Catégorie : opinion
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LES DÉFIS DE LA NOUVELLE ÈRE PAR CISSÉ DIALLO
Au moment où la communauté « soninké » engage un débat et cherche à trouver les mécanismes idoines pour asseoir les nouvelles bases de son organisation, il s’avère nécessaire et impératif que certaines branches du modèle ancien d’organisation soient élaguées pour assurer la santé générale de notre système d’organisation. A l’aube donc de ce débat crucial pour la communauté, diverses questions sont soulevées par ceux que nous désignons comme étant les tenants d’un conservatisme à caractère primaire, des interrogations sommes toutes légitimes qui nécessitent qu’on s’y penche sérieusement.
Visiblement ceux-ci(les tenants du conservatisme dogmatique) sont, et c’est le moins qu’on puisse dire, inconscients de la gravité du retard qu’ils accumulent par rapport aux communautés qu’ils côtoient quotidiennement. Cette attitude est révélatrice de deux choses, soit ils optent pour ne plus exister à long terme dans un monde évoluant à pas de géant et au moment où, il serait judicieux pour toute communauté d’assurer sa présence pour ne pas dire sa survie dans ces mouvements mondialisés de mutation, soit ils font à juste titre et de manière encore inconsciente le choix suicidaire d’être vouée à une disparition certaine dans un futur proche et plus personne ne fera plus mention de cette communauté pourtant historique, héritière, rappelons le, de la fameuse empire du Ghana.
Il est évident que les structures claniques qui constituaient le soubassement de l’organisation socio-politique soninké étaient la résultante des rapports des forces de l’époque. Elles étaient bon gré mal gré le fruit d’un certain consensus général et par ce fait permettait une certaine harmonie et cohésion sociale même relatives. Dans cette organisation voulue et conçue par les anciens qui ont bien sûr tenu compte de leur époque et de leur réalité, le clan de la noblesse détenait le pouvoir suprême, l’exécutif, le pouvoir de décider pour la communauté épaulée en cela par la branche dite des marabouts qui était son partenaire privilégié et qui détenait elle, si l’on peut se permettre un rapprochement avec notre réalité contemporaine en terme de sémantique, les pouvoirs législatif et judiciaire par le fait que cette branche a eu l’avantage à travers l’histoire de bénéficier d’une instruction religieuse et à ce titre, décrétait les règles du vivre ensemble de la collectivité selon les besoins et sous le contrôle bien entendu du clan de la noblesse, l’exécutif désigné, règles qui parfois empiétaient et allaient à l’encontre d’une justice sociale élémentaire pourvu que les intérêts des deux branches qui ont l’avantage des rapports de force soient préservés et maintenus en l’état. Ces deux branches de l’organisation « soninké »qui contrôlent et détiennent le monopole du pouvoir sont immédiatement alliées au clan des médiateurs « les mangous ». Cette branche a pour principale vocation de pacifier les relations entre les différents clans et tribus pour que la communauté puisse vivre dans l’apaisement général.
Puis nous avons le clan des‘’Niakhamala’’, une branche composée essentiellement de professionnels et des gens de métiers entre autres les forgerons, bucherons, cordonniers, Griots qui sont souvent d’origine étrangère et vivent de leurs métiers tout en jouant un rôle important dans l’organisation des cérémonies et accessoirement le rôle d’entremetteurs-facilitateurs sociaux aux côtés de la branche « des mangous ». A ce titre, ils jouissent des petits privilèges de la part de la noblesse et du clan dit des marabouts à diverses occasions. Littéralement « Niakhamala » signifie d’ailleurs : « célèbre moi, je prendrais soin de toi ».
En dernier lieu et au bas de l’échelle de la stratification arrive le clan ou la branche dit des esclaves, qui étaient il faut le reconnaitre à l’époque ancienne, des travailleurs sans salaire n’ayant aucun droit d’expression quel qu’il soit. Le lot quotidien de l’esclave dans la société soninké comme dans toutes les sociétés humaines d’ailleurs est d’obéir au maître sans conditions et d’autant plus qu’en milieu soninké traditionnel, son accès à l’agrément de Dieu est subordonné à sa soumission totale au dictat, aux désirs et à la volonté du maître sous les pieds duquel se trouverait sa demeure au paradis lui a-t-on inculqué! Il s’agit là d’une astuce qui permettait à l’esclave d’accepter sa condition soit disant voulue par Dieu, une manière de soumettre davantage celui-ci aux jougs inhumains de la noblesse en l’aliénant psychologiquement.Ce mode de fonctionnement de la société soninké a connu son heure de gloire, bien sûr au détriment, sur tous les volets de la vie sociale, de la branche ou du clan dit des esclaves, une classe laborieuse muselée et à qui était attribuées les tâches ingrates. Aussi, la classe des « niakhamala », malgré ses petits privilèges, qui en réalité ne l’avantagent qu’en apparence, n’intègre pas bien entendu le cercle matrimonial des deux clans qui détiennent le monopole de la gouvernance de la collectivité. ils sont, à l’instar de la classe dite des esclaves considérés comme des « folemmou », littéralement ceux qui sont de condition inférieure. Mais cette considération ou cette étiquette ne le dérange guère aussi longtemps que les petits privilèges que l’on a évoqués sont préservés, les « niakhamala » sont décidés à défendre le système bec et ongle sans aucune vision à long terme en ne tenant compte naïvement que de soit disant intérêts immédiats et illusoires: l’audition par intérêt au prix de la préservation de son EGO…!!!
