Senalioune – On sait désormais pourquoi l’annulation illico-presto par la chaine télévision Elwataniye qui avait sollicité avec insistance l’intervention du député Biram Dah Abeid le jeudi 02 avril 2020 sur les questions brulantes de l’heure. Les journalistes disent avoir subi de fortes pressions de milieux influents du système raciste et esclavagiste qui gouvernent le pays pour annuler l’émission comme le fut avec la chaine Chinguity TV récemment. La gestion chaotique de cette crise mondiale sanitaire qui s’est soldée par un cas de décès COVID 19. La défunte n’a pas eu accès aux soins ni avoir subie les tests du dépistage avait stupéfait l’opinion. Elle n’a été dépistée qu’après son décès, donc, médecin après la mort. Dès le début de cette pandémie, le ministre de la santé nous disait des choses incohérentes, la prise en charge de personnes confinaient du vol air France le 16 mars, n’était pas au top. Le vieil homme de 74 ans avait dit clairement qu’il n’a subi aucun test COVID-19. Le cas de la ville Kaédi, le ministre avait défendu que l’individu a été appréhendé par les forces de l’ordre à la frontière sénégalaise alors que ce n’était pas vrai. En bref, le gouvernement Mauritanien tente de camoufler ses graves insuffisances. Message du député à la population « Moi Biram Dah Abeid, je vous salue à partir de Bruxelles, je suis ici confiné comme tous les Belges à cause de cette pandémie, mais, je vous rassure que ma santé est bonne. Le médecin m’a déjà libéré depuis le 18 mars, depuis lors, il n’y a pas d’avion. Je compatis avec les mauritaniens, surtout les Kaédiens, je ressens ce qu’ils ressentent, les jours ne sont pas actuellement faciles, il y a la maladie qui pointe à l’horizon, qui menace, mais aussi la mauvaise gestion des autorités n’a pas facilité les choses. Je compatis avec tous ces foyers dont les chefs qu’ils soient des pères ou des mères, vivaient et faisaient vivre leurs enfants au jour le jour à travers leur travail quotidien. J’imagine la détresse dans la quelle se trouve ces foyers qui n’ont plus de quoi à nourrir leurs enfants. C’est dommage que les autorités Mauritaniennes n’ont pas pris en compte la note d’alerte que nous avons fait, nous IRA dès les premiers jours. Parce-que tous les pays du monde ont confiné leur population mais en contre partie ils ont donné la nourriture sur le compte de l’état, sur les dépenses de l’état. La Mauritanie a bien les moyens de le faire et des ressources pour sa population. Malheureusement ce n’est pas le cas et sa plonge les citoyens dans des difficultés imprévisibles………… »
Oumar Ould Yali, ancien ministre, Président du parti Radical pour une action globale (Rag)
Biram Dah Abeid, parlementaire et leader de l’association non-autorisée Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) a été choisi, par la chaîne de télévision privée Alwataniya, pour animer le 2 avril 2020 à 22h30 mn, l’émission de débat, Tada’iyate. Auparavant, bien au fait des manipulations d’usage dans le milieu, l’invité réitéra, à mainte reprise, ses conditions ; à cet égard, il reçut, en réponse, quelques assurances, des plus explicites. Or, 3 heures avant le début de la diffusion, prévue en direct grâce à la messagerie Skype, le journaliste se démenait à la convocation de mille prétextes ; il s’échinait, alors, à justifier l’annulation du rendez-vous. Devant l’évidence de la dérobade de dernière minute, Biram Dah Abeid suggérait, à Alwataniya, de produire un message d’explication à l’endroit de son public. Là aussi, l’engagement fut pris, sans suite, comme de bien entendu. Il s’agit d’une entorse supplémentaire au pluralisme, laquelle vient confirmer nos multiples alarmes sur la concentration ethnique des pouvoirs. Il en résulte la partialité intrinsèque de l’audiovisuel de Mauritanie, d’ailleurs produit des ententes exclusives que confère la consanguinité. A l’image de tous les leviers d’influence, y compris l’Etat, l’ensemble des radio et télévisions privées appartient à la communauté des Bidhanes, soudée par la défense d’une hégémonie de quelques siècles. In fine, dans un tel univers, priver, de