Le concept inédit de L’association Main Dans la Main:

image

Ces derniers jours, peu auront raté les activités multiformes d’une association dénommée « Main Dans la Main » . De Nouakchott où s’est tenue leur rencontre de cette année, nous qui sommes loin du terrain, avons pu suivre le déroulé du programme via les réseaux sociaux notamment par leur page Facebook et les posts de certains chanceux participants. L’affiche de ce colloque, le 3 ème du nom est sans équivoque : LE COLLOQUE DE FRATERNITÉ. Le slogan en gras est « POUR UNE GÉNÉRATION DE FRATERNITÉ ». L’islam admis communément comme la religion de l’ensemble de la population mauritanienne, apparaît  en filigrane comme l’élément central qui inspire les motivations intimes des têtes pensantes de l’association. Et rien d’étonnant, car ce pays aux milliers d’ Ulémas, se définit comme une république islamique dont les enseignements islamiques seraient l’inspiration de tout ce qui se fait ou se défait à toutes les échelles. Sauf que connaissant cette Mauritanie sous l’angle politique, économique, sociale et culturelle, les appartenances tribales, ethniques, communautaires et statutaires par castes sont les vraies références exclusivistes au détriment des valeurs fraternelles promues par l’Islam. Habituellement, ce dernier est mis à toutes les sauces réthoriques tenues par certains milieux politiques, intellectuels et religieux croyant que le Dire fait magiquement le Vivre. C’est ainsi que certains mots-notions bien connus dans le langage du politico-religieusement correct, comme la Concorde, la Cohésion, l’Entente ou la Cohabitation, qui sont automatiquement eux aussi suivis de deux qualificatifs spéciaux, Social et Historique. De ce fait, toutes les revendications légitimes réclamant fermement plus de Justice sociale et politique en dehors des schémas habituels admis par le tribalo-féodal, tombent sous l’anathème de voix autorisées. Le paradoxe est saisissant entre le Réel vécu et les discours policés et bienveillants tenus au nom de la religion commune.
Conscients très certainement de cette situation ambivalente et ambiguë, les responsables de l’association « Main Dans la Main » peuvent être crédités d’une sincérité par leurs initiatives inédites. Cette association décide de faire Vivre les valeurs islamiques au delà du simple Dire. À suivre de l’extérieur, j’ose affirmer qu’elle ne s’active pas que par du symbolique, car des séances de fraternisation se font au sein de la base militante parmi laquelle toutes les composantes nationales sont présentes. Nous avons vu au cours de ce colloque plusieurs intervenants très divers sur la tribune qui est à  l’image du public. On constate l’absence de l’effet élitiste autour d’une figure politique ou religieuse, mais la seule Star serait la diversité qui fraternise en VRAI et par la VÉRITÉ dite sur nos réalités. Tout le monde a eu ses MOTS (MAUX) à dire afin d’interpeller les Consciences des uns et des autres. De l’humanitaire engagé au poète en passant par le responsable abolitionniste, sans oublier le Cheikh auteur d’une Fatwa invalidant « l’esclavage mauritanien » , le journaliste patriote, l’intellectuel désintéressé, la compatriote engagée dans la sphère sociale et surtout l’imam sincère, on aura vu en quelques jours que les murs invisibles entre nous sont franchissables . Tout gouvernant soucieux du bien de son peuple pourrait s’inspirer d’un tel procédé à l’échelle nationale sans le carcan pollué policard, afin de fonder un État-nation. Dans ce colloque, tout formalisme religieux ne semble pas prendre le pas parce que la Valeur fraternelle et tolérante permet l’échange facile et libre. Je dirais que sur cette lancée, cette association pourrait participer amplement à l’édification d’une Mauritanie plus mauritanienne par la plénitude du DROIT et moins tribalo-féodale par le clientélisme politicard.

J’y crois fermement. Insh’Allah.

Salam.

K.S

Cri osé : libérez les journalistes…!!!

image

« Diffamer » ceux qui nous affament…. »un droit » de fait..!!

Deux journalistes mauritaniens sont arrêtés depuis (7 avril 2016) hier à la suite d’un dossier judiciaire bouclé à la vitesse Grand V par un appareil judiciaire qui s’est exécuté étrangement. Nos deux compatriotes de journalistes sont tombés dans un tourbillon venant d’un des fils du Raïs mauritanien qui a urgé les autorités judiciaires sous ordres d’agir. Leur tort, semble t-il c’est avoir repris une information sur leurs sites Internet que le fils du boss en l’occurrence Bedr Ould Abdel Aziz serait l’auteur de la blessure par balle d’un berger de la famille Aziz. Cette information rapportée au conditionnel nous rappelle que la famille du président a une certaine faiblesse pour les balles. Il n’y a pas longtemps, ce Bedr avait tiré sur une fille en pleine ville et sans faire une seconde de garde à vue. Leurs réseaux puissants ont joué l’affaire à l’amiable et sans suite judiciaire . Merci pour l’exemplarité de la part d’un fils d’un homme que tous ses partisans le qualifient comme le président le plus juste de l’histoire de la Mauritanie. Ce qu’on peut dire c’est que la justice est à son ordre et certainement ses proches sont protégés plus que les autres citoyens.

Dans ce cas du berger blessé par balle, le fiston du Raïs a porté plainte pour diffamation contre les journalistes, et l’ordre judiciaire silencieux lors du blessé avéré à Nouakchott, s’est activé pour emprisonner expressément les deux journalistes. Apparemment les réseaux qui règlent à l’amiable le cas d’une blessure par balle n’ont pas eu le temps de manoeuver pour nos citoyens journalistes. Et notre berger blessé affamé comme nous autres, symbolise ce pays dans lequel les citoyens ne se valent jamais. Un citoyen affamé perd la plénitude de sa citoyenneté. Chez nous, le système de pouvoir a un fonctionnement de conditionnement de l’individu à une dépendance totale aux sources de ses revenus. Ainsi le berger blessé et le juge d’instruction ont le point commun de ne pas compter sur la LOI pour les protéger mais plutôt sur les personnes de pouvoir qui sont au dessus de la LOI.
Cette caste de hors atteinte de la LOI détient le vrai pouvoir qui s’exerce sur le petit peuple par un clientélisme à toutes les échelles. L’ordre judiciaire qui laisse moissir depuis plusieurs mois le dossier des leaders abolitionnistes emprisonnés injustement, a su traiter en temps record le cas de nos journalistes emprisonnés depuis hier.

Il faut libérer les journalistes de #cridem et #mauriweb.

