En exclusivité/ interview : Mr Moulaye El Hassen BABE nous édifie sur le mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque

Un militantisme pro-Laïcité rime à quoi aujourd’hui en Mauritanie qui est officiellement une République Islamique. Ici dans l’interview à lire ci-après, Mr BABE Moulaye El Hassen, un activiste engagé dans le mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque nous livre sa vision.

🔹️LE BLOG SONINKIDÉES – JOSE : Bonjour Mr Moulaye Elhassen, pouvez-vous faire une brève présentation de vous à nos lecteurs ?

🔹️BABE Moulaye El Hassene : Je m’appelle Moulaye El Hassene BABE, originaire de la commune de Maaden El Irvane près d’Aoujeft en Adrar. J’y ai passé ma petite enfance, élevé par ma grand-mère et mon grand oncle l’érudit tidjani très connu dans la région, feu Mohamed Lemine Ould Sidina.
Après le décès de ma grand-mère, ma mère m’a emmèné à Nouakchott. J’ai grandi dans les quartiers populaires Médina 3 et medina R. J’ai commencé le primaire à l’école 5 près de la mosquée Marocaine, et après un bref passage à l’école Al Quds à Toujinine, j’ai rejoint l’école « Le Petit Centre » à l’îlot K.
J’y suis resté du CP2 à la 3ème, avant de rejoindre le Lycée Français Théodore Monod, où j’ai fait les trois années du Lycée.
Après un Baccalauréat S (Scientifique) spécialité Physique-Chimie, je suis allé en France pour faire une Licence en Géologie, puis un BTS en Informatique.
Je suis militant pour les droits de l’Homme, notamment le droit au respect de l’intégrité morale et physique de l’humain. D’où mon engagement dans le mouvement: #Pour_une_Mauritanie_laïque.

🔹️Le BLOG S-J : Aujourd’hui, en cette fin d’année 2019, que pensez- vous de la situation de l’engagement Droit de l’hommiste en Mauritanie, acquis positifs et manquements ?

🔹️B. Moulaye : Il y a Aujourd’hui une floraison assez remarquable d’associations de la société civile qui militent pour différents aspects des droits de L’Homme dans le pays, reflétant un éveil ascendant de la conscience collective. La jeunesse se mobilise de plus en plus en ce sens, diversifiant les fronts de lutte: anti-esclavage, égalité hommes/femmes , laïcité, rejet de toutes les formes de stratifications sociales, protection des enfants, protection contre les violences conjugales, etc. Mais cette dynamique est très peu accompagnée par les décideurs, voire complètement entravée parfois par ces derniers, comme ça a été le cas pour le projet de loi concernant les violences fondées sur le genre. Loi protégeant pourtant les femmes, mais avortée, il y a deux ans, par des députés dont, paradoxalement, des femmes, sous prétexte de non conformité à la charia islamique.
Le pouvoir en place n’hésite pas à renforcer le système « religio-tribaliste » pour s’en servir dans des intérêts politiques. Visites à la veille de chaque élection, de délégations ministérielles, à des chefs tribaux n’occupant pourtant aucun poste formel. Ce qui compromet tous les efforts entrepris par les militants pour l’égalité des citoyens, et souffle sur les braises du communautarisme tribunal.
Mais il est à noter qu’une nouvelle forme de politique droitsdelhommiste est entrain de voir le jour; poussée en avant par des mouvances telles: l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste IRA, présidée par le Député Biram Dah Abeid; le courant laïque naissant #Pour_une_Mauritanie_laïque; l’Association des Femmes Chefs de Familles AFCF, présidée par la militante prix des droits de l’Homme de la République Française, Aminetou mint El Mokhtar; et d’autres associations et acteurs de la société civile qui commencent à peser sur les directives politiques.
Cependant depuis l’introduction en Avril 2018, par le conseil des ministres, du projet de loi abrogeant le fameux article 306 du code pénal, je considère personnellement qu’il ne s’agit pas seulement d’un manquement de nos dirigeants à leur devoirs de protection des droits humains, mais plutôt d’une totale irresponsabilité, une immaturité, et une inconscience cruelle de ces derniers. Ce qui laisse très peu d’espoir de les voirs dans un avenir proche prendre en considération les aspirations de la jeunesse en matière de droits de l’Homme. Seul un changement politique des figures du pouvoir en place, pourrait faire retrouver cet espoir.

🔹️Le BLOG S-J : Vous vous dites engagé dans le mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque, sachant que la Mauritanie est une République Islamique, vous nous en dites quoi concrètement ?

🔹️B. Moulaye : Concrètement cela signifie que nous rejetons fermement l’islamisation politique de L’Etat.
Un humain peut adopter une religion, c’est un droit inaliénable que nous comptons préserver et renforcer, mais l’adoption d’une religion par un État, ça n’a aucun sens, quelle que soit cette religion.
Le Sénégal voisin n’a aucune religion d’Etat, le Burkina Faso non plus, le Mali, etc. Et leurs citoyens musulmans ne s’y portent que mieux.
Aussi nous savons, à la lumière de l’Histoire de notre pays, que ce mot « Islamique » n’est en réalité qu’un décor, qui n’a pas empêché L’Etat de fermer les yeux face à des décennies d’esclavage d’une bonne partie de ses citoyens musulmans, de fermer les yeux face au génocide et à la déportation d’autres concitoyens musulmans lors des événements 1989, et d’appliquer parfois « la Charia » seulement sur les plus faibles et d’en épargner les plus forts, avec un deux poids deux mesures qui suit un code d’hyerarchie tribaliste et raciste contraire même aux recommandations de l’Islam. Et ces contradictions flagrantes continuent jusqu’à aujourd’hui, sans aucune gêne, compromettant l’instauration de L’Etat de droit.
Nous pensons aussi que le terme « République Islamique » est incompatible avec la diversité religieuse des citoyens du pays, et constitue une discrimination idéologique et une grave atteinte au droit de conscience des citoyens. Il n’existe aucun pays sur terre où tous les citoyens sans exception sont de la même religion, à moins qu’ils nevsoient tous menacés de mort en cas d’adoption d’une religion différente de celle imposée par L’Etat, comme c’est le cas en Mauritanie avec l’article de loi 306 qui interdit aux citoyens sous peine d’être pendus ou exécutés par pelotons, d’adopter une autre religion que celle qu’il leur impose, l’Islam. Les citoyens non musulmans ayant peur pour leurs vies, n’ont ainsi d’autres choix que d’acquiesser dans le silence, et confirmer le chiffre100% de citoyens musulmans, MACHAALLAH.

