● Le gouvernement mauritanien et l’ambassade américaine publient une déclaration conjointe sur l’immigration

Taqadomy – Le gouvernement mauritanien et l’ambassade américaine ont publié une déclaration conjointe sur l’immigration clandestine des jeunes mauritaniens vers les États-Unis.

Cette déclaration est consécutive à l’organisation d’une conférence internationale sur les migrations à Nouakchott sous le thème « Comprendre la migration et construire un avenir prometteur en Mauritanie : défis et possibilités ».

Le texte affirme l’engagement des parties à relever les défis migratoires et à promouvoir la stabilité, d’autant que durant l’année dernière l’augmentation du nombre de Mauritaniens arrêtés à la frontière sud-ouest des États-Unis était notoire.

Le communiqué indique que l’ambassade des États-Unis à Nouakchott a pris certaines mesures, telles que la coordination avec les organisations de la société civile pour organiser des campagnes de sensibilisation sur les dangers liés à l’immigration clandestine, la publication d’articles répondant à des questions importantes liées à la problématique, l’organisation d’interviews avec la presse, en fournissant des fonds aux jeunes dans le domaine du leadership et des compétences professionnelles, et en offrant des bourses d’études aux ONG locales.

Les participants à la conférence sur l’immigration ont affirmé leur conscience du grand défi que le phénomène pose à la Mauritanie et de son impact sur la société et l’économie, notamment la fuite des cerveaux et la dispersion des familles, selon la déclaration.

Les participants ont alerté sur les multiples risques auxquels les migrants en situation irrégulière sont susceptibles d’être confrontés au cours de leur voyage, tels que la menace de traite des êtres humains, le vol, les violences physiques, les violences basées sur le genre et l’exposition aux gangs.

Le communiqué a évoqué les investissements américains en Mauritanie, soulignant l’engagement américain en faveur de la jeunesse et du développement économique à travers des programmes tels que Tamkeen et Nafouri de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

Le communiqué souligne l’engagement de l’ambassade à soutenir les étudiants et jeunes professionnels mauritaniens, à travers divers programmes, notamment en offrant des opportunités de formation et d’études aux États-Unis.

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● L’armée mauritanienne intercepte un élément armé qui a franchi la frontière [Le Quotidien de Nouakchott]

Le Quotidien de Nouakchott – Dans un acte de vigilance remarquable, les forces armées mauritaniennes ont réussi à intercepter et à expulser un élément armé qui avait franchi les frontières du pays.

Selon un communiqué officiel publié par l’armée mardi 13 février et qui n’a pas précisé la composition de cet élément, cet événement s’est produit dans les environs de la localité Nbeiket Lahwach, située à la frontière orientale de la Mauritanie.

La déclaration précise qu’une unité de l’armée nationale, positionnée stratégiquement aux frontières pour la surveillance, a détecté l’entrée de cet élément armé sur le territoire national dans la soirée du 13 février.

La réactivité et l’efficacité de l’unité en question lui ont permis de suivre, d’intercepter et finalement de repousser cet élément intrusif hors des limites territoriales du pays.

Cette intervention souligne l’engagement continu des forces armées mauritaniennes dans la protection de l’intégrité territoriale et la sécurisation des frontières contre toute forme de menace. L’opération réussie contre l’élément armé démontre non seulement la capacité de l’armée à maintenir la sécurité nationale, mais aussi son aptitude à agir rapidement et efficacement face à des situations imprévues.

La vigilance accrue aux frontières est d’une importance capitale pour la Mauritanie, située dans une région confrontée à des défis sécuritaires, notamment le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Cette dernière action de l’armée mauritanienne s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures prises pour renforcer la sécurité et prévenir toute intrusion susceptible de compromettre la paix et la stabilité dans le pays.

L’incident ne rapporte aucun affrontement ni victime, ce qui témoigne de la maîtrise et de la professionnalité des forces armées dans la gestion de telles situations. Les autorités militaires mauritaniennes restent en alerte maximale, prêtes à intervenir pour défendre la nation contre toute menace externe.

