IRA-Mali une association régie par la loi malienne, Note d’information

Vendredi 2 septembre 2016 au siège de la Coordination Nationale de Veille Stratégique et Citoyenne du Réseau Joko Ni Maaya du Mali a été tenu l’assemblée général du bureau provisoire pour la fondation de l’Initiative de la Résurgence du

Mouvement Abolitionniste (IRA-Mali) était présent autour du Président de Réseau d’IRA Biram Dah Abeid :

PRENOMS & NOMS PROFESSIONS

Intazoumé Moussa Dicko Politologue

Maitre Dicko Aminata Traoré Juriste

Daouda Doumbia Membre de JOKO NI MAAYA

Mamadou Tambadou Membre de JOKO NI MAAYA

Méguelé Diallo Enseignant

Pérignama Sylla Professeur

Inamoud Ibmy Yattara Professeur

Moussa Bamba Juriste

Honorable Idrissa Sankaré Député

Cheick Oumar Dembélé Fonctionnaire Parlementaire

Mouaz Cissé Érudit Prêcheur

Messaoud Mohamed lahbib Ancien Ministre

Biram Dah Abeid Juriste

Ousmane Tandia Ambassadeur

Sbeyti Ag Akado Professeur

Dr Hadawa Yattara Universitaire

Dr Almoubade Azoum Universitaire

Mamadou Sangaré Manager Culturel

Alassane Cissé Attaché d’Administration

Kéka koné Chercheur Anthropologie Culturel

Hamada Touré Journaliste

Bocary Katioumbé Enseignant Animateur

Cheick Oumar Tidiani Diallo Membre de JOKO NI MAAYA

Madou Diallo Enseignant

A l’issu de l’assemblée a été décidé :
1. Création d’une Association d’IRA-MALI conformément au droit malien dont le Mandat et la lutte par les voies légales conforme au droit malien et au droit international contre l’esclavage, le racisme, l’oppression des personnes d’ascendance africaine et de toute autre violation de droit ou de la dignité humaine notamment en Mauritanie et Mali.


2. Création d’une commission technique dirigée par l’Honorable Idrissa Sankaré député au parlement Malien qui se chargera de la préparation du Statut et Règlement Intérieur de l’Organisation.

3. La désignation d’un Coordinateur provisoire El Hadj Tandina

– Un Responsable des affaires administratives Sbeyti Ag Akado

– un Responsable de la Communication Maître Dicko Aminata Traoré
Source crédit : Mouvance abolitionniste IRA. 

​COMMUNIQUE CONJOINT COALLITION LUTTE CONTRE L’ESCLAVAGE AU MALI-IRA


L’an deux mille seize et le 31 Aout s’est tenue au siège de Temedt à Bamako une rencontre entre la coalition de lutte contre l’esclavage au Mali regroupant une centaine d’associations et d’ONG de lutte pour les droits et une délégation de l’IRA conduite par son Président M. Biram Dah Abeid.

Les représentants de la Coalition après avoir écouté le Président de l’IRA qui a développé la situation des droits humains en Mauritanie a tiré les conclusions ci-après :

– Elle demeure sérieusement préoccupée par la situation des Défenseurs des Droits Humains en Mauritanie.

– Elle est particulièrement consternée par l’incarcération de 13 membres de l’IRA qui n’ont rien fait que de défendre suivant la loi de leur pays les victimes de l’esclavage.

La Coalition nationale de lutte contre l’esclavage au Mali réaffirme son soutien à l’IRA dans sa lutte contre l’Esclavage en Mauritanie et demande au Gouvernement mauritanien :

– De libérer sans délai les membres de l’IRA en prison.

– Mettre fin à toutes formes d’exaction, d’intimidations et de menaces contre les défenseurs des droits humains, singulièrement, ceux qui luttent contre l’esclavage.

– Permettre la jouissance totale du droit à la liberté d’association, de réunion, de manifestation, d’opinion et autres droits de l’Homme connexes à toutes les organisations, politiques y compris, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux engagements internationaux de la Mauritanie.

Liste des Organisations membres Coalition nationale de lutte contre l’Esclavage au Mali

N° Structure Localité Contact

1 Temedt Bamako 76 39 90 05

2 UFMDD Bamako 76 47 38 87

3 CAFO Bamako 63 78 40 28

4 Confession Religieuse Bamako 76 23 74 85

5 Journal Le Républicain Bamako 76 41 94 08

6 APAFE MUSOW DEMBE Bamako 66 58 47 24

7 Radio Kayira, Bamako 76 03 40 82

8 AMDH Bamako 66 63 32 32

9 RJPRODH Bamako 66 55 08 27

10 CAD/Mali Bamako 66 71 42 85

11 LJDH Bamako 76 02 50 71

12 AJM Bamako 66 78 82 13

13 FECONG Bamako 66 71 26 24

14 Journal Info Matin Bamako 76 43 97 92

15 CNDH Bamako 66 81 90 38

16 FOSC Bamako 66 75 26 24

Bamako le 31 Août 2016

La Coalition Nationale de lutte contre l’Esclavage au Mali

Commune de DAFORT, la jeunesse agit par l’action sociale et citoyenne. 


