Par une note d’information à l’attention de l’opinion nationale et internationale, le Chef d’état-major général des Armées du Mali annonce le positionnement des FAMa (Forces Armées Maliennes) à Kidal, ville stratégique dans les régions du Nord malien. Cette cité a été toujours ces dernières années, le centre névralgique d’un consortium fourre-tout de bandes terroristes et d’éléments séparatistes Touaregs.
Et également la ville de Kidal symbolisait de fait une grosse faille dans l’intégrité territoriale du pays de Modibo Keita. Ce 14 novembre 2023 est l’aboutissement d’une dynamique décisive enclenchée par la junte des colonels au pouvoir pour reconquérir la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire malien. Il y a une décennie c’était un magma diffus de forces agressives (rebelles ou-et terroristes) qui menaçait d’envahir le Sud malien, et aujourd’hui c’est l’État central de Bamako qui semble retrouver et renforcer sa mainmise légitime sur le cœur du giron rebelle.
Après l’intervention des forces françaises et le montage militaire onusien, finalement ce sont bien les forces nationales et leurs alliés conseillers militaires russes qui sont en phase d’asseoir l’ordre étatique (militaire pour le moment) sur le terrain. Ce qu’il faut saluer naturellement.
Les velléités indépendantistes du mouvement rebelle Mnla avec son projet subversif de pays de l’Azawad dans le Nord doivent être contenues et écartées vigoureusement.
Le territoire malien du 22 septembre 1960 reste et demeure le Mali de 2023.
Oum Tounsy, le nouvel aéroport international de Nouakchott, situé à 25 kilomètres au nord de la ville, inauguré 23 juin 2016 est une déception. Un projet caractéristique d’un Etat affairiste et peu regardant sur la qualité des infrastructures qu’il finance à coup de milliards d’ouguiyas.
Huit ans après, voilà qu’une partie de la toiture s’est effondrée comme un château de carte, ce dimanche. Heureusement, il n’y a aucune perte en vie humaine, selon nos sources.
À l’époque, on nous avait vantés son style architectural, la qualité de l’ouvrage réalisé avec le concours d’experts étrangers et nationaux.
On avait soutenu que les infrastructures de l’aéroport international, Oum Tounsy avaient été été réalisées suivant les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’Association internationale des transports aériens (IATA).
Certains avaient même affirmé que le nouvel aéroport avec une capacité de 2 millions de voyageurs par an, capable de recevoir de gros porteurs : les avions de nouvelle génération de type Airbus A380 était le prémier du genre en Afrique de l’Ouest.
Ce nouvel aéroport est le fruit d’un partenariat public privé (PPP), pour un coût qui n’a pas été divulgué. Il a été réalisé par Najah for major works (NMW), une entreprise privée mauritanienne, dans le cadre d’un contrat de Partenariat
EN BREF | Cridem – Deux hommes suspectés d’avoir participé au braquage de l’agence Banque Populaire de Mauritanie (BPM), sur la route de Soukouk, le 1er novembre dernier, sont arrivés, ce vendredi 10 novembre, à Nouakchott, en provenance de la Guinée, sous une forte escorte policière.
Selon nos confrères d’Essahraa, les deux suspects interpellés sont de nationalité égyptienne.
Le troisième suspect (qui possède également la nationalité égyptienne) devrait arriver dans la capitale, Nouakchott, en provenance du Sénégal, où il a été arrêté et remis à une équipe de la police mauritanienne, ajoute Essahraa.
RFI Afrique – Moussa Dadis Camara est de retour en prison, a annoncé son avocat ce samedi 4 novembre dans l’après-midi.
L’ancien président guinéen, détenu à la Maison centrale de Conakry depuis plus d’un an, avait été sorti de sa cellule ce matin peu avant l’aube par un commando lourdement armé. Selon son avocat, maître Pepe Antoine Lamah, Dadis Camara ne s’est pas évadé de prison, mais il a plutôt été enlevé par ce commando. Toujours selon son avocat, il a réussi à s’échapper et s’est rendu à la Maison centrale.
Depuis un an, Moussa Dadis Camara est poursuivi pour son rôle dans le massacre du 28-Septembre 2009, qui avait provoqué la mort de près de 160 personnes et le viol d’une centaine de femmes.
Le Calame – Le transport des personnes et marchandises est interdit à partir de 22 heures, à compter du 12 novembre prochain, selon une annonce faite par l’autorité de régulation des transports le week-end dernier.