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● L’Union européenne va payer la Mauritanie pour garder les migrants [Ouest-France]

Ouest-France – L’accord signé par l’Union européenne et la Mauritanie jeudi doit officiellement développer les relations économiques. C’est en fait pour bloquer les migrants que Nouakchott va recevoir de l’argent européen.

Officiellement, c’est un accord sur les relations économiques entre la Mauritanie et l’Union européenne. Mais le déplacement de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez et d’Hans Leitjens, le directeur de l’agence de contrôle des frontières européennes Frontex, dit autre chose. C’est bien un accord migratoire que les Européens sont allés chercher à Nouakchott.

La Mauritanie est un des pays du Sahel les plus stables dans cette région gangrenée par les attaques djihadistes et avait déjà signé avec l’Espagne un accord bilatéral (2003) de rapatriement des clandestins.

Ce pays accueille actuellement 150 000 réfugiés ayant fui l’insécurité régnant au Mali et est devenu un pays de transit pour rejoindre l’Europe. « La Mauritanie est un pays de transit qui connaît aussi une augmentation des départs de migrants depuis sa côte vers l’Espagne », explique Camille Le Coz, directrice associée au centre de recherche Migration policy institute et membre du réseau Désinfox migrants.

L’ex-général et président (depuis 2019) Mohamed Ould el-Ghazouani va obtenir pour son pays de nombreux fonds européens. 22 millions d’euros de plus pour son armée, le financement d’un grand projet routier le long de la côte entre Nouakchott et Nouâdhibou (deuxième ville du pays) ainsi que celui d’une ligne à haute tension de 1 400 km, allant de la capitale à Néma dans l’Est, avec une centrale solaire à Kifa. Surtout, la Mauritanie va recevoir 210 millions d’euros pour la gestion de la migration.

« La question qui se pose est de savoir les conséquences pour les migrants non mauritaniens : seront-ils renvoyés vers leurs pays ou pourront-ils rester sur place si leur bateau est intercepté ? », s’interroge Camille Le Coz. « Comme pour le Niger, il va être demandé aux autorités de Mauritanie de démanteler les réseaux locaux de passeurs. »

L’accord avec Erdogan avait ouvert la voie

Depuis 2015 et la crise migratoire, les Européens ont réalisé l’impossibilité de fermer complètement les frontières aux migrants et réfugiés. D’autant plus que les dirigeants nationaux de l’UE ne veulent pas mettre d’argent pour aider les pays européens en première ligne au sud ou pour créer réellement une police européenne de frontières ainsi que pour permettre l’accueil des migrants sur l’ensemble du territoire européen.

En parallèle d’une politique de plus en plus répressive à l’encontre des migrants qui arrivent sur les côtes européennes, les Européens ont signé des accords avec les voisins du sud. Le premier à en avoir fortement bénéficié a été la Turquie d’Erdogan en 2016. Le marché, négocié en première main par la chancelière allemande Angela Merkel, était simple : il empêchait les migrants de partir contre de l’argent et reprenait ceux non éligibles à l’asile. Six milliards d’euros. En 2021, les Turcs ont obtenu une rallonge de trois milliards d’euros.

Si cet accord a limité considérablement le nombre de réfugiés arrivant illégalement en Europe en provenance du sud-est de l’Europe, les autres routes migratoires, notamment vers l’Italie et l’Espagne, se sont développées. Frontex a enregistré 380 000 franchissements irréguliers des frontières en 2023, le chiffre le plus élevé depuis 2016.

Un autre accord tenté avec la Tunisie

La Commission a signé en juillet 2023, en présence des chefs de gouvernements italien et néerlandais (Giorgia Meloni et Mark Rutte) un accord à Tunis pour un « partenariat stratégique » , le même vocable qu’avec la Mauritanie. Officiellement pour développer l’économie locale. Las, l’autoritaire président tunisien Kaïs Saied a rejeté en octobre les 127 millions d’euros de l’UE. Car les Européens n’amenaient en réalité que la moitié de cet argent, l’autre partie étant la réaffectation de crédits déjà prévus.

