L’édito – Cri Osé : l’esclavage, si on pouvait être moins HYPOCRITES.

Ceerno Samassa a LU et LIÉ seulement la source de ce qui a formaté nos mentalités féodalo-esclavagistes !

Si on pouvait d’être moins HYPOCRITES.

Lire la chosification de « l’Homme esclave » dans nos manuels dits de jurisprudence (fiqh) dans/par nos cercles maraboutico- religieux- coutumiers, est une donnée très connue. Mais à priori, quand Biram Dah Abeid incinérait ces livres en avril 2012, d’aucuns faisaient semblant que ça ne concernait qu’une histoire de l’esclavage codifié pour Beydane (blancs) sur les Haratines. Alors que ces mêmes livres ou leurs équivalents de codification de cet esclavage sont enseignés et validés dans nos zones dites du Sud depuis plusieurs siècles. Ces derniers jours , le cas du ceerno Samassa en milieu peulh, paraît nous surprendre alors qu’une socialisation de stratification sociale a été toujours d’une banalité criante au nom du religieux connu et appris OUVERTEMENT.

En Mauritanie, le sous système tribal et féodalo-esclavagiste transcommunautaire est N fois plus nuisible pour l’instauration d’un État de Droit, qu’un régime étatique qui serait raciste. L’esprit féodalo-esclavagiste negre, s’il est vraiment sincère, a peu de choses à reprocher au blanc raciste dans sa logique innocente.

Par KS

Mauritanie/Débat : Et maintenant …que Dire ? Par Monsieur Samba Thiam, président des FPC

J’ai lu l’article de Monsieur Ahmed Sidi Baba, paru récemment, intitulé ‘’Et maintenant’’ ?

En ces temps de crise ,la prise de parole des leaders politiques ou des notables tribaux sur la situation nationale tendue est une nécéssité qu’il faut souhaiter et saluer. ‘’The hotest place in the Hell is reserved for those who remain neutral in times of injustice ‘’ disait Martin L King Jr ; entendez ,en substance, que ( la place la plus incandescente dans le feu de l’Enfer est réservée à ceux –là qui , en temps de grande injustice ( ou de grave crise), gardent le silence ).
Cette sortie de ould Sidy Baba, toutefois, résonne en moi , par son ton , comme en écho à celle de 1986, qu’il avait faite sur les ondes de RFI, à propos du groupe flamiste emprisonné. A la question du journaliste portant sur la situation agitée , il avait répondu, en substance, que c’était là des jeunes en mal de notoriété qui cherchaient à se tester, à se mettre en valeur .La moyenne d’âge du groupe se situait entre 38 et 40 ans ; Djigo Tapsirou avait dépassé la cinquantaine et Tene Youssouf gueye avoisinait les 6o ans ,voire plus ! Nous posions alors , avec calme et sérénité, et l’ouverture d’esprit requise, cette problématique nationale qui, aujourd’hui, hante notre sommeil à tous. Passé déjà lointain , mais toujours présent .…
Dans l’éventail de solutions proposées par l’auteur, pour revenir à l’article, on en trouve qui sont dignes d’intérêt ; d’autres me paraissent inadaptées , voire carrément discutables, pour reposer soit sur un diagnostic biaisé, insuffisant , soit sur un déni persistant.

Qu’il faille ‘’ travailler sur la mise en place d’un Etat de droit qui passe par la réforme de la constitution devant redéfinir la nature du régime politique, à réajuster, la réforme des institutions dans leur rapport, avec plus ou moins de séparation ou d’indépendance, la scène politique à pacifier , apaiser ,ou encore la valorisation de notre patrimoine culturel national, le tout dans un climat de paix et de justice sociale , ou qu’il faille se dresser contre ‘’les dérives idéologiques, réligieuses, ou communautaristes’’, l’esprit du ‘’ Parti-Etat’’, il n’y a pas à redire. Concernant les recommandations formulées pour la solution du Passif humanitaire, de l’Unité nationale , du problème culturel, là non plus pas grand-chose à dire, du moins sur certains aspects…Mais là où je ne suis plus le raisonnement de Monsieur O sidi Baba, c’est d’abord lorsqu’il part d’un socle ou d’un postulat formulé, ambigu dans son esprit , pour bâtir ensuite ses propositions de solutions : la Nation , l’unité nationale … Tantôt cette Nation existe , comme par vertu de la force de l’affirmation ; elle est même ‘’garantie’’ en raison du ‘’ciment de la civilisation islamique’’ ; renforcée par la rengaine habituelle de ‘’ nos prestigieux érudits, nos imams, nos cadis …‘’, les ‘’ valeurs spirituelles et morales de notre réligion’’…Tantôt cette ‘’ Nation’’ est à construire , à forger , tantôt elle est reconnue vivante, solide …
Il faut savoir !

