Communiqué de presse : Appel au secours de Sélibaby

Fondation Sahel pour la defense des droits de l’homme

Depuis lundi 26 août, la ville de Selibaby a connu une des plus grande catastrophe de son histoire ainsi que d’autres villages dans le Guidimakha . Des précipitations sans précédent (parfois plus de 200 mm) ont entraîné des dégâts matériels et des pertes en vie humaines , certaines zones sont dans un isolement complet du reste de la région suite aux graves dommages causés aux ponts et routes . Nous constatons ainsi le déplacement de nombreuses personnes sans toit Certaines familles sont privées des services de base, notamment de l’eau et de l’électricité .
Nous, à La Fondation Sahel, suivons de près l’évolution de la situation désastreuse dans la ville de Sélibaby et dans la région du Guidimakha ainsi que toutes les zones touchées par les intempéries et nous exhortons l’État via les autorités compétentes de :

1- Consoler la douleur des victimes et leurs familles, et nous leur exprimons tout notre soutien , notre inquiétude est grande face à la catastrophe , un plan de prévention contre les épidémies devraient être mis sur pied.

2. Nous appelons les autorités publiques à intervenir immédiatement pour alléger les souffrances des parents à Sélibaby

3 – Nous appelons la société civile et les élus à la nécessité d’intervenir de toute urgence pour effacer les larmes de Sélibaby .

4 – Nous lançons un « appel de secours » aux victimes de Sélibaby , au bénévolat, élus et entrepreneurs, à la nécessité de tout mettre en œuvre pour faire face aux souffrances des habitants de Sélibaby provoquées par la pluie et nous comptons sur vos dons pour lancer un convoi humanitaire au secours des victimes de Sélibaby .
Notre siège est ouvert pour toutes les bonnes volontés

Contact: 34999962.

Nouakchott le 27 août 2019

En exclusivité – Dafort : quelques photos des dégâts causés par les fortes pluies.

Les fortes précipitations qui ont frappé lourdement la région du Guidimagha mauritanien (Sud du pays) durant 2 jours (du dimanche 25/8/19 au lundi 26/8/19 en matinée), laissent des traces dans certains villages. Ainsi à Dafort, le chef-lieu de la commune du même nom, plusieurs bâtiments en banco et en mixtures (ciment et banco) se sont affaissés en partie brutalement. Dans ce billet, vous verrez en exclusivité quelques clichés de dégâts causés par ces pluies diluviennes dont l’abondance n’a jamais été relevée dans le passé selon des témoignages de doyens octogénaires sur place. Selon les dires de notre contact sur place, d’innombrables murs ont été détruits dans l’ensemble du village. Il est à préciser que 4 maisons recensées aujourd’hui ont eu des bâtiments mis à terre. Pour une approche prudente, nous préférons ne pas citer les noms de familles impactées par cette catastrophe naturelle qui a touché pratiquement toutes les localités du Guidimagha. Par certaines sources, il y aurait des décès à déplorer dans certaines zones. Nos condoléances à leurs familles. Ces dernières heures, une communication publique via whatsapp venant Mr Coulibaly Issa, président du conseil régional, assure que les pouvoirs publics seraient mobilisés pour secourir les sinistrés.

Aujourd’hui via les réseaux sociaux en milieux originaires du Guidimagha, un appel à l’organisation urgente d’une manifestation devant la Présidence à Nouakchott est lancé . Nous témoignons de l’audio d’appel reçu dont l’initiative est de Mr Camara Dramane dit sadio singallé.

À rappeler aujourd’hui , sur le terrain, la mobilisation des secours n’est signalée nulle part à notre connaissance. Et jusqu’à QUAND ?

À la lecture de cette subite et forte pluviométrie, alors qu’il y a à peine 2 semaines , tout le monde s’inquiétait d’un hivernage blanc et sec, il est lieu d’oser aborder la question de bouleversements climatiques qui hantent ailleurs. Ainsi sortir d’un certain fatalisme en subissant certains aléas naturels sans une initiative sérieuse d’anticipation et d’adaptation.

©️Crédit Photos, by D . CAMARA à Dafort.