🔹️Le BLOG S-J : Ne pensez- vous pas que l’islam qui est un référentiel social et spirituel de l’ensemble des populations mauritaniennes, puisse être une donnée fédératrice une fois dépoussiéré d’une certaine instrumentalisation, alors que la notion de laïcité très « étrangère » serait plus perturbatrice aujourd’hui ?

🔹️B. Moulaye : l’Islam n’est pas du tout un référentiel, ni social ni spirituel, qu’on peut généraliser à tous les citoyens. les minorités mauritaniennes non musulmanes ont elles leurs propres référentiels respectifs différents du référentiel « Islam » et qu’il faut savoir leur respecter autant qu’il faut savoir respecter aux musulmans le leur. Il est impossible de fédérer des humains dans un pays sur une base religieuse non commune à tous, et dont l’évolution est aussi aléatoire que le sont les opinions de chaque humain tout au long de son parcours de vie. Les convictions religieuses sont mobiles, elles meuves tout au long de la vie, et vouloir en faire un référentiel figé et l’imposer même aux citoyens qui ne sont pas encore nés, est une bêtise.
Le depoussierage de l’islam, nécessite déjà de se mettre d’accord sur les paramètres où critères ou outils permettant de distinguer ce qui ne serait que poussière et ce qui serait authentique?
À mon avis, il s’agit d’une utopie insensée, impossible à réaliser par manque déjà parfois de traçabilite dans les sources islamiques qui servent de matrice à la jurisprudence Malekite que notre pays a adoptée depuis son indépendance. Jurisprudence qu’il a renforcée par une loi de juin 2017 menaçant d’un à cinq ans de prison ferme tout citoyen qui oserait la contredire. Comment dépoussiérer quelque chose dont la simple contradiction peut vous coûter de la prison ferme ?
Le plus fort imposera toujours son interprétation de l’islam sur les autres. En Mauritanie les musulmans sunnites imposent le rite Malekite par la force, et interdisent par exemple tout prosélytisme islamique chiite dans le pays, le tout sur fond parfois de bras de fer geopolitique ou mendicité diplomatique auprès de certains pays du golf. C’est la jungle, la loi du plus fort.
Une simple volonté du président de la République peut changer l’interprétation par les « Oulémas » des commandements de Dieu, comme on a vu se passer dans l’affaire Dreyfus à la Mauritanienne (Mkheytir), où certains « clowns » de la chariaa, n’avaient même pas honte d’émettre des fatwas meurtrières et de les contredire quelques temps après sur simple volonté du président du Pays. La volonté de Dieu, elle, a tout à coup été mise sur le banc de touche.
Ces mêmes Oulémas, seuls capables éventuellement de déceler le vrai du faux dans les différentes exegeses coraniques, ont eux même prouvé leur malhonnêteté, à plusieurs reprises, et leur totale insouciance de la justice et de l’égalité des citoyens devant la loi. Nous sommes tous témoins de leur instrumentalisation de l’affaire Mkheytir, de leur silence et inertie face à l’esclavage, face aux événements 89, de leur mendicité constante auprès des dirigeants du pays, de leur instrumentalisation de la religion à des fins électoralistes etc.
Alors, si ni les dirigeants, ni les chefs religieux, n’ont la volonté de dépoussiérer l’Islam, ce n’est pas le citoyen lambda qui se mettra à l’œuvre, et même s’il tente de le faire, il se heurtera très rapidement à un manque d’authenticité des outils mis à sa disposition pour faire cette tâche. Il lui faudra dépoussiérer d’abord les outils: références historiques assez approximatives, archives de textes anciens islamiques dont la subjectivité des auteurs pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout, etc. Ce qui le fera entrer dans un « machin » sans queue ni tête dont il ne sortira rien de concrètement prouvable ni objectivement acceptable ou adoptable unanimement par tous. En tout cas depuis le décès du prophète Mohamed (PSL) il y a 1400 ans, on n’a jamais entendu dire qu’une nation a déjà réussi à trouver et adopter le vrai Islam sous sa forme « gouvernance », et aucun Etat islamique contemporain, ne peut nous servir d’exemple; ni l’Arabie saoudite où sont concentrés les plus grands Oulémas, mais où sévit l’injustice, ni la tentative d’Etat Islamique en Irak et au levant, Daech, qui vient de coûter à l’humanité des millions de victimes entre morts et blessés.
Donc, ce fameux État Islamique juste et prospère, qu’on nous miroite depuis notre naissance, n’est rien d’autre qu’un rêve d’enfant candide et naïf.
Il est vrai que la notion de « Laïcité » est encore assez étrangère dans l’oreille d’une bonne partie de la population, mais ils s’y habitueront assez rapidement et l’assimileront à coups d’explications, de débats, et de rassurances. Les résultats des campagnes de sensibilisons sur la Laïcité ont été assez probants ces deux dernières années, puisque beaucoup de personnes réticentes au début à l’idée, ont finit par la rejoindre et militer pour.

🔹️ Le BLOG S-J : À la lumière d’une partie de votre réponse précédente, vous ne risquez pas de créer un amalgame entre laïcité comme cadre institutionnel neutre par rapport l’exercice du culte et des relents suspect d’un athéisme militant ?