Si je devais me risquer à donner ici mon appréciation des choses , je dirais que la nation mauritaniènne n’existe pas encore , pour n’avoir pas suivi le processus historique d’homogéneisation, selon C Anta Diop . Sur ce territoire se côtoient deux aires culturelles , deux entités politiques historiques, deux peuples aux habitudes mentales et mœurs differents que le colonialisme a agrégés . J’en avais donné quelques illustrations au cours d’un débat à Téle-Mourabitoune qu’il serait superflu de rappeler ici . Non il n’y a pas de nation mauritanienne qui reste à construire ; pas encore, même s’il faut s’y atteler . L’argument ‘’ réligion comme ciment solide, indestructible de notre unité’’, utilisé à tout vent, ne résiste pas à l’analyse, pour être controdit, formellement, par l’histoire du Pakistan et du Bengladesh , de l’Irak et du -Kuridistan, du Soudan du nord et du Darfur, etc …
Le coté flou et ambigu de ce texte se révèle, par ailleurs, à travers une série de solutions préconisées, qui ne reposent pas toujours sur un diagnostic exhaustif, clair et sans complaisance des choses…
Il propose l’indépendance de la justice, mais il omet de nous préciser de quelle Justice il parle ? Celle actuelle d’un secteur judiciaire monoethnique, mal rendue, malade du népostisme, ou une toute autre, moderne, bâtie sur le respect de la diversité ? Et quelle diversité ? celle scandée comme un slogan creux par Abdel Aziz, qui écarte Négro-africains et Haratines des médias, de l’Armée , de la superstructure pour tout dire ?
Il demeure des zones d’ombre , une ambiguité dans ce discours …
A aucun moment Ould Sidy Baba ne dénonce le racisme d’Etat qui frappe des composantes nationales entières , l’hégémonie, patiemment mise en œuvre, d’une seule fraction … Il sait que les terres d’Atar appartiennent aux gens de l’Adrar, réalité censée être en porte-à-faux avec l’esprit de notre réforme fonciere quand, hélas à double standard, qu’il se garde bien d’indexer …( pour la petite histoire ,un jour qu’un Gouverneur negro-africain en exercice à Atar voulut s’attaquer à un contentieux foncier sur leurs terres , il s’entendit répondre par les notables de l’Adrar –tout gouverneur qu’il fut – ,ceci : ’’ ne vous mêlez pas de ça, ce sont nos terres’’) ! Les terres d’Atar, des Hodhs , du Tiris, relèvent du Trab-El bidhaans, comme le terroir de ‘’Sangrava appartient aux El- Maali et affiliés -‘’refusé aux aux Meshdoufs-‘’ et Lemden, à la parentèle du Président Sidy ; mais les terres de la vallée du fleuve relèvent, elles, … du domaine national !!! Elles sont pour tout le monde ! C’est ça notre réforme foncière, nos lois …L’auteur de l’article feint d’ignorer cette réalité factuelle des choses qui pourtant crève les yeux . Il ne dénonce pas … On ne l’entendit pas, à l’opposé de ces quelques voix courageuses, sur le cas de racisme flagrant des 47 officiers arabo-berbères sélectionnés du ‘’concours’’ dernier, ni sur celui des 700 fonctionnaires de l’Etat , récemment recrutés, pour une portion congrue de Négro-africains ; Sur l’épuration ethnique qui prévaut dans les écoles spéciales et d’excellence ces 10 dernières années il a toujours gardé le silence…Comment donc peut-on proposer des solutions sur l’Unité, sans toucher le fond du mal ? C’est à croire que l’unité nationale , prônée par O S B, soit de même nature que celle en vigueur, c’est-à-dire celle du cavalier et de sa monture ; cette Unité-là nous n’en voulons pas ! L’unité se fera dans l’égalité des chances et dans l’égale dignité ou ne se fera pas !
Notre identité culturelle ethnique nègre ne semble être prise en compte ici , comme avec le général Abdel Aziz, que lorsqu’il s’agit de nous exposer, dansant et virevoltant comme des forcenés, dans les festivals des villes anciennes de Chinguitty et walata … sans plus ! Lorsque O S Baba se risque à effleurer la question controversée des langues , il le fait sous l’angle, unique, de l’arabe – instrumentalisé depuis toujours – comme seule langue officielle , dominante; sur l’officialisation des autres langues nationales wolof , sooninke et pulaar motus ! Pourquoi donc se cabre-t-on sur ce terme ‘’officialisation’’ ? Ces langues doivent être érigées en langues de travail , au bénéfice des populations administrées, si tant est qu’on tient réellement à procéder à une véritable décentralistion, viable, des régions .O S Baba parle de ‘’redonner vie à l’institut des langues’’ sans se poser la question sur les mobiles-inavoués- qui avaient conduit à le fermer , arbitrairement, en 1990.
Mais le plus surprenant dans le propos de cette notabilité de l’Adrar a été d’affirmer , haut et fort , au mépris des expériences historiques d’autres peuples semblables à nous, que ‘’ l’unité nationale n’est pas menacée, et qu’elle ne pouvait jamais l‘être’’ ; qu’elle est même ‘’garantie’’, pour diverses raisons historiques; et d’ajouter que cette (prétendue) menace n’était, en fait, que le produit de fantasmes et d’élucubrations de certains, un épouvantail, tout trouvé, agité par les esprits populistes, et rien que ça ; alors que la tension ethnique et sociale , vive, est partout perceptible, palpable. Etrange observation que peu de gens partageraient… A moins d’être négationnistes. La question de l’esclavage est effleurée d’une tirade sur le ‘’ Mouvement–Manifeste’’, adossée sur la fameuse fatwa de nos fameux érudits, toute récente …
L’article, heureusement,clôt sur une note, résolument optimiste, portant sur la nécéssité de débattre des problèmes, en dépit de désaccords de points de vue qui pourraient survenir, et l’injonction, en même temps, à accorder place et respect à toutes les spécificités culturelles, à percevoir , comme partie intégrante, un patrimoine partagé et assumée en commun . Encore un slogan ?
Enfin, J’ai cru décéler dans ce texte comme un appel à l’esprit de renouveau, un vœu pour l’instauration d’une ère nouvelle sous le régime de ould Ghazouani…Mais comment y parvenir sans nous dire la vérité sur la cohabitation et sur les crimes ? Comment le réaliser sans, au préalable, assainir nos mœurs politiques et de gestion ? sans nous dresser impitoyablement contre la corruption et cette mentalité grégaire, perverse, qui incite et encourage au vol ? Sur cette question, hélas, l’ancien ministre reste muet …