Nous devons tous pourtant intégrer un nouveau paramètre, le fait que le monde connait désormais une mutation totale à travers l’éducation, les migrations de masses, et sa transformation en un village planétaire par le biais des nouvelles technologies et les nouveaux moyens de communications, tout cela accélère tous azimuts. Et la conséquence directe de ces mutations est la naissance, la multiplication et l’amplification des mouvements de revendication des droits qui ne laissent plus aucun individu digne ce nom dans une léthargie mortifère. C’est pourquoi même des sociétés conservatrices comme la nôtre n’ont pas d’autres choix à cette ère nouvelle que de bouger et de faire bouger les lignes. Aussi, il devient légitime pour chacun d’avoir sa place dans la société nouvelle même ces personnes que l’on a trop longtemps négligées, humiliées, privées et opprimées dans leurs corps, leurs âme et leurs mentales, ces personnes qui ont occupé le bas de l’échelle de la stratification sociale horizontale, ces personnes qu’on a désignées avec le sobriquet « d’esclave »
Alors, désormais, rien ne sera plus jamais comme avant, l’ère du statut quo est révolue. Cette classe revendique haut et fort ses droits, tous ses droits, rien que ses droits très longtemps bafoués. La nouvelle société soninké doit désormais célébrer en son sein les valeurs de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la justice pour tous. C’est pourquoi il faut répondre aux interrogations et proposer des alternatives crédibles pour un avenir apaisé. Et Il faut donc commencer par bannir de notre sphère sociale les expressions humiliantes et discriminatoires et faire la promotion d’une citoyenneté égalitaire: les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes attributions et qualifications pour tous. Et Ensuite, nos intellectuels doivent désormais s’évertuer à étudier le passé, non pour s’y complaire et le sacraliser mais pour y puiser des leçons qui nous permettrons d’améliorer le futur et notre avenir en intégrant à nos anciennes valeurs les nouvelles valeurs universelles de l’époque contemporaine: Les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune.
Et Enfin,nos hommes de sciences, nos intellectuels et ceux qui détiennent un pouvoir quelconque dans la collectivité doivent lutter pour des idées et des intérêts généraux et non pour des clans, des familles et des intérêts particuliers et égoïstes.
LES TENANTS DU CONSERVATISME PRIMAIRE INCITÉS À RECHERCHER DES MÉCANISMES IDOINES POUR ASSEOIR LES NOUVELLES BASES DE SON ORGANISATION SOCIALE, SOULÈVENT DES INTERROGATIONS SOMMES TOUTES LÉGITIMES QUI NÉCESSITENT QUE L’ON S’Y PENCHE SÉRIEUSEMENT, À SAVOIR ENTRE AUTRES:
A/ PAR QUEL ATTRIBUT FAUDRAIT-IL DESIGNER LE CLAN ESCLAVE SI L’ON CHANGEAIT CETTE DÉSIGNATIONS ?
En réponse à cette triste question, nous disons entre autres : que le changement ne se résumerait pas au changement de la désignation; les Soninko devront se rendre compte que tous ces attributs existaient, sinon plus, en France, pays de prédilection pour leur immigration, mais depuis plus de deux siècles, elle s’en est débarrassée ; or nous sommes bien d’accord que les Soninko intègrent individuellement la sphère culturelle Française par plusieurs petites portes : L’on imite quasiment tout ! Cependant, en dépit de l’adoption de sa langue apprise à l’école, l’on remarque entre autres, la manière de s’habiller. Chez certains le plat traditionnel est servi à table avec ouverts et consorts, il arrive parfois que l’on épouse même l’intonation vocale en parlant pourtant Soninké !
Mais qu’en est- il quand il s’agit d’intégrer les grands principes qui fondent l’égalité entre les hommes pour permettre l’équilibre social ? Alors c’est bien là, où commence le déni de la réalité.
Pourtant, il suffit d’adhérer à l’application des principes de la citoyenneté pour admettre de désigner les habitants une cité par le nom de leur cité : Un Nouakchottois, un Tavraghzéïni remplaceraient sainement un Komoncâniké, un hôroncâninké qui induisent la volonté de nuire l’un par son abaissement et d’honorer l’autre par sa valorisation.
B/ PAR QUELLES COUTUMES ALLONS-NOUS REMPLACER CELLES QUE L’ON VOUDRAIT VOIR DISPARAÎTRE ?
De même que la question précédente, il faut une volonté de changement en profondeur qui passe par l’acceptation de l’égalité voire la parité devant les lois qui régissent les règles de la communauté, l’implication équitable de tous devant les devoirs et droits, encore une fois les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune. Ces mécanismes reconnus par tous, peuvent permettre de ne pas avoir recours au changement des coutumes sauf si celles-ci ne répondent aux exigences de notre conviction religieuse. En la demeure, le rejet de certains groupes de la manière dont se déroulent actuellement les coutumes, fera inévitablement son petit bonhomme de chemin, autrement dit, fera tâche d’huile.
