​Quelques éléments du puzzle  de l’affaire de Coumba Ndaw, village soninké du guidimagha mauritanien :


1- d’après des sources fiables de la communauté Ganbanaaxu, après la vive altercation chez le chef coutumier des féodaux, entre leurs hommes et l’esclave statutaire de support, ce dernier s’est excusé quelques temps auprès d’eux.


2- dans les jours suivants, sous l’influence comploteuse du chef féodal, l’esclave de support décide d’aller introduire une plainte à Ghabou contre plusieurs éléments de la communauté Ganbanaaxu. 


3- l’esclave statutaire docilement soumis au dictat de la caste féodale et maraboutique , et bien accompagné à Ghabou décide d’élargir la liste des noms incriminés. Ils ont décidé de ressortir une vielle querelle dans la mosquée arrangée entre un homme de Ganbanaaxu et la caste maraboutique obligée et alliée de l’ordre féodal. 


4- Une fois les plaintes élargies à plusieurs hommes de Ganbanaaxu dont le Maire adjoint en personne , le chef coutumier du clan féodal appelle un élément important (le ministre en personne) de son réseau pour du  soutien. En effet, il passe son coup de fil d’espoir et de secours au ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, en la personne de Amedi Camara natif de Dafort. 


Prochainement, on essaiera de détailler la suite séquence de cette histoire ombrageuse expliquée récemment par le ministre lui-même dans ses audios selon sa version. Rien que par cette dernière , on comprend en quoi et pourquoi le système  féodalo-esclavagiste est protégé et entretenu par nos officiels qui sont les premiers à contourner habilement  l’arsenal juridique contre les pratiques esclavagistes et ses différentes manifestations dans notre pays. 


Next InshAllah..!


Suite…..ce 27 Mars 2017


Quelques éléments supplémentaires du puzzle :


5- le ministre a reconnu dans ses audios avoir eu au téléphone un gendarme à Ghabou afin que l’affaire soit soustraite et réglée à l’amiable. Comprendre à l’amiable selon la source de la communauté Ganbanaaxu, le clan féodal exige qu’on leur présente des excuses et qu’on s’autocensure à la mosquée pour plaire à la caste maraboutique alliée historique des féodaux. Refus catégorique du côté de Ganbanaaxu Coumba Ndaw.


6- Notre ministre particulièrement très intéressé par cette affaire, s’est impliqué profondément par le téléphone à Ghabou, et admet avoir été contacté par le procureur de Sélibaby concernant l’affaire avant même l’arrivée des protagonistes. 


7- une situation mystérieuse s’est passée,  le clan féodal est venu à Sélibaby un jour avant la convocation conjointe destinée aux protagonistes. L’aller-retour a été effectué sur ordre de Qui et Pourquoi…?


8- dans ses audios, notre influent ministre dit qu’il a demandé au procureur de dire la « VÉRITÉ » entre eux et de ne pas  les arrêter ou faire payer des amendes. 


9- Quelle Vérité…? quand le ministre lui-même a la peine de nommer clairement le noeuds de la bagarre lors de la réunion du village. L’esclave statutaire pris comme un trophée par le clan féodal, a bien tenu des propos relevant de l’apologie de l’esclavage. 


10- ces derniers jours, le procureur a dépêché des gendarmes au village pour réaffirmer ce qui a été dit devant les parties à Sélibaby. L’existence d’une loi antiesclavagiste 2015-031 et les prêches dans la mosquée sont autorisés à ceux qui ont les compétences sans railler ou indexer personne. 


11- pour le reste, des GROS MENSONGES apparaissent ici et là pour dire qu’un décret est sorti pour légitimer le pouvoir coutumier des féodaux esclavagistes sur l’ensemble des CITOYENS du village et que la caste maraboutique détient l’exclusivité du fait religieux dans la mosquée. 


Si c’était vraiment le cas, nos compatriotes beydanes du Nord doivent se préparer à accueillir les premiers Réfugiés soninkés de la communauté Ganbanaaxu qui seront traqués et déportés par les nouvelles principautés du guidimagha mauritanien. 


12- LE DÉSORMAIS MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT « FEODALO-ESCLAVAGISTE » EST ATTENDU SUR L’AFFAIRE PENDANTE DU « JARDIN DU VIEUX » À DAFORT. 


à SUIVRE…..!


Next InshAllah.