🔹️B. Moulaye : Si par amalgame on entend, donner aux citoyens athées les mêmes droits qu’aux citoyens croyants, là nous pouvons déjà confirmer dès le départ, que telle est bien notre intention. Nous ne la cachons pas, au contraire nous en sommes très fiers et la crions haut et fort. Donc inutile de nous suspecter puisque notre démarche est on ne peut plus claire et transparente.
Nous savons qu’il existe des citoyens athées, nous savons qu’il existe des citoyens chrétiens, chiites, et même, mais certes dans une moindre mesure, des citoyens juifs. Et tout ce que nous savons, L’Etat Mauritanien et ses services de renseignements en savent certainement davantage. Nous refusons la politique de l’autruche suivie par nos dirigeants, et qui consiste à fuir ces questions sensibles aux détriment des droits des citoyens concernés. C’est irresponsable. C’est honteux. C’est lâche.
Dans un État de droit, chaque humain compte, et aucune loi qui prive un seul humain de son droit de conscience n’est admissible.
Suspecter quelqu’un d’athéisme, c’est aussi ridicule que de le suspecter d’être un peul ou un maure ou un végétarien. Être athée c’est comme être musulman, c’est à dire un choix personnel à respecter, et qui n’engage que son sujet. Ce n’est en aucun cas un crime ni un vice.
Par contre je comprends bien la crainte que pourraient avoir certains, de se retrouver dans un système qui restreint leurs droits dans leurs pratiques cultuelles. Ceux là doivent comprendre qu’au sein de notre mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque nous militons et militerons toujours avec exactement la même force et le même engagement contre toute tentative d’instrumentalisation de la laïcité à des fins qui puissent porter atteinte à leurs droits. La laïcité est le meilleur garant de ce type de droits.
Mais en réalité dans notre société, le culte est souvent pratiqué avec un sentiment de supériorité vis-à-vis des autres cultes ou orientations idéologiques. Une suprématie implicite, et même très souvent explicite, qui fait que certains citoyens sont tout simplement allergiques à toute éventuelle cohabitation avec d’autres concitoyens qui différent par leurs choix religieux. Là ce n’est par crainte de rien du tout, c’est juste une forme de racisme, d’incivisme et de mauvaise éducation. À ceux là, nous ne pouvons proposer que d’aller se faire soigner, ou prendre des cours d’éducation civique, car la discrimination sur base religieuse n’est pas acceptable dans notre pensée laïque.

🔹️Le BLOG S-J : Quelle est aujourd’hui l’ampleur de ce militantisme pro laïcité en Mauritanie? Et quelle est l’attitude des pouvoirs publics face à votre mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque ?

🔹️B. Moulaye : L’ampleur de ce militantisme est mesurable, dans un premier temps, par la qualité des porteurs de ses revendications.
Depuis le lancement du mouvement laïque, à la date du 17 février 2017, plusieurs personnalités, des politiques, des journalistes, des artistes, des acteurs de la société civile, des professeurs, des écrivains, des féministes, des présidents de syndicats estudiantins, et des hommes d’affaires, ont fait appel publiquement à la laïcisation de L’Etat.
Le mouvement a une page Facebook officielle suivie actuellement par un peu plus de 8000 personnes, et une chaîne YouTube sur laquelle sont publiées régulièrement ses activités.
Le premier jour du lancement du mouvement, une dizaine de journaux internationaux dont CNN, Alarabiya, et d’autres, ont dit avoir constaté des vagues sans précédents de revendications de la Laïcité en Mauritanie sur Facebook. Les journaux locaux ont fait le même constat. Deux ans et demi plus tard ces vagues se sont agrandies et se sont interconnectées.
Et tout ceci n’est que la partie émergente de l’iceberg, car la majorité des pros Laïcité n’osent pas encore l’exprimer, par peur d’être soupçonnés d’athétisme, de subir des pressions familiales, professionnelles, sociales, ou en ce qui concerne les politiques, peur de perdre une parti de leur électorat ou de leur popularité. Nous recevons tout de même beaucoup de messages de la part de ces laïques de l’ombre nous disant qu’ils nous soutiennent et qu’ils s’annonceront dès que leurs circonstances le leur permettront.
Il est à noter aussi que dans ce mouvement laïque il y a une diversité assez représentative du spectre des composantes éthniques du pays. On y retrouve parmi les plus actifs, des peuls, des soninkes, des Haratines, des Maures, des Maalmines (Forgerons) et des Wolofs.
Depuis deux ans et demi, les pouvoirs publics ne font que nous observer, pour le moment aucune attaque de leur part, ni soutien, n’ont encore été enregistrés.
Nous avions improvisé une première petite manifestation à Nouakchott, le 02 Juillet 2018, jour du sommet G5 Sahel et visite du Président français Emmanuel Macron à Nouakchott, et la police ne nous a pas inquiété, ou plutôt devrais-je dire, n’a pas eu le temps de nous inquiéter, car nous n’avions ni demandé une autorisation de rassemblement, sachant à l’avance qu’elle nous sera refusée, ni duré assez longtemps, afin éviter tout accrochage éventuel avec les autorités.
Par contre nous avons été beaucoup attaqué par les milieux islamistes, par les chefs religieux, par des espions infiltrés dans notre mouvement, et par certains politiciens aux calculs lâches. Mais face à notre persistance et notre consistance, l’impact de ces attaques est resté négligeable.

🔹️Le BLOG S-J : Quelles perspectives pour ce mouvement à court terme et à long terme ? Investir le champ politique comme parti ou s’inscrire davantage dans la mouvance Droit de l’hommiste d’éveil pour les uns ou de subversion pour les autres ?

🔹️B. Moulaye : La création d’un parti politique laïque n’est pas envisageable ni à court terme ni à moyen terme. Les pouvoirs responsables de l’instauration de lois complètement terroristes telles l’article 306 et ses semblables, ne vont certainement pas nous accorder une licence pour un parti laïque. Déjà que les Partis RAG et FPC, respectivement présidés par Biram Dah Abeid et Samba Thiam, sont injustement et inexplicablement non autorisés ce n’est pas le notre qui le sera.
Cependant les militants laïques au sein des partis politiques et des associations de la société civile, pèsent de plus en plus dans les directives de ces derniers. Certains partis autorisés et reconnus ont des bureaux exécutifs composés presque à moitié de laïques. Et des politiciens assez ouverts d’esprits rejoignent progressivement l’idée de la Laïcisation de L’Etat.
Mais notre concentration se porte surtout sur la sensibilisation des populations afin de créer une base sociale solide, pesante électoralement, qui puissent encourager les décideurs laïques à agir sans crainte pour leurs postes ou leurs intérêts politiques. Et cette base sociale grandit chaque jour, à travers des débats quotidiens sur plusieurs plate-formes, notamment des groupes WhatsApp pilotés par des laïques, des groupes et des lives Facebook, des réunions de cafés, des débats dans les taxis, etc.

