COMMUNIQUE D’IRA FRANCE – MAURITANIE 

Aujourd’hui le monde s’offusque de la découverte de la vente d’esclaves en Libye et c’est « heureusement» très fortement relayé par les médias.

Aujourd’hui l’esclavage traditionnel (où l’on peut vendre ou donner en cadeau de mariage son esclave et sa descendance) est toujours présent et réel en Mauritanie.

Pourquoi ce silence? Parce qu’aux yeux du monde, les autorités mauritaniennes se couvrent derrière des lois abolissant, criminalisant et décrétant comme crime contre l’humanité l’esclavage dans le pays qu’elles dirigent d’une main de fer.

Oui, les lois existent MAIS ne sont pas appliquées en Mauritanie.

Au contraire, les mauritaniens antiesclavagistes sont discriminés, réprimés, torturés, voire emprisonnés. Et sont refoulées toute personne ou délégation voulant aborder en Mauritanie la question de l’esclavage.

Qu’attendent les médias pour relayer les alertes d’Amnesty International, Walk Free,Freedom United, Acat, FIDH en soutenant le leader abolitionniste Biram Dah Abeid qui a obtenu en 2013 le Prix ONU des Droits de l’Homme pour justement dénoncer l’esclavage dans son pays?

Nous, IRA France-Mauritanie (Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste), ONG pacifiste se voulant être un relais d’alerte sur les pratiques de l’esclavage en Mauritanie, demandons à être entendus auprès de ces mêmes médias pour qu’enfin la communauté internationale ouvre les yeux et se manifeste.

Nous leur évoquerons non seulement les pratiques de l’esclavage mais aussi le racisme d’état, l’exclusion et l’apartheid qui sévissent en Mauritanie.

Pour information: L’ONG IRA Mauritanie n’a jamais pu obtenir d’existence légale en Mauritanie.

Jean-Marc Pelenc

Président d’IRA France-Mauritanie, ce 27 novembre 2017

IRA : le président Biram Dah Abeid assiste à une conférence dans une université française. 

Le 17 novembre 2017, la Clinique de Droit International des droits de l’Homme à l’Université d’Aix-en-Provence en France, a accueilli BiramDah Abeid, président des réseaux IRA, en tant que conférencier dans un emphitheatre qui refusé du monde. Un parterre d’étudiants en droits humanitaires et humains, de professeurs et de membres d’associations de défense et de protection des droits de l’Homme, ont écouté l’épilogue du combat épique de Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, le thème de la conférence étant:  » Le Difficile Combat des Militants Anti-Esclavagistes en Mauritanie ». Parmi les personnes présentes, le président de IRA-France-MAURITANIE Jean-Marc Pelenc et les membres de son bureau dont Bruno Canivenc, professeur à l’Université d’Aix-en-Provence et secrétaire général de IRA-France-MAURITANIE. Le doyen de la faculté de droit, le professeur Ludovic Hennebel qui a invité le lauréat du prix des Nation-Unies pour dispenser cette conférence, à donner le coup d’envoi à la conférence en présentant le thème et le conférencier. 

Biram Dah Abeid a éclairé son auditoire sur l’engagement de l’État Mauritanien et le bloc ethn-social dominant contre les valeurs des internationales des droits de l’Homme doublé de leur volonté largement certifiée d’éradiquer la volonté anti-esclavagiste des victimes et des défenseurs, par l’interdiction, la violence, la torture, les arrestations arbitraires et procès inéquitables, la diabolisation médiatique et l’excommunuation religieuse. Monsieur Abeid a souligné aussi le rôle du soutien diplomatique et du silence Africains dans la perpétuation de l’esclavage en Mauritanie ainsi que l’aide militaire et économique dont beneficie l’extrême droite obscurantiste et attachée aux pratiques d’esclavage, au pouvoir en Mauritanie. Le débat s’est prolongé jusqu’à 19 h 30 mn et des étudiants ont décidé de titrer leurs mémoires d’études et de recherches, sur la bataille que mène IRA-MAURITANIE en vue d’éradiquer l’esclavage dans ce pays.
Cellule de communication 

Crédit source: Réseaux IRA-FRANCE. 