L’AJDD ENTAME UNE  ACTION SOCIALE ET CITOYENNE À DAFORT À PARTIR DE CE 26 AOÛT 2016.
L’Association des Jeunes de DAFORT pour le Développement par sa section principale basée à Nouakchott, se rend à DAFORT aujourd’hui pour animer la deuxième édition de sa Semaine Citoyenne. Tôt ce matin du vendredi 26 août 2016, une douzaine de membres de l’association sont partis de Nouakchott pour le village. Il est au programme, plusieurs activités sociales, culturelles, sanitaires et environnementales lors de ce rendez-vous annuel très attendu par les ressortissants de DAFORT. À l’heure où nous écrivons ces lignes, leur convoi est en route en toute sérénité vers DAFORT. La délégation est conduite par Monsieur Cheikhou Oumar Camara, le président en exercice de l’AJDD.  Nous espérons vous faire part de la suite des activités dans les prochains jours en fonction des éléments communiqués depuis DAFORT Insh’Allah.
-K.S-

L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) (Section France)


Déclaration

Depuis que la Mauritanie a pris l’engagement d’organiser le sommet arabe les 26 et 27 juillet 2016 à Nouakchott, les autorités ont lancé une campagne d’embellissement de la ville pour impressionner ses hôtes arabes. Et comme à l’accoutumée, les victimes sont les populations les plus vulnérables du pays. Ces populations ont été la cible d’une campagne violente des forces de l’ordre le 29 juin, au cours de laquelle des centaines de familles haratin ont été expulsées de la ville et jetées dans des lieux enclavés, sans toit et sans point d’eau. Des dizaines des personnes, toutes Haratin, victimes de la discrimination économique et sociale, ont été arrêtées et emprisonnées jusqu’à maintenant et sans qu’aucune voix ne s’élève pour dénoncer leur sort.

Le lendemain, le 30 juin, IRA a reçu à Washington une distinction prestigieuse (2016 TIP Heroes Awards) des mains du Secrétaire d’État américain, John Kerry, pour saluer et honorer les actions d’IRA-Mauritanie auprès des populations vulnérables soumises à l’injustice, à l’esclavage et au racisme. Depuis cet événement, les autorités de Nouakchott ont entamé une chasse à l’homme contre les militants d’IRA, une chasse qui s’est soldée par plusieurs arrestations des membres du Bureau Exécutif.

Le 17 août 2016, après une parodie de procès, ces responsables de l’organisation IRA ont été injustement condamnés de trois à quinze années d’emprisonnement. Ce procès a été dénoncé comme « politique » par l’ensemble de la communauté internationale.
·

Les prisonniers d’opinion ont été torturés par les forces de police entre le moment de leur arrestation et le début du procès.

IRA-Mauritanie appelle toutes les forces progressistes nationales éprises des
droits de la personne humaine et de la paix civile ainsi que la communauté
internationale à s’ériger contre et à dénoncer ces condamnations iniques et injustifiées,
orchestrées par l’Etat mauritanien . IRA Mauritanie appelle toutes ses militantes et tous ses
militants à une mobilisation pacifique, massive et continue jusqu’à la libération
de tous ces militants des Droits de l’Homme victimes de la politique répressive de l’Etat mauritanien.

IRA Mauritanie demandera que les responsables de ces tortures soient poursuivis juridiquement.

IRA-Mauritanie rappelle que les coups de déstabilisation menés contre notre
mouvement par le régime du General Aziz ne servent qu’à nous rendre encore
plus déterminés pour faire échouer les campagnes de diabolisation auxquelles il nous a habitués.

Notre mouvement, pacifique, s’est fortement développé ces dernières années au sein de la population mauritanienne discriminée, ce qui explique les efforts croissants du régime pour éliminer les cadres du mouvement.

La liste des dirigeants condamnés est la suivante :

1-Amodou Tidjane Diop vice-président d’IRA Mauritanie, 15 ans de prison

2-Hamady Lehbous, conseiller du président, chargé de la communication, 5 ans de prison.

3-Bala Toure, chargé des relations extérieures, 5 ans de prison.

4-Ahmed Hamar Vall, Trésorier, 3 ans

5-Mohamed Jarroulah, membre du bureau exécutif, 3 ans de prison

6-Ousmane Lo, membre du bureau exécutif, 3 ans de prison

7-Mohamed Daty, secrétaire général coordination IRA de Nouakchott, 3 ans de prison

8-Khatri Mbarack, président du comité de la paix d’IRA, 3 ans de prison

9-Ousmane Anne, président du bureau IRA Tevragh Zeina, 3 ans de prison

10-Abdallahi Matala Seck, président du bureau IRA Sebkha, 15 ans de prison

11-Moussa Biram, vice-président bureau IRA Sebkha, 15 ans de prison

12-Jemal Bleyil, membre du bureau IRA Riadh, 15 ans de prison

13-Abdallahi Abou Diop, membre bureau IRA Riadh, 15 ans de prison

Avec eux, sept habitants de « Edebaye Bouamatou » tous haratines,se voient infliger des peines similaires.