La justice est malade en Mauritanie. #criosé

Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

image

Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé, de toute évidence, de franchir le Rubicon en envoyant ses 3 Ministres les plus en vue (Justice, Finance et Relations avec le Parlement-Porte Parole du Gouvernement), annoncer la couleur: sa volonté claire et nette de violer la disposition constitutionnelle la plus verrouillée du monde -qui interdit de manière absolue tout troisième mandat d’une part, et qui rend impossible toute révision de la disposition concernée, d’autre part.
Coup sur coup, ces Ministres ont embouché l’oraison funèbre d’un « Dialogue » mort avant de naître, agité comme un leurre et dont on sait maintenant  à quelle fin il était brandi: piquer un énième mandat, après celui pris de force au Président légitime Sidi OUld Cheikh Abdallahi, ensuite  après celui arraché au peuple par fraude, dans le sillage des « Accords de Dakar et enfin, après celui arraché à une opposition tétanisée et dispersée dans la nature et donc incapable de toute résistance sérieuse.
Quelle suite sera donnée à cette intention de guerre? Le chaos est brandi comme seule alternative à l’aplatissement du peuple et des forces démocratiques par leur acceptation, toute honte bue, de la plus grossière violation constitutionnelle de notre histoire.
Plus que jamais, je pense que le destin est inscrit dans le présent en lettres effaçables. Les peuples peuvent changer leur destin. Car « Il est rare que l’Histoire fasse irruption dans leur  vie sans s’annoncer à l’avance, leur offrant ainsi l’opportunité d’en changer parfois le cours. Nous nous trouvons typiquement devant les signaux de notre      avenir proche, que ces Ministres nous tracent pour  nous l’imposer,à nous les hommes et les femmes libres de ce pays que nous promettons à la liberté, ce pays dont nous avons fait tous  le serment qu’il sera un pays de liberté, de justice et de fraternité.
Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

Source crédit : http://www.boolumbal.org

Posté avec WordPress pour Android

30-03-2016 14:30 – Libre Expression. Jusqu’où la dérive! / Par Amadou Tidjane DIOP, Vice-président IRA-Mauritanie

image

Amadou Tidjane Diop – Depuis quelques temps, nous assistons à des rodomontades et déclarations qui ont suscité l’indignation et l’inquiétude de ceux qui se soucient de la République et du respect des principes et idéaux défendus par la Constitution, et susceptibles, par ailleurs de nourrir des ambitions qui compromettront durablement la stabilité de notre pays.

Ce fut d’abord le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Moctar Ol Diay, à qui revient l’honneur d’ouvrir le bal lors d’une plénière s’adressant aux députés, de déclarer : « si le président Mohamed O Abdel Aziz sollicite un troisième mandat, les députés ont le devoir l’appuyer ».

Quelques jours plus tard et dans les mêmes circonstances, ce fut le tour du Ministre de la justice M. Brahim O Daddah, d’aborder dans le même sens allant jusqu’à inviter les députés à demander à Mohamed O Abdel Aziz de solliciter un 3ème mandat.

Interpelé par le député Mohamed Ol Ghoula, le ministre s’entête et continue de se refuser derrière son daltonisme intellectuel dicté par sa mauvaise fois. Au lieu de saisir l’opportunité et se rétracter, il réplique par un message codé qui laisse alors libre à toute interprétation équivoque.

Alors! Nous sommes en droit de nous demander dans quelle République sommes-nous? Où se trouvent les vertus de l’homme d’Etat lorsque des ministres peuvent publiquement, et devant les Elus du peuple, appeler à violer la Constitution, notre Loi fondamentale ? Une telle bavure n’est ni plus, ni moins qu’une insulte au peuple mauritanien. Et ne doit pas, en situation normale, demeurer sans suites.

Ainsi, devant cette dérive, nous rappelons aux ministres, de par la gravité de leurs propos le risque qu’ils sont en train d’encourir et leur peuple avec. Nous les tenons coupables de crime pour incitation à la violation de la Loi fondamentale et constitutionnelle.

Ils doivent aussi comparaitre un jour pour répondre de leurs actes. Puisque le peuple Mauritanien dont l’une des aspirations fondamentales s’inscrit aujourd’hui dans l’effort de rétablir la justice, serait loin de garder son indifférence face à tout ce qui serait susceptible de compromettre d’une part cet élan vers la construction d’un Etat de droit et d’autre part d’hypothéquer l’émergence de l’expression de sa liberté.

Amadou Tidjane DIOP, Vice – président IRA – Mauritanie

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

Les relations de pouvoir dans la communauté soninké par Cissé-Ibrahima DIALLO.

image

Il arrive d’entendre dans notre communauté (Soninké) un discours narcissique estimant que « les soninko sont meilleurs voire plus humanistes  que le reste des communautés ». Ceux  qui tiennent ce genre de discours sont certainement dans une des positions suivantes :
Soit, ils sont dans une insouciance totale et  aberrante  et ne sont pas conscients de la gravité de la maladie ou des maladies qui minent cette société de l’intérieur.
Soit, les injustices ne les dérangent pas outre mesure.
Soit, ils occupent une place et un rang social honorable  dans  cette société soninké  hiérarchisée.
Soit, ils sont enfin partisans d’un conservatisme primaire.
Alors, je dis à ces gens de revenir un peu à l’histoire afin de se rafraichir un peu la mémoire. Qu’ils sachent  que nos ancêtres, je veux dire l’ensemble des noirs  ont tous connu d’une manière ou d’une autre la domination et vécu la situation d’esclavage à travers la traite ou la colonisation. 
A l’époque où l’homme noir (LE DOMINE) épiait le gibier avec sa flèche et sa lance pour l’abattre afin d’aller  nourrir sa famille, l’homme blanc (LE DOMINANT) l’épiait à son tour, avec son fusil et son filet pour le capturer (l’homme Noir) comme un poisson afin d’aller fructifier, développer et faire prospérer son économie en Amérique, en Europe et ailleurs.
Cette importante disproportion quant  à la puissance de frappe donna un avantage considérable au dominant  qui, par sa maitrise du feu a fait du dominé, sa proie, sa chose, l’esclave, le travailleur sans salaires ni droits qui doit juste se soumettre et lui obéir.
Lorsque la situation du dominé a connu une maigre évolution, il a eu toujours face à lui le dominant qui le devance d’une longueur. Tandis que le dominé s’estimait être satisfait de pouvoir désormais manier le  fusil qui avait été l’arme de sa soumission,
Le dominant, lui avait déjà conçu le mirage 2000 et le F-16, bombardiers  pouvant stationner à des dizaines de milliers de  Kilomètres d’altitude et bombarder un bunker avec une précision chirurgicale et des conséquences épouvantables,
Ou encore les B52, Spécialité Américaine basée en Arizona ces appareils de guerre ont la capacité de détruire voire même de faire disparaitre en un clin d’œil l’équivalent d’un grand village et, s’il arrive qu’il y ait  des rescapés, ces derniers vivront le restant de leur  vie avec la terreur si ce n’est des maladies d’une violence inouïe.
Aussi, nous en déduisons que,  si le dominant  décidait aujourd’hui encore de réduire le dominé à l’esclavage, il le ferait sans peine.
Et par pure hypothèse considérons que le dominant  décide d’user de son pouvoir et de nous soumettre à nouveau !
La question que j’adresse à vous, Mr. le noble, est la suivante :
accepteriez-vous  cette situation d’esclavage
J’imagine raisonnablement que la réponse est non !
Alors pourquoi voudriez-vous faire subir à vos propres frères, encore aujourd’hui, cette situation humiliante qu’est l’esclavage sous prétexte qu’il faut préserver notre organisation sociale traditionnelle, soit disant, synonyme de cohésion ou, que nos traditions sont immuables?
Vous le savez sans doute, chers Uléma, vous qui êtes familiers des textes de référence en l’occurrence notre coran sacré et la sunna authentifiée de notre prophète (sas), qu’au septième siècle le Prophète (Psl)  à déjà déconseillé le fait même de nommer les serviteurs par le terme « esclave » qui est une manière d’humilier et d’abaisser la personne qu’Allah a mis Son service.
Qu’en est il alors, d’une organisation sociale qui considère toute  une partie de sa composante comme des esclaves, et interdit par la même, toute relation d’alliance par le mariage ?
Certains disent ouvertement qu’ils préfèrent que leurs progénitures se marient  avec un négateur qu’avec ceux qu’ils appellent « esclaves». Pourrait-on continuer à tenir cette posture fallacieuse de dénégation consistant à affirmer que le phénomène de l’esclavage a disparu, qu’il n’est plus d’actualité alors qu’il est le soubassement même de notre organisation et de nos structures?
Considérons juste toutes les barrières que nous avons érigées devant nos enfants dans leurs projets matrimoniaux dans le seul but de préserver et de perpétuer des coutumes, des pratiques et des traditions d’un autre âge.
Certains parents choisissent de fermer les yeux et préfèrent la fornication de leurs enfants que d’accepter un mariage avec une personne de la caste différente. En effet, dans notre communauté, nous sommes arrivés de manière sournoise à faire prévaloir nos traditions au dessus des principes clairement établis de notre religion, c’est-à-dire : notre mode de vie, notre organisation, notre manière de penser.
Nous les avons érigés en des dogmes intangibles. Allah (swt) nous demande de ne pas nous approcher de la fornication et pourtant, pour protéger notre système hiérarchique,  nos privilèges, notre statut social, nous la considérons comme un mal nécessaire et tolérable :
Pour garder intact notre dogme de ne pas mélanger les castes on est allé jusqu’à interdire  le mariage qu’Allah a pourtant rendu licite entre les personnes croyantes. Donc le mariage est un droit Divin  pour procréer et perpétuer la vie sur une base saine et, ce, jusqu’au terme fixé par Lui, le Tout Puissant (swt).
Certains optent pour la rupture avec leurs progénitures, ce qui est plus supportable à leurs yeux que le déshonneur d’un mariage avec la caste inférieure.
Illustres hommes de science de notre communauté ! Avant de soulever quelques questions dont j’aimerais bien que vous éclairiez ma lanterne ;   je dis à tous ceux qui se pavanent et se prévalent de l’illusion de la supériorité en mettant en avant la noblesse de leur origine,  et se disent fiers de leur héritage : 
Qu’ils ne font que faire subir à leurs frères l’humiliation que leurs ancêtres avaient subi de la part d’autres peuples, l’humiliation de l’esclavage.
Que le rang social honorable, la supériorité réelle est celle que l’on acquiert par la noblesse de son comportement, de sa personnalité, la recherche de la piété et de l’agrément du Créateur.
Pour terminer je vous invite à méditer ce verset 109 oh combien édifiant de la sourate Tawba :
« Bismil lahir rahmanir rahim : AFA MANE ASSASSA BOUN  YANEHOU ALAA TAKHWA MINAL LAHI WA RIDWAA NINE KHAÏROUNE AN MANNE ASSASSA BUN YÂNAHOU, ALAA CHAFA DJOURFINE HAARINE FA NAHAARABIHI, FIN NAARI DJAHANNAMA WAL LAHOU LAA YAH DYL KHAMAN ZAALIMIINA.
« Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l’agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes ». ALLAH NTI  YANGO BOUR GNANGHON KANDANA.