K.S pour le BLOG

SOS Guidimakha : IRA – Mauritanie solidaire des populations sinistrées de Guidimakha

IRA – Mauritanie est consternée par l’ampleur de la secousse naturelle qui a frappé la ville de Sélibaby.
En effet, des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région du Guidimagha ce lundi 26 août 2019 ont provoqué de nombreuses pertes en vie humaine, mais aussi des disparus et des dégâts matériaux très importants qui vont de l’effondrement de maisons à l’inondation de quartiers causant la fermeture de commerces. Cette situation catastrophique pourrait conduire à la précarité des populations au plan alimentaire et à la propagation de maladies hydriques si des mesures urgentes et adéquates ne sont pas prises par les autorités compétentes.
Face à cette situation de désolation IRA – Mauritanie :
Lance un appel pressant au gouvernement pour venir au secours d’une population en détresse et n’ayant aucun moyen de s’en sortir.
Souhaite une mobilisation sans précédent des partis politiques, de la société civile, des hommes d’affaires, de la diaspora afin de créer un fonds pour soutenir les populations du Guidimagha.
Et, présente ses condoléances aux familles des victimes et prie Allah de retrouver les disparus sains et saufs.

Nouakchott 26/08/2019
La commission de communication

©️ Crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE

À l’attention du nouveau gouvernement Mauritanien

L’impunité est la racine de tous les conflits et troubles dans le monde.
Le nouveau gouvernement est enfin prêt à travailler , j’attire l’attention du premier ministre et les ministres ci-dessous qui sont concernés sur la situation dramatique dans la région du Guidimakha qui a été causée par leurs prédécesseurs. Il est plus que urgent d’agir pour rétablir la justice bafouée dans cette localité.

Messieurs les ministres,

ISMAÏL OULD BEDDA OULD CHEIKH SIDIYA , premier ministre,
Dr. Haïmouda Ould Ramdane, ministre de la justice,
-Dr. Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation,
Dy Ould Zein, ministre du développement rural,
Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel,
Monsieur Hacenna Ould Boukhreïss, commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et des relations avec la société civile ,

Le Guidimakha vit dans une situation chaotique, une situation liée aux coutumes esclavagistes de l’antiquité . Des citoyens sont dépossédés de leurs terres pendant la saision hivernale sous un fallacieux prétexte qu’ils rejettent l’esclavage des chefs coutumiers dans les villages.

Sur le principe que l’esclave et ses biens sont la propriété du maître , des pauvres villageois sont dépossédés ainsi illégalement la terre qu’ils ont cultivé depuis plusieurs années. ils sont privés l’héritage de leurs pères et leurs aïeux parcequ’ils refusent d’être des sous hommes coutumiers.

Des citoyens sont empêchés de conduire la prière dans leurs propres lieux de cultes qu’ils ont construit, voire dans certains cas qu’on empêche d’accéder à la mosquée du village carrément pour accomplir leur foi parcequ’ils rejettent l’esclavage coutumier par ascendance.

Une situation qui devrait choquer n’importe quel musulman au monde mais passe inaperçue dans une République « Islamique  » de la Mauritanie. La honte vraiment. Quelle horreur. N’est ce pas bizarre messieurs les ministres? Même dans des pays laïcs où Athées, la liberté du culte est garantie par l’état.

La situation est extrêmement tendue, les esclavagistes coutumiers qui contrôlent les villages sont aidés, appuyés par l’administration locale ,les élus et certains ministres qui étaient dans le précédent gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz , qui ont accentué les tensions et conflits dans les villages en refusant d’appliquer la loi qui incrimine l’esclavage et ses séquelles .

La réforme agraire est claire, la terre toute entière est la propriété de l’état , ensuite, l’état la donne à celui qui la mise en valeur. Pourquoi la loi n’est pas appliquée?

Cette situation est favorisée par un cadi de la capitale régionale de Selibaby, le procureur de la république, le gouverneur , les préfets départementaux et les brigades de la gendarmerie. Ce sont les plaignants des pratiques de l’esclavage dans les villages qu’ils jettent en prison à la place des chefs traditionnels qui sèment la terreur sur du faux et usage de faux.

