​LES DÉFIS DE LA NOUVELLE ÈRE PAR CISSÉ DIALLO

Au moment où la communauté « soninké » engage un débat et cherche à trouver les mécanismes idoines pour asseoir les nouvelles bases de son organisation, il s’avère nécessaire et impératif que certaines branches du modèle ancien d’organisation soient élaguées pour assurer la santé générale de notre système d’organisation. A l’aube donc de ce débat crucial pour la communauté, diverses questions sont soulevées par ceux que nous désignons comme étant les tenants d’un conservatisme à caractère primaire, des interrogations sommes toutes légitimes qui nécessitent qu’on s’y penche sérieusement.

Visiblement ceux-ci(les tenants du conservatisme dogmatique) sont, et c’est le moins qu’on puisse dire, inconscients de la gravité du retard qu’ils accumulent par rapport aux communautés qu’ils côtoient quotidiennement. Cette attitude est révélatrice de deux choses, soit ils optent pour ne plus exister à long terme dans un monde évoluant à pas de géant et au moment où, il serait judicieux pour toute communauté d’assurer sa présence pour ne pas dire sa survie dans ces mouvements mondialisés de mutation, soit ils font à juste titre et de manière encore inconsciente le choix suicidaire d’être vouée à une disparition certaine dans un futur proche et plus personne ne fera plus mention de cette communauté pourtant historique, héritière, rappelons le, de la fameuse empire du Ghana.

Il est évident que les structures claniques qui constituaient le soubassement de l’organisation socio-politique soninké étaient la résultante des rapports des forces de l’époque. Elles étaient bon gré mal gré le fruit d’un certain consensus général et par ce fait permettait une certaine harmonie et cohésion sociale même relatives. Dans cette organisation voulue et conçue par les anciens qui ont bien sûr tenu compte de leur époque et de leur réalité, le clan de la noblesse détenait le pouvoir suprême, l’exécutif, le pouvoir de décider pour la communauté épaulée en cela par la branche dite des marabouts qui était son partenaire privilégié et qui détenait elle, si l’on peut se permettre un rapprochement avec notre réalité contemporaine en terme de sémantique, les pouvoirs législatif et judiciaire par le fait que cette branche a eu l’avantage à travers l’histoire de bénéficier d’une instruction religieuse et à ce titre, décrétait les règles du vivre ensemble de la collectivité selon les besoins et sous le contrôle bien entendu du clan de la noblesse, l’exécutif désigné, règles qui parfois empiétaient et allaient à l’encontre d’une justice sociale élémentaire pourvu que les intérêts des deux branches qui ont l’avantage des rapports de force soient préservés et maintenus en l’état. Ces deux branches de l’organisation « soninké »qui contrôlent et détiennent le monopole du pouvoir sont immédiatement alliées au clan des médiateurs « les mangous ». Cette branche a pour principale vocation de pacifier les relations entre les différents clans et tribus pour que la communauté puisse vivre dans l’apaisement général.

Puis nous avons le clan des‘’Niakhamala’’, une branche composée essentiellement de professionnels et des gens de métiers entre autres les forgerons, bucherons, cordonniers, Griots qui sont souvent d’origine étrangère et vivent de leurs métiers tout en jouant un rôle important dans l’organisation des cérémonies et accessoirement le rôle d’entremetteurs-facilitateurs sociaux aux côtés de la branche « des mangous ». A ce titre, ils jouissent des petits privilèges de la part de la noblesse et du clan dit des marabouts à diverses occasions. Littéralement « Niakhamala » signifie d’ailleurs : « célèbre moi, je prendrais soin de toi ».

En dernier lieu et au bas de l’échelle de la stratification arrive le clan ou la branche dit des esclaves, qui étaient il faut le reconnaitre à l’époque ancienne, des travailleurs sans salaire n’ayant aucun droit d’expression quel qu’il soit. Le lot quotidien de l’esclave dans la société soninké comme dans toutes les sociétés humaines d’ailleurs est d’obéir au maître sans conditions et d’autant plus qu’en milieu soninké traditionnel, son accès à l’agrément de Dieu est subordonné à sa soumission totale au dictat, aux désirs et à la volonté du maître sous les pieds duquel se trouverait sa demeure au paradis lui a-t-on inculqué! Il s’agit là d’une astuce qui permettait à l’esclave d’accepter sa condition soit disant voulue par Dieu, une manière de soumettre davantage celui-ci aux jougs inhumains de la noblesse en l’aliénant psychologiquement.Ce mode de fonctionnement de la société soninké a connu son heure de gloire, bien sûr au détriment, sur tous les volets de la vie sociale, de la branche ou du clan dit des esclaves, une classe laborieuse muselée et à qui était attribuées les tâches ingrates. Aussi, la classe des « niakhamala », malgré ses petits privilèges, qui en réalité ne l’avantagent qu’en apparence, n’intègre pas bien entendu le cercle matrimonial des deux clans qui détiennent le monopole de la gouvernance de la collectivité. ils sont, à l’instar de la classe dite des esclaves considérés comme des « folemmou », littéralement ceux qui sont de condition inférieure. Mais cette considération ou cette étiquette ne le dérange guère aussi longtemps que les petits privilèges que l’on a évoqués sont préservés, les « niakhamala » sont décidés à défendre le système bec et ongle sans aucune vision à long terme en ne tenant compte naïvement que de soit disant intérêts immédiats et illusoires: l’audition par intérêt au prix de la préservation de son EGO…!!!

Nous devons tous pourtant intégrer un nouveau paramètre, le fait que le monde connait désormais une mutation totale à travers l’éducation, les migrations de masses, et sa transformation en un village planétaire par le biais des nouvelles technologies et les nouveaux moyens de communications, tout cela accélère tous azimuts. Et la conséquence directe de ces mutations est la naissance, la multiplication et l’amplification des mouvements de revendication des droits qui ne laissent plus aucun individu digne ce nom dans une léthargie mortifère. C’est pourquoi même des sociétés conservatrices comme la nôtre n’ont pas d’autres choix à cette ère nouvelle que de bouger et de faire bouger les lignes. Aussi, il devient légitime pour chacun d’avoir sa place dans la société nouvelle même ces personnes que l’on a trop longtemps négligées, humiliées, privées et opprimées dans leurs corps, leurs âme et leurs mentales, ces personnes qui ont occupé le bas de l’échelle de la stratification sociale horizontale, ces personnes qu’on a désignées avec le sobriquet « d’esclave »

Alors, désormais, rien ne sera plus jamais comme avant, l’ère du statut quo est révolue. Cette classe revendique haut et fort ses droits, tous ses droits, rien que ses droits très longtemps bafoués. La nouvelle société soninké doit désormais célébrer en son sein les valeurs de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la justice pour tous. C’est pourquoi il faut répondre aux interrogations et proposer des alternatives crédibles pour un avenir apaisé. Et Il faut donc commencer par bannir de notre sphère sociale les expressions humiliantes et discriminatoires et faire la promotion d’une citoyenneté égalitaire: les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes attributions et qualifications pour tous. Et Ensuite, nos intellectuels doivent désormais s’évertuer à étudier le passé, non pour s’y complaire et le sacraliser mais pour y puiser des leçons qui nous permettrons d’améliorer le futur et notre avenir en intégrant à nos anciennes valeurs les nouvelles valeurs universelles de l’époque contemporaine: Les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune.

Et Enfin,nos hommes de sciences, nos intellectuels et ceux qui détiennent un pouvoir quelconque dans la collectivité doivent lutter pour des idées et des intérêts généraux et non pour des clans, des familles et des intérêts particuliers et égoïstes.


LES TENANTS DU CONSERVATISME PRIMAIRE INCITÉS À RECHERCHER DES MÉCANISMES IDOINES POUR ASSEOIR LES NOUVELLES BASES DE SON ORGANISATION SOCIALE, SOULÈVENT DES INTERROGATIONS SOMMES TOUTES LÉGITIMES QUI NÉCESSITENT QUE L’ON S’Y PENCHE SÉRIEUSEMENT, À SAVOIR ENTRE AUTRES:


A/ PAR QUEL ATTRIBUT FAUDRAIT-IL DESIGNER LE CLAN ESCLAVE SI L’ON CHANGEAIT CETTE DÉSIGNATIONS ?
En réponse à cette triste question, nous disons entre autres : que le changement ne se résumerait pas au changement de la désignation; les Soninko devront se rendre compte que tous ces attributs existaient, sinon plus, en France, pays de prédilection pour leur immigration, mais depuis plus de deux siècles, elle s’en est débarrassée ; or nous sommes bien d’accord que les Soninko intègrent individuellement la sphère culturelle Française par plusieurs petites portes : L’on imite quasiment tout ! Cependant, en dépit de l’adoption de sa langue apprise à l’école, l’on remarque entre autres, la manière de s’habiller. Chez certains le plat traditionnel est servi à table avec ouverts et consorts, il arrive parfois que l’on épouse même l’intonation vocale en parlant pourtant Soninké !

