20-01-2017 07:45 – Les autorités mauritaniennes sévissent encore contre la direction d’IRA-Mauritanie (Communiqué de presse)


IRA-Mauritanie – La création d’IRA – Mauritanie et son activisme ont suscité, dès son début, des espoirs énormes chez les populations défavorisées de Mauritanie.

Cet attrait s’est traduit par leur adhésion massive au discours, à la démarche et aux actions de l’organisation. Sa large implantation à l’intérieur du pays et son déploiement à l’étranger lui a donné une stature nationale mais aussi internationale ce qui s’est traduit par de nombreuses distinctions dans le cadre des droits de l’Homme.

En effet, le succès engrangé par IRA – Mauritanie a fait d’elle la cible des autorités esclavagistes et racistes qui, dès le début, n’ont ménagé aucun effort pour mettre très en mal l’organisation et ses membres dirigeants.

Déjà en janvier 2011, la fiche budgétaire du président Biram DAH ABEID a mystérieusement disparu des fichiers de la section solde du ministère des Finances ce qui s’est traduit par l’arrêt de la paie de son salaire sans qu’aucune décision administrative ni judiciaire ne lui ait été notifiée.

Fidèle à la logique répressive des autorités mauritaniennes à l’égard des dirigeants d’IRA – Mauritanie, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a procédé au licenciement sans droits de la vice présidente d’IRA – Mauritanie Mme Coumba Dada KANE à compter de la date du 30 décembre 2016 après la coupe de son salaire des mois de septembre à décembre 2016. A signaler que Mme Coumba Dada KANE était en repos médical ; repos matérialisé par des documents fournis par son médecin traitant à l’étranger. Elle a été une employée modèle, connue pour son sérieux au travail et son assiduité.

Malgré la violence et la sévérité des attaques des autorités mauritaniennes contre l’organisation et sa direction, IRA – Mauritanie entend rappeler ici son engagement ferme et sans concessions à continuer la lutte contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion et ce, quelqu’en soit le prix à payer.


Fait à Nouakchott, le 18 janvier 2017

La commission de communication


Crédit source : http://www.cridem.org  

​Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie


IRA – Mauritanie


Communiqué de presse


Les autorités mauritaniennes versent dans la provocation et la violence gratuite


Les présidents Biram Dah ABEID et Coumba Dada KANE accompagnés de plusieurs de leurs proches dont des collaborateurs sont arrivés à Rosso ce dimanche 15 janvier 2017 au terme d’un long périple qui a duré plus de six (6) mois et les a conduit  en Amérique, en Europe et en Afrique. Ils ont retrouvé une ville de Rosso assiégée et quadrillée par des forces de police et de gendarmerie. 

En effet, militants et sympathisants d’IRA – Mauritanie venus nombreux accueillir leurs leaders n’ont pas pu accéder à la zone du débarcadère dont toutes les issues étaient bloquées par les forces de l’ordre. Les militants et sympathisants, bien habitués aux manifestations, ont gardé leur calme à la sortie du convoi du président. Les forces de l’ordre étaient dans une position de provocation et ont violemment réprimé le rassemblement au moindre mouvement. 

N’ayant pas obtenu obtenir ce qu’elles recherchaient à Rosso, les autorités ont attendu l’approche de la délégation à l’entrée de la ville de Nouakchott pour réprimer avec une grande violence la foule paisible venue accueillir le président et sa délégation. Ce fût un déluge de bombes lacrymogènes, les matraques fusaient de partout ; pas moins d’une dizaine de véhicules de police ont participé à l’assaut. La répression a fait un grand nombre de blessés dont des femmes et des enfants. Les policiers ont poursuivi le convoi occupant toutes les issues au domicile du président et, durant une heure, lançant des bombes lacrymogènes jusque dans le hall du bâtiment. 

Dans cet épisode, les autorités racistes et esclavagistes de Mauritanie ont un cran dans le cynisme et le ridicule et à cela, IRA – Mauritanie, appelant ses militants et sympathisants à la vigilance dans la mobilisation, répond ce qui suit :

 Aucune provocation ne détournera les forces anti esclavagistes et anti racistes de leur chemin et de leur option pacifiste de lutte,

Et le combat contre l’esclavage, le racisme d’Etat et l’exclusion se poursuivra sans relâche avec encore plus de vigueur.

