Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké au congrès national de SOS – ESCLAVES.

L’organisation SOS- Esclaves a démarré les travaux de son congrés national le vendredi 28 septembre 2018 à Nouakchott.

A cette occasion , le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en Milieu Soninké à fait la déclaration suivante:

L’organisation SOS- Esclaves a démarré les travaux de son congrés national le vendredi 28 septembre 2018 à Nouakchott.

A cette occasion , le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en Milieu Soninké à fait la déclaration suivante:

Mot du Collectif à l’occasion du Congrès de SOS esclaves

Chers invités

Au nom du Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké
Nous saisissons cette auguste occasion pour adresser nos félicitations à l’ONG Sos Esclaves et à son président Boubacar Ould Massaoud pour son engagement constant pour l’avènement d’une Mauritanie juste et équitable au sein de laquelle tous les citoyens sans aucune exclusive jouissent de tous leurs droits.
La lutte contre les pratiques esclavagistes qui nous réunit est un combat universel de tous les justes. Notre collectif s’est engagé aux côtés de SOS et de toutes les organisations de droits de l’homme pour dénoncer et combattre toutes les formes de pratiques qui touchent à la dignité humaine et dont l’esclavage est le principal déterminent au sein de nos sociétés négro-africaines.
Nous ne faisons point de différence entre la peste et le choléra. Toutes les manifestations de l’esclavage sont également ignobles et exécrables. Tant qu’un seul cas de traitement inhumain et dégradant existe, notre collectif le dénoncera avec la dernière énérgie.
Le Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké , réaffirme que les pratiques esclavagistes existent encore dans toutes les sociétés Mauritaniennes.
Nombreux sont ceux parmi les intellectuels et activistes negro africains qui sont prompts à dénoncer l’esclavage quand il s’agit de la communauté Beydane et rejettent en bloc l’existence de cette pratique au sein de la communauté negro africaine pendant qu’ils s’accommodent allégrement de cette pratique en l’ exhibant honteusement aux visiteurs incrédules.
Nous , collectif , ne sommes contre personne , mais au contraire, nous sommes pour tous les hommes , tous les humains , car nous considérons que le malheur d’une seule personne affecte inéluctable tous les autres humains.
L’esclavage chez les Soninké existe et continuent encore d’impacter directement la vie de milliers de citoyens mauritaniens en ce 21 siècle. A titre d’illustrations :
En 1994, lorsque le périmètre pilote a été aménagé, les lobbies esclavagistes qui tiennent les rênes du pouvoir local, ont empêché des citoyens mauritaniens d’avoir accès une terre , dont leurs parents ont défriché et exploité pendant des générations.
Tout récemment en juin 2018, à Daffor des familles entières ont été empêchées d’exploiter leurs champs par ce qu’elles ont rejeté l’ordre féodal. Pourtant ces terres ont été défrichées et entretenues par leurs ancêtres depuis la nuit des temps. Sur la base de la loi ces terres reviennent de droit à ces braves familles, mais hélas.
Je ne saurai terminer sans partager avec vous ce témoignage d’une victime de l’esclavage :

« Je m’appelle Laagané Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère Kandé Diallo aller travailler dans la famille de Seibané Seidy Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.
Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. »

Notre engagement pour cette noble mission est serein, éclairé mais résolument ferme. A cet effet nous ne pouvons pas ne pas reconnaître les efforts des pouvoirs publics qui, malgré les pesanteurs des forces du mal, ont pu quand même baliser le terrain et faire des progrès importants. Notre solution à ce problème est une solution républicaine qui utilise les voies et les outils citoyens, loin de tout communautarisme rétrograde.
Je vous remercie

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké.

Collectif représenté par Coulibaly Baliou Mamayari.