Mais qu’en est- il quand il s’agit d’intégrer les grands principes qui fondent l’égalité entre les hommes pour permettre l’équilibre social ? Alors c’est bien là, où commence le déni de la réalité. 

Pourtant, il suffit d’adhérer à l’application des principes de la citoyenneté pour admettre de désigner les habitants une cité par le nom de leur cité : Un Nouakchottois, un Tavraghzéïni remplaceraient sainement un Komoncâniké, un hôroncâninké qui induisent la volonté de nuire l’un  par son abaissement et d’honorer l’autre par sa valorisation.


B/ PAR QUELLES COUTUMES ALLONS-NOUS REMPLACER CELLES QUE L’ON VOUDRAIT  VOIR DISPARAÎTRE ?


De même que la question précédente, il faut une volonté de changement en profondeur qui passe par l’acceptation de l’égalité voire la parité devant les lois qui régissent les règles de la communauté, l’implication équitable de tous devant les devoirs et droits, encore une fois les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune. Ces mécanismes reconnus par tous, peuvent permettre de ne pas avoir recours au changement des coutumes sauf si celles-ci ne répondent aux exigences de notre conviction religieuse. En la demeure, le rejet de certains groupes de la manière dont se déroulent actuellement les coutumes, fera inévitablement son petit bonhomme de chemin, autrement dit, fera tâche d’huile.


C/ COMMENT PEUT-ON METTRE À DOS TOUS LES SIENS POUR SOUTENIR UNE CAUSE QU’ILS NE PARTAGENT AVEC NOUS ?


Le porteur d’un tel souci : « Soutenir une cause que les siens ne partagent avec soi », à parfaitement raison, mais cette raison ne pourrait le dédouaner de comprendre également que, les porteurs, voire, les initiateurs des causes « révolutionnaires » souffrent de la même inquiétude par rapport aux leurs qu’ils ont également à dos , ils craignent et, pour la sécurité des ceux-ci, c’est-à-dire ces initiateurs-acteurs; et, pour leur propre sécurité contre les représailles qui pourraient être engendrées des antagonistes de la démarche. Outre cette vision des choses, n’oublions pas que les grands hommes dont les noms perpétuent jusqu’ici, étaient confrontés également aux mêmes soucis, mais ils étaient guidés par une volonté indéfectible, la volonté de libérer autrui du poids de l’injustice, même si eux n’en souffraient guère: Tout homme est né libre, cette liberté dérobée à un moment donné, doit être absolument réhabilitée à un autre moment donné tant qu’une seule âme juste existe sur terre. Voila selon moi, ce que devrait être la vision d’un intellectuel véritable, d’un esprit visionnaire, donc une implication logique de la communauté Soninké dans cette action dont le résultat s’intitule « intérêts communs ».

L’une des causes pouvant unifier les acteurs des deux camps, est le partage des idéaux communs qui consiste à vouloir sublimer (comme précisé plus haut)la place à la justice comme à l’égalité; à l’équité comme à la parité devant les devoirs et droits qui régissent la société. 

Mais la lutte d’une telle dimension a besoin d’être nourrie d’une alimentation bio, autrement dit, qui ne souffre d’aucune sophistication, de faux semblants. Son socle doit englober entre autres, la volonté absolue dans l’engagement, la lucidité dans l’objectif, le courage dans l’action, l’autonomie dans la démarche etc…afin de supporter le poids qu’incombe le changement des fondements séculaires dont les nostalgiques veulent préserver à bras-le-corps.

Alors, il serait recommandable à la communauté Soninké : Si elle tient à pérenniser sa cohésion sociale dont les soubassements étaient régis sur des accords, disons, amiables (précisé plus haut également) elle devrait en accepter désormais la phase de dénonciation engagée aujourd’hui, et que rien ne peut plus en contrecarrer le processus; émonder les branches nuisibles des soubassements d’antan, sources de divisions d’aujourd’hui. Dès lors, esprits avisés, avides de l’édification des mentalités de votre communauté au rang de celles du concert des nations, il est grand temps de s’unir pour donner force à la bonne cause, la cause des acteurs des mouvements pour la Justice autrement dit : LA PARITE ABSOLUE !

DERNIER MOT : ÉVOLUONS DE MENTALITÉS AFIN DE POUVOIR PARTICIPER À 

L’ÉCRITURE DE LA NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE DE NOTRE CHER PAYS!

 


Cissé DIALLO

L’appel fraternel :  GANBANAAXU FEDDE 

Notre  combat  je le dit  , répète et martèle  est un combat de fraternité  pour extirper de notre réalité profane  des tares et  injustices héritées  des crimes , des vols  et des destructions des villages mutuels , des vols et déchirements des  familles , de l’effacement-remplacement des patronymes , de perturbation de généalogie , de la transhumance des assignations ( rang social par statut  jusqu’à la mort ), notre combat   est aussi une jalousie  pour  cette communauté  que nous avons fait mienne ,  que nos aïeux  usés  et abusés  ont  accepté par résignation !Notre combat   est un   combat pour  GANBANAAXU (  le mot   égalité  est réducteur pour ce vocable)! Notre  mouvance  GANBANAAXU  est   une dynamique  qui va au delà de l’ARMEPES !

Par cette  dynamique, certains de nos détracteurs qui sont parfois  sans principes (car  on ne change pas de principe en fonction des sensibilités diverses  , le principe  est comme le rocher sur lequel coule le violent courant du fleuve Sénégal),  le prennent avec mauvaise foi sinon avec incurie et nous accusent de  vouloir  diviser et détruire  une fraternité  séculaire  qui  n’est  rien  d’autre  une  humiliation et une assignation subie et voulue. Notre dynamique de GANBANAAXU   n’est   pas une revanche , ne se base ni  sur une attaque basée  sur onomasiologie des patronymes !Ce que nous clamons  c’est  de la fraternité pure , c’est le progrès  permanent , la fierté  sans gène ni vexatoire , ce que nous voulons c’est  une  communauté d’éclairés  et qui éclaire , l’appel  du passé , je répète l’appel du passé  n’est  pas savoureux  que pour les esprits  tièdes , les  esprits chancelants  aux principes fluctuants .Nous ne ruminons pas de sympathique revanche , nous  ne voulons  pas de malheurs  aux familles et descendants  des familles   qui ont eu  un pouvoir  temporel et spirituel  ainsi que droit de vie et de  mort  sur  des hommes . Ce que nous demandons à cette frange  de la communauté qui  se targue d’être meilleure que d’autres , qui  se targue  d’être plus pure et plus digne que les autres , nous  ne demandons  qu’une chose,  une remise en cause profonde , nous  savons qu’elle est douloureuse ,   nous savons que cette remise en cause cisaille , fait des balafres , mais c’est   une finalité   pérenne pour notre  destin commun. Nous remettrons en cause  toute  tare indigne et ridicule   pour être fier pas besoin de rabaisser   les autres , pas besoin  de rappeler l’humiliation  que  nos aïeux  ont subi ,  ce que  nos aïeux ont enduré  nous sommes les mieux placés  pour l’exprimer . Non  ce n’est pas LA FRANCE qui  nous a rendus insolents et désobéissants , non  ce n’est pas  les diamants qui nous ont rendus insolents , non  nous ne sommes pas  obsedés par les HORO YAXARU (gent féminine dite nobiliaire) , Nous  sommes obsédés par une vraie fraternité  sans vecteur vexatoire ni des hommes vexés. Et c’est possible, nous sommes « insolents »  quand on veut nous faire croire  que nous sommes  des hommes qui ne comptent pas , des ombres sans forme ni force . Nous sommes « insolents »  tant que dressent  des tares  qui freinent  le progrès de la communauté .Les histoires   sont  très mineures pour   ce débat , pour  ce  combat , nous ne sommes pas  haineux  ,  nous sommes lucides  , nous savons ce que nous voulons  pas le malheur des uns pour un bonheur particulariste, ce qui serait répéter l’histoire de manière tragique . Être  descendants de famille de chef de village , de marabout , des forgerons … NE FAIT PAS DE VOUS VAIK VAIK UN FEODAL , nous  en sommes conscients ( entendez par là féodal les privilégiés  qui gardent jalousement leurs privilèges ), une prise de conscience   est nécessaire  un autre projet de société   est possible  et s’impose . À l’heure  où d’autres  jeunes d’une  communauté jadis méprisée en Mauritanie par le notre brillent par leurs idées et leurs initiatives , étudient leurs langues , gagnent le respect  et la considération des leurs ,nous nous cramponnons  sur des faits risibles qui ne nous protègent même pas , qui ne sont plus défendables . À croire  certains  le KOMAXU (la condition servile de statut) est comme le sxième pilier de notre sainte religion , la seule religion agrée auprès  d’Allah est l’Islam et  qu’ALLAH ELARGISSE  la Oumma et  PROTEGE la Oumma . 