Samba Thiam / Président des FPC
Novembre 14 / 2019

©️ Crédit source : Page officielle de l’auteur (https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1306411332853245&id=420106731483714) du 14/11/2019

Maître Bouhoubeyni : La priorité de notre caravane sera de tourner définitivement la page de l’esclavage

CNDH – Maitre Bouhoubeyni : « La priorité de notre caravane de droits de l’Homme sera de tourner définitivement la page de l’esclavage ».

Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, a déclaré que son institution entend se pencher sur le dossier de l’esclavage pour deux raisons majeures :

« La première, c’est qu’il est grand temps de tourner la page de ce phénomène avilissant et la deuxième, c’est que cette question est au cœur des préoccupations de la CNDH qui est une commission constitutionnelle consultative, indépendante, concernée par la protection et la promotion des droits de l’Homme dans le pays ».

Me Bouhoubeyni, qui accordait ce mardi 12 novembre 2019 une interview à la chaine satellitaire France 24, a déclaré que cette question de l’esclavage sera en tête des priorités de l’enquête globale que la Commission lancera dans quelques jours pour prendre connaissance de l’état réel des droits de l’Homme dans l’ensemble des régions.

Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme a conclu en disant que les conditions sont favorables aujourd’hui pour une action énergique qui mette fin définitivement a ce problème infamant, soulignant que les tribunaux existent, que l’arsenal juridique nécessaire est là et qu’il y a un climat politique caractérisé par son ouverture.

©️ Page Mauritanie (FB)

Le SYSTÈME a t’il inventé l’injustice en Mauritanie ? par Malal SECK

Devons-nous taire hypocritement ?

