Arrestations des leaders d’IRA: les militants anti-esclavagistes  dénoncent une décennie de persécutions. 


Plus d’une dizaine de personnes, tous membres de l’association antiesclavagiste IRA, dont une bonne partie du bureau exécutif, ont été déférées, entendues puis placées à la prison centrale par le Parquet de Nouakchott-Ouest, mardi 12 juillet 2016. Rébellion armée contre une force publique, manifestation non autorisée et appartenance à une organisation non reconnue, le tout élevé au flagrant délit, constituent entre autres les charges retenues contre elles. Mais, selon les militants du mouvement IRA, le déroulé des faits rapportés par plusieurs sources de presse et la déclaration de certains avocats sont explicites. «Les arrestations des militants ainsi que leur déferrement se sont déroulés en violation flagrante des procédures judiciaires, si elles ne frisent l’affabulation qui cache mal une persécution menée depuis des années contre une organisation dont le seul tort est de s’attaquer à l’esclavage et au racisme d’Etat en Mauritanie ». Ils estiment que «la cabale menée tambour battant contre IRA ne serait que les prémisses d’une opération d’envergure destinée à décapiter et à éradiquer une ONG antiesclavagiste qui a bâti sa renommée nationale et internationale sur sa lutte pacifique et sans complaisance pour l’égalité et la justice sociale en Mauritanie».

Après plusieurs jours d’incarcération dans des conditions jugées illégales par plusieurs organisations internationales, comme Amnesty International, dans des communiqués publiés à l’occasion et qui soulignent l’absence de charges, de contact des détenus avec leur famille ou leur avocat, plusieurs cadres et militants d’IRA ont été déférés selon certaines sources aux environs de 4 heures du matin, le mardi 12 juillet 2016, au Palais de justice pour être entendu par le Procureur de la République de Nouakchott-Ouest. Un interrogatoire qui aurait duré plusieurs heures et aux termes duquel, ils ont été inculpés et incarcérés à la prison centrale. Selon Me Ebetty, l’un des avocats du mouvement, «je croyais que ce genre de procédure était dévoyé dans mon pays ». Une fois de plus, l’avocat déplore un dossier vide, mais dénonce surtout le caractère affabulateur de la flagrance évoquée par le Parquet, car «les personnes inculpées n’ont pas été prises la main dans le sac, mais arrêtées plusieurs heures voire plusieurs jours après les faits incriminés, chez eux ou dans la rue» a-t-il fait remarquer.