TRAORE GAYE KAROUNGA 

SG ARMEPES , Initiateur de GANBANAAXU FEDDE .

Pourquoi Mr Diokhoba Coulibaly a été « dépecé » par la meute féodale sur les ondes d’une radio communautaire.? 

Fin janvier 2015, j’avais consacré une modeste contribution (http://www.kassataya.com/vous/16019-radio-diaguily-une-voi-e-x-libre) à la Radio Diaguily, une webradio communautaire soninképhone basée en France. J’avais pris contact avec un des responsables . Après avoir émis mon souhait, la personne  m’avait dit qu’il aimerait lire l’article avant sa publication, ce qui a été fait sans arrière pensée. J’estimais que les soupçons d’un éventuel parti pris de mon écrit, n’étaient pas fondées apparemment. Depuis cet organe de COM qui compte désormais dans le paysage médiatique virtuel soninké et mauritanien, fait son bonhomme de chemin à travers divers sujets abordés. Parmi les thématiques en débats, celle qui a trait à l’esclavage et ses corollaires societaux très vivaces en milieu soninké, bouillonne les passions et les tensions des uns et des autres en fonction des milieux d’extraction sociale et statutaire. Ainsi , on ne peut éviter de décortiquer les prises de paroles en premier lieu de tous ceux qui animent, organisent et orientent les différents échanges avec les auditeurs. La radio est annoncée sans tabous. Ce « Sans Tabous » suscite des interrogations eu égard d’un certain alignement discursif trop suspect constaté entre certains intervenants et l’équipe animatrice censée neutre dit-on. 

Hier soir 21 octobre 2016, les propos d’un certain Diokhoba Coulibaly, ont eu droit à une édition spéciale et une programmation hâtive sur l’antenne. Mr Coulibaly, ressortissant mauritanien vivant en Angola,  a tenu des propos acerbes à l’endroit de ceux qu’il  considére comme des tenants zélés de l’ordre féodal ayant un versant social foncièrement esclavagiste. Ces propos ont été tenus dans une plate-forme d’échanges créée par l’Armepes-France ouverte à toutes les personnes qui veulent s’engager et sensibiliser mutuellement sur les tares sociales qui affectent la communauté soninké. À titre personnel, en étant membre actif de cette association, je confirme librement ma position qui est de dire que les prises de paroles teintées d’un certain ressentiment caractériel et excessif , n’arrangent en rien les causes défendues. Ceci étant dit, j’ai appris que les propos tenus par Mr Coulibaly auraient fuité ou une taupe parmi les membres l’aurait trahi en partageant largement l’audio de ses dires. Je suis sûr d’une chose, notre camarade et frère Yimbi kumma pour son nom de rappeur, a monté deux fils audio via YouTube de nos interventions dans le groupe WathssApp qui sont partagés largement et accessibles à tous via Facebook notamment. De ce fait, l’idée malhonnête laissant entendre qu’on aurait découvert des manoeuvres louches d’un groupe virtuel donné par ricochet l’association Armepes-France, n’est qu’une énième tentative de saboter et de discréditer ce qu’on a la peine psychologiquement et socialement  d’admettre son existence. Une association mauritanienne qui axe son engagement dans une optique transversale de la problématique de l’esclavage et toutes ses séquelles notamment chez les soninkés. 

J’ignore par quel canal, les propos de Mr Coulibaly sont arrivés à l’équipe animatrice de Radio Diaguily, il aurait fallu mieux d’élargir les investigations afin d’avoir une lecture large et équilibrée des tenants et les aboutissants. Mais larguer ainsi un individu en diffusant ses propros tenus originellement en espace privé sans savoir à décharge s’il y a eu des réponses-audios en privé aussi graves et inadmissibles , nous apprend beaucoup sur ce qui pourrait sous-entendre par Radio sans Tabou. Au final, le dépeçage public du Monsieur a eu lieu au grand bonheur de la meute féodale et esclavagiste de l’international soninké. Déjà en privé, un élément très remonté vivant dans la douce France, s’est permis de dire à Mr Coulibaly qu’il mérite la mort en comparant son cas à celui de l’équipe rédactionnelle de Charlie Hebdo décimée tristement par une équipée sanguinaire d’un islamisme violent. Il serait urgent que Radio Diaguily s’active afin d’avoir l’audio de ce Monsieur très courageux apparemment et l’inviter si possible pour qu’il confirme ses dires. Pour ce type, les propos tenus par Mr Coulibaly sont similaires aux caricatures de Charlie Hebdo,  et il s’est déclaré en éventuel Kouachi issu des milieux féodaux et esclavagistes du monde soninké. 

Sur la supposée neutralité de l’équipe animatrice, j’ai été toujours troublé par la teneur et l’approche de certains propos tenus par des uns et des autres en fonction de la thématique en débat. Selon si ce dernier concerne les problématiques du cadre mauritanien en général ou l’enclos communautaire et particulariste soninké, on constate avec flagrance les écarts de raisonnement et les orientations plus ou moins assumées. Ne pas avoir des tabous, c’est effectivement la nécessité d’accepter un certain jugement sur ce qui nous interpelle. Une Radio, outil déclaré d’appui et d’accompagnement d’une réforme sociale et politique, on doit suivre de près  sa cohérence sur les principes qui doivent primer sur nos obédiences sociales et statutaires . Ainsi la forme et le fond doivent être assumés  ouvertement sans les mécanismes réthoriques qui ne trompent plus. Dans le passé, on a su trouver un individu dit d’extraction sociale esclave qui a fait l’apologie du système de l’esclavage social chez les soninkés. Cet invité amicalement accueilli et écouté, l’avait été en guise d’un souci équilibriste entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour….. LE SYSTÈME DE L’ESCLAVAGE SOCIAL et LA NEUTRALITÉ PROCLAMÉE  est dans un camp forcément . L’évidence d’un double jeu guette à l’horizon et la tournure très entre soi de l’émission inquisitrice hâtivement concoctée pour « tailler du Diokhba »  nous confirme. Pour paraphraser notre frère Gaye Traoré ;  mettre l’eau chaude et l’eau froide dans une même bouche, on obtient de l’eau tiède qui n’est prisée que pour laver le corps du mort. Et nous nous sommes compris.

K.S

​La transcription d’une communication audio en soninké de notre frère, cheikh ADAMA CISSÉ en Espagne .