 Lançons un appel à la société civile et politique Mauritaniens, à se ranger ouvertement sans crainte et sans calcul avec IRA – Mauritanie dans son combat au profit de tous les Mauritaniens pour un Etat de droit et une prospérité dans la cohésion sociale ; le mouvement  abolitionniste étant garant de l’aboutissement de toutes les causes auxquelles aspirent les différentes franges de la population Mauritanienne.

 La communauté internationale doit noter cette escalade dangereuse initiée par les autorités Mauritaniennes qui porte gravement atteinte à la liberté de réunion et d’association.



Fait, à Nouakchott, le 16 janvier 2017


La commission de communication.

L’émission Télésud : le message d’ARMEPES ET LE FORUM GANBANAAXUN FEDDE. 


Dans notre combat pour extirper soni kaara  de toutes ses tares , pour semer  les grains de la fraternité   et de la concorde communautaire  nous nous sommes organisés      en structure  et nous avançons à visages découverts  sans pseudo  ni artifces  brouillant  nos identités  respectives .Notre message que l’on accepte  que l’on ne l’accepte pas , que  le restitue fidèlement  que  l’on tronque , que l’on caricature   notre message  : le debat sur un nouveau projet de société  faisant   le deuil des assignations    mérite d’exister sinon  s’impose d’elle même . Aucune  société  ne peut se prévaloir  de promouvoir la fraternité    , la concorde  si   une partie  de cette société se glorifie , s’enorgueillit sur les tragédies   et les malheurs  qu’on   subit   tout un pan de sa composante  que l’on  nomme jadis et encore  esclaves , oui   esclaves .Dans notre   communauté soni kaara  toute remise  en cause de  des assignations sanctifiées     est  vite  déformée, caricaturée.J’appelle assignations  le fait  qu’un Traore  , un coulibaly ,  cissokho , un Diarra pour  ne citer que cela et de l’ensemble Dionkourou   portent  en  eux   une malédiction  qui les assigne  dans la catégorie komo( esclaves ) ,    un esclave  pour parler avec provocation   maire  ou candidat  à  un poste électif    est  mal vu , mal interprété ,  ministre  fait des vagues sinon des marées  dans  notre communauté soni kaara. Certaines personnes  devraient restées   sans perspectives sinon  être  des queues  que l’on traîne   dans toutes les vilenies et impuretés  .Ceux qui se glorifient  d’être des esclaves  je leur dis  c’est la  chanson du Cygne , plus le cygne est proche de sa fin  plus il chante  bien . Armepes à travers son initiative Ganbanaaxun Fedde,  va au delà  des querelles stériles pour parler de fraternité , de progrès et de développement de soni kaaara .Le bilan de l’ordre établi  millenaire    n’est  que hoquet suffocations , crises,  respirations manque de souffle et d’énergie .Notre noblesse  à prix de sang  et de villages brûlés , d’enfants  volés aux patronymes modifiés ( car le sang peut être coulibaly dans  un village  et  korera dans un autre , Traore dans un autre ) , des bamabaras  usés et abusés , cette noblesse là on ne  peut s’en glorifier, cette noblesse  doit demander pardon pour la mémoire des siens .Car   notre statut social  n’est pas forcément  lié  à ce que   faisaient nos aïeux  ou à ce que nos aïeux ont subi  , cette position du droit divin n’a rien apporté   à notre destin  !Soyons réalistes , humbles et pragmatiques.Cette vision figée  n’a semé  que méfiance  et défiance  à long terme . En parlant  de manière incisive : Les komos  ainsi désignés ont trop subi  , les komos  ont trop encaissé  mais  ne cherchent  pas à se venger , mais veulent  une nouvelle réorganisation des choses  , pour la paix  et  la paix civile . Ce message   nous la martèlons bientôt  sept ans , on nous accuse d’être une structure d’esclaves  mais nous tenons , notre passage sur Télésud   est là pour témoigner  que notre message est un message de fraternité et de progrès . Ganbanaaxu un jour  Ganbanaaxu pour toujours .https://www.youtube.com/watch?v=yFVn_oV04Ck&feature=youtu.be



Traore GAYE, Président Armepes France , initiateur de Ganbanaaxun fedde .