Le mouvement IRA est presque né avec l’arrivée de l’actuel régime au pouvoir en 2007. D’emblée, ses initiateurs ont placé leur lutte contre l’esclavage sur un modèle inédit, un tantinet provocateur, anticonformiste, voire même selon certains observateurs, un brin insolent avec une forte dose de communautarisme. Loin d’être la première organisation à défendre la cause des esclaves ou de leurs descendants, les Haratines, IRA est la première, selon ses membres, à s’attaquer frontalement au système dominant, accusé d’avoir fait main basse sur tous les leviers du pays, les fonctions politiques, administratives, militaires et économiques. Son idéologie est basée sur la refondation complète du système en place, basée sur l’émergence d’une société égalitaire caractérisée par l’équité et la citoyenneté.
Face à cette nouvelle force sociale dont la popularité allait crescendo à coups de slogans révolutionnaires, d’emprisonnements et de coups de théâtre dans la dénonciation, les militants d’IRA se sont plaints des scénarii mis en place par le pouvoir actuel pour contenir leur organisation naissante.
Ils accusent ainsi les Renseignements généraux (RG) d’avoir déployé plusieurs scénarios, dont les défections individuelles ou de masse provoquées à dessein pour débaucher les militants et les cadres d’IRA, avec forces promesses sociales ou pécuniaires. Mais ces défections provoquées n’ont pas pu entamer, selon eux, l’ascension antiesclavagiste dont les rangs s’agrandissaient de plus en plus.
Puis vint la période d’accalmie au cours de laquelle, selon les partisans d’IRA, «le pouvoir chercha à flirter avec les dirigeants du mouvement dont l’aura internationale prenait de l’ampleur ». C’est la période au cours de laquelle, les services de l’ordre et l’administration territoriale avaient coopéré selon eux avec le mouvement, dans ces campagnes de dénonciations, «même s’il n’y avait pas de condamnation pour les esclavagistes ni de réinsertion sociale pour les personnes ou les familles libérées de leur joug » estiment-ils.
C’est l’époque des tournées régionales et des meetings populaires qu’IRA initiera sur l’ensemble du territoire mauritanien. Le phénomène «Birame» s’installa avec la peur née au sein des familles par rapport aux bonnes mineures issues de la couche harratine. Les partisans d’IRA pensent que leur lutte contre l’esclavage a permis des avancées importantes sur le plan institutionnel et juridique, notamment l’adoption de la Loi de 2007 criminalisant l’esclavage en Mauritanie, la feuille de route contre l’esclavage et ses séquelles sous la supervision du Rapporteur des Nations Unies pour les droits de l’homme, sa criminalisation dans la loi fondamentale comme crime contre l’humanité, la création de l’agence Tadamoun, l’institution de tribunaux spéciaux pour le jugement des affaires liées à l’esclavage, etc.
Mais IRA et ses partisans déclarent avoir toujours regretté l’absence d’application des textes et dispositions juridiques, soulignant que «toutes les personnes traînées devant les tribunaux pour actes esclavagistes n’ont jamais été poursuivies ; les rares déferrées devant les juges jouissaient d’une liberté dès la première comparution et celles ayant séjourné en prison l’ont été pour quelques jours, avant d’être libérées et absoutes ». Ils ont également dénoncé l’indifférence des pouvoirs publics par rapport aux victimes d’esclavage, lesquels selon eux, ne disposent une fois libérées, ni d’indemnisation ni de plan de réinsertion sociale. «Pauvres, déboussolés et sans aucune expérience d’une vie de liberté, ils vont grossir les rangs des miséreux dans les taudis malfamés des villes urbaines, notamment Nouakchott » selon les cadres du mouvement IRA.
Par contre, s’indignent les antiesclavagistes, «les incarcérations, les brimades policières et les emprisonnements sont notre lot quotidien, face à un système multiséculaire nourri à la sève de la domination et de l’exploitation ».
Ainsi, la lune de miel entre le pouvoir et IRA n’aurait duré, selon certains spécialistes de la question esclavagiste en Mauritanie, « que le temps d’une prestation locale pour contenter la communauté internationale ». Très vite, selon eux, le cours naturel des relations entre le pouvoir et IRA prit son réel visage, celui d’une inimitié sans accalmie qui connut son point culminant avec le fameux autodafé des livres malékites en 2012. Pour beaucoup, cette offense religieuse était synonyme de condamnation à mort définitif pour un mouvement cloué au pilori. Accusé déjà d’accointance avec l’ennemi extérieur, de raciste, de radical, de pourfendeur de l’unité nationale et de la cohésion sociale, IRA se verra greffer le titre d’organisation apostat et condamné à mort. Curieusement, l’autodafé des livres malékites, considéré par la grande masse comme une hérésie impardonnable, ouvrit les débats sur la licité ou l’illicité du geste, ce qui permit d’atténuer son ampleur. Incarcérés à la suite de cet évènement, Birame et quelques uns de ses amis furent libérés et accueillis comme des héros. Leur geste fut salué par plusieurs prix internationaux, dont celui des Nations Unies. Au lieu d’être diminué, IRA sortit de l’épreuve encore plus populaire.
A l’élection présidentielle de 2014, face au boycott de l’opposition et l’absence de vrais challengers, le pouvoir sous la pression ou la suggestion de ses partenaires internationaux, permit à Birame Dah Abeid, président d’IRA, de briguer la magistrature suprême, question de donner un semblant de crédibilité au scrutin, avait-on soutenu. Ce test de popularité, perçu par les détracteurs du dirigeant antiesclavagiste à l’époque comme une occasion rêvée pour lui démontrer son impopularité, fut la grande surprise de cette élection. Le candidat d’IRA obtint le deuxième meilleur suffrage derrière le chef de l’Etat sortant.
Devenue une personnalité internationale de premier rang, reçue par des chefs d’Etat et des parlements partout en Europe, auréolés de  plusieurs prix internationaux, dont celui des Nations Unies pour les droits de l’homme et une place de nominé pour le Nobel de la Paix en 2015, Birame Dah Abeid et son mouvement devenaient une force sociale montante en Mauritanie. La connexion de l’élément harratine à l’élément négro-africain au sein d’IRA, déjà classé comme une organisation radicale hostile à la communauté maure, allait cependant renforcer l’inquiétude du pouvoir à Nouakchott. Son démantèlement relevait désormais de la raison d’Etat.
Les partisans d’IRA accusent ainsi les RG d’avoir infiltré leur mouvement, et d’avoir exploité les sorties intempestives d’un de ses taupes, pour construire un plan de déstabilisation pour mater le mouvement au moment où ses leaders se trouvent à l’étranger.
Selon l’analyse d’un observateur averti de la scène, les informations fournies aux RG pour décapiter IRA, ne peuvent avoir rien d’inédit, car aussi bien la composition du bureau exécutif d’IRA, l’identité de ses dirigeants et de ses militants, ainsi que ses sources de financement si elles existent, étaient déjà connus des services de l’ETAT.
Ils trouvent l’arrestation menée actuellement contre les leaders d’IRA comme ayant été mal conçue et mal ficelée, tant dans sa forme que dans son contenu.
Le déguerpissement des 429 familles de la gazra sise à l’hôpital Bouamatou, le 29 juin dernier, et la résistance des habitants qui s’était soldée par des blessures dans les rangs de la police, utilisé comme justificatif pour impliquer IRA, est en effet considéré par plusieurs observateurs comme un amalgame judiciaire que n’importe quel avocat peut déjouer sans grande peine
La grossièreté des reportages consacrés par les médias d’Etat par rapport à ces incidents, la vaste campagne de diabolisation et d’appel à la haine relayée par plusieurs sites électroniques et les réseaux sociaux, seraient assez grossiers pour ne pas nourrir les suspicions sur les charges retenues contre les détenus.
Certains sont allés jusqu’à lier la persécution menée contre les dirigeants d’IRA aux prix décernés le même jour à Birame Dah Abeid et à son mouvement à Washington, notamment le prix Heroes des combattants contre l’esclavage décerné par le Secrétaire d’Etat américain aux affaires étrangères, John Kerry. Beaucoup d’observateurs n’hésitent d’ailleurs pas à croire que cette avalanche de prix américains, si l’on cite en plus le Prix Lawson à Boston, aurait déclenché l’ire des autorités mauritaniennes et forgé leur détermination à en finir une bonne fois pour toute avec IRA. D’autres y voient un message clair adressé aux dirigeants américains. Les partisans d’IRA payent ainsi la colère de Nouakchott contre Washington.

