Événement Social – L’EED :Un appel aux dons!

VETEMENTS, CHAUSSURES ET FOURNITURES SCOLAIRES POUR 12 ENFANTS EN VOYAGE DE DECOUVERTE EN France

L’association L’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) lance un appel aux dons à destination d’enfants écoliers mauritaniens et maliens en vacance scolaire et de découverte en région parisienne.

En effet, depuis 3 ans, l’association apporte son soutien aux écoles primaires de villages de Guidimakha en Mauritanie et au Mali.

Dans ce cadre, l’association accueille du 5 août au 25 août, 12 enfants en voyage de découvert en région parisienne. Elle fait appel à la générosité de tous pour faire un don de matériel scolaire : vêtements, chaussures, fournitures adaptés (en priorité cahiers, stylos, crayons à papier, crayons de couleur, gommes, taille-crayons, feutres, ardoises, craies).

Vous pourrez déposer vos dons auprès de Mme Tégué DIALLO, membre de l’association, que vous pourrez contacter par téléphone ou e-mail :
• Tel. +33 6 34 24 27 87
• Mail: tegue.diallo@leedmedia.fr

Ou déposer vos dons directement à la résidence où sont hébergés les enfants (et les rencontrer) :
• Adresse : 3 Allée Gustave Courbet 93300 Aubervilliers
• Appeler Mr Brahim TRAORE, membre de l’association au +33 6 12 61 72 10 ou +33 7 53 09 24 69

Les organisateurs remercient sincèrement tous les généreux donateurs au nom de tous ces jeunes écoliers.

Solidairement, L’EED.

Source crédit: Page officielle Facebook L’EED

 Les critères naturels de la jeunesse ne sont pas seulement physiques mais ils sont aussi fondés sur des critères culturels, sociologiques ou psychologiques

Tentative de réflexion par Sao Ousmane Président du Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora (CCDMD)

« La jeunesse n’est pas une période de la vie. Elle est un état de l’esprit, un effort de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ». Samuel Ullman

Introduction

La jeunesse a depuis longtemps été considérée comme un vecteur du changement social, soit, du côté des tenants de l’ordre, pour s’inquiéter de ses éventuels débordements, soit, du côté des progressistes ou des révolutionnaires, pour se réjouir de sa capacité contestataire.

Certains événements (ceux de Mai 68 furent les plus spectaculaires) semblèrent confirmer cette thèse, et avec elle les espoirs et les craintes des uns et des autres.

Toutefois, à mesure que cette idée finissait par être reconnue par tous, les comportements des jeunes paraissaient plutôt évoluer vers le repli sur soi, une certaine apathie, voire un recentrage sur les valeurs traditionnelles du travail et de la famille.

Bref, l’idéologie qui entoure le discours sur la jeunesse semble entrer constamment en décalage avec les comportements des jeunes eux-mêmes : ce que le discours dominant attend d’eux correspond rarement aux pratiques sociales effectives de cette classe d’âge.

Ce décalage est banal, on peut le constater pour tout groupe social, toujours enjeu d’idéologies ; il est peut-être pourtant plus marqué pour les jeunes : en effet, la définition de cette catégorie est sans doute plus incertaine que celle des classes sociales par exemple, qui semble relativement bien établie, parce que fondée sur la place dans les rapports de production, ou celle des sexes qui s’appuie sur une indiscutable distinction biologique.

Mais « être jeune », qu’est-ce que cela signifie au fond ? Quels sont les critères qui définissent sans ambiguïté cet état ?Où se situe la frontière entre la jeunesse et l’âge adulte ? Ces questions mériteraient réponses pour mieux comprendre la situation de la jeunesse….

La jeunesse n’est pas seulement fondée sur des critères naturels et physiques mais elle est aussi fondée sur des critères culturels, sociologiques ou psychologiques. C’est durant cette période que l’individu mûrit, acquiert une certaine maturité.

La jeunesse est un état d’esprit qui n’existe pas dans toutes les sociétés, elle n’est pas non plus présente à toutes les époques. Les jeunes ont des privilèges: ils ont une grande liberté par rapport aux adultes.