Chers invités

Au nom du Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké
Nous saisissons cette auguste occasion pour adresser nos félicitations à l’ONG Sos Esclaves et à son président Boubacar Ould Massaoud pour son engagement constant pour l’avènement d’une Mauritanie juste et équitable au sein de laquelle tous les citoyens sans aucune exclusive jouissent de tous leurs droits.
La lutte contre les pratiques esclavagistes qui nous réunit est un combat universel de tous les justes. Notre collectif s’est engagé aux côtés de SOS et de toutes les organisations de droits de l’homme pour dénoncer et combattre toutes les formes de pratiques qui touchent à la dignité humaine et dont l’esclavage est le principal déterminent au sein de nos sociétés négro-africaines.
Nous ne faisons point de différence entre la peste et le choléra. Toutes les manifestations de l’esclavage sont également ignobles et exécrables. Tant qu’un seul cas de traitement inhumain et dégradant existe, notre collectif le dénoncera avec la dernière énérgie.
Le Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké , réaffirme que les pratiques esclavagistes existent encore dans toutes les sociétés Mauritaniennes.
Nombreux sont ceux parmi les intellectuels et activistes negro africains qui sont prompts à dénoncer l’esclavage quand il s’agit de la communauté Beydane et rejettent en bloc l’existence de cette pratique au sein de la communauté negro africaine pendant qu’ils s’accommodent allégrement de cette pratique en l’ exhibant honteusement aux visiteurs incrédules.
Nous , collectif , ne sommes contre personne , mais au contraire, nous sommes pour tous les hommes , tous les humains , car nous considérons que le malheur d’une seule personne affecte inéluctable tous les autres humains.
L’esclavage chez les Soninké existe et continuent encore d’impacter directement la vie de milliers de citoyens mauritaniens en ce 21 siècle. A titre d’illustrations :
En 1994, lorsque le périmètre pilote a été aménagé, les lobbies esclavagistes qui tiennent les rênes du pouvoir local, ont empêché des citoyens mauritaniens d’avoir accès une terre , dont leurs parents ont défriché et exploité pendant des générations.
Tout récemment en juin 2018, à Daffor des familles entières ont été empêchées d’exploiter leurs champs par ce qu’elles ont rejeté l’ordre féodal. Pourtant ces terres ont été défrichées et entretenues par leurs ancêtres depuis la nuit des temps. Sur la base de la loi ces terres reviennent de droit à ces braves familles, mais hélas.
Je ne saurai terminer sans partager avec vous ce témoignage d’une victime de l’esclavage :

« Je m’appelle Laagané Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère Kandé Diallo aller travailler dans la famille de Seibané Seidy Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.
Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. »

Notre engagement pour cette noble mission est serein, éclairé mais résolument ferme. A cet effet nous ne pouvons pas ne pas reconnaître les efforts des pouvoirs publics qui, malgré les pesanteurs des forces du mal, ont pu quand même baliser le terrain et faire des progrès importants. Notre solution à ce problème est une solution républicaine qui utilise les voies et les outils citoyens, loin de tout communautarisme rétrograde.
Je vous remercie

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké.

Collectif représenté par Coulibaly Baliou Mamayari.

Communiqué de presse IRA-MAURITANIE : Répression aveugle !

Les militants d’IRA – Mauritanie se sont donnés rendez-vous ce lundi 01/10/2018 – jour de l’ouverture du nouveau parlement – devant l’Assemblée Nationale pour réclamer la libération de leur leader le président Biram Dah Abeid incarcéré depuis le 07/08/2018 et fraichement élu député. Fidèle à ses principes répressifs, la police politique a brusquemRéseauxent chargé les manifestants et les attaqué avec des bombes et des gaz lacrymogène avant de sévir contre manifestants évanouis avec des matraques et des gourdins. Des vieux et des femmes ont été pris dans ce tourbillon et la plupart a perdu connaissance.
Nous déplorons les blessés suivants:
-Dah Boushab
-Mama Moussa
-Abdallahi Homody
Cette manifestation pacifique dont les slogans sont : « Libérez le parlementaire », « Libérez le député », « Libérez Biram » a été violemment réprimée et les moyens utilisés par les autorités étaient exagérés. Les moyens disproportionnés utilisés par la police n’a d’explication que le flou, l’incertitude dans laquelle nous vivons actuellement.
IRA – Mauritanie le répète haut et fort, Biram n’est pas seul en prison, nous sommes tous en prison mais cela ne nous empêchera point de réclamer justice !
IRA – Mauritanie sait reconnaître l’enregimentation d’indicateurs, mouchards et autres taupes de la police politique, déguisés en journaliste, président d’ONG ou de parti politique;
IRA – Mauritanie saura aussi mettre à nu l’instrumentalisation de la justice par la lâche dictature de Mohamed ould Abdel Aziz.
IRA – Mauritanie salue l’engagement de beaucoup de jeunes mauritaniens justes ainsi que les députés de l’opposition mauritanienne qui ont manifesté avec les gens d’IRA devant le parlement mauritanien, ce lundi 1er octobre 2018.

Nouakchott 01/10/2018
La Commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA

LA COMMUNE DE SEBKHA VA-T-ELLE REVOTER ?


