Un Cri Osé : l’esprit féodal soninké en 2016.


T’es contre l’esclavagisme social par statut, contre le système de castes, et contre une certaine organisation sociale exclusiviste sur le matériel et l’immatériel chez les soninkés. 
T’auras à affronter certains refrains prisés des adeptes fervents partisans de l’ordre féodal et esclavagiste à la sauce soninké : 
C’est parti…!

– tiens t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ma grand-mère aurait donné tous ses vieux habits à la tienne qui n’avait rien, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans le passé ton père n’avait pas de terre cultivable dans le village, c’est mon père lui aurait prêté un périmètre de notre champ et c’est grâce à ça que t’es vivant là,

-t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, ta mère n’avait rien, c’est ma tante qui lui avait donné de quoi se vêtir,

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’ai vu manger chez mon oncle à plusieurs reprises,

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui avec un compte bancaire, alors que ton oncle était le berger pauvre de mon oncle au village, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, quand tu étais primo arrivant dans l’aventure à l’étranger, mon grand frère t’avais hébergé gratuitement pendant 6 mois , 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, tes ancêtres ont vécu et morts dans l’esclavage au village. 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, dans ton enfance, mon oncle boutiquier t’avais donné des chaussures alors que tu marchais pieds nus à cause de la misère,

– tiens t’es gonflé et ingrat encore , la dot de ta première femme a été empruntée auprès de mon oncle maternel arrivé de la France, alors que t’avais rien du tout, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, je t’avais vu manger chez mon oncle très souvent, quand tu étais élèves à Nouakchott, 

– t’es gonflé et ingrat aujourd’hui, alors que quand ton père était décédé, son linceul a été fourni par mon père et que tous les frais afférents au deuil pendant plusieurs jours ont été supportés par notre famille…..

La liste n’est pas exhaustive pour détailler la réthorique argumentative véhiculée fièrement avec le zèle risible et pitoyable  qui va avec. 
Et c’est sur pareil fond discursif qu’on croit pouvoir restaurer un jour la mémoire fanée de l’empire du Ghana  (wagadou), et espérer suivre le peloton des peuples au 21ème siècle.
K.S

Pourquoi Mr Diokhoba Coulibaly a été « dépecé » par la meute féodale sur les ondes d’une radio communautaire.? 

Fin janvier 2015, j’avais consacré une modeste contribution (http://www.kassataya.com/vous/16019-radio-diaguily-une-voi-e-x-libre) à la Radio Diaguily, une webradio communautaire soninképhone basée en France. J’avais pris contact avec un des responsables . Après avoir émis mon souhait, la personne  m’avait dit qu’il aimerait lire l’article avant sa publication, ce qui a été fait sans arrière pensée. J’estimais que les soupçons d’un éventuel parti pris de mon écrit, n’étaient pas fondées apparemment. Depuis cet organe de COM qui compte désormais dans le paysage médiatique virtuel soninké et mauritanien, fait son bonhomme de chemin à travers divers sujets abordés. Parmi les thématiques en débats, celle qui a trait à l’esclavage et ses corollaires societaux très vivaces en milieu soninké, bouillonne les passions et les tensions des uns et des autres en fonction des milieux d’extraction sociale et statutaire. Ainsi , on ne peut éviter de décortiquer les prises de paroles en premier lieu de tous ceux qui animent, organisent et orientent les différents échanges avec les auditeurs. La radio est annoncée sans tabous. Ce « Sans Tabous » suscite des interrogations eu égard d’un certain alignement discursif trop suspect constaté entre certains intervenants et l’équipe animatrice censée neutre dit-on. 