QUESTIONS:
1),L’esclavage est il un ordre, un commandement d’Allah, dans lequel cas, nos hommes de sciences doivent rappeler ceux qui s’opposent à cette pratique à Allah, en leur demandant de cesser de mettre en cause un ordre du Créateur ?
2),Si c’est le cas, c’est-à-dire un commandement d’Allah, il ne vaudrait pas mieux obéir en Allah en condamnant ouvertement et sans réserve les réfractaires pour leur désobéissance à un ordre  d’Allah ?

3),Si au contraire, ça n’est pas un commandement d’Allah, notre communauté d’hommes de sciences ne devraient elle pas au moins appeler à rompre définitivement avec cette pratique ? si non, ne devrait elle pas expliquer à la masse les raisons de son silence et de sa tolérance à l’égard d’une pratique qui met à mal notre cohésion sociale ?

4) Est-ce que le fait de ne pas dénoncer cette  pratique de l’esclavage par la communauté de nos hommes de science  ne vient pas du fait qu’elle ne la considère pas comme une pratique honteuse et humiliante?

5) Pourquoi ces honorables hommes de science que les gens écoutent, imitent, obéissent et respectent continuent d’utiliser encore dans leurs conversation, les expressions telles que : « mon petit esclave » ou encore « un esclave a dit » alors que le Prophète à dit : « que l’un de vous ne dise pas mon esclave mais qu’il utilise d’autres  expressions comme  ‘Fatayii’’ ou ‘’ Amati’’.

6) Allah (swt) n’a-t-il pas dit : «…Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition ?… »

7) Convaincus que le Prophète (psl) ne se prononce jamais par passion personnelle mais plutôt par effet de révélation ; nous ne devrions pas obéir à cette recommandation?

8) Ces hommes de science préfèrent-ils imiter le Prophète (psl) à géométrie variable, c’est-à-dire seulement quand il y a absence de risque pour leur notoriété ou leurs intérêts d’ici bas? (I dou nâ dintinou)

9) L’On parle souvent d’esclave de charria ! la question qu’on se pose est la suivante : est ce que la charria est pour instaurer l’esclavage ou veut elle  l’éradiquer ? Si la Charria est pour l’éradiquer, pourquoi dire « un esclave de charria et qui sont ces esclaves de charia d’ailleurs  de nos jours ?
 Nous pensons que la pratique de l’esclavage c’est-à-dire la raison du plus fort qui s’impose au plus faible a précédé la révélation coranique et que dès le début la révélation est allé dans le sens de l’éradication et n’a en aucune manière instauré le système ! COBCO !!!

10) En effet La révélation n’a-t-elle pas condamné l’idéologie qui sous-tend la pratique de l’esclavage en proclamant l’origine commune des hommes et leur égalité en droit et en dignité et n’a-t-elle pas pris toutes les mesures  qui si elles étaient appliquées auraient abouti à faire disparaitre le phénomène ?

11) De nos jours l’esclavage dans notre communauté est fondé sur le patronyme qui, lui, est né d’une volonté politique de domination permanente  car le patronyme est perpétuel donc  son attribut le sera également, malgré ce fondement pervers, l’islam impose t-il une émancipation du subissant pour être un homme libre comme le veut Allah (swt) ?

12) Le verset qui dit « le meilleur d’entre vous est le plus pieux », le dit esclave ne peut il pas atteindre ce degré de piété ?

