L’AJD/MR: DECLARATION

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L’AJD/MR avait coutume d’organiser chaque 28 novembre une conférence-débat pour commémorer l’anniversaire de la pendaison extrajudiciaire à Inal de 28 militaires négro-africains  pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance nationale le 28 novembre 1990.
Par lettre n° 00148/ajd-mr/SG/2015 du 23 novembre 2015, notre Parti avait informé, dans les délais, les autorités compétentes, de son intention de marquer, le 25ème anniversaire de ce génocide.
Cette conférence-débat devait se tenir dans un endroit fermé et sécurisé de « Galaxy Espace Culturel », Sebkha.
Pour la seconde fois, en moins de trois mois (le 7 septembre et le 27 novembre 2015) les autorités interdisent à notre Parti d’exercer ses droits constitutionnels.
Les autorités disent n’avoir pas suffisamment de moyens pour assurer la sécurité.
Ce prétexte est fallacieux à double titre.
Nous organisons notre conférence dans un endroit fermé et sécurisé
Les conférences antérieures de l’AJD/MR n’ont jamais bénéficié de la présence des forces de sécurité.
Cette attitude devenue coutumière  des pouvoirs publics, dénote une volonté manifeste de bâillonner notre Parti et constitue une atteinte grave aux libertés publiques.
L’AJD/MR qui a choisi d’exercer ses activités dans le cadre de la légalité conformément à sa stratégie de lutte, a toujours clamé haut et fort qu’il ne se faisait aucune illusion quant à la capacité des tenants du système qui nous gouverne d’aller dans le sens d’une véritable réconciliation nationale. Nous venons d’avoir encore la preuve que ce pouvoir qui viole ses propres lois ne tiendra jamais les promesses et les engagements pris devant le peuple. En effet les résultats des Etats-Généraux de la Démocratie sont restés lettre morte, de même que les accords issus du dialogue politique de 2011 avec certains partis de l’opposition, ainsi que les accords en 7 points scellés en 2010 avec l’AJD/MR dont aucun n’a été honoré.
L’AJD/MR dénonce avec la plus grande énergie cette mesure anti-démocratique et provocatrice qui relève de l’abus de pouvoir.

Fait à Nouakchott, le 27 novembre 2015

Le Bureau Politique

Crédit source: Ba Bocar via réseau social

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Rétro :Un cri osé à tout le peuple noir… « Nous sommes Un Modèle en Soi, et non Une Copie »

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De Michelle Obama, la première dame des États Unis à ma petite cousine lambda dans un village africain en passant par la top modèle black mondaine, une petit constat semble m’intriguer dans mon for intérieur sur le port des perruques et autres rajouts aux tresses. C’est par la tête et précisément le visage qu’on reconnaît et identifie la personne en face physiquement ou sur support quelconque. Nous et nos femmes noires gagnerions mieux en assurance si nous revoyions l’image modélisée qu’on se fait de la beauté physique par le port de ces faux cheveux aux origines douteuses.

Étant noirs, ce qu’on pourrait faire de nos traits physiques peut avoir un certain sens pas neutre, notamment sur nos aspirations d’identification et des ressemblances à un modèle espéré non avouable explicitement. Comme la dépigmentation de la peau, les rajouts de ces touffes postiches pourraient s’apparenter à l’expression d’un certain complexe qui affecte l’identité physique du black. Le roi de la pop, feu Michael Jackson qui avait été idolâtré par des millions de personnes dans le monde, me paraît incarner le summum de cette agression contre le corps de l’Homme Noir.
Nos traits physiques (cheveux crépus, peaux noires et d’autres) ne sont en aucun cas d’éléments incarnant une quelconque damnation de l’Homme Noir. Être totalement noir par ses traits naturels serait honorable qu’être faussement autre chose par un semblant complexe banalisé à travers l’espace et le temps. Dans cette optique, le vrai handicap serait plutôt le refus d’assumer nos traits, mais non de garder notre look afro et naturel partout en vrai.