Les fonctionnaires locaux soutiennent grossièrement que l’esclavage n’existe plus, à quoi sert de voter des lois sur quelque chose qui n’existe pas? Le déni de l’esclavage coutumier a favorisé la corruption de fonctionnaires pervers et les tensions dans les villages

Pourtant, si la loi incriminant l’esclavage était appliquée, tous ces conflits disparaîtront dans très peu de temps. L’administration locale encourage des conflits pour racketter les populations par la corruption et favoritisme .

🔹️Loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes

🔹️Article 2 : L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible. Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave.

🔹️Article 6 : La qualité de fonctionnaire ou d’officier public, de dépositaire ou d’agent de l’autorité ou de la force publique de l’auteur d’infractions, prévues par la présente loi, constitue une circonstance aggravante.

🔹️Article 11: Quiconque porte atteinte à l’intégrité corporelle d’une personne, en considérant qu’elle est esclave, est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 12 : Quiconque s’approprie les biens, les fruits et les revenus résultant du travail de toute personne en la considérant esclave ou extorque ses fonds est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 18 : Tout officier ou agent de police judiciaire qui ne donne pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes qui sont portées à sa connaissance est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de cinq cent milles (500.000) à un million (1.000.000) d’ouguiyas.

🔹️Article 19 : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas.

Diko Hanoune
SG/ l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

©️Post Facebook de l’auteur du 9/8/19

Refaisons Ensemble la Mauritanie:

L’espoir né de l’investiture du Président Ghazouani doit jeter les bases d’un nouveau processus plus capable à renforcer la cohésion nationale.

En dehors de sa bonne réputation morale, le nouvel homme fort de Nouakchott jouit d’une riche expérience professionnelle pour marquer l’histoire.

– Il suffit juste d’entamer rapidement un dialogue direct sans intermédiaire avec l’opposition pour la mise en place d’un gouvernement de cohabitation nationale. Il faut partir du principe que mon opposant n’est pas forcément mon ennemi. Ses idées autant qu’elles puissent déranger vont certainement dans le sens du but recherché conformément à sa vision. Il faut savoir tirer profit de sa riche expérience dans le camp adverse pour surmonter ensemble les obstacles.

Nous avons un exemple de démocratie dans le Sénégal voisin qui a toujours forcé l’admiration. Pendant deux mandats présidentiels, le Président Abdou Diouf a nommé le leader de l’opposition Maître Abdoulaye Wade comme Ministre d’Etat. Cela n’a jamais empêché ce dernier de démissionner à chaque échéance électorale pour se porter candidat. Chacun des deux hommes a su profiter de l’expérience de l’autre comme Président ou comme opposant. Le premier décret signé par le Président Wade après son investiture déclarait une immunité judiciaire pour son prédécesseur. Cette belle image de la démocratie sénégalaise a renforcé l’idée d’un Etat de droit pour encourager les investisseurs étrangers.

– Il faut organiser des états généraux sur l’éducation.

– Réviser le processus d’enrôlement pour permettre à tous les citoyens qui jouissent de leurs droits de s’enrôler. Et reconnaître la double nationalité.

– Interdire toute initiative, activité ou regroupement à caractère tribal ou ethnique.

– Développer une nouvelle citoyenneté sous un nouveau slogan : « Refaisons Ensemble la Mauritanie ».

– Annuler tous les mandats d’arrêts pour permettre à tous les opposants forcés à l’exil de revenir dans leur pays à commencer par l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou et l’Imam Chafi.

– Rétablir les relations diplomatiques avec le Qatar. En politique, les intérêts priment sur les sentiments.

– Saisir l’opportunité qui nous est offerte d’être le portail du Maroc sur l’Afrique pour renforcer les relations avec ce pays frère pour créer de nouvelles infrastructures routières et autres moyens de transports plus modernes. Grâce à ses infrastructures très modernes (autoroute, flotte aérienne, TGV, trains, agriculture …), le Maroc prouve chaque jour qu’il est le nouveau dragon économique d’Afrique. Ensemble nous pouvons réaliser beaucoup de choses.

Le Président Aziz a certes fait beaucoup de choses qui resteront à jamais gravées dans les mémoires. Qu’il en soit grandement remercié. Mais il a aussi fait des erreurs en sous estimant la valeur de ses opposants.