🔹️ Le BLOG S-J : Les visées pour une laïcisation de l’État nécessite forcément une réforme constitutionnelle, n’êtes vous pas dans une utopie eu égard des réalités sociales et politiques d’aujourd’hui ?

🔹️B. Moulaye : Beaucoup de ce qu’on appelle « réalités sociales » en Mauritanie, n’est que façades, hypocrisies, et schizophrénies. Nous connaissons parfaitement les vraies réalités de notre société, celles toujours voilées et non avouées.
Pour nous, la laïcité est une question de vie et de mort. Il en va de manaces qui pesent directement sur le droit à la vie de certains citoyens. Il n’est pas logique de défendre le citoyen lorsqu’il est menacé par une simple discrimination raciale ou basée sur le genre, et de baisser les bras lorsque sa vie et son existence même servent de balle de ping-pong entre quelques barbus fous, et quelques dirigeants politiques irresponsables et inconscients.
Nous sommes filles et fils de ce pays, c’est notre terre, celle de nos ancêtres, nous avons notre mot à dire, et nous ne comptons pas laisser libre champs à quelques obscurantistes incultes qui minent notre constitution et notre code pénal d’absurdites moyenâgeuses qui n’ont rien à enviers à l’idéologie nazie. Préconiser par exemple la pendaison d’un être humain, sur simple choix d’orientation religieuse est inacceptable et inadmissible.
Nous avançons méthodiquement, nous maîtrisons les mécanismes de notre société, nous disposons de tout un arsenal de moyens de pression qui finira certainement par faire effet sur nos dirigeants; peut-être un peu lentement, mais très efficament.
Ces deux années et demi de combat pour la Laïcité, nous ont permis, d’une part, de faire une évaluation empirique très précise de nos capacités de persuasion vis-à-vis des populations, et d’autre part de pouvoir bien mesurer l’interaction de ces dernières avec cette revendication. Nos constatations en ce sens, nous encouragent à continuer.
Nous misons également sur un concours, qui se profile de plus en plus, entre différentes forces progressistes dans la société civile; et sur une étroite collaboration avec certains acteurs politiques honorables et courageux, pour parvenir à faire triompher les droits de l’Homme et notemment le droit à la liberté de conscience, dans le pays.
La vérité et la justice finissent toujours par triompher.

🔹️Le BLOG S-J : votre dernier Mot à l’endroit de nos lecteurs, et nous vous remercions vivement d’avoir accepté notre interview.

🔹️B. Moulaye : J’appelle vos lecteurs à rejoindre ce mouvement, en brandissant son drapeau sur leurs photo de couvertures Facebook en, faisant des publications accompagnées du hashtag #Pour_une_Mauritanie_Laïque, ou en arabe #نريد_موريتانيا_علمانية.
C’est à travers ce mot-clic qu’on arrive à se coordonner entre militants, car un clic sur ce mot-dièse permet de ressortir par Facebook, par exemple, une liste de personnes l’ayant utilisé. Ainsi, nous prenons contact les uns avec les autres, buvons un verre de thé à l’occasion, et débattons des démarches et activités de sensibilisons qu’on peut mettre en place pour rendre au citoyen Mauritanien toute sa dignité.
Je les invite également à interagir avec nos plate-formes, page Facebook officielle et chaîne YouTube, dont les liens sont ci-joints ( https://www.facebook.com/Pour.une.Mauritanie.laique/, https://www.youtube.com/channel/UCQOZ7ZFDUYNu91w5DuWpPaQ ) , s’ils veulent se renseigner davantage sur le mouvement.
Enfin, je tiens à rassurer vos lecteurs, que nous les laïques n’avons aucunes intentions autres que la justice et l’égalité de tous les citoyens. Nous aimons notre pays, nous ne combattons pas l’Islam, nous ne sommes téléguidés par aucune force étrangère, et nous n’importons pas aveuglement des idées reçues de l’Occident. Nous combattons uniquement les instrumentations de l’Islam par certains mal intentionnés qui en font une source de lois qui portent atteinte à la dignité humaine. Et nous puisons nos pensées laïques de notre propre sens de la justice.
Merci beaucoup à Vous pour m’avoir invité à cette interview sur votre plate-forme médiatique Soninkidees-Jose.

Propos recueillis par K.S pour le BLOG

Art / Musique : la Compilation Ganbanaaxu disponible !

🎶👉🏿👉🏿https://backl.ink/60824670

Lors d’une soirée culturelle « La Compilation Ganbanaaxu » à Nouakchott le 8 juin 2019, la crème du Rap Mauritanien s’est réuni pour une prestation historique en faveur de valeurs humanistes et citoyennes prônées par l’engagement Ganbanaaxu Fedde. Cet événement avait été dirigé par le Rapeur mauritanien et militant défenseur des Droits humains Coulibaly Papa Hamady alias Yimbi kumma .

Ces derniers jours, la Compilation Ganbanaaxu est disponible via différentes plateformes de téléchargement musical.

Voir ce lien sous l’identification Ganbanaaxu by various artists: https://backl.ink/60824670

Mauritanie/ événement : Un Mot sur la conférence de presse du président Biram Dah Abeid à Nouakchott.

Après avoir suivi le speech (partie en français) du président Biram Dah Abeid lors de sa conférence de presse de ce jour 1/10/19 à Nouakchott, je dirais que c’est une énorme chance d’avoir une personnalité nationale chez qui la TRANSPARENCE est le marqueur principal de tout ce qu’il entreprend dans son engagement. Aujourd’hui les fruits mûrs de la résilience d’un militantisme inédit enclenché par la marque IRA-MAURITANIE depuis octobre 2008, ne peuvent que confirmer la stature d’Homme d’État de ce monsieur. Le multiple primé sur l’international pour son engagement droit de l’hommiste, entouré de ses camarades de lutte, se révèle davantage une aura qui force le respect. Universaliste adepte reconnu pour l’avènement d’un ORDRE JUSTE, Mr BDA s’est permis à l’entame de cette rencontre publique, une précision d’une importance particulière. Il dit commencer par discourir en français parce que les arabophones (parmi le public) avaient l’habitude à déserter les lieux une fois la partie en arabe finie et pour respect pour tout le monde il a opté ainsi ce jour.