Déclaration: Au Guidimakha, les autorités choisissent la violence contre les parents d’élèves 

Au moment où les autorités mauritaniennes et leurs laudateurs de tout acabit s’évertuent à convaincre les populations de Kaédi à accueillir le Général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses festivités de commémoration du 57ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, les professionnelles de l’Education et les parents d’élèves, sur toute l’étendue du territoire national ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’école mauritanienne. Toutes les voix revendicatives sont unanimes, l’école du pays va très mal. 
C’est dans ce contexte de désarrois qu’à l’appel du Bureau de l’Association des parents d’élèves de la ville de Sélibaby (650 Km de Nouakchott) une marche pacifique a été organisée le lundi 13 novembre avec la participation d’environ un millier de personnes. Cette marche a été sauvagement réprimée par les forces de police sur ordre du Wali (Gouverneur) de la région Monsieur Oumar Amadou Diallo. 

Le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mr Mohamed Ould Jiddou a été arrêté et avec lui plusieurs parents d’élèves et élèves continuent à croupir dans les locaux du commissariat de police de la ville ; dont les sieurs : 

 Diadié Sakho

 Mamadou Lamine Ba

 Souleymane Kalidou Ba

 Lassana Kaniouma Traoré

 Mamoudou Ba

 Abdourahmane Kane

 Et de Madame Khadijetou Kouyaté

Après que les représentants des parents d’élèves aient rencontré les autorités régionales qui n’ont donné de réponse que des menaces, les populations de Sélibaby ont manifesté pour dénoncer l’état de délabrement des établissements d’enseignement secondaire de la ville mais aussi le manque de professeurs et la corruption qui est devenue monnaie courante lors de l’examen du Brevet.

Cette attitude des autorités régionales est dictée par le choix des autorités au sommet de l’Etat de répondre à toute voix discordante par la violence disproportionnée et insensée. Face à la déconfiture de l’Etat, IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire des populations du Guidimakha :

– Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge et des menaces face aux paisibles citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits,

– Et rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment à Sélibaby et exige d’elles des solutions adéquates aux problèmes graves qui se posent à l’éducation au niveau national en général et en particulier, aux établissements d’enseignement secondaire de Sélibaby,

                Nouakchott, le 14 novembre 2017
                                                   La Commission de communication

Crédit source: réseaux IRA. 

​L’écrivaine Vanina Raliterason consacre un livre sur Biram Dah Abeid président des réseaux IRA-Mauritanie dans le monde.

Apres les prix internationaux, voila le chapitre  d’ouvrage littéraire. L’invitation est lancée sur un poster, rendez vous, le 11 novembre 2017, de 14h à 18h,  l’adresse  suivante: 10 cité Joly 75011 Paris ;  en collaboration avec l’Association Mémoire Soldats Coloniaux, il sera présenté au public le livre «   LA LIBERTÉ IMMÉDIATE », qui est consacré sur  Biram Dah Abeid, « l’enfant du pays, petit fils d’esclave. »

« Mon ouvrage, La Liberté Immédiate, est et sera un appui de plus pour Biram Dah Abeid. Il retrace sa vie de combattant dès son enfance où il consacra ses études au combat contre l’esclavage et l’inégalité  en Mauritanie. Il créa son mouvement IRA Mauritanie avec ses amis, qui leurs valût et à beaucoup d’autres de la prison. Il s’est vu récompensé à plusieurs reprises de divers prix dans le monde pour son combat. Je vous donne rendez-vous le 11 novembre pour la présentation de cet ouvrage. Tous ensembles pour vaincre l’esclavage et l’inégalité des communautés noires dans le monde. » Nous a écrit l’auteur du livre, Mme Vanina Raliterason

Soyez au rendez-vous

Diko Hanoune 
Lire : http://haratine.blogspot.fr/2017/11/lecrivaine-vanina-raliterason-consacre.html?m=1

​Communiqué : Colloque de Bamako (suite)