C/ COMMENT PEUT-ON METTRE À DOS TOUS LES SIENS POUR SOUTENIR UNE CAUSE QU’ILS NE PARTAGENT AVEC NOUS ?
Le porteur d’un tel souci : « Soutenir une cause que les siens ne partagent avec soi », à parfaitement raison, mais cette raison ne pourrait le dédouaner de comprendre également que, les porteurs, voire, les initiateurs des causes « révolutionnaires » souffrent de la même inquiétude par rapport aux leurs qu’ils ont également à dos , ils craignent et, pour la sécurité des ceux-ci, c’est-à-dire ces initiateurs-acteurs; et, pour leur propre sécurité contre les représailles qui pourraient être engendrées des antagonistes de la démarche. Outre cette vision des choses, n’oublions pas que les grands hommes dont les noms perpétuent jusqu’ici, étaient confrontés également aux mêmes soucis, mais ils étaient guidés par une volonté indéfectible, la volonté de libérer autrui du poids de l’injustice, même si eux n’en souffraient guère: Tout homme est né libre, cette liberté dérobée à un moment donné, doit être absolument réhabilitée à un autre moment donné tant qu’une seule âme juste existe sur terre. Voila selon moi, ce que devrait être la vision d’un intellectuel véritable, d’un esprit visionnaire, donc une implication logique de la communauté Soninké dans cette action dont le résultat s’intitule « intérêts communs ».
L’une des causes pouvant unifier les acteurs des deux camps, est le partage des idéaux communs qui consiste à vouloir sublimer (comme précisé plus haut)la place à la justice comme à l’égalité; à l’équité comme à la parité devant les devoirs et droits qui régissent la société.
Mais la lutte d’une telle dimension a besoin d’être nourrie d’une alimentation bio, autrement dit, qui ne souffre d’aucune sophistication, de faux semblants. Son socle doit englober entre autres, la volonté absolue dans l’engagement, la lucidité dans l’objectif, le courage dans l’action, l’autonomie dans la démarche etc…afin de supporter le poids qu’incombe le changement des fondements séculaires dont les nostalgiques veulent préserver à bras-le-corps.
Alors, il serait recommandable à la communauté Soninké : Si elle tient à pérenniser sa cohésion sociale dont les soubassements étaient régis sur des accords, disons, amiables (précisé plus haut également) elle devrait en accepter désormais la phase de dénonciation engagée aujourd’hui, et que rien ne peut plus en contrecarrer le processus; émonder les branches nuisibles des soubassements d’antan, sources de divisions d’aujourd’hui. Dès lors, esprits avisés, avides de l’édification des mentalités de votre communauté au rang de celles du concert des nations, il est grand temps de s’unir pour donner force à la bonne cause, la cause des acteurs des mouvements pour la Justice autrement dit : LA PARITE ABSOLUE !
DERNIER MOT : ÉVOLUONS DE MENTALITÉS AFIN DE POUVOIR PARTICIPER À
L’ÉCRITURE DE LA NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE DE NOTRE CHER PAYS!
Cissé DIALLO
L’appel fraternel : GANBANAAXU FEDDE
Notre combat je le dit , répète et martèle est un combat de fraternité pour extirper de notre réalité profane des tares et injustices héritées des crimes , des vols et des destructions des villages mutuels , des vols et déchirements des familles , de l’effacement-remplacement des patronymes , de perturbation de généalogie , de la transhumance des assignations ( rang social par statut jusqu’à la mort ), notre combat est aussi une jalousie pour cette communauté que nous avons fait mienne , que nos aïeux usés et abusés ont accepté par résignation !Notre combat est un combat pour GANBANAAXU ( le mot égalité est réducteur pour ce vocable)! Notre mouvance GANBANAAXU est une dynamique qui va au delà de l’ARMEPES !