Source crédit: http://www.aidara.mondoblog.org 

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17-07-2016 14:30 – Vidéo: Le porte- parole IRA-Mauritanie tire la sonnette d’alarme, DR Ousmane Sy à 2STV

IRA-Mauritanie – Le porte- parole IRA-Mauritanie tire la sonnette d’alarme, DR Ousmane Sy à 2STV dans l’émission « ça me dit mag » du Samedi 16 Juillet 2016 avec Pape Alé Niang.

Nous nous battons pour qu’il y ait un état de droit, un état démocratique, juste, égalitaire débarrassé de ces vices comme l’esclavage, le racisme, l’exclusion et le pouvoir mauritanien s’évertue à construire une dictature militaire de premier ordre, soutiendra-t-il.

Ces arrestations ne décapiteront pas IRA-Mauritanie parce qu’IRA est une émanation du peuple Mauritanien, nous sommes la vision qui représente le peuple mauritanien actuellement, quelque soit le nombre de personnes qu’ils arrêteront, il y aura d’autres qui viendront défendre la vision d’IRA et le peuple au sein de l’ONG.

Dr Ousmane Sy rappelle à l’opinion que le président Biram et son vice-président ont été arrêtés durant 19 mois, IRA organisait deux manifestations par semaine sans avoir commis aucun acte de violence pendant ces 19 mois.

Il est ridicule que les autorités Mauritaniennes viennent les accuser d’auteurs de violences au lendemain des heurts dont les autorités mauritaniennes sont les seules responsables qu’elles avaient imposé aux pauvres, qui sont complètement étrangers à IRA pour décapiter leur mouvement.

Le pouvoir a toujours tendu la perche de la violence à IRA Mauritanie mais l’ONG répond par des actes pacifistes conformément à sa lutte non violente.

Encore mieux, les cadres arrêtés sont accusés du flagrant délit d’agression des forces de l’ordre alors qu’ils ont été tous arrêtés chez eux, dans leur lieu de travail ou dans la rue vaquant à leur préoccupation quotidienne.
Source crédit : http://www.cridem.org 

​L’intrigue : régner c’est savoir tromper… Baba Maal OUI  mais Tariq Ramadan NON..!!!

Comment décoder que Tariq Ramadan arabe de nationalité suisse d’origine égyptienne soit indésirable dans cette Mauritanie où tout s’arabise avec zèle à vitesse grand V. On pourrait s’aventurer à titre comparatif avec l’accueil réservé à l’artiste sénégalais Baba Maal d’ethnie pulaar, par les hautes autorités de notre pays. Ce chanteur avait été reçu par le président mauritanien Ould Abdel Aziz dans le palais ocre à Nouakchott il y’a quelques mois, lors de son passage dans la capitale mauritanienne pour l’anniversaire de son groupe artistique. À l’occasion, le grand concert tenu dans l’enceinte du stade olympique de Nouakchott, n’avait éveillé rien d’anormal pour l’ordre public. Oui…du PUBLIC, l’enjeu fondamental de l’exercice du pouvoir chez NOUS comme partout ailleurs. Nos dirigeants préfèrent nous voir en transe jubilatoire pour les divertissements pompeux qui inhibent L’Essentiel en Nous. Logiquement, ils sont amis pour ne pas dire complices avec ces artistes qui les aident à nous dompter finalement dans notre sort végétatif et fataliste. De l’autre côté, ils répugnent les voix portantes qui interpellent et éveillent les consciences . C’est bien le cas de l’intellectuel suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan qui a été refoulé par les autorités mauritaniennes hier. On ne veut pas du PUBLIC pour lui (cet arabe) à Nouakchott alors qu’on avait parrainé Baba Maal  (ce peulh) en bonus du PUBLIC. En quoi les conférences publiques de Tariq Ramadan pourraient être une menace à l’ordre public alors que le stade bondé pour Baba Maal était salué et soutenu par le gouvernement il y’a quelques mois. Les autorités craignent autre CHOSE. En effet le discours intellectuel qui éveille et appelle à une prise de conscience politique et citoyenne en toute LIBERTÉ, risque de dévoiler l’ordre usurpateur et injuste du pouvoir. Dans nos pays, ce dernier s’exerce contre les PEUPLES par les inégalités sociales et politiques. Le meilleur instrument de contrôle utilisé par un ordre étatique INJUSTE, c’est de maintenir les populations dans l’INGNORANCE. Le professeur Ramadan était invité en tant que humaniste, musulman et intellectuel qui parle à TOUS sans aucune référence catégorielle, ce qui peut perturber logiquement les logiciels de nos milieux dominants. S’il se serait présenté comme un dignitaire arabe issu d’une grande tribu égyptienne, on l’aurait auréolé de tous les honneurs et accueilli par un magma tribalo-religieux très SÉLECT. Nous sommes un pays de milles Ulémas, mais l’islam qui se veut VRAIMENT FRATERNEL, ÉGALITAIRE et ACCESSIBLE à tous devant DIEU et parmi les Hommes, dérange ce qui s’apparente à un clergé exclusiviste. 
Décodons, où se trouvent les manoeuvres qui nous menacent TOUS à terme..?? 
K.S 