🔹️Mohamed Abdallahi EL HEBLY
Politologue

©️ Post Facebook de l’auteur en date du 6/8/19

Mauritanie/Politique : Mr EL GHAZOUANI investi président ce 1er août 2019

▪︎Crédit photo : Page FB GHAZOUANI 2019

Ce jeudi 1er août 2019 , Mr Mohamed Ould Cheikh EL GHAZOUANI est investi comme nouveau président de la République Islamique de Mauritanie. Déclaré gagnant lors du scrutin du 22 juin 2019, l’ex chef d’état-major l’armée mauritanienne succède à son frère d’armes, un autre général Ould Abdelaziz après 11 ans de règne quasi effectif . Pour ce rappel ce scrutin du 22 juin a fait l’objet d’une contestation de la part des 4 candidats d’opposition.

Aujourd’hui une page s’ouvre avec un nouveau dirigeant qui connaît très bien les rouages du pouvoir profond en Mauritanie c’est-à-dire la grande muette (l’institution militaire).

🔹️Justice, 🔹️Paix et 🔹️Progrès pour une MAURITANIE DE TOUS ET POUR TOUS, in sha Allah.

©️KS pour le BLOG.

Nécrologie : IRA-MAURITANIE-Communiqué de condoléances

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
(IRA MAURITANIE)

Communiqué de condoléances

Nous venons d’apprendre ce dimanche 28 juillet 2019 le décès à Kaédi de monsieur Alioune dit Baba Wassala Diagana , le père du grand combattant pour les droits humains, notre frère et ami Samba Diagana, militant de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA – Mauritanie).
A cette douloureuse perte IRA – Mauritanie adresse ses condoléances les plus attristées à l’ensemble de la population de Kaédi et particulièrement sa famille éplorée.
Innali Lahi wa Inna Ileyhi Rajioune

Nouakchott le 28/07/2019
La commission de communication

Mauritanie/politique – CVE : MISE AU POINT

L’article publié le mercredi 25 juillet 2019, par la rédaction du site CRIDEM, intitulé « Kane Hamidou Baba chez Aziz, à l’insu des autres candidats de l’opposition » a suscité notre indignation face à tant de contre-vérités, d’insinuations et d’affirmations gratuites !

Ce papier de presse dans lequel la mauvaise foi de la prétendue source d’information « proche d’un candidat de l’Opposition », se conjugue avec la carence de professionnalisme de la rédaction de CRIDEM, laquelle n’a même pas pris la moindre précaution déontologique d’interroger les services compétents de la CVE, encore moins le concerné, n’honore pas votre rédaction.

Il est curieux et à la fois symptomatique de constater à quel point ce papier est vide de contenu, se limitant à des ragots jetés à l’opinion sans fond, ni fondement.

Vous voudriez bien noter la mise au point suivante :

1. Dr KANE Hamidou Baba a bel bien rencontré le Président de la République le lundi 22 juillet 2019, à l’initiative de celui-ci, mais en parfait accord avec le Conseil présidentiel de la CVE ;

2. La Coordination des quatre candidats de l’Opposition a été informée au préalable de la rencontre programmée, par KANE Hamidou Baba lui-même, contrairement à vos allégations, mais sans engager l’opposition sur quoi que ce soit ;

3. Le leader de la Coalition Vivre Ensemble se devait d’écouter le Président de la République et lui transmettre le message de la CVE réitérant ses préalables à tout dialogue dont l’un avait été satisfait le mardi 16 juillet 2019 (la levée de l’état d’urgence de fait), mais le second restait pendant (la libération des détenus politiques). Aussi, Dr KANE a demandé au Chef de l’Etat, qui l’a accepté, la prise en charge médicale totale du jeune Demba SALL, victime des évènements lors du saccage de son siège de campagne par les forces de l’ordre. On se rappelle, que la victime avait été amputée de sa main suite aux évènements post-électoraux ayant fait plus de 250 militants de la CVE arrêtés et/ou emprisonnés ;

4. Enfin, la CVE réaffirme qu’elle n’est engagée ni dans un dialogue, ni dans une opposition crypto-personnelle. Elle évaluera toutes les chances d’un dialogue sérieux, une fois que l’ensemble de ses préalables seront satisfaits.

CRIDEM, que nous respectons, a failli à une règle élémentaire de la profession journalistique ; et, sous ce rapport, la CVE tient à rétablir la vérité des faits au nom de l’opinion publique