K.S

​SONINKÉ EN FRANCE : UNE CERTAINE (R)ÉVOLUTION DANS LE CADRE OCCIDENTAL



Nous qui vivons au sein des sociétés occidentales (Europe et Amérique), avons toujours tendance à n’indexer que les influences négatives. C’est vrai, le cadre occidental permissif et libéral pour l’individu presque sur tous les domaines paraît perturbant pour nos croyances religieuses et traditionnelles. Pourtant par un autre regard réfléchi, nous pouvons observer aisément que ce même cadre nous est profitable sur bien des domaines.  Tout au long de ce modeste travail d’observateurs attentionnés, nous comptons axer notre contribution sur les communautés soninké de France. En effet l’hexagone comme cadre occidental aura eu multiformes influences et interférences au sein des milieux émigrés soninkés. Comme dit l’adage; la meilleure école c’est bien celle de la vie, et en vivant les réalités concrètes, l’homme se forme, se réforme et se déforme aussi. À part une minorité d’étudiants, le motif principal de la présence soninké en France est économique par le travail et occasionnellement politique. Par cette présence pour motif travail, nous occupons généralement pour la majorité, les emplois à très faible qualification. Cela peut s’expliquer par le taux élevé de quasi illettrisme parmi nous, et on se voit très représenté dans les domaines suivants: nettoyage, la plonge en restauration et ouvriers non qualifiés dans le bâtiment. Nos revenus issus de ces activités particulièrement dures, nous permettent d’entretenir individuellement et collectivement nos terroirs dans les pays d’origine. Dans ce cadre français où les mots-concepts  » liberté et égalité » ont un sens plus marqué et vivant que dans nos sociétés d’origine (pays et milieu socio-ethnique), nous pouvons constater une certaine redéfinition des rapports coutumiers liant les personnes. Nos employeurs et amis blancs nous recrutent en ignorant tout critère lié à nos différents statuts coutumiers ( garanké, horé, komé, tegué et d’autres). Les promotions professionnelles et les avancements se font par mérite et non pas par nom de famille. L’engagement syndical suit la même logique. Cette donne dans le cadre professionnel perturbe les anciens piliers référentiels qui catégorisent les individus par déterminisme de naissance dans nos milieux même ici hors travail. En effet le garanké qui avait été conditionné historiquement que son honneur filial viendrait en servant statutairement d’autres, trouve le cadre idéal pour se poser les bonnes questions au bon endroit. Notre garanké, un jour chef d’équipe ou délégué syndical, participant matériellement et pleinement aux projets communautaires se verrait bien remettre en question l’ordre coutumier le faisant d’éternel subalterne. Ce qui serait d’ailleurs souhaitable et instructif pour notre imaginaire collectif afin de revoir la philosophie qu’on se fait de l’Homme, ses Droits et Devoirs. Dans ce même cadre occidental d’ouverture aux multiples opportunités, nos illettrés et les faiblement instruits, intéressés peuvent accéder à une instruction dans différents domaines. Des sessions gratuites d’alphabétisation permettent certains d’avoir un niveau intéressant leur facilitant le quotidien. Nous constatons auprès de ces populations un intérêt particulier pour le fait politique et politicien du pays d’accueil. On verra un homme ignorant le nom complet du premier ministre de son pays d’origine tout sachant les origines familiales des hommes politiques français (étrangères depuis quand et d’où). Le fonctionnement de ce cadre français permettant des possibilités sur la base du droit et du mérite, nous invite à revoir certaines de nos certitudes en interne. Les français sont ouverts majoritairement et n’hésitant pas à confier leurs destinées à un homme méritant aux origines étrangères récentes. Par conséquent nous serons interpellés par nos consciences sur nos fonctionnements internes en ethnies et en castes qui font des méritants à diriger de naissance. Dans nos terroirs et nos pays, presque tout se fait pour que le dernier arrivé historiquement quel que soit son mérite n’accède pas à certains titres (chefferie, imamat et d’autres). La compréhension plus ou moins approfondie des enseignements de notre religion se généralise aussi parmi nous. Plus en plus des gens sortent de la logique faisant que le monopole du religieux soit dévolu exclusivement à certains d’entre nous (Marabouts). En effet, par les cours, les séances de Tafsir et les conférences, un certain réveil en masse se manifeste. On trouvera un homme ayant des notions intéressantes liées à la croyance et aux pratiques rituelles, qu’il n’aurait pas su dans nos milieux d’origine où l’auto-disqualification s’applique en fonction du statut social. Dans cette ouverture, nous souhaitons qu’un nouvel esprit nous anime tous pour sortir paisiblement de l’exercice coutumier de l’imamat vers celui du plus compétent en la matière. Ainsi nous sortirions de certains clichés vivaces ; par exemple le rôle du muezzin serait du fait d’un casté esclave et surtout en pensant le lier à l’exemple faussé de BILAL (RA) soit disant esclave-muezzin au temps du Prophète MOHAMED (PSL). En véhiculant consciemment ou inconsciemment des pareils faux raccourcis à l’endroit de ce grand compagnon des premières heures du Prophète, nous légitimerons les clichés négatifs qu’ont certains milieux arabo-musulmans au sujet des noirs. 