Dans son discours, il admet que lors de sa rencontre d’hier (30/9/19) avec le président de la république Mr Ghazouani, ses questionnements (liés aux problématiques du pays) ont eu des réponses à la hauteur. Ainsi il pense que le cheminement vers la phase de concrétisation doit être l’objectif principal.

L’emblème d’IRA-MAURITANIE a comme devise : POUR UNE MAURITANIE JUSTE. Plus que jamais confirmé

©️KS pour le BLOG

Urgent : Mauritanie/Politique, le leader abolitionniste Biram Dah Abeid reçu par le président Ghazouani à Nouakchott

©️Crédit photo Tawatur

[Flash – info Mauritanie – politique]

Le président Biram Dah Abeid, député national au parlement et candidat indépendant lors de l’élection présidentielle du 22/6/19, est reçu par le président Ghazouani au palais présidentiel ce lundi 30/9/19 à Nouakchott. Pour rappel le leader abolitionniste mauritanien a annoncé une conférence de presse prévue demain mardi 1/10/19 à son ex QG de campagne. Le président des Réseaux- IRA est arrivé deuxième selon les résultats contestés du scrutin présidentiel de juin dernier. Depuis quelques jours, plusieurs personnalités politiques ont été reçues par le président mauritanien qui selon diverses sources, vise à « normaliser » l’atmosphère politique du pays d’une manière générale par la concertation. Et aujourd’hui cette entrevue avec le Prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique en faveur des Droits humains, sera très suivie, décortiquée et commentée dans le pays et ailleurs.

🔹️KS pour le BLOG

AFFAIRE DE L’ENFANT « GHAYA MAIGA »

AFFAIRE DE L’ENFANT « GHAYA MAIGA « HISTOIRE DE PERSISTENCE DE FAIRE FI A LA LOIÀ un moment où le gouvernement mauritanien se vante auprès de ses partenaires internationaux de ses accomplissements fictifs dans la lutte contre l’esclavage, et à un stade où certains recherchent une nouvelle phase au cours de laquelle le régime en place lance des slogans de donner une attention aux personnes vulnérables et de leur rendre justice, vient la question de la jeune fille asservie pour exposer à nouveau le régime et le système, et dévoiler le faux caractère de ses slogans principalement destinés à la consommation externe.Le cas de l’esclave « ghaya » a commencé lorsque le comité des droits de l’homme de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste « ira » a été informé de la présence d’une mineure sans abri dans un district Du carrefour, dans la moughataa de strict d’Arafat, dans la wilaya de Nouakchott sud, après avoir été insultée et maltraitée par son employeur, Mme Lalla Mint Cheikh Ould Jiddou.Conformément à la loi, l’IRA et les organisations de défense des droits ont informé aux autorités compétentes; mais ils ont vite fait face au même comportement avec lequel les régimes mauritaniens successifs ont confronté les dossiers d’esclavage. Ces parties connues pour falsification ont eu recours à l’attrait de la famille de la victime afin d’induire l’opinion publique en erreur et contourner l’affaire par le biais des déclarations de la famille de la victime, et l’exploitation du beau-père de celle-ci, convoqué par le procureur pour approfondir l’enquête.
La fermeté et la cohésion des organisations et des personnalités portant soutien à « Ghaya » ont joué un rôle crucial pour contrecarrer la tentation pratiquée par les forces féodales; ce qui a fait que le Parquet a conclu a l’accusation formelle des esclavagistes et leurs complices de ce qui suit:- Accusations d’asservissement, d’employer un mineur, de traitement inhumain. Le ministère public a requis à cet égard le placement en prison de Mme Lalla Mint Cheikh Jiddou et du mari de la mère de la victime, qui a menti en prétendant être son propre père, pour induire la justice en erreur, participant ainsi à la falsification des preuves. Le Parquet a également ordonnée de faire amener la mère de la victime de Bassiknou et de la mettre sous contrôle judiciaireDans une démarche étroitement liée au processus de contournement de la loi et à l’impunité des criminels, le juge d’instruction Outhmane Ould Mohamed Mahmoud a refusé de déposer les accusés de ces crimes graves. Il s’agit d’un acte étrange incompatible avec la gravité des accusations, et contredit l’esprit de la Constitution qui a érigée contournement de ces crimes odieux a été couronné en envoyant la victime à Bassiknou en l’éloignant du lieu des violations dans le cadre d’une nouvelle série d’efforts visant à contredire la réalité.Les organisations de défense des droits de l’homme, les partis politiques, les mouvements de jeunesse et les personnalités nationales formant cette alliance de défense de l’enfant asservie Ghaya, en mettant l’opinion publique nationale et internationale devant la réalité de ce crime, tiennent à annoncer ce qui suit:

1- s’engager dans un vaste effort de mobilisation nationale et internationale qui ne s’arrêtera pas avant de rétablir la fille « Ghaya » dans sa dignité, l’accomplissement de la justice contre ses esclavagistes et l’application de la loi de manière à obtenir le droit et dissuader les personnes impliquées dans des cas similaires qui se trouvent malheureusement dans le pays et dans toutes ses composantes.

2- Demander une enquête exhaustive sur les circonstances de manipulation de l’application de la loi dans le cas de Ghata et d’autres cas d’esclavage et punir les personnes impliquées;

3- Inviter les forces politiques nationales à surmonter leurs disparités politiques et intellectuelles et à adopter une position unifiée imposant au gouvernement et à l’ensemble du système politique de rompre avec les mesures visant à protéger les criminels esclavagistes et à favoriser l’impunité.