Mais Ursula von der Leyen a bien redit en septembre 2023 lors de son discours annuel devant le Parlement européen qu’elle travaillait « à des accords similaires avec d’autres pays ». Du reste, les États membres n’attendent pas la Commission. L’Italie a ainsi signé en novembre dernier un accord avec l’Albanie pour y externaliser la prise en charge des migrants arrivés sur les côtes italiennes.

Par Fabien CAZENAVE

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● Le Premier ministre espagnol et la présidente du commissariat européen arrivent à Nouakchott

Le premier ministre espagnol, M.Pedro Sánchez et la présidente du commissariat européen, Mme Ursula von der Leyen,

Sont arrivé ce jeudi à Nouakchott dans le cadre d’une visite en Mauritanie.

Le Premier ministre espagnol et la présidente du commissariat européen ont été accueillis à la passerelle de l’avion à l’aéroport international Oumtounsi par Son excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani entouré du Premier ministre, M. Mohamed Bilal Messoud, du ministre chargé du Cabinet du Président de la République, du chef d’Etat-major particulier du Président de la République, du wali de Nouakchott-Ouest, de la vice-présidente de la Région de Nouakchott, de SEMme l’ambassadrice d’Espagne accréditée en Mauritanie et du président de la Mission européenne.

La délégation européenne a également été accueillie par le ministre-secrétaire général de la Présidence de la République, les deux ministres-conseillers de la Présidence de la République, plusieurs membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédités en Mauritanie.

Par la suite, le Président de la République a salué les membres de la délégation accompagnant le Premier ministre espagnol et la présidente de la Commission européenne avec lesquels il a eu des entretiens en tête-à-tête dans la suite présidentielle de l’aéroport.

Les parties mauritanienne et européenne cherchent à renforcer le cadre de leur coopération bilatérale dans divers domaines, notamment celui de la lutte contre la migration clandestine.

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● Mauritanie : la durée de validité de la carte de séjour pour les étrangers a été fixée à cinq ans au lieu d’un an

EN BREF | Cridem – Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, a déclaré, ce mercredi 17 janvier, que la durée de validité de la carte de séjour pour les étrangers a été fixée à cinq ans au lieu d’un an.

Le ministre a expliqué que cette décision a été prise pour tenir en compte de ce qui est en vigueur dans la plupart des pays qui entretiennent des relations avec la Mauritanie dans ce domaine, où la durée de la carte varie d’un an à dix ans.

Ould Mohamed Lemine a fait cette annonce, lors du point de presse du gouvernement.

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● Mauritanie | Début de l’enseignement des langues nationales dans les écoles de formation des instituteurs [ami.mr]

L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.

Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.

Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.

« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.

Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.

Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.

Début de l’enseignement des langues nationales dans les écoles de formation des instituteurs
Nouakchott
On 1:12 PM | 9 Jan 2024

L’opération d’introduction de l’enseignement des langues nationales dans le programme de formation des écoles normales des instituteurs (ENI) a débuté, mardi, dans les cinq établissements nationaux de formation des enseignants.

Pour parvenir à cet objectif, le ministère a adopté une approche qui consiste à enseigner le pularr dans les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Taguant, en tant que la langue nationale la plus couramment utilisée, tandis que le Soninké sera enseigné au Guidimakha et le Wolf dans la wilaya du Trarza.

Au niveau de e Nouakchott, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moktar Ould Dahi, a visité les classes d’enseignement de ces langues à l’ENI de Nouakchott, et exhorté les futurs instituteurs à accorder une attention particulière à ces langues en tant que matières essentielles et non secondaires.

« Ces langues permettront la coexistence fraternelle et la communication entre les composantes d’un même peuple et la consolidation de la cohésion nationale », souligne le ministre.

Il a, également, appelé les formateurs à redoubler d’efforts pour rehausser le niveau des élèves-enseignants, qui deviendront enseignants de l’enseignement fondamental, en adoptant une méthodologie éducative qui s’appuie à la fois sur la quantité et la qualité du rendement éducatif.