13) Quelle est la différence entre iblis qui, lorsque l’ordre lui a été intimé de se prosterner  devant Adam a  répliqué « je suis meilleur que lui  car nous ne venons pas de la même source, lui vient de l’argile et moi du feu » ; et un homme qui dit : « tu ne te maries pas avec lui car vous ne venez pas de la même source, toi tu es horé et lui comé c’est-à-dire tu es meilleur que lui parce que nous sommes  nobles et eux  esclaves » ? ces deux déclarations qui sont similaires en tous points, ne méritent elles pas les mêmes conséquences ? et nous connaissons tous la sanction infligée à iblis après sa déclaration !
Si un sabab nouzoul est parabolique, le non repentir de l’auteur de cette assertion orgueilleuse qui est : « Je suis meilleur que lui parce que je suis noble et lui esclave » n’intègre t’il pas ce verset du Saint Coran :
 «Bismil lahir rahmanir rahim.   KHOULIL LEZIINA KAFAROU. IN YANTAHOU  YOUKHFARLEHOUM  MÄ KHAD SALAFA  WA IN YA OÜDOÜ  FAKHAD MADAT SOUNNETOUL AWWALIIIN ?
« Dis à ceux qui ne croient pas que, s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui s’est passé. Et s’ils récidivent,(ils seront châtiés), à l’exemple de leurs devanciers »
14) Allah n’a-t-il pas envoyé Moussa (ass) et son frère Harun (ASS) pour libérer les enfants d’Israël de l’esclavage ? Si oui, pourquoi en relatant cette histoire l’on évoque  que le côté Prodige (KAWAFI) de ce grand évènement sans jamais nous s’intéresser  à l’objet du courroux d’Allah (swt) c’est-à-dire le fait que les fils d’Israël ont été injustement réduits à l’esclavage par le pharaon. L’enseignement éternel de cette histoire de Moussa est qu’on ne  peut  pas et on doit jamais soumettre à l’esclavage les êtres humains honorés par Allah. La liberté est un don de Dieu, on ne doit en priver personne. 

15) Si effectivement, la mission confiée à Moussa fut la libération des hébreux, devront-on présumer qu’il n’y a que cette communauté qui est concernée et non pas les autres qui subissent le même sort de par le monde et à travers l’histoire ?

16) Pourquoi les soninko quant ils émancipent un dit esclave, ce dernier ne peut épouser une femme du rang de son ancien dit maître et non plus une femme de sa propre famille ? Et que veut dire ce  statut de Séïralléma, quel est son fondement ? a-t-il peut être une base religieuse que nous ignorons ?

17) Pourquoi lorsqu’un  ou une soninké veut épouser un ou une soninké l’on demande qu’elles sont ses origines mais si l’on est confronté à faire épouser un ou une soninké à une ou un prétendant (e) extérieur (e) l’on ne demande jamais ses origines ? Allah (swt) a régit l’esclavage seulement au niveau de la communauté soninké ?
  
18)  Pourquoi dit-on d’un dit noble ou noblesse qui épouse une ou un dit Esclave, qu’il est dévalorisé (a lokhossé) ? Peut-on savoir en quoi consiste le mérite dudit noble au près d’Allah (swt) pour que l’on considère comme dégradant et humiliant le fait d’avoir contracté une telle alliance?

19) Comment certains peuvent oser affirmer aujourd’hui encore qu’ALLAH (AWJ) s’est tu sur la question de l’esclavage et que ce silence signifie une permission tacite ?

20)  Qui peut dire de nos jours avec ce grand rayon  lumineux de savoir qu’Allah a déversé sur nous, qu’Il (SWT)  n’a rien dit sur l’esclavage, alors même qu’il a proclamé l’égalité des hommes et le fait qu’ils viennent tous d’un même père et d’une même mère et a donné toutes les voies à l’homme qu’il a déclaré honorable,  pour libérer son frère de cette singulière injustice qu’est la domination de l’esclavage et a condamné l’attitude orgueilleuse d’imaginer ou de se croire supérieur à son frère?

21), Je vais vous livrer ici une histoire sur notre Grand Prophète Ibrahim (ass),histoire que j’ai relevée dans l’encyclopédie TABARI ‘’Abou Djafar-Mohammad-Ben Djarir-Ben Yézid ‘’ (5 volumes édités en Français, il existe une compilation en 1 livre mais je conseillerais les 5 tomes). Si vous attestez la véracité de l’histoire, je vous invite à répondre svp aux questions qui suivent et l’on arrêtera là cette fois-ci, inchaAllah.
Alors voici l’Histoire :
Notre grand Prophète Ibrahim(Ass) faisait parti des Oulil azim,
Allah l’a considéré à lui seul comme une communauté, une oumma( inna ibrahima kâna oummatan qânitan li-l-lâhi…)
Allah (swt) l’a qualifié de Son ami
C’est lui qui nous a dénommés Musulmans
Sa première épouse s’appelait Sarah
Sarah avait une servante qui s’appelait Agar ( Hâdjara)
Ibrahim (ass) n’ayant pas eu d’héritier jusqu’à, disons, 80 ans ; et Sarah 70 ans, (Allah en Est Le Savant)
Sara proposa à Ibrahim (ass) d’épouser sa servante Hâdjara, en espérant que par elle, Allah (swt) donnerait un héritier au Prophète Ibrahim (ass)
Ibrahima (ass) accepta la proposition de son épouse Sarah
De ce mariage, naquit le Prophète Ismaïl (ass)
Ismaïl (ass) fut l’ancêtre des arabes
Si vous êtes d’accord sur la véracité de cette chaine, voici mes questions :
22) Comment Sarah a osé dire à un personnage du rang du Prophète d’Ibrahim (ass) d’épouser une servante ?
23) Pourquoi Ibrahim (ass) de par son rang très élevé n’a pas protesté suite à la proposition de son épouse quant à ce mariage, Alors que nous autres, Soninko, à la place du Prophète, appelleraient dégradant la personnalité (dou lokhossondé) ?
24) Pourquoi Allah (swt) S’est tu, sans interdire à son ami de ne pas se dévaloriser (Lokhossé) en épousant une servante ?
25) Ismaïl (ass),fut l’ancêtre des arabes, la meilleure des créatures Mohammad (Psl) fut arabe donc descendrait d’Ismaïl (ass) qui, lui, Ismaïl (ass) descend d’une servante ; comment Allah (swt) n’a pas haït une telle descendance pour la meilleure des créatures ?

26) L’on doit comprendre qu’Allah (swt) veut confirmer par ce silence sa révélation : « Le meilleur d’entre vous est celui qui me craint le plus » ou « J’ai honoré l’homme … » ?

Ainsi se termine cette fois-ci mes questions sur l’esclavage, je sais que vous ne manquez pas de lumière pour nous éclairer sur cette situation. Je répète : S’il s’agit d’un commandement d’Allah, n’hésitez pas à le démontrer : Le croyant suivra le commandement d’Allah (swt) et le réfractaire s’en détournerait et chacun trouvera Allah (swt) en hôte juste.

Mais s’il ne s’agit pas d’un commandement d’Allah (swt), alors dénonçons-le vigoureusement (Comme l’on fait nos Chouyoukh Madjakho Tandjigora, Almamy Baradjy et d’autres encore à l’ombre) afin de ne pas partager  ou diffuser inconsciemment la mauvaise doctrine que nous dénonçons avec force tous les jours chez les ennemis de notre religion.

Ce type de comportement consistant à voir la paille dans l’œil de son prochain et à ne pas voir la poutre  dans son propre œil c’est-à-dire à fermer les yeux sur ses propres défauts et les ouvrir sur ceux des autres pour dénoncer n’est pas digne d’un croyant ; non seulement il risque de ne plus être  crédible en tant que musulman et de surcroit, il induit les faibles en erreur.

Pour conclure, nous pensons d’après tout ce que nous venons de relater en donnant des preuves sommes toutes tangibles à travers l’histoire et les grands principes établis par notre religion, qu’il est indéniable que l’esclavage est une pratique réprouvée, dont on doit éliminer toutes traces de notre communauté à mon humble avis et je pense et espère que nos  hommes de science doivent jouer pleinement leur rôle en clarifiant les choses au commun des mortels.
Qu’Allah fasse triompher la JUSTICE par ses serviteurs Justes !

