​UNPO: Biram Dah Abeid choisi parmi les 100 personnes les plus influentes de TIME’s 2017.

Un membre de L’UNPO, en l’occurrence l’activiste et abolitionniste Biram Dah Abeid, a été choisi par Time Magazine parmi les 100 personnes les plus influentes de 2017. Ce choix est une reconnaissance des efforts nourris de Biram Dah Abeid pour l’instauration de la justice et pour le respect des droits humains en Mauritanie. Récemment, le fondateur et Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), a reçu le Prix Emilio CASTELAR en Espagne. L’UNPO félicite M. Biram Dah Abeid pour cette reconnaissance par Time et abonde dans le sens des propos du Directeur de l’organisation Anti-Slavery International, M. Aidan McQuade, qui qualifie M. Abeid « d’être une inspiration pour des milliers d’individus qui continuent de résister à  l’esclavage en Mauritanie et au-delà”.

 

Biram Dah Abeid est né en 1965 dans le village mauritanien de Jidrel Mohguen, près de Rosso, Trarza. Ses deux parents sont nés sous l’esclavage. Son père, Dah, finit par échapper l’esclavage, mais la pauvreté força son épouse à  rester sous le joug de ce fléau. Le combat de Biram pour le triomphe de la justice et pour l’abolition de la forme moderne de l’esclavage dont souffre son groupe ethnique, les Haratins, a commencé alors qu’il avait 19 ans. A l’époque, il créa le Mouvement National Africain, mouvement dont l’objectif été de combattre la discrimination et l’esclavage dans son pays. En dépit de ses difficultés économiques et de son rang social, il arrive à décrocher sa Maîtrise en Histoire. L’activisme de M. Abeid a bourgeonné à  travers les temps et plus tard il devint un membre du mouvement abolitionniste SOS Slaves.
En 2008, M. Abeid fonda l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), une organisation qui défend les droits des esclaves et des anciens esclaves en Mauritanie et qui combat pour qu’ils accèdent aux opportunités éducatives et aux compétences culturelles nécessaires pour rompre les liens qui existent entre les esclaves et les maîtres. Aujourd’hui, la Mauritanie refuse encore de reconnaître IRA, en dépit du fait que l’organisation soit reconnue dans plusieurs autres pays. Malgré cela, l’organisation continue à user de la non-violence pour briser le silence officiel qui permet à l’esclavage de persister. Même si M. Abeid fut emprisonné plusieurs fois, il n’a jamais suspendu son combat pour le triomphe des droits humains dans son pays. En 2013, M. Abeid a reçu le Prix des Nations Unies pour les Droits Humains pour son perpétuel combat pour l’abolition de l’esclavage et pour la protection des droits humains de son peuple. En 2014, il se présente à l’élection présidentielle mauritanienne; il perdit contre M. Abdel Aziz.
L’UNPO se felicite de la décision de TIME Magazine de reconnaître M. Biram Dah Abeid sur sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes. Cette liste est publiée chaque année et identifie les personnes les plus importantes qui jouent un rôle remarquable en Politique, en Business, en Science, mais aussi dans les Arts et les Media. Le choix de M. Abeid est un message d’espoir tres fort au Haratin de la Mauritanie et aux activistes abolitionnistes de par le monde. Nous espérons que cette énième reconnaissance internationale fera pression sur Nouakchott pour l’obliger à abolir l’esclavage et pour mettre fin, une bonne fois pour toute, à la violation des droits humains des Haratin. 
http://unpo.org/article/20052

Traduit de l’Anglais par Siikam Sy

​Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) : Communiqué de presse

Le magazine Américain Time désigne le leader abolitionniste parmi les cent personnalités les plus influentes dans le monde


Le grand magazine Américain Time a choisi le leader abolitionniste Biram Dah ABEID, parmi les cent personnalités les plus influentes dans le monde pour l’année 2017. Parmi cette liste on peut citer plusieurs sommités mondiales notamment le président Américain Donald Trump, l’ex première dame de la maison blanche Michelle Obama et l’ancienne candidate aux élections présidentielles Américaines Hillary Clinton.