Nouvelles d’ailleurs : Cécités et hypocrisies…


Nous sommes en guerre. Non pas une guerre conventionnelle, si tant est qu’une guerre puisse être conventionnelle, mais une guerre sale, une guerre qui pourrit les esprits, sclérose l’intelligence, mine toute tentative de dialogue, d’amour de l’autre à l’autre et de soi à soi. Une guerre de tranchées qui s’exacerbe régulièrement, au moindre événement. Derniers en date, l’expulsion des haratines qui « gazraient » un terrain qui n’était pas à eux mais qui était devenu leur seul chez eux et le Prix américain décerné à Birame. Et voici la machine à cris d’orfraie en branle, alimentée par les arrestations de membres d’IRA, avec force « témoignages » au moulin des médias officiels, histoire de bien chauffer les esprits et de « venger » notre honneur bafoué par la distinction américaine…

Comme si nous devions tenir les Américains et/ou les Occidentaux responsables de nos failles, dénis, et autres aveuglements. Pendant des années, nos autorités ont nié l’esclavage, arc-boutés sur le terme, fourre-tout et peu explicite, de « séquelles », envoyant raconter, partout dans le Monde, que tout va pour le mieux chez nous… Désastreuse stratégie de communication, vite démontée et gagnée par l’IRA. Puis virage soudain. Voilà mises en place des juridictions spécifiquement consacrées aux crimes d’esclavage. Je ne pense pas que ces tribunaux délocalisés n’aient eu pour but que de faire marcher l’industrie du bâtiment….

Nous avons nié, nié encore, tout nié, tout enfermé dans le noir de nos contradictions et hypocrisies. Nous avons fait, du déni, une politique, là où il aurait été plus simple, tellement plus simple, de dire : « Oui, il existe encore, chez nous, des cas d’esclavage. Ils ne sont pas légions. Mais nous nous battons contre et les nous punirons sévèrement ». Ben, non. Nous avons préféré ménager nos sociétés, ne pas « secouer le cocotier », ne pas faire de vagues, sachant que chaque groupe, CHAQUE groupe, chaque tribu, chaque ethnie, hormis les Wolofs, a pratiqué l’esclavage et possède, encore, en son sein, des « affranchis » ou considérés comme tels. Cela aurait mis en péril les chefferies traditionnelles et nos sentiments d’appartenance à telle ou telle caste ou ordre social. Attaquer ce phénomène de front aurait été attaquer les fondements mêmes de nos manières de vivre et de nous penser.

Nous avons voté des lois criminalisant l’esclavage mais les juges ne sanctionnent pas les maîtres, lors de cas avérés, petits arrangements entre gens de même milieu et de même culture, membres de ces entités où le groupe ou l’appartenance au groupe est monté en quasi-divinité et doxa intangible. Et, pourtant, malgré les terribles paroles de notre Président, balançant que « n’est esclave que celui qui veut l’être », cet état de fait persiste encore ; pas à grande échelle, certes, mais persiste… Ne serait-ce que désigner une femme ou un homme du vocable « esclave », c’est de l’esclavage, nonobstant toutes les arguties et subtilités qu’on m’oppose parfois sur la « compréhension » de ce vocable.

Chez nous, l’esclavage n’a pas de couleur de peau. Il existe partout. Nous avons construit nos sociétés sur le servage, la coercition, l’utilisation de « l’animal » homme. Nous avons tricoté nos mentalités sur cet esclavage légitimé, pendant des siècles, par nos fuqahas. Nous nous sommes positionnés dans ces espaces saharo-sahéliens grâce à la servitude. Et les plus gros bataillons des anciens esclaves sont les Haratines. Ils sont les plus nombreux et concentrent, sur eux, misère et désespérance. Et colère qui ronge les plus jeunes, souvent, colère et violence. Ils sont ce miroir terrible de nous-mêmes ; les Haratines et leur pauvreté, les Haratines et leur place dans nos sociétés et nos imaginaires.

Dire ceci expose, parfois, à des insultes et à des procès en « anti-beydhane »… Comme si dénoncer que ce sont les Haratines qui sont les plus nombreux, parmi les anciens esclaves ou toujours maintenus en esclavage – oui, ça existe encore ! – signifiait dénoncer sa « communauté ». Comme si nous nous devions d’une fidélité aveugle, absolue, aux « nôtres », fidélité qui voudrait que nous ne parlions jamais de nos maux. Comme si indexer ce qui ne va pas ferait, de vous, un traître aux « vôtres ». Non-sens absolu mais non-sens révélateur d’une société qui ne se pense qu’en termes communautaires, qu’en termes d’appartenance d’abord ethnique et non pas citoyenne.