parole, le détracteur du système, s’avère aussi aisé que prévisible. Ainsi, l’objet de la présente communication tient-il moins de l’étonnement que de l’indignation. Biram Dah Abeid, député et candidat au scrutin présidentiel de juin 2019, représente, par le nombre des suffrages issu des chiffres du tripatouillage, l’unique alternative à la médiocratie des tribus. Il fallait donc le faire taire, encore et toujours, sans donner l’impression de lui appliquer le musellement frontal. Il convient de le souligner, ici, Biram Dah Abeid, en visite à Bruxelles où il suivait des soins, y a été surpris par la pandémie du Cocid-19, sujet de l’entretien avec Alwataniya. Retenu donc malgré lui hors du pays, il acceptait, néanmoins, de se prononcer sur le degré d’efficience de la riposte du gouvernement, ses dysfonctionnements éventuels et la pertinence de la mieux adapter aux enjeux multidimensionnels de la crise. Le propos attendu de Biram Dah Abeid s’inscrit en droite ligne des deux notes d’alertes de l’Ira-M, dont les liens s’affichent dessous. Chacune, au moment où les autorités cédaient à l’improvisation, portait des propositions, pressentait les failles et avertissait contre le laxisme ambiant. Peu de jours après, le gouvernement démontrait l’ampleur de son incompétence, ponctuée de fraude et de désinformation. Si l’on devait se souvenir des précédents toujours impunis, les mesures d’exception humanitaire en faveur des pauvres, risquent de se dissoudre entre détournement, surfacturation et revente parallèle. Depuis des décennies, l’histoire de la corruption en Mauritanie renseigne, assez, quant au désastre d’une gouvernance de la prédation. L’occasion nous commande d’inviter le gouvernement mauritanien à protéger la liberté d’expression et la diversité des opinions ; l’exhortation s’adresse, d’abord à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa), que nous saisissons, ici, d’une requête, pour obtenir, de Alwataniya, la reprise du programme différé. D’autres médias violent, allègrement, la déontologie et l’éthique, souvent aux motifs inavoués de racisme. Enfin, l’Ira-M réitère son appel à raffermir le front intérieur, la solidarité et la concorde des mauritaniens, face à une vague de mort sans thérapie probante, qui défie le privilège de naissance, la préséance linguistique, la nationalité, les frontières et la religiosité.
La chaine de télévision Elwataniye qui avait demandé avec insistance une intervention à 22h30mn hier jeudi 02 04 2020 du Président Biram Dah Abeid sur les questions de l’heure, a subi de de fortes pressions de certains milieux influents du système raciste et eclavagiste afin d’annuler l’émission comme ce fut le cas avec la chaine Chinguity Tv récemment. La tentative vaine de baillonnenmrnt de la voix du Président Biram Dah Abeid est contre productive et révèle une mainmise dangereuse de ces milieux sur les médias mêmes » Privés « Mais en guise de rappel à ceux qui ont de courtes mémoires : le président Biram Dah Abeid et son courant national, populaire, droitdel’hommiste et politique, avait était astreint à l’exclusion des medias publics et privés mauritaniens, de la légalisation, de la liberté d’action, de mouvement et de paroles pendant toute une decennie, mais tous ces obstacles n’ont pu empécher sa victoire eclatante pendant les élections présidentielles de juin 2019 contre toutes les coalitions des partis politiques qui avait l’apanage de la legalisation, des financements et de l’utilisation des médias. Enfin , pourquoi le système et ses suppôts ont si peur de Biram Dah Abeid ?
Cellule de communication Ira Nouadhibou le 03 04 2020
La commission chargée de la lutte contre le coronavirus a décidé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes et les circonstances du décès de feue Mariam Sanogo, qui était en confinement et qui est décédée lundi. Le ministre mauritanien de la santé avait annoncé lundi le premier décès du coronavirus dans le pays, une citoyenne française, d’origine mauritanienne, âgée de 47 ans, arrivée en Mauritanie le 16 mars et qui en confinement à son décès lundi en milieu de journée.