Hier soir 21 octobre 2016, les propos d’un certain Diokhoba Coulibaly, ont eu droit à une édition spéciale et une programmation hâtive sur l’antenne. Mr Coulibaly, ressortissant mauritanien vivant en Angola,  a tenu des propos acerbes à l’endroit de ceux qu’il  considére comme des tenants zélés de l’ordre féodal ayant un versant social foncièrement esclavagiste. Ces propos ont été tenus dans une plate-forme d’échanges créée par l’Armepes-France ouverte à toutes les personnes qui veulent s’engager et sensibiliser mutuellement sur les tares sociales qui affectent la communauté soninké. À titre personnel, en étant membre actif de cette association, je confirme librement ma position qui est de dire que les prises de paroles teintées d’un certain ressentiment caractériel et excessif , n’arrangent en rien les causes défendues. Ceci étant dit, j’ai appris que les propos tenus par Mr Coulibaly auraient fuité ou une taupe parmi les membres l’aurait trahi en partageant largement l’audio de ses dires. Je suis sûr d’une chose, notre camarade et frère Yimbi kumma pour son nom de rappeur, a monté deux fils audio via YouTube de nos interventions dans le groupe WathssApp qui sont partagés largement et accessibles à tous via Facebook notamment. De ce fait, l’idée malhonnête laissant entendre qu’on aurait découvert des manoeuvres louches d’un groupe virtuel donné par ricochet l’association Armepes-France, n’est qu’une énième tentative de saboter et de discréditer ce qu’on a la peine psychologiquement et socialement  d’admettre son existence. Une association mauritanienne qui axe son engagement dans une optique transversale de la problématique de l’esclavage et toutes ses séquelles notamment chez les soninkés. 

J’ignore par quel canal, les propos de Mr Coulibaly sont arrivés à l’équipe animatrice de Radio Diaguily, il aurait fallu mieux d’élargir les investigations afin d’avoir une lecture large et équilibrée des tenants et les aboutissants. Mais larguer ainsi un individu en diffusant ses propros tenus originellement en espace privé sans savoir à décharge s’il y a eu des réponses-audios en privé aussi graves et inadmissibles , nous apprend beaucoup sur ce qui pourrait sous-entendre par Radio sans Tabou. Au final, le dépeçage public du Monsieur a eu lieu au grand bonheur de la meute féodale et esclavagiste de l’international soninké. Déjà en privé, un élément très remonté vivant dans la douce France, s’est permis de dire à Mr Coulibaly qu’il mérite la mort en comparant son cas à celui de l’équipe rédactionnelle de Charlie Hebdo décimée tristement par une équipée sanguinaire d’un islamisme violent. Il serait urgent que Radio Diaguily s’active afin d’avoir l’audio de ce Monsieur très courageux apparemment et l’inviter si possible pour qu’il confirme ses dires. Pour ce type, les propos tenus par Mr Coulibaly sont similaires aux caricatures de Charlie Hebdo,  et il s’est déclaré en éventuel Kouachi issu des milieux féodaux et esclavagistes du monde soninké. 

Sur la supposée neutralité de l’équipe animatrice, j’ai été toujours troublé par la teneur et l’approche de certains propos tenus par des uns et des autres en fonction de la thématique en débat. Selon si ce dernier concerne les problématiques du cadre mauritanien en général ou l’enclos communautaire et particulariste soninké, on constate avec flagrance les écarts de raisonnement et les orientations plus ou moins assumées. Ne pas avoir des tabous, c’est effectivement la nécessité d’accepter un certain jugement sur ce qui nous interpelle. Une Radio, outil déclaré d’appui et d’accompagnement d’une réforme sociale et politique, on doit suivre de près  sa cohérence sur les principes qui doivent primer sur nos obédiences sociales et statutaires . Ainsi la forme et le fond doivent être assumés  ouvertement sans les mécanismes réthoriques qui ne trompent plus. Dans le passé, on a su trouver un individu dit d’extraction sociale esclave qui a fait l’apologie du système de l’esclavage social chez les soninkés. Cet invité amicalement accueilli et écouté, l’avait été en guise d’un souci équilibriste entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour….. LE SYSTÈME DE L’ESCLAVAGE SOCIAL et LA NEUTRALITÉ PROCLAMÉE  est dans un camp forcément . L’évidence d’un double jeu guette à l’horizon et la tournure très entre soi de l’émission inquisitrice hâtivement concoctée pour « tailler du Diokhba »  nous confirme. Pour paraphraser notre frère Gaye Traoré ;  mettre l’eau chaude et l’eau froide dans une même bouche, on obtient de l’eau tiède qui n’est prisée que pour laver le corps du mort. Et nous nous sommes compris.