Par un vrai-faux look, nous nous idéalisons un aspect physique modélisé calqué sur les peuples blancs dont certains milieux se verraient bien comme le Modèle à envier. Les racistes qui hiérarchisent les peuples ne sont pas sans doute insensibles aux données physiques et innées des uns et des autres, et par la fuite obsessionnelle de notre physique naturel, nous légitimerons leur logique idéologique de l’original et la copie, du modèle et l’imité, du vrai et le vrai semblant…etc. Il est plus que nécessaire qu’on concorde notre « contenu » ( éthique, intelligence et cultures) avec notre « contenant » (corps et traits physiques naturels) et avec fierté en admettant nos imperfections intrinsèques à l’espèce humaine dans les deux cas (« contenu et contenant »). Apprendre et acquérir toutes les sciences dans le but d’atteindre le bien-être individuel et collectif sur terre ou l’au-delà pour certains (croyants), semble être une essence universelle en fonction du degré d’évolution des peuples. J’admettrais volontiers, les différences d’évolution par rapport à certains aspects du « contenu » à améliorer mais vouloir tordre le « contenant » à l’image d’un supposé modèle original fausserait le vrai de notre Être Noir.

Certes, il serait sensé et compréhensible de voir une soeur noire et musulmane ou même chrétienne portant le voile pour ses convictions religieuses que l’habillage complexé par une fausse chevelure pour paraître à l’image de l’autre vue comme « Le Modèle Naturel ». En dehors de l’élément religieux selon les milieux, nos cheveux naturels peuvent être bien entretenus et gardés fièrement en état, ce qui garantirait une certaine cohérence entre notre Être Noir et notre apparence naturelle.

Je concluerai par cet échange imaginaire par rapport au sujet:

Ma soeur pourquoi portez – vous ces faux cheveux aux origines douteuses..???

Elle répondrait: mes cheveux sont crépus…!!!

Je dirais: vos cheveux crépus font votre Être donc avec vos mèches vous seriez moins vous même et faussement quelqu’un d’autre.

Elle dirait: c’est mieux avec les mèches…!!!

Je repliquerais: vos cheveux crépus naturels sont-ils une damnation divine pour vous…??? Sentiriez-vous vrai avec ce look artificiel contrastant avec ce que vous êtes en vrai..???

Elle dirait: vos questions me perturbent et j’y penserai en profondeur…!!!

Je dirais: je compte sur vous…ma soeur…!!!

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25-11-2015 15:51 – Communiqué de presse: Une délgation des FPC rend visite à Biram Dah Ould Abeid et Brahima Ould Ramdane à la prison civile de Nouakchott

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FPC – Une délégation des Forces Progressistes du Changement (FPC) conduite par le Vice- président et secrétaire national à l´Organisation et à la formation politique le camarade Mamadou Wane, accompagné du Secrétaire général le camarade Mouhamed El Makiyou Dia, du Secrétaire national à la culture le camarade Hachim Diacko et du Secrétaire général adjoint de la Fédération de Nouakchott le camarade Hamath Diallo, a rendu une visite de courtoisie aux leaders de l’ IRA détenus à la prison civile de Nouakchott ce lundi 22 novembre 2015;

l’objet de la visite était de leur exprimer la solidarité et le soutien moral du parti FPC.

Le président Biram Dah Ould Abeid et son vice -président Brahim Ould Ramdane ont à leur tour fait part de leur satisfaction pour ce déplacement.

La lutte continue!

Nouakchott le 23 novembre 2015.

Le département de la communication.

http://www.flamnet.info

Source crédit: http://www.cridem.org

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L’islam, Salafi ou Takfiri: Qui est qui… ???

http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/25/pourquoi-il-ne-faut-pas-confondre-le-salafisme-et-le-takfirisme_4817042_4355770.html?xtref=http://m.facebook.com/&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

Crédit source: lemonde.fr

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Aleg: 30 maires s’engagent à dénoncer l’esclavage

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ALAKHBAR (Nouakchott)-Trente maires, réunis dimanche à Aleg (Sud), ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engagent à « dénoncer tout cas d’esclavage qui se révélerait » dans leur commune.

Les signataires ont promis également d’ »éradiquer les séquelles de l’esclavage » dans leurs communes respectives.

Les maires ont par ailleurs invité les organisations de défense des droits humains, les partenaires de la Mauritanie au développement et les bonnes volontés à se joindre à eux.