Nous savons manier les termes « démocratie », « droits de l’homme » et « égalité des droits », alors que nous sommes et perpétuons une société de castes où chacun doit vivre à la place que lui ont défini nos façons ancestrales de voir et d’appréhender le monde. Nos stratégies matrimoniales sont bien huilées. Nos rapports de force à l’autre aussi. Une société qui pense et se construit en termes de noblesse, forgerons, griots, esclaves etc., etc., ne s’approprie les valeurs d’égalité et de droits de l’homme qu’en rapport avec la sphère du pouvoir. Jamais pour elle-même…

 Voilà nos limites. Voilà nos hypocrisies : demander, pour soi, ce que l’on n’accorde pas à tous dans un même groupe. Nous assistons à une extrême-droitisation des pensées. Celle-ci, non plus, n’a pas de couleur de peau. Elle est. Alimentée par les peurs, l’ignorance de l’autre, le refus de se considérer, non pas comme unique membre d’un groupe défini comme tel, mais comme citoyen d’un pays qui s’appelle la Mauritanie. Elle est. Manipulée par les pouvoirs successifs, par la construction patiente d’une identité nationale supposée telle et pas autre, par ce gommage, systématique, de nos différences, de ce qui fait la force et la beauté de notre pays : une nation arc-en-ciel, une nation multiple, une nation riche de ses langues, riche de ses passés, riche de ses différences, riche de son ciment commun, l’islam. Elle est. Véhiculée par des médias unicolores. Elle est.

Elle est, symbole de sociétés qui se cherchent une place et une raison d’être, sans voir qu’elles sont. Qu’elles n’échapperont pas à la mondialisation, à l’ouverture au Monde, aux autres. Qu’une société figée est une société qui se meurt… en entraînant les autres dans sa chute. Qu’une société qui ne vit que sur une splendeur présupposée et un passé « glorieux » est déjà morte. Salut,

Mariem mint Derwich 

Source crédit : lecalame.info

L’éditorial: Quand l’USA fait décapiter IRA


Freiner l’élan de solidarité internationale à la lutte d’IRA-Mauritanie : les trois prix Américains semblent être l’objet de l’ire des tenants du pouvoir mauritanien. Amateurisme ? Un système aux abois manquant toujours d’imagination et d’idées contre ses opposants qui dérangent réellement ? En tout cas, la quasi totalité du bureau exécutif du mouvement abolitionniste IRA est concerné par les dernières interpellations.
Une opération de décapitation d’IRA. Pour ce faire, le système qui triture la Mauritanie et les Mauritaniens a pensé, animé, manipulé, entretenu une rixe entre la police et des squatteurs. Ces squatteurs, populations pauvres et très démunies, occupaient le terrain d’un homme d’affaires, un spéculateur « terrien » connu pour avoir fait sa fortune dans ce domaine.
Les terrains de cet homme proche de certains officiers supérieurs sont en général jumelés et comparables à un quartier, en tout cas de véritables domaines, comme à l’image des appartements où se trouvent ses bureaux jouxtant une clôture immense, qui est sa propriété, située géographiquement à l’ouest du siège de la Délégation européenne…
Il est désormais connu que le prétexte de libérer par la force le domaine de l’homme d’affaires ami du système des pauvres qui cherchent là où habiter avait pour principal objectif d’enterrer IRA-Mauritanie qui, contrairement aux Américains (une organisation américaine) qui viennent de lui décerner un prix de lutte de non violence contre l’esclavage, n’est qu’un groupe de violents selon la thèse du pouvoir.
Comme d’habitude, c’est, cette fois, le wali de Nouakchott-ouest qui est le porte-parole du système pour cette mise en scène. Il passe à la TVM pour accuser 5 personnes d’être les meneurs de la bagarre entre les pauvres hères (des pauvres abandonnés par leur Président) qui veulent être fixés et déterminés sur leur sort et les forces de l’ordre venues les déguerpir. Ces pauvres qui craignaient de grossir les rangs des oubliés et laissés pour compte essayaient de résister à leur déguerpissement. Ils ne peuvent continuellement souffrir du fardeau des promesses non tenues et accepter d’être jetés dans les dunes loin de la ville et de la vie…
Ceux que le wali accuse (que Dieu le pardonne) ont en commun leur appartenance à IRA Mauritanie, le mouvement non violent à l’image de Martin Luther King, mais auquel le pouvoir impute des violences le jour même où deux derniers prix américains sont décernés aux leaders de ce mouvement : (2016 TIP Heroes Awards) les héros 2016 prix TIP par John Kerry, le chef du département d’Etat au nom du gouvernement américain.
Et pourtant, il est connu que les militants d’IRA ont été de tout temps réprimés par la police sans riposter, et envoyés aux hôpitaux pour des fractures (c’est le cas, la semaine passée, de Khamou et sa sœur). Certains des accusés du wali n’ont été informés de la bagarre où la police a, pour cette fois-ci, abandonné ses grenades et boucliers de défense aux manifestants et utilisé ses jambes pour se sauver, que par les réseaux sociaux. Cette partie de catch qui a valu aux militants d’IRA l’accusation de «rébellion, utilisation de la force contre les autorités administratives et judiciaires et appartenance à une organisation non reconnue» ne ressemble pas aux pratiques du mouvement IRA.
La bagarre où la police mauritanienne s’est fait bastonner avant de fuir devant les manifestants sent le goût amer d’une manipulation grossière, comme ce fut le cas contre le mouvement du 25 Février. La police mauritanienne (compagnies) est d’une méchanceté légendaire quand il s’agit de réprimer. Et les Mauritaniens ont de tout temps montré leurs talons contre les bombes lacrymogènes et les balles blanches. Ce mensonge d’Etat aussi n’a pas été bien réfléchi. Triste pays. Triste système. Pauvres citoyens. C’est le fait d’être administré par des derniers devenus premiers alors qu’ils ne s’y attendaient. Mais apparemment, ce pouvoir ne comprend pas encore que la Mauritanie a amorcé l’inévitable virage qui annonce l’apogée du système.
Inéluctablement, les Mauritaniens et la Mauritanie veulent écrire une nouvelle page de leur histoire, celle là positive. Une page qui va finir avec l’improvisation, la répression, la gabegie, le tribalisme, le communautarisme, le régionalisme, l’exclusion, l’impunité, l’esclavage et le mensonge… sève nourricière du racisme d’Etat. C’est dans ce pays où un sénateur est élu dans un département avec plus de dix fois de grands électeurs au même titre qu’un autre département qui envoie à son tour un sénateur. Où est la légalité citoyenne ?
Il y a deux choses sur lesquelles les Mauritaniens se rivalisent le mieux, deux choses contraires à notre religion, l’Islam : le mensonge et la peur. Deux choses qui commandent notre destin, destin d’un pays réellement perdu. Mais pourquoi refusons-nous de comprendre que nous partirons et la Mauritanie restera. Une Mauritanie une et indivisible.
Cette gifle consistant à embastiller les responsables de IRA et de simples militants ; cette gifle qui est plus destinée aux Américains qu’aux militants et sympathisants d’IRA Mauritanie ne distraira pas les Mauritaniens justes. Et ces Mauritaniens ne cultiveront pas la peur des autres comme le veut le système. La Mauritanie se fera avec ses blancs et ses noirs. L’Afrique en miniature.
Dieu pardonnera le wali comme la police mauritanienne, ils ne sont que des victimes comme ceux qu’ils affublent de tous les noms d’oiseaux, qu’ils répriment, torturent, arrêtent et gardent au secret avant de les déposer à la citadelle du silence (Dar Naim). Le wali et la police le savent, IRA est devenue plus une philosophie qu’un simple mouvement de quelques personnes qu’on peut faire disparaitre par de sordides montages d’une époque que l’on veut passée.
Le contexte est inapproprié, le prétexte mal pensé et le texte grossièrement ridicule car décousu. Un mensonge peu intelligible et pas du tout intelligent.
IRA Mauritanie, TPMN, Mouvement du 25 février et Mani chaari gasoil … sont des réactions contre l’injustice qui a trop duré dans ce pays. Des réactions pour une Mauritanie juste pour tous ses fils, y compris les éléments de cette police qui réprime et torture (le cas de Moussa Birane), elle-même victime, et ce wali qui, comme un aveugle-sourd-muet, se complaît dans l’exécution des ordres d’un guide qui ne lui sera d’aucun secours devant le tribunal de Dieu et celui de l’histoire.
La Mauritanie nous survivra et ces pauvres citoyens que ce pouvoir prive de liberté aura certainement le dernier mot devant ALLAH, Le Juge. L’inévitable JUGE sur lequel ces victimes peuvent compter. Son jugement est juste et sans recours. Devant LUI chacun de nous répondra de ses actes. Que Dieu nous garde d’être du camp des menteurs et des poltrons de ce bas monde.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