K.S

Un Cri Osé : ​J’ai mal à mon « Noir »…!!


On est en 2016, dans ce monde-village , aucun éveil ne se pointe devant interpeller les tenants de l’ordre féodal mentalement et psychologiquement esclavagiste parmi nous z’autres damnés parmi les Peuples du monde. Comment peut-on faire comprendre à un invidivu qui croit dur comme fer que sa dignité en honneur héréditaire dépend du respect strict d’un schéma hermétique dans lequel l’existence de la case « des esclaves » est un impératif absolu, que les Noirs brésiliens ou saoudiens sont une BLESSURE BÉANTE affectant l’Homme Noir éternellement parmi les Peuples..?
Un Peuple qui ne regrette pas une partie de son Histoire et s’en vante même surtout concernant l’inégalité en dignité et en honneur en son sein, est un Peuple portant des prédispositions évidentes d’une facile soumission. À travers un tel cadre de référence très étriqué et primitif faisant du village asséché et aride le centre de son « monde », on comprend mieux pourquoi ce sont des portugais et des hollandais qui ont été les premiers chez nous pour nous « braconner » et non l’inverse . L’adage dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, si aujourd’hui  une représentante cooptée (Noire) du pouvoir mauritanien, pour soigner le système de domination notamment l’ordre esclavagiste, se permet de soutenir que les communautés noires mauritaniennes  (hors haratines) ont été aussi esclavagistes. Du vrai sans doute, car le mauritanien issu des bonnes tentes et des bonnes cases, hérite d’un premier segment de promotion sociale  acquise d’office par sa naissance, et de ce statut il se construit socialement, intellectuellement et psychologiquement par opposition à un référent subalterne . Ce dernier par déterminisme et selon les convenances admises, porte d’une façon imagée tous les clichés de la NÉGATIVITÉ concernant l’immatériel et le matériel. 

K.S

​Rien d’étrange : du réchauffé encore et toujours. 

Gaston kelman, un proclamé écrivain franco-camerounais qui disait que les noirs mauritaniens sont bien lotis dans le pays. Pour l’illustration de ses inepties en service commandé, il déclare que le personnel de l’ambassade de Mauritanie à Paris, est majoritairement Noir. Le noir qui n’aime pas le manioc est bien connu des mauritaniens, et après un silence de quelques années, le voilà aux côtés de Saad Louleid , le transfuge d’IRA et président d’un nouveau « parti portefeuille » El-Rabat fraîchement reconnu par Nouakchott. Kelman et Louleid réunis à l’occasion du colloque d’aujourd’hui (18-10-2016) organisé à l’assemblée nationale française par une officine affiliée au système françafrique, participent aux manoeuvres vaines du régime mauritanien pour se faire une réputation digne. Une rencontre au parfum d’un business diplomatique qui dilapide les deniers publics par des procédés amateurs profitant aux conseillers obscurs . Ce système pitoyable noircit davantage l’ordre étatique mauritanien qui bafoue les droits humains et incarne le système de domination dénoncé par les militants abolitionnistes et les défenseurs des droits humains. Quel ridicule avec ce montage que seul le  fric rend possible, le fait de voir Mr Saad Louleid accompagné d’un autre Noir non haratine de plus non mauritanien, pour parler de la situation des droits humains en Mauritanie.  C’est bien lui Saad qui broyait du rouge parce que le mouvement IRA aurait été accaparé par ceux qu’il appelle les kwori (Noirs non haratine). Quant à Mr Kelman, il a eu une rare occasion d’avoir un petit billet et il ferait mieux de s’intéresser au règne « royal » de Paul Biya. Cette rencontre tenue sous l’habillage de la traîtrise, de la « prostitution » intellectuelle et du business diplômatique, ne peut être qu’un évident énième échec qui ne grandit nullement ceux qui l’ont initié depuis Nouakchott et ailleurs. 
Dehors aux abords de la représentation française, les militants défenseurs des droits humains et les abolitionnistes du mouvement IRA qui serait l’objet de l’équipée lucrative Saadiste, ont pris rendez-vous en scandant les slogans qui dénoncent la manoeuvre mensongère intra-muros. La réalité de la Mauritanie connue aujourd’hui à l’international, ne peut pas être changée miraculeusement par quelques suceurs du fric facile dans une salle oubliée au sein de l’assemblée nationale française. Tout est petit avant cette cellule calomnieuse du 18 octobre 2016 à Paris et le restera après sans doute. Saad « chewing-gum » sera sans saveur et jeté comme d’autres avant lui, le soleil continuera de briller par la Grâce d’Allah azzewejjel.
À suivre la prochaine manigance anti-IRA…!!