Ils se caractérisent par leur dynamisme et ont des activités culturelles, sportives… Ils bougent beaucoup, se croient libres, pensent que tout est permis et aiment découvrir de nouvelles choses.

La définition sociologique de la jeunesse a principalement consisté à étudier les transformations sociales dont cette « catégorie » est l’objet. Cette voie d’élucidation n’est pas univoque mais ouvre sur différents points de vue d’analyse réunis cependant par une démarche commune qui consiste à substituer au concept de jeunesse des notions qui désignent des enjeux sociaux particuliers.

La jeunesse est tour à tour désignée comme une « post-adolescence », un « passage à l’âge adulte », une « phase de cycle de vie », un lieu privilégié de « relations entre générations ». À travers l’histoire, les représentations sociales de la jeunesse ont pris des formes variées et contradictoires : une forme critique, les jeunes étant définis avant tout par défaut, par excès, ou encore par opposition au monde des adultes ; une forme positive, qui exalte et glorifie leurs capacités d’innovation et d’enthousiasme.

Les perceptions sociales de la jeunesse sont donc ambivalentes, mettant l’accent tantôt sur sa capacité d’innovation, tantôt sur le danger potentiel qu’elle représente pour la cohésion du corps social.

Selon les périodes historiques, l’une ou l’autre de ces formes de représentations a dominé, selon que le corps social avait intérêt à insister sur son unité ou au contraire sur sa volonté de changement. Les représentations de sens commun de la jeunesse constituent donc des évaluations subjectives de son intégration dans la société.

De multiples portes d’entrées, une identité plurielle, une forme élaborée de conformisme

Dès lors la difficulté est de comprendre comment la famille, l’école, le travail, la vie affective, la vie associative, les loisirs, etc. concourent à la formation de l’identité.

Le terme de « jeune » justifie ici, malgré son approximation, son utilité : il n’est guère possible sans lui de désigner l’unité de ce qui n’est vu que par fragments dans chacun de ces lieux : l’enfant dans sa famille, l’élève à l’école, l’adhérent dans une association, l’apprenti ou le débutant au travail… qui donnent chacun une image d’une personne qui est pourtant toujours la même.

L’identité est plurielle, elle renvoie à des appartenances multiples dans des univers hétérogènes. De même le terme pourtant polysémique de « socialisation » est commode pour désigner le processus d’ensemble qui se joue à travers ces différents lieux. Le parcours du jeune ne consiste pas à aller d’un de ces lieux de formation de l’individu à un autre mais de les traverser simultanément.

On l’envisage trop souvent comme une succession stricte : la famille, puis l’école, puis le travail. On ne passe en réalité pas de l’un à l’autre, il y a recoupement. Ainsi peut-on remarquer, avec François Dubet, que l’investissement scolaire est un mélange de poursuite d’une utilité scolaire, de désir d’intégration dans une culture commune et de quête d’épanouissement personnel.

L’école est un lieu de socialisation par sa fonction d’ouverture intellectuelle. Il s’agit en effet pour elle de donner accès à une expérience qui n’est pas l’expérience familière du jeune et par conséquent de lui faire sentir l’existence de réalités avec lesquelles il n’est pas en contact dans la vie quotidienne mais aussi de lui apprendre à découvrir d’autres points de vue ou à les dépasser par le savoir objectif. Mais elle l’est également dans le sens où elle est un endroit d’intenses relations entre jeunes.

Certains auteurs comme Pascale Garnierou Jean-Pierre Augustin convergent ainsi sur l’idée que l’allongement de la scolarité contribue à faire du groupe de pairs une référence de plus en plus importante dans la construction de l’identité.

La construction de soi dans le rapport à l’autre

La construction de l’identité n’est pas que construction de soi, elle est aussi construction du rapport aux autres. Dans un contexte où la crainte de voir les jeunes, encouragés par les messages consuméristes, ne penser qu’à leurs intérêts personnels et immédiats, il est d’autant plus nécessaire d’accorder du prix à la construction de l’altérité.