Cette distinction d’un magazine aussi prestigieux que le Magazine Time arrive quelques jours après que le président Biram Dah ABEID ait reçu le Prix Emilio CASTELAR. Monsieur CASTELAR est l’ancien président du parlement Espagnol auquel revient l’honneur d’avoir été le principal auteur de l’abolition de l’esclavage dans les colonies Espagnoles en Amérique Latine au 19è siècle. Une grande cérémonie s’est déroulée à cette occasion le 17 du mois d’avril courant à Madrid, la capitale Espagnole.

Toutes ces distinctions et tous ces prix qui se suivent reflètent clairement l’importance de l’interaction positive du monde libre avec la lutte pacifique et civilisée de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) pour l’éradication de l’esclavage et ses diverses formes et la défense de la dignité et des droits de l’Homme pour la fondation d’un état de droit et d’institutions fortes en Mauritanie.

L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie) exprime son bonheur et sa fierté de recevoir toutes ces distinctions et ces prix pour notre organisation IRA – Mauritanie et pour notre président Biram Dah ABEID ; ces prix renforceront davantage notre détermination à aller de l’avant et continuer sans faiblir le chemin du militantisme noble. 

Nous lançons encore une fois un appel solennel pour la libération des détenus abolitionnistes Moussa Bilal Biram et Abdallah Matalla Saleck.

La cérémonie de distinction des cent personnalités les plus influentes dans le monde 2017, aura lieu le 25 avril courant en présence du leader abolitionniste qui a été officiellement invité à cet effet.



Nouakchott le 21/4/2017


La commission de communication



Source crédit : Milieu IRA. 

IRA-MAURITANIE : LE PRÉSIDENT BIRAM DAH ABEID CÉLÉBRÉ PAR LE « TIME MAGAZINE » DANS SON « TOP 100 » DE 2017.

Communiqué de presse : le président du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie est nommé parmi les TOP 100 personnalités les plus influentes en 2017 selon le célèbre Magazine TIME.




Washington, le 20 avril, 2017                                                                


FRENCH 


Ce jeudi 20 avril, le Président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid, a reçu une énième reconnaissance pour sa lutte pour l’abolition de l’esclavage et pour l’instauration, en Mauritanie, d’une société enfin juste. Biram Dah Abeid a été en effet choisi comme Une des 100 Personnes les plus influentes du monde en 2017. Cette liste est compilée par le Magazine americain Time (TIME100). Cette nouvelle reconnaissance témoigne de la nécessité de continuer à lutter pour l’instauration de la justice en Mauritanie. 


IRA-Mauritanie dédie cette reconnaissance à ses militantes et militants, aux détenus d’IRA-Mauritanie, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, et à  tous les hommes épris de justice en Mauritanie et partout dans le monde. 


La cérémonie officielle de reconnaissance aura lieu á New York, le 25 Avril 2017.



IRA-USA Board


ENGLISH


This Thursday, April 20th, IRA-Mauritania’s President, Biram Dah Abeid, received, once again, a high recognition for his continued efforts to end slavery and to build a just society in Mauritania. Biram Dah Abeid was named one of Time Magazine’s 100 Most Influential People of 2017 (TIME100). This recognition is an encouragement to all those who stand, day in and day out, to end slavery and for justice in Mauritania. 


IRA-Mauritania dedicates this recognition to its militants, to its detainees, Abdellahi Matalla Saleck and Moussa Bilal Biram, and to human rights defenders throughout the world.


The official ceremony of recognition will take place in New York, on April 25th, 2017.


IRA-USA Board


Consulter le lien ci-dessous. Merci!

http://time.com/collection/2017-time-100/


​TRAGÉDIE DE MADIINA GUNAAS: LAISSER LE DESTIN TRANQUILLE!


Source Photo : compte FB Siikam Sy

La tragédie de Madiina Gunaas n’est ni le fruit du hasard ni la faute du destin; la responsabilité est humaine. En effet, des hommes et des femmes–mais surtout des hommes puisque nous vivons encore dans des sociétés où les femmes peinent à avoir leur place au soleil et même sous les arbres–ont échoué dans leur mission sécuritaire. La vue de carcasses humaines calcinées ne peut que susciter colères et indignations. Mais il faut dire qu’en Afrique, depuis des années, l’ange de la mort ne tue plus ; il a été remplacé par des hordes humaines. Voilà ce qui ne marche pas dans l’organisation des événements en Afrique.