K.S

Écoutez  « Soninkara, Ganbanaaxun Feddé part 1 » sur YouTube

Communiquer pour conscientiser, car conscientiser, c’est AGIR.
Le fil audio whatsApp des échanges sur les mentalités féodales en milieu soninké. 

Un Cri Osé : Daoud Ould Ahmed Aicha, ​Il est à suivre…!!!

Il s’appelle Daoud Ould Ahmed Aicha, le chef du nouveau parti récemment reconnu par les autorités de Nouakchott. Le parti Nida al-watan  (l’appel de la patrie) est le dernier né parmi les partis politiques dont le référent communautaire constitue ouvertement un élément essentiel qui motive  alors que d’autres mouvements  (RAG et FPC) qui récusent tout communautarisme, sont refusés ou en hibernation par le ministère de l’intérieur du pays. Selon une source médiatique parue ces derniers jours, le parti de ce monsieur connu pour ses joutes négrophobes , veut créer 《l’état national en Mauritanie et consacrer l’identité arabo-maure ancestrale》. Sa posture extrémiste est claire et nette, comme on entendait le slogan « la France aux français » au sein des milieux extrêmes droite en France, « la Mauritanie aux maures » point barre. Le chef du nouveau parti s’autorise à une révision historique pour assoir ses thèses idéologiques et politiques. Une résistance anticoloniale exclusivement arabo-maure aurait permis la fondation de la Mauritanie actuelle qui accueille certains intrus arrivistes noirs (non haratines). La dangerosité de ce courant fait du baathisme haineux , du panarabisme obsessionnel et d’un national socialisme culturel et exclusiviste, ne semble pas inquiéter les services TRÈS renseignés des autorités mauritaniennes. Un extrémiste comme Mr Ould Ahmed Aicha, est certainement assimilationniste qui voudrait une Mauritanie monoculture à préserver du péril nègre . Quand on relie l’avènement officiel de ce parti aux velléités totalitaires connues de tous,  avec le « dialogue national inclusif » en cours au sein du palais des congrès, on dirait que certains dialoguistes sincères sauront  plus tard qu’ils étaient pris dans un cirque sans nom à leur insu. Le ministère de l’intérieur qui envoie ses éléments encadrants au palais des congrès pour superviser  (surveiller et espionner) , est le même qui estime que les positions connues publiquement « négrophobes » du parti Nida al-watan sont admissibles dans l’échiquier politique national. Peut-être les limiers du VRAI pouvoir (tribus+clergé+fric) ont un PACTE SERMENT méconnu de nous Z’autres , qui interdirait qu’on refuse de reconnaître un parti créé par un Maure en Mauritanie. Mr Ould Ahmed Aicha saura s’entourer des éléments déçus par « la méthode douce » du régime actuel qui donnerait de l’importance aux autres composantes non maures, à leur goût. Panarabe étriqué et complexé, il sera rejoint probablement par une certaine élite haratine en quête d’arabité qui l’honorerait vis à vis de son semblable (peul, soninke ou wolof) par la peau perçu comme un intrus à la nation mauritanienne. Le gouvernement mauritanien est pourtant très en alerte sur certains critères ressassés pour refuser des mouvements politiques et associatifs, (communautarismes, extrémismes et autres). Et là, la donne a peut être changé, si ce paraissant berger des chameaux Ould Ahmed aicha et ses potes ne sont ni extrémistes et ni communautaristes, on se demande ce qui motive vraiment la non reconnaissance des FPC de Mr Thiam, d’IRA et du RAG de Biram Dah Abeid et ses amis. 