Contribution revue et reprise datant du 24 Mars 2014.

K.S

​Notre lecture des audios ministèriels à propos de L’ENVIRONNEMENT  antiesclavagiste soninké dans le Guidimagha mauritanien..!


Le réseau du forum Ganbanaaxu Fedde* a été submergé de multiples réceptions de 2 audios qui viendraient du ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, Amedi Camara, destinés à la communauté soninké et au-delà. 


Dans ces audios diffusés et relayés largement, je tiens à préciser qu’il s’est montré d’une tenue digne par rapport aux « propos déplacés et excessifs » tenus à l’encontre de sa personne et de sa famille .

Pour le reste, nous constatons qu’il s’est pris dans les périphéries de l’affaire qui a connu son épilogue auprès du procureur de Sélibaby entre les 2 parties dans la journée du 22 Mars 2017. On y entend clairement comment il a démarché dans le but de jouer le système amiable à la soninké. Il y ressort également une lecture très communautariste afin de sauvegarder les régimes féodaux qui sévissent  au sein des contrées soninké. Il se dit être l’un des premiers soninké ayant accès à la source de lois mauritaniennes en étant ministre. C’est-à-dire comprendre qu’il n’ignore pas la Loi 2015-031 incriminant les pratiques esclavagistes sous toutes ses formes dans le pays. On voudrait savoir quand il sera temps qu’il explique à ceux qui entretiennent aujourd’hui leurs cités sur des bases féodalo-esclavagistes d’antan. Par la teneur de ses propos, on comprend qu’il  n’est qu’un fils défenseur d’un ordre sociétal rétrograde soninké  qui prime sur le régime CITOYEN. Il y a 2 jours l’homme qui a menacé d’emprisonnement le président d’AMEES (Association Mauritaniennes pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles)  Diarra Souleymane et son bureau par TÉLÉPHONE, n’a tenu le moindre mot explicite sur l’événement du 6 Mars 2017 à Sélibaby marquant la journée nationale de l’antiesclavagiste. Ses appels pour une communauté soninké unie pourraient  être louables , mais UNIE sur quoi et autour de quoi..?

Certainement selon sa sortie explicative, autour des vielles assignations coutumières et inhibitrices qui conditionnent certains citoyens pour servir les prétentions princières d’autres  dans nos localités. Celui qui détient le portefeuille du ministère de l’environnement, nous apprend que ce sont les imams qui détiennent le monopole sur les mosquées en Mauritanie , et on se pose la question sur le cas soninké, qui est imam…? Sur quelles bases..? Et Surtout pour servir quel ordre..? 


Pour finir,  son explication sur les circonstances de la réunion villageoise à Coumba Ndaw ne correspond pas à ce que nous avons pu entendre du Maire adjoint Mr Diallo Housseinou sur le volet organisationnel avec le  chef coutumier des milieux féodaux . Espérons que le Maire adjoint fera une mise au point par rapport à sa thèse à l’audition de la version du ministre Camara. 


Monsieur le ministre, vous êtes bien introduit que nous dans les sources de Lois, mais paradoxalement de notre côté il semblerait que nous sommes plus disposés que vous pour l’application stricte  des lois mauritaniennes sur l’ensemble du territoire. 


Un appel à ceux qui jubilent en envoyant en masse les audios ministériels, j’espère que nos audios d’appel à une VRAIE RÉFORME de Justice et de Fraternité au sein de la communauté, ne seront pas  censurés et triés. Un tri sélectif par lequel  seuls les écarts de langage sont prisés malheureusement par certains milieux bien connus de nous,  pour nous SALIR et DÉTOURNER notre activisme.  




* Forum virtuel regroupant plusieurs membres antiesclavagistes à travers le monde. Plusieurs associations y sont  représentées notamment L’ARMEPES , L’AMEES, L’UVDS ET D’AUTRES PARTENAIRES. 



K.S





​Cri Osé : Un autre monde soninké est en gestation dans le guidimagha mauritanien. 