Sujet : Entente et Complémentarité nécessaires entre 3 leaders pour la bonne marche de toute communauté ou organisation  (le cas soninké en l’occurrence)

L’intervention qu’on essaie de transcrire a été faite sur le réseau social whatsApp. Depuis plusieurs années avec la familiarisation de l’utilisation de réseaux sociaux , divers groupes d’échanges sont créés pour des objectifs très divers en fonction des différents milieux. Il existe des plateformes allant du familial jusqu’au communautaire en passant par le villageois. En fonction des groupes, on y dispense des cours en langue soninké, en initiation à l’arabe et contenus religieux. D’autres supports interconnectés à l’international essaient de s’organiser afin de travailler ensemble pour la promotion du Vivre Soninké avec une référence progressiste. N’ayant pas toujours les mêmes bagages intellectuels et les mêmes vécus coutumiers, il arrive que les mésententes fassent éclater ces rencontres virtuelles. 
C’est dans ce cadre d’incompréhension mutuelle plus ou moins fréquente que s’inscrivent les SAGES CONSEILS de Monsieur ADAMA CISSÉ :
Dans une organisation à caractère communautaire, il y a 3 principaux  leaders qui, s’ils n’arrivent pas à s’entendre , il y aura du désordre et du déclin. 
Le premier des leaders est la personne âgée parmi nous, qui tient ce statut parce qu’il aura vécu et vu beaucoup de choses au cours de sa vie. Et son expérience est nécessaire. Le deuxième tenant un statut de leader est la personne qui aura étudié plusieurs livres, c’est-à-dire ayant un bagage intellectuel à travers son instruction solide dans des divers domaines. Cette personne même jeune par l’âge doit compter. Le troisième leader est celui à qui les convenances communautaires lui ont confié la chefferie ou la direction pratique des affaires. 
Ces trois leaders doivent pour la bonne gestion, s’entendre, se conseiller et s’entraider. En travaillant en bonne intelligence, Ils pourront concevoir , orienter et agir pour le Bien commun profitable à l’ensemble de la communauté. Maître Adama CISSÉ s’est servi comme métaphore pour illustrer , un arbre bien entretenu qui fera de l’ombre pour tous et des fruits délicieux pour tous également. Pour lui, si cette entente nécessaire entre les trois leaders n’est pas au rendez-vous, il ne pas avoir d’organisation bénéfique. 
C’est dans ce cadre qu’un adage soninké a dit : 3 vieux types ne se contredisent jamais. ils sont : celui qui a lu 100 livres, celui qui a voyagé dans 100 villages et celui qui a vécu 100 ans. Ainsi par leurs expériences diverses, ces 3 types seront complémentaires et s’enrichissent mutuellement. 
Monsieur CISSÉ s’est interrogé pourquoi les 3 principaux leaders cités, n’arrivent pas à s’entendre chez nous les soninkés pour assurer une bonne direction de nos affaires..?
Il existe un certain trait de caractère appelé ressentiment revanchard. Il est conseillé à nos trois leaders d’éviter toutes interventions selon leurs compétences tout en étant animés par un fort ressentiment revanchard ou avec une certaine inimitié. 

Notre maître Mohamadou Dramé (Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde) a dit : “ le ressentiment caractériel est comme un cheval bonnement nourri, toute personne qui l’enfourche sera terrassée” . 

Par ailleurs, un important hadith du prophète Muhammad  (PSL) dit : “ le plus fort d’entre les gen, est celui qui sait se maîtriser quand il est en colère” .
Pourquoi parmi ces trois leaders, il n’y a-t-il un qui pourrait taire son ressentiment quand il veut tenir son argumentaire raisonnable ou rappeler les préceptes moraux et religieux..?
Hier comme aujourd’hui, il est  généralement constatable que la plupart des gens procèdent par un camouflage d’autres visées, quand ils veulent dire la vérité ou le discours religieux. 

Mais que veut-on cacher au juste en procédant de la sorte..?
D’aucuns veulent s’adonner à des règlements de comptes sournois et fourbes par une utilisation à mauvais escient de leurs positions de leaders. 
Il est temps qu’on essaie de promouvoir le pardon et l’entente dans nos groupes sociaux virtuels. Ces derniers doivent être un espace mutuel d’apprentissage entre nous, afin d’en tirer diverses connaissances utiles. Par ailleurs, il est plus temps et impératif qu’on s’entende sur l’essentiel afin de travailler ensemble et en bonne intelligence. Chacun doit amener sa petite pierre à l’édifice commun. Il est dit dans un adage que les arabes se sont entendus pour ne jamais s’entendre. Une assertion similaire est dite à propos des soninkés également , disant qu’ils sont comme des grains de maïs bouillis qui ne peuvent point s’entremêler pour être compacts . C’est-à-dire que les soninkés seraient tendance à être dans une mésentente perpétuelle qui sape tout grand et large projet fédérateur porté vers le développement. Il est conseillé que nous devons apprendre à travailler ensemble. Ainsi pour commencer , nos échanges doivent être cordiaux et productifs au sein de nos différentes plateformes devant aboutir à des actes concrets de développement et de progrès au profit de nos ensembles communautaires. 

Kundu  Sumaare 

11/09/2016

Xaranmoxo Adama Siise

Ñaamarindi loogonte katta Sooninkan kafonun ŋa.

Sefon safandaana:

Kamara Debigume.

Juumayu ga na bange safandu ku, xa na i sirondi o dan ŋa ni ti Alla.
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Sero xooron ŋa kafon noxo sikko ya ni.

Kun sero xooro sikki ga na konto gollini doome kafo be noxo, ken kafo na ña kafo karante, kafo gurujante.

Sero xooro ku sikki faayi:

Sere ke be Alla ga da a ña wuyu gume, an ga da wuyun kite, anken ni sere xooren ya ko yi, bawoni, an da fo gabe mugu, an da fo gabe wari.

Sere xoore tana wa non ŋa, ke ba ga da kitaabu gabun xara hari a ga ma wuyu kita.

Sere xoore tana wa non ŋa, aken ma ku su kita, xa a ganta kuna, kafon denŋenden mareyen ga ro a kitte, aken ya ga ña yinmanke.

Ku xirisu xooro sikki, kafo su ku yan xawa i kittun kini me, i nan golli doome, i na me tinmandi, i na me deema, i na me suturi.

I ga na yitte be lori, a sirawu ku na ña sirawu, yitte ke na ña yitte birante, a derun na ña deru xooro, a sirawun na yuruwe, kafon kutten na taaxu ken yitte sirawun wure.

Ken yitte na renmu saara, ren moonikanto, i ga kafon birandini.

Xa, ku xirisu sikki ga na konto gollini doome kafo su, ken kafo ñaana kafo karante.

Ken moxo baananne ya ni, Sooninkon ga ti: yugu xaso sikki wa non ŋa, kun nta me kutana, ke da kame kitaabe xara, ke da kame debe tera, ke da kame siine bira, i ti ku nta me kutana, bawoni baane su ga na ñi i moxon konno, a ga na ñi dugutana, ken da ñi ke baane gan xawa a digaamu ku taaxundini noqun be, ken bote duuron wa a maxa, a wa tu nanti a da ñi ke yan  manke. 

Ku na me ya tinmandini, i nta me kutana.

Xa, Sooninokon ku, o ku xirisu sikki konto gollini doome.

Manne sigi oku Sooninko, o xirisu ku sikki be ga o geesunu, i ga konto o geesunu?

Sefe wa non ŋa, i ti ken dan ŋa butte.

Tonŋu be ga an maxa, tuwaaxu be ga an maxa, marekitte be ga an maxa, wuyun tuwaaxu be ga an maxa, sere su an na an kiilu toxo, an do a maxa ri na ñi an butunte.

O Xaranmoxo Mahanmadu Daraame(Alla gan na hinne a yi)a ti: butten ni siiyugo fakkan ya, sere su ga na taaxu a kanma, a na an fanqana.

Hadiisen koore katta a yi nanti: jaaxa, a su sere senbenten ni ke be ga na butu, a ga ra wa malini du, ken ya ni seron senbenten ŋa.

Yaala ku xirisun noonu sikki, baane nta non ŋa ba a gan ra wa yi i butten ragana, a ga na lafi tonŋun konno biran be, a ga na lafi diinan konno biran be?

Bawoni yella ke ni nanti: fiinu filli wa non ŋa seron nan gaba muxini kun ya falle, gelli daaru ma lenki.

An ga na ñi tonŋun koono, an na muxi a falle, an ga na ñi diinan koono, an na muxi a falle.

An na manne muxundini? an lafi an butte ya murana saasa, an wa diinan konno butti muraadon xa wa muxini a noxo.

An ti an wa mulla na tonŋun ko sero filli naxa, xa, an wa mulla na an butten xa mura.

Gelli an ga ri kuudo nan xara do seron batte, an Xaranmoxonu ya faayi sero ku.

Gelli an ga ri nanti nafa yogo ya na an maxa, manne an ga ma a bagandi?