Cette mesure fait suite à une série d’accidents dont le plus dramatique s’est produit au cours de la nuit du 17 au 18 octobre sur la route de Boutilimit. Un drame qui a fait 5 morts, tous membres d’une même famille, et suscité une vive émotion. Les transporteurs approuvent globalement la décision de l’autorité de régulation.
Cependant, ils prédisent qu’elle sera insuffisante pour mettre fin au carnage sur des routes, dont la configuration exiguë, et le très mauvais état, représentent 70% de la cause des accidents.
Un débat qui interpelle les pouvoirs publics, invités à revoir les normes de ces ouvrages dont la défectuosité est une source de drames depuis plusieurs années.
Le leader de l’opposition Sénégalaise Monsieur Ousmane Sonko vient de boucler au total 55 jours de grève de la faim depuis son arrestation à son domicile, après 55 jours de séquestration par l’Etat du Sénégal sous le silence assourdissant des dignitaires religieux aphones et de la communauté internationale qui a toujours assumé le rôle de garant des droits civils et politiques ainsi que des droits et libertés démocratiques.
Depuis sa reprise de la grève de la faim, là détérioration de son état de santé s’est accélérée et il est à craindre le pire .
Tout laisse croire que l’Etat qui a jeté le masque, dévoilant sa véritable nature réfractaire aux lois qu’il viole avec arrogance et mépris à l’égard des citoyens sans aucun respect à l’endroit de dignes et loyaux magistrats
Tout porte à croire que l’exécutif tente d’affaiblir le pouvoir spirituel auprès des disciples,car les appels et interventions de ce dernier auprès du chef de l’Etat n’ont à ce jour enregistré aucun résultat.
Seul Ousmane Sonko a eu à donner des résultats positifs au pouvoir spirituel, en écoutant et en satisfaisant ses demandes sans rien obtenir en retour.
L’homme politique qui a une alternative de gouvernance a si enduré et souffert d’injustices, a encore foi au peuple Sénégalais qui aspire au changement et continue à subir une violence d’Etat, avec des arrestations arbitraires et des abus de qualifications juridiques qui ôtent au juge gardien des libertés, toute liberté d’appréciation et maîtrise de ses dossiers sur la détention provisoire.
Point n’est besoin de polémiquer sur le comportement hors la loi de l’Eat du Sénégal qui s’est illustré avec son refus d’exécuter les décisions de justice (jugement dé Ziguinchor dont le recours devant la Cour Suprême et les délais de Recours ne sont pas suspensifs , ordonnant la réinscription de Ousmane Sonko sur les listes électorales),refuse d’enrôler à nouveau le dossier Adji Rabi Sarr pour juger Ousmane Sonko en violation avec allégresse la loi.
Face à autant d’épreuves dont la seule et entière responsabilité incombe aux autorités politiques, judiciaires, administratives , des intellectuels dégénérés et ensemble les forces de défense et de sécurité, il est à craindre qu’Ousmane Sonko ne laisse pas les autorités faire porter le chapeau de ce qui semble désormais prévisible aux autorités hospitalières, vu l’état dans lequel il a terminé sa journée du 22 octobre, et qu’il exige d’être ramené en prison.
Le degré profond d’encrage de la démocratie et de l’Etat de droit, ne laissait nullement présager que le machiavélisme et le cynisme d’un groupuscule de personnes pouvaient réussir par la manipulation des textes de lois, le bruit des bottes et la trahison de leur serment de gens de justice , à causer autant de mal et de dégâts qui ont sapés les fondements des institutions devenues moribondes.
Il ne faut jamais avoir la vanité de son intelligence et l’orgueil démesuré du paon, car le réveil brutal ne manquera pas de vous surprendre.
Cire Clédor ly Avocat sans frontières Membre du collectif de défense d’Ousmane Sonko
Connu pour sa stabilité, son hospitalité et ses valeurs basées sur le travail, l’honnêteté, la solidarité, le respect de l’autre, de la parole donnée et de la dignité humaine, le Guidimakha est une région hospitalière, de paix et de solidarité.
Situé à l’extrême sud de la Mauritanie, avec une superficie de 10 300 km2 et une population de 267 029 hab en 2013, le Guidimakha est un véritable pont culturel, économique et politique entre la Mauritanie, le Sénégal et le Mali.
Cependant, la région à l’instar d’autres régions du pays vit actuellement une véritable hémorragie culturelle, sociale, économique et même politique causée par une jeunesse gangrenée par la délinquance, l’argent facile et la drogue. En effet, la jeunesse du Guidimakha va mal, très mal. En dehors de la délinquance juvénile, les braquages et les crimes…, il est constaté une recrudescence du phénomène de la drogue au Guidimakha très inquiétant pour une jeunesse désemparée et livrée à elle-même avec un taux de chômage élevé.