1. La Mauritanie est le seul pays ou les castés sont victime de la double peine et sont contraint à garder leur mal en silence de peur d’être taxé de complexé ou de catalyseur,

2. Si un casté n’a pas le droit de régner dans son village (chef de village, Imame ou autres), comment ose t’il prétendre à diriger le pays dans lequel se trouve ce village ?

3. Comment pouvons-nous validé certaines pratiques dans nos villages et vouloir le combattre au niveau national pourtant identiques ?

4. Si nous acceptons au SYSTÈME ce destin injuste imposé aux castés dans leurs localités n’auront nous pas enfin la paix dans ce pays ?

5. Comment osez-vous appeler certains castés à l’UNION contre un système alors qu’eux le subissent depuis des générations ?

6. Pourquoi le SYSTÈME n’a-t-il pas le droit de pratiquer ce qu’on a toujours pratiqué, légalisé et réussissons même à expliquer dans nos localités ?

7. La VÉRITÉ, est, ce que nous appelons vulgairement SYSTÈME, n’a fait que du copier-coller de nos pratiques ancestrales.

8. Si c’est nouveau pour certains sachez que d’autres l’on toujours subit et continuent à le subir car chez nous l’histoire nous a appris à juger la personne non pas par ses connaissances et ses capacités mais par sa descendance,

9. Certains intellos essayeront de nous démontrer par des cascades que ce que subissent certains castés dans leur communauté n’a rien à voir avec ce leur fait subir le système,

10. Attention revendiqué une appartenance ou une classe sociale est différent de revendiquer une supériorité ou infériorité imposées,

11. Vouloir combattre la même injustice à l’échelle nationale alors qu’on à du mal à l’enrailler au niveau local, est tout simplement une perte de temps,

12. Il suffit juste de trouver la formule magique qui nous font accepter ces pratiques au niveau local et l’entendre au niveau national pour enfin avoir la paix en Mauritanie car une injustice reste une injustice.

Si dire certaines vérités fait de moi un traître, un complexé, un diviseur, j’accepte de porter toutes qualificatifs et j’en suis fier,

Certains intellos diront qu’il n’a rien comprit ce CANCRE, mais je leur répondrais qu’il n’y a rien n’a comprendre il suffit juste d’accepter ce fléau et de le combattre,

©️ Crédit source : Post Facebook de l’auteur (13/11/2019)

Mauritanie/Politique : Le directeur de la télévision de Mauritanie (TVM) rend visite au président Biram Dah Abeid

Communiqué de presse

Le directeur de la télévision de Mauritanie (TVM) rend visite au président Biram Dah Abeid

Ce mardi 12 novembre 2019 le président Biram Dah Abeid a reçu le directeur général de la télévision de Mauritanie (TVM) monsieur Abdallahi Ahmed Damou sur la demande de ce dernier.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des médias officiels à l’opposition mauritanienne.
Monsieur Ould Ahmed Damou a profité de la rencontre pour annoncer au président Biram dah Abeid l’invitation qui lui a été faite de participer le mercredi 13 novembre à l’émission de la TVM « Ligha khaas »
Le président Biram Dah Abeid prenant la parole a remercié monsieur Ould Ahmed Damou de la visite mais aussi de l’invitation à l’émission. Il a également souhaité que cette ouverture des médias officiels à l’opposition fasse tâche d’huile en touchant toutes les autres institutions étatiques dans l’objectif de décrisper la situation pour un climat serein et apaisé.

Nouakchott le 12/11/2019
La commission de communication

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Communiqué de presse Libération des militants de Lexeiba