La Mauritanie au banc des accusés 

Notons qu’au cour de la deuxième journée du colloque International de Bamako, intitule (Droit et Esclavage en Afrique de l’Ouest) monsieur Ndiaye Racine, professeur d’Histoire de l’Université de Nouakchott et soutien du chef de l’Etat actuel Mohamed ould Abdel Aziz, s’est offusqué des passages de l’intervention du président de IRA – Mauritanie  qui traite des victimes de l’esclavage et de la tentative de génocide en Mauritanie; et Racine Ndiaye dément devant une assemblée médusée et affirme que le général Aziz a libéré les esclaves et rétabli les noirs mauritaniens dans leurs droits; il a énuméré les lois que le président Aziz a édicté et a parlé des bienfaits de l’agence Tadamoune. Il a nié toute existence de l’esclavage ou de victimes de génocide; et lorsque Biram Dah Abeid a cité les sources des rapporteurs spéciaux des Nations-Unies et des ONG non-gouvernementales internationales sur les pratiques esclavagistes et les tués à Inal et autres, Ndiaye a réfuté l’existence de ces rapports ; c’est en ce moment que monsieur Diarra, professeur de droit à  l’université de Bamako, a imprimé de son ordinateur séance tenante, le rapport de la rapporteur spéciale des Nations-Unies sur l’esclavage qui stipule que l’esclavage cause la mort lente de milliers de Mauritaniens. Le professeur Samba Traore de l’université Gaston Berger de Saint-Louis prend le micro et réitère la véracité et l’exactitude des informations avancées par Biram Dah Abeid, car dit il, elles sont sur les sites de toutes les organisations et les organismes spécialisés; et le président de l’organisation anti-esclavagiste malienne Temedt Ibrahim Ag Idbaltanat de poser une question a monsieur Racine en lui disant : toi qui dis que l’esclavage et le génocides en Mauritanie est une fiction, est ce que tu crois sincèrement en ce que tu dis? Ndiaye Racine esquive et tergiverse, mais Idbaltanat reviens à la charge à trois reprises et enfin, le Pr Racine Ndiaye lâche: oui je crois que ce sont des fictions. Un diplomate mauritanien, venu de la mission diplomatique mauritanienne a Bamako viendra quelques instants après prendre Racine Ndiaye vers une destination inconnue.

Nouakchott le 18/10/201.

la commission de communication

​Le président d’IRA-Mauritanie assiste au conclave de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International.

Le 03 octobre 2017 à partir de 10 h s’est ouverte à la résidence Mamoun sur la VDN à Dakar, la rencontre de la société civile sénégalaise sous l’égide de Amnesty International sous le thème: La campagne mondiale pour les défenseurs des droits humains « Osons le Courage ». A l’ouverture de cet important événement, le ministre de la justice du Sénégal, le professeur Ismael Madior Fall était reçu par les leaders de la société civile sénégalaise avec a leur tête : Mr Alioune Tine, directeur de Amnesty International en Afrique de l’Ouest, Sedigh Niass  président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (RADDHO), Seydi Gassama président de Amnesty-Sénégal et Abdoul Aziz Badiane, président de l’Association Sénégalaise des droits de l’Homme, entre autres.
Etait aussi invite à ce colloque Mr Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie). Au cours de sa prise de parole, le lauréat du prix des Nations-Unies pour les droits Humains 2013, a rendu compte à ses hôtes la situation de plus en plus détériorée de l’environnement des droits de l’homme et de l’Etat de droit en Mauritanie. Biram Dah Abeid a expliqué que la Mauritanie est devenue une grande prison pour tous les mauritaniens; il a mis en relief les restrictions graves et grandissantes aux libertés de paroles, de manifester, de s’associer et de l’appareil judiciaire transformé par le régime en instrument pour museler, bâillonner, faire taire ou mettre au secret les opposants politiques, défenseurs des droits humains, journalistes ou syndicalistes. Le président d’IRA – Mauritanie a vivement félicité les organisations de la société civile sénégalaises pour leur soutien constant et indéfectible à IRA – Mauritanie  et son combat légitime contre l’arbitraire, la gabegie, le racisme et l’esclavage. D’autre part, Biram Dah Abeid a recommandé a ses collègues sénégalais de s’investir davantage dans le cas de la Mauritanie ou la répression devient de plus en plus large et récurrente depuis que le chef de l’Etat Mauritanien a entamé par la violence, le déni du droit et l’instrumentalisation de la justice, un tripatouillage de la constitution et un processus de troisième mandat illégal.      

     

Dakar le 03/10/2017
Commission de communication

​L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie, organise ce samedi 30 septembre 2017, au Café de Rome à 10H30, une conférence de presse sur la répression brutale et la situation déliquescente en Mauritanie.