SÉCURITÉ ROUTIÈRE : d’après une étude de « The Economist » datée octobre 2015, les routes africaines tuent plus que la malaria. Faut-il le rappeler ici que d’après l’Organisation Mondiale de Santé, en 2015, plus de 560000 personnes ont rejoint le monde d’Osiris par la fenêtre « malarianne » (malaria) Les routes sénégalaises tuent en moyenne 27.2/100000 habitants par an. La Mauritanie est à 24.5. La différence entre la Mauritanie et le Sénégal n’est pas à célébrer; elle est à pleurer. Ce chiffre est de 10.6 aux États-Unis avec pourtant près de 330 millions d’habitants et plus de 510 millions de voitures sur nos routes. Au Sénégal, le nombre de voitures avoisinent 350000 en 2010 et en Mauritanie, il est de 388000 pour la même année (Source: OMS). Et pendant les pèlerinages, les routes des pays africains tuent encore plus car chaque chauffeur est un ange de la mort privé. Il suffit de monter dans sa voiture pour être à un pas d’Anubis. Pourquoi? Etat des voitures, états des routes, indiscipline, alcool, vitesse, corruption, etc.… Je m’arrête là pour ne pas en succomber. 


SÉCURITÉ PHYSIQUE DES LIEUX ET DES PÈLERINS: pour un événement comme le Daaka ou le Maggal de Touba, l’absence de détecteurs de métaux est un crime. Cela veut dire que tout crétin peut se joindre aux foules et causer le chaos. Les entrées et les sorties ne sont pas contrôlées et ceci au moment où le terrorisme international fait sa lambada en Afrique. 


SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : pendant les fêtes religieuses, chaque personne devient un restaurateur ou une restauratrice. Du « Tangana » au « Nebna » en passant par le « Seddana » tout est au banquet des pèlerins. De ce fait, le risque d’intoxication alimentaire est multiplié par le nombre de pèlerins et de restaurateurs. L’absence d’eau potable est un autre drame. Au Sénégal et en Mauritanie, vous pouvez fabriquer du poison et écrire là-dessus « Neexnama », « Hayyoo am » ou « Whakhyert » et les gens vont acheter pour boire, le sourire aux lèvres. L’insalubrité et l’absence de contrôle alimentaire font que chaque année, 91 millions d’Africains sont victimes d’intoxication alimentaire et plus de 137000 en meurent (OMS). La vente d’aliments et la restauration doivent être régularisées avant qu’on assiste à un drame similaire au massacre de Jonestown. 


PRÉPARATIFS : les chefs religieux sont aussi responsables de la sécurité des pèlerins que l’État. En effet, un chef religieux sans ses pèlerins c’est comme une bibliothèque sans ses livres. Ils doivent donc payer des consultants en matière de sécurité, de contrôle des foules, engager des compagnies de sécurité privées, faire passer des annonces à la télé pour éduquer les pèlerins sur les procédures d’évacuation en cas d’urgences, mettre sur place des hauts parleurs pour assister les individus, et travailler en tandem avec l’ETAT pour garantir la sécurité des foules. Pour quelques votes de plus, l’Etat ne doit pas démissionner devant ses responsabilités; les chefs religieux ne sont pas et ne font pas  l’Etat. 


LE RÔLE DE L’ETAT : l’Etat doit avoir des infrastructures en place et à la hauteur de l’événement. Les ministres de l’intérieur, de la santé, les états-majors doivent coordonner avec les organisateurs du côté des chefs religieux et les firmes privées et travailler ensemble pour mettre sur place une machine bien-huilée. Des opérations de préparations doivent être la routine, surtout dans ce Sénégal où chaque personne est marabout et chaque personne a son pèlerinage et sa Dahiira ou sa Ziara. Ceci permettra de s’assurer que les personnels sanitaire et sécuritaire coordonnent leurs Xalam, écoutent le même morceau de Samba Jabar Samb et sont près à intervenir de manière rapide et efficace. 


ÉVALUATION : après chaque événement, il faut évaluer et déterminer le déroulement, aussi bien dans sa phase de préparation que dans sont exécution. Il s’agira de déterminer ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, les surprises etc.…et s’y préparer pour la prochaine fois. Ce rapport d’évaluation doit être revisité à l’approche de chaque événement majeur et mis à jour après cet événement. Il constituera une sorte de plan de référence continu. 