K.S

​Nouakchott 10 octobre 2016 : la manifestation abolitionniste réprimée encore et toujours. 

La manifestation a été organisée par les militants abolitionnistes du mouvement IRA-MAURITANIE ce lundi 10 octobre 2016 dans la capitale mauritanienne. Cette sortie populaire s’est insurgée pacifiquement pour demander la libération immédiate et sans conditions des leaders abolitionnistes arrêtés injustement et écroués arbitrairement par les services étatiques à la suite d’une manipulation honteuse et d’une machination judiciaire autour du domaine terrien bouamatou. Cela fait 103 jours que ces consciences libres sont privées de leurs familles et camarades . 

Comme dans le passé devenu sinistre , la police sous désordre s’est acharnée contre des paisibles manifestants. La répression a été rude et haineuse avec plusieurs arrestations . Nous dénonçons ces pratiques brutales d’une police inconsciente et utilisée par une machination politicienne d’un régime militaro-affairiste qui règne par la violence et la tromperie. Nous demandons au personnel politique et intellectuel dialoguiste du moment ou non de prendre leurs responsabilités par rapport à ce pouvoir foncièrement extrémiste qui menace l’existence du pays à terme.

K.S

​Le nationalisme en « mauritanien » se fait au nom d’un communautarisme très étroit.

En « mauritanien », le référent nationaliste dit arabe ou négro-africain n’est jamais socialement, intellectuellement et politiquement SAIN. L’un comme l’autre porte des velléités totalitaires à travers des postures déterministes qui admettent difficilement l’émergence une VOIE(X) éclairée du juste milieu. Ces nationalismes très étroits basés sur un unilatéralisme tribalo-communautaire et racial, font que le Citoyen est brimé d’office par un cadre de référence qui s’est développé politiquement en contrant volontairement l’érection d’un État-nation à cause d’un ultra-communautarisme très agissant. Et l’ordre étatique mauritanien s’est accommodé avec une certaine habileté sournoise en mettant en place un perpétuel dosage équilibriste au sein d’un Non-État . 