L’antiesclavagisme historiquement circonscrit uniquement dans le milieu beydane (comprendre les haratines victimes) était  une anomalie révélée au grand jour connaissant les réalités dures dans les communautés dites noires (soninké et peul) . Dans le milieu soninké du guidimagha , le socialement, le culturellement et le politiquement admis et entretenu depuis des années par les segments féodaux, vit ses mauvais jours. Rien ne sera jamais  comme avant après l’élan d’éveil citoyen en cours parmi ceux qui ont été utilisés toujours comme des faire-valoir numérique au profit (matériel et immatériel) d’une franche minoritaire féodalo-esclavagiste et exclusiviste.  

Je suis convaincu à jamais que ceux qui s’adonnent à certaines thèses admettant que l’Africain fut surtout durement et grandement VICTIME des méchants esclavagistes blancs  (européens et orientaux), sont atteints d’une malhonnêteté intellectuelle indicible. Aujourd’hui 17/03/2017, si le monde soninké de mon guidimagha natal sous le joug féodalo-esclavagiste pouvait vendre et éliminer physiquement certains éléments courageux à l’avant-garde l’activisme antiesclavagiste, ça se ferait avec zèle et sans aucune pitié. 


Cette période d’après 6 Mars 2017 à Selibaby, les affaires sont à suivre….!

Le défi est lancé aux gouvernants (municipal, départemental, régional et national) , une personne d’extraction sociale servile dans une communauté féodalo-esclavagiste comme la société soninké en l’occurrence, peut-elle être un CITOYEN de plein de DROIT en Mauritanie aujourd’hui…?


On dirait que l’enrôlement pose problème aux mauritaniens, mais on feint sournoisement d’ignorer l’écrasement moral et honteux vécu au quotidien par plusieurs personnes dans nos contrées féodales.



K.S

La journée mondiale de la FEMME : un mot osé sur le mariage précoce en milieu rural soninké. 

Oui, les mariages précoces portent un coup fatal et rédhibitoire à un avenir radieux de la gent féminine dans certaines sociétés du monde. D’ailleurs dans ces dernières à travers pareil régime prématuré de mariage , les jeunes hommes peuvent être également victimes d’une sorte d’assignation qui est source d’innombrables écueils dans leur accomplissement multidimensionnel dans la VIE. Mon constat se veut un clin d’oeil osé et porté sur ma société d’origine soninké en l’occurrence par rapport à la condition féminine que je pense la décliner comme une certaine condition HUMAINE tout court.
Ainsi à l’occasion de cette journée mondiale de la FEMME ce 8 Mars 2017, j’essaie modestement de répondre à la sollicitude du réseau de blogueurs mauritaniens en gestation depuis quelques jours. J’espère axer cette brève contribution sur certaines réalités sociétales difficilement abordables mais très influentes sur le fait MARIAGE PRÉCOCE impactant très nagativement la vie des plusieurs Femmes dans la société soninké. Sans vouloir s’étaler sur une tranche de vie (logique de fréquentation entre jeunes gens de deux sexes avant mariage) particulièrement discutée, discutable, crainte et troublante moralement, il faut bien reconnaître que les mariages précoces deviennent l’une des solutions prisées pour caser des ADOLESCENTS et des JEUNES GENS dans l’ordre matrimonial admis religieusement et socialement.
Dans cette situation sensible dite « la vie de jeunesse » dans les localités rurales , les jeunes filles pour ne pas dire les petites filles pour certaines, deviennent une inquiétude de premier ordre pour leurs familles. Du risque de subir les conséquences d’un premier amour précoce et hasardeux, elles tombent dans les mailles d’un premier mariage programmé et arrangé avec un prétendant méconnu généralement. En milieu rural, rares sont les filles qui continuent les études au-delà de la 3ème année collège. Et très souvent l’événement du mariage marque la fin définitive de leur scolarité. Ainsi la gent féminine subit prématurément des coups rudes d’une société passablement prête face aux apports tourbillons d’un monde très agissant sur tous les domaines. La précocité du mariage assigne fatalement les filles qui deviennent pour beaucoup des futures femmes-mères fragiles ou atteintes physiquement et moralement au sein de la sphère sociale. Cette séquence déterministe qui régit la condition féminine en milieu rural soninké , pèse lourdement sur le développement humain d’une manière générale dans la société. Très souvent le mariage arrangé dans la précocité ne rime pas avec des liens sentimentaux forts. La jeune mariée sous les pesanteurs de l’ordre coutumier, subit parfois son sort conjugal fait d’amertume et des frustrations. Ses velléités rebelles seront domptées rapidement par l’épreuve du temps et surtout avec la bascule dans la case Maternité. Il serait juste également de pointer les contraintes subies aussi par certains garçons embarqués malgré eux dans ces mariages arrangés.
Généralement, dans tous les cas de figure, ce sont les filles qui subissent les soubresauts récurrents de cette vie matrimoniale au sein de la société. En plus du mariage précoce fait d’arrangement qui cause des blessures multiformes aux femmes, il faut y ajouter les secousses du régime de polygamie. Divers impératifs admis selon les traditions ancestrales et couvertes occasionnellement sous le fait religieux , prédisposent la gent féminine à subir docilement l’ordre polygamique. De ce dernier, certains hommes ayant épousé une femme pas docile à leur goût, pensent trouver l’aubaine d’une revanche pouvant être très amère pour celle qui a déjà accumulé des souffrances intérieures pendant plusieurs années. Dans un autre sens, ça pourrait être une conséquence inévitable d’un mariage arrangé subi par un homme. En toute responsabilité, ce dernier peut porter tous les soins nécessaires à la vie conjugale pour être à la hauteur des balises familiales et sociales , mais il ne peut taire définitivement les cris d’un cœur qui n’a jamais été comblé par une rencontre choisie et accueillante en toute liberté.
Encore une fois, quelle que soit la monture de cette organisation maritale, c’est bien toujours la gent féminine sous multiples pressions , qui est durement lésée sous différentes formes.
Pour atténuer l’impact de cet ordre qui assigne plus de la moitié des populations dans ces zones rurales, il faudrait mieux revoir les comportements laisser-faire dans « la vie de jeunesse » entre les garçons et les filles. Atténuer les logiques coutumières qui font de la jeune fille un objet au service des rapports familiaux dans lesquels le machisme est roi. Permettre aux jeunes filles mariées de poursuivre leurs études, ce qui passe nécessairement par une campagne de sensibilisation de grande ampleur au sein de la société. Il faudrait également une éducation rigoureuse sur le plan religieux de l’ordre polygamique. C’est-à-dire vulgariser le code religieux et civil sur le mariage pour l’ensemble des populations via différents canaux et supports facilement accessibles.
Kundu SUMAARE