N maarenmu ! O nta duroxotono keeta, digan lemaane ga na giri daaxanun kanma  musilimo filli naxa, a na gillo, a na gillo, a na lasame, a na ñaxami na Hadamaaxun taanun wutu, na Hadamaaxun dinman wutu.

Seren ra wa ku digaamu su terinkana ba in maarenmu?

O nta a faayini in maarenmu o na digaamu ku newondi, o n saage digaamu ku funsun baanu riiti.

Koromo ku do deru ku, o na kun mullin mogga, o na funsu ku riiti.

Funse ga sere ba maxa, an na funse ke riiti na misiliimon nafa ti a yi.

Fusen ga nta sere be maxa, an na musiliimon terinka ma an xa na funsu sagarana bakka musiliimo ku digaamun ŋa.

N maarenmu, xa ri o nta duroxoto ko yi!

Araabun ŋa, i ga lasami kafon taaxu moxon do kafon kafumanden ŋa.

I fintuwaanan da taali xoore ko !

A ti: Araabun gemu ya nanti; lenki falle, i nan maxa gemu, ken yan sigi  Araabun ŋa, a neye feti i nan golli doome.

Jaaxa Sooninkon xa da a me dabari, i ti: Sooninkon ni makkan bajungun ya, an ga na a soro, a ga moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, baane su duran saqa ya.

Makkan bajungen ni makka funsen ya, an ga na makka funsun soro, i ga na moyi moxo wo moxo, an ga na i bagandi, i nta roono me noxon ŋa xo suuren moxon

O faayi ken kiyen ŋa lenki, o yinmenu faayi taaxinu o ga o daaxanun karana paqi.

Xa ri o n maxa ken dabari.

O xa xirisin noonu ku sikki be gan xawa me mukku, i nan duroxoto na me mugi, o na me deema, o na me tinmandi, o na hinne me, o na yanpa me maxa.

O na a tu nanti: sere baane nta non ŋa a tinmante ga ni, tinmantaaxun ŋa, Alla baane ya xalle ni.

An yinme wa tu an do ke be ga gollini doome, an do ke be ga masalana doome, xa ga tuwaaxun sagarana do me batten ŋa doome, a kontonten ya ni.

An yinme do ken fanin giri ya, an do ken wuyi saqa ya.

Ken ga na naqasiye dabari, a ntaxa an juwana.

Selli an gan ra wa a tinmandini, an gan ra wa a deemana ti Alla, feere ña an na a deema.

Maxa a deena ti inke yi, maxa a deema kuudo i nan ti: fulaana yan da a deema.

Feere ña an ga deemana moxon be Tunkan ga an tugana. Deemanden fo dinka, na me deema wureedu, a ya do wosiye ga nta tinto me, a do waritinde ga nta tinton me, a do jakkinden gan laatu me.

Xa ri o n duroxoto, koroosindaano ku ti: sere wo sere seron ga na jope feere muurunu an xibaare, na feere kutu an xibaare su, i na feere kitana an xibaaren ŋa.

Sere su fin ga na xoto o kafonun noxo, o misiidu, o golliranu, o nan xawa manne ñaana?

O na an bagandi sellan ŋa! O na an bagandi! ma yitte ke be o da a  lorininden ga me, walla tagayi xoore ke be o do a tanganden ga me, a  nda duguta biranbe. Sirawun taaxen ga na ri, o na follaqen wuñi an da, o na ti: ro.

Baawo, kafon taganden neye feti.

A nda ñi saasa konpen ya ni, o su do banxudu gudan (guda fana ke) sefen ya na me, anken do a wa me o na a bilini kan moxo? Palanteerinun bakka kan moxo? Ken biren ma kiñe fina in maarenme.

 Ken ya lasamaye xooren na kafonu ku yi saasa. 

O ga ma mulli ku wa a tagana, ku wa a karana, o na me ya gollen su bonondini.

Xa ri o na me deema, o nan hinne me, o nan duwa me da.

Sooninko, o xa tanpi keeta !

Baane su na i duroxotoyen dabari, ma o na katu gollini doome.

Tuwaaxu ga sere be maxa, an na kafonun deema ti a yi.

Tuwaaxu yinme ga nta sere be xa maxa, an na xara do seron batte.

​Le nationalisme en « mauritanien » se fait au nom d’un communautarisme très étroit.

En « mauritanien », le référent nationaliste dit arabe ou négro-africain n’est jamais socialement, intellectuellement et politiquement SAIN. L’un comme l’autre porte des velléités totalitaires à travers des postures déterministes qui admettent difficilement l’émergence une VOIE(X) éclairée du juste milieu. Ces nationalismes très étroits basés sur un unilatéralisme tribalo-communautaire et racial, font que le Citoyen est brimé d’office par un cadre de référence qui s’est développé politiquement en contrant volontairement l’érection d’un État-nation à cause d’un ultra-communautarisme très agissant. Et l’ordre étatique mauritanien s’est accommodé avec une certaine habileté sournoise en mettant en place un perpétuel dosage équilibriste au sein d’un Non-État . 

Par les temps qui courent, vaut mieux s’essayer à l’abolitionnisme qui s’oppose de fait à toutes les postures partisanes qui s’activent exclusivement pour une « Mauritanie » sensiblement « exprimée » en leur langage exclusiviste. Très souvent, les nationalistes racialisent à outrance toutes les problématiques qui minent ce pays qui n’est pas encore un digne de ce nom , sauf UNE, celle liée à l’esclavage et ses différentes manifestations qui traversent l’ensemble des communautés. Les nationalistes de tous les bords savent que ce qu’ils défendent au fond, est loin d’être innocent des pratiques socialisées indignes humainement qu’on voudrait taire par l’esquive et la fuite en avant. D’ailleurs le seul point de convergence qui peut reunir un communautariste négro-africain sudiste et un tribaliste arabo-berbère, consiste à minorer la problématique de l’esclavage et ses corollaires dans tout ce qui a trait à la question  NATIONALE. C’est pourquoi l’engagement anti-esclavagiste ne mobilise pas grandement parmi les forces vives des causes tribalo-communautaristes. Hier comme aujourd’hui, les uns et les autres veulent faire croire que leurs revendications identitaires quoique légitimes sur le plan national, doivent passer en priorité quand une frange très importante du peuple subit un système de domination multidimensionnelle liée intrinsèquement au référent identitaire et culturel. En langage « mauritanien » pour ne pas dire « africain », l’engagé politique et associatif peine à élargir ses horizons afin d’éviter l’approche ethniciste transposée à l’échelle nationale. On voudrait être le révolutionnaire bruyant  à l’extérieur au profit de son « peuple » tout en se montrant très discret en interne sur les tares érigées et chantées en « valeurs sûres » à défendre méthodiquement. 

 

L’abolitionnisme transcommunautaire et révolutionnaire remet L’HUMAIN DIGNE par essence au centre des enjeux nationaux  en dehors toutes les autres considérations particularistes. Ainsi, les nationalismes étroits et logiquement réactionnaires des uns et des autres, trouvent troublant l’abolitionnisme qui s’érige vaillamment contre un ordre fonctionnant autour d’un dominant de droit divin sur un dominé de naissance par fatalisme. Si on recherchait un Vrai NATIONALISTE MAURITANIEN qui défendrait l’ordre Citoyen, il faut sans doute s’orienter vers les milieux abolitionnistes. L’expression abolitionniste est une mouvance politique qui prendra de l’ampleur dans le futur, et son but premier serait de défaire l’ordre tribalo-communautaire qui sévit dans toutes les communautés où la QUALITÉ DE CITOYEN est sabotée et prise comme une seconde nature au profit d’une référence inhibitrice profitant à une minorité exclusiviste.

K.S

La décapitation d’IRA ou la dans des esclavagistes!

Ils se frottent aujourd’hui tous la main…Les Ehel Bouh, les Ehel Abdallah, les Ehel Mohamed Salem, et tant de familles esclavagistes qui en ont toujours voulu à des mouvements, comme SOS Esclaves ou comme IRA, pour les avoir traînés pour la première fois devant les juridictions. Aujourd’hui, ils sont heureux de la revanche sur ces mouvements, servis par un Etat qui a décidé de mettre toute sa machine répressive et judiciaire au service de  l’ordre esclavagiste, assuré dorénavant de toute la plénitude de son pouvoir nocif.