​Communiqué de presse : Message de remerciements et de mobilisation du Président Biram Dah Abeid


 

Dakar, le 13 janvier 2017                                                                


Très chers amis, partenaires et compatriotes,


Au moment où je boucle une longue et fructueuse tournée internationale qui a duré de juin à décembre et qui m’a conduit aux États-Unis, Europe et en Afrique, je ne peux que me réjouir et vous remercier de votre accueil, de votre hospitalité et de votre engagement auprès de nous et avec le peuple mauritanien. Cette tournée n’aurait jamais abouti au succès éclatant que nous avons connu sans votre appui qui ne nous a jamais fait défaut.


Partout où je suis passé, j’ai été accueilli à bras ouverts par nos amis, nos partenaires et nos compatriotes. Tout au long de mon séjour, et partout, ces femmes et ces hommes, m’ont accompagné et m’ont ouvert leurs coeurs, pour laisser jaillir leur joie, leur sympathie et leur détermination à nous accompagner dans cette lutte d’IRA, une lutte qui est aussi la leur. J’aimerais donc, au nom d’IRA-Mauritanie, son leadership, et en mon nom personnel, vous remercier du fond du coeur. 


Je compte rentrer à Nouakchott par Rosso et par voie terrestre ce 15 janvier 2017. Fort de votre soutien, je réaffirme ma détermination á poursuivre notre mission commune.  Je vous prie de rester vigilants et de continuer à soutenir cette noble mission qui est la nôtre, à recruiter d’autres individus à vous rejoindre dans vos structures et dans vos efforts, et à être les voix des opprimés et surtout les voix de nos 3 amis encore détenus en Mauritanie. Merci et a bientôt!




Biram Dah Abeid,

Président, IRA-Mauritanie



Source crédit : Réseau IRA FB

​Mauritanie, un Etat-pyromane

Esclavage, obscurantisme, racisme et atteintes à l’intégrité corporelle

Le 5 janvier 2017, des militantes d’IRA-Mauritanie, organisent une station debout, à Nouakchott, la capitale, devant le Ministère de la justice en hommage et soutien à trois membres de cette organisation, arrêtés, torturés, condamnés et relégués à l’extrême nord du pays. 
Abdallah Matalla Saleck, Moussa Bilal Biram et Abdallahi Abou Diop, privés de soins, malgré les graves pathologies et traumatismes, survivent désormais à mille deux cents kilomètres de leurs familles et de la juridiction compétente, en  l’occurrence le tribunal de Nouakchott.
Au cours du rassemblement, les officiers de police, tortionnaires notoires et récidivistes, Beyrouk Lehbib, Abdel Vetah Hababa, Ahmed Meymoun, Mouhamed Mahmoud Ghary, Ould Moubarak et Mouhamed Moulaye, usèrent, au grand jour, de voies de fait délibérées, dans l’exercice de leurs fonctions: tous usèrent de molestation à mains nues, de coups de rangers et de coups de matraque, sur des personnes sans armes, ayant agi selon leurs droits civiques. 
Non contents de recourir à une brutalité disproportionnée, les officiers de police, procédèrent à l’interpellation de Sabar Hossein, Zoubeir Mbareck, Amadou Traoré, Elhaj Elid, Oumar Babou, Jemal Bleyil et Sidi Mohamed Tikobra – tous noirs et descendants d’esclaves – avant de les traîner dans les cachots insalubres des différents commissariats de police ; tous confirment leur exposition à des humiliations sévices, suivis d’une remise en liberté, sans inculpation, 12 heures plus tard. 
Ces excès,  sont commis au moment ou le ministre de la justice mauritanien, Brahim Ould Daddah niait, devant l’Assemblée nationale, les allégations d’actes de barbarie  appliqués, aux sympathisants d’IRA, du mouvement du 25 février, selon  le député du parti Tawasoul, Mohamed Ghoulam Elhaj Cheikh.
L’indignation de cet élu, contre la violation par le gouvernement mauritanien des lois nationales et des conventions internationales relatives à la préservation de la dignité humaine, tranchent d’avec le silence assourdissant des coalitions et partis de l’opposition en Mauritanie. Leur défaut de solidarité nous inspire perplexité et inquiétude.
Pourtant, IRA, acteur majeur et avant-gardiste de l’opposition sociale et populaire, représentative d’une majorité de la population – victimes d’esclavage, de racisme, de préjugés de caste ou de spoliation foncière – développe une dynamique de convergence, avec l’opposition traditionnelle issue  de la domination ; cette jonction constitue une étape d’importance, dans la réalisation d’un rapport de forces, de nature à favoriser une alternance socio-historique au sommet du pouvoir d’Etat. 
Aussi, pressons-nous, tous les segments de l’opposition civile et politique, à sortir de leur silence face à l’impunité de la torture et des vagues de répression de manifestations non-violentes. 