Le 6 novembre 2019, le tribunal de Kaédi (sud de la Mauritanie), a rendu son verdict concernant les poursuites engagées par le ministère public mauritanien à l’encontre de dix (10) militants d’IRA – Mauritanie, soutenant le candidat présidentiel Biram Dah Abeid et un militant de la Coalition Vivre Ensemble (CVE), soutenant le candidat présidentiel Kane Hamidou Baba.
En effet, quatre parmi les prévenus, en l’occurrence :
1- Kader Mamadou Diawoundy (IRA)
2- Youssouf ould Mohamed ould Abowa (IRA)
3- Demba Kane (IRA
4- Sidi ould Brahim (IRA),
ont été condamnés a six (6) mois de prison dont trois (3) assortis de sursis et trois (3) ferme (déjà purgés) en plus du dédommagement des victimes si ces derniers prouvent la justesse de leurs allégations.
Quant à:
5- Abou Mody Mamadou (IRA)
6- Mamadou Abdallahi Sall dit Ghali Sall (CVE)
7- Boubacar Ould Abowa (IRA)
8- Youba Mohamed Ould Ahmed Abd (IRA)
9- Amodou Ousmane Dia (IRA)
10- Ismael Amodou Timbo (IRA)
11- Saidou Demba Diawara (IRA)
Ils ont été purement et simplement acquittés.
L’avocat de IRA – Mauritanie, maitre Ahmed ould Ely ould Yargueyt, commis pour la défense des prévenus, dès leurs arrestations au lendemain du scrutin présidentiel en Mauritanie le 22 juin 2019, a interjeté un appel partiel de ce verdict. En effet notre avocat et nous (IRA – Mauritanie) contestons les peines prononcées contre nos militants et le militant de la CVE, injustement arrêtés, torturés, maltraités et séquestrés depuis quatre longs mois. Et nous n’avons jamais cessé de dénoncer l’acharnement gratuit d’une justice de classe et de race, contre les détenus d’opinions que sont ces prisonniers.
Nous rendons par ailleurs hommage au courage et à la détermination des détenus, mais aussi l’abnégation et la dignité de leurs familles. Nous remercions fortement maitre Ahmed ould Ely ould Yargueyt, pour son engagement et son désintéressement. Nous remercions les militantes et militants d’IRA-Lexeiba, d’IRA-Kaedi et à leur tête le doyen Sy Mamoudou ; nos remerciements vont également aux gens de IRA-Nouakchott, IRA-Nouadhibou, IRA-Atar, IRA-France, IRA-Belgique et toutes les autres sections de IRA en Mauritanie et par le monde, qui se sont mobilisés pour soutenir les détenus pendant cette dure épreuve.
Nous remercions aussi les membres dirigeants de IRA – Mauritanie et à leur tête l’honorable député Coumba Dada Kane, qui ont tenu à assister physiquement à Kaédi durant toutes les péripéties de l’instruction et du jugement des camarades.
Nous nous félicitons aussi que les détenus de Lexeiba, issus des différentes communautés nationales, sont restés unis durant cette épreuve par les principes fondateurs d’un engagement citoyen, pour un Etat républicain ainsi que la plénitude de la dignité de l’Homme, abstraction faite de sa couleur, sa langue ou sa religion.

Nouakchott, 10 novembre 2019
La commission de communication

Mauritanie/Politique – CVE-2 : 《Le Communiqué de presse de la coalition Vivre ensemble》

Le Conseil des Présidents de la CVE se félicite de la libération, ce mercredi 06 novembre, de ses militants arbitrairement détenus à Kaédi, à la suite de la crise post-électorale de juin dernier, et dont le sort aurait dû être la préoccupation première de la CVE, en lieu et place de l’imposition d’un agenda sur le devenir de la coalition qui n’avait d’autre but que de nous distraire de l’essentiel.
En effet, il n’aura pas échappé aux militants et sympathisants de la CVE qu’une partie des membres du conseil des présidents a publié, sans concertation avec les autres, un communiqué, en date du lundi 04 novembre 2019, faisant état de l’adoption d’une charte Les auteurs de cette charte de la discorde sont les seuls responsables de ce qu’il adviendra de la coalition.

Par cette décision unilatérale et la précipitation qui la caractérise, ils ont effectivement prouvé qu’ils ne reculeraient devant rien pour transformer le cadre de concertation qu’est la CVE en un parti politique qui ne dit pas son nom. Ce faisant, ils ont choisi de scinder la CVE en deux et ils en portent l’entière responsabilité devant l’histoire.

Nous réitérons ici notre attachement à la CVE en tant que cadre de concertation entre des partis politiques et des mouvements de la société civile afin de prendre en charge, en commun, la question de la cohabitation entre nos différentes composantes nationales dans ses aspects majeurs que sont, entre autres :

L’officialisation de toutes nos langues nationales et l’égale promotion de nos cultures ;

– L’égal accès de tous à l’enrôlement jusque-là raciste et discriminatoire ;

– L’éradication du phénomène honteux et anachronique de l’esclavage ;

– Le règlement définitif du problème du génocide des années 1990 ;

– La résolution de la question des terres.