Par cette dynamique, certains de nos détracteurs qui sont parfois sans principes (car on ne change pas de principe en fonction des sensibilités diverses , le principe est comme le rocher sur lequel coule le violent courant du fleuve Sénégal), le prennent avec mauvaise foi sinon avec incurie et nous accusent de vouloir diviser et détruire une fraternité séculaire qui n’est rien d’autre une humiliation et une assignation subie et voulue. Notre dynamique de GANBANAAXU n’est pas une revanche , ne se base ni sur une attaque basée sur onomasiologie des patronymes !Ce que nous clamons c’est de la fraternité pure , c’est le progrès permanent , la fierté sans gène ni vexatoire , ce que nous voulons c’est une communauté d’éclairés et qui éclaire , l’appel du passé , je répète l’appel du passé n’est pas savoureux que pour les esprits tièdes , les esprits chancelants aux principes fluctuants .Nous ne ruminons pas de sympathique revanche , nous ne voulons pas de malheurs aux familles et descendants des familles qui ont eu un pouvoir temporel et spirituel ainsi que droit de vie et de mort sur des hommes . Ce que nous demandons à cette frange de la communauté qui se targue d’être meilleure que d’autres , qui se targue d’être plus pure et plus digne que les autres , nous ne demandons qu’une chose, une remise en cause profonde , nous savons qu’elle est douloureuse , nous savons que cette remise en cause cisaille , fait des balafres , mais c’est une finalité pérenne pour notre destin commun. Nous remettrons en cause toute tare indigne et ridicule pour être fier pas besoin de rabaisser les autres , pas besoin de rappeler l’humiliation que nos aïeux ont subi , ce que nos aïeux ont enduré nous sommes les mieux placés pour l’exprimer . Non ce n’est pas LA FRANCE qui nous a rendus insolents et désobéissants , non ce n’est pas les diamants qui nous ont rendus insolents , non nous ne sommes pas obsedés par les HORO YAXARU (gent féminine dite nobiliaire) , Nous sommes obsédés par une vraie fraternité sans vecteur vexatoire ni des hommes vexés. Et c’est possible, nous sommes « insolents » quand on veut nous faire croire que nous sommes des hommes qui ne comptent pas , des ombres sans forme ni force . Nous sommes « insolents » tant que dressent des tares qui freinent le progrès de la communauté .Les histoires sont très mineures pour ce débat , pour ce combat , nous ne sommes pas haineux , nous sommes lucides , nous savons ce que nous voulons pas le malheur des uns pour un bonheur particulariste, ce qui serait répéter l’histoire de manière tragique . Être descendants de famille de chef de village , de marabout , des forgerons … NE FAIT PAS DE VOUS VAIK VAIK UN FEODAL , nous en sommes conscients ( entendez par là féodal les privilégiés qui gardent jalousement leurs privilèges ), une prise de conscience est nécessaire un autre projet de société est possible et s’impose . À l’heure où d’autres jeunes d’une communauté jadis méprisée en Mauritanie par le notre brillent par leurs idées et leurs initiatives , étudient leurs langues , gagnent le respect et la considération des leurs ,nous nous cramponnons sur des faits risibles qui ne nous protègent même pas , qui ne sont plus défendables . À croire certains le KOMAXU (la condition servile de statut) est comme le sxième pilier de notre sainte religion , la seule religion agrée auprès d’Allah est l’Islam et qu’ALLAH ELARGISSE la Oumma et PROTEGE la Oumma .
TRAORE GAYE KAROUNGA
SG ARMEPES , Initiateur de GANBANAAXU FEDDE .
Un Cri Osé : l’esprit féodal soninké en 2016.

T’es contre l’esclavagisme social par statut, contre le système de castes, et contre une certaine organisation sociale exclusiviste sur le matériel et l’immatériel chez les soninkés.
T’auras à affronter certains refrains prisés des adeptes fervents partisans de l’ordre féodal et esclavagiste à la sauce soninké :
C’est parti…!
– tiens t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ma grand-mère aurait donné tous ses vieux habits à la tienne qui n’avait rien,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ton père n’avait pas de terre cultivable dans le village, c’est mon père lui aurait prêté un périmètre de notre champ et c’est grâce à ça que t’es vivant là,
-t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, ta mère n’avait rien, c’est ma tante qui lui avait donné de quoi se vêtir,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’ai vu manger chez mon oncle à plusieurs reprises,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui avec un compte bancaire, alors que ton oncle était le berger pauvre de mon oncle au village,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, quand tu étais primo arrivant dans l’aventure à l’étranger, mon grand frère t’avais hébergé gratuitement pendant 6 mois ,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, tes ancêtres ont vécu et morts dans l’esclavage au village.
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans ton enfance, mon oncle boutiquier t’avais donné des chaussures alors que tu marchais pieds nus à cause de la misère,
– tiens t’es gonflé et ingrat encore , la dot de ta première femme a été empruntée auprès de mon oncle maternel arrivé de la France, alors que t’avais rien du tout,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’avais vu manger chez mon oncle très souvent, quand tu étais élèves à Nouakchott,
– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, alors que quand ton père était décédé, son linceul a été fourni par mon père et que tous les frais afférents au deuil pendant plusieurs jours ont été supportés par notre famille…..
La liste n’est pas exhaustive pour détailler la réthorique argumentative véhiculée fièrement avec le zèle risible et pitoyable qui va avec.
Et c’est sur pareil fond discursif qu’on croit pouvoir restaurer un jour la mémoire fanée de l’empire du Ghana (wagadou), et espérer suivre le peloton des peuples au 21ème siècle.
K.S
Un Cri Osé : J’ai mal à mon « Noir »…!!

On est en 2016, dans ce monde-village , aucun éveil ne se pointe devant interpeller les tenants de l’ordre féodal mentalement et psychologiquement esclavagiste parmi nous z’autres damnés parmi les Peuples du monde. Comment peut-on faire comprendre à un invidivu qui croit dur comme fer que sa dignité en honneur héréditaire dépend du respect strict d’un schéma hermétique dans lequel l’existence de la case « des esclaves » est un impératif absolu, que les Noirs brésiliens ou saoudiens sont une BLESSURE BÉANTE affectant l’Homme Noir éternellement parmi les Peuples..?