La découverte de la richesse du lien social passe par toutes les expériences de l’étude, du travail, du loisir et de l’action. La famille, l’école, le travail, l’engagement civique et associatif contribuent tous à apprendre à l’individu à changer de point de vue.

Indépendamment de leurs autres fonctions, ce sont des opérateurs par lesquels nous apprenons à déplacer notre regard, à intégrer le point de vue de tous dans nos points de vue particuliers.

Il s’agit de donner à l’individu la volonté et la possibilité de participer à un projet collectif, ce qui suppose de savoir se considérer soi-même du point de vue de tous, en apprenant à « se regarder comme un parmi d’autres » selon la formule de Marcel Gauchet, pour qui les mutations de « l’apprentissage de l’abstraction de soi qui crée le sens du public, de l’objectivité, de l’universalité, apprentissage qui vous permet de vous placer du point de vue du collectif, abstraction faite de vos implications immédiates » constituent le véritable enjeu.

Ainsi considérés, construction de soi et apprentissage de la vie en collectivité ne sont pas sans lien, bien évidemment, avec les évolutions et le développement des pratiques sociales des jeunes, avec leurs comportements sexuels.

Évolution et développement des pratiques sociales des jeunes

Le développement des pratiques sociales juvéniles qui s’opèrent désormais bien au-delà des lieux de socialisation classiques (famille, école, travail) constitue une des facettes les plus significatives des transformations de cette phase de la vie.

Les pratiques sociales des jeunes se distinguent en effet de façon assez marquée de celles des générations précédentes par l’importance du volume de leurs relations quotidiennes, par la plus grande ouverture de celles-ci à des activités externes (sorties entre amis, participation à des activités culturelles, sportives), enfin par la nature informelle de ces relations où les liens d’amitié prédominent, où le choix des autres est possible.

La transformation structurelle de la jeunesse au cours des vingt-cinq dernières années a contribué à amplifier l’importance de cette sociabilité entre pairs et à modifier le rôle de celle-ci dans la formation de l’identité.

La sociabilité juvénile fournit un terreau fécond pour la réalisation d’apprentissages sociaux, comme l’a montré Claire Bidartles jeunes apprennent à travers ces relations à négocier leur place, à gérer des contradictions, à exploiter des ressources, à concilier des compétences et des contraintes, à orienter leurs parcours.

Ces apprentissages participent à la construction de l’autonomie, ils contribuent, pour reprendre les termes d’Hugues Lagrange, à la « mise en continuité de l’héritage et des identifications nouvelles ». Cette intégration du moi, qui demande – particulièrement dans les périodes de changement rapide comme celle que nous vivons – une maturation plus longue comme une diversité d’expériences, passe par la construction de ces mondes à soi.

« Les cultures juvéniles ne sont pas simplement des contestations du monde adulte, ce sont des niches générationnelles nécessaires dans la phase ouverte par des sociétés dans lesquelles les changements macro-sociaux anticipent sur l’évolution de l’économie psychique ».

Les activités sportives et de loisirs, les activités musicales et culturelles sont communément répandues parmi les jeunes, même si leur formidable développement concerne également d’autres catégories d’âge.

Souvent promues par le mouvement associatif, encadrées par des professionnels et des bénévoles, mais de plus en plus concurrencées par le secteur privé lucratif, ces activités donnent à ceux qui y participent l’occasion de se confronter à d’autres formes de socialisation et d’expériences qui concourent le plus souvent de façon positive à la construction d’un rapport à l’autre et parfois d’une conscience collective plus affirmés.

Alors que la consommation joue un rôle croissant dans le mode d’affirmation sociale des jeunes allant parfois jusqu’à l’ostentation, le développement de leur participation à la vie associative rappelle utilement que la recherche d’une capacité d’action, individuelle et collective, fait aussi partie des découvertes fondatrices des temps de la jeunesse Les pratiques sportives comme les pratiques culturelles constituent un univers où les personnalités, les goûts, les aspirations peuvent s’exprimer, l’un des champs privilégiés de ce que l’on pourrait appeler le « bricolage identitaire ».