Cette conférence est la première d’une série de rencontres qui seront organisées dans plusieurs capitales africaines par l’IRA en vue de sensibiliser les opinions publiques sur la situation en Mauritanie.
Traversée depuis plusieurs années par une crise politique et sociale grave, la Mauritanie, en proie à des maux tels qu’esclavage, pauvreté ou illettrisme, est gangrénée par une corruption systématique empêchant tout développement social. Depuis un an, le président Mohamed Ould Abdel Aziz tente d’étouffer toute opposition alors que se profile, pour 2019, une nouvelle élection présidentielle à laquelle il n’aura pas le droit de se présenter, la Constitution l’empêchant, par des articles verrouillés, de prétendre à un troisième mandat.
Depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. Quatorze autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d’arrêt ont été déposés contre deux hommes d’affaires vivant à l’étranger et tous les sénateurs sont interdits de sortir du territoire.
Prendront part au panel :
1. Monsieur Biram Dah Abeid : Président de l’IRA. Biram Abeid est un défenseur des droits de l’Homme. Il a reçu de nombreuses distinctions internationales dont le Prix des Héros de la lutte contre le trafic humain du Département d’Etat américain (2016) et le prix des Nations Unies pour la cause des droits de l’Homme (2013). Il est arrivé second à l’élection présidentielle de 2014, et est candidat à la prochaine élection présidentielle de 2019.
2. Me Boucounta Diallo : Avocat au Barreau de Dakar.
3. Me Ahmed Ely : Avocat au Barreau de Nouakchott, membre du collectif de défense du sénateur Ghadda actuellement en prison dans le dossier « Mohamed Bouamatou et consorts ».
4. Me William Bourdon : Avocat au Barreau de Paris et président de l’ONG anti-corruption Sherpa. Me Bourdon présentera le dernier rapport de Sherpa sur la corruption en Mauritanie.
5. Me Georges Henri Beauthier : Avocat au Barreau de Bruxelles, il est l’ancien président de la Ligue belge des droits de l’Homme. Me Beauthier présentera les actions entreprises à l’international contre les violations des droits de l’Homme en Mauritanie.
Seront également présents : Me Assane Dioma Ndiaye, Avocat au Barreau de Dakar et président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, M. Alioune Tine, Directeur de Amnesty International WARO, M. Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, M. Sadikh Niass, Secrétaire général par intérim de la RADDHO, le Forum civil, ainsi que plusieurs organisations de la société civile mauritanienne et sénégalaise.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir assurer la couverture de l’événement par votre rédaction.
Date :    Samedi 30 Septembre 2017
Heure : 10H30 précises
Lieu :    Café de Rome.
 Contacts:
Coumba Geneviève Diémé  776504186  genevieve.dieme@ accessparthnership.com
Ramatoulaye A. Ndiaye 774577668    ramatoulaye.ndiaye@ accessparthnership.com

Le gouvernement de la Mauritanie refoule des militants antiesclavagistes américains.

​مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE

IRA – Mauritanie : Note d’information

 

La société civile de la ville de Chicago, composée de fondations et organisations de droits civiques, d’associations de cultes musulman ou chrétiens, de corporations professionnelles – magistrats, avocats, élus des circonscriptions et de l’Etat de l’Illinois – est l’héritière, depuis feu révérend Martin Luther King, d’une solide et constante tradition de soutien à toutes les causes justes, notamment les luttes contre l’esclavage, le racisme et l’Apartheid et l’oppression de personnes d’ascendance africaine. Elle compte surtout à son actif, le combat acharné et patient pour la promotion des droits civiques aux Etas Unis. Et C’est exactement en vertu de cette vocation internationaliste, que l’organisation Abolition Institute est née, il y a cinq ans dans le but d’éradiquer les inégalités de naissance en République islamique de Mauritanie.

Aussi, à cette fin,  la déclaration de Chicago appelait-elle, en 2014, à l’engagement des mauritaniens et des partenaires du pays. Abolition Institute a créé le prix annuel nommé Aichana, du nom de la première femme libérée de la servitude, par Sos-Esclaves.  Il convient de rappeler que l’Ong Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA – Mauritanie) jouit, également, d’une coopération étroite avec Abolition Institute et d’autres organisations de l’Illinois ; elle obtint, en 2017, la prestigieuse distinction. Enfin, au titre de l’élan collectif, un autre partenaire de Abolition Institute, Anti-Slavery International, bénéficie d’un financement de 1 million de dollars US, de la part du gouvernement fédéral, comme contribution à l’émancipation des victimes d’inégalité de race et de caste en Mauritanie.