​Soupçons de torture sur les détenus abolitionnistes kidnappés depuis le 30 juin.


Plusieurs faisceaux d’indices évoquent des soupçons que les détenus kidnappés aient été soumis à des pratiques inadmissibles de la torture. Si ces rumeurs arrivaient à être confirmées, on dirait que ces interpellations qui se sont déroulées comme des enlèvements purs et simples ne pouvaient éviter d’autres dérives plus affreuses. Les agents de services qui ont cueillis un après un ces détenus abolitionnistes, sans aucune procédure légale, doivent être identifiés. L’État mauritanien sous le féru du général Ould Abdel Aziz, porte « l’os IRA dans sa gorge » et n’épargnera RIEN à ceux qui courageusement, incarnent le fer de lance de la mouvance abolitionniste dans le pays.
Ce pays qui se définit comme une république islamique qui s’apprête à accueillir un sommet de la Ligue arabe, se cherche une monture d’État-nation qui allie son africanité et son arabité. Très longtemps les convenances coutumières d’un ordre social tribalo-ethnique primitif, transparaissaient dans l’arène politique très sélect. Une étroite minorité trans-communautaire faisait l’État et l’écrasante majorité subit dans un statu quo devenu intenable aujourd’hui. 

Une certaine conscientisation politique émerge au sein de la jeune génération qui refuse les cases préétablies tribalo-ethniques. Aujourd’hui, c’est le référent CITOYEN qui anime une prise de conscience militante et politique, en l’occurrence chez les gens d’IRA-Mauritanie. Cet aspect clivant de l’engagement du mouvement abolitionniste du président Biram Dah Abeid, ne laisse aucun mauritanien indifférent.  Et ceux qui sont suspectés d’avoir perpétré des tortures physiques et morales sur les kidnappés parmi les militants d’IRA-Mauritanie, ont très certainement leurs positions personnelles ne relevant pas que de l’exercice de leurs fonctions d’agent. Dans ce sens, en plus d’un État qui honnit l’approche transversale  du mouvement abolitionniste, certains agents zélés et conditionnés ne peuvent éviter de nourrir une Haine Viscérale à l’endroit des engagés encartés IRAnistes .
L’État mauritanien par ses sbires multiformes a essayé de casser l’élan citoyen du mouvement abolitionniste non reconnu par Nouakchott depuis sa création en 2008. Aujourd’hui, avec l’histoire de ces tortures présumées sur les détenus, les services étatiques essaient d’autres méthodes radicales pour déstructurer IRA. On a hâte d’être édifiés, sur les traitements subis par monsieur Balla Touré et ses camarades depuis leurs kidnappings à partir du 30 juin dernier. Leur dossier judiciaire est en « fabrication » et ils seront probablement condamnés et écroués , mais, ils auront la PAROLE LIBRE un jour insh’Allah. 
À suivre…!!!!