Ces pratiques se caractérisent par une grande diversité. Les enquêtes sur les pratiques culturelles des jeunes régulièrement réalisées par le ministère de la Culture sont ainsi conduites à subdiviser la jeunesse en quatre catégories entre 8 et 19 ans pour tenter de donner du sens aux observations.

Elles distinguent ainsi les 8-10 ans tournés vers les activités physiques et ludiques ; les 11-13 ans qui opèrent une première rupture avec la pratique encadrée par l’école et la famille, rupture organisée notamment autour de la consommation de musique ; les 14-16 ans, qui s’émancipent des prescriptions des adultes ; enfin, les 17-19 ans, dont les pratiques culturelles commencent à se rapprocher de celles des adultes.

Au-delà de ces observations, ces enquêtes montrent un décalage entre la forte consommation culturelle juvénile qui accréditerait l’idée d’une plus grande autonomie des jeunes et la réalité de leur dépendance familiale prolongée, qui renvoie à leur manque de ressources propres et à leur maintien dans le logement parental.

Ce décalage ne produit pas seulement des conflits familiaux, qui tournent autour de l’usage domestique des biens de consommation et poussent à un équipement toujours accru des ménages en téléphones, matériel hi-fi, informatique, télévisions, vidéos, etc., il rend aussi particulièrement complexe la compréhension des parcours individuels, faits de rythmes non synchronisés

Les jeunes, « plaque sensible » du changement

Enfin, il faut compléter ce paysage en rappelant que les pratiques sociales des jeunes passent aussi par l’inactivité, par des rencontres informelles qui amènent à un usage intense de la rue, des espaces publics. Ces nouvelles pratiques « urbaines » peuvent déboucher dans certains cas sur des formes de « socialisation délinquante ».

Pour ne pas conclure

Dans une société démocratique pluraliste qui entérine la liberté d’expression et la divergence des options politiques, les individus sont appelés à arbitrer par eux-mêmes le désaccord des principes auxquels on peut se référer pour organiser la vie collective.

Mais à ce repérage des systèmes de valeurs divergents, qui suppose une formation intellectuelle et civique, s’ajoute la nécessité de faire la part des contraintes et des injonctions d’une société dans laquelle l’économie et le marché développent également leurs messages. Dans un tel contexte, il n’est pas très pertinent de se demander si les jeunes partagent les mêmes normes que les adultes, comme si l’on croyait que les adultes vivent selon un seul système de normes.

Il est plus exact de se demander comment jeunes et adultes, ensemble, parviennent à se repérer dans un système de pluralité et de contradiction des normes. Ce système ne produit pas seulement une difficulté de repérage pour les jeunes, il conduit en outre à créer une forme nouvelle d’inégalité.

En effet, la réaction à la dispersion des références de conduite ne s’opère pas de la même manière selon le milieu social : le « capital culturel » ainsi que la marge de manœuvre dans les négociations familiales creusent des écarts entre les milieux qui se sentent à l’aise dans le « bricolage » des normes et ceux qui ont du mal à s’y retrouver.

Les réflexions sur la « transmission des valeurs » qui traduisent une conception parfois naïve de la transmission, comme si une société transmettait son héritage devant notaire, devrait affronter plus directement l’évidence de ce double discours devant lequel les adultes mettent les jeunes et devrait s’inquiéter du caractère anxiogène de l’affrontement, le plus souvent opaque, des normes implicites et des normes explicites de nos comportements.

Simultanément, cela suppose que nous soyons capables de nous demander comment nous pouvons donner de la visibilité au conflit des normes : quels sont les lieux où les conflits peuvent se manifester pour s’apaiser ? (nous y reviendrons…..).

Quelques précisions

Samuel Ullman (né le 13 avril 1840 à Hechingen en Allemagne – mort le 21 mars 1924 à Birmingham dans l’Alabama) est un poète et homme d’affaires américain. Pascale GARNIER est docteure en sociologie, professeure en sciences de l’éducation à l’université Paris 13, co-directrice du laboratoire EXPERICE.

Jean-Pierre Augustin, est un géographe français, professeur émérite à l’université Bordeaux-Montaigne, membre de l’UMR PASSAGES (anciennement ADESS) et ancien directeur de recherche à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine (MSHA).