Nouakchott 24/09/2019

Signataires:

1- Association des femmes chefs de famille

2- IRA

3- Organisation Maison de la Liberté pour la défense des droits de l’homme et la lutte contre l’esclavage et ses séquelles

4- La tendance des Mauritaniens séculiers

5- Manifeste des droits politiques, économiques et sociaux du Haratines (REFONDATION)

6- Parti SAWAB

7- Sénatrice Maalouma Mint El-Meidah, présidente de la Fondation Maalouma pour le patrimoine et les arts

8- Dr. Avocat Aicha Salama Moustapha

9- Ahmed O/Ely, avocat

10- -Mouvement « Non au changement de la Constitution »

11- Union des Forces de Changement

12- Touche pas ma nationalité

13- SOS esclaves

14- mohammed lemin mahmoudi

15- Association mauritanienne des droits de l’homme

16- Forum des organisations nationales de défense des droits de l’homme (FONADH)

17- l’institution de l’opposition démocratique.

18- l’Union des forces du progrès

19- Rassemblement des forces démocratiques

20- Samoury Bey

Note d’information sur la situation chaotique de la Justice au Guidimagha

Nous avons eu connaissance d’une note adressée aux hautes autorités Mauritaniennes, note rédigée par Dicko Hanoune depuis la France. Un natif pur produit du Guidimakha, Secrétaire General de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe. Elle dénonce les abus judiciaires qu’exerce le président du tribunal régional de Selibabi sur les populations noires. Personne n’ignore dans la région les abus judiciaires indexés, le cas de Boundaouda Ali Sidibé qui a été cité dans sa note, nous avons eu la preuve d’un abus judiciaire incontestable. Cet homme a été accusé gratuitement, jeté en prison alors qu’il n’a rien fait.

Il était venu se plaindre des pratiques esclavagistes coutumières dans son village et il s’est retrouvé en prison du jour au lendemain pour le faire taire. Mieux, lorsqu’il a été acquitté par la Cour d’Appel de Kiffa, le lendemain, ces adversaires partent voir le président du tribunal de Selibabi pour déposer une nouvelle plainte sur la même affaire. Comment une accusation déjà jugée peut recevoir plusieurs plaintes ? Pour rappel, la première plainte de ces adversaires avait été classée sans suite dès le début par le procureur, cela n’a pas empêché le président du tribunal à le jeter en prison. Beaucoup de villages sont victimes de ces pratiques du tribunal de Selibabi, à l’exemple de: Diaguily, Diogountro,Artoumo, Dafort, Bouanze, Tachott, Coumbandao etc… la liste est longue. Jamais la vérité ne sort de ce tribunal, c’est la loi du plus offrant.

Bonne réception.

France le 17 septembre 2019

Objet : Note d’information sur la situation chaotique de la justice au Guidimakha.

A l’attention du président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani,
Du ministre de la justice, DR Haimoud Ramdan,
Du président de la Cour suprême,
Du président de la Haute Cour de Justice,

Par cette présente note, je vous informe sur les agissements contraires à l’esprit de tout système judiciaire, du président du tribunal de Selibaby, qui s’appelle El Vadil Baba Ahmed dans la région du Guidimakha. Il remplace le juge d’instruction et fait des ravages dans la région. Cet homme est tout sauf un magistrat à qui on doit confier la gestion d’un tribunal. Il a sous sa main, un nommé Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine. Il organise de faux procès sans l’avis du procureur ni les greffiers et condamne de pauvres citoyens innocents. C’est un corrompu qui reçoit de l’argent, condamne sans la moindre preuve à charge. Le tribunal de Selibaby est devenu une boutique d’argent sale pour blanchir les criminels et condamne des innocents ignorants citoyens à la place de vrais délinquants.

« Le président d’un tribunal ou d’une cour est le juge qui préside l’audience, c’est-à-dire qu’il gère le déroulement du procès et les débats. En fonction de la juridiction, le juge peut siéger seul ou être assisté par deux assesseurs. »

A cause de son super pouvoir sans contrôle ni compte à rendre, El Vadil Baba Ahmed organise des procès expéditifs tout seul sans le procureur, ni juge d’instruction, greffier où un avocat. Il est tout à fois. Il a recruté son rabatteur (Sam-sara) qui organise son vaste réseau de corruption, l’obscur individu s’appelle Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, récolte l’argent illicite sur le dos de pauvres. Les victimes se comptent en centaine voire milliers dans la région.

Je vous cite quelques cas : Boundaouda Ali Sidibé alias Samba Ali Sidibé, un homme d’une soixantaine d’années, ressortissant du village Agoïnitt, c’est la Cour d’Appel de Kiffa qui l’a innocenté le 21 Aout 2019 alors que El Vadil Baba Ahmed l’avait jeté en prison à Selibaby sur des fausses accusations. Un certain Yely TRAORE de Tachott est déféré en prison sans raison sur une simple convocation le 24 décembre 2018, personne ne sait pourquoi ? Depuis le 06 Août 2019, il a jeté en prison à Selibaby, un mauritanien immigré en Espagne, venu passé ses vacances au pays qui s’appelle Camara Souleymane, ressortissant village de Tachott Bérané. Il y a de gens qui quittent l’Espagne, la France, l’Europe pour solliciter les services occultes du président du tribunal de Selibaby contre de l’argent pour emprisonner leurs rivaux. C’est un vaste réseau d’une mafia judiciaire qui ne dit pas son nom.

Seul à Selibaby, le président du tribunal s’autosaisit de dossiers qu’un procureur a classés sans suite pour emprisonner gratuitement. Un président d’un tribunal qui refuse le classement sans suite d’un dossier par le procureur, qui juge des affaires qui se passent en dehors de la Mauritanie, mais où va-t-on ? Mr El Vadil Baba Ahmed instrumentalise la justice pour s’enrichir illicitement et emprisonne ces victimes illégalement. La situation judiciaire est catastrophique dans le Guidimakha. Nous demandons qu’il soit banni de l’appareil judiciaire avec son complice cité ci-dessus.