En décidant de décapiter le mouvement IRA, en prenant en otage tout son bureau exécutif, le régime poursuit un scénario d’épuration qui vise à assurer à sa coterie esclavagiste la tranquillité de son ordre tutélaire. Et cela a demandé un véritable conseil de guerre avec pour exécutants, les renseignements généraux et le ministère de la justice qui coiffe une armée de procureurs et des juges mis au pas.
Comme il ne suffisait pas de condamner à de lourdes peines les militants d’IRA, on les éloigne aujourd’hui à plus de 1.000 Km de Nouakchott, loin de leurs familles, de leurs avocats, de leurs juges naturels, mais surtout de toute structure de santé. En plein désert, dans la prison de Bir-Moghreïn, ils purgeront une réclusion forcée, dans ce qui s’apparente à un nouveau mouroir pour opposants politiques. Ce qui augure déjà du verdict attendu à l’Appel. Un recours qui une fois de plus se passera hors de leur juridiction naturelle, c’est-à-dire Nouakchott. L’intention des autorités politiques, dont la justice n’est que la main armée, est désormais claire. Tuer le mouvement IRA et vouer son président à un exil forcé.
Les militants d’IRA vivent ainsi le drame d’un pays qui fait du surplace depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 1978. Un pays qui semble dénué de toute mémoire et qui porte son histoire comme Sisyphe porte son rocher. L’esclavage est un tabou que les régimes successifs en Mauritanie entretiennent comme un patrimoine culturel intangible dont les pourfendeurs sont voués aux fers et aux cachots.
Dans les années 80, ce sont les membres du mouvement El Hor qui ont été traînés devant les tribunaux pour avoir protesté contre la vente d’une esclave à Atar. En 1998, ce sont deux avocats, Me Brahim Ebetty et Me Fatimata MBaye, ainsi que deux défenseurs des droits de l’homme, le Pr.Cheikh Saad Bouh Kamara, président à l’époque de l’AMDH (Association mauritanienne des droits de l’homme) et l’architecte Boubacar Messaoud de SOS Esclaves, qui ont été mis aux bancs des accusés, alors qu’ils luttaient pour la promotion des droits de l’homme et l’éradication de l’esclavage. Ils ont été inculpés pour un documentaire diffusé sur France 3 parlant de l’esclavage en Mauritanie. Le magistrat qui avait jugé l’affaire, Sidi Ali Ould Bijaye, face à son refus d’entendre les deux femmes esclaves objets du reportage, Aïchana Beilil et MBarka, aura l’argument suivant : «pour moi, l’esclavage n’existe pas parce que la loi (1980) le dit. Il est inutile d’en parler. Ce dossier de l’esclavage est clos, il est définitivement réglé. La seule chose qui nous intéresse est de savoir s’il y a eu faux ou non…Vérifier si une femme est ou non, a été ou n’a pas été esclave, n’a aucune utilité. L’esclavage de toutes les façons, n’existe plus depuis son abolition en 1980.  Le problème est réglé une fois pour toutes. Nous, Magistrats, nous avons le devoir de sanctionner tous ceux qui sont déferrés devant nous et accusés d’esclavage. Mais en dehors de cette circonstance, nous, Magistrats, n’avons pas le droit de parler d’esclavage, parce qu’il n’y en a plus, par l’effet de la loi…Il est juridiquement interdit de parler de l’esclavage comme pratique existant » (In Lettre hebdomadaire de la FIDH de février 1998 – Benedicte Chesnelong, avocate et chargée de mission du bureau exécutif de la FIDH sur sa couverture du procès).
Seize  années plus tard, il fallait se rendre à l’évidence. Le système esclavagiste démontre qu’il reste inexpugnable, malgré une batterie de dispositions juridiques et institutionnelles, telle la loi de 2007 criminalisant l’esclavage et l’élévation du fléau comme crime contre l’humanité dans la Constitution. A défaut de mettre les maîtres esclavagistes au pas, ce sont les antiesclavagistes qui feront les frais de la répression judiciaire.

Cheikh Aidara

Source crédit : aidara.mondoblog.org 

​JE SUIS INDIGNÉ !

Je fais aussi partie des milliers de fans de Demba Tandia. J’écoute sa musique et je connais l’homme. J’essaie, du mieux que je peux, de jouer à la guitare, ses morceaux « Djiké, « Maimouna », « Soyidouda » et j’en passe. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, je m’intéresse à lui nommément en donnant mon avis sur sa rencontre avec le Président Aziz. En soi, il n’est pas mauvais de rencontrer un chef d’état. Mais celui là est un homme très controversé. Le comportement de l’artiste est de toute nature à provoquer mon indignation. Je ne pense pas que Demba ignore ce que les Négros Mauritaniens endurent. Il dit avoir rencontré un homme à l’écoute et un travailleur !  C’est le constat qu’il a fait. Moi, je reste lucide pour voir la réalité en face. Aziz n’est pas un homme ouvert au dialogue. Il profite des occasions pour  faire semblant qu’il est un homme bon. Mais en réalité, il est à la recherche perpétuelle d’opportunités pour placer une carte de jeu dans le but de créer une discorde quelconque planifiée. Il n’est pas l’homme de l’unité nationale. A en croire les vidéos publiées récemment  sur le net sur la journée du 29 septembre 2016 au palais des congrès à Nouakchott, journée d’ailleurs dédiée à cette cause, nous voyons clairement que  l’homme ne fait que jubiler de notre ignorance. Il veut le dialogue mais il n’aime pas qu’on soulève les questions liées à l’injustice, au racisme et à l’esclavage dont sont victimes les noirs. Il ne veut pas qu’on parle des crimes et des exactions commises, de quelque nature qu’elles soient,  par ce système à la tête duquel il se trouve aujourd’hui,  qui restent impunis à ce jour. Il est gêné dans sa peau quand, c’est lui  qui est représenté comme l’homme indexé assis au banc des accusés et il le manifeste distinctivement, à sa façon, loin de celle d’un président normal. Il traite les questions que nous lui soumettons au cas par cas, selon d’où nous venons, selon qui nous sommes, selon qui nous a recommandé et selon la nature de l’intérêt pour lequel nous pourrions servir à l’avenir pour lui, politiquement parlant. Il va régler un problème quand il nous reçoit dans son palais. Cela ne lui coûtera pas un centime car il a la main sur  les caisses de l’état. Les questions d’intérêt général, il n’en a cure ! 
Demba Tandia est une Star.  Sa voix compte. Et c’est pourquoi il pourrait susciter un intérêt particulier auprès d’un homme comme Aziz. 
Je me souviens encore, plus jeune, je m’enorgueillissais quand « ceux-là même » me chantonnaient souvent à l’oreille, ce même refrain « Weukhiyert Vikoum N’touma Sarakhoulaw, mah ‘andi kou mouchkile ». Aujourd’hui, j’ai compris. Je n’avalerai plus cette saloperie. Mais la même carte pour diviser reste d’actualité, ne l’oublions pas.  La nouvelle ambassadrice de Mauritanie en France, Mme Aichetou Mint M’Hayham, ayant reçu un groupe de représentants soninkés à son arrivée, avait laissé entendre la même chose. Je parle en connaissance de cause ! 
Il y’a encore des gens qui s’obstinent à croire à l’impossible auprès de Aziz ; Par amour ? Par opportunisme ? Par naïveté ? Faisons ensemble  le point sur la situation ou du moins, un petit résumé : 
Combien il y ‘a-t-il encore de négros « Mauritaniens » qui cherchent à redevenir citoyens mauritaniens en Mauritanie même, c’est-à-dire, dans leur propre pays? Combien en sont-ils en occident à se battre pour éviter l’apatridie? Combien de Mauritaniens, croupissant en ce moment même dans les centaines de foyers de travailleurs émigrés en France (et seulement en France)   ont perdu leurs titres de séjour à cause du recensement discriminatoire ? Pendant qu’on y est, Aziz, le président des pauvres, s’il n’a pu rien faire pour honorer ses engagements quant à éradiquer la pauvreté, qu’il nous laisse en paix nourrir dans la « dignité » nos millions de bouches laissées au pays. Par la grâce d’Allah, nous avons fait de nos régions ce qu’elles sont aujourd’hui. Aziz n’aurait pas fait mieux et je n’attends rien de l’homme qu’il est.  En restreignant l’accès au recensement, il nous prive en même temps de subvenir aux besoins de nos familles car nous perdons nos emplois. Nos enfants innocents deviennent  ainsi les toutes  premières victimes d’un système qui les prive de passer leurs concours parce que leurs pères ne sont pas recensés. Et celui qui pense que Aziz est le bâtisseur de la Mauritanie rêvée de tous, qu’en dit-il de cette situation ?  Combien de Mauritaniens en Occident préfèrent aujourd’hui passer par le Sénégal ou par le Mali, comme des voleurs ou des « Wanted »  pour contourner le système afin d’éviter les contrôles?  Combien d’autres ne sont pas dans les tarifs du montant le plus élevé des visas au monde imposé aux citoyens binationaux en France ? 