Un Peuple qui ne regrette pas une partie de son Histoire et s’en vante même surtout concernant l’inégalité en dignité et en honneur en son sein, est un Peuple portant des prédispositions évidentes d’une facile soumission. À travers un tel cadre de référence très étriqué et primitif faisant du village asséché et aride le centre de son « monde », on comprend mieux pourquoi ce sont des portugais et des hollandais qui ont été les premiers chez nous pour nous « braconner » et non l’inverse . L’adage dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, si aujourd’hui une représentante cooptée (Noire) du pouvoir mauritanien, pour soigner le système de domination notamment l’ordre esclavagiste, se permet de soutenir que les communautés noires mauritaniennes (hors haratines) ont été aussi esclavagistes. Du vrai sans doute, car le mauritanien issu des bonnes tentes et des bonnes cases, hérite d’un premier segment de promotion sociale acquise d’office par sa naissance, et de ce statut il se construit socialement, intellectuellement et psychologiquement par opposition à un référent subalterne . Ce dernier par déterminisme et selon les convenances admises, porte d’une façon imagée tous les clichés de la NÉGATIVITÉ concernant l’immatériel et le matériel.
K.S
Rien d’étrange : du réchauffé encore et toujours.
Gaston kelman, un proclamé écrivain franco-camerounais qui disait que les noirs mauritaniens sont bien lotis dans le pays. Pour l’illustration de ses inepties en service commandé, il déclare que le personnel de l’ambassade de Mauritanie à Paris, est majoritairement Noir. Le noir qui n’aime pas le manioc est bien connu des mauritaniens, et après un silence de quelques années, le voilà aux côtés de Saad Louleid , le transfuge d’IRA et président d’un nouveau « parti portefeuille » El-Rabat fraîchement reconnu par Nouakchott. Kelman et Louleid réunis à l’occasion du colloque d’aujourd’hui (18-10-2016) organisé à l’assemblée nationale française par une officine affiliée au système françafrique, participent aux manoeuvres vaines du régime mauritanien pour se faire une réputation digne. Une rencontre au parfum d’un business diplomatique qui dilapide les deniers publics par des procédés amateurs profitant aux conseillers obscurs . Ce système pitoyable noircit davantage l’ordre étatique mauritanien qui bafoue les droits humains et incarne le système de domination dénoncé par les militants abolitionnistes et les défenseurs des droits humains. Quel ridicule avec ce montage que seul le fric rend possible, le fait de voir Mr Saad Louleid accompagné d’un autre Noir non haratine de plus non mauritanien, pour parler de la situation des droits humains en Mauritanie. C’est bien lui Saad qui broyait du rouge parce que le mouvement IRA aurait été accaparé par ceux qu’il appelle les kwori (Noirs non haratine). Quant à Mr Kelman, il a eu une rare occasion d’avoir un petit billet et il ferait mieux de s’intéresser au règne « royal » de Paul Biya. Cette rencontre tenue sous l’habillage de la traîtrise, de la « prostitution » intellectuelle et du business diplômatique, ne peut être qu’un évident énième échec qui ne grandit nullement ceux qui l’ont initié depuis Nouakchott et ailleurs.
Dehors aux abords de la représentation française, les militants défenseurs des droits humains et les abolitionnistes du mouvement IRA qui serait l’objet de l’équipée lucrative Saadiste, ont pris rendez-vous en scandant les slogans qui dénoncent la manoeuvre mensongère intra-muros. La réalité de la Mauritanie connue aujourd’hui à l’international, ne peut pas être changée miraculeusement par quelques suceurs du fric facile dans une salle oubliée au sein de l’assemblée nationale française. Tout est petit avant cette cellule calomnieuse du 18 octobre 2016 à Paris et le restera après sans doute. Saad « chewing-gum » sera sans saveur et jeté comme d’autres avant lui, le soleil continuera de briller par la Grâce d’Allah azzewejjel.
À suivre la prochaine manigance anti-IRA…!!
K.S
Écoutez « Soninkara, Ganbanaaxun Feddé part 1 » sur YouTube
Communiquer pour conscientiser, car conscientiser, c’est AGIR.
Le fil audio whatsApp des échanges sur les mentalités féodales en milieu soninké.
Un Cri Osé : Daoud Ould Ahmed Aicha, Il est à suivre…!!!