Marcel Gauchet est un philosophe et historien français né en 1946 à Poilley (Manche). Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre de recherches politiques Raymond Aron),

Claire Bidart- Sociologue- Directrice de Recherche (DR2) au CNRS

Hugues Lagrange, né en 1951 à Bourg-sur-Gironde, est un sociologue français, Directeur de recherche au CNRS

Sociologie de la jeunesse – 6e éd. Broché – 8 novembre 2017 de Olivier Galland (Auteur).

Les étapes de la pensée sociologique Poche – 23 octobre 1976 de Raymond Aron Sociologie de la vieillesse et du vieillissement Poche – 6 mai 2015 de Vincent Caradec

Dr. Sao Ousmane
Président du CCDMD

Sport/Tournoi Foot-L’EED 2018

Le calendrier intégral

Le Dimanche, 1er Juillet 2018 à 11h se tiendra au Stade Dr PIEYRE situé au 139 rue Henri Barbusse 93300 Aubervilliers :

«La cérémonie de lancement du Tournoi de Football 2018»

Nous serions heureux de vous compter parmi nous pour cette nouvelle saison, placée sous le signe du développement solidaire endogène des peuples maliens et mauritaniens.

Du 1er Juillet au 18 Août 2018, tous les samedis et dimanches de 10h à 17h, L’EED organise, la quatrième édition son tournoi de football réunissant 24 équipes, près de 672 jeunes ressortissants du Guidimakha (Mauritanie et Mali) en France avec le soutien de la ville d’Aubervilliers.

Cette compétition a pour but de créer un élan de fraternité et de cohésion entre les jeunes, autour d’un évènement sportif. L’EED fait du sport un outil de renforcement des liens, de promotion des idéaux de fraternité, de solidarité, de non-violence, de tolérance et de justice.

Au plaisir de partager ces moments forts avec vous. Nous comptons sur votre présence à partir de 10h45.

Source crédit: Page officielle FB L’EED

Conférence l’EED: bref aperçu sur les échanges fructueux avec Ousmane TIMERA.

L’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement) a organisé une rencontre – débat au foyer fontaine au roi, une résidence connue comme fief d’une forte composante d’émigrés soninkés. L’invité du jour est le conférencier Ousmane TIMERA qui a porté sa communication sur la thématique du « VIVRE ensemble avec nos différences dans la République ». Les échanges avec cet « esprit rebelle » par rapport à la pensée balisée et traditionaliste du champ RELIGION ont été à la fois palpitants, stimulants et instructifs. D’emblée, devant un public captivé et peu représentatif de gens locataires du foyer, Mr Timera urge aux participants d’être acteurs d’un éveil intellectuel par des questionnements intimes d’ordre philosophiques et théologiques. Il a expliqué que le Coran comme Message-Signe compris et lié est porteur une éthique globalisante et universaliste de l’ordre du cosmique. Dans son propos, il estime que VIVRE la religion qui est la religiosité n’est pas la Religion toute entière qui est plus profonde et d’un autre ORDRE. Reconnaître la même source originelle de tous les Hommes, prédispose et promeut toutes les valeurs cardinales (Fraternité, Égalité, Liberté, Justice …) pour un VIVRE ensemble nécessaire à une Humanité honorable et harmonieuse. En gros, la causerie qui a duré plus de 3 heures, s’est terminée par une séance de questions – réponses. En parallèle de la conférence, un point-stand l’EED d’assistance administrative (déclarations d’impôts et autres) est assuré pour le public du foyer, et également la mise à sa disposition des fiches d’adhésion à l’association.

Rapporté par K.S pour SONINKIDEES-J’OSE LE BLOG

NEWS GANBANAAXU: Rencontre à Nouakchott

SG ARMEPES-France Abdoulaye TRAORÉ

Notre secrétaire général Abdoulaye TRAORÉ participe comme invité aux activités du 5ème colloque de FRATERNITÉ de l’association Main dans Main. Cette association travaille depuis plusieurs années pour le rapprochement des communautés par son concept inédit appelé FRATERNISATION. L’événement de cette année se déroule du 10 Mai au 13 Mai 2018.

https://www.facebook.com/AMDMRIM2006/

La CECOM ARMEPES-France

MAURITANIE : A QUOI SERVAIT-IL DE BRULER LES LIVRES DE L’INFAMIE ?