Source crédit: Alakhbar.info

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Journée de réjouissance ou de deuil ? Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

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Le mois de novembre, qui symbolisait pour nous, pendant trente ans les moments de joie et d’allégresse, les moments d’euphorie pour l’unité nationale et cette communauté de destin fondée sur l’islam, des moments de souvenir des pères fondateurs et bâtisseurs, des moments d’espoir d’une vie meilleure, a perdu tout son charme et toute sa fierté depuis ce fameux 28 novembre 1990 où la tristesse a remplacé la joie et le désespoir. A la joie de l’indépendance et de la liberté se sont désormais mêlées la souffrance morale et la détresse de la cruauté, pendant ce jour mémorable.

En ce mois de novembre 1990, des centaines de nos frères négro-mauritaniens, civils et militaires ont été froidement exécutés. Plusieurs centaines d’âmes croyantes exécutées sans aucune raison valable, ou morts sous la torture. Certains ont été abattus de sang froid en public, leurs corps exposés pendant très longtemps devant leurs proches, empêchés de leur donner une sépulture, d’autres ont été enterrés vivants comme à Azlatt et à Jreida. Certains ont été pendus comme à Inal et à Rach Tachedbit dans le département de Rosso au 1er BCP, d’autres morts sous la torture à Nouadhibou et ailleurs.

Les viols ne se comptaient pas, certains viols avaient été effectués devant les parents des intéressées, d’autres devant les enfants des intéressées. Les pillages, les humiliations et les bastonnades étaient monnaie courante.

Les victimes dans les unités de l’armée nationale, un peu moins de trois cents hommes, dont plus de la moitié (154) dans la seule fosse commune d’Inal. Inal qui est tout un symbole car c’est ici où sont tombés nos premiers martyrs, sur le champ de bataille le 9 décembre 1975, dont l’adjudant-chef Abdallahi Sy dit lehrour de la gendarmerie, un foutanké du gorgol, le premier martyr des forces armées nationales et le brigadier Mohamed Ould Mahmoudi Ould Moussa MLE 2147 un guerrier du Tagant, premier martyr de la Garde nationale. Ils sont morts pendant la lâche attaque surprise de l’armée algérienne et quelques mercenaires du Polisario, qui a déclenché la guerre du Sahara où nous avons perdu plus de 2000 martyrs oubliés par la République.

Auteurs bien connus

Les tueries au niveau de l’armée nationale ont fait l’objet d’un rapport incriminant une poignée d’officiers. Etabli dans les règles de l’art en mai / juin 1991, par une commission plurielle composée de cinq officiers, dirigée par le chef d’état-major national adjoint, ce rapport avait fait toute la lumière sur ce massacre. Le chef de l’Etat, après lecture de ce rapport, avait été d’une grande naïveté, en demandant à son ministre de la Défense de voir avec la cour suprême la possibilité d’une solution interne, à l’amiable, impliquant des sanctions disciplinaires accompagnées de réparations matérielles.

Le ministre de la Défense a, par lettre N° 0056 du 17 juin 1991, posé deux questions, on ne peut plus absurdes, au président de la cour suprême, dont voici la teneur : « Les chefs d’états-majors détiennent-ils des prérogatives en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes et des délits? La sanction disciplinaire peut-elle se substituer à la sanction pénale ? » La cour suprême toutes chambres réunies, à son audience du lundi 15 juillet 1991, a par délibération N° 95/91 donné l’avis suivant : « Incompétence des chefs d’états-majors en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes ou des délits et impossibilité quant à la substitution de la sanction disciplinaire par la sanction pénale. »

En novembre 1990, à la Garde nationale, sur les seize victimes de ce massacre, plusieurs sont morts sous la torture. Pendant l’occupation de la vallée, dans le département de Boghé, des gardes avaient exécuté froidement un gendarme et plusieurs soldats de l’Armée nationale en tenue et en position régulière, et au lieu d’être sanctionnés, ils ont été récompensés. Ils avaient aussi massacré dans la forêt de BAKAW, plusieurs personnes dont des femmes et un bébé.

Dans le département de Maghama, dans la zone de Sangué Lobali, pendant ces années de braise, les unités de la Garde ont semé la terreur en coupant les têtes de certaines victimes avec lesquelles ils s’amusaient à terroriser les populations des villages riverains. Au niveau de la Garde nationale, il n’y avait jamais eu d’enquête concernant ces massacres, mais les auteurs présumés sont très bien identifiés. Malheureusement, les statistiques des massacres et viols chez les civils, pendant l’occupation de la vallée, ne sont pas répertoriés avec précision. Les ONG qui s’intéressent à ce dossier sont divisées, démunies et diabolisées et les ayant droits sont toujours terrorisés.