Par les temps qui courent, vaut mieux s’essayer à l’abolitionnisme qui s’oppose de fait à toutes les postures partisanes qui s’activent exclusivement pour une « Mauritanie » sensiblement « exprimée » en leur langage exclusiviste. Très souvent, les nationalistes racialisent à outrance toutes les problématiques qui minent ce pays qui n’est pas encore un digne de ce nom , sauf UNE, celle liée à l’esclavage et ses différentes manifestations qui traversent l’ensemble des communautés. Les nationalistes de tous les bords savent que ce qu’ils défendent au fond, est loin d’être innocent des pratiques socialisées indignes humainement qu’on voudrait taire par l’esquive et la fuite en avant. D’ailleurs le seul point de convergence qui peut reunir un communautariste négro-africain sudiste et un tribaliste arabo-berbère, consiste à minorer la problématique de l’esclavage et ses corollaires dans tout ce qui a trait à la question  NATIONALE. C’est pourquoi l’engagement anti-esclavagiste ne mobilise pas grandement parmi les forces vives des causes tribalo-communautaristes. Hier comme aujourd’hui, les uns et les autres veulent faire croire que leurs revendications identitaires quoique légitimes sur le plan national, doivent passer en priorité quand une frange très importante du peuple subit un système de domination multidimensionnelle liée intrinsèquement au référent identitaire et culturel. En langage « mauritanien » pour ne pas dire « africain », l’engagé politique et associatif peine à élargir ses horizons afin d’éviter l’approche ethniciste transposée à l’échelle nationale. On voudrait être le révolutionnaire bruyant  à l’extérieur au profit de son « peuple » tout en se montrant très discret en interne sur les tares érigées et chantées en « valeurs sûres » à défendre méthodiquement. 

 

L’abolitionnisme transcommunautaire et révolutionnaire remet L’HUMAIN DIGNE par essence au centre des enjeux nationaux  en dehors toutes les autres considérations particularistes. Ainsi, les nationalismes étroits et logiquement réactionnaires des uns et des autres, trouvent troublant l’abolitionnisme qui s’érige vaillamment contre un ordre fonctionnant autour d’un dominant de droit divin sur un dominé de naissance par fatalisme. Si on recherchait un Vrai NATIONALISTE MAURITANIEN qui défendrait l’ordre Citoyen, il faut sans doute s’orienter vers les milieux abolitionnistes. L’expression abolitionniste est une mouvance politique qui prendra de l’ampleur dans le futur, et son but premier serait de défaire l’ordre tribalo-communautaire qui sévit dans toutes les communautés où la QUALITÉ DE CITOYEN est sabotée et prise comme une seconde nature au profit d’une référence inhibitrice profitant à une minorité exclusiviste.

K.S

Un Cri Osé : En dialoguant de TOUT…!?

​Espoir d’un débat: inclusif sans nulle exclusion nulle part..!

Le référent féodal se manifeste généralement en nous « inconsciemment » par certaines postures politiques et communautaires ayant trait à la question nationale. Espérons que « dialogue » national  dit inclusif le soit également et profondément au sein de nos premières entités politiques qui sont les tribus et les groupements ethniques. Que ceux qui revendiquent à raison sur le plan national au nom d’une communauté quelconque au détriment du CITOYEN TOUT COURT, ne soient pas ceux mêmes qui évacuent hâtivement d’autres expressions « révolutionnaires » qui s’interrogent légitimement. Un Homme d’État a pour marqueur principal celui qui ose interroger d’abord son héritage social (matériel et immatériel) qui lui accorderait des privilèges acquis d’office. En « mauritanien » , l’ordre qui exclut du National est une transposition élargie d’autres ordres qui excluent localement. Ainsi pour une Nouvelle Mauritanie, chacun d’entre nous, doit être disposé à participer à des « mini palais des congrès » dans nos contrées. Sinon…on peut gagner en communautaire ou en communautariste dans le palais des congrès à Nouakchott, par contre l’émergence d’un Homme Citoyen prendra un coup rude.

L’artiste et le patriotisme d’engagement : Demba Tandia promu ou piégé…!?