Il importe de souligner, en comparaison, la récurrence des appels à la haine et au meurtre, lancés contre des avocats et des activistes des droits de l’Homme, lors des marches de la mouvance salafiste ou sur des plateaux de chaines de télévision locales. Aucune ne suscite, pour l’instant, la moindre poursuite par un magistrat, comme si le gouvernement s’évertuait à se servir de l’extrémisme religieux pour neutraliser les aspirations aux réformes. 
Nous demandons aux amis de la démocratie et de la paix en Mauritanie, qu’ils soient étrangers ou ressortissants, de rapporter et de nous aider à publier, systématiquement, les actes de contrainte physique et de harcèlement moral, infligés aux civils désarmés. 
L’étape du témoignage documenté constituerait l’embryon d’un projet d’insurrection citoyenne, morale et judiciaire, pour mettre un terme définitif à l’emploi de la violence illégale, procédé compulsif et constant par quoi se reproduit l’hégémonie ethno-tribale et se consolide sa prédation sur les ressources du pays. 

Nouakchott le 10 janvier 2017 

Commission de communication

Source crédit : Proche IRA-Mauritanie 

LE COÛT DE L’ENGAGEMENT, Par GUEYE CHEIKH TIJANI. 

JEUDI 29 DÉCEMBRE 2016

  

L’apparition d’une figure centrale comme Biram DAH sur la scène politique mauritanienne a poussé nombre de citoyens, les jeunes notamment, à se mobiliser et s’engager en faveur de la «cause haratine». Par un engagement ferme et sans concession, ceux-ci ont rompu avec un immobilisme ambiant qui, jusqu’à très récemment, caractérisait une frange de la population mauritanienne. S’ils sont parfaitement conscients de la difficulté que constitue toute remise en cause de l’esclavage, s’ils sont également conscients que la défense de la cause haratine butera inévitablement sur les intérêts et les privilèges de groupes dominants, ces jeunes mobilisés maintiennent malgré tout leur engagement, et bien souvent au détriment de leur vie sociale et professionnelle. Il faut dire qu’en Mauritanie, de manière générale, les «porteurs de causes », défenseurs de droits humains, subissent en permanence intimidations et répressions de la part des autorités politiques et militaires. Les militants de la cause haratine n’échappent pas à cette règle. 
Les autorités locales usent de divers moyens destinés à décourager le maintien d’engagements associatifs et politiques ancrés dans des revendications subversives, mais aussi à dissuader les jeunes mauritaniens désireux de soutenir concrètement ces revendications. Etant jeunes, beaucoup de militants voient leur parcours professionnel hypothéqué, compromis du fait de leur prise de position. Aujourd’hui, ceux qui en payent le prix fort sont les militants de premier plan. Balla TOURE, membre du bureau exécutif et chargé des relations extérieur d’IRA nous confiait dans un entretien que nombre de cadres du mouvement se voyaient systématiquement refusés des postes malgré leurs compétences avérées.
Porter des causes comme celle de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie engage des sacrifices, avec sa cohorte de contraintes et pressions aux conséquences désastreuses. L’enjeu est autant pour les jeunes demandeurs d’emploi qui peinent à s’insérer que pour ceux qui sont fonctionnaires. Les autorités locales opèrent davantage par des formes contournées, des stratégies qui peu à peu conduisent le militant à recourir à la « défection » ou à la « sortie ». Le cas de LEHBOUSS, premier conseiller de Biram, est édifiant. Fonctionnaire de l’Etat depuis 18 ans, il n’occupe aujourd’hui aucun poste de responsabilité dans le service au sein duquel il a pourtant occupé différents postes auparavant, contribuant à son rayonnement. Son engagement au sein d’IRA lui a valu «une mise en quarantaine», un isolement que l’intéressé interprète comme une punition, une sanction de la part des autorités politiques et administratives. 