Le seul crime des victimes de ces massacres était d’être nées toucouleurs ou soninkés du Gorgol. Car les soninké du Gorgol, contrairement à ceux du Guidimagha plus conservateurs, étaient assimilés par le pouvoir à des toucouleurs, à cause des métissages et de la symbiose qui existaient entre ces deux composantes. Il parait que le but de ce génocide, car on ne peut l’appeler autrement, était de terroriser les ‘’kwars’’ (terme générique désignant le snégros-mauritaniens), afin de les amener à traverser volontairement le fleuve pour s’installer définitivement au Sénégal, considéré par les stratèges nationalistes du pouvoir, comme étant leur vraie patrie.

Certes, les kwars ont été complètement terrorisés au point où ils ne savent plus à quel drapeau se vouer, et où ils n’ont plus que des mains pour applaudir et des voix pour soutenir sans réserve, les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui, qui protègent les bourreaux en légalisant l’impunité. Mais, heureusement pour la Mauritanie, les kwars n’ont pas encore traversé le fleuve « Sanhaja ».

Epuration ethnique

Les proches des victimes de cette épuration ethnique, sont depuis plus de 25 ans dans l’expectative. L’avenir de la Mauritanie vaut plus que la vie de tous les officiers, sans exception aucune, en activité ou à la retraite, à plus forte raison d’une poignée d’officiers génocidaires, qui prennent en otage depuis un quart de siècle la justice de tout un peuple, mettant en péril toute la République, et à l’ égard desquels la moindre sympathie ou le moindre sentiment de pitié constitue à lui seul un très grand péché.

Depuis 25 ans, les poursuites contre les auteurs de ces massacres sont suspendues, la justice mise en veilleuse, avec la bénédiction de beaucoup des oulémas et des notables de la République Islamique de Mauritanie. Depuis un quart de siècle, les ayant droits sont privés de justice par ces dictatures militaires qui se succèdent et se ressemblent, soutenues par les baathistes et les nasséristes à tour de rôle.

Depuis 25 ans, les parents des victimes n’ont même pas le droit de pleurer leurs morts, ni de chuchoter les noms de leurs centaines de martyrs, ni de murmurer leurs profonde douleur, ni de prier publiquement pour le repos de leurs âmes. Pourtant tous les auteurs présumés de ces crimes sont connus et beaucoup de témoins sont encore en vie et prêts à témoigner pour Allah devant les juridictions compétentes.

Toute la procédure judiciaire a été bloquée par le premier parlement issu de la démocratie militaire, composé majoritairement de tribalistes arabo-berbères et négro-mauritaniens dont des oulémas, qui avait voté presque à l’unanimité, sous l’impulsion du président du CMSN ère nouvelle, déçu par la réponse de la cour suprême en juillet 1991, et soutenu par des nationalistes arabes, le 14 juin 1993 la loi 93-23 portant amnistie et qui légalise l’impunité et l’arbitraire, dont voici la teneur :

Article premier : Amnistie pleine et entière est accordée :

-1/ Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violence.

-2/ Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suites aux actions armées et actes de violence et d’intimidation entrepris durant la même période.

Article 2 : Toute plainte, tout procès- verbal et tout document d’enquête relatif à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie sera classé sans suite.

Cette loi d’amnistie votée par cette assemblée monolithique, élue dans les conditions que l’on sait, qui n’a d’ailleurs pas plus de légitimité que le CMSN, composée de « députés » béni-oui-oui, dont certains sont plus militaristes que les militaires, et dirigée par un officier, ancien membre du CMSN, ancien ministre de l’intérieur, sans doute pour donner la cadence, est nulle et non avenue. Particulièrement en ce qui concerne les auteurs de crimes de sang, puisque contraire à la charia qui est constitutionnellement, le fondement du droit mauritanien. Seuls les ayant droits peuvent pardonner et seulement dans les cas du ghissas (loi du talion). Les cas de houdoud (châtiment pour un péché) ne peuvent faire l’objet ni de pardon ni de grâce et doivent être exécutés immédiatement.