IRA France-Mauritanie

Paris le 24 Août 2016

Association IRA France-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste)
Le Laval, Route de Cucuron 84160- Cadenet Courriel : 

irafrance.mauritanie@yahoo.fr

Regardez « IRA MAURITANIE ABIDJAN FRANCAIS » sur YouTube

L’intervention en français  du président Biram Dah Abeid. Un appel solennel à l’unité de toutes les composantes sociales du pays pour faire barrage à la lancée extrémiste dirigée par l’actuel chef de l’état entouré d’une minorité.

À suivre….!!!

​Le procès d’une vingtaine de personnes (harratines)

Le mouvement EL HOR qui a suivi avec beaucoup d’attention le procès d’une vingtaine de personnes (harratines) dont 13 membres d’IRA, le verdict  tombé le mardi 19 AOUT 2016 avec de très lourdes peines allant de 5 à 15 ans d’emprisonnement.

Ce procès avec ses lourdes peines constitue un acte d’une gravité extrême qui sans doute aura des conséquences fâcheuses sur la cohésion nationale; comme sa prouve une volonté manifeste du régime de briser la volonté des harratines à se libérer, à s’émanciper et à recouvrer leurs droits afin qu’ils restent sous le joug des maures, assujettis à l’esclavage dans ses pires formes, exclus et relégués au second plan, ce que les harratines rejettent d’embler.

Ces lourdes peines non justifiées dévoilent davantage les visés du régime d’apartheid de Mauritanie qui, jour après jour nous montre son vrai visage et le mépris qu’il nourri en vers les harratines, ceux là qui luttent pour la liberté, la dignité, le droit et la reconnaissance de leur particularité spécifique.

 

Mohamed Ould Abdel Aziz soutenu par les nationalistes arabes étroits n’a jamais caché ses velléités contre la communauté harratine.

Nous disons à ceux là qu’ils sont entrain de jouer avec le feu et de détruire le fondement de l’état par une vision basée sur le racisme, l’exclusion, la discrimination, la non reconnaissance de l’autre et de ses droits fondamentaux.

Nous rappelons à ceux là que la Mauritanie n’est pas plus arabe qu’africaine de part son positionnement géographique de trait d’union entre le monde arabe et l’Afrique, les liens séculaires, culturels, civilisationnels et historiques sont assez profondes que la tenue à Nouakchott d’un sommet arabe ne peut pas  étouffer comme on a tenté de faire dans une oblique de purification ethnique et raciale.

Ce qu’il faut également comprendre que les harratines ne serviront plus d’appendis des maures, mais un partenaire en tant qu’une composante nationale ayant sa particularité et ses droits particuliers à en  jouir en toute plénitude.

Le mouvement EL HOR dénonce vigoureusement ces peines comme il dénonce et condamne avec force les tortures infligées à ces personnes de manière atroce.

 

EL HOR estime qu’il s’agit là d’une situation inacceptable et exige par voie de conséquence que ces personnes soient libérées car le jugement n’était pas libre, les procès-verbaux de polices sont triqués, les preuves matérielles présentées sont aussi triquées, les détenus ont été sauvagement torturés et brutalisés, bref une opération louche et malsaine, visant à faire taire la voix des opprimés pour les faire renier à leur juste lutte.

 

A BAS le système esclavagiste, A BAS la discrimination et le racisme.

 

POUR  EL HOR

LE COMITE CENTRAL                                                                                                               Nouakchott, le 22 Août 2016

KEMI SEBA , LE PANAFRICANISTE CHEVRONNÉ INTERPELLE ET AVERTIT LE PRÉSIDENT MAURITANIEN AU SUJET DES ABOLITIONNISTES LOURDEMENT CONDAMNÉS.


[MAURITANIE: QUE LES CHOSES SOIENT DITES]

Kemi Seba:« 3 à 15 ans de prison, ce sont les peines que la (prétendue) justice de Nouakchott a prononcé contre des militants noirs mauritaniens cette semaine. LEUR CRIME?Lutter contre l’esclavage des Noirs en terre mauritanienne AU 21EME SIÈCLE. Que dit l’Union africaine? RIEN. Que disent les tiers-mondistes? Rien. Que disent les pro-palestiniens si prompts à critiquer le racisme des israéliens mais si silencieux pour dénoncer le racisme structurel (parfois bien plus violent) qui persiste à bon nombre d’endroits dans le monde arabe et chez  ces ESCLAVAGISTES BEYDANES en particulier? RIEN.

Que disent la majorité des Noirs face à ce drame? Rien, ou si peu! C’est tellement moins swagg que la lutte des Noirs aux USA n’est ce pas….? Une pensée POUR CHAQUE FRERE de l’IRA incarcéré injustement et mention spéciale pour mon ami proche et frère de combat, Ousmane Anne, qui fait partie des condamnés. Je t’aime mon frère. Et peu importe les moyens à notre disposition, nous vous sortirons de là, même si nous devons remuer ciel et terre.