Cette commission que préside le premier ministre Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya a décidé d’augmenter la durée du confinement, une mesure qui devra concerner 1231 personnes dans le pays. Elle a également décidé d’encourager les équipes médicales et les forces de sécurité et d’associer la société civile, les partis politiques et les syndicats à la campagne de sensibilisation. Il a été également décidé la fermeté quant à l’interdiction de tous les rassemblements, de renforcer la coordination entre les institutions et les instances travaillant dans le domaine de la lutte contre la propagation du coronavirus. Autre mesure prise mettre sur pied une équipe médicale complète chargée de suivre les personnes en confinement, prête à intervenir pour les secours en cas de besoin. Selon la commission un nouvel hôpital sera ouvert aujourd’hui disposant de 100 lits spécialement réservé aux personnes présentant des cas suspects. Cette réunion intervient après celle présidée par le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani lundi, qui a réuni autour de lui les présidents des différentes commissions et au cours de laquelle a été présenté le bilan des deux premières semaines du confinement des voyageurs venus de pays où sévit la pandémie.
Depuis l’apparition du coronavirus Covid-19 en Chine en janvier dernier, le monde étouffe. Différents gouvernements essaient tant bien que mal de faire face à la propagation du virus. Des mesures de confinement ont été prises, des vols ont été annulés, des frontières ont été fermées, des mesures de distanciations sociales ont été imposées.
En Mauritanie, le gouvernement a aussi fermé ses frontières aériennes et terrestres. Il a en plus imposé un couvre-feu sur tout le territoire national de 18h jusqu’à 6h du matin. Et il a fermé tout le commerce non alimentaire jusqu’à nouvel ordre. Ces différentes décisions en vigueur depuis quelques jours auraient une efficacité au niveau sanitaire mais elles commencent à faire des victimes économiques notamment à Selibabi. Face à cette conjoncture, des solutions sont attendues.
À Selibabi, les premières à payer le prix de la lutte contre le Covid-19 sont les femmes vendeuses du soir au marché de la ville. Elles ne vendent plus le lait et le couscous qu’elles préparaient avec un grand talent. Aujourd’hui, elles sont désespérées et sans ressources financières. Une des femmes nous confie « mes enfants et moi ne sont pas encore atteints par le corona mais il va nous humilier avant de finir par nous tuer si les choses continuent comme ça »
La situation économique est aussi catastrophique pour les artisans de Sélibabi qui vivent au jour le jour. Aucun tailleur, aucun menuisier, aucun soudeur, aucun mécanicien n’a travaillé depuis le 29 mars. Leurs activités sont à l’arrêt forcé. Ils s’inquiètent parce qu’ils ont des familles entières en charges et des loyers à payer. Un artisan rencontré, clé de la boutique en main nous dit « et maintenant comment on va manger »
Conscient des effets économiques de la pandémie sur les mauritaniens, le Président Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans son adresse à la nation du 25 mars, a annoncé une série de mesures parmi lesquelles : L’allocation d’un montant de 5 milliards MRO destiné à aider 30 mille familles pauvres pendant trois mois ; des familles qui résident majoritairement à Nouakchott et dont les chefs de ménage sont des femmes, des personnes du troisième âge et des personnes vivant avec un handicap ;
La prise en charge par l’État, pendant deux mois, des factures d’eau et d’électricité des familles pauvres ;
La prise en charge par l’État, pour le reste de l’année, des frais de consommation d’eau dans les villages ;
La prise en charge par l’État, pendant deux mois, de toutes les taxes municipales liées aux activités des petits métiers
La prise en charge par l’État, pour le reste de l’année, de toutes les taxes appliquées aux chefs de ménage qui travaillent dans le secteur de la pêche artisanale.
Ces mesures sont bien entendu les bienvenues. Cependant la grande interrogation est de savoir comment identifier les familles pauvres sur l’étendu du territoire national ?