Incha Allah, je donnerais ma position sur la question « Faut-il l’envoyer  nos enfants au village pou y être élevés ? » sur Souwal wa jewâb.

Subhânak Allahoumma ……..

Cissé-Ibrahima DIALLO

Posté avec WordPress pour Android

17-03-2016 16:30 – Hamady Lehbouss, conseiller du président d’IRA, dans une interview exclusive : « Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes »

image

Le Calame : Votre organisation
connaît, depuis quelques temps, une forte crise dont le départ de Saad ould Louleïd serait une des principales manifestations. Qu’est-ce qui a pu réellement motiver ce divorce et quelles en sont les motifs ?

Hamady Lehbouss : Une forte crise ? Je n’ai pas la même appréciation que vous. IRA-Mauritanie est une organisation bâtie sur des principes conformes aux valeurs universelles de droit et de justice, garantes de la dignité humaine.

Notre ex-camarade auquel vous faites allusion tenait, depuis quelques temps, un discours contraire à ces valeurs. Ayant ainsi rompu notre serment, il ne pouvait plus faire partie de notre organisation. C’est aussi simple que cela. Il a été exclu selon les règles prévues par notre règlement intérieur.

– Dans ses dernières interventions, Saad a accusé le président Biram d’utiliser IRA pour des ambitions personnelles. Que répondez-vous à ces graves accusations ?

– Très vieille antienne qui nous a été servie un grand nombre de fois. D’autres avant lui ont essayé de nuire à IRA-Mauritanie, en s’attaquant au président Biram Dah Abeid : vous êtes témoins, comme tous les observateurs, de leur échec lamentable.

Notre organisation a un mode de fonctionnement démocratique, ses instances nationales et locales, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, fonctionnent efficacement. Nous réussissons à abattre, sans aucune subvention, un travail colossal que des formations politiques ou de la société civile dotées d’importants moyens ne peuvent réaliser. Notre démocratie en interne est la base de notre réussite.

– Après seize mois d’emprisonnement de ses deux premiers responsables (Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan), comment fonctionne l’organisation ?

– Comme vous avez pu le constater sur le terrain, nous nous portons bien. Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes, à exiger que la terre soit octroyée à ceux qui l’ont toujours cultivée.

Nous avons un Bureau Exécutif (BE), formé de secrétariats nationaux qui exécutent notre programme d’activités, conformément à nos orientations et notre objectif de déconstruire le système de domination, basé sur le privilège de naissance en vigueur en Mauritanie.

La coordination de Nouakchott, à l’image de celles des régions de l’intérieur, supervise les activités des sections dont les résultats sont bien visibles. Toutes nos structures fonctionnent correctement, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Non seulement, nous comptons, aujourd’hui, beaucoup plus de militants et de sympathisants qu’il y a seize mois, mais nos soutiens à l’étranger vont, aussi, en croissant, en nombre et en qualité.

Loin d’avoir décapité IRA ou de l’avoir réduite au silence, l’épreuve qu’impose le régime à nos dirigeants ne fait que nous renforcer, en démontrant que les militants de notre organisation, notamment ses plus hauts dirigeants, sont prêts au sacrifice de leur liberté et de leur quiétude, pour atteindre leurs objectifs. C’est assez rare, dans le paysage politique mauritanien, pour être souligné.

– Le prix Tulipe que votre organisation vient de remporter est doté de 100.000 euros. L’organisation reçoit aussi beaucoup de subventions et de dons. Comment gérez-vous ce pactole?

– Nous n’avons jamais eu de pactole à gérer. Nous n’avons jamais été subventionnés, les dons que nous recevons sont ceux des militants et de sympathisants, ils sont maigres.

Toutes ces semaines, quand nous avons des militants blessés, pendant les marches hebdomadaires de protestation que nous organisons contre la poursuite de la détention de nos leaders, nous avons du mal à réunir les quelques sous nécessaires pour leur prise en charge médicale aux urgences de l’Hôpital national. Quant au Prix Tulipe, nous attendons encore de savoir ce qu’il va nous apporter matériellement.

Vos lecteurs ne le savent peut-être pas mais l’utilisation de l’argent de ce genre de prix, parce que c’est à cela que vous faites allusion, est supervisée par les instances officielles du prix. Il ne s’agit pas d’un « pactole » à dépenser. Plus que l’argent, le Prix Tulipe nous apporte visibilité, crédibilité et consistance internationale. Il est le fruit de la diplomatie d’IRA et IRA ne compte pas s’en tenir là.

IRA-Mauritanie n’est pas une histoire d’argent. Ceux qui en veulent pour leurs poches savent la direction à prendre et les portes auxquelles il faut frapper.

IRA-Mauritanie est une idée, une dynamique de résistance contre les segments féodaux, esclavagistes et rétrogrades promoteurs du système raciste qui continue à ne voir de place, pour les Haratines en Mauritanie, que celle d’esclaves réduits à la pauvreté, exclus de tous les cercles de pouvoirs, à l’instar de leurs compatriotes peuls, soninkés, wolofs et bambaras, tout comme des castes marginalisées chez les Maures.

IRA-Mauritanie est un choix, ferme et résolu, d’être aux côtés de toutes les victimes, quelles qu’elles soient, de violations de droits humains. Nous soutenons, surtout, les veuves, les orphelins et toutes les victimes de la tentative de génocide contre les Négro- mauritaniens, les soutenant ainsi dans leur légitime exigence de vérité, de justice et de tous les droits qui en découlent.

Nous continuerons à nous battre pour le droit, inaliénable, à la propriété foncière des esclaves et anciens esclaves, sur des terres qu’ils travaillent aujourd’hui et que leurs ancêtres ont travaillées hier. D’où notre décision d’annoncer l’édition 2016 de la Caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières que nous organiserons cet été.

– La Mauritanie passe, dans quelques jours, son examen périodique à Genève. Le pouvoir n’a pas lésiné sur les moyens, en envoyant ses organisations et ses hommes, munis de moyens substantiels, en vue de défendre les politiques et approches officielles en termes de droits de l’Homme, notamment de lutte contre l’esclavage. Comment se prépare la riposte ?

– Nous sommes au courant de la machinerie que les autorités esclavagistes de Mauritanie ont mise en branle, pour la rencontre de Genève, mais, pour la horde des laudateurs, ce sera peine perdue, c’est évident.

Et ce ne sera pas une première : le régime esclavagiste mauritanien a toujours perdu, sur la scène internationale, par rapport aux questions de droits humains, en général, et, en particulier, par rapport à la problématique de l’esclavage. Quoiqu’il s’y s’emploie, avec beaucoup d’efforts et de moyens, il n’a jamais réussi à tromper la Communauté internationale qui exige, tout simplement, qu’on applique, en Mauritanie, les lois contre l’esclavage.

C’est, je le rappelle, la raison d’être d’IRA-Mauritanie : faire appliquer la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes. La position des Nations Unies est claire à ce propos. Lors de sa visite, la semaine passée, à Nouakchott, monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, a rappelé que les pratiques esclavagistes n’avaient plus de place, dans notre monde actuel, que la Mauritanie gagnerait beaucoup à appliquer les lois criminalisant l’esclavage, et à impliquer, en ce sens, les défenseurs des droits humains.