Un Cri Osé : ​Quand l’esclavagisme abject est difficilement saisissable…!

 

Ceux qui ont opté pour le DÉNI et la posture de l’indifférence comme stratégies afin d’esquiver les conséquences fâcheuses et honteuses de l’ordre féodalo-esclavagiste en vigueur, pensent que les communautés mauritaniennes sont paisibles et que les problèmes y sont créés par ceux qui osent dénoncer des réalités têtues. Par exemple dans le milieu soninké, est considéré comme provocateur des troubles par l’ordre sociétal dominant, celui qui se dit anti-féodal et anti-esclavagiste d’une manière décomplexée. Celui qui est approché et chouchouté comme étant un élément authentique et fidèle à son soninkaxu  (Vivre primitivement soninké), est un individu d’extraction sociale servile qui fera fièrement l’apologie de sa condition d’esclave statutaire. Ainsi il s’accepte dans sa caste du système stratifié qui ne fonctionne bien que si l’intouchable de « SANG IMPUR » vante son statut pour promouvoir l’ego par effet relationnel de la caste supérieure de droit divinisé. 

Les dires d’un doyen m’ont interpellé ces derniers temps, Monsieur Birama Cissokho a expliqué pertinemment qu’aujourd’hui  l’esclavagisme en milieu soninké  se pratique lors des cérémonies pompeuses et festives où les gens sont bien habillés. Il faut être très audacieux et fin pour trouver les mots adéquats permettant de décrire cette réalité aux gens non initiés aux codes qui régissent. À ces gens non initiés, nous disons que certains mots (Traditions, coutumes et cultures) sont trompeurs dans nos références internes. #CriOsé



K.S

​Un Cri Osé : les dictatures s’imposent à travers nos « logiques » confuses et irrationnelles…!