Voilà certains de nos maux et voilà certains des remèdes. Et comme vous le voyez, cela n’a rien à avoir avec le DESTIN. La responsabilité individuelle et collective passe avant le destin. Si nous ne changeons pas nos comportements,  alors Amduat est là pour nous accueillir en masse et à bras ouverts. 


Prières pour les victimes et leurs familles. 


Siikam Sy



Source crédit : Post Facebook Siikam Sy 

​Mise à jour: Mauritanie – Maintien en détention de deux membres de l’IRA-Mauritanie dans une prison isolée


Les défenseurs des droits humains Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont toujours détenus dans un endroit isolé en Mauritanie, quatre mois après leur transfert hors d’une prison de Zouérat. Depuis, ils sont détenus à 1200 km de leur maison et il est donc difficile de voir leur avocats, collègues, et famille depuis ce transfert. Les deux défenseurs des droits humains ont été transférés avec leur collègue Abdallahi Abou Diop le 19 décembre 2016 à Bir Moghrein, à la frontière du Sahara Occidental. Abdallahi Abou Diop a été libéré le 12 janvier 2017.
Avant leur arrestation, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram étaient membres actifs de l’IRA-Mauritanie. L’IRA-Mauritanie œuvre pour l’éradication de l’esclavage en Mauritanie, car de nombreux descendants d’esclaves sont toujours privés de leurs droits humains fondamentaux, et ce bien que l’esclavage ait officiellement été aboli en 1981. Entre le 29 juin et le 9 juillet 2016, treize membres de l’IRA-Mauritanie ont été arrêtés à Nouakchott et conduits dans différents centres de détention sans être informés des raisons de leur arrestation. Les forces de sécurité ont ensuite affirmé que leur arrestation était due à leur participation et à l’organisation d’une manifestation contre la destruction d’un bidonville en périphérie de Nouakchott. Aucun membre de l’IRA-Mauritanie n’a participé à cette manifestation.
Les défenseurs ont officiellement été accusés le 18 août 2016, et leurs avocats ont fait appel le 22 août.  Le 28 septembre 2016, les 13 membres ont été transférés dans un centre de détention à Zouérat, jusqu’à leur appel qui a eu lieu le 18 novembre 2016. Zouérat est situé à environ 700 km de leur domicile à Nouakchott. Abdellahi Matalla Saleck, Moussa Bilal Biram et Abdallahi Abou Diop ont signalé des actes de torture et des mauvais traitements pendant leur détention à Zouérat. Les peines des 13 défenseurs ont été réduites; celles de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ont été réduites à trois ans dont un an de prison avec sursis pour avoir incité à participer à un rassemblement non-armé dans le but de troubler l’ordre public. Le 19 décembre 2017, Moussa Bilal Biram, Abdellahi Matalla Saleck et Abdallahi Abou Diop ont été transférés dans un centre de détention hors de Bir Moghrein, à environ 1200 km de Nouakchott. Aucune raison n’a été donnée aux défenseurs ni à leurs avocats pour justifier ce transfert.  
Il semble que le gouvernement mauritanien réserve ce centre de détention hors de Bir Moghrein aux prisonniers ayant commis des crimes graves. En outre, IRA-Mauritanie a été informée que des prisonniers sont morts dans le centre de détention de Bir Moghrein à cause des mauvaises conditions de détention. Dans cette prison isolée, Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ne seraient autorisés à passer que de courts appels à leur famille et à leurs collègues, et toutes les communications sont étroitement surveillées par des gardes. En raison de la distance physique et du fait qu’il n’y ait pas de route sûre et sécurisée entre Nouakchott et Bir Moghrein, les collègues et les familles des deux défenseurs ne peuvent leur rendre visite.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par le fardeau injuste imposé aux familles et aux collègues de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck, étant donné qu’ils sont détenus à 1200 km de Nouakchott; Front Line Defenders appelle les autorités mauritaniennes à rapprocher les défenseurs de leur domicile, en vertu de la règle 59 des Nations Unies relative au traitement des détenus (Règles Nelson Mandela): Les détenus doivent être placés, dans la mesure du possible, dans des prisons situées près de leur domicile ou de leur lieu de réinsertion sociale. Front Line Defenders exhorte les autorités mauritaniennes à assurer que le traitement de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck pendant leur détention, corresponde à toutes les conditions établies dans les «Principes fondamentaux relatifs à la Protection de Toute Personne contre Toute Forme de détention ou Emprisonnement» adoptés par l’Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988.