Nouakchott le 07 novembre 2019.

🔹️Les Partis et Mouvements ayant dit non à la charte de la discorde.

©️ Crédit source : Réseaux proches CVE ( FB du 8/11/19 )

Nouvelle attaque contre le militant anti-esclavagiste Biram Dah Abeid.

La Libre Afrique – Biram Dah Abeid, 54 ans, militant anti-esclavagiste mauritanien qui a reçu, en 2013, le prestigieux prix des Nations unies pour les Droits de l’homme et qui est arrivé second à la présidentielle de juin dernier dans son pays, est l’objet d’une nouvelle attaque au Sénégal.

Dans ce pays, plus démocratique que la Mauritanie, les autorités avaient annulé à deux reprises une conférence de presse du militant anti-esclavagiste en 2017, sur pression de Nouakchott.

Ce jeudi 7 novembre, le média en ligne Dakaractu l’a mis en cause dans un vol de munitions à l’armée sénégalaise, suscitant l’indignation de Biram Dah.

4500 munitions de guerre

Il y a peu, les autorités sénégalaises ont découvert le vol de 4500 muinitions pour AK-47 dans les stocks de leur armée. Alors que la justice sénégalaise a ouvert une enquête – qui viserait jusqu’ici un jeune militaire local et deux chauffeurs – Dakaractu titre: « Visé par Nouakchott dans l’affaire du vol de munitions de guerre à Dakar, l’opposant Biram Dah Abeid risque-t-il gros? ».

Le corps de l’article assure que les autorités mauritaniennes accusent « les candidats de couleur de tenter de déstabiliser le nouveau pouvoir », et cite nommément « Biram Dah Abeid, puisqu’il s’git de lui ».

Interrogé par La Libre Afrique.be, Biram Dah – en route pour Dakar – a souhaité « que l’enquête sénégalaise aille jusqu’au bout pour démêler l’écheveau et situer les responsabilités dans ce vol.

Mes principes ont toujours été un refus total de la violence, sous quelque prétexte que ce soit ». Et d’annoncer que « les journaux qui ont publié ces calomnies vont devoir assumer leur responsabilité juridique ».

Le nouveau Président plus ouvert

Le parlementaire mauritanien « craint fort qu’il s’agisse là d’une tentative de faire échouer l’entente sur les questions de démocratie et de droits de l’Homme qui se dessine entre nous », militants anti-esclavagistes de l’IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), « et le nouveau président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani ».

Ce dernier, bien qu’ancien « numero deux » du régime de l’ex-président Abdel Aziz, a montré une ouverture inédite.

Le 30 septembre, il a en effet longuement reçu Biram Dah Abeid pour un entretien sur les violations des droits de l’Homme en Mauritanie, dont la persistence des pratiques esclavagistes et le rôle néfaste joué par un groupe de juges d’instruction du tribunal de Nouakchott, qui préfèrent s’en prendre aux militants anti-esclavagistes qu’à réprimer l’esclavage comme le veut officiellement la loi mauritanienne.

Le 1er octobre, lors d’une conférence, Biram Dah s’était félicité de trouver dans le nouveau chef d’Etat la « volonté de trouver une solution en vue de consolider l’unité nationale ».

Dans son entretien avec La Libre Afrique.be, jeudi, le parlementaire anti-esclavagiste a estimé que la tentative de « faire échouer » ce début prometteur pouvait émaner tant de « certains secteurs au sein du pouvoir que de groupuscules aigris au sein de l’opposition » en Mauritanie.

Par Marie-France Cros

©️ Crédit source : Repris via cridem.org ( 7/11/19 )

Communiqué : La CVE adopte sa Charte et s’ouvre aux forces progressistes

CVE – Le Conseil présidentiel de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) s’est réuni ce lundi 4 novembre 2019 à l’effet d’adopter sa Charte.

Cette réunion clôture une longue série de plus de trois mois de concertations, de discussions et de propositions. Les partis politiques, les organisations de la société civile et les groupes de personnalités présents ont décidé ce jour de consolider leur structure de coordination par la formalisation de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) qui devient ainsi une structure permanente dotée d’organes d’orientation et de gestion.

La CVE, fidèle à ses principes de dialogue et d’élargissement, reste ouverte à toutes structures désirant l’intégrer ou avoir avec elle un partenariat spécifique dans le respect des objectifs fixés dans sa plateforme du 06 avril 2019.