Quant à vous, monsieur  le criminel politique, esclavagiste, raciste, monsieur le président Mohammed Ould Abdel Aziz, tant que des Hommes innocents, dont le seul crime est de dénoncer l’esclavage que VOUS TOLÉREZ sur vos terres (leur incarcération, malgré vos élucubrations, en est la plus grande illustration), seront en prison, j’appelle tout les militants panafricanistes à PERTURBER vos déplacements sur le continent africain. VOUS ETES PIRE QUE PETHER BOTHA d’AFRIQUE DU SUD, pire que NETANYAHOU le sioniste. TANT QUE NOS FRÈRES ne seront pas libérés, vous ne voyagerez plus TRANQUILLE EN AFRIQUE.  J’en prends l’entière responsabilité, en appelant toujours les miens à agir sans pour autant tomber dans le piège de la VIOLENCE, dans lequel nos ennemis aimeraient bien nous voir nous noyer pour par la suite, pouvoir nous immobiliser…
Crédit source : Page officielle Facebook Kemi Seba 

​Victime d´une agression de notre gendarmerie nationale!

Je revenais de Boghé après une conférence que j’animais sur le Rap et la Résistance pendant deux jours, je n’avais pas fermé  l’oeil.

J’ai quitté Boghé ce matin et à 12h:15 mn, arrivé au poste de contrôle de la gendarmerie à 25 km de Nouakchott  on nous arrête. Je dormais en ce moment précis parce que fatigué. Sans me saluer un gendarme me tire violemment le turban et me demande de l’enlever, chose que j’ai faite, même si mon visage n’était pas assez couvert. Et avant même de me demander ma pièce d´identité il me bouscule et me dit : ”Tu es un drogué”. Parce que tout simplement je n’avais pas assez dormi et j´avais les yeux rouges et le visage enflé de fatigue. 

 Je l’ai répondu:” Monsieur vous pouvez au moins me saluer et vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte parce que je suis avant tout un être humain, un citoyen de ce pays que vous devez respecter.

 Il s’énerve et me dit: ” Pourquoi tu me parles en francais descends !”. 
 Il me sort de la voiture, me conduit dans leur bureau et m’introduit dans une chambre qui les sert de poste pour me déshabiller devant tous les gendarmes et d´autres détenus. Il me bouscule avec une violence inouie et haineuse et me crie : ” Ce sont des Flamistes et les gens de l´ IRA”. 

Sans comprendre les autres se mettent dans la danse. Des pluies de monstruosités sortent de leurs bouches, ils insultent mes parents et me traitent de tous les noms d´oiseaux et crachent sur moi.  Ils m’ont pris mon portable et mes lunettes (myope de 5,00 vision de loin), après ce fut une pluie de gifles et des crachas qui m´assaillent.

Je garde toujours ma sérenité, mon calme et refuse de répondre à leur provocation et à leur barbarie. Ils cherchaient certainement un motif valable pour m´accuser ”d´offense à l´autorité publique ou résistance aux forces de l´ordre” mais je suis resté de marbre à leurs coups. 

”Etes-vous fils d´un ministre ou du président pour nous parler en francais?”. Je leur ai répondu que j´étais un simple et un pauvre citoyen Mauritanien, qui a encaissé  tous leurs coups et violences physiques et morales sans réagir et je veux seulement comprendre et savoir pourquoi cette violence et cette injustice?

 Satisfaits et fiers de leur acte et sans répondre à mes questions , ils me sortent de la cellule et me remettent mon téléphone sans aucune autre explication. L’un d’eux m´avertit avec une grande impolitesse:  ”Si tu ne veux pas encore être torturé il faut quitter les lieux et continuer ton chemin! ”. 
J´avais toujours entendu et cru jusqu´à ce matin que les gendarmes étaient d´un corps correcte et juste et qu´íls protegeaient le citoyen et j’avais beaucoup du respect pour ce corps qui était moins visible que les policiers  dans des pagailles mais aujord´hui j´ai découvert ce terrible, hideux et honteux visage de notre gendarmerie nationale. 

 J’irai jusqu’au bout pour savoir la cause de cette violence pour ne pas dire de cette barbarie même si je sais d’avance que notre justice est très inféodée au pouvoir exécutif et à tout le Système.

Avec le soutien du Fonadh et d’éminents avocats nous sommes toujours dans la procédure pour déposer la plainte qui doit être encore écrite en arabe et qui sera introduite dés demain matin inchaallah au parquet de justice de Nouakchott Nord.

 Je ne me plierai pas, je continuerai la lutte, je resterai toujours ferme sur mes principes, je serai la voix des exclus et des opprimés pour une Mauritanie juste et respectueuse de tous ses fils et filles. 

#Jokko_sa_famii, engage – toi avec nous si tu as compris cette noble cause!

Victime d´une agression de notre gendarmerie nationale!
Je revenais de Boghé après une conférence que j’animais sur le Rap et la Résistance pendant deux jours, je n’avais pas fermé  l’oeil.

J’ai quitté Boghé ce matin et à 12h:15 mn, arrivé au poste de contrôle de la gendarmerie à 25 km de Nouakchott  on nous arrête. Je dormais en ce moment précis parce que fatigué. Sans me saluer un gendarme me tire violemment le turban et me demande de l’enlever, chose que j’ai faite, même si mon visage n’était pas assez couvert. Et avant même de me demander ma pièce d´identité il me bouscule et me dit : ”Tu es un drogué”. Parce que tout simplement je n’avais pas assez dormi et j´avais les yeux rouges et le visage enflé de fatigue. 

 Je l’ai répondu:” Monsieur vous pouvez au moins me saluer et vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte parce que je suis avant tout un être humain, un citoyen de ce pays que vous devez respecter.