Piqûre de rappel aux oublieux

Le 27 Avril 2012, moi-même Biram Dah Abeid et quelques rares compagnons de lutte exécutions, à Nouakchott, l’incinération publique d’opuscules dits de « droit musulman » qui légitiment et organisent dans le détail, les règles d’usage de l’institution esclavagiste. Grâce à la solennité symbolique de la transgression, l’acte, consubstantiel de l’engagement à défendre la dignité des gens, voulait lever le tort, multiséculaire, aux multitudes des descendants de forçats.

I. L’enjeu

Cette littérature, à la fois empreinte de piété sélective et de racisme, explique au fil des siècles, comment jouir du travail d’un humain hérité ou acheté, le transmettre par succession, le vendre et abuser sexuellement de femmes acquises sous un tel statut. Les manuels, transmis d’une génération de bourreaux à la suivante, façonnent, encore, la formation juridique de magistrats, d’auxiliaires de justice, de gendarmes, de policiers et de fonctionnaires de l’administration territoriale. Le corpus ainsi dupliqué à l’infini cimente l’idéologie de la supériorité ethnique, derrière le bouclier de la référence sacrée à l’Islam. En 2018, l’Etat mauritanien autorise et subventionne la promotion de cette prose du mépris, pendant les cycles de formation de certaines catégories de ses agents. Les établissements d’éducation à vocation confessionnelle continuent à endoctriner des milliers de jeunes à l’inégalité par ascendance, violant alors l’esprit et la lettre du Coran.

Dès la commission de l’acte subversif du 27 avril, d’ailleurs sans précédent dans l’histoire de la Mauritanie, la mouvance des tenants de la conservation, du privilège et de la naissance hiérarchique se mit à différer ses contradictions, pour exiger la mise à mort des contrevenants. Excommunication et appels au meurtre résonnaient dans les mosquées, les écoles religieuses, des états-major des partis politiques, la rue et jusqu’à l’intérieur des édifices sous l’autorité du gouvernement. Particulièrement virulente, la société maure, par delà ses clivages et discordes tribales et politiques, se mobilisa en manifestations plus ou moins spontanées, avec la certitude d’obtenir l’éradication de la dissidence. Tous les arguments, depuis archivés, exigeaient une leçon exemplaire contre les « ennemis de la foi », fossoyeurs de présumés commandement du Ciel, dont le caractère immuable ne souffrirait de contestation, sous peine de précipiter l’Apocalypse. Il s’en trouva même, y compris parmi les officiels, à déclarer, ces ouvrages d’imposture, partie intégrante de la Charia et, partant, supérieurs aux instruments de droit international, dûment ratifiés.