Au terme de sa visite, le ministre a déclaré à l’AMI qu’il est venu s’enquérir des conditions du déroulement du premier jour de l’enseignement des langues nationales.

Il a ajouté que cette introduction se déroule d’une manière synchronisée dans les cinq écoles normales des instituteurs, expliquant que l’accent a été mis sur les instituteurs en tant qu’éducateurs et porteurs de mission, et qu’il est normal qu’ils connaissent une langue autre que la langue maternelle pour communiquer avec les élèves, leurs parents et leurs correspondants.

« Cette expérience est très importante pour les élèves – enseignants, qui doivent être pleinement conscients et œuvrer pour sortir avec un niveau qui leur permet de faire passer leur message et de s’adresser à la communauté qui les entoure.

Le ministre a été accompagné du secrétaire général du ministère, du directeur de l’ENI et de certains responsables du département.

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● Élections présidentielles en Mauritanie 2024 : la date officielle révélée, le compte à rebours a commencé | [Le Quotidien de Nouakchott]

L’attente est terminée pour les citoyens mauritaniens qui se préparent à élire leur prochain président en 2024. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la Mauritanie a officiellement annoncé la date des élections présidentielles, et le plan de passation des marchés pour le Recensement Administratif à Vocation Électorale (RAVEL) est en place.

Cette annonce marque le début du compte à rebours pour l’une des élections les plus importantes de l’histoire de la Mauritanie. Selon la CENI, les élections présidentielles de 2024 en Mauritanie auront lieu le 22 juin 2024 pour le premier tour. Le processus électoral débutera avec le Recensement Administratif à Vocation Électorale (RAVEL) le 31 mars 2024.

Cette opération essentielle pour la préparation des élections vise à mettre à jour le registre électoral et à s’assurer que les citoyens éligibles sont enregistrés pour voter.

Le RAVEL devrait s’achever le 15 avril 2024, ce qui signifie que les données électorales seront prêtes pour les étapes suivantes du processus électoral. Ces dates sont cruciales pour garantir que les élections présidentielles se déroulent en toute transparence et que tous les citoyens mauritaniens éligibles puissent exercer leur droit de vote.

La publication du plan de passation des marchés par la CENI démontre l’engagement des autorités mauritaniennes à garantir un processus électoral transparent et équitable. La préparation minutieuse du RAVEL est un élément clé pour assurer que les élections se déroulent sans heurts et reflètent la volonté du peuple mauritanien.

Alors que la date des élections présidentielles se rapproche, il est essentiel que les citoyens mauritaniens s’impliquent activement dans le processus électoral. La participation citoyenne, notamment l’enregistrement pour voter lors du RAVEL, est cruciale pour assurer une représentation démocratique et la légitimité du prochain président élu.

La publication du plan de passation des marchés pour le RAVEL et la révélation de la date des élections présidentielles de 2024 en Mauritanie marquent une étape importante dans la préparation de cet événement démocratique majeur.

Les citoyens mauritaniens ont désormais une date précise à laquelle ils pourront exercer leur droit de vote et contribuer au choix de leur prochain dirigeant.

Il incombe à tous les acteurs impliqués de veiller à ce que le processus électoral soit transparent, équitable et conforme aux normes démocratiques, afin de garantir un avenir pacifique et prospère pour la Mauritanie dans une région sahélienne à l’instabilité politique prononcée.

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● Lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat [AMI]

Le ministre de l’Économie et du Développement durable, président du Comité National du Recensement, M. Abdessalam Mohamed Saleh, a supervisé aujourd’hui, dimanche à Nouakchott, en présence des ministres de l’Intérieur et la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de la Culture, de la Jeunesse, des sports et des Relations avec le Parlement, M. Ahmed Ould Sid’Ahmed Ould Dié, le lancement officiel du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH).

La cérémonie de lancement a été marquée par des sketches et des chants populaires soulignant l’importance de ce recensement organisé du 25 décembre au 9 janvier par l’Agence nationale de la statistique, de l’analyse démographique et économique (ANSADE).