En Mauritanie, la gestion de la pandémie du Covid-19 semble faire son effet au niveau sanitaire mais elle perturbe plus que jamais les activités économiques dans des contrées comme Selibabi à l’instar des autres villes du pays et des autres pays du monde. Si l’aide précieuse annoncée par le Chef de l’État Mauritanien n’arrive pas à temps jusqu’aux plus nécessiteux, beaucoup d’entreprises artisanales disparaitront du tissu économique mauritanien et des difficultés sociales apparaitront car nombre de ménages font face à un vrai défi économique à l’heure actuelle.
🔹️Par Ibrahima Samba Dioum, Professeur d’Économie Gestion (Académie de Paris)
Je voudrais porter à votre connaissance que ce jour, 31 mars 2020, j’ai reçu la visite d’un des conseillers du ministre de l’équipement et des transports, président de la commission interministérielle chargée du suivi des confinés du covid 19.
Les échanges que nous avons eus ont permis d’élucider les contours scientifiques du prolongement d’une semaine de notre confinement et de situer les responsabilités dans le déroulement regrettable des événements d’hier après-midi.
Les autorités ont promis dorénavant de nous informer de tout ce qui est susceptible de toucher à notre confinement et de traiter les confinés avec égard et respect.
En conséquence, je vous informe que j’ai abandonné mon intention de faire une grève de la faim. Je remercie les très nombreux mauritaniens qui se sont solidarisés d’avec nous dans un élan qui force le respect. Je crois que la citoyenneté mauritanienne est bien en construction.
Il m’a fallu venir à l’université à Bordeaux pour que l’un de mes professeurs m’explique véritablement la SOLIDARITÉ. Nous, autres avons cru que nous étions solidaires. Non, nous avons confondu philanthropie et solidarité. Les philanthropes sont les personnes désintéressées et généreuses qui donnent tout leur temps, argent et énergie aux autres. Cette philanthropie sans calcul conduit souvent la descendance de certains à ne pas pouvoir être à l’abri du besoin par manque de plan d’actions pour le futur. La solidarité, quant à elle, ressemblerait à la philanthropie mais elle ne l’est pas. La solidarité est une assistante mutuelle( cela va dans les deux sens contrairement à la philanthropie). La solidarité est un devoir ou une obligation morale. La solidarité est familiale, amicale, communautaire, associative mais aussi commutante. La solidarité doit être étatique. L’Etat doit rajouter la solidarité à son mode de fonctionnement. La solidarité peut être aussi, communale, nationale… Une nation solidaire est une nation véritable. Elle est meilleure car elle use de la solidarité pour l’alimentation des couches les plus vulnérables, et par la défense qui est une forme de solidarité. Les contrats( mutuelle, association, assurance, syndicats, contrats de travail…) sont aussi de la solidarité. La Solidarité devient alors une forme d’humanisme et un rempart social: elle est l’obligation de faire cause commune, agir dans l’intérêt général. Les coopératives et coopérations sont de la solidarité. Et comme l’Etat( entité morale) doit être solidaire, les femmes et hommes doivent verser des prestations sociales en fonction de leurs revenus pour équilibrer les inégalités. Le citoyen ( individu avec des droits, devoirs et obligations et prier du respect des lois) doit s’éduquer à partir des valeurs de solidarité. Toute une pédagogie citoyenne doit naître chez le mauritanien à travers cette notion de Solidarité pour l’engagement, la lutte contre les préjugés et discriminations, pour les droits et surtout pour le Vivre-ensemble. La solidarité dans le domaine de l’éducation( attribution des bourses d’études en fonction des revenus des parents, les aides financière pour la petite enfance), dans les interruptions involontaires ou volontaires de travail( chômage, revenus de solidarité) dans le droit( par rapport à l’impôt de solidarité sur les grandes fortunes…) voire dans la Santé( couverture maladie individuelle, familiale…)
Aujourd’hui, face à cette pandémie qui s’accroît à une vitesse exponentielle, il est important de rappeler la solidarité dans la santé et les interactions humaines. Il faut d’ores et déjà noté la relation entre l’alimentation saine et la santé qui est « très importante ». Les diététiciens préciseront cela. Hippocrate, médecin grec de l’Antiquité (5e siècle av. J. -C.), avait affirmé la primauté de l’alimentation dans la santé en affirmant: « Que ton alimentation soit ta première médecine ». Or, pour un concitoyen qui ne peut se nourrir comme il se doit ou avoir du liquide alimentaire pour étancher sa soif, il sera difficile pour lui de connaître les risques sanitaires d’ordre bactériologiques( bactéries) ou virologiques( Virus). De plus, s’il n’est pas allé à l’école. Il en est tout de même le cas pour la maladie à Coronavirus ou COVID-19 avec « co » qui signifie « corona », « vi » « virus », « di » « disease » en anglais qui signifie « maladie ». L’Etat doit ainsi créer des conditions viables et structurer les domaines par la solidarité. Une règle de solidarité pour sensibiliser est souvent préférable à celle du « fouet ». Pour protéger ses composantes par nécessité et obligation, l’Etat dans son rôle régalien doit faire valoir le droit à la vie, aux libertés, faire barrages aux inégalités par solidarité aussi, et connaître les priorités de SANTÉ. L’Etat doit au nom des principes universels, religieux ou moraux assister sa population contre la faim, les maladies en soignant et prévenant. Certains diront qu’il est facile de le dire mais difficile de le faire. Il sera tout à fait naturel de se demander s’il existe préalablement une volonté politique. Cette volonté dans la manière pragmatique et clairvoyante de gérer les affaires de la CITÉ. Cette période pandémique nous laissera de quoi réfléchir, et se saisir par humanisme pour mettre en place, si la voracité et l’égocentrisme ne reprennent le dessus, un nouvel ordre; un pacte social. La solidarité dans le travail( liens de complémentarités), dans les instances, dans les marchés financiers, pour les micro-financements, les incubateurs( économie) , et pour le « pauvre mauritanien » à la quête de l’équité et l’égalité.
Pour s’axer sur le plan sanitaire, il ne s’agit plus de critiquer seulement mais d’énoncer ensemble certains FAITS. Il ne s’agit plus de réfléchir mais d’agir. Ainsi, parler pour garder un « petit » poste par rapport à l’intérêt personnel au lieu de celui des mauritaniens, de celui de la future Nation qui doit naître, est de la délation. Nous avons un système de santé dans un état de délabrement inouï alors, comment aurons nous le courage de parler de système de soins. A cela, s’ajoute la libération de la profession. Pour être soigné, il faut des moyens personnels( parfois les biens mal acquis pour aller à l’étranger), et l’on est pas sûr de porter l’usufruit. Le principal responsable est l’Etat comme entité morale, mal équipée et dont la mal gouvernance est indélébile, si elle ne se débarrasse pas de l’étiquette de « vache à lait ». Notre responsabilité y est aussi. En effet, les mauritaniens ont comme premier ennemi commun l’indifférence. Après, s’ajoute à cela l’ignorance, et voilà que s’y rajoute l’infiniment petit(virus) pour faire plus que peur et créer la psychose en Mauritanie. Les campagnes de sensibilisation vues sont des actes de solidarité. Dès lors, s’il y a deux formes de sensibilisations, à savoir celle des cartiers du nord et celle du sud, nous aurons un constat amère et réel qui est la profondeur des distanciations sociales bien avant le COVID-19. D’où vient, ce questionnement de nos inquiétudes et de l’absence de solidarité et de développement ensemble mais pour un ensemble. En effet, face au covid-19 qui est un ennemi redoutable qui attaque plus que l’on ne peut imaginer, il y’a lieu de s’unir et de respecter les consignes et recommandations des personnes en charges, personnes ressources et habilités à juguler la maladie à Coronavirus. La solidarité est encore d’autant plus nécessaire pour aider les acteurs et professionnels de santé pour la santé publique. Aider en restant chez soi s’il est possible. Aider par l’aide de l’Etat aux concitoyens du secteur informel ou des nécéssiteux comme le plan a été émis. Assister et mobiliser pour la formation de plus de personnels face à ce fléau. En guise de solidarité avec les forces de l’ordre, respecter le couvre-feu, et il faudrait les avertir comme tout citoyen mauritanien des dangers de la maladie à Coronavirus. Au sortir de cette pandémie, osons espérer que l’humanité se nourrisse de paix et de solidarité. Nous devons apprendre à nous solidariser. Nous devons apprendre en tant que population à mieux faire, mieux vivre, mieux donner et à s’indigner. S’indigner en l’horreur de la dignité, il le faut pour l’union. Il ne peut y avoir d’union ou cohésion sociale voire nationale sans véritable solidarité. Cette solidarité ne nait pas de la bêtise, ni dans l’ignorance. Elle nait de principes universels qui honorent la dignité humaine. En ces termes, Tomas Borge affirmait: «la solidarité est la tendresse des peuples». Il faut agir, cultiver le civisme et la fraternité par la solidarité. «Sans solidarité, performances ni durables ni honorable» François Proust. En définitif, la solidarité « est notre remède» comme l’atteste Sali Sek. Etre solidaire, c’est être lié. «La solidarité nourrit les racines desquelles se tisse la fraternité» Bihman Belattaf. Revendiquons plus de justice et de justesse avec nous même pour nous. La solidarité appelle la bonté individuelle. Lecompte nous certifie qu’il n’existe pas d’autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle. Ainsi, « nous avons le devoir alors de remettre à l’heure l’horloge de la solidarité humaine» Michel Vespecht.