Crédit photo : Profil Facebook de l’artiste 

La photo a été  vue et beaucoup vue par la toilosphère soninké et au delà. La belle prise du chanteur soninké Demba Tandia tenu respectueusement à côté du général Ould Abdelaziz, a été diversement commentée par nous Z’autres en langage « mauritanien ». Par les temps qui courent, toute personne qui évolue dans un environnement impliquant une prise avec un public donné, devient de fait une personnalité. Chez nous où le National est plus qu’utilisé qu’entretenu au fond , cette personnalité s’exprime d’abord en communautaire, en tribal et en ethnique. Le chanteur, natif de Ajar dans le Guidimagha mauritanien, est l’une des voix mélodieuses de l’international fan soninké de la musique. Et de ce cadre ethnocentrique transnational, l’homme est aussi un citoyen d’abord même si beaucoup d’artistes de son espèce, s’accrochent aux rapports traditionnels et coutumiers très inhibiteurs pour l’ordre CITOYEN dans la conscience collective de leurs Fans. 
Sortir de ce carcan très entre soi communautariste, pour s’exprimer à l’échelle nationale en passant par les hautes autorités étatiques , il faut y réfléchir et s’attendre à une suite à double tranchant. D’un certain patriotisme proclamé même restant à définir le Vrai Fond, on devient systématiquement politique ou utilisé politiquement en s’affichant fièrement avec le chef de l’État de cette « Mauritanie de 2016 ». En plus de cette photo prise au sein du bureau présidentiel semble t-il, le message d’après entrevue publié sur le profil Facebook de Mr Tandia dénote une teneur encenseuse  très politique au bénéfice du Raïs. Ce dernier est encouragé dans son oeuvre de construction de la « Mauritanie Nouvelle ». Tout un choix politique clairement exprimé, qui aura logiquement une suite appropriée dans les analyses n’en déplaisent les fans passionnés du chanteur. Sous reverse d’un éventuel communiqué moins emprunté que celui mis en sortie publicitaire dans son profil Facebook, le chanteur s’est révélé une autre voi(e)x qui aura des traces parmi son public. De la référence foncièrement communautaire et ethnique de son activité artistique, il n’est pas aisé de passer à un patriotisme d’engagement honorable si on ose s’afficher hâtivement avec le type qui incarne un régime aussi controversé .

-La nouvelle Mauritanie qui serait en construction sous la direction azizienne selon l’artiste, est-elle celle où il faut 267029* habitants Guidimaghakés pour avoir SEULEMENT 8 élus aux 2 chambres de représentants nationaux quand il suffit SEULEMENT 53261 habitants de Tiris Zemmour pour avoir jusqu’à  7 élus aux mêmes chambres..? 

-Est-elle celle où un système industriel d’exclusion via un enrôlement politique, est en vigueur depuis 2010, et qu’être mauritanien de plein Droit, est devenu la préoccupation première d’une frange importante de la composante négro-africaine..?

-La nouveauté en cours est-elle l’abandon des quartiers aux eaux diluviennes immondes où habite un grand public fan de l’artiste dans la capitale mauritanienne.?

-La nouveauté est aussi peut-être le racket administratif instauré par l’obtention du visa mauritanien à Paris, ce qui affecte durement la communauté soninké très importante, pour le séjour d’un mois 120 €.

-La nouvelle Mauritanie en gestation se définit par l’étouffement des libertés fondamentales où des paisibles CITOYENS militants abolitionnistes sont arrêtés injustement et mis derrière les barreaux arbitrairement. 
Liste pourrait être très longue, et à l’appréciation de cette donne, effectivement dans la Mauritanie du double putschiste , les choses doivent changer  mais probablement dans le sens d’une déconstruction d’un système inique et rétrograde qui sévit au profit des gens au patriotisme très douteux au fond. En attendant tout s’entretient au nom d’un État HONTEUX pour que les intérêts convergents et exclusivistes sur le matériel et l’immatériel perdurent encore et encore pour les tenants de l’ordre dominant. 

Si on oserait émettre le moins conseil à l’endroit de notre artiste de frère Demba Bilali Tandia et par ricochet à ses fans passionnés , ça serait que l’Art devrait se défaire d’un ordre dominateur qui a une vie très courte. L’expression artiste doit éveiller les consciences collectives et alerter les pouvoirs publics en toute indépendance. S’il arrivait un coup d’état dans 6 mois qui balayerait ce régime, les photos et les prises de positions écrites resteront et auront un tout AUTRE SENS. 

*(chiffres 2013)

K.S