II. Les conséquences

Il fallait porter un coup décisif à la compacité de l’idéologie essentialiste, la déstabiliser au noyau de sa reproduction, en somme la stériliser à la source de son délire. Ainsi fut fait, en plein jour, devant des centaines de témoins, à la sortie de la prière du vendredi. Nous agissions en musulmans certes mais, d’abord, sous la dictée de notre appartenance à l’espèce humaine. Dès lors, l’ébréchure occasionnée à l’intérieur du système de domination, ne cesse de s’amplifier ; elle devient béance, désarroi et panne de riposte, devant la détermination des abolitionnistes à multiplier les assauts au cœur de la matrice où l’esclavage s’élabore comme norme et imaginaire social. Aujourd’hui, la résignation des parias et des cadets sociaux mue en audace, que porte l’enthousiasme d’une espérance, à portée de réalisation. La tromperie de l’instrumentalisation religieuse ayant cédé, le bloc hégémonique ne mène plus qu’une bataille de tranchées – perdue d’avance – quand il s’obstine à défendre son intégrité dans le déni, la falsification et l’esquive. Peu importe le temps dilapidé chez l’oppresseur avant la conscience de sa défaite, les Hratin et autres noirs de Mauritanie s’émancipent de son emprise mentale. Ils ont appris combien la dénomination « République islamique » et les slogans dérivés servaient de liant à une imposture multidimensionnelle ; la fabrique de mensonges, en cours de péremption, prive les mauritaniens de filiation subsaharienne, et autres cadets sociaux, de leur droits naturels, les marginalise du projet de construction nationale et les maintient dans la posture de spectateurs, à la diète de l’économie générale de la prébende ; depuis toujours affamés, sous-éduqués et subalternes perpétuels, ils désertent désormais les géographies de seconde zone et revendiquent leur part à la citoyenneté pratique, point celle du credo lénifiant sur la fraternité entre les fidèles. Hier nous avons été humiliés et blessés au prétexte erroné de la religion et aujourd’hui l’on prétend anesthésier, par le même instrument, notre aspiration à exiger l’équité, le respect, le partage et la fin de l’apartheid économique, social et matrimonial. Une autre victoire consécutive se vérifie dans le nombre croissants de Maures, à présent en phase avec la lutte, du moins dubitatifs sur la viabilité de l’ordre forgé par les strates de la discrimination. Leur concours, que sa rareté valorise d’autant, renforce l’hypothèse d’une conclusion apaisée au contentieux.

Je ne pourrai finir cette adresse sans souhaiter la bienvenue à mes collègues africaines et africains mais aussi défenseuses et défenseurs de droits humains de toutes nationalités réunis à Nouakchott pour la 62è session de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Nous prenons à témoins les membres et affiliés à cette prestigieuse institution qui ont observé de loin et pendant plusieurs décennies la perpétuation de la traite des Noirs, de l’esclavage par la naissance, les perpétrations de tentatives d’épuration ethniques et d’oppressions systématiques contre les autochtones et personnes d’ascendance africaine. Je vous interpelle pour vous dire qu’il est temps de dénoncer l’apartheid non-écrit implanté en Mauritanie

III. La perspective

C’est cet anniversaire que nous célébrons, le 27 avril 2018, forts de sa justesse et résolus à repousser les limites de l’avantage non-violent, pour une Mauritanie de la modernité et de l’ouverture au monde, loin des mirages de l’extrémisme, de la haine de l’Autre et de la défiance envers les droits universels de la personne.

Sans l’égalité, nous ne vivrons jamais en paix, au risque d’un génocide, hélas possible dans les deux sens.

Paris 27/04/2018

Biram Dah Abeid

Président d’IRA – Mauritanie

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 14  » sur YouTube

Un extrait Journée culturelle GANBANAAXU FEDDE du 23/12/2017.

Dr DIALLO Djibril à la parole:

L’ecrivaine Italo-greco-arménienne Maria Tsatos, publie son ouvrage sur la vie militante de Biram Dah Abeid.

Au cours d’une cérémonie solennelle, dans la capitale italienne, Rome, le public est convié le 9 mai 2018 à assister au lancement de la distribution de l’ouvrage que Maria Tsatos à consacré à la pensée, l’action et les méthodes militantes du leader abolitionniste mauritanien. Le livre vient de paraître en Italien un livre , l’ouvrage et représente la moisson de deux années de recherches sur la trajectoire de lutte du président des réseaux IRA-MAURITANIE dans le monde .Le livre est préfacé par Riccardo Noury porte parole Amnesty international Italie, soutien et ami de BDA depuis 2009 et la contribution en poste-face de Guiseppe Maimoine, chercheur et professeur d’université, spécialisé dans l’esclavage, intervieweur de BDA et analyste de l’impact de IRA sur la société mauritanienne, depuis plusieurs années.