Sous la houlette de Abolition Institute, la société civile de Chicago à invité et reçu, successivement, Boubacar Messaoud, leader de Sos-Esclaves en 2016 et Biram Dah Abeid les 7 et 8 juillet 2017. S’en suivirent, sur place, d’importants programmes d’échanges et de rencontres avec des hommes d’églises, des imams, des avocats, des magistrats et des personnalités de marque tel le révérend Jessie Jackson, compagnon du Dr King, icône de la lutte pour les droits civiques et premier candidat afro-américain à la Présidence des États-Unis d’Amérique. Au terme des discussions, la société civile de Chicago, exprima le vœux de visiter la Mauritanie, afin de s’imprégner de l’expérience des abolitionnistes locaux mais aussi écouter les autorités de l’Etat hôte. La période du 8 au 15 septembre à été retenue, non sans respecter le préalable d’informer le Département d’État américain et le gouvernement de la Mauritanie. La précaution a été scrupuleusement suivie.

Or, dès son arrivée à l’aéroport de Nouakchott, la délégation est interdite de séjour en Mauritanie et refoulée, sur le même vol, au retour vers Paris, sa provenance. Bien entendu et comme d’usage, la décision ne se fondait sur aucune motivation écrite.

Cette fuite en avant de la part du pouvoir intervient dans un contexte général d’atteintes aux libertés d’expression, d’emprisonnement de journalistes, de sénateurs et d’intimidation d’hommes d’affaires, tous abus précédés, en 2016, d’actes de tortures sur des détenus d’opinion. Elle atteste, d’amblée, de l’aversion défensive des dirigeants, envers les composantes du mouvement pour légalité raciale. L’enjeu de l’esclavage des noirs et son rapport d’intimité sinon de causalité, à la domination matérielle et symbolique, suscitent, depuis trois décennies, les mêmes réflexes de déni et d’occultation. Dès que la question est évoquée, les décideurs de la Mauritanie officielle, gardiens spontanés de l’oppression multiséculaire, s’empressent de cacher, de frauder, de se barricader sous le prétexte de prévenir l’éternel complot de l’étranger. Or, ironie du sort, l’attitude suicidaire du repli sur soi, contribue davantage à cliver le champ social et susciter la défiance réciproque. En cela, la récente mesure de refoulement aux frontières participe de la même inclination à opposer les communautés ; quand le système s’efforce à différer l’étalage de la vérité, il tente d’abord de s’assurer le contrôle des esprits, condition structurelle au pillage des ressources par les héritiers de l’hégémonie ethno-tribale.

Au-delà des condamnations de routine et de l’indignation accoutumée, l’IRA expose, ici, les faits nus et réitère son appel à poursuivre l’action multiforme pour une Mauritanie de la citoyenneté, hors des privilèges et à contrepied de la violence politique. Il s’agit de réactiver, sans cesse, le processus d’obstination, de subversion et de contre-culture dont la réussite dépend, pour l’essentiel, de la faculté à fédérer les concours et cumuler les énergies. La cause de la lutte anti-esclavagiste, chez eux, ne concerne pas seulement les mauritaniens ; elle requiert la participation de  volontaires, venus de l’humanité optimiste. Les militants américains de la dignité de l’Homme noir y ont une place de choix, compte tenu de l’histoire commune. Nous les saluons et exprimons la fierté de les savoir avec nous, parmi nous, pour toujours !!

 

Dakar le 13/09/2017            La commission de communication

IRA :Biram Dah ABEID invité d’honneur du 6è Congrès Panafricain de Munich

Communiqué de presse

Dans son intervention aux congressistes, le président de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA –  Mauritanie), Prix des Droits de L’Homme de l’ONU 2013, invité d’honneur de ce 6è Congrès, a attiré l’attention du public sur l’esclavage dont les personnes d’ascendance africaine continuent d’être victime dans les pays arabes. S’agissant de son pays, la Mauritanie, il a dénoncé les interprétations fallacieuses de l’islam qui s’appuient sur un « code nègre » qui maintient les structures et modes de pensées esclavagistes dans le pays. Il a informé le public sur l’esclavage par ascendance qui continue de régir les rapports sociaux en Mauritanie et dont la composante haratines (esclaves et  anciens esclaves) est la principale victime.