COMMUNIQUÉ D’ALERTE : Lettre adressée au commissariat des droits de l’homme  Nouakchott, New-York, Genève, Dakar.



Paris, le 14-01-2017




A Son Excellence, M. le Haut-commissaire des droits de l’Homme de l’ONU  Nouakchott Mauritanie.

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste France,


On vous transmet nos salutations !


En tant que personnes qui croient en la démocratie, à la liberté de pensée et la liberté d’expression, nous sommes bien soumis au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), 16 décembre 1966 – Résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies 2200 A (XXI).


Le 15 janvier 2017 au matin  M. BiramDahAbeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie) passera la frontière Rosso Sénégal – Rosso Mauritanie pour  rejoindre le plus naturellement du monde, son pays, la Mauritanie (étant entendu qu’il n’est ce jour pas apatride).


Cependant, il y’a beaucoup de menaces qui pèsent sur l’intégrité de la personne de M.Biram Dah Abeid, sur ses libertés individuelles (arrestation et emprisonnement arbitraires, torture…) et ses libertés politiques (droits de réunions pacifiques…)

Son action s’inscrit aujourd’hui (et toujours…) dans l’effort qu’il demande « …à tous les militants, de rester vigilants, de ne pas céder à la provocation, de rester attaché à l’action pacifique, légale et reconnue par la Constitution mauritanienne ». « Je les adjoins d’être attentifs à l’infiltration de la part de personnes de mauvaise foi, pour pousser des militants non avertis à la violence. N’acceptez pas les infiltrations et le détournement de notre action pacifique ! »


Et parce que M. Biram Dah Abeid « invite aussi tous les observateurs, toutes les ONG et tous les partis politiques mauritaniens, à observer ce processus de retour, pour pouvoir témoigner »,

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste France,

Nous Vous demandons, par la présente, d’être le témoin des atteintes graves, imminentesaux droits de l’homme en Mauritanie.

Et Nous Vous prions d’observer le retour de M. Biram Dah Abeid avec la plus grande vigilance.




Respectueusement !



Source crédit : Proche IRA-FRANCE 

IRA : ​Communiqué de presse


Le président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Biram Dah Abeid, vient de clôturer, ce samedi 17 décembre à Paris, une série de trois tournées au cours desquelles il a sillonné trois continents à savoir, dans l’ordre chronologique, l’Amérique, l’Afrique et l’Europe. A  chaque station de ce long périple, le leader abolitionniste, malgré les contremesures prises par l’Etat et la diplomatie mauritaniens, a été l’objet d’attentions et d’égards particuliers de la part de chefs d’Etats, de présidents, de responsables de partis mais aussi de dirigeants des organisations de la société civile et des faiseurs d’opinions des pays visités.

L’événement a pris la forme d’une conférence de presse, organisée par IRA-France dans une salle parisienne qui refusa du monde, tellement l’affluence fut importante. Lors de cette conférence, le Président Dah Abeid, accompagnés du Dr Ahmed Amou Ould Moustapha et du Pr Mohamed Baba, tous deux membres du Bureau Exécutif d’IRA, et devant des centaines de coordinateurs, d’adhérents et de sympathisants de toutes les sections d’IRA en Europe, a présenté les principaux résultats de cette tournée internationale, précisé le positionnement d’IRA sur la scène politique mauritanienne et tracé les perspectives du combat qui attend les Mauritaniens et les militants abolitionnistes dans les semaines et mois à venir.

Pour le bilan, la tournée a permis de réaffirmer le rôle de lanceur d’alertes que la communauté internationale, à travers les multiples distinctions et marques de reconnaissance qu’elle lui a décernées, a décidé de confier à IRA-Mauritanie dans le domaine de la défense des droits humains. Ce sont là, précise le Président, autant de coups de boutoir  assénés au régime de Ould Abdel Aziz. Une quatrième tournée, cette fois au sein du monde arabo-musulman, sera organisée après le retour du Président au Pays, retour programmé dans les prochains jours.