Cette semaine, nous avons appris de sources sûres, l’interception d’un véhicule par la police mauritanienne à Fonde Diery, contenant une quantité importante de drogue en provenance de Selibaby vers Nouakchott.
Ce fléau nous amène à poser les questions suivantes : Est-ce la société qui ne joue plus son rôle ? Serait-elle responsable de ce fléau ? La jeunesse a-t- elle perdue ses repères et ses valeurs culturelles qui servaient jadis de modèle ? Oubien est-ce un problème d’éducation, d’emploi, de formation ou de politiques concrètes d’insertion des jeunes dans le monde professionnel ?
Telles sont les questions que beaucoup d’observateurs se posent et qui devraient interpeller les autorités compétentes, les organisations de la société civile, les partenaires et tout le Guidimagha afin d’aider à éradiquer ce fléau contraire à nos valeurs et qui gangrène la jeunesse et la société mauritanienne.
Il est aussi de la responsabilité des parents également de réfléchir et de participer à la réflexion et à la recherche des solutions pour sortir de ce bourbier.
A la faveur d’un communiqué publié, le 6 octobre courant, la Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh) en Mauritanie affirme avoir rendu visite, au captif Youba Siby ould El Ghoth, de nationalité sénégalaise ; enlevé à Dakar par des policiers de l’Etat dont il est ressortissant, il fut enchaîné et remis, à leurs homologues mauritaniens, le 15 septembre 2023 ; séquestré, à Nouakchott, sous la responsabilité de la Direction générale de la sûreté nationale (Dgsn), il se retrouve désormais poursuivi en justice, au motif de propos de dénonciation de l’esclavage et du racisme, dans son pays d’origine. A en croire la Cndh qui prétend lui porter assistance au titre d’une « d’une mission conjointe avec le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme, le 03/10/2023 », Youba Siby se porte bien, ne se plaint d’aucun mauvais traitement « y compris durant son transfert » mais n’a pu voir sa famille et ne dispose pas d’un avocat ; les auteurs de l’annonce promettent de régler les deux défauts susmentionnés. La réaction de la Cndh, porte-voix officieux (et quelquefois officiel) des autorités en charge de la répression, appelle une batterie de commentaires factuels, aux fins de rétablir la vérité : 1. Du 15 septembre au 3 octobre 2023, Youba sera « cuisiné » selon le jargon local des tortionnaires, à l’intérieur des cachots de la sûreté ; il n’usera du droit – comme le prévoit la loi dès le début de sa captivité – aux visites des siens, de son conseil ou d’un médecin. Durant la période de l’isolement et jusqu’aujourd’hui, nul ne sait quelles avanies il subissait. La présomption de torture et de harcèlement moral se justifie, ici, par le caractère systémique de l’impunité et des violences policières en Mauritanie. Malgré un riche passif en matière de torture et d’homicide volontaire, aucun agent du maintien de l’ordre ni des forces armées et de sécurité n’a jamais été jugé au grief de commission de sévices contre des personnes désarmés. Les commissariats de police de la Mauritanie comptent parmi les lieux les plus dangereux en Afrique, surtout aux dépens d’un justiciable, étranger ou citoyen d’extraction subsaharienne. A cet égard, les « bavures » de 2023 (Souvi Jibril Soumaré 9 février et Oumar Diop 28 mai) témoignent d’une réalité structurelle à laquelle les pouvoirs publics opposent, toujours, le déni, l’intimidation des témoins et la fraude sur les actes de médecine légale. 2. A la suite du communiqué tendancieux, un militant de l’Initiative de résurgence abolitionniste (Ira) a pu approcher le détenu, le même jour mais en présence imposée du Secrétaire général de la Cndh. Devant ce dernier, Youba Siby trahissait des signes de trouble et n’osait le regarder en face. Il avait perdu de sa verve et ne tarissait d’éloges quant au comportement de ses geôliers mauritaniens, non sans accabler la police du Sénégal. Ainsi s’explique, après des semaines d’insistance, le refus d’autoriser, l’Ira, à le rencontrer. Il fallait d’abord ramollir la volonté de la victime et briser sa virulence habituelle avant de la rendre « présentable » ; cette méthode de conditionnement, fort connue, constitue l’un des automatismes de la coercition légale en Mauritanie. Elle remonte à l’ère du Comité militaire de salut national (Cmsn) avant de se banaliser durant la phase civile de la dictature du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya (1992-2005). 3. L’implication du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme procède d’une identique inclination à manipuler les partenaires extérieurs, souvent acteurs, en toute bonne foi, de leur propre ingénuité : quand la gentillesse, l’exotisme et les cadeaux ne suffisent à endormir la vigilance de l’allié ou de l’hôte, la machinerie de la triche se charge de la relève. Combien de visiteurs bilatéraux, de diplomates accrédités et de touristes n’ont-ils pas été ainsi exposés au mensonge d’Etat ! C’est, ici, l’occasion de les mettre en garde, encore une fois. La république islamique de la tromperie ne cessera de leur servir le réchauffé perpétuel d’un narratif rapiécé à force d’outrance, de cachotteries, de poussière sous le tapis, de cadavres dans le placard et de laborieuses esquives. La Cndh reste l’artisan principal de cette industrie de l’évitement. Son accréditation au système des Nations unies pose, à présent, un sérieux problème de crédibilité à l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (Ganhri). 4. D’ici l’échéance du rendez-vous imprévisible où le désir d’équité balaiera les paravents du faux en Mauritanie, Youba Siby croupit, en pleine incertitude, entre les mains des faussaires. Ils l’ont brisé. Sa condition de paria requiert un secours d’urgence.