Aussi, le prix de l’engagement déborde le sacrifice individuel et prend souvent des proportions difficiles à assumer. Un prix que nombre de militants payent avec douleur. 
L’incompréhension des siens, le regard réprobateur de la société, l’isolement sont autant d’éléments qui viennent s’ajouter au temps lourdement chargé de crispations. Un des cadres du mouvement ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle le caractère chronophage et total d’un engagement dont il est conscient qu’il pourrait déboucher sur la prison si ce n’est la disparition pure et simple. Des propos prémonitoires qui allaient se concrétiser quelques mois après notre séjour en Mauritanie. Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, alors que les deux premiers dirigeants du mouvement (Biram Dah, président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane) parachevaient leur tournée aux Etats-Unis, treize militants, dont de nombreux membres du Bureau Exécutif d’IRA, furent arrêtés et mis en détention en des lieux tenus secrets sous le fallacieux prétexte d’avoir organisé illégalement une manifestation le 29 juin 2016, dénonçant l’expulsion massive des habitants d’un Kebba situé dans un quartier périphérique de Nouakchott (« Edebaye Ould Bouaamatou »).
Si la prison est perçue comme le degré ultime du sacrifice que peut potentiellement vivre le militant, il convient aussi de constater d’autres formes de préjudices directs et indirects liés à l’engagement : perte de certaines amitiés, d’un emploi, mise au placard, incompréhension et pression familiale, etc., autant d’épreuves que les porteurs de causes vivent de manières différenciées. 

Gueye Cheikh Tijani

11-12-2016 07:00 – Journée d’échanges des FPC à Massy: Les FPC et le dialogue national, quel bilan ? La communication de Kaaw Touré [PhotoReportage]




FPC
– Chers amis, chers camarades, aimables invités bonsoir;

Avant tout permettez moi de remercier mes camarades des FPC qui ont permis cette rencontre.

Mes remerciements vont aussi à tous et à toutes ces camarades, compagnons de lutte, parents, amis de la Mauritanie et sympathisants de notre cause venus de loin pour participer à cette communion militante.

Votre présence parmi nous prouve, s´il en était encore besoin, le réel intérêt que vous portez pour notre parti dont vous partagez sans nul doute les idéaux de justice, de liberté, d´égalité et de vraie démocratie..Notre combat contre le racisme, l´esclavage, l´exclusion et l´arbitraire est également le vôtre.

3 décembre 1987- 3 décembre 2016, il y a 29 ans jour pour jour, on se souvient encore de cette funeste et tragique date, c´était le jour du verdict qui avait condamné les premiers martyrs de notre lutte à Jreïda. Mes pensées militantes vont aux jeunes officiers Ba Seydi, Sarr Amadou et Sy Saidou Daouda exécutés sauvagement le 6 décembre 1987 à la base militaire de Jreida.

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique:” Leur vie fut combattante, leur mort héroïque, leur sacrifice sacré et leur mémoire éternelle”. Qu´Allah les accueille en son Saint Paradis. Amine.

C´est un grand plaisir, un privilège, je voulais dire un honneur, pour moi de venir ici discuter avec la diaspora mauritanienne basée en France et surtout avec nos jeunes militants et sympathisants sur un sujet qui nous tient tous à cœur et qui a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans les salons et sur la toile ces dernières semaines en Mauritanie.

Pourquoi les FPC ont-elles participé au dialogue dit national inclusif? Ne servaient-elles de faire valoir à l’agenda caché d’Aziz? Fallait-il participer alors que l’opposition prônait le boycott? Pourquoi débattre avec quelqu´un qui refuse de nous reconnaitre en tant que parti politique? Ce sont entre autres les principales questions qui ont été posées pour évoquer la pertinence ou l´inopportunité de notre participation au dialogue national.

Nous avons décidé, en tant que parti (Forces Progressistes du Changement ) et en toute indépendance, de répondre à l´invitation des autorités mauritaniennes par la voix de la présidence de la république au dialogue national.

Pour l’essentiel, nous avons déjà eu l’occasion d’exposer suffisamment les raisons de notre participation. Je m’en vais donc en faire le rappel.

Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue.

Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du système discriminatoire que nous combattons. Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient.

Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que « l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter.

C´est faire table rase de notre parcours militant, de nos années de sacrifice et de privations, de nos martyrs, de nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, pour ne pas dire des opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, pouvait nous divertir sur l´essentiel.