 Il s’énerve et me dit: ” Pourquoi tu me parles en francais descends !”. 
 Il me sort de la voiture, me conduit dans leur bureau et m’introduit dans une chambre qui les sert de poste pour me déshabiller devant tous les gendarmes et d´autres détenus. Il me bouscule avec une violence inouie et haineuse et me crie : ” Ce sont des Flamistes et les gens de l´ IRA”. 

Sans comprendre les autres se mettent dans la danse. Des pluies de monstruosités sortent de leurs bouches, ils insultent mes parents et me traitent de tous les noms d´oiseaux et crachent sur moi.  Ils m’ont pris mon portable et mes lunettes (myope de 5,00 vision de loin), après ce fut une pluie de gifles et des crachas qui m´assaillent.

Je garde toujours ma sérenité, mon calme et refuse de répondre à leur provocation et à leur barbarie. Ils cherchaient certainement un motif valable pour m´accuser ”d´offense à l´autorité publique ou résistance aux forces de l´ordre” mais je suis resté de marbre à leurs coups. 

”Etes-vous fils d´un ministre ou du président pour nous parler en francais?”. Je leur ai répondu que j´étais un simple et un pauvre citoyen Mauritanien, qui a encaissé  tous leurs coups et violences physiques et morales sans réagir et je veux seulement comprendre et savoir pourquoi cette violence et cette injustice?

 Satisfaits et fiers de leur acte et sans répondre à mes questions , ils me sortent de la cellule et me remettent mon téléphone sans aucune autre explication. L’un d’eux m´avertit avec une grande impolitesse:  ”Si tu ne veux pas encore être torturé il faut quitter les lieux et continuer ton chemin! ”. 
J´avais toujours entendu et cru jusqu´à ce matin que les gendarmes étaient d´un corps correcte et juste et qu´íls protegeaient le citoyen et j’avais beaucoup du respect pour ce corps qui était moins visible que les policiers  dans des pagailles mais aujord´hui j´ai découvert ce terrible, hideux et honteux visage de notre gendarmerie nationale. 

 J’irai jusqu’au bout pour savoir la cause de cette violence pour ne pas dire de cette barbarie même si je sais d’avance que notre justice est très inféodée au pouvoir exécutif et à tout le Système.

Avec le soutien du Fonadh et d’éminents avocats nous sommes toujours dans la procédure pour déposer la plainte qui doit être encore écrite en arabe et qui sera introduite dés demain matin inchaallah au parquet de justice de Nouakchott Nord.

 Je ne me plierai pas, je continuerai la lutte, je resterai toujours ferme sur mes principes, je serai la voix des exclus et des opprimés pour une Mauritanie juste et respectueuse de tous ses fils et filles. 

#Jokko_sa_famii, engage – toi avec nous si tu as compris cette noble cause!
Yero Abdoulaye Sow 


Crédit source : Post FB du Rappeur. 

 

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIEBulletin d’information n°10


Le procès des militants d’IRA, vu de l’intérieur (Mardi 9 et mercredi 10 août 2016)


Prévu pour reprendre le mardi 9 août, le procès des militants d’IRA a eu du mal à redémarrer et pour cause. Dans une lettre transmise par le régisseur des prisons à la Cour, les prévenus expliquaient clairement qu’ils ne comparaitraient plus, par eux-mêmes, devant les magistrats si la police continuait à réprimer leurs camarades, les familles de ces derniers et si elle s’obstinait à les empêcher d’accéder à la salle d’audience. Or, le moins qu’on puisse en dire, est que tel ne fut pas le cas. Bien au contraire. le nombre de blessés par agression policière ne cesse de croître et le périmètre du Palais de justice est toujours zone interdite.

C’est ainsi que la police a dû extraire, par la force et la contrainte, les prévenus de leur cellule pour les transporter manu militari au Palais de justice. Mais là, les prisonniers ont de nouveau résisté et refusé de descendre du panier à salade de la police. Il s’en est suivi une rixe qui a nécessité l’intervention, au prés des prévenus, de quelques uns des membres les plus écoutés du Collectif de défense (MM. le Bâtonnier Cheukh Ould Handi, les Doyens Yarba Ould Ahmed Saleh et Lô Gourmo Abdoul) pour amener les militants à accepter de descendre et de rentrer en conciliabule avec le Procureur avant d’accéder à la salle d’audience. Après une longue discussion, le Procurer s’est engagé, en présence des avocats, à laisser le public accéder à la salle d’audience, à donner des instructions pour cesser la répression contre les militants à l’extérieur du Tribunal et à œuvrer pour réunir les conditions nécessaires pour le déroulement normal du procès. En contre partie de ces promesses, qui sont, après tout; d’une grande banalité en temps normal et qui ont été présentées par le Procureur comme étant des concessions majeures, les prévenus s’étaient engagés à accepter de se présenter le lendemain de leur plein gré au tribunal.

Le lendemain, mercredi 10 août, la séance a commencé de la façon la plus normale possible, en présence de toutes les parties. La répression à l’extérieur du Palais a marqué un répit ce qui a eu comme effet immédiat le remplissage des gradins de la salle d’audience de militants et de sympathisants d’IRA et de leurs proches.