Les membres signataires de la charte de la CVE sont :

1. Pour le MPR, Kane Hamidou Baba

2. Pour le Frud, Amadou Tidiane Diop

3. Pour le FP, Mohamed Mahmoud Tolba

4. Pour Arc en ciel le PMC, Ba Alassane Soma dit Balas

5. Pour le Plej, Ba Mamadou Alassane

6. Pour les Flam, Ba Aboubakry Souleimane

7. Pour Kawtal, Sow Djiby

8. Pour le Groupe de Réflexion, Anne Ousmane Amadou

9. Pour les personnalités, Elhadj Oumar Tall

Fait à Nouakchott le 04 novembre 2019

Commission com de la CVE

©️ Crédit source : Réseaux Sociaux Militants (FB du 5/11/19)

Les Mystères de la nature humaine

L’humain est un ensemble de contradictions, un amas de chair, une étincelle d’intelligence, un cadavre ambulant, un réservoir de mystères. Il est un et tout. Il est unique, il est l’esthétique et n’échappe nullement à la laideur. La laideur d’une âme, souillée par la haine et la jalousie est plus destructrice qu’un ouragan. Un ouragan ravage nos espérances et nos souvenirs, emporte des vies et des espoirs. Une âme errante et sans foi détruit des mondes, blesse des cœurs et se console dans nos malheurs. La foi en Dieu, en l’Homme, en une lueur d’espoir est un temple de paix et d’amour. Notre époque nous promet un sombre avenir et nous montre la facette la plus sombre de l’humain. De la haine à la négation de notre humanité, le pouvoir mauritanien, infesté d’âmes errantes sans foi, déchire des cœurs, enterre l’intelligence de nos enfants, élève au rang de savants, des esprits vides et chasse la connaissance pour laisser place à l’ignorance. Que l’étincelle d’une âme éclairée et juste leur vienne en aide !

Le poète est émotif, l’artiste peint les portraits de nos vies et le penseur éclaire nos esprits, disserte sur nos existences et crée un équilibre entre le bien et le mal. La morale est humaine ! S’insurger contre une injustice faite sur un peuple est humain. Replacer l’intelligence au cœur de nos relations et rencontres, de nos vies et combats, de nos malheurs et crispations, est humain. Le bâton qui éclate le nez, la matraque qui humilie, la haine qui nous déchire, le mépris qui nous ronge sont encore plus humains. Mais, l’amour et la tendresse, la compassion et le courage, la recherche de la paix et la protection des innocents et des opprimés est un enclos des hommes aimants, des femmes courageuses et des âmes sensibles. La connaissance est une arme. Sans elle, on est désarmé disait le poète. Dispensons la connaissance, démocratisons les savoirs et, nous verrons, que les esprits de la discordante, les allergiques à la différence et les mentalités de la violence et de l’aigreur s’agenouilleront devant la toute puissante évidence de notre unité, de la richesse de notre diversité et de notre humanité. D’ailleurs, ne dit-on pas que c’est la variété des couleurs qui fait la beauté d’un tapis ?

La diversité des langues et des cultures, des couleurs et des opinions n’est qu’une bénédiction. Elle embellit notre existence, nous montre l’essence de notre monde et le rôle des hommes. Sans amour, nous serions que des tyrans impitoyables et des éternels agresseurs. L’amour est l’arche à partir du quel est accroché le trône de l’humanité. L’amour dessine la beauté de nos chemins de vie, véhicule nos pensées et veille à ce que la différence et la diversité soient l’emblème de nos conduites et de nos aspirations les plus profondes. Il rassemble des hommes et des femmes. Il constitue au-delà de l’agressivité cette corde d’humanité qui nous rassemble.

Ce texte est un enseignement, un cheminement vers l’autre. Il est aussi un hymne à la différence, à la connaissance, à la diversité et à notre l’humanité. C’est la porte de la diversité et de la différence qui laisse entrer la tolérance. La méconnaissance de l’autre, de sa culture et de sa différence sont sources de nos questionnements, de nos angoisses et de nos peurs. Elles nous montrent une image floue de l’autre, de nous à travers l’autre et de l’autre à travers nous. C’est à travers ces perceptions, ces angoisses et ces peurs que « l’Homme voyage, rebrousse chemin, repart, se perd, se retrouve, croit se retrouver et se perd encore ». Quoi qu’il en soit, voyageons et partons à la rencontre de l’autre !