K.S

​Arrestation des militants d’IRA : la dérive autoritaire

On croyait la période d’exception finie et que la Mauritanie s’était résolument engagée sur la voie de la démocratie et de l’Etat de droit depuis le coup d’Etat de 2005 qui avait mis fin à vingt et une année de dictature tayenne. Depuis le 29 juin 2016, le pays vit sous la terreur du non droit. Une véritable dérive autoritaire s’est installée avec la séquestration de plus d’une vingtaine de militants de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de plus de quarante jeunes citoyens issus des familles déguerpies du squatte sis à l’hôpital Bouamatou de Nouakchott.
Sans mandat d’arrêt ni de perquisition, ces citoyens ont été enlevés de leur domicile et conduits vers des destinations inconnues, leurs maisons ont été fouillées de fond en comble et leurs matériels emportés. Depuis, personne ne sait où est-ce qu’ils ont été séquestrés. Aucun avocat ni aucun membre de leur famille n’est entré en contact avec eux en violation flagrante des lois de la République et des conventions internationales ratifiées par la Mauritanie. Aujourd’hui, tout celui qui critique la situation actuelle est passible de disparition forcée et rares sont ceux qui osent lever la voix.
Pour l’instant, les organisations des droits de l’homme en Mauritanie gardent un silence coupable face à l’émergence d’un Etat martial qui ne respecte ni ses institutions ni sa Constitution, ni ses lois. Cette situation doit cesser et le droit doit être respecté. Si les personnes arrêtées sont incriminées, elles devaient être présentées à un juge dans les délais de garde-à-vue légaux et les charges retenues contre elles devaient  leur être notifiées. Elles auraient dû bénéficier de l’assistance d’avocats et leurs familles informées de leur lieu de détention. 
Cette situation de non-droit est d’autant plus inquiétante que personne ne sera désormais à l’abri de ce genre de traitement illégal dans un pays qui se dit respectueux du droit national et international. Personne ne sera plus épargné par la dérive qui s’est déclenchée et il est du devoir de tous les citoyens de la dénoncer car nul ne sait à quand son tour.
Source crédit : Post FB du Journaliste Cheikh Aidara. 

Les limiers du régime mauritanien s’acharnent contre IRA-MAURITANIE 

Cette fin du mois béni de ramadan semble être moins sereine pour les autorités mauritaniennes. La date du 29 juin 2016, les forces de l’ordre se sont engouffrées dans une opération étrange consistant à déloger certains occupants d’une gazzra. Considérée comme une provocation injuste, les occupants n’ont pas voulu se laisser faire, et l’affrontement avec les flics a été très rude. À l’image d’une camionnette aux couleurs de police, en piètre état, et plusieurs manifestants « résistants » très affectés, on se demandait comment et pourquoi dans un pays dit musulman, en plein mois de ramadan censé être « Paix ,Piété et Solidarité« , des pareils accrochages se passent entre l’ordre étatique et certains milieux sociaux modestes. Au lendemain de ces événements qui n’honorent personne finalement, la figure incarnant l’État en premier Ould Abdel Aziz, hier on apprenait l’arrestation illégale de monsieur Diop Amadou Tijane l’un des vice-présidents d’IRA-Mauritanie et d’autres militants . Aujourd’hui c’est au tour de monsieur Balla Touré , la voix pour les affaires extérieures du mouvement abolitionniste, d’être arrêté chez lui et conduit vers un endroit inconnu comme ceux d’hier. Ce matin, on apprend une perquisition faite au domicile de monsieur Diop Amadou Tijane. Il est à préciser que le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane sont aux USA depuis quelques jours. Tous les deux ont été primés par les autorités américaines pour leur engagement anti-esclavagiste en Mauritanie. Ils ont eu l’honneur d’être accueillis par le secrétaire d’état américain John Kerry lors de la remise du prix. Un énième succès diplomatique du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , qui pourrait expliquer le subit saut d’humeur du régime mauritanien. Dans l’attente d’un dossier judiciaire monté injustement comme à l’accoutumée , les militants et les sympathisants de mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste fondé en 2008 (toujours non reconnu par Nouakchott) par Biram et ses compagnons, s’activent pour dénoncer ces kidnapping en dehors de l’exercice du Droit. Le mouvement IRA qui est facifiste et reconnu comme tel à l’international plusieurs fois , dérange les forces aux intérêts convergents qui font un noyautage social, religieux et tribalo-féodal du pouvoir mauritanien au détriment des faibles. L’IRA parle aux Consciences des citoyens, et l’état mauritanien ayant un fonctionnement foncièrement tribalo-ethnique ne supporte pas les idéaux de Justice et d’Égalité promus. L’une des grandes craintes du régime étatique mauritanien en vigueur depuis plus de 50 ans, c’est de voir tous les modestes, les déshérités, et les sans voix d’une manière générale , devenir sensibles aux discours de vérité aspirant à la démolition effective d’un système de domination qui structure toute la sphère publique en dehors de la LOI. La fuite en avant en cours est un marqueur évident d’un déclin proche. On arrêtera les personnes,  mais leurs idéaux sont hors d’atteinte.