Nous sommes allés au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous sommes allés au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous sommes allés au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres, justes et indépendants pour faire entendre un autre son de cloche.

Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit.

Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. Nous pensons que devant la situation actuelle du pays, il faut se surpasser pour outrepasser l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire, n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, n´ayant jamais servi de caution à une élection présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme.

Discuter, débattre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Tout le monde se souvient certainement encore de notre document historique connu sous le nom du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986 :

Dans ce même Manifeste nous affirmions essentiellement trois choses :

1- Il y a un problème de coexistence entre les communautés arabo-berbère et négro-africaine. Nous démontions la mécanique d´un système de discrimination raciale en ce qu´il exclut la composante négro-africaine et haratine de tous les processus de décision. Chiffres à l’appui, nous administrions – s´il en était besoin- les preuves de cette marginalisation et en dévoilions les rouages. Ce problème, disions-nous, ne résultait pas d´un antagonisme naturel latent ou spontané entre communautés, mais plutôt d´un système politique visant à diviser le peuple en exacerbant les préjugés inter-ethniques. Une politique volontairement et exclusivement panarabiste, privilégiant la communauté arabe à tous les points de vue au détriment de la communauté Noire.

2- Nous attirions l´attention du régime militaire de l´époque ( le CMSN) sur l´urgence qu´il y avait à reconnaître, et donc à prendre en charge ce problème pour juguler tout risque de confrontation que pourrait entraîner sa persistance.

3- Enfin, nous préconisions dans la dernière partie du Manifeste un vaste débat national où tous les mauritaniens s´essayeraient autour d´une table afin de résoudre par eux-mêmes, par les vertus et du dialogue et de la concertation, l´ensemble de ces problèmes. Nous croyons aux vertus du dialogue et disions dans ce fameux manifeste :

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux. Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. » (fin de citation).

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. Que les événements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Nos camarades et les autres mouvements amis comme Arc en ciel et TPMN ont posé ces préoccupations pendant les séances des plénières et des débats dans les ateliers.

Voici les conclusions que nous avons tirées de ces assises:

Les FPC n’ont pu honorer de leur présence à la cérémonie de clôture du dialogue national inclusif pour des raisons de hoquets dans l’organisation. Elles se félicitent, néanmoins, de leur participation active à ces échanges et se réjouissent de l’esprit ayant entouré les débats. Elles souscrivent à certaines résolutions positives du draft final, formulées avec clarté et pragmatisme dont la restructuration et l’ouverture des médias à tous pour refléter notre diversité culturelle, la restructuration des missions et programmes de l’agence Tadamoun, la représentation au parlement des Mauritaniens de la diaspora, la refondation de l’école, l’instauration du service civique obligatoire, l’adoption des conseils régionaux pour une décentralisation poussée, la suppression du Sénat, le maintien du plafond de l’âge des candidats à la charge suprême à 75 ans, le rejet de la tentative de modification du nombre de mandats présidentiels, le fameux troisième mandat du colonel-putschiste….

Elles déplorent toutefois que certaines autres résolutions soient évasives ou de caractère général et, donc, avec peu de visibilité pour leur application pratique, et que d’autres, enfin, soient restées vides ou laissées en l’état, telle celle relative au passif humanitaire ou à la réforme foncière.

Pour remédier à ces insuffisances, les représentants du PMC-Arc-en-ciel et des FPC membres de la commission de synthèse, apposant leurs réserves, avaient exigé, pour le volet « unité nationale », les formulations ci-après, à inclure dans le draft final :

– Non pas la promotion mais l’enseignement et l’officialisation des langues nationales wolof, pulaar, bambara et soninké;

– Le réajustement, dans leur composition, des commissions régionales et de supervision de l’enrôlement des citoyens pour les rendre plus représentatives de la diversité des composantes nationales;

– Le retour, à terme, de la gestion de l’état civil aux communes;

– La poursuite du processus de règlement du « Passif humanitaire » : indemnisations, retour des réfugiés du Mali, justice transitionnelle;

– L’application d’une réforme foncière qui reconnaisse le droit de propriété, à tout le pays;

– L’égal traitement de toutes les langues et cultures nationales dans les médias publics.