Mais, chassons le naturel, il revient au galop! Dès l’audition des prévenus, des événements d’une rare gravité se sont produits remettant en cause le fonctionnement même de la Cour et en doute sa capacité de mener un procès de cette importance dans des conditions réunissant un minimum de normalité pour ne pas prétendre à l’équité ou à la justice.

– Pour commencer, le président de la Cour a décidé d’éloigner les prévenus en les enfermant dans une salle adjacente et en prévoyant de les appeler pour les écouter un à un et chacun à son tour. Or, il est connu que des prévenus impliqués dans la même affaire de peuvent pas être entendus par la Cour de façon séparée. Tous doivent pouvoir entendre les réponses de chacun et le voir pendant qu’il répond aux questions de la Cour. Evidemment, les avocats de la défense ne se firent guère prier pour relever cette entorse manifeste à la procédure. Après moult pressions et pressions contraires, le Président fit machine arrière et autorisa l’ensemble des prévenus à rester groupés dans le box des accusés. Le premier à être interrogé était Moussa Biram

– En plein débat entre partie civile et défense, le Président est intervenu pour interdire aux avocats des militants d’IRA de monter sur l’estrade ou de s’approcher de lui ou du prévenu dont l’audition est en cours. Pour appuyer cette interdiction, le Président intima l’ordre aux policiers d’empêcher les avocats de s’approcher de l’estrade. Ainsi quand Maître El iid Ould Mohameden, avocat de la défense, a voulu transmettre un document au Président, il fut physiquement agressé par un policier et ce au vu et au su du Président de la Cour. Encouragé par cette complicité du Président, un second policier s’est mis à débiter un flot d’insultes et d’insanités en direction du banc des avocats de la défense ce qui a eu comme conséquence prévisible le retrait de ses derniers de la salle d’audience en protestation devant l’humiliation dont ils sont l’objet. Pour calmer la situation, le Président de la Cour finit par présenter ses excuses aux avocats en promettant de renvoyer les policiers insulteurs de la salle d’audience, ce qui permit au procès de reprendre son cours.

– Les réponses de Moussa Biram furent d’une très grande pertinence et ont eu pour effet de déstabiliser la stratégie de la partie civile. Pour tenter de reprendre la main, le Procureur décida de projeter une vidéo censée prouver les accusations proférées contre Moussa. Mais, ce faisant, Monsieur le Procureur feignait d’ignorer le code de procédures qui interdit formellement, par son article 278, tout usage d’appareil d’enregistrement audiovisuel (appareil photographique, enregistrement sonore, vidéo, film…) en cours de séance. S’en suivit une empoignade verbale entre la défense et la partie civile au milieu de laquelle, le Président décida de suspendre la séance jusqu’à lundi 15 août et ce sans trancher la question de l’usage de cette appareil pourtant clairement objet de l’article 278 du code de procédures.

– Que décidera le Président lundi prochain? Acceptera-t-il la violation d’une disposition claire et nette du code de procédures? Est ce que l’Exécutif voudra intervenir dans ce procès plus directement?

– De nouveau la question de l’omniprésence de la police et de son double rôle de juge et de partie mérite d’être posée. C’est la police qui porte plainte, pour soit disant agression contre l’un de ses éléments, c’est la police qui mène l’enquête et c’est la police qui est chargée de sécuriser le tribunal où son affaire est jugée! La nervosité des éléments de la police à l’encontre des militants d’IRA mais aussi à l’encontre des avocats de ces derniers est un signe patent de leur implication dans ce procès et une preuve supplémentaire de leur partialité dans cette affaire. Il est donc urgent que ce corps soit dessaisi au moins de la mission de la sécurisation du Palais de justice et remplacé par celui de la gendarmerie.

Nouakchott le 12 août 2016 La Commission de Communication

Biram Dah Abeid présente la situation de la Mauritanie devant la coalition ivoirienne des droits de l’Homme

Le 12 juillet 2016, le président d’IRA-Mauritanie, au cours de sa tournée Africaine, a été reçu par la coalition ivoirienne des droits de l’Homme: CIDDH. La CIDDH est un réseau constitué de plusieurs organisations ivoiriennes de défense des droits humains, affiliée à la coalition de la société civile Ouest-Africaine et à la coalition panafricaine de la société civile et à la commission Africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Les discussions entre Marthe-Pedan Coulibaly, présidente de la CIDDH et les présidents des ongs membres de la coalition d’une part, et le président d’IRA-Mauritanie d’autre part, se sont focalisées sur les thèmes suivants:

1- Répression et harcèlement des défenseurs des droits humains en Mauritanie, avec point focal sur la série d’arrestations et simulacres de procès des détenus d’opinion issus des mouvements IRA-Mauritanie, Le 25 février et Manicharigasoil.

2- L’esclavage sous toutes ses formes sévissant en Mauritanie, la discrimination raciale, les expropriations foncières et déplacements forcés, la torture; musèlement de la presse, des partis politiques d’opposition, obstruction à la liberté d’association et d’entreprise.

3- Les deux partie ont décidé une série d’actions communes contre l’Etat très critiques des droits humains et de la démocratie en Mauritanie à travers les canaux des institutions sous régionales, panafricaines et internationales d’alerte, d’interpellation et de sanctions.