À croire que certains néo anti-impérialistes frustrés sont sensibles pour la cause du dictateur #Jammeh , parce qu’il a sorti la Gambie du commonwealth (organisme composé en majorité des ex colonies britanniques). Ceux-là mêmes si l’Angleterre ouvrait ses portes, vont vouloir s’y bousculer avec toutes leurs communautés . Nous raisonnons par défaut en transposant nos humeurs circonstancielles sur des réalités têtues qui demandent une approche rationnelle. Une partie de l’opinion publique africaine tombe facilement dans des références analytiques par oppositions stériles et irréfléchies. Au lieu d’en vouloir aux puissances extérieures aux velléités impérialistes selon leurs intérêts, nous devons nous demander pourquoi nos dirigeants exploitent sournoisement nos faiblesses structurelles dans tous les domaines en nous maintenant dans l’éternelle situation d’être colonisable à tout moment. Les colons d’hier trouvèrent des failles ethnicistes parmi la mosaïque des peuples et des sous-peuples parmi nous, ce qui a facilité en partie leurs implantations par stratégies de discordes internes. Aujourd’hui encore, si les anciens colonisateurs sans écueils extérieurs , décident de refaire l’ordre d’antan, le processus pourrait être même plus rapide.  Parce qu’on constate un éveil plus large parmi nos entités identitaires, et cet élan de conscientisation favorise l’Homme tribal, ethnique et communautaire au détriment du patriote désintéressé  aspirant au statut d’Homme d’Etat. Aujourd’hui, dans un pays bien connu, quand une personne est promue ministre d’un état dit démocratique, c’est sa tribu ou sa communauté qui se considère honorée et promue. On peut même se permettre une fête tribale et ethnique à l’occasion. Ainsi l’échec ou le déclin est lu et vécu également selon cet ordre, aujourd’hui l’ethnie de Jammeh vit probablement son exil comme une humiliation , et nourrirait des ressentiments de revanche, alors qu’il n’était qu’un petit tueur accroc au pouvoir en confondant sa personne avec L’ÉTAT.



K.S

​Cri Osé : Nos grosses larmes de crocodile en Gambie..!

La Gambie, une bande de territoire au coeur du Sénégal s’est libérée ce soir de son dictateur fétichiste #Jammeh grâce à une conjonction de plusieurs facteurs. Le premier de ces derniers et le plus actif reste le choix osé et décomplexé du PEUPLE GAMBIEN. Et la suite n’est qu’un entêtement calculé du charlatan président battu sèchement pour trouver un gîte provisoire en espérant échapper à tout retour sur son passé humainement trouble voire tâché de sang. Finalement dans ses derniers soupirs de fin de partie annoncée par les forces de la CEDEAO , un autre ex putschiste s’est activé tardivement pour un sauvetage , et ce dernier a été rejoint par le président guinéen Alpha Condé pour soigner une sortie devenue inévitable. 

L’intrigue de ce film qui marque la fin du régime #Jammeh commencé en 1994, pour nous mauritaniens, est l’activisme intéressé de notre raïs vu et considéré comme un conciliateur colombe à l’opposé d’autres dirigeants de la sous-région qui ont accompagné sincèrement le processus post-vote en rassurant le président élu A. Barrow. 

Bravo à tous les INTERVENANTS pour cette issue arrangée qui évite les coups de feu qui allaient coûter des vies bêtement. 


Après,  on se permet une autre lecture par un décodage minutieux en comparant nos réalités intérieures en Mauritanie avec les manoeuvres agissantes du président pour la cause gambienne ou plutôt la cause Jammehienne. Notre général qui serait  préoccupé par la situation politique d’un pays frère, oublie étrangement en ostracisant sur plusieurs domaines une partie importante de son peuple. Si c’était  une autre partie expatriée du peuple en Gambie qui aurait motivé l’implication du raïs via un lobby pour éviter des perturbations de son business . Dans un pays où les rafles racistes visent les étrangers noirs principalement sans qu’il n’y ait le moindre mot officiel en aucun moment, on se demande comment les bons sentiments du président puissent être  largement généreux extra-muros. Le Sénégal démocratique de Macky Sall accueille le président élu, et tient un discours ferme face à Jammeh, et notre pouvoir habituellement tourné vers l’horizon arabe, s’est trouvé subitement  une « fraternité douteuse » à l’endroit de la zone d’Afrique noire. On se préoccupe pour les gambiens en Gambie alors que certains de notre propre peuple qui ressemblent aux gambiens physiquement, sont traités comme des intrus et humiliés socialement, économiquement et politiquement. Si notre président pouvait secourir avec le même punch tous les « damnés » victimes de l’enrôlement biométrique à l’intérieur comme l’extérieur, ça serait louable  .  Et un élément compte également, à Banjul, le mouvement IRA n’a pas créé une structure à ma connaissance , le contraire aurait certainement  impacté l’intérêt du raïs pour ce pays, connaissant son acharnement contre la diplomatie militante IRAOUIE.