Il s’appelle Daoud Ould Ahmed Aicha, le chef du nouveau parti récemment reconnu par les autorités de Nouakchott. Le parti Nida al-watan (l’appel de la patrie) est le dernier né parmi les partis politiques dont le référent communautaire constitue ouvertement un élément essentiel qui motive alors que d’autres mouvements (RAG et FPC) qui récusent tout communautarisme, sont refusés ou en hibernation par le ministère de l’intérieur du pays. Selon une source médiatique parue ces derniers jours, le parti de ce monsieur connu pour ses joutes négrophobes , veut créer 《l’état national en Mauritanie et consacrer l’identité arabo-maure ancestrale》. Sa posture extrémiste est claire et nette, comme on entendait le slogan « la France aux français » au sein des milieux extrêmes droite en France, « la Mauritanie aux maures » point barre. Le chef du nouveau parti s’autorise à une révision historique pour assoir ses thèses idéologiques et politiques. Une résistance anticoloniale exclusivement arabo-maure aurait permis la fondation de la Mauritanie actuelle qui accueille certains intrus arrivistes noirs (non haratines). La dangerosité de ce courant fait du baathisme haineux , du panarabisme obsessionnel et d’un national socialisme culturel et exclusiviste, ne semble pas inquiéter les services TRÈS renseignés des autorités mauritaniennes. Un extrémiste comme Mr Ould Ahmed Aicha, est certainement assimilationniste qui voudrait une Mauritanie monoculture à préserver du péril nègre . Quand on relie l’avènement officiel de ce parti aux velléités totalitaires connues de tous, avec le « dialogue national inclusif » en cours au sein du palais des congrès, on dirait que certains dialoguistes sincères sauront plus tard qu’ils étaient pris dans un cirque sans nom à leur insu. Le ministère de l’intérieur qui envoie ses éléments encadrants au palais des congrès pour superviser (surveiller et espionner) , est le même qui estime que les positions connues publiquement « négrophobes » du parti Nida al-watan sont admissibles dans l’échiquier politique national. Peut-être les limiers du VRAI pouvoir (tribus+clergé+fric) ont un PACTE SERMENT méconnu de nous Z’autres , qui interdirait qu’on refuse de reconnaître un parti créé par un Maure en Mauritanie. Mr Ould Ahmed Aicha saura s’entourer des éléments déçus par « la méthode douce » du régime actuel qui donnerait de l’importance aux autres composantes non maures, à leur goût. Panarabe étriqué et complexé, il sera rejoint probablement par une certaine élite haratine en quête d’arabité qui l’honorerait vis à vis de son semblable (peul, soninke ou wolof) par la peau perçu comme un intrus à la nation mauritanienne. Le gouvernement mauritanien est pourtant très en alerte sur certains critères ressassés pour refuser des mouvements politiques et associatifs, (communautarismes, extrémismes et autres). Et là, la donne a peut être changé, si ce paraissant berger des chameaux Ould Ahmed aicha et ses potes ne sont ni extrémistes et ni communautaristes, on se demande ce qui motive vraiment la non reconnaissance des FPC de Mr Thiam, d’IRA et du RAG de Biram Dah Abeid et ses amis.
K.S
La transcription d’une communication audio en soninké de notre frère, cheikh ADAMA CISSÉ en Espagne .
Sujet : Entente et Complémentarité nécessaires entre 3 leaders pour la bonne marche de toute communauté ou organisation (le cas soninké en l’occurrence)
L’intervention qu’on essaie de transcrire a été faite sur le réseau social whatsApp. Depuis plusieurs années avec la familiarisation de l’utilisation de réseaux sociaux , divers groupes d’échanges sont créés pour des objectifs très divers en fonction des différents milieux. Il existe des plateformes allant du familial jusqu’au communautaire en passant par le villageois. En fonction des groupes, on y dispense des cours en langue soninké, en initiation à l’arabe et contenus religieux. D’autres supports interconnectés à l’international essaient de s’organiser afin de travailler ensemble pour la promotion du Vivre Soninké avec une référence progressiste. N’ayant pas toujours les mêmes bagages intellectuels et les mêmes vécus coutumiers, il arrive que les mésententes fassent éclater ces rencontres virtuelles.
C’est dans ce cadre d’incompréhension mutuelle plus ou moins fréquente que s’inscrivent les SAGES CONSEILS de Monsieur ADAMA CISSÉ :
Dans une organisation à caractère communautaire, il y a 3 principaux leaders qui, s’ils n’arrivent pas à s’entendre , il y aura du désordre et du déclin.
Le premier des leaders est la personne âgée parmi nous, qui tient ce statut parce qu’il aura vécu et vu beaucoup de choses au cours de sa vie. Et son expérience est nécessaire. Le deuxième tenant un statut de leader est la personne qui aura étudié plusieurs livres, c’est-à-dire ayant un bagage intellectuel à travers son instruction solide dans des divers domaines. Cette personne même jeune par l’âge doit compter. Le troisième leader est celui à qui les convenances communautaires lui ont confié la chefferie ou la direction pratique des affaires.
Ces trois leaders doivent pour la bonne gestion, s’entendre, se conseiller et s’entraider. En travaillant en bonne intelligence, Ils pourront concevoir , orienter et agir pour le Bien commun profitable à l’ensemble de la communauté. Maître Adama CISSÉ s’est servi comme métaphore pour illustrer , un arbre bien entretenu qui fera de l’ombre pour tous et des fruits délicieux pour tous également. Pour lui, si cette entente nécessaire entre les trois leaders n’est pas au rendez-vous, il ne pas avoir d’organisation bénéfique.
C’est dans ce cadre qu’un adage soninké a dit : 3 vieux types ne se contredisent jamais. ils sont : celui qui a lu 100 livres, celui qui a voyagé dans 100 villages et celui qui a vécu 100 ans. Ainsi par leurs expériences diverses, ces 3 types seront complémentaires et s’enrichissent mutuellement.
Monsieur CISSÉ s’est interrogé pourquoi les 3 principaux leaders cités, n’arrivent pas à s’entendre chez nous les soninkés pour assurer une bonne direction de nos affaires..?