Le lancement de ce recensement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Nations Unies aux Etats membres d’organiser un recensement général de la population et de l’habitat tous les dix ans.

A travers ce recensement, qui inclut tous les résidents du territoire national, qu’ils soient mauritaniens ou étrangers, les autorités visent principalement à collecter des données liées aux caractéristiques démographiques et socio-économiques de la population et à en faciliter l’accès aux usagers, ainsi qu’à fournir les données nécessaires pour les besoins des politiques de lutte contre la pauvreté et le suivi des progrès de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en plus de contribuer à la mise en place d’un système d’information statistique précis, permettant la fourniture des données nécessaires dans en temps opportun afin d’évaluer l’impact des plans suivis par les décideurs nationaux.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et du Développement Durable a indiqué que la préparation de ce recensement a nécessité des effort redoublés de la part de l’ANSADE, notamment l’élaboration du cadre réglementaire et directeur, de la méthodologie générale et des documents techniques, prenant en compte les besoins des différents usagers des données sociales et démographiques des départements ministériels et des partenaires au développement, ainsi que la conception des applications informatiques et plateformes électroniques d’accompagnement, la préparation et la mise en œuvre du travail cartographique, la mobilisation des fonds nécessaires, la préparation des moyens logistiques, l’inscription et la formation du personnel de terrain et la formulation et la mise en œuvre de la stratégie de plaidoyer et de sensibilisation.

Il a souligné que cette édition du recensement a été entièrement numérisée dans toutes ses étapes, y compris celles liées à la collecte des données sur le terrain, ce qui permettra d’améliorer sa cohérence et sa qualité, et permettra également d’accélérer l’analyse et la diffusion des résultats.

Pour assurer le succès de cette démarche, tous les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires ont été mobilisés, l’objectif étant d’employer plus de 5 000 agents de comptage, équipés de tablettes, après les avoir formés aux techniques de collecte de données.

Il a souligné la nécessité de répondre spontanément et honnêtement aux agents de collecte de données et de leur fournir des informations correctes et précises, afin de faire de cette opération de recensement un succès.

Il a également exhorté les équipes de travail sur le terrain, notamment les enquêteurs, les observateurs et les superviseurs, à être attentifs, diligents et persévérants et assurer la confidentialité des données.

A son tour, le Représentant Résident par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M. Nestor Azandegbe, qui a rappelé l’engagement constant de son institution envers la Mauritanie, s’est félicité du respect par la Mauritanie de l’engament pris par les Etats membres de réaliser tous les dix ans un recensement général de la population pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durables à l’horizon 2030.

De son côté, la porte-parole du représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Mme Deynaba Diallo, a félicité le gouvernement mauritanien pour cette édition 5ème édition du RGPH, exprimant le soutien de la Banque mondiale à ce recensement dans toutes ses étapes de sa conception, préparation et mise en œuvre.

La cérémonie de lancement officiel de ce 5ème RGPH s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANSADE et du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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● France | Projet de loi immigration : le Parlement adopte le texte issu de la commission mixte paritaire

Un épilogue victorieux pour le gouvernement mais porteur de lourdes conséquences politiques. Le Parlement a adopté mardi 19 décembre le projet de loi sur l’immigration, 349 députés votant pour et 186 contre, après un vote favorable du Sénat plus tôt dans la soirée. Les députés et sénateurs se sont prononcés sur le texte issu de la commission mixte paritaire (CMP), une version durcie par rapport au projet initial du gouvernement.

Quelques heures avant le vote, plusieurs députés du parti Renaissance avaient fait part de leur intention de voter contre le texte, dont une figure de l’aile gauche de la majorité présidentielle, Sacha Houlié, qui présidait pourtant la CMP. Au total, vingt députés du groupe Renaissance ont voté contre ce texte, et 17 autres se sont abstenus, selon le détail du scrutin. Au MoDem, 30 députés ont voté pour, cinq contre et 15 se sont abstenus. Chez Horizons, 28 se sont exprimés en faveur du texte et deux contre.