Le titre de l’ouvrage « Plus jamais de l’esclavage  » puis sous titré « Biram Dah Abeid et sa lutte pacifique en faveur des droits humains « . Il ressort du livre que le président Biram Dah Abeid est l’homme qui a donné le courage aux militants abolitionnistes de continuer à se battre contre l’esclavage et le racisme en Mauritanie, en bravant les dangers, en surmontant les coups et grâce à la dissemination et la preservation de l’originalite et de l’identite militante d’IRA-MAURITANIE. Selon Maria Tatsos, l’un des apports fondamentaux de BDA, est qu’il a fait renaître l’espoir rageur chez les esclaves et leurs descendants de pouvoir concéder des sacrifices et libérer, pacifiquement . Le livre a été publié, disponible dans les librairies et sera présenté au grand public bientôt ce 9 mai 2018.

Source crédit: Sources proches du président BDA de réseaux IRA

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 11 » sur YouTube

La suite de la journée culturelle GANBANAAXU FEDDE du 23/12/2017.

Communiqué de presse Le combat de Biram Dah Abeid inspire l’artiste peintre néerlandaise Ruth Bebschop

L’artiste peintre néerlandaise Ruth Bebschop, qui a lu un article sur le combat de Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie, dans le journal de Amnesty International Pays-Bas, déclare avoir été vivement inspirée par la trajectoire militante du leader abolitionniste mauritanien. Cette inspiration a poussé madame Bebschop à user de son art de peintre, pour dessiner plusieurs portraits de l’activiste mauritanien, récipiendaire de plusieurs distinctions internationales dont le prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l’Homme en 2013. Ruth Bebschop a remis des exemplaires de son œuvre à Biram Dah Abeid, au cours d’une rencontre à l’hôtel Marriot dans le cœur de la ville de Rotterdam, le 14 avril 2018.
Notons que depuis la fondation par un groupe de hollandais et de mauritaniens basés au Pays-Bas, dirigés par l’avocat hollandais d’origine mauritanienne, Harouna Sy, de la section néerlandaise d’IRA-Mauritanie, la presse et la société civile et politique des Pays-Bas, se sont intéressées de manière de plus en plus vive à la lutte que mène Biram Dah Abeid et IRA-Mauritanie contre l’esclavage et le racisme.

Ruth Bebschop a écrit :
Quand j’ai lu l’article sur la Mauritanie et Biram Dah Abeid dans la magazine d’Amnesty International d’Hollande, j’étais profondément touchée. Je suis consciente que la Hollande a une histoire cruelle liée à l’esclavage. J’ai honte pour cela.
J’étais vraiment choquée d’entendre qu’il y a toujours un pays où l’esclavage est toujours en vigueur. Bien-sûr je sais qu’il y a des pays où des gens travaillent pour presque rien, et que nous en Europe achetons les vêtements et les marchandises trop bon marché car fabriqués dans des pays où les normes de travail ne sont pas respectées.
Alors, nous pouvons dire que ce sont des situations d’esclavage.
Mais je ne savais pas qu’en Mauritanie il y a vraiment l’esclavage ancestrale et par ascendance. Que des hommes et des femmes, peuvent naître possédés comme esclaves.
Ça me choque très fort que des femmes peuvent être violées parce qu’elles sont la propriété d’un propriétaire d’esclaves. Et que des hommes doivent faire les travaux qui sont physiquement trop lourds et harassants. Qu’ils n’ont pas la possibilité de refuser.
C’est trop bizarre et inimaginable qu’une personne est la propriété d’une autre personne.
Le fait que Biram Dah Abeid s’insurge pour les esclaves et contre l’esclavage, malgré le danger pour sa propre vie, malgré l’emprisonnement, malgré la torture, m’a profondément marqué, émue et forcé mon estime.
Et en conséquence, je voulais le dessiner. Alors j’ai fais des dessins inspirés des photos de Biram Dah Abeid, publiés dans le magazine d’Amnesty International Pays-Bas.
Et après avoir terminé les dessins, je me suis dis que Biram devait savoir qu’il m’avait inspirée et touchée. Je comptais lui envoyer les dessins par Whatsapp où email, et, à ma grande joie, la section de IRA-Mauritanie-Netherland organisa cette rencontre impressionnante avec le président d’IRA-Mauritanie, rencontre qui a enrichi ma vie. Et j’appréhende beaucoup mieux encore, dans quelle horreur l’esclavage a plongé la vie des mauritaniens.

Nouakchott le 16/04/2018
La commission communication