Pour un homme, la plus grande juridiction du pays pourrait renvoyer les habitants de la commune de Sebkha aux urnes ! Et cela pour la troisième fois ! Une décision qui, semble-t-il, serait le vœu de certains généraux partisans du mandataire UPR de Sebkha.
Cette farce de mauvais goût attendue par les populations de Sebkha pourrait en dire long sur les hommes qui ont en charge la justice de notre pays.

Le candidat UPR, éliminé car classé troisième à l’issue du premier tour des municipales, conteste et a les moyens, apparemment, de son ambition. En tout cas, il le fait savoir à qui veut l’entendre.
Contester est un droit pour tout candidat mais là où le citoyen veut comprendre, c’est : pourquoi maintenant ? Pourquoi c’est après le second tour qu’on commence à mettre en marche le processus de recomptage de bulletins de 26 urnes du premier tour? Pourquoi exactement ces urnes ? Et pourquoi maintenant sachant que qu’au moins trois de ces urnes ne sont pas scellées ?

Du jamais vu. Certaines indiscrétions parlent d’un ordre venu d’un général et cet ordre ne peut qu’être exécuté. La Cour suprême serait- elle aux ordres ?
Visiblement tout est mis en œuvre pour torpiller la volonté des populations de Sebkha, afin de servir le plus puissant lobby qui sévit depuis quelques années dans cette commune.
Le mandataire, comme stipule la loi, a 7 jours pour faire recours et la Cour doit statuer dans les 15 jours qui suivent à partir de la date de la saisine. Ici quelques exercices de soustraction et d’addition seraient les bienvenus : le premier tour a eu lieu le 1er septembre et le second tour le 15 septembre 2018 et c’est seulement le jeudi 20 septembre que la Cour s’est exécutée en entamant le processus de recomptage de 26 urnes du premier tour. Le recomptage fut arrêté le lendemain vendredi 21 septembre 2018 sans motif apparent. Et contre toute attente, après cet arrêt, on veut encore reprendre cette opération de recomptage ce 27 septembre 2018.

Les résultats provisoires de Sebkha ayant été proclamés le 2 septembre, les mandataires disposant de 7 jours pour faire recours et que la Cour 15 jours pour statuer, on se rend compte que le délai est largement dépassé, au jour du 29 septembre 2018 alors qu’on attend toujours la décision d’une Cour qui hésite. La population de Sebkha attend. Elle attend pour comprendre. Comprendre jusqu’à quel niveau la justice peut jouer avec sa volonté, la volonté des Mauritaniens libres, et ayant choisi librement les hommes et femmes qui, à leurs yeux, sont aptes à s’occuper de leur destin.

Seulement, Sebkha doit comprendre que dans cette histoire, il y a, en jeu, les intérêts d’un puissant groupe et pour servir ce groupe beaucoup d’entorses pourront être faites. Car ce que veut cet homme qui agit dans l’ombre, c’est ce qui risque d’être fait. A moins qu’un un digne fils de ce pays prenne en main son courage pour sauver le peu qui reste à sauver de ce processus électoral plongé dans un labyrinthe d’obscurité d’une nuit sans lune ni étoiles.

C’est dire que notre pays, la Mauritanie, a besoin, plus que jamais, d’institutions fortes et non d’hommes superpuissants, de sangsues qui sucent le sang des pauvres hères.
Mais, aussi étonnant que cela puisse paraitre, le cursus et la qualité de l’homme qui est à la tête de la Cour suprême, nous donne une fois encore matière à réflexion sur l’avenir de la Mauritanie.
Où est cette élite d’engagement pour une Mauritanie juste et de justice pour tous ?
A quand, des hommes et des institutions au service du peuple dans le respect de la légalité édictée par les textes voulus par la Mauritanie ?
Comment la Cour suprême peut-elle être actionnée sous l’effet des appels téléphoniques ?

Non, on hallucine vraiment et, au réveil, on comprendra qu’on s’était trompé ! Mais connaissant l’histoire récente des hommes qui ont en charge la présidence de cette Cour et, à la clé, l’histoire de « l’homme des deux rakats », on peut comprendre aisément que le bout du tunnel est trop loin pour la Mauritanie et les populations de Sebkha qui, comme d’habitude, n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Comprenant cela, ces courageuses populations devraient, dès à présent, se préparer pour le troisième tour… Puisque telle est la volonté, tel est le bon-vouloir du groupe des super-puissants.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : l’édito Nouvelle Expression