En conclusion, cette expression que l’on appelle SOLIDARITE, ne doit pas être un simple mot. C’est un sacerdoce citoyen et humain pour lequel, il faut « se répercuter» même de loin. Nous n’avons plus besoin de la solidarité purement traditionnelle africaine( forme de « solidarité mécanique » par des normes et valeurs traditionnelles intrinsèques) mais de la solidarité moderne qui dépend des «réflexes» universels par les valeurs égalitaires. Pour ainsi, ouvrir la voie à la solidarité internationale comme il en est le cas pour le Cuba, la Russie ou la Chine qui vont en cette période de crise sanitaire apporter l’armement médicale pour le besoin de l’humain. «Notre esprit humain exige sans délai la solidarité et l’union entre les peuples et les nations au delà des différences qui pourraient les séparer» soutient Augusto Roa Bastos.
Al-akhbar – Le syndicat des médecins généralistes mauritaniens s’est dit surpris par le langage menaçant et injustifié publié dans une circulaire du ministère de la santé, estimant qu’il peut mener à une ambiance négative dans des circonstances exceptionnelles comme celles traversées actuellement. La circulaire est sortie au moment où les médecins s’attendaient à des félicitations et à la valorisation de leurs efforts déployés et leurs sacrifices consentis, à l’image de leurs collègues partout dans le monde, indique un communiqué publié par le syndicat. La corporation professionnelle a par ailleurs énuméré certains aspects du vécu de ses membres dont le retard des salaires des dernières promotions de médecins et d’infirmiers ainsi que des primes de transport et d’éloignement, affirmant qu’ils resteront ces soldats fidèles dans la guerre sans merci menée contre cette pandémie et qu’ils poursuivront leurs sacrifices dans les quatre coins du pays. Nous avons attiré sans succès l’attention des autorités sanitaires, dés l’enregistrement du 1er cas de contamination au Covid-19, sur la nécessité de fournir les moyens de protection nécessaires pour sécuriser les équipes de santé, ajoute le communiqué précité. Cette situation a conduit au confinement de médecins et d’infirmiers qui ont eu à traiter les cas positifs au Coronavirus à Nouakchott et à Kaédi, poursuit le communiqué, dans lequel, le syndicat rappelle ses doléances répétées relatives à la fourniture d’équipements logistiques, de moyens de protection et la formation des équipes médicales en plus de l’amélioration des conditions matérielles des employés.