Une « victoire » pour LR et le RN
Conformément à ce qu’avait annoncé Marine Le Pen, les 88 députés du Rassemblement national ont soutenu ce texte. La présidente du groupe RN à l’Assemblée a estimé sur X que le texte était « un petit pas » qui « acte une incontestable victoire idéologique » du parti. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a toutefois assuré que le texte avait été adopté par une majorité « très large », même en retirant les voix des députés d’extrême droite. « La majorité a fait bloc. La manœuvre du RN a échoué », a de son côté affirmé la Première ministre, Elisabeth Borne.

Le patron du parti Les Républicains, Eric Ciotti, a quant à lui salué « une victoire historique pour la droite ». Le texte adopté reprend en effet plusieurs mesures réclamées par son camp, notamment des quotas d’immigration pluriannuels définis au Parlement ou le rétablissement d’un délit de séjour irrégulier puni d’une amende. Le gouvernement a par ailleurs répondu aux ultimatums des Républicains, avec notamment un engagement écrit à réformer l’aide médicale d’Etat « en début d’année 2024 ».

Le Parti socialiste a annoncé immédiatement après le vote un recours du Conseil constitutionnel, une démarche que le président de la République avait par ailleurs déjà annoncée.

● Lien média https://www.francetvinfo.fr/societe/immigration/projet-de-loi-immigration-le-parlement-adopte-le-texte-issu-de-la-commission-mixte-paritaire_6255240.html

● La Mauritanie demande l’augmentation de son quota des visas auprès de l’union européenne

La Mauritanie a demandé l’augmentation de ses quotas de visas auprès de l’union européenne, l’exonération de ses passeports diplomatiques et ses passeports de travail de visas dans tous les pays de l’union européenne.

Cette demande a été formulée lundi dernier, lors d’une réunion de haut niveau à Bruxelles avec une délégation de l’union européenne, espagnole, française et allemande destinée à examiner les dossiers de l’immigration illégale et l’afflux croissant de migrants vers la Mauritanie.

Cette délégation comprenait le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, le directeur général de la sûreté nationale, la secrétaire générale du ministère des affaires étrangères et de la coopération, le secrétaire général du ministère de l’économie et du développement durable, le secrétaire général du ministère de la pêche et de l’économie maritime et le délégué général de la sécurité civile et la gestion des crises ;

La délégation comprenait également le commandant des garde-côtes, le directeur général de la direction territoriale, le commandant de la zone-ouest de la gendarmerie nationale, le directeur de la police de l’air et des frontières et les deux premiers conseillers de l’ambassade de Mauritanie auprès de l’union européenne.

La délégation mauritanienne a présenté un rapport détaillé sur les défis et les problèmes rencontrés par le gouvernement face à l’afflux croissant des migrants illégaux qui constitue une pression sur les services et les services et les équipements publics, les opportunités d’emploi et les ressources naturelles.

Le gouvernement mauritanien a proposé l’approbation d’un cadre approprié avec l’union européenne, la révision et la mise à jour des accords bilatéraux relatifs à la migration, notamment ceux la liant à l’Espagne.

L’union européenne a exprimé sa disponibilité face aux demandes mauritaniennes et de prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire en fonction des opportunités offertes et les procédures s’y afférentes.

Les deux parties sont convenues de préparer le texte d’un document cadre sur la coopération dans le domaine de la migration en janvier prochain afin de le discuter et le signer entre le gouvernement mauritanien et la présidente de l’union européenne dans les prochains mois.

Les deux parties ont également convenu d’élaborer un projet de document-cadre de coopération dans le domaine migratoire en janvier prochain, en vue de le discuter et de le signer par le gouvernement mauritanien et la présidence de la commission de l’Union européenne dans les prochains mois.

• Lien média https://fr.saharamedias.net/la-mauritanie-demande-laugmentation-de-son-quota-des-visas-aupres-de-lunion-europeenne/