’a qu’à les amener et les enfermer que ce n’est pas son problème. Plusieurs correspondants de la presse locale étaient présents. Le commissaire, Henoune Sid’Elemine accompagné de deux agents à fait sortir de la maison les ressortissants de Boghe (une dizaine de jeunes) sous l’oeil indifférent de Birame et de sa délégation.
Après la république du Ghidimagha, Bienvenue dans la République de Boghe. Deux journalistes locaux Sidi Khalifa « La Plume » et Brahim correspondant du journal « Le Calame » faisaient partis des expulsés. On est en face d’un régime aux abois qu’un seul individu ébranle jusque dans ses fondements. Pourtant, il n’y avait rien pour expliquer cette intervention. Il n’y avait pas de meeting pas d’attroupement pas de son. Seulement quelques personnes éparpillées dans des chambres prenant le thé causant en attendant le repas. Pas plus ni moins.
Il faut dire que le commissaire était venu avec une voiture pleine de policiers harnachés.
Source crédit : le Journaliste Cheikh AÏDARA via Facebook.
Attendu ce jour du 7 mai 2017 à Gouraye, la porte d’entrée qui fait face à la ville de Bakel (Sénégal) où il séjourne depuis quelques jours, Birame pourrait finalement ne plus entamer sa tournée au Guidimagha, l’un des bastions de l’esclavage en Mauritanie. Trois journalistes qui allaient couvrir l’événement ont été refoulés à la porte de Selibaby. Thiam du Calame, El Mehdi de Mouchahid et moi-même avons tenté de savoir les raisons légales d’un tel interdit, sans réponse. Le gouverneur de la région du Guidimagha, Diallo Oumar Amadou, verse dans l’excès de zèle en interdisant pendant deux jours l’entrée de Selibaby à tout non ressortissant de la région.
En effet, dès l’annonce que le président de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) allait remuer la fourmilière de cette région, c’est le branle-bas de combat.
Une forte délégation de la notabilite soninke a remué les rouages du pouvoir pour éloigner Birame et ses amis de leur cheptel humain qu’une diaspora d’esclaves rebelles basée en Europe et aux USA tente de soulever contre l’aristocratie locale.
Résultat, le poste de gendarmerie de Tachott refoule à tour de bras toute personne soupçonnée appartenir à IRA et tout journaliste. Tous les dirigeants du mouvement ont été empêchés de se rendre à Selibaby. Coumba Dado Kane, khattri, Dah Boushab, Ahmed Hamdi, ont été priés de rentrer. Après une nuit et une journée au poste de gendarmerie loin de toute civilisation sans eau ni nourriture. Avant eux, c’était Balla Toure, Samba Diagana, Hanana Mboirick, de subir le même sort.
La ville de Selibabi est ainsi décrétée ville en état d’urgence où la Constitution mauritanienne qui garantit la libre circulation des citoyens ne s’applique pas. C’est tout juste si on ne n’y a pas soumis un visa d’entrée.
Par Cheikh Aïdara
Paris, le 07 mai 2017
A Son Excellence, M. le Haut-commissaire des droits de l’Homme de l’ONU Nouakchott
Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,
On vous transmet nos salutations !
En tant que personnes qui croient en la démocratie, à la liberté de pensée et la liberté d’expression, nous sommes bien soumis au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), 16 décembre 1966 – Résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies 2200 A (XXI)
Le 07 mai 2017 au matin M. Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie) passera la frontière Bakel Sénégal et Gouraye Mauritanie pour rejoindre le plus naturellement du monde, son pays, la Mauritanie (étant entendu qu’il n’est ce jour pas apatride)
Cependant, il y’a beaucoup de menaces qui pèsent sur l’intégrité de la personne de M.Biram Dah Abeid, sur ses libertés individuelles (arrestation et emprisonnement arbitraires, torture…) et ses libertés politiques (droits de réunions pacifiques…)
Son action s’inscrit aujourd’hui (et toujours…) dans l’effort qu’il demande « …à tous les militants, de rester vigilants, de ne pas céder à la provocation, de rester attaché à l’action pacifique, légale et reconnue par la Constitution mauritanienne ». « Je les adjoins d’être attentifs à l’infiltration de la part de personnes de mauvaise foi, pour pousser des militants non avertis à la violence. N’acceptez pas les infiltrations et le détournement de notre action pacifique ! »
Et parce que M. BiramDahAbeid « invite aussi tous les observateurs, toutes les ONG et tous les partis politiques mauritaniens, à observer ce processus de retour, pour pouvoir témoigner »,
Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,
Nous Vous demandons, par la présente, d’être le témoin des atteintes graves, imminentesaux droits de l’homme en Mauritanie.
Et Nous Vous prions d’observer le retour de M. BiramDahAbeidavec laplus grande vigilance.
Respectueusement !
Source : IRA-FRANCE
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
Décès de l’ancien chef de l’état
IRA – Mauritanie a appris ce vendredi 5 mai 2017 le rappel à Dieu de l’ancien chef de l’Etat, le colonel Ely Mohamed Vall. A cette occasion, nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille et prions Allah pour qu’il accueille le défunt dans son saint paradis.
Amine !
Inna li Lahi wa ina ileyhi rajioune
Nouakchott, 06/5/2017
La Commission de communication
Source crédit : communication IRA-MAURITANIE
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.