Pour le positionnement d’IRA, il est sans équivoque possible et de façon résolue, aux avant-gardes de l’opposition au régime de Ould Abdel Aziz. Ce système dont la justification première est le parrainage et la protection des esclavagistes et des racistes les plus endurcis doit être abattu et ses fondements déconstruits jusqu’à la dernière pierre d’angle. IRA appelle ses partenaires dans l’Opposition à adopter la lutte pour la dignité humaine et notamment l’abolition effective de l’esclavage, qui sévit dans toutes les communautés nationales, et la lutte contre le racisme d’Etat, dont les Négro-africains sont les principales victimes,  comme causes structurantes du combat politique en Mauritanie. Elle appelle à la libération immédiate de tous les détenus d’opinion à savoir les trois abolitionnistes qui sont à Zouerate et le militant du Mouvement du 25 février, injustement détenu à Nouakchott.

Le Président a précisé que le combat contre l’esclavage et les injustices sociales mené par l’IRA est un combat universel et n’est pas l’apanage de Mauritaniens à plus forte raison d’une communauté  plus qu’une autre. Le seul adversaire de l’IRA, a précisé Dah Abeid, est le système féodal esclavagiste et les forces rétrogrades qui tentent de le couvrir et de le perpétuer, quelle que soit la communauté.

Pour mener à  bien ce combat, IRA s’adresse à tous les Mauritaniens et tend la main à tous les acteurs politiques qui partagent sa vision d’une Mauritanie juste égalitaire et réconciliée.

Prenant la parole Mrs Mohamed Baba et Ahmed Amou Ould Moustapha ont abondé dans le même sens et ont appelé tous les Mauritaniens à ne pas se tromper d’adversaire, à s’unir et à éviter de tomber dans le piège des manœuvres de diversion du Système qui s’efforce de retarder l’avènement d’une Mauritanie pour tous, pour se maintenir.

Les semaines et mois à venir seront décisifs pour la Mauritanie. Déboussolé par les échecs de ses tentatives successives et pathétiques d’entrainer les partis de l’Opposition dans la voie de sa légitimation, Ould Abdel Aziz commence à désespérer une frange importante de sa majorité. IRA appelle à l’empêcher, par tous les moyens légaux et pacifiques, de procéder au moindre tripatouillage de la Constitution quel qu’en soit le motif.

Nouakchott  le 18  décembre 2016

 La Commission de communication

Regardez « Biram Dah Abeid en conférence à Paris » sur YouTube

L’intervention en vidéo du président d’IRA-MAURITANIE lors de la conférence du 17 décembre 2016 à Paris. 

Paris, 17 décembre 2016: Notre photo-reportage sur la conférence du président d’IRA-MAURITANIE, BIRAM DAH ABEID à Paris.

La conférence publique attendue du président Biram Dah ABEID d’IRA-MAURITANIE a eu lieu ce samedi 17 décembre 2016 dans le 11ème arrondissement de Paris. Vers 15H30, sous la houlette du modérateur du jour Moussa SOUMARÉ cadre du mouvement abolitionniste, le président d’IRA-France Jean-Marc PELENC a ouvert la conférence par un bref  historique sur le mouvement, ses activités et ses perspectives. Il a exprimé une pensée pour les 3 militants d’IRA encore incarcérés.

Vers 16H, le leader abolitionniste est arrivé et accueilli chaleureusement par le public d’une tonnerre d’applaudissements. Monsieur Biram Dah ABEID a pris la parole vers 16H05. Après les remerciements d’usage, il a exposé le fond du bilan de sa tournée internationale  (Amérique, Afrique et Europe) . Le leader abolitionniste a remercié la diaspora et particulièrement le comité de soutien aux détenus d’Aleg. 

 Le lauréat Onusien de 2013 pour la défense des droits de l’Homme , a rappelé qu’un travail intense à l’extérieur a été accompli ces derniers mois, et que son mouvement IRA n’est pas seulement les coups d’éclats qui ont jalonné et marqué sa jeune histoire  (le pèlerinage d’INAL en 2011 ,  l’autodafé des livres « religieux » du code esclavagiste en 2012 et la caravane foncière en 2014). Il a indexé le gouvernement mauritanien qui s’est attaqué injustement à la direction du mouvement antiesclavagiste en vu de le décapiter en vain. Le président Biram a expliqué que les dissidences survenues ces derniers temps n’affectent en rien le mouvement abolitionniste et d’ailleurs d’autres dissidences peuvent survenir encore. Pour lui, tout cela vient des manipulations du système mis en place depuis 1978 et qui structure et se sert des divisions multiples du peuple mauritanien pour se perpétuer. 