Diko Hanoune/ Secrataire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

©️Crédit source : http://guidumakha.com/index.php/14-sample-data-articles/289-mauritanie-note-d-information-sur-la-situation-chaotique-de-la-justice-au-guidimakha

الموضوع: مذكرة اعلامية حول الوضعية الكارثية للعدالة في ولاية غيديماغا

فرنسا بتاريخ 17 سبتمبر 2019
الموضوع: مذكرة اعلامية حول الوضعية الكارثية للعدالة في ولاية غيديماغا
موجهة إلى:
رئيس الجمهورية، محمد ولد الشيخ الغزواني
وزير العدل د/حيمود رمضان
رئيس المحكمة العليا
رئيس محكمة العدل العليا

أردت من خلال هذه الوثيقة اطلاعكم على التصرفات المناهضة لكل نظم العدالة التي يمارسها رئيس المحكمة في سيليبابي ولاية غيديماغا، المسمى الفاضل باب أحمد. فهو يعطل ويحل محل قاضي التحقيق ليعيث فسادا في الولاية، مستعينا بالمسمى محمد محمود ولد محمد الأمين. إن تصرفات هذا السيد لا تشبه في أي شيء تصرفات القاضي المؤتمن الذي يمكن أن تسند إليه مهمة رئاسة محكمة. فهو يعقد محاكمات صورية، دون استشارة قاضي التحقيق أو كتاب الضبط، ويصدر أحكامه على مواطنين أبرياء مغلوبين على أمرهم. إنه مرتش يصدر الأحكام الجزافية دون أي دليل لصالح من يدفع أكثر.. لقد تحولت محكمة سيليبابي إلى دكان قذر تُبرأ فيه ساحة المجرمين ويحكم على الأبرياء الجهلة مكان المنحرفين الحقيقيين.

« إن رئيس المحكمة هو قاض يترأس الجلسات، أي أنه يشرف على سير المحاكمة والمداولات، على ضوء القوانين المعمول بها، ويحق له النظر في القضية منفردا أو الاستعانة بمستشارين اثنين »

واعتمادا على صلاحياته غير المحدودة، ولكونه لا يخشى رقابة ولا يستشير أحدا، أصبح الفاضل باب أحمد يعقد المحاكمات الاستعراضية منفردا من دون وكيل الجمهورية أو قاضي التحقيق أو كاتب ضبط أو محام، فهو الكل في الكل. وقد اكتتب لنفسه سمسارا يشرف على شبكة للفساد واسعة الانتشار، وذلك في شخص المسمى محمد محمود ولد محمد الأمين، المكلف بجباية المال الحرام على كاهل الفقراء. وقد أصبح الضحايا يعدون بالمئين بل بالآلف داخل الولاية.
وسأذكر لكم فيما يلي بعض الحالات: بونا داوودا عالي سيدي بي، المعروف بــ: صمب عالي سيدي بي، رجل في الستين من عمره من سكان قرية آغوينيت، تمت تبرئته من طرف محكمة الاستئناف في كيفه بتاريخ 21 أغشت 2019، وكان الفاضل باب أحمد قد رمى به في السجن في سيليبابي بناء على ادعاءات واهية. وشخص آخر يدعى يلي تراووري من سكان التاشوط يتم حجزه في السجن بدون أي مبرر بعد أن وجهت إليه دعوة بتاريخ 24 دجنبر 2018، ولا أحد يعرف السبب؟ وفي يوم 06 أغشت 2019 رمى في سجن سيليبابي مواطنا موريتانيا آخر مقيما في اسبانيا جاء لقضاء عطلته في وطنه، وهو من سكان التاشوط بيرني، ويدعى كامارا سليمان. هنالك من يأتون من اسبانيا وفرنسا وكل أوروبا، لطلب خدمات رئيس محكمة سيليبابي غير الشرعية ويدفعون له المال مقابل الانتقام من خصومهم. إنها شبكة مافيوية غير معلنة تعشعش في النظام القضائي.
وحده رئيس محكمة سيليبابي يعطي لنفسه حق استئناف قضية أغلقت من طرف النيابة، ثم يصدر أحكاما بالسجن جزافا. رئيس محكمة يتدخل في عمل النيابة ويصدر الأحكام في أمور وقعت خارج موريتانيا، إلى أين يذهب بنا هؤلاء؟ إن الفاضل باب أحمد يتلاعب بالعدالة لجني الأرباح اللامشروعة، يزج بضحاياه في غياهب السجن ظلما وعدوانا. لقد أصبحت وضعية العدالة في ولاية غيديماغا كارثية. ونطالب بفصله نهائيا من الجهاز القضائي هو وشريكه آنف الذكر.
جيكو حانون/الأمين العام لرابطة حراطين موريتايا في أوربا.

Mauritanie : La Présidence de la République annonce la nomination d’un conseiller et de chargés de missions

La Présidence de la République a annoncé mardi en début d’après- midi en date de ce jour (mercredi, 18 septembre 2019) sont nommés :

1) Conseiller chargé des affaires diplomatiques à la Présidence de la République: M. Izidbih Ould Mohamed Mahmoud;

2) Chargés de mission à la Présidence de la République MM :

Mohamed Lemine Ould Aboyé Ould Cheikh El Hadrami;

– Mohamed Mahmoud Ould Emmatt ;

– Sidi Ould Domane ;

– Habib Ould Hemmet ;

– Yahya Ould Kebd ;

– Haroune Traoré ;

– El Hacen Ould Zein ;

– Oumar Gueye ;

– Ahmed Salem Ould Mohamed Vadel ;

– Sidi Mohamed Ould Jaavar et

– Saleh Ould Dehmach.

©️ crédit source : AMI.MR (agence mauritanienne d’information)

LA MAURITANITÉ NE DOIT PAS RIMER AVEC MAURITUDE.