Elles réaffirment leur résolution à poursuivre leur engagement à se saisir de toutes les opportunités pour faire avancer le règlement des défis de la cohabitation de nos composantes nationales qui, pour être apaisée et harmonieuse, doit être fondée sur la justice, la liberté et l’égale dignité.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles.

Après le dialogue national, le régime s´apprête actuellement à préparer une révision constitutionnelle et certainement à organiser un référendum, une révision qui ignore les véritables résolutions des débats. « L’esprit et la lettre des assises nationales ont été trahis » comme l´a souligné tout récemment le président Samba Thiam des FPC dans un article de presse. Nous assistons à une supercherie politique qui répond à d´autres préoccupations inavouées. Les FPC s´en démarquent totalement et appellent à la mobilisation et la vigilance de toutes les forces progressistes et démocratiques pour contre-carrer cette énième forfaiture contre notre peuple multinational.

Voilà mes chers amis entre autres les petites conclusions de ce dialogue national, nous sommes toujours ouverts aux débats sur la question nationale et sociale tout en disant que ce dialogue du septembre n´était pas une fin en soi mais un moyen parmi d´autres pour faire comprendre notre lutte. Une lutte pour la dignité, pour la vie.

Nous sommes conscients, ce contre quoi nous nous battions hier demeure encore plus vivant que jamais. Les régimes mauritaniens peuvent changer d´animateurs mais jamais la volonté de marginaliser les communautés noires de notre pays. Et, cette réalité ne changera pas aussi longtemps que ces populations méprisées, opprimées, discriminées, déportées, exilées, assujetties n´auront pas osé ce que les autres peuples ont osé pour se libérer des dictatures féroces ou des Systèmes ethno-génocidaires.

En tout état de cause, les hommes et femmes imprégnés des idéaux des FPC n´abdiqueront jamais. Nous avons un devoir de fidélité à l´engagement pris ensemble avec nos martyrs. Ceux qui sont restés à Oualata, ceux qui sont couchés à Inal, à Zreida, à Azlat, à N´beyka et partout dans la vallée des larmes, et ailleurs dans les cimetières d´intolérance et de la bêtise du racisme. Les objectifs n´étant pas encore atteints, c´est évident que la lutte doit continuer.
Merci pour votre attention, le débat est ouvert.
La lutte continue!
Massy, le 3 décembre 2016.

Kaaw Touré-Porte-parole des FPC.


Source crédit : http://www.cridem.org

La conférence de presse d’IRA à Nouakchott 30 décembre 2016 

  • DÉCLARATION 

 A Zouerate (700 Km au nord de Nouakchott), le 18 novembre 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a rendu son verdict suite au procès des treize militants d’IRA – Mauritanie.  Cependant, les peines qu’elle a prononcées ne reflétaient  guère  les débats contradictoires qui ont eu lieu durant le procès. 

 Si les camarades Ousmane Lo, Ousmane Anne, Jemal Samba ont été acquittés pour insuffisance de preuves, les autres membres du groupe, qui, du reste, sont innocents des chefs d’inculpation retenus contre eux, ont été lourdement condamnés.   Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatalla Saleck ont été condamnés  à trois  ans de  prison dont deux fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM). Une peine de prison d’un an dont  six mois  fermes assortie d’une amende de cinquante  mille ouguiya (50 000 UM) a été prononcée à l’encontre de Abdallahi Abou Diop.  Les camarades Hamady Lehbouss, Amadou Tidjani Diop, Ahmed Hamar Vall, Balla Touré, Khatri Errahel, Mohamed Jaroullah, et Mohamed Daty, condamnés à un an de prison dont quatre mois  fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM), ont retrouvé la liberté ayant déjà purgé les quatre mois de prison ferme.

 Nous rappelons que ce fut sur instructions explicite des autorités politiques et administratives du pays, que la quasi-totalité des membres du Bureau Exécutif de notre organisation ont été mis aux arrêts, maltraités et torturés dans les cachots  de la police et ce avec une violence inqualifiable avant qu’ils ne soient jugés en première instance par la cour criminelle de Nouakchott et condamnés à des peines très lourdes allant de 3 à 15 ans de prison ferme. 