N’est-ce-pas, là, un désaveu des autorités mauritaniennes, par la voix la plus autorisée de la Communauté internationale ? C’est bien l’ONU qui a décerné, à Biram, le Prix 2013 des droits de l’homme, prix qu’il partage, dans l’Histoire, avec Nelson Mandela, Benazir Bhutto et Taha Hussein.

– Après le départ de Saad ould Louleïd et quelques autres, peut-on dire que votre organisation est divisée ?

– Pas du tout. IRA a existé avant Saad et, je vous l’assure, elle lui survivra ! IRA en a vu d’autres. Le départ d’un militant, après qu’IRA-Mauritanie ait prouvé sa propre efficacité, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, ne peut, en aucun cas, diviser notre organisation. Bien d’autres nous ont quittés, par le passé : les autorités se sont empressées à leur délivrer des récépissés, pour animer des organisations concurrentes à la nôtre.

Où sont ces organisations présentement ? Nous comptons, aujourd’hui, quatre récépissés de ce genre, leur sort est connu. Cela a été, pour nous, de petits incidents de parcours, des épiphénomènes sans importance, le « train IRA » roule, roule et roulera encore, jusqu’à la déconstruction, totale, du système de domination en vigueur en Mauritanie et le recouvrement, complet, de la dignité des Haratines.

– Selon Saad ould Louleïd, IRA est prise en otage par un groupe de négro-africains. Quels commentaires cette déclaration vous inspire-t-elle ?

– « Argumentation » des plus lamentables. IRA-Mauritanie est une organisation équilibrée et sereine. Ce genre d’attaques nous laisse indifférents, notre combat n’est pas contre les individus, mais contre le système ! Nous comptons, dans nos rangs, toutes les composantes du pays et nous restons ouverts à tous.

– Certains accusent IRA de tout instrumentaliser, comme dans la dernière affaire de l’école Nessiba, pour poser des problèmes au pouvoir en place. Ne trouvez-vous pas qu’il est dangereux de trop tirer sur la fibre communautaire ?

– Sur cette affaire de l’école Nessiba, IRA-Mauritanie n’était pas seule, même si elle a été l’organisation la plus visible. Les faits sont malheureusement têtus : les autorités ont refusé aux enfants de participer à une compétition sportive (football) au Golfe, parce qu’ils sont exclusivement noirs et ne sauraient être les dignes représentants du système arabo-berbère. Vous avez suivi les arguments des autorités ? Ils sont vraiment légers.

– Votre organisation considère que la composante harratine subit un véritable racisme d’Etat. Quelles en sont les principales manifestations ?

– Si l’esclavage a existé, par le passé, chez toutes nos communautés nationales, les Haratines restent les seuls à subir, encore aujourd’hui, sa forme traditionnelle (par ascendance), avec son corolaire d’agissements ignobles. Ces pratiques d’un autre âge perdurent, du seul fait de la complicité des autorités du pays, par leur refus de faire appliquer la législation contre l’esclavage.

Les Haratines (esclaves et anciens esclaves) forment près de la moitié de la population nationale. Ils sont pourtant exclus de tous les cercles de pouvoirs (politique, judiciaire, policière, militaire et économique).

Mis en place depuis l’indépendance du pays, l’Etat arabo-berbère a fondé sa légitimité sur une prétendue supériorité numérique de la « composante arabe », utilisant les Haratines pour faire nombre mais, au moment du « partage » des biens et des postes de direction, « on » oublie, sciemment, la prétendue arabité des Haratines. Du racisme d’Etat.

Faites un tour dans les quartiers les plus pauvres des grandes villes de Mauritanie. Allez au Port de l’Amitié. Patrouillez dans les beaux quartiers de Nouakchott et observez ceux qui assurent le gardiennage des chantiers de belles villas en construction. Tournez à l’intérieur du pays et relevez la nature des habitants des villages les plus pauvres… vous trouverez qu’ils sont, tous, des Haratines.

Comment expliquer cette aberration statistique, autrement que par l’esclavage ? Qui sont ces petits garçons, ballotés à longueur de journée sur le dos d’ânes rachitiques, qui distribuent les fûts d’eau ? Qui sont les petites bonnes à tout faire ?

– Quelle est la situation, en Mauritanie, des droits de l’homme, en général, et, en, particulier, de l’esclavage ?

– La situation des Droits humains est catastrophique, au plan général. Tous les rapports produits par les différents rapporteurs spéciaux des Nations Unies font état d’absence de progrès ; les recommandations formulées, à l’issue de l’examen périodique de Décembre 2015, à Genève, sur la Mauritanie, prouvent clairement le manque de volonté des autorités à améliorer la situation.

Les esclavagistes continuent à être tolérés par les autorités qui envoient, à la place des criminels, les défenseurs des Droits humains en prison, avec des peines très sévères. La situation des droits humains est telle que beaucoup ont préféré s’exiler (Wlad Leblad…)

– Selon certaines informations, Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhan font l’objet de beaucoup de pressions des autorités mauritaniennes, pour accepter d’introduire une demande de liberté provisoire après seize mois de détention. Qu’en est-il vraiment ?

– La place des présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan est parmi nous. Ce sont des pères de famille qu’on soustrait à l’éducation de leurs enfants et l’entretien de leur foyer. Leur place est dans leur famille. Ils sont en prison pour leurs convictions, pour avoir dénoncé l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Ils en ont apporté la preuve. Nous ne marchanderons jamais sur nos principes, nos leaders sont innocents, ils sont injustement emprisonnés, ce que les autorités doivent faire, c’est les libérer, sans contrepartie ni chichi.

– Considérez-vous, après coup, que la participation de Biram Dah Abeid, à l’élection présidentielle de 2014, fût une erreur de parcours ?

– La participation du président Biram Dah Abeid à l’élection présidentielle passée fut très riche en enseignements pour nous. Cela reste une action humaine, avec des imperfections mineures qui pourraient être améliorées, s’il nous revenait à la rééditer. Aux yeux de l’opinion publique internationale et aussi à nos yeux, Ould Abdel Aziz maintient en prison son principal challenger.

Propos recueillis par Sneiba El Kory

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

[16/03/2016] L’éditorial de La Nouvelle Expression : Quand Abdel Aziz écrit à Pierre Kurunziza