Il existe un certain trait de caractère appelé ressentiment revanchard. Il est conseillé à nos trois leaders d’éviter toutes interventions selon leurs compétences tout en étant animés par un fort ressentiment revanchard ou avec une certaine inimitié.
Notre maître Mohamadou Dramé (Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) a dit : “ le ressentiment caractériel est comme un cheval bonnement nourri, toute personne qui l’enfourche sera terrassée” .
Par ailleurs, un important hadith du prophète Muhammad (PSL) dit : “ le plus fort d’entre les gen, est celui qui sait se maîtriser quand il est en colère” .
Pourquoi parmi ces trois leaders, il n’y a-t-il un qui pourrait taire son ressentiment quand il veut tenir son argumentaire raisonnable ou rappeler les préceptes moraux et religieux..?
Hier comme aujourd’hui, il est généralement constatable que la plupart des gens procèdent par un camouflage d’autres visées, quand ils veulent dire la vérité ou le discours religieux.
Mais que veut-on cacher au juste en procédant de la sorte..?
D’aucuns veulent s’adonner à des règlements de comptes sournois et fourbes par une utilisation à mauvais escient de leurs positions de leaders.
Il est temps qu’on essaie de promouvoir le pardon et l’entente dans nos groupes sociaux virtuels. Ces derniers doivent être un espace mutuel d’apprentissage entre nous, afin d’en tirer diverses connaissances utiles. Par ailleurs, il est plus temps et impératif qu’on s’entende sur l’essentiel afin de travailler ensemble et en bonne intelligence. Chacun doit amener sa petite pierre à l’édifice commun. Il est dit dans un adage que les arabes se sont entendus pour ne jamais s’entendre. Une assertion similaire est dite à propos des soninkés également , disant qu’ils sont comme des grains de maïs bouillis qui ne peuvent point s’entremêler pour être compacts . C’est-à-dire que les soninkés seraient tendance à être dans une mésentente perpétuelle qui sape tout grand et large projet fédérateur porté vers le développement. Il est conseillé que nous devons apprendre à travailler ensemble. Ainsi pour commencer , nos échanges doivent être cordiaux et productifs au sein de nos différentes plateformes devant aboutir à des actes concrets de développement et de progrès au profit de nos ensembles communautaires.
Kundu Sumaare
11/09/2016
Xaranmoxo Adama Siise
Ñaamarindi loogonte katta Sooninkan kafonun ŋa.
Sefon safandaana:
Kamara Debigume.
Juumayu ga na bange safandu ku, xa na i sirondi o dan ŋa ni ti Alla.
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Sero xooron ŋa kafon noxo sikko ya ni.
Kun sero xooro sikki ga na konto gollini doome kafo be noxo, ken kafo na ña kafo karante, kafo gurujante.
Sero xooro ku sikki faayi:
Sere ke be Alla ga da a ña wuyu gume, an ga da wuyun kite, anken ni sere xooren ya ko yi, bawoni, an da fo gabe mugu, an da fo gabe wari.
Sere xoore tana wa non ŋa, ke ba ga da kitaabu gabun xara hari a ga ma wuyu kita.
Sere xoore tana wa non ŋa, aken ma ku su kita, xa a ganta kuna, kafon denŋenden mareyen ga ro a kitte, aken ya ga ña yinmanke.
Ku xirisu xooro sikki, kafo su ku yan xawa i kittun kini me, i nan golli doome, i na me tinmandi, i na me deema, i na me suturi.
I ga na yitte be lori, a sirawu ku na ña sirawu, yitte ke na ña yitte birante, a derun na ña deru xooro, a sirawun na yuruwe, kafon kutten na taaxu ken yitte sirawun wure.
Ken yitte na renmu saara, ren moonikanto, i ga kafon birandini.
Xa, ku xirisu sikki ga na konto gollini doome kafo su, ken kafo ñaana kafo karante.
Ken moxo baananne ya ni, Sooninkon ga ti: yugu xaso sikki wa non ŋa, kun nta me kutana, ke da kame kitaabe xara, ke da kame debe tera, ke da kame siine bira, i ti ku nta me kutana, bawoni baane su ga na ñi i moxon konno, a ga na ñi dugutana, ken da ñi ke baane gan xawa a digaamu ku taaxundini noqun be, ken bote duuron wa a maxa, a wa tu nanti a da ñi ke yan manke.
Ku na me ya tinmandini, i nta me kutana.
Xa, Sooninokon ku, o ku xirisu sikki konto gollini doome.
Manne sigi oku Sooninko, o xirisu ku sikki be ga o geesunu, i ga konto o geesunu?
Sefe wa non ŋa, i ti ken dan ŋa butte.
Tonŋu be ga an maxa, tuwaaxu be ga an maxa, marekitte be ga an maxa, wuyun tuwaaxu be ga an maxa, sere su an na an kiilu toxo, an do a maxa ri na ñi an butunte.
O Xaranmoxo Mahanmadu Daraame(Alla gan na hinne a yi)a ti: butten ni siiyugo fakkan ya, sere su ga na taaxu a kanma, a na an fanqana.
Hadiisen koore katta a yi nanti: jaaxa, a su sere senbenten ni ke be ga na butu, a ga ra wa malini du, ken ya ni seron senbenten ŋa.