La Mauritanie, voilà un pays où certains ont réussi à usurper à leur propre profit notre bien commun, « LA MAURITANIÉ », et à partir de leur position de simples citoyens « bien nés », dictent pourtant aujourd´hui celui qui est Mauritanien et celui qui ne l´est pas. Ils définissent pour leurs propres concitoyens Noirs ce que veut dire la « Mauritanité ». La particularité de cette singulière dictée est dans sa manifestation concrète pendant les années de braise avec la déportation manu militari de plusieurs dizaines de milliers de leurs propres concitoyens au Sénégal et au Mali et l´exil forcé de centaines d´autres en Europe, en Afrique et en Amérique. L´enrôlement biométrique du Général-putschiste Mohamed ould Abdel Aziz vient de boucler la boucle de l´extermination civile et civique ou l’exclusion définitive des Négro-mauritaniens dans leur « Mauritanité » qui rime plus avec mauritude.
N´avons-nous pas le droit de dénoncer ces injustices flagrantes sans être accusés injustement de « séparatistes » ou  » de rebelles à l´unité nationale »!
N´avons-nous pas le droit de penser la Mauritanie autrement, autre que cette politique raciste, assimilationniste, ethno-génocidaires et aventuriste qui a montré ses limites?

Si tous les Mauritaniens sont officiellement musulmans, ils ne sont pas tous arabes. Le droit d´exister et de vivre en tant que Mauritaniens ne peut passer avant celui d´être Soninké, Wolof, Haratine, Haal-pulaar, Arabe, Berbère, Bambara. Et tout ce qui concerne cette question doit-être constitutionnellement reconnu.
La Mauritanie n´est pas un Etat arabe à moins qu’elle ne veuille être un Etat raciste. La Mauritanie est arabo-berbère et négro-africaine voilà la réalité historique, politique, géographique et sociologique du pays. Que ceux qui ont une mémoire courte sachent que La Mauritanie actuelle se situe sur les ruines du berceau impérial du Ghana et du Tekrour. Nos adeptes tropicaux de l´excroissance moyen-orientale du national socialisme nazi (baathisme) doivent réviser leurs doctrines et tirer des leçons sur la défaite de leur héros Sadolf Hutssein.

La Mauritanie de nos rêves c´est ce pays arc en ciel. La Mauritanie de nos rêves est cette cohabitation du « noir et du blanc de l´oeil » comme le disait bien le sage Deyloul. La Mauritanie de nos rêves, on ne le dira jamais assez , est un pays où le fait d´être arabe, noir, haratine, znega ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire. C´est ce combat qui est le sens de notre lutte de toujours pour une cohabitation pacifique et juste.

Nous voulons d’une unité qui respecte la dignité de chaque Mauritanien et garantisse l’équilibre entre les grandes composantes nationales. En effet, la Mauritanie est condamnée à s´unir sans s´unifier en lieu et place de l´étouffante uniformisation assimilée à l´unité.
Pour nous, sauver la Mauritanie ne passe pas forcément par l’imposition d’une langue, d’une unité coûte que coûte mais par la mise en place de fondements inébranlables parce que intrinsèquement justes et égalitaires. L’unité, en soi, n’est pas une fin mais un moyen pour construire » le mieux vivre ensemble », dans une Mauritanie viable parce que réconciliée avec elle même.

LA LUTTE CONTINUE.
Kaaw Touré-

©️ Crédit source: Post Facebook de l’auteur du 15/9/19

《L’arabe ne devrait pas être une langue officielle en Mauritanie…》10 raisons par Moulaye El Hassene

L’arabe ne devrait pas être une langue officielle en Mauritanie, et ne doit même pas être une langue nationale, pour les raisons suivantes :

1– 99% des mauritaniens ne maîtrisent pas cette langue, et 100% des mauritaniens ne parlent pas du tout cette langue à la maison. Elle n’est la langue maternelle d’aucun citoyen.

2– la langue privilégiée pour la communication entre les différentes composantes ethniques du pays est le Français, et non l’arabe. Un peul, un wolof, un soninke, un hartani et un maure, assis autour d’une table, parleront tout pour s’entendre, sauf l’arabe.

3– La majorité des présidents qui ont dirigé le pays, avaient un niveau en arabe de l’école primaire, notemment du CP, et un niveau beaucoup meilleur en français.

4– Cette langue, a toujours été utilisée par les racistes et supprematistes Maures, pour exclure les composantes negromauritaniennes de tous les secteurs vitaux…

5– Notre contexte géographique, est francophone. Nos échanges avec nos voisins, notre diplomatie régionale, 99% de nos échanges commerciaux se font avec des pays francophones, ou à travers le Français.

6– l’Arabe est la langue des colonisateurs bédouins et ignorants qui avaient envahi de la manière la plus barbare possible, cette région, massacrant et réduisant à l’esclavage une bonne partie des habitants autochtones. Donc sur le plan « langue du colonisateur » l’Arabe n’a rien à reprocher au Français.

7– L’arnaque « langue de l’islam, ou langue du coran », ne marche pas, vu que tous les pays du monde arabophone, tous réunis, tous je dis bien, ne représentent même pas 20% des musulmans dans le monde. Rien que ces deux pays, Pakistan et Indonésie, qui sont tout sauf arabophones, dépassent à eux deux seulement, en nombre de musulmans, la totalité des tous les musulmans arabophones sur terre. Même pas besoin de citer le Nigeria, le Sénégal, le Mali, la Turquie, L’Iran etc. Donc il n’est pas du tout indispensable d’être arabophone pour être un bon musulman.

8– Sur le plan scientifique, l’arabe est encore aux découvertes du moyen-âge. Tellement périmé et en retard. Même le hindi, le bengali et autres langues asiatiques sont plus en avance.

9– Sur le plan « projection dans l’avenir », aucune chance pour cette langue, dont le berceau universitaire, La Syrie, est aujourd’hui anéanti; l’Arabie Saoudite en décadence morale, le Yémen n’en parlons pas, la Libye « laisse tomber », l’Irak pareil etc.
Même nos voisins maghrébins, Maroc et Algérie, lui ont tourné le dos, et privilégient aujourd’hui le Français dans l’enseignement supérieur.

10– L’école Française de Nouakchott, les écoles « Petit Centre », Sahel, Mehares, Cadres, etc. qui enseignent
le programme français depuis des décennies, sont les écoles privilégiées par l’élite Maure elle même, et produisent chaque année les plus forts taux de réussite au BAC. L’avenir du pays est entre les mains des nouvelles générations de jeunes, « FRANCOPHONES », toutes ethnies confondues.

©️ Crédit source: Post Facebook de l’auteur (ce jour 15/9/19) https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=675042366312367&id=100014198280265