En résumé, on est inquiets pour le sort d’un « peuple ami » alors qu’à l’intérieur on fait semblant d’ignorer les humiliations quotidiennes vécues par l’écrasante majorité de son propre peuple. Au final, la fraîchement « ministrée » comme dirait mon ex prof de lycée Sneiba, qui a versé les larmes de crocodile au sein de l’assemblée nationale pour les palestiniens, était sur la même ligne sentimentale que son parrain président. 

Notre modeste devoir est de constater et  surtout faire remarquer en guise de TÉMOIGNAGE DES CONSCIENCES.


K.S








L’émission Télésud : le message d’ARMEPES ET LE FORUM GANBANAAXUN FEDDE. 


Dans notre combat pour extirper soni kaara  de toutes ses tares , pour semer  les grains de la fraternité   et de la concorde communautaire  nous nous sommes organisés      en structure  et nous avançons à visages découverts  sans pseudo  ni artifces  brouillant  nos identités  respectives .Notre message que l’on accepte  que l’on ne l’accepte pas , que  le restitue fidèlement  que  l’on tronque , que l’on caricature   notre message  : le debat sur un nouveau projet de société  faisant   le deuil des assignations    mérite d’exister sinon  s’impose d’elle même . Aucune  société  ne peut se prévaloir  de promouvoir la fraternité    , la concorde  si   une partie  de cette société se glorifie , s’enorgueillit sur les tragédies   et les malheurs  qu’on   subit   tout un pan de sa composante  que l’on  nomme jadis et encore  esclaves , oui   esclaves .Dans notre   communauté soni kaara  toute remise  en cause de  des assignations sanctifiées     est  vite  déformée, caricaturée.J’appelle assignations  le fait  qu’un Traore  , un coulibaly ,  cissokho , un Diarra pour  ne citer que cela et de l’ensemble Dionkourou   portent  en  eux   une malédiction  qui les assigne  dans la catégorie komo( esclaves ) ,    un esclave  pour parler avec provocation   maire  ou candidat  à  un poste électif    est  mal vu , mal interprété ,  ministre  fait des vagues sinon des marées  dans  notre communauté soni kaara. Certaines personnes  devraient restées   sans perspectives sinon  être  des queues  que l’on traîne   dans toutes les vilenies et impuretés  .Ceux qui se glorifient  d’être des esclaves  je leur dis  c’est la  chanson du Cygne , plus le cygne est proche de sa fin  plus il chante  bien . Armepes à travers son initiative Ganbanaaxun Fedde,  va au delà  des querelles stériles pour parler de fraternité , de progrès et de développement de soni kaaara .Le bilan de l’ordre établi  millenaire    n’est  que hoquet suffocations , crises,  respirations manque de souffle et d’énergie .Notre noblesse  à prix de sang  et de villages brûlés , d’enfants  volés aux patronymes modifiés ( car le sang peut être coulibaly dans  un village  et  korera dans un autre , Traore dans un autre ) , des bamabaras  usés et abusés , cette noblesse là on ne  peut s’en glorifier, cette noblesse  doit demander pardon pour la mémoire des siens .Car   notre statut social  n’est pas forcément  lié  à ce que   faisaient nos aïeux  ou à ce que nos aïeux ont subi  , cette position du droit divin n’a rien apporté   à notre destin  !Soyons réalistes , humbles et pragmatiques.Cette vision figée  n’a semé  que méfiance  et défiance  à long terme . En parlant  de manière incisive : Les komos  ainsi désignés ont trop subi  , les komos  ont trop encaissé  mais  ne cherchent  pas à se venger , mais veulent  une nouvelle réorganisation des choses  , pour la paix  et  la paix civile . Ce message   nous la martèlons bientôt  sept ans , on nous accuse d’être une structure d’esclaves  mais nous tenons , notre passage sur Télésud   est là pour témoigner  que notre message est un message de fraternité et de progrès . Ganbanaaxu un jour  Ganbanaaxu pour toujours .https://www.youtube.com/watch?v=yFVn_oV04Ck&feature=youtu.be



Traore GAYE, Président Armepes France , initiateur de Ganbanaaxun fedde .

Le cas ​Mkheitir questionné : Quand nos vraies intentions nous rattrapent..!!

Nous l’aimons et chérissons. Nous invoquons les Prières du Dieu Tout Puissant en sa faveur au minimum 10 fois dans une journée rituelle normale. Nous reconnaissons et proclamons qu’il est d’un caractère sublime et meilleur de la Créature. Nous admettons suivre son modèle en TOUT…oui en TOUT peut-être…!?