En début de réunion, Biram Dah Abeid a introduit les débats par la communication suivante :

_____________________

Mauritanie, Numéro 1 de l’esclavage des noirs en Afrique

Réalité de la situation des défenseurs des droits humains

Note d’information pour la Coalition Ivoirienne des Défenseurs des Droits de l’Homme

Abidjan (CI), 12 Août 2016

En Mauritanie, depuis 1978 les pouvoirs militaires se succèdent mais l’exercice de l’Etat reste le monopole d’une composante de la population, aujourd’hui minoritaire ; la domination de ce groupe procède d’un système esclavagiste et anti-noir. Malgré la profusion de textes législatifs contre la servitude héritée, le racisme et l’exclusion, ainsi que des normes protectrices de l’enfants et des femmes, les autorités ont toujours assuré, aux esclavagistes, l’impunité totale ; parallèlement, elles couvrent, encore, les exécutions de masses extrajudiciaires de civiles et de militaires noirs mauritaniens, opérées, durant les purges ethniques de 1986-1991. Dans ce contexte historique, de ruse sur le droit et de diplomatie de la dissimulation, les gouvernements successifs s’évertuent à empêcher le fonctionnement normal des ONGs de défense de la dignité de l’Homme et de l’égalité des citoyens. Emprisonnés et réprimés avec violence, leur voix ne cesse de porter à l’intérieur et hors des frontières de la Mauritanie.

La Mauritanie, championne des ratifications de traités et de conventions internationales, répugne, en proportion inverse, à consentir l’effort requis pour honorer ses engagements, grâce à leur mise en œuvre. Le pouvoir ethno-tribal use de moyens substantiels et d’un zèle jamais démenti, afin de réduire au silence les défenseurs de droits de l’homme, mener des campagnes médiatiques et diplomatiques d’occultation de son passif et démentir, ainsi, l’existence de l’esclavage par ascendance, un fléau multiséculaire en Mauritanie, d’ailleurs légitimé selon une fausse interprétation de l’Islam.

Concernant l’esclavage et ses séquelles, lors de son dernier examen périodique universel (EPU) en novembre 2015 á Genève, la Mauritanie a reçu 40 recommandations sur un total de 200, contre 18, seulement sur 152, au précédent de 2010. Cette hausse démontre l’inefficacité des autorités dans la lutte contre l’esclavage mais confirme, surtout, le succès, des groupes abolitionnistes, à sensibiliser, la communauté internationale, sur les abus contre l’intégrité de la personne en République islamique de Mauritanie.

Le mouvement IRA-Mauritanie et son président Biram Dah Abeid ont été primés, par plusieurs distinctions internationales, en reconnaissance du combat contre l’esclavage traditionnel, l’usurpation foncière, l’exclusion des noirs et l’expropriation des terres arables dans la vallée du fleuve Sénégal. La réponse des autorités mauritaniennes a toujours consisté en l’usage de la violence, sur les militants désarmés, les arrestations arbitraires et les procès d’opinion, ponctués de falsifications de preuves à charge.

Dans sa stratégie de détruire IRA Mauritanie, le régime du General Abdelaziz a ordonné, en juillet 2016, l’arrestation de toute la direction du mouvement et ce juste quelques jours avant le dernier sommet de la Ligue arabe, tenu à Nouakchott.

Les événements douloureux de 1986-1991 illustrent, quant à eux, une tentative de génocide de l’ethnie Halpullar, sur la frontière avec le Sénégal. Le régime militaire avait déporté, par milliers, une partie de sa propre population noire vers les pays voisins d’Afrique subsaharienne et mené une campagne de dénégrification au sein des forces armées et de sécurité ; ainsi, des centaines de soldat et officiers furent torturés et exécutés, dans les casernes et camps de détentions, dont 28, pendus, la veille du 28 Novembre 1990, en célébration de la fête de l’Indépendance. Les tortionnaires et les commanditaires de ces atrocités sont toujours libres, vivent une retraite paisible ou décèdent de longévité quand ils n’occupent de hauts postes, protégés par une pseudo-amnistie, licence d’un Parlement composé de leurs proches, alliés et parents.

Exemples de violences physiques contre les membres de IRA-Mauritanie.

Actuellement, et ce depuis la fin du mois de juin 2016,13 membres dirigeants d’IRA-Mauritanie croupissent dans les geôles du pouvoir. Ces militants ont été d’abord interpellés, avec brutalité, par des policiers en habits civils et ce sans que ces derniers déclinassent leurs identités aux personnes arrêtées, ni les informer des motifs. Les agents, parfois masqués, placent une bande de tissu sur les yeux des activistes, pour les conduire dans des lieux impossibles à identifier. Parvenus à destination, les futurs prévenus sont déshabilles, jetés dans des cachots humides, nauséabonds et insalubres. Ils sont attachés par des menottes en fer, qui lient la main au pied, et dans des positions inconfortables, pendant plusieurs heures, avec renouvellement du supplice, par alternances des postures. Les policiers, en charge de la torture, actionnent le joug, à intervalle irrégulier, pour produire des maux aigus, surtout lors des interrogatoires.