Voyager c’est renaître. Renaître socialement et intellectuellement. Lire c’est voyager dans l’intimité de l’auteur, se plonger dans la profondeur de son monde. Un univers imaginaire et fictif, réaliste et réel. Pourtant, il est beaucoup plus instructif de côtoyer les autres, de se noyer dans leurs peurs et angoisses, dans leurs cultures et imaginaires, dans leurs sagesses et philosophies. Cette aventure, menée avec sagesse et humilité, déconstruit nos préjugés, nos jugements et nos caricatures. Maillard disait  » le plus difficile c’est de se rendre à la gare », de s’éloigner des siens et de se plonger dans l’inconnu et dans l’univers de l’autre. Pourtant, il est certain qu’un esclavagiste qui croit réellement à cette pratique horrible et inhumaine serait très étonné de s’aventurer dans un monde libre où les hommes, quelques soient leurs richesses et leurs intelligences, se courbent devant la toute-puissante loi de l’égalité entre les hommes. Ce raisonnement est aussi valable pour les féodalistes et les suprématistes de tout bord.

On y est, le féodalisme ! En Mauritanie, ma patrie, la Terre de mes pères est un laboratoire d’expérimentation et d’application de toute sorte d’injustice. Du racisme étatique institutionnalisé à la féodalité primaire des  » dignitaires du sud » et des  » notables du nord », des hommes libres et innocents, se courbent devant la barbarie et l’ignorance d’une partie de ceux qui se prétendent « nobles » et élus de Dieu.

La cruauté de la nature humaine est inimaginable. Elle emprisonne les âmes innocentes des jeunes filles et garçons dans une tradition archaïque et injustifiée dans laquelle le féodaliste et l’esclavagiste se battent pour remporter la couronne de la honte et de l’injustice. Pire encore, ils transmettent à leurs enfants, dès le plus jeune âge, les codes et des règles pour écraser les espoirs des hommes qui, dans le mépris et la barbarie, ne cherchent qu’à se libérer et jouir de leurs droits les plus élémentaires. Les chaînes de la honte les couvent, la sincérité, ils ignorent, la compassion, ils ne la connaissent point mais, ils se dresseront pour dénigrer et exploiter la misère des pauvres pour se dédouaner de leur animalité primaire et de leur comportement nauséabond et cruel.

Ils ne cessent de se plaindre du racisme étatique de l’État mauritanien sur tous les toits. Ils ne cessent de se glorifier d’un passé qu’ils n’ont jamais construit. Ils ne cessent de bomber le torse pour chanter la bravoure et le courage de ceux qui ont donné l’âme de notre Futa d’antan. Qu’avez-vous accompli pour libérer le jeune Bilal qui vous masse les pieds et vous considère comme maître et représentant de Dieu sur terre ? Qu’avez-vous fait pour combattre ceux qui humilient et trainent des innocents et des respectables pères de familles dans nos villages d’aujourd’hui aux habitudes et pratiques d’hier ? Rien ! Le plus juste d’entre eux est celui qui se sent et se revendique supérieur aux autres. La seule différence entre un  » noble  » et un « non-noble » , si vous croyez en Dieu et à son message, c’est la foi. Et s’il arrive que la foi en Dieu ne vous titille point, ayez au moins la décence de posséder un minimum de savoir pour vous imposer. Autrement, soyez juste humains et compatissants. Cela suffit et cela fait partie de notre intelligence et de notre nature originelle. Lisez Camus, vous comprendrez mieux !

Dans « Vers le dialogue » publié en 1946, Albert Camus, en guise de conclusion nous dit :  » Ce qu’il faut combattre aujourd’hui, c’est la peur et le silence, et avec eux la séparation des esprits et des âmes qu’ils entraînent. Ce qu’il faut défendre, c’est le dialogue et la communication universelle des hommes entre eux. La servitude, l’injustice et le mensonge sont les fléaux qui brisent cette communication et interdisent le dialogue. C’est pourquoi nous devons les refuser. » Refuser c’est résister et, résister, pour reprendre les mots d’Adolf Perez Esquivel, c’est le début de la victoire. Donc, Résistons !

KIDE BABA GALLE

©️ Crédit source : RMI-INFO