Des officiers génocidaires ont été décorés les 28 novembre. Décorer les bourreaux, c’est encourager l’impunité, travestir l’histoire, maudire un peu plus cette journée mémorable, insulter davantage la mémoire de nos martyrs, humilier et frustrer les ayant droits, et renvoyer aux calendes grecques les mots comme réconciliation nationale et comme justice tout court.

Le 28 novembre 2015, les festivités pour la commémoration du 55ème anniversaire s’étant délocalisées à Nouadhibou, la cérémonie nationale va s’approcher de la principale nappe de sang de nos martyrs, du point culminant de la barbarie. Elle va se dérouler à 255 km d’Inal, le symbole de l’atrocité, l’adresse de la boucherie, le souvenir du cérémonial solennel de la pendaison de nos 28 valeureux soldats, l’incarnation du génocide.

Elle va se dérouler au commandement de la première région militaire, responsable de ce massacre. Elle va se dérouler à Nouadhibou, notre capitale économique, elle aussi entachée par le sang des dizaines de nos martyrs de novembre 1990. Cette année, notre drapeau national sera hissé publiquement et solennellement, en présence du chef de l’Etat, des membres du gouvernement et des hautes personnalités, dans une mare du sang de nos frères martyrs.

Journée souillée

Le 28 novembre ne peut plus constituer une fête nationale pour notre peuple. On ne peut pas fêter le sacrifice de nos 28 martyrs pendus, pendant ce jour mémorable. Leur sang avait entaché à vie l’anniversaire de notre indépendance, et souillé notre drapeau national. On ne peut pas fêter la pendaison de toute une communauté, de toute une culture. On ne peut pas fêter la pendaison de l’humanité tout entière.

Le sang de ces 28 âmes croyantes sacrifiées comme des moutons ce 28 novembre 1990, par leurs frères d’armes dans une ambiance incroyable, interpelle notre conscience religieuse, notre conscience nationale, notre conscience citoyenne, notre conscience patriotique. La réponse au génocide et surtout au sacrifice d’INAL doit être responsable et contribuer à apaiser les esprits, à consolider la cohésion nationale, le patriotisme, et surtout à renforcer la foi en Allah, après que justice soit rendue. Le fait d’ignorer le génocide est pire que le génocide. Le fait de nier la pendaison est pire que la pendaison. De grâce pleurons le 28 novembre. Exigeons la vérité. Exigeons la justice. Pleurons. Pleurons.

Aussi le 28 novembre 2001, la Mauritanie avait livré le citoyen Mohamedou Ould Sellahi, brillant informaticien, aux USA en violation flagrante de notre constitution. Cet innocent moisit depuis une quinzaine d’années dans les geôles de la plus grande puissance du monde, qui le maintient en prison, hors de son territoire pour tricher, par excès de zèle, malgré son acquittement par la justice américaine. Cette honteuse livraison a souillé un peu plus cette journée mémorable.

On peut consacrer la journée du 25 novembre, encore intacte, à la fête. Date de la création de nos forces armées, premier acte de souveraineté nationale de notre pays. On peut réserver ce jour à la joie de l’indépendance et de la liberté, avec ses discours, ses musiques, ses chants, ses cérémonies officielles, ses défilés, ses levées des couleurs. Et instituer la journée du 28 novembre comme journée des martyrs ou journée de la cohésion nationale, pour partager la souffrance morale et la détresse de tous ceux qui ont souffert, ou qui souffrent de la cruauté de leurs propres concitoyens.

Avec une pensée particulière pour les victimes du génocide, et nos 2000 martyrs oubliés, morts les armes à la main pour défendre notre intégrité territoriale entre le 9 décembre 1975 et le 12 juillet 1979, et surtout les 28 pendus de l’anniversaire. Cette journée du 28 novembre sera une journée de prière, de recueillement et de pardon pour une meilleure harmonie, une meilleure concorde nationale. Pour que cette folie ne recommence jamais.

Les plaies provoquées par le génocide sont très profondes et ne peuvent se cicatriser que suite à un procès juste et transparent, et qui doit réparer administrativement les calvaires vécus par les ayant droits pendant ces 25 ans d’expectative. Le peuple doit connaître toute la vérité, rien que la vérité au sujet de ce massacre. Tenter de dissimuler cette tuerie, c’est comme essayer de cacher le soleil.