Yaala ku xirisun noonu sikki, baane nta non ŋa ba a gan ra wa yi i butten ragana, a ga na lafi tonŋun konno biran be, a ga na lafi diinan konno biran be?
Bawoni yella ke ni nanti: fiinu filli wa non ŋa seron nan gaba muxini kun ya falle, gelli daaru ma lenki.
An ga na ñi tonŋun koono, an na muxi a falle, an ga na ñi diinan koono, an na muxi a falle.
An na manne muxundini? an lafi an butte ya murana saasa, an wa diinan konno butti muraadon xa wa muxini a noxo.
An ti an wa mulla na tonŋun ko sero filli naxa, xa, an wa mulla na an butten xa mura.
Gelli an ga ri kuudo nan xara do seron batte, an Xaranmoxonu ya faayi sero ku.
Gelli an ga ri nanti nafa yogo ya na an maxa, manne an ga ma a bagandi?
N maarenmu ! O nta duroxotono keeta, digan lemaane ga na giri daaxanun kanma musilimo filli naxa, a na gillo, a na gillo, a na lasame, a na ñaxami na Hadamaaxun taanun wutu, na Hadamaaxun dinman wutu.
Seren ra wa ku digaamu su terinkana ba in maarenmu?
O nta a faayini in maarenmu o na digaamu ku newondi, o n saage digaamu ku funsun baanu riiti.
Koromo ku do deru ku, o na kun mullin mogga, o na funsu ku riiti.
Funse ga sere ba maxa, an na funse ke riiti na misiliimon nafa ti a yi.
Fusen ga nta sere be maxa, an na musiliimon terinka ma an xa na funsu sagarana bakka musiliimo ku digaamun ŋa.
N maarenmu, xa ri o nta duroxoto ko yi!
Araabun ŋa, i ga lasami kafon taaxu moxon do kafon kafumanden ŋa.
I fintuwaanan da taali xoore ko !
A ti: Araabun gemu ya nanti; lenki falle, i nan maxa gemu, ken yan sigi Araabun ŋa, a neye feti i nan golli doome.
Jaaxa Sooninkon xa da a me dabari, i ti: Sooninkon ni makkan bajungun ya, an ga na a soro, a ga moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, baane su duran saqa ya.
Makkan bajungen ni makka funsen ya, an ga na makka funsun soro, i ga na moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, i nta roono me noxon ŋa xo suuren moxon
O faayi ken kiyen ŋa lenki, o yinmenu faayi taaxinu o ga o daaxanun karana paqi.
Xa ri o n maxa ken dabari.
O xa xirisin noonu ku sikki be gan xawa me mukku, i nan duroxoto na me mugi, o na me deema, o na me tinmandi, o na hinne me, o na yanpa me maxa.
O na a tu nanti: sere baane nta non ŋa a tinmante ga ni, tinmantaaxun ŋa, Alla baane ya xalle ni.
An yinme wa tu an do ke be ga gollini doome, an do ke be ga masalana doome, xa ga tuwaaxun sagarana do me batten ŋa doome, a kontonten ya ni.
An yinme do ken fanin giri ya, an do ken wuyi saqa ya.
Ken ga na naqasiye dabari, a ntaxa an juwana.
Selli an gan ra wa a tinmandini, an gan ra wa a deemana ti Alla, feere ña an na a deema.
Maxa a deena ti inke yi, maxa a deema kuudo i nan ti: fulaana yan da a deema.
Feere ña an ga deemana moxon be Tunkan ga an tugana. Deemanden fo dinka, na me deema wureedu, a ya do wosiye ga nta tinto me, a do waritinde ga nta tinton me, a do jakkinden gan laatu me.
Xa ri o n duroxoto, koroosindaano ku ti: sere wo sere seron ga na jope feere muurunu an xibaare, na feere kutu an xibaare su, i na feere kitana an xibaaren ŋa.
Sere su fin ga na xoto o kafonun noxo, o misiidu, o golliranu, o nan xawa manne ñaana?
O na an bagandi sellan ŋa! O na an bagandi! ma yitte ke be o da a lorininden ga me, walla tagayi xoore ke be o do a tanganden ga me, a nda duguta biranbe. Sirawun taaxen ga na ri, o na follaqen wuñi an da, o na ti: ro.
Baawo, kafon taganden neye feti.
A nda ñi saasa konpen ya ni, o su do banxudu gudan (guda fana ke) sefen ya na me, anken do a wa me o na a bilini kan moxo? Palanteerinun bakka kan moxo? Ken biren ma kiñe fina in maarenme.
Ken ya lasamaye xooren na kafonu ku yi saasa.
O ga ma mulli ku wa a tagana, ku wa a karana, o na me ya gollen su bonondini.
Xa ri o na me deema, o nan hinne me, o nan duwa me da.
Sooninko, o xa tanpi keeta !
Baane su na i duroxotoyen dabari, ma o na katu gollini doome.
Tuwaaxu ga sere be maxa, an na kafonun deema ti a yi.
Tuwaaxu yinme ga nta sere be xa maxa, an na xara do seron batte.







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