Nous croyons que Sa Vie est une grande leçon pour nous et que son apparition parmi l’humanité est une Miséricorde pour les Mondes. 
Mais tristement, certains parmi nous qui s’arrogent presque l’exclusivité de son patronage spirituel et savant, se sont formés en ordre clérical légitimant nos organisations sociales qui sont aux antipodes de la société prophétique révolutionnaire du 7ème siècle. Au cours de ce dernier, un ordre social MIRACLE permit à un Noir fraîchement délié du joug esclavagiste, d’être accepté et introduit dans la tribu Koreichite par le lien matrimonial. Ainsi cette société bâtie sur une CORDE INÉBRANLABLE qui est la FOI, fit du délaissé et dénigré par l’ancien ordre arrogant et ignorant, UN DIGNE qui s’opposera avec ÉNERGIE aux conditions qui furent les causes premières de son statut d’antan. Dans cette même société du 7ème siècle , le fils adoptif du LOUÉ méritant les louanges innombrables, épousa la cousine de ce dernier. Ce fils adoptif, qu’on admet d’être issu d’un statut subalterne, eut déjà et aussitôt la possibilité d’être dans la famille très proche de Celui qui sans doute ne l’avait jamais traité comme « esclave » selon nos références à nous dans nos sociétés dites musulmanes d’aujourd’hui.  

Il faut avoir le COURAGE de dire que nos sociétés majoritairement musulmanes ne peuvent en aucune manière se mesurer à cet ordre social presque idéal du 7ème  siècle qui regissait les rapports humains dans la DIGNITÉ et la NOBLESSE de caractères. Nous, aujourd’hui, le formalisme est devenu une référence des conventions sociétales par lesquelles les anciennes considérations du temps du paganisme, sont entretenues et mises en avant. Nos sociétés sont hiérarchisées en « purs » et « impurs » au 21ème siècle , presque 15 siècles après la RÉVOLUTION POUR L’HOMME HUMBLE au coeur du Hedjaz d’Arabie. Aujourd’hui pour démasquer le mimétisme fait du paraître, aller voir un chef religieux pilier de l’ordre social de son milieu, s’il accepte de suivre l’exemple du Prophète en intimant une proche d’épouser un homme d’ascendance « servile ». On dirait que c’est encore tôt, il faut mieux attendre le changement des mentalités dans le futur. Bilal , le compagnon habashi de l’ordre social prophétique, ne fut pas recalé dans une condition inférieure en attendant plusieurs générations pour une éventuelle préparation de mentalités. La réalité aujourd’hui chez nous, est que tout s’organise en aclamant bruyamment notre SUPER AMOUR au Prophète (PSL) tout en haïssant foncièrement son Modèle Communautaire. Notre tri sélectif est flagrant , on voudrait apparaître comme une communauté par les hysteries collectives de circonstances et sans véritable fond, alors que chacun d’entre nous urge à référer à l’héritage de ses ancêtres d’abord quand on appelle au modèle sociétal promu il y a  plusieurs siècles par Celui qu’on défend avec zèle  même par l’appel ouvertement au meurtre d’un parmi nous. 

En ce début de l’année 2017, notre jeune compatriote risque toujours la peine de  mort en Mauritanie. L’appareil étatique qui utilisait au départ l’affaire du jeune blogueur , semble être dépassé par un magma diffus d’hommes et de femmes qui veulent se faire du forgeron. Ceux qui par remontrances pour le regard de l’international musulmanisme, veulent le châtier, oublient que si le modèle de société mis en place et légué par le Prophète  (PSL) au 7ème siècle, était suivi ou avait inspiré nos références communautaires, Mr Mkheitir le mualem « impur » n’aurait pas probablement eu la réflexion polémique. Nous vivons dans une certaine ambiguïté comme croyants, on se rappelle mutuellement pour invoquer la Miséricorde de la Verticalité alors qu’on se refuse entre nous les Rapports Dignes sur l’échelle horizontale. Le cas Mkheitir est une ÉPREUVE PROFONDE pour nos sociétés dites musulmanes et surtout pour l’ordre clérical tribalo-ethnique. Apparemment pour l’instant les passions obscurantistes ont eu raison sur les urgentes leçons à tirer de cette ÉPREUVE. 
Posons en toute simplicité et en toute sincérité…UNE SEULE QUESTION, Pourquoi Mr Mkheitir s’est plaint du statut de forgeron dans nos sociétés dites musulmanes…? 

L’épreuve est finalement pour chaque CONSCIENCE…RÉFÉRENCE PROPHÉTIQUE  ou références ancestrales..? ??

K.S