Il a dénoncé le génocide, les exécutions sommaires et le racisme dont les noirs ont été et continuent d’être victimes en Mauritanie.

L’évocation des 28 négros africains exécutés pour célébrer symboliquement le 28è anniversaire de l’indépendance du pays a fait couler des larmes à certains Congressistes.

Dans son allocution le président du Mouvement abolitionniste mauritanien a demandé aux participants et participantes de faire pression sur leur gouvernement pour que la Mauritanie applique ses propres lois relatives à l’esclavage et toutes les conventions internationales ratifiées par son gouvernement.

Dans cette même allocution, il a rendu hommage au jeune patriote africain Kemi Seba victime de la collusion de certains milieux de gouvernance néocolonialistes africains a cause de ses positions pour la renaissance de l’Afrique et en faveur des personnes d’ascendance Africaine.

Le président des réseaux IRA a dénoncé aussi le silence de la communauté internationale sur le génocide des musulmans Rohingas, l’implication d’un prix Nobel de la paix dans ce forfait et encore le silence de la fondation du Nobel.

Biram Dah Abeid a aussi fustigé le régime mauritanien qui tente de contrer la fatalité démographique et démocratique en confisquant le peu de libertés individuelles et collectives en réprimant les forces anti-esclavagistes et démocratiques mauritaniennes à savoir l’interdiction de IRA – Mauritanie, l’emprisonnements et la torture de ses membres, le harcèlement des syndicalistes, des journalistes, des élus et des hommes d’affaires.



Nouakchott le 12/09/2017            La commission de communication

IRA-MAURITANIE: CONFÉRENCE DE PRESSE 

     

Le pluralisme à terre



IRA – Mauritanie est consternée de voir sa démocratie foulée au pied par la junte militaire. Comment concevoir que des personnalités les plus crédibles et respectables puissent ainsi subir le harcèlement et l’humiliation, pour finir par se faire traduire en justice, sans aucun motif légitime ?

Nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, la persécution des syndicalistes Samory Beye président de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM)  et Mohamed Nahah président de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) ; les leaders, dont la notoriété n’a d’égale que la valeur morale, se distinguent par leur engagement constant pour la protection des travailleurs et le respect de la dignité humaine ; et voilà, qu’en lieu et place de la reconnaissance due, ils échouent devant un juge, tels des délinquants passibles de la correctionnelle. IRA – Mauritanie leur apporte son soutien sans réserve, eux que le gouvernement du moment et même ses prédécesseurs, n’ont pu dompter, encore moins assujettir.

Notre réprobation s’exprime, avec autant de rigueur indignée, contre le viol  de la liberté d’expression et l’intimidation, ainsi appliqués à d’éminents chefs de  publication et de journalistes de renom. L’autonomie de la presse, souvent citée en exemple et preuve de l’ouverture politique et de l’Etat de droit, est alors piétinée par ses promoteurs autoproclamés.

Nous déconcerte puis nous révolte le règlement de compte que les autorités s’obstinent à entretenir, aux dépens de sénateurs dont la non-violence découle de l’usage exclusif de la qualité d’élus; l’emprisonnement de certains d’entre eux atteste d’une surenchère mesquine, pour les punir d’avoir refusé et combattu un coup d’Etat perpétré par le régime à travers des réformes anticonstitutionnelles.

Comment le Président Ould Abdel Aziz pouvait-il accepter des milliards offerts par l’homme d’affaires Ould Bouamatou lors d’une précédente campagne électorale et considérer criminel le concours du susdit à la défense de journalistes, de syndicalistes et d’hommes politiques ? Dans une telle différence de traitement, l’hypocrisie dispute la palme à l’incohérence.

Il était plus vertueux pour le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz de réagir, plus promptement, au sort des populations vulnérables du Brakna et de l’Assaba, confrontées à une catastrophe naturelle qui a semé la désolation faisant une quinzaine de morts et des dizaines de blessés.




Nouakchott le 07/09/2017              la commission de communication