Hier soir lundi 30 mars j’ai signé un court récit de notre aventure sous le titre « Du confinement à la séquestration ». Dans cet écrit paru sur cridem, Al Akhbar et dans de nombreuses autres plateformes d’information, je relatais les faits qui m’ont amené à déclarer que tous nos droits élémentaires étaient foulés au pied par ceux-là mêmes qui devaient les garantir en la matière, en l’occurrence le ministère de la santé et celui de l’intérieur. Aujourd’hui je vous propose une analyse pour aider les uns et les autres à comprendre ce qui se serait passé et qui a aboutit à notre séquestration. Je rappelle encore à ceux qui n’auront pas lu mon texte d’hier que je suis arrivé à Nouakchott en même temps qu’un groupe de mauritaniens le 16 mars 2020 à bord d’un vol d’air France. Nous avons été isolés dans plusieurs hôtels de Nouakchott pour s’assurer que nous étions indemnes ou pas de toute contagion au covid 19. J’étais évidemment très content d’être soumis à cette mesure préventive pour ne pas être un éventuel nouveau cas dans notre pays. Selon la majorité des spécialistes qui se sont exprimés sur cette question, le virus du corona 19 avait un temps d’incubation dans le corps humain de 10 à 14 jours maximum. C’est pourquoi, il a été décidé que notre isolement préventif devait durer 14 jours. Puisque notre isolement total a commencé le 16 mars, il devait donc se terminer logiquement le 29 mars 2020. Pendant le temps que dura notre isolement les seuls visites que nous avions étaient ceux de l’infirmier et du médecin. Le premier passait avec son thermomètre pour prendre, matin et après-midi, la température de notre corps et le premier pour nous poser toujours la même question « aywa ça va ? » et d’ajouter « alhamdoulihahi ». Un jour je déclarais au médecin que j’étais enrhumé et que je toussais un peu le matin. A ma grande surprise, il ne me consulta point. Lorsque le surlendemain, j’insistais auprès de la réception de l’hôtel notre médecin se décida malgré lui à me consulter pour que je n’ameute pas tout le monde. Il conclut que c’était juste un petit rhume et me promit de m’apporter « tout à l’heure » des médicaments. Jusqu’aujourd’hui, j’attends toujours ces médicaments. L’ordonnance aurait été déposée au ministère pour être achetée … Et les gens du ministère de la santé trop occupés à élaborer un plan de dépense des de 2 des 5 milliards annoncés, ont dû oublier par inadvertance mon ordonnance. Après trois jours d’attente, je me suis rappelé le remède de ma mère et demandé au livreur de repas de m’apporter du Laï. Je me suis traité avec succès en mâchant du Laï pendant les repas. Si un(e) autre confiné(e) a connu la même négligence, si en plus cette personne a le malheur de trainer une quelconque maladie chronique diabète, hypertension artérielle, obésité… alors il n’est pas étonnant que son cas ait abouti à des complications aux conséquences irréversibles. Est-ce le cas de cette compatriote qui vient de perdre la vie ? On ne le saura jamais puisque dans notre pays, la transparence lorsqu’elle est proclamée, est souvent destinée à faire effet de discours. Rappelez-vous le vocal de ce médecin de Kaédi rétablissant la vérité sur un mensonge déroutant de nos autorités et que le ministre de la santé a menacé de sanction dans son allocution d’hier. Transparence ne rime jamais avec musellement Messieurs les ministres ! Toujours est-il que le 30 mars, de 8h à 18h l’envoyé du ministère de la santé nous a donné plus de 4 rendez-vous pour nous libérer de notre isolement. Tous se sont avérés être de vulgaires mensonges. Lorsque « notre » médecin consent enfin à se présenter devant l’accueil de notre hôtel où il trouva déjà beaucoup parmi les confinés prêts à partir, n’attendant que lui, il nous délivra nos « attestations de sortie ». Nous devrions juste attendre que les véhicules de la commission soient là puisque le couvre-feu a commencé… C’est à, que nous vîmes les signes d’un retournement spectaculaire de la situation : l’hôtelier ferma la porte d’entrée à clef alors que la gendarmerie se mettait en position visible pour nous faire comprendre que nous n’étions pas autorisés à sortir. Interrogeant le propriétaire de l’hôtel, celui-ci nous dit qu’il venait d’avoir « des instructions fermes » » selon lesquelles, nous devrions remonter dans nos