Le Quotidien de Nouakchott – La chambre d’accusation a décidé de libérer trois accusés dans l’affaire Soufi Ould Chein, après leur inclusion dans le dossier par le juge d’instruction.
Selon la décision de la chambre d’accusation, les trois accusés, Hamza, Bedy et Mahmoud, seront libérés. La liste des accusés dans l’affaire comprend un commissaire et plusieurs éléments de la police, ainsi que des civils.
Le Soufi Ould Chein est décédé après avoir été détenu dans un commissariat de police dans la province de Dar El Naim à Nouakchott Nord. Les résultats de l’autopsie ont révélé qu’il avait été victime de violence, ce qui a entraîné son décès.
Le Figaro – L’ambassadeur de France au Niger, Sylvain Itté, a été chassé du pays par les auteurs du coup d’Etat du 26 juillet.
«L’objectif était de me faire craquer»: l’ambassadeur de France au Niger Sylvain Itté, chassé du pays par les auteurs du coup d’Etat du 26 juillet, s’est dit «fatigué» jeudi, sur la chaîne TF1, après deux mois «d’extrême tension» et plusieurs semaines reclus dans son ambassade à Niamey. Le diplomate, rentré en France mercredi, a estimé que ce coup d’Etat était un «énorme gâchis» dans lequel «il n’y a que des perdants»
«Ce putsch est d’abord et avant tout, il faut bien qu’on en ait conscience, une affaire nigéro-nigérienne entre un président qui avait décidé de lutter contre la corruption et un certain nombre de généraux qui ne souhaitaient pas que cette lutte contre la corruption aille jusqu’à son terme», a-t-il souligné.
Sous le coup d’une décision d’expulsion décrétée par les militaires au pouvoir à la fin août, le diplomate aurait été immédiatement renvoyé du pays s’il était sorti de son ambassade.
«Pris en otage»
La France avait d’abord décidé de ne pas se plier à cet ordre d’expulsion, affirmant ne reconnaître que le gouvernement légitime du président Mohamed Bazoum, renversé par le coup d’Etat.
Mais après avoir indiqué que l’ambassadeur, «pris en otage», ne survivait que grâce à des rations militaires, le président Emmanuel Macron s’est résolu dimanche dernier à annoncer son retour en France et le départ d’ici la fin de l’année des 1500 militaires français déployés au Niger.
Les entreprises nigériennes fournissant du ravitaillement à l’ambassade étaient «dissuadées, voire menacées» par le nouveau pouvoir, et ont fini par ne plus venir, a révélé Sylvain Itté.
«Il fallait sortir les poubelles sans que nos amis de la junte s’en aperçoivent», a-t-il relaté. «Il s’agissait de faire rentrer de la nourriture, de l’eau, là aussi en faisant preuve d’ingéniosité», a-t-il dit. «Très clairement, l’objectif était de me faire craquer, et donc de me faire sortir».
Le diplomate se dit «fatigué après deux mois d’extrême tension, mais toujours prêt à continuer» sa mission. Il est aussi revenu sur la manifestation violente qui avait visé l’ambassade de France, le 30 juillet, quelques jours après le coup d’Etat: «L’attaque a duré plus de 2h30.
Ce jour-là, nous étions collectivement en danger et nous sommes passés très, très près du drame, parce qu’il y avait plus de 6000 personnes qui étaient là pour en découdre, qui étaient là pour rentrer dans l’ambassade.»
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