image

Cher Pierre,
Après avoir consulté en interne le syndicat des chefs d’Etats africains, il m’a été suggéré de t’écrire et te présenter quelques pistes de solutions au problème auquel tu es confronté depuis quelques temps. Comme tu le sais, le syndicat ne t’abandonnera pas.
Mes suggestions que je te ferais, ici, sont le résultat de la Mauritanie actuelle que je dirige. J’ai pu neutraliser tous mes détracteurs et même le peuple avec.
Comme tu le sais, j’ai pu maitriser mon peuple. Et j’ai eu droit au surnom de Président des pauvres. J’ai appauvri tout le peuple. Aujourd’hui, je m’active pour que tous les citoyens de mon pays soient égaux en droits et en devoirs… dans la pauvreté. Ce peuple se démène dans l’insécurité, la misère noire et l’injustice implacable.
Cher ami Pierre,
La Mauritanie n’est pas le Burundi. C’est pourquoi, il n’y a pas lieu de comparer nos populations car on trouvera difficilement des similitudes. Mais cher collègue et frère, en absolutisme, toi et moi nous sommes semblables ; nous sommes pareils, mieux, nous faisons UN.
UN, pour la construction de notre domination sur les autres (partisans ou adversaires).
UN, pour notre détermination à être contre tous car il est difficile dans notre situation d’avoir des amis de confiance. Nous sommes UN, pour les intentions d’aller jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix pour nos peuples. Pour les profits, nous d’abord, nos familles et proches, ensuite, et les autres après.
UN, aussi mais, pour cela, partiellement pour la mainmise sur l’armée. Car chez toi, tu as des petits problèmes dans ta grande muette. Avec moi, un général de l’armée ne peut se rebeller car il sait comment il l’est devenu ; il sait surtout que l’insolence de son pouvoir économique et politique lui impose de s’aplatir et d’aplanir son comportement à mon égard. Il sait que son avenir et celui de ses proches sont en jeu et ne dépendent que de moi. De moi seul. C’est pourquoi, l’avenir du peuple n’est pas et ne peut jamais être la préoccupation d’un général, autre que moi.
Cher Pierre,
Il faut accepter que notre vision politique de la gestion des hommes a ses limites sous d’autres cieux, mais pour nos pays c’est une prouesse. Hé ! Hé ! Hé ! Toi et moi, sommes des cadeaux sacrés pour nos peuples ; nous sommes des élus (au sens divin du terme) pour être les guides des ouailles qui peuplent nos pays que nous conduisons selon notre humeur et notre bon-vouloir.
L’élite réfractaire à notre pouvoir dans nos pays doit rentrer dans les rangs de la soupe nationale, s’exiler ou… aller en prison.
Cher ami,
Je suis, avec beaucoup d’intérêt, le déroulement des événements chez toi. Naturellement, je suis indéfectiblement solidaire avec toi. Et je partage tes préoccupations.
Mais, Pierre, pense à rectifier le tir : cela te permettra de corriger tes erreurs d’appréciation de ta population ; pour moi, la mienne, je la maitrise et l’utilise comme je veux. Je te suggère d’accepter de dialoguer. Pour cela, il te suffit de chercher très vite un chef d’Etat voisin bien accommodant qui jouera à l’intermédiaire entre tes opposants et toi, et qui t’aidera à trouver un accord pour de nouvelles élections. Ce chef d’Etat te rencardera aussi sur les prouesses d’une honorable imprimerie britannique spécialisée dans l’impression de bulletins « migrants ». Est-il besoin de te rappeler que ces bulletins sont d’une efficacité redoutable pour réaliser les « Coup KO ».
Eh oui ! Pierre, je te parle en connaissance de cause : en 2009, grâce à mon frère, le doyen Abdoulaye Wade du Sénégal (Laye Ndiombor, selon ses détracteurs – Que Dieu nous évite de finir notre magistère comme lui !), j’ai signé les accords dits de Dakar avec mon opposition. Et tu sais quoi ? Pour endormir mes opposants, j’affichais en tout lieu et en tout temps un sourire (de crocodile), je leur ai même cédé, dans le gouvernement d’union nationale, les meilleurs postes ministériels (l’Intérieur, l’extérieur et celui chargé du pognon), histoire de les endormir. Avec la présidence de la CENI en prime. Et le jour des élections de ce béni mois de Juillet 2009, devant la communauté internationale et les pantins venus observer « les choses », Pan ! Pan ! Pan ! J’ai filé une raclée à mes concurrents qui n’ont vu que du feu. Qu’est-ce que tu veux, Pierre ? Je n’ai fait que comme les autres : je n’organise pas des élections pour les perdre bêtement. Pour ça, a-t-on besoin d’être un bon boulanger ou un excellent pâtissier ?
Crois-moi, Pierre : tu démissionnes. Tu acceptes la tenue des élections dans les trois mois qui viennent. Tu vas en campagne pendant cette période de transition en laissant à tes hommes de main le soin de négocier avec l’opposition. Pour cela, choisis des hommes d’affaires connus qui vont utiliser leurs amitiés occidentales pour faire passer ton plan, mais, dès que tu arrives à tes fins, débarrasses-toi d’eux. Trahison ?! Non ! Real politik, c’est tout.
Pierre, pendant la campagne, tu quittes le palais présidentiel sans accepter que ton remplaçant constitutionnel l’occupe. C’est le meilleur remède contre les envoûtements. Eh, oui, Pierre, tu connais l’effet du Vaudou, non ? Ici c’est autre chose.
En agissant ainsi, tu pourras gagner les élections par KO et tes adversaires seront hypnotisés par ce coup qu’ils n’ont jamais vu venir, pour quelques années encore.
Alors élu (recyclé, dirai-je), à toi tous les pouvoirs et la liberté de mouvement qui va avec, puisque tu ne te sens lié par aucun accord avec le camp opposé, le camp des aigris, le camp des vaincus. Devant les injures des opposants, fais le dos rond et réponds par le mépris. L’essentiel c’est que tu y es et tu y restes. Vogue la galère. La caravane… euh… aboie et les chiens… wow wow wow passent !!
Cher Pierre, le pouvoir et l’argent ne se « partagent » pas. Même si on s’en sert en donnant aux autres, avec parcimonie. Pour mieux gouverner, il faut fermer la porte à beaucoup de ceux qui t’ont aidé à atteindre ton objectif ; en prenant même quelques-uns de tes anciens ennemis dans ton pouvoir et en maltraitant continuellement tes soutiens d’hier qui le méritent amplement (après tout ce ne sont que des lèche-bottes, des applaudisseurs et des hocheurs de têtes).
Quand tu auras fini de privatiser le pouvoir et le pays, de transformer les murs du palais en murs des lamentations, de promouvoir les médiocres et pousser à l’exil les plus méritants, tu regarderas en arrière avec le sentiment du devoir accompli. Après tout, l’essentiel de toute œuvre n’est-ce pas de faire place nette ? Et libre à ceux qui ne cessent de rêver de printemps alors qu’ici c’est toujours l’été.
Hahahaha ! Mon ami Pierre, tu réussiras, tu réussiras. Comme je suis… euh, euh… en train de réussir…..
Ami Pierre, salut.
Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

Posté avec WordPress pour Android

Regardez « Ahmedou Vall Messaoud accable la France et Ould Abdel Aziz à propos de l’esclavage en Mauritanie » sur YouTube

WiKTV info – L’ancien Gouverneur et membre du directoire du Manifeste des Harratines, Ahmédou Vall Messaoud, a accablé dimanche sur la chaine Youtube WiKTV info la France et le président Mohamed Ould Abdel Aziz à propos de la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

« Les esclaves et anciens esclaves (Harratines) n’oublieront jusqu’à l’extinction du soleil la négation de Ould Abdel Aziz de l’esclavage lors de sa conférence de presse à Nouadhibou, le 28 novembre 2015, où il a dit : pas d’esclavage en Mauritanie et les Harratines n’existent pas », a déclaré M. Messaoud sur la chaîne Youtube WiKTV info.

« La proclamation par le gouvernement mauritanien d’une journée nationale de lutte contre l’esclavage, le 6 mars de chaque année, n’est que de la poudre aux yeux et dénote de la mauvaise foi et de l’opportunisme du gouvernement mauritanien à l’occasion de la visite du secrétaire général des Nations Unies en Mauritanie », a affirmé Ahmédou Vall Messaoud.