chambres. Jamais je ne me suis senti aussi infantilisé de ma vie ! « Montez dans vos chambres » ! C’est tout ! Le même ministère de la santé qui venait de nous délivrer des attestations de sortie (que j’ai toujours en ma possession) vient nous enfermer une minute après ! C’est pire que de l’incompétence c’est de l’amateurisme à moins que ce ne soit l’habitude de dire et de se dédire. Aucune explication ! Ceux qui furent intimidés par le changement de la situation montèrent. Moi je répondis que je ne montais point! Et que la gendarmerie n’avait qu’à m’y conduire de force ou mieux encore, en prison, comme savent bien le faire nos bidasses ! Des coups de fils passés ça et là ont fini par nous apprendre qu’une compatriote qui serait venue dans le même vol que nous, mais confinée ailleurs, serait brusquement décédée après son séjour de confinement. D’autres nous diront qu’elle a été testée, après sa mort, au covid 19. Ainsi donc, c’était à nous, qui nous sommes conformés en tout aux mesures de nos autorités, de payer pour leur incompétence caractérisée qui a causé la mort de notre concitoyenne. Pourquoi a-t-on attendu qu’elle soit morte pour lui faire faire un test qui était déjà disponible ? Comment est-ce que les médecins chargés de son suivi pendant les 14 jours de son confinement n’ont pu détecter le moindre signe de son infection ? Qui a choisi ces médecins entre des centaines d’autres ? Ces médecins sont-ils des spécialistes de maladies infectieuses ? Y’aurait-il eu, comme on en a l’habitude, du népotisme, du favoritisme et tous les autres « ismes » qui gangrènent notre pays, dans le chois du personnel de suivi de cette épidémie pour laquelle, rappelons-le, des milliards sont agités ? Moi qui pensais que nous avions une petite longueur d’avance sur la pandémie ! Ce que je puis affirmer c’est que tout le système est honteusement grippé. Et je ne suis pas d’accord de subir les conséquences de l’incompétence des autres et des tares qui plombent la gouvernance de notre pays. Je ne suis pas d’accord de me retrouver, du jour au lendemain, l’otage d’un Etat qui n’assume pas ses responsabilités. Oui, chers concitoyens, mes voisins et moi de l’hôtel Ziwanya et d’ailleurs, sommes devenus depuis ce lundi 30 mars les séquestrés de nos autorités qui nous retiennent contre notre gré sans daigner nous fournir une explication en tout cas scientifique, du moins rationnelle. Aujourd’hui c’est nous qui subissons le revers, mais demain ce sera un de vous autres. Peut-être que mon internet sera rompu, mon téléphone confisqué ou subirai-je d’autres formes de répressions, ce qui est certain, c’est que je ne me coucherai pas ! Et si demain vous ne me lisez pas, comprenez que je suis muselé, car totalement à leur merci. Une rumeur, car personne ne s’adresse officiellement à nous, nous apprend que notre isolement serait prolongés. Si aucune explication valable ne m’est donnée, à partir de mercredi, je m’engagerai dans une grève de la faim pour mettre fin à ma détention arbitraire ou mourir. Car il est grand temps que dans notre pays on arrête de traiter les citoyens comme de vulgaires pillons.
La Mauritanie a enregistré son premier décès d’un malade atteint du virus du Covid-19 ce lundi à Nouakchott, a annoncé le ministre de la Santé, Mohamed Nedhirou Hamed, à la télévision publique. La patiente est une mauritanienne d’origine française arrivée au pays en provenance de France le 16 mars courant et qui se trouvait en confinement par précaution dans l’un des hôtels de Nouakchott, a expliqué le ministre.
Mais à la suite d’un malaise dimanche, la défunte (47 ans) a été transportée aujourd’hui à l’hôpital à bord d’une ambulance où elle a succombé avant de parvenir à destination a précisé le ministre de la Santé.
Le ministre a précisé que les procédures ont été lancées pour déterminer les personnes que la victime a rencontrées à l’aéroport, la désinfection de son lieu de résidence et le traitement funèbre de la dépouille suivant les règles sanitaires en vigueur dans pareil cas.
La Mauritanie avait déjà enregistré jusque-là cinq cas de Covid-19 dont deux sont guéris. Quatre d’entre eux sont des cas importés venus de l’étranger alors que le cinquième est l’épouse de l’un des deux personnes contaminées à Nouakchott.
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