Seule la vérité est révolutionnaire. 

À suivre…!!!

K.S

La contribution de Traoré Gaye: la stratification sociale entre africains, les « Purs » et les « Impurs »

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C’est bien et même judicieux de  dénoncer toutes les formes d’injustice  que  le peuple noire a subit  , l’esclavage des arabes  sur  les noirs n’est pas aussi médiatisé   comme celui  du commerce triangulaire ! A dénoncer et  à exploiter scientifiquement  sans  haine ni esprit de revanche ! Pour les chercheurs , des document scientifiques existent   du Soudan  à Tombouctou , en passant par Saint  Louis et ses archives coloniales! Mais pour moi  en tant responsable associatif ARMEPES :www.mauritanie-egalite.org ,  il  faut aussi dénoncer   cette stratification   qui touche  certaines sociétés africaines  en PURS et en IMPURS ! Dans certaines sociétés  que je connais , Aujourd’hui encore des gens sont considérés commes esclaves car leurs ancêtres   ont  vendus ou capturés  et  leur patronyme s’est trouvé modifié , leur lignée cassé  donc table rase de leur passé, ce débat   comme   à prendre  place  dans ma communauté  soninke ou sarakolé  quoi  que timide mais encourageant.Le’sclavage  entre africains doit être   dénoncé sans complaisance ,   Nous ne disons pas  qu’il faut faire table rase de l’histoire , il faut faire face à l’histoire  des razzias , de destruction  de villages  du sud mauritanien   avec des razzias arabo-berbères ,  certains villages ont été détruit  deux à trois fois ! Dans un  autre village  de Mauritanie   qu’on appelle   DJEO  , il  y a dans  une grotte  un estuaire  suite  à la fuite  devant  les razzias ,   les femmes et  les enfants de ce village  avait trouvé refuge  dans  une grotte , mais ils ont été asphyxié par les criminels  arabo-berbères !Aujiurd’hui encore   en passant par la Mauritanie, la Guinnée Bissao, la Gambie , la Guinnée  Conakry  , le Mali , la Mauritanie , le Niger  des noirs prennent d’autres pour des esclaves , des africains prennent d’autres africains pour des esclaves !voir lien :http://cridem.org/C_Info.php?article=676854.
La criminalisation de l’esclavage et des tribunaux   institués en effet  en Mauritanie   traduit   la survivance chez nous  cette pratique  en 2016 , comme   par faire  savoir  à nos familles de marabouts , de notables , de propriétaires terriens , qui  ont  profité  du malheur des gens ,  et continue de s’en enorgueillir :  une fois  sur TéléSud , un  écrivain d’origine peulh de la place , soutient  qu’il est noble  car pour lui son grand père  a islamisé l’Afrique de l’Ouest !  Là  n’est pas le problème , en Afrique  quand on  est noble   c’est par  rapport  aux esclavages !Il aurait pu dire , je suis  descendant  d’une famille d’érudit musulman , comme HAMPATE BA…C’est aux yeux des africains d’abord   qu’il faut   sensibiliser , on ne peut   être  pour la justice  à la carte , ou les dénonciations à la carte!  ARMEPES dénonce toutes les injustices même celles   qui nous concerne!
Dans certaines villages mauritaniens , l’appellation QUARTIERS DE NOBLES et QUARTIERS  D’ESCLAVES  n ‘a commencé   à   être éviter   que récemment  car  ça commençait   à toucher la paix sociale : la jeunesse d’extraction servile ne  supportant  cette appelation de Quartier d’esclaves !  NOUS VOULONS LA LOUPE  SUR NOS MAUX , LA FUITE  EN  AVANT  EST POLICITIENNE ! L’INJUSTICE  N’EST PAS CLIVANT , ELLE TOUCHE LA DIGNITE  DE L’HOMME! Certains de nos grandes figures de l’Afrique de l’Ouest  sous le prétexte de combattre  les colons  n’étaient  là  que pour le commerce des esclaves car un  arrêtés coloniale français   voulait   arrêter cette  pratiques cruelles , mais le LOBBYING des  familles maraboutiques et des grandes tribu maures  de Mauritanie  ainsi  que leurs semblables  du côté Sénégalais , malien   , pour celui   à qui cette découverte cause des urticaires , il  peut aller vérifier  les archives coloniales de la sous -région Ouest africaine ! Il tombera de nu !Cessons d’être Hypocrite et   DE PLEURER COMME LA PECHERESSE REPENTIE ! Faisons de  collogues, des séminaires , publions des essais   ça reste pour la postérité !

TRAORE GAYE
SG ARMEPES  SECTION FRANCE :www.mauritanie-egalité.org

Émission TV en soninké, la problématique de l’esclavage et ses différentes implications sociétales.