« Cette décision rejoindra le cimetière des lois et décrets mort-nés qui sont enterrés à la présidence de la république dont la loi n° 2015-031 portant criminalisation de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, la loi n°2007-048 portant abolition de l’esclavage, le décret instituant les trois tribunaux à Néma, Nouadhibou et Nouakchott, l’ordonnance 81-23 portant abolition de l’esclavage, la loi de 1961 portant constitution de la Mauritanie et la feuille de route pour la lutte contre l’esclavage des Nations-Unies de mai 2014, les Conventions internationales de 1926 et de 1936 signées et ratifiées par la Mauritanie par lesquelles elle s’engageait à mettre fin de manière définitive à l’esclavage », a-t-il ajouté.

Dans cet entretien réalisé au lendemain de la visite du Secrétaire Général de l’ONU en Mauritanie, Ban-Ki Moon, et de la décision du gouvernement mauritanien instituant le 06 Mars « Journée nationale de lutte contre l’esclavage », M. Messaoud s’est indigné de la sortie de l’ex-ambassadeur Hamoud Ould Ely, le 26 Décembre 2015 sur Chinguitti TV, avec le journaliste Abdel Maid Ould Brahim, affirmant qu' »il n’est pas important que tout le monde s’instruise, que c’est même normal qu’une partie de la population reste analphabète pour certains travaux puissent être exécutés ».

« Dans un autre pays, M. Hamoud serait convoqué par le Procureur de la République et je rappelle le cas d’Eric Zemmour en France. En Mauritanie, il est permis d’insulter les esclaves et anciens esclaves à volonté sans subir aucune conséquence », a réagi M. Vall Messaoud.

Au sujet des propos tenus par le Premier Ministre, Yahya Ould Hademine, lors de l’audience accordée fin décembre 2015 à l’ambassadeur de France, Joël Meyer, qui lui demandait la mise en œuvre des lois anti-esclavagistes lui a déclaré que la France était aussi un pays esclavagiste, que l’esclavage qui existe en Mauritanie était similaire à celui pratiqué par la France, Ahmédou Vall Messaoud dira :

« Avec cette déclaration du PM, traitant le pays des droits de l’Homme et de la Révolution de 1789, Général De Gaulle, Victor Hugo et Napoléon Bonaparte ont dû se retourner plusieurs fois dans leurs tombes mais c’est bien fait pour la France qui, pendant la colonisation et après la colonisation, jusqu’à ce jour, n’a entrepris la moindre mesure pour libérer un seul esclave en Mauritanie. Qui sème le vent récolte la tempête. La France est d’ailleurs le grand fossoyeur des esclaves, par le décret du 12 Décembre 1905 abolissant l’esclavage dans toutes les colonies françaises sur les cinq continents exception faite de la Mauritanie où Coppolani n’a pas voulu de son application ».

« Au demeurant, la plupart des ambassadeurs en Mauritanie viennent et partent comme des comètes sans que le plus proche de leurs voisins se rappelle de leur nom. Malheureusement, nous n’avons pas eu jusqu’à présent la chance d’avoir des diplomates de l’envergure de Jean-Christophe Rufin qui s’est opposé à Abdoulaye Wade à propos de la dévolution monarchique du pouvoir au Sénégal. Ou comme François Goldblat qui a pris une position ferme sur la démocratie et le respect des droits de l’Homme au Madagascar qui lui a valu d’être déclaré persona non grata. Ou encore Mme Marcia Bernicat, ambassadeur des USA au Sénégal, qui s’est opposée publiquement et à la télévision, à Abdoulaye Wade au sujet de l’ampleur de la corruption au Sénégal », a conclu Ahmédou Vall Messaoud.

Selon lui, l’esclavage est indigne d’un pays musulman comme la Mauritanie, comme c’est indigne d’un être humain d’exploiter un autre être humain. Il demande à cette occasion à la Communauté internationale de faire pression sur Ould Abdel Aziz pour qu’enfin cessent ces actes de barbarie atroces et de faire le nécessaire pour que cela cesse sans délai, immédiatement et tout de suite.

© WiKTV info

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

Un Cri Osé…!!!

image

« L’espoir des passifs est un non sens…. alors que l’espoir des actifs nous renvoie à la croyance à l’UN Qui nous Dit :《croyez en vous》. » Tariq Ramadan.

Quelle réflexion en tirer pour le « mauritanien »..??

Rester passif dans son Mal par fatalisme pour la bonne marche d’un ordre injuste…!!!

Un petit clin d’oeil à certains prêches ressassés par certains lettrés expressifs sur la marche des choses dans le pays. En effet, certains laissent entendre que tout activisme irréductible et agissant sérieusement  contre toutes les injustices multiformes dans la société mauritanienne dans son ensemble, est source d’une désunion et de troubles. Et eux mêmes se limitent à une rethorique truffée des saillies verbales fatalistes pour inciter les victimes et les lésés d’être passifs dans leurs conditions. Ils essaient de faire comprendre que l’état de victime est à entretenir en fonction des humeurs sacrées des milieux dominants. Pareille posture intellectuelle fait paraître les tenants du système comme des paisibles gens  favorisés sur le matériel et l’immatériel et qu’ils n’ont fait aucun tort historiquement comme aujourd’hui. Ainsi l’esclavagiste et celui qui raisonne en esclavagiste deviennent les victimes secourues par certains faux neutres très actifs. On essaie de salir sournoisement ceux qui dénoncent ouvertement et courageusement l’ordre sociétal esclavagiste et féodal.

Posté avec WordPress pour Android

L’onction tribalo-ethnique est un poison contre l’ordre étatique juste.

image

Salah Ould Henana, l’un des cavaliers du changement qui avaient fait trembler le régime d’Ould Taya en certaine nuit du 8 juin 2003. Lors cette tentative de coup d’état, 9 militaires et 6 civils seraient morts. Il est à noter la mort du chef d’état major de l’époque Ould Ndiayane. On se rappelle de la sortie télévisuelle du colonel Ould Taya qui accusait le bataillon de blindes avec son fameux « dababat-dababat ». Cet ancien déserteur et putschiste s’est recyclé dans la vie politique en devenant chef de parti, après l’éloignement amical d’Ould Taya par ses amis . Ould Hanane symbolise cette Mauritanie où les citoyens ne se valent pas , et que les forces tribales et communautaires peuvent garantir une assurance sécuritaire à leurs membres en dépit de la LOI du pays. Les références tribales priment sur le régime étatique, ce dernier est utilisé pour écraser et museler ceux qui aspirent à l’application stricte des LOIS. Salah Ould Henana ancien conspirateur contre l’Etat avec mort d’hommes , lui comme d’autres personnes ayant perpétré un pogrom anti Noir dans l’armée mauritanienne, n’a jamais connu la rigueur de la Loi à la hauteur de ses forfaits connus de tous. Paradoxalement, aujourd’hui deux leaders anti-esclavagistes et abolitionnistes d’IRA-Mauritanie (Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal Ramdhane) croupissent en prison depuis bientôt 2 ans; leur tort est d’avoir dénoncé pacifiquement l’ordre esclavagiste sur le foncier dans certaines localités du Sud Mauritanien. Au nom de la TRIBU, les tueurs sont dédouanés et acceptés dans la Nation avec les honneurs, et d’autres sans appui tribal en comptant sur les lois de l’État, subissent l’instrumentalisation de la Justice en étant réduits au silence.

Posté avec WordPress pour Android