L’approche timide choisie pour régler le problème de ces tueries, par le pouvoir en place, en distribuant des miettes aux ayant droits, est contre-productive. Les amalgames créés par l’ajout sur la liste des victimes du génocide, des noms des auteurs des putschs sanglants du 16 mars 1981 et du 8 juin 2003 sont inacceptables et ridicules. La prière à Kaédi ressemble plus à une provocation qu’à un acte d’apaisement. On ne peut réaliser notre unité nationale tant que la justice n’est pas rendue aux ayant droits. Pourtant les parents des victimes sont prêts à pardonner. Mais pardonner quoi ? Pardonner à qui ? Pardonner comment ? Il est indécent de demander pardon avant de rendre justice.

Il ressort de ce qui précède que nous sommes majoritairement des musulmans non pratiquants, citoyens d’une république semi-laïque en voie de disparition, dirigés depuis le 10 juillet 1978 par des gouvernements irresponsables et hors-la-loi. Qu’Allah protège notre chère Mauritanie. Allah donnez-nous des yeux qui voient le meilleur, un cœur qui pardonne le pire, un esprit qui oublie le mal, et une âme qui ne perd jamais la foi.

Crédit source: Le calame.info

SoninkIdees-J’ose by K.S

18-11-2015 09:54 – Les autorités s’engagent à libérer les leaders de l’IRA

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Essahraa – Les informations selon lesquelles le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a pris la décision de libérer les leaders détenus de l’IRA sont désormais quasi-certaines.

Le Chef de l’Etat Ould Abdel Aziz a promis à un responsable occidental de libérer ces jours-ci le Président de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid, rapportent des sources, selon lesquelles, cette mesure entrera en vigueur à la fin des examens médicaux auxquels obéit actuellement Ould Dah et faits sur le compte de l’Etat mauritanien.

On ne sait pas encore si la mise en liberté des leaders de l’IRA interviendra en concomitance avec les festivités commémoratives du 55e anniversaire de l’indépendance national, dans le cadre d’une grâce présidentielle élargie à d’autres détenus ou bien avant.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

17-11-2015 07:00 – Les autorités permettent à Biram de se rendre à l’Hôpital neuro-psychiatrique / [PhotoReportage]

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Les autorités ont permis à Biram Dah Abeid – incarcéré à la Prison centrale de Nouakchott – de se rendre, ce lundi 16 novembre, à l’Hôpital neuro-psychiatrique de Nouakchott avant d’y subir un examen par scanner.

Le président d’IRA qui souffre des douleurs aux deux jambes et au bas du dos a toujours appelé au respect de son droit aux soins.

Les autorités avaient jusque-là refusé d’évacuer le leader abolitionniste vers un centre de soins menu d’un scanner, cela malgré les recommandations de trois équipes médicales qui ont consulté tour à tour le patient pendant que celui-ci était détenu à Aleg.

Mais apparemment tout semble indiquer que le leader abolitionniste jugé à Rosso en novembre dernier, condamné à deux ans de prison ferme, incarcéré à Aleg avant d’être transféré ces jours-ci à la prison civile de Nouakchott, a enfin obtenu gain de cause.

SC

Copyright © 2015 Cridem

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Les attentats en France: Notre solidarité… !!!

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Notre blog Soninkideesjose.wordpress.com présente sa totale et triste compassion aux familles des victimes innocentes des attaques lâches de Paris et Saint Denis ce Vendredi soir 13/11/2015. Les assaillants ont frappé des cibles faciles (terrasses de café et salle de concert bondée) dans leur équipée lâche et criminelle. À l’heure de mise sous presse de ces modestes mots, le bilan serait d’au moins 128 morts et plusieurs blessés. Ceux qui ont détruit ces vies, seraient probablement issus du « milieu musulman » d’obédience takfiri qui n’a de FOI que le projet de destruction massive de toutes les différences. Ces gens ne cherchent pas la Piété dans la réligion, mais une justification malsaine de leur prédisposition à la haine obscure et la criminalité sanguinaire. Ils se croient grands et puissants pour honorer la Grandeur d’Allah azzewejel et ils se sont trompés d’ordre en tombant sous le charme du satan. Ils sont tombés dans l’extrémisme faisant d’eux des monstres damnés et aveugles.

Discernement, calme et pas les raccourcis des amalgames… !!!

Pensée aux victimes et leurs proches.

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Les réalités du système de castes :Regardez « Les castes » sur YouTube

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