 Consciente des visées du système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie, IRA – Mauritanie déclare que :

 L’affaire de « la Gazra Bouamatou » (à l’origine de la dernière vague d’arrestations) n’est qu’une énième tentative de museler IRA – Mauritanie dont le succès grandissant à l’intérieur du pays et la large reconnaissance internationale ont fini à mettre à nu les mensonges et les manipulations des peu crédibles autorités nationales;

 La violence policière, l’acharnement judiciaire et les détentions arbitraires ne freineront pas notre marche pacifique et notre engagement ferme contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion en Mauritanie;

 Les camarades Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatalla Saleck et Abdallahi Abou Diop sont en réalité des otages aux mains du système raciste et esclavagiste de Mauritanie, leur libération sans condition demeure notre priorité. 

 Les tortionnaires (au niveau de la police) qui ont fait subir aux détenus les pires sévisses répondront de leurs actes de tortures devant des tribunaux nationaux ou internationaux et pour cela aucun effort ne sera épargné. 
 

Fait à Nouakchott, le 30 novembre 2016

Le bureau exécutif

Source : Post FB du vice-président Briham bilal Ramdhane

Regardez « Conférence de presse : le président Biram et ses avocats » sur YouTube

Une partie de la conférence de presse dans les locaux du cabinet Bourdon et Forestier à Paris, le 14 Novembre 2016.

Les actes de torture en Mauritanie : le président de IRA-MAURITANIE change de braquet .

Ce lundi 14 novembre 2016 peut être une date historique d’une phase importante qui s’ouvre pour l’éradication de l’impunité  en Mauritanie . En effet , en tournée européenne  depuis plus d’un  mois, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , Biram Dah Abeid a tenu aujourd’hui  une conférence de presse entouré d’un trio d’avocats au sein du cabinet Bourdon et Forestier au centre de Paris. Au cours de ce point de presse auquel certains journalistes de presse française ont été invités , le leader abolitionniste a expliqué son initiative qui revêt une importance particulière pour la suite de son engagement contre le système étatique injuste qui sévit en Mauritanie depuis plusieurs décennies . Ainsi une plainte contre certains responsables mauritaniens soupçonnés d’être les têtes pensantes des pratiques des tortures et d’autres traitements inhumains sur les militants abolitionnistes emprisonnés depuis plus de 4 mois, a été constituée. Les circonstances ubuesques des arrestations ont été rappelées , et elles seraient une tentative manipulatrice pour décapiter le mouvement IRA-MAURITANIE jamais reconnue par les autorités mauritaniennes. Ainsi le président Biram a pointé un règlement de comptes pur et simple et une orchestration malsaine pour écraser l’élan populaire constaté le jour de leur sortie de prison,  son vice-président  et lui il y a 6 mois seulement.  

 Le président Biram Dah Abeid a par ailleurs exposé par un bref historique , la culture violente (1987-1992) d’un régime militaire à dominance arabo-berbère qui règne par un apartheid qui ne dit pas son nom . Se servant d’une disposition juridique à compétence transnationale , le trio d’avocats composé de Maître William Bourdon , de Maître Georges Henry Beauthier et de Maître Émilie Lefevebre , va enclencher un dossier judiciaire en canon menant à une prochaine ouverture  d’enquête. La conférence de presse s’est tenue en présence quelques militants d’IRA-France, d’autres sympathisants de la cause abolitionniste et certains militants de longue date contre l’impunité en Mauritanie. Parmi ces derniers, une veuve dont le mari avait été l’une d’innombrables victimes extrajudiciaires du régime sanguinaire de Ould Taya. Ce colonel qui vit un exil doré au Qatar depuis août 2005, est le seul responsable parmi les poids lourds suspectés d’avoir commis d’actes criminels contre leurs concitoyens noirs , à vivre à l’extérieur du pays. Alors que tous les autres vivent tranquillement soit leurs retraites ou tiennent encore certains piliers de l’arsenal politico-militaire du pays . Certainement la plainte introduite à Paris par le leader abolitionniste , fera quelques secousses préliminaires au sein de cet îlot d’impunité historique . Pour rappel ce 14 Novembre 2016 coïncide avec le procès en appel à Zoueratt de 13 cadres importants du mouvement IRA-MAURITANIE . 

Notre blog reviendra prochainement sur la suite de la couverture VIDÉO de la conférence du président Biram Dah Abeid. Il est à noter que plusieurs médias en ligne en France, ont repris cette information majeure qui est l’introduction de cette plainte . 

Reportage assuré par  K.S pour  SoninkIdees-Jose