Combien de centres de recensement Aziz a-t-il crée pour tous les Mauritaniens d’Europe? Un seul, celui de France et quels sont les voies et moyens pour y effectuer ce recensement ?  il relève d’un parcours du combattant pour y accéder. Et comment ? Il faut appeler pour prendre rendez-vous. Et sur quelle ligne ? Un numéro de portable, j’ai dit bien de portable, a été crée à deux reprises à cet effet. Notre « chancellerie » ne possède pas de standard téléphonique. Vous êtes impatient de savoir si ce numéro fonctionne tous les jours et correctement ; non. Il ne marche que jeudi et vendredi. Ne vous rassurez pas si vite car ce n’est pas tout. Nous y avons beau appeler (pour des cas connus, à plusieurs reprises aux environs de 10h, et c’est une heure raisonnable), les chances sont très minces pour avoir une place. Des fois, nous tombons sur un répondeur plein. Dans le cas contraire, nous pouvons y laisser un message aussi long que le train (de Choum) du chemin de fer de Mauritanie et comme bon nous semble,  il sera sans suite. Peu importe d’où nous venons et si nous sommes accompagné de toute notre famille, si nous-nous rendons à l’ambassade de Mauritanie à Paris, on nous dira toujours de prendre ce fameux RV par téléphone. Si vous ne savez pas, voici pourquoi les citoyens négros mauritaniens sont égarés et pourquoi une telle anarchie règne au sein de notre ambassade.     
Et la question de la double nationalité et de l’esclavage et des spoliations des terres ?  Et des exactions commises à l’encontre des pauvres citoyens qui se battent pour nous libérer du joug de la domination ? Et des 13 militants (innocents des charges qui pèsent sur eux)  d’IRA envoyés dans les fins fonds du désert, à la prison de Bir Moghrein, la région la plus oubliée de la RIM ?  S’agissant d’égalité, je crois que là encore, il y’a un problème dans la tête des mêmes personnes qui continuent de croire en Aziz. Refaisons le point : combien il y a t-il de noirs parmi la classe dirigeante au niveau des hautes instances de l’état et du secteur privé, gouverneurs, préfets, ministres, généraux, procureurs, commissaires, Directeurs,  banquiers etc…. ? Pour ceux qui s’entêtent à voir en Aziz le sauveur de la Mauritanie multiethnique, qu’ils partent visiter l’école supérieure polytechnique de Nouakchott, cette institution élitiste à la disposition des forces armées,  ils verront bien  la nature pernicieuse du projet que Aziz veut réaliser pour la nouvelle Mauritanie, ils constateront de leurs propres yeux qu’il ne suffit pas simplement d’être un digne fils du pays et même doué et passionné pour les domaines concernés pour y être accepté.    
Demba tandia compte beaucoup pour tous et tout particulièrement pour Soninkara mais  son geste montre qu’il n’a pas considéré tous ces paramètres avant de demander à rencontrer Aziz ou d’accepter son invitation, peu importe, et de se laisser aller aux prises de photos avec l’homme qui nous prive de notre dignité. D’aucuns me diront que Demba n’est  pas la priorité de l’instant. Ça l’est pourtant parmi tant d’autres. La raison est toute simple : il est jeune et c’est un artiste. Il est écouté et suivi. Je préfère voir Demba dans une autre posture mais pas dans celle là.

TU MÉRITES MIEUX, TANDIA. 



Tu fais partie des fils aimés du pays et de toute l’Afrique aujourd’hui. Et dans cet élan, tu ne dois pas accepter de serrer une main entachée de sang pour solliciter quoi que ce soit. Il n’y a rien de plus grand que ta foi. Mon cher frère Demba Tandia,  on perd plus qu’on ne gagne avec un homme pour lequel nous ne sommes qu’une option.

La Dignité d’abord!


Diabé  Ndiaye dit  Thomas Mag


Crédit source : Post FB  Thomas Mag

L’artiste et le patriotisme d’engagement : Demba Tandia promu ou piégé…!?

Crédit photo : Profil Facebook de l’artiste 

La photo a été  vue et beaucoup vue par la toilosphère soninké et au delà. La belle prise du chanteur soninké Demba Tandia tenu respectueusement à côté du général Ould Abdelaziz, a été diversement commentée par nous Z’autres en langage « mauritanien ». Par les temps qui courent, toute personne qui évolue dans un environnement impliquant une prise avec un public donné, devient de fait une personnalité. Chez nous où le National est plus qu’utilisé qu’entretenu au fond , cette personnalité s’exprime d’abord en communautaire, en tribal et en ethnique. Le chanteur, natif de Ajar dans le Guidimagha mauritanien, est l’une des voix mélodieuses de l’international fan soninké de la musique. Et de ce cadre ethnocentrique transnational, l’homme est aussi un citoyen d’abord même si beaucoup d’artistes de son espèce, s’accrochent aux rapports traditionnels et coutumiers très inhibiteurs pour l’ordre CITOYEN dans la conscience collective de leurs Fans. 
Sortir de ce carcan très entre soi communautariste, pour s’exprimer à l’échelle nationale en passant par les hautes autorités étatiques , il faut y réfléchir et s’attendre à une suite à double tranchant. D’un certain patriotisme proclamé même restant à définir le Vrai Fond, on devient systématiquement politique ou utilisé politiquement en s’affichant fièrement avec le chef de l’État de cette « Mauritanie de 2016 ». En plus de cette photo prise au sein du bureau présidentiel semble t-il, le message d’après entrevue publié sur le profil Facebook de Mr Tandia dénote une teneur encenseuse  très politique au bénéfice du Raïs. Ce dernier est encouragé dans son oeuvre de construction de la « Mauritanie Nouvelle ». Tout un choix politique clairement exprimé, qui aura logiquement une suite appropriée dans les analyses n’en déplaisent les fans passionnés du chanteur. Sous reverse d’un éventuel communiqué moins emprunté que celui mis en sortie publicitaire dans son profil Facebook, le chanteur s’est révélé une autre voi(e)x qui aura des traces parmi son public. De la référence foncièrement communautaire et ethnique de son activité artistique, il n’est pas aisé de passer à un patriotisme d’engagement honorable si on ose s’afficher hâtivement avec le type qui incarne un régime aussi controversé .

-La nouvelle Mauritanie qui serait en construction sous la direction azizienne selon l’artiste, est-elle celle où il faut 267029* habitants Guidimaghakés pour avoir SEULEMENT 8 élus aux 2 chambres de représentants nationaux quand il suffit SEULEMENT 53261 habitants de Tiris Zemmour pour avoir jusqu’à  7 élus aux mêmes chambres..? 

-Est-elle celle où un système industriel d’exclusion via un enrôlement politique, est en vigueur depuis 2010, et qu’être mauritanien de plein Droit, est devenu la préoccupation première d’une frange importante de la composante négro-africaine..?

-La nouveauté en cours est-elle l’abandon des quartiers aux eaux diluviennes immondes où habite un grand public fan de l’artiste dans la capitale mauritanienne.?

-La nouveauté est aussi peut-être le racket administratif instauré par l’obtention du visa mauritanien à Paris, ce qui affecte durement la communauté soninké très importante, pour le séjour d’un mois 120 €.