Monsieur Biram Dah ABEID a annoncé par ailleurs qu’il va rentrer à présent au pays après son long périple de sensibilisation. Il a déclaré que son mouvement est ouvert à une large convergence de tous les partis et mouvements progressistes et les ONG pour porter une voix forte et décisive  face au système en place et réaliser une GRANDE OEUVRE . Il s’est dit disposé pour une stratégie permettant de donner d’autres alternatives à ceux qui se trouvent piégés de soutenir ce système qui ne tiendra pas pour toujours. 

Après cet exposé du président, deux membres du bureau exécutif du mouvement, le professeur Mohamed Baba SAID et le docteur Ahmed Ammou MOUSTAPHA ont pris la parole pour abonder dans le sens des propos tenus précédemment. Ainsi la plainte introduite par le président Biram à Paris le 14 Novembre 2016 pour tortures sur certains de ses camarades emprisonnés , est une démarche très importante qui va peser dans les consciences de certains éléments du système. 

À noter la présence d’un stand d’adhésion pour le public désireux d’intégrer le mouvement abolitionniste. 

Vers la fin, la séance de questions-réponses avec un public très important par rapport aux locaux un peu exigus de la conférence, a été très enrichissante. Ce moment a permis au président BIRAM d’interpeller et d’être interpellé également sur diverses questions  (tensions autour d’INAL, l’esclavage sous diverses formes dans toutes les communautés en Mauritanie, le calendrier politique dans l’avenir, ses visions politiques et économiques etc…) . Il a mis en garde contre les manoeuvres de diversion orchestrées par le système en se servant des marionnettes notamment le cas de l’extrémiste Daoud Ahmed AICHA avec son parti légalisé récemment. 

Reportage assuré et signé par  Kundu SUMARE pour SONINKIDEES-JOSE.


Le Cri d’ALEP : ​Tout était prévisible…par l’Histoire et le Temps..!? 

Je pense qu’il est TEMPS que les haines politico-confessionnelles nourries d’une éternelle confrontation sunnites-chiites s’arrêtent. Le cas Syrien, et à Alep anti-Assad en particulier, nous démontre comment ce conflit historique entre les 2 branches principales de « l’islam » est sous-jacent en grande partie de ce qu’on appelle improprement la guerre civile en Syrie. 

Une certaine rébellion syrienne avec l’appui des puissances extérieures connues comme liberticides dans leurs pays, a articulé et motivé son insurrection armée sur un anti-chiisme viscéral et haineux plutôt qu’une exigence de liberté dans une diversité d’opinions politiques et religieuses. 

Du côté du dictateur Assad, le chiite alaouite de confession, une légion étrangère de l’international chiite avec un appui très intéressé de la Russie de Poutine, on est excités avec acharnement pour se faire du sunnite par le feu et le sang. Le camp d’Assad explique officiellement une reconquête d’un pays, mais on craint officieusement un nettoyage politico-confessionnel dans les zones dites libérées dont Alep sunnite représente l’exemple type. 

De chaque côté, les ressentiments les plus obscurs sont en ébullition, le rebelle sunnite voit au partisan chiite d’Assad comme le chien de l’enfer qu’il faut y précipiter. Le soldat syrien ou son comparse confessionnel iranien ou du Hezbollah libanais, nourrit une vengeance destructrice face au rebelle sunnite qui doit payer pour l’assassinat du petit-fils du Prophète Muhammad par dit-on des sunnites. 

Il faut faire apprendre et comprendre aux gens de 2 côtés qu’ils sont des HUMAINS d’abord avant d’être sunnites ou chiites. Les uns et les autres ont trahi l’esprit de L’ISLAM par leurs sectarismes idéologiques et hégémoniques.

Sur le plan international, le monde dit occidental joue son pragmatisme stratégique pour sauvegarder ses intérêts. Et l’ONU , ce gros machin est devenu les lieux d’expression des sentiments hypocrites des uns et vengeurs des autres. Les dirigeants du monde arabe boivent du thé et les peuples arabo-musulmans prient le CIEL désespérément. 

Que c’est triste….!!!