Les auditions sous contrainte corporelle visent à obtenir des faux aveux de complaisance et de faux témoignages qui étayeraient la thèse des services de renseignement selon laquelle l’organisation IRA a planifié et exécuté les émeutes sur la scène du lieu-dit « Adabaye Bouamatou » le 29 juin2016. Pour extorquer le propos à l’appui de l’accusation, les policiers infligent d’anciennes recettes de sévices, de la police politique. Par exemple, ils ont enchaîné certains détenus comme Moussa Biram, Abdallahi Maatala Seck et Abdallahi Abou Diop, en nouant leurs mains aux pieds, par derrière. Les tortionnaires attachent et serrent douloureusement les prisonniers, par une corde et les suspendent, à distance du sol, sur des barres de fer. Les autres, entendent les cris de douleurs, ce qui contribue à affaiblir leur moral et les incite à « tout dire ».

D’autres, tel Amadou Tidjane Diop, ont été complètement déshabillés, insultés copieusement et menacés de mort s’ils n’acceptent d’avouer qu’ils ont participé á la violence contre la police. Leurs yeux et visages ont été bandés jusqu’au bord de l’asphyxie, incapable de respirer, leurs narines bouchées par un tissu. Sur plusieurs jours du Ramadan, les tortionnaires assoiffaient les détenus, leur refusant de l’eau et les affamaient tout le long de l’interrogatoire ; le peu de repas qu’ils recevaient a été mélangé à du sable et des déchets solides, en quantité variable, d’un détenu à l’autre. Les coups de cravache et de matraques constituaient le lot quotidien de certains parmi eux, en particulier durant les séances de questions. Les vagues de supplice s’étalent, en général, de 20 à 30 minutes, entre 2 et 7h du matin, sur plusieurs jours.

Perspective de la lutte

Il convient de rappeler le contexte de la répression du mouvement abolitionniste en Mauritanie, dès le lendemain du coup d’Etat militaire du 6 août 2008, contre le premier Président élu à la faveur d’un scrutin pluraliste, Sidi Mohamed Ould Cheilh Abdellahi. L’année suivante, le Général auteur du putsch, actuel Chef de l’Etat, se présente au suffrage universel direct qu’il remporte par la fraude, et avec le soutien de la France.

Réélu en 2014, par des opérations de fraudes massives, l’instrumentalisation des différents corps de l’Etat, ainsi que par l’usage des symboles et argent, publiques, il tend, depuis, à exacerber le communautarisme pour exciter la communauté arabo-berbère, celle des anciens maitres, à se souder, autour de lui, afin de faire barrage au prétendu péril démographique noir. Au travers des média, des mosquées, tribunaux et force de l’ordre, le message est ainsi dupliqué, diffusé, martelé : pour cette propagande officielle, les nègres, en particuliers, ceux descendants d’esclaves, incarnent une menace majeure à l’ordre et à la cohésion nationale, c’est-à-dire le statuquo, fruit de la domination ethno-tribale.

Les populations maures arabo-berbères, dans leur grande majorité, vivent dans le conditionnement par cette propagande ; celle-ci produit l’effet de les arrimer au noyau de l’hégémonie, qui se cristallise autour de son expression la plus immédiate, l’institution militaire, en somme le commandement des forces armées et de sécurité. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz s’érige gardien et continuateur de ce lien social par la panique ; ses services de renseignement fabriquent et entretiennent, à l’usage des fils et petits-fils d’anciens maîtres, la crainte exagérée, démultiplié, dramatisée, de l’éveil des noirs à la citoyenneté.

En parallèle, les partis politiques, personnalités indépendantes, mouvements de jeunes et hommes d’affaires, issus du groupe dominant arabo-berbère, s’exposent à la persécution et à la spoliation, dès lors qu’ils osent se désolidariser de cet esprit de corps ou en déconstruire les ressorts idéologiques. Aujourd’hui, non sans courage et en dépit de leur nombre modeste, les maures progressistes se retrouvent emprisonnés, exposés à la diabolisation et, pour certains, réduits à l’exil.

Quelques témoignages des victimes de l’esclavage par ascendance

Dans le but d’aider le public à se faire une idée de la souffrance morale et physique, subie de génération à la suivante, par des descendants d’esclaves, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) recommande la lecture des témoignages joints à la présente note. Il est à noter que tous les cas, portés devant les autorités du pays, sont été classés, sans suite. La justice les relègue, toujours, au chapitre, soit des litiges familiaux soit des rapports de travail, car l’interprétation locale de Charia Islamique (l’unique source de référence légale, selon la Constitution) définit l’esclave comme propriété du maitre ; le dernier exerce, sur le premier, droit de vie et de mort.

Document produit 2013 par IRA-Mauritanie sur le cas de Mm Salma mint Meydouwa et sa famille.

Interview avec Mm Mbeyerka Vall Mint Mahmoud, publié par le journal Le Calame 2013 (http://www.lecalame.info/contenu_news.php?id=5701)

Communiqué de presse de IRA-Mauritanie de 2013 sur le cas de Mm Khdeija mint Dada et sa descendance qui avait vécu quatre générations sous le joug des pratiques d’esclavage domestique.

Biram Dah ABEID
Président de Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.
Crédit source : fr.essirage.net