-La nouvelle Mauritanie en gestation se définit par l’étouffement des libertés fondamentales où des paisibles CITOYENS militants abolitionnistes sont arrêtés injustement et mis derrière les barreaux arbitrairement. 
Liste pourrait être très longue, et à l’appréciation de cette donne, effectivement dans la Mauritanie du double putschiste , les choses doivent changer  mais probablement dans le sens d’une déconstruction d’un système inique et rétrograde qui sévit au profit des gens au patriotisme très douteux au fond. En attendant tout s’entretient au nom d’un État HONTEUX pour que les intérêts convergents et exclusivistes sur le matériel et l’immatériel perdurent encore et encore pour les tenants de l’ordre dominant. 

Si on oserait émettre le moins conseil à l’endroit de notre artiste de frère Demba Bilali Tandia et par ricochet à ses fans passionnés , ça serait que l’Art devrait se défaire d’un ordre dominateur qui a une vie très courte. L’expression artiste doit éveiller les consciences collectives et alerter les pouvoirs publics en toute indépendance. S’il arrivait un coup d’état dans 6 mois qui balayerait ce régime, les photos et les prises de positions écrites resteront et auront un tout AUTRE SENS. 

*(chiffres 2013)

K.S

​Le vice-président d’IRA : Qui fait réellement de la question de l’esclavage un fonds de commerce ?

 Une évaluation rapide de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie.
Tout mauritanien a le droit, pour ne pas dire le devoir, de prendre part à l’effort de lutte contre l’esclavage et ses séquelles pour combler l’énorme fossé que les gouvernement ont favorisé entre les composantes nationales depuis la nuit des temps. Chacun a le droit de lancer son « initiative » et de se creuser les méninges pour sortir les meilleures idées mais il est inconcevable – pour ne pas dire immoral – d’ignorer le douloureux passé des hratins et, aussi, le combat mené par d’autres ainsi que leurs sacrifices. Des combats loin d’être suffisants, ou sans défauts, mais qui ont constitué tout de même le début d’un changement notoire.
Il est également inadmissible, voire ridicule, de commencer son entrée dans le monde du militantisme pour l’émancipation des hratins en utilisant le lexique dont usent et abusent les services de renseignements et les pseudos intellectuels craignant pour leurs privilèges bâtis sur la misère des autres et la falsification de l’histoire, pour qualifier l’action des antiesclavagistes de bonne foi.
Oui, il se peut que notre combat ait connu des insuffisances ou des erreurs mais personne ne peut nier les résultats tangibles auxquels nous sommes arrivés. Comme, par exemple, le fait que la Cause ait été portée sur tous les fronts et fini par ébranler les fondamentaux pseudos religieux et sociaux de l’Idéologie esclavagiste, éveiller les consciences, fait tomber les masques ; ce qui a fait peur aux propriétaires d’esclaves et mené certains d’entre eux en prison, malgré la protection que leur offre un pouvoir esclavagiste.  Notre combat a poussé certains à mentir, se mentir, et renier ce qui faisait hier leur fierté et le fondement de leur grandeur et suprématie présumée. L’esclavage est devenu une honte pour ceux qui le pratiquent mais aussi le tremplin pour certains hratins vers de grands postes, même s’il ne s’agit jusqu’à présent, que de cette nécessité de « colorer ». Un dosage que notre combat, nos privations et notre emprisonnement ont forcé.
La Mauritanie est aujourd’hui connue, selon Monsieur Google, comme « le pays le plus esclavagiste au monde » (ce qui est dommage) mais la faute revient au pouvoir et à tous ceux qui l’ont précédé qui, de l’indépendance à nos jours, ont préféré le déni à la reconnaissance du phénomène pour penser à l’éradiquer.
Tout ce qui a été réalisé jusqu’à ce jour au profit des hratins est le fait des années de sécheresse (1972-1980). La nature d’abord, puis le mouvement El Hor (Le libre), le MND (Mouvement national démocratique), le Parti Action pour le Changement (AC), SOS Esclaves et, enfin, IRA. Les efforts donc de personnes de différentes communautés dont certaines ne sont plus de ce monde, d’autres qui ont changé leurs positions ou attendent l’opportunité pour le faire !
Aucune personne de bonne foi ne peut nier les sacrifices d’IRA pour que la condition des hratins change en mieux et que le gouvernement appréhende les dangers qu’il y a à ne rien faire pour cela. Et elle continue à payer aujourd’hui le prix de son engagement.  Cela ne veut pas dire qu’il y a probablement des erreurs comme dans tout travail humain.
Quant à ceux qui ont tiré un profit matériel de ces efforts, qui ont construit des villas dans les quartiers chics de la capitale Nouakchott, et qui ont changé de peaux (croyant pouvoir changer de statut social) en contractant un mariage « secret » avec une « noble », ils ont tourné le dos à leurs noms, leur communauté et leurs origines quand le pouvoir a eu recours à eux pour les besoins du dosage, pas plus. Ils tirent profit aujourd’hui de l’engagement des militants ayant tout sacrifié pour la noble cause. Ces suceurs de sang ont pourtant le culot de parler à la télévision et à la radio pour débiter leurs mensonges, prix de leur ralliement.
Nous respectons l’avis de chacun et sa volonté de prendre part, d’une manière ou d’une autre, au combat irréversible que nous menons contre les forces du mal et les hommes sans honneur. Le terrain est le seul moyen de nous départager. Parce que ceux qui veulent nous écarter doivent être capables de faire plus que nous, en termes de réalisations et de sacrifices. Nous n’hésiterons pas à saluer ces efforts, et même à les rallier, si cela arrive un jour. Mais il faut d’abord que nous voyons des réalisations sur le terrain dans le domaine de l’éducation, de la santé, au profit de larges franges de la société qui n’ont connu jusque-là que les privations, et dont les enfants subissent toutes sortes de brimades, d’injustices de toutes sortes (procès iniques), etc.
Les positions peuvent changer mais la réalité amère est qu’on est dans un pays (encore) esclavagiste, une société obscurantiste et un pouvoir qui dit plus qu’il ne fait.

 BRAHIM BILAL RAMDHANE


Crédit source : Post Facebook de l’auteur 

​Cri Osé : Progressiste de forme et réac de fond…troublant non…!?

Un « progressiste maure….blanc évidemment » qui se proclame progressiste en « Mauritanien », peut être éloquent dans certain discours orienté meublant la politique politicienne, mais foncièrement réac s’il s’agit de l’éveil émancipateur entourant la redéfinition révolutionnaire des contours identitaires de la composante  Haratine. On voudrait maintenir l’ordre d’appartenance qui arrange l’ancien système. Ce dernier se voulant transcendant la « plaisanterie politicienne » qui anime les partis politiques acceptés et permis parce que respectant la matrice intouchable du pacte non écrit qui régit TOUT au fond. L’ancien système est protégé et entrenu à la fois par le pouvoir actuel et l’écrasante majorité du personnel politique ttes obédiences confondues, régulé selon certains critères admis naturellement par les uns et les autres. Ainsi le meilleur des Haratines pour un « progressiste maure », est celui qui fera abstraction de sa couleur de peau et admettra être proche d’un soudanais ou d’un Noir tunisien que son compatriote du Sud Mauritanien ( peul, soninké ou wolof) . On voudrait magnifier le Fait Arabe qui serait un honneur absolu par opposition aux cultures des autres communautés noirs. Il faut sincèrement et modestement  convoquer l’Histoire de notre sphère géographique, en admettant que les premiers « intellectuels modernes » issus des composantes Noires hors Haratines, avaient raté un épisode amer et ineffaçable dans le passé. Si l’indépendance et la fondation de cette Mauritanie expressément créée, avaient été conçues et préparées autour de la question Haratine (majorité tue et ignorée) déjà à l’époque, la marche de l’Histoire aurait été très différente . Les positions et les engagements qui devaient être pris en 1956, 1958 et 1960 par les lettrés issus des composantes peul, soninké et wolof sur les Droits Politiques et Sociaux des Haratines, sont portés vaillamment aujourd’hui par des braves gens (Amadou Tijane Diop, Balla Touré et d’autres emprisonnés aujourd’hui) qui ont compris et osent s’attaquer au coeur de l’ancien ordre. En « Mauritanien », tous ceux qui veulent tromper socialement, politiquement et même culturellement, essaient d’évacuer la question Haratine hâtivement en la prenant comme toutes les autres problématiques. S’il y a une seule composante sociale auprès de qui chacune des autres communautés doivent s’excuser pour le passé et le présent ,  ça serait la communauté Haratine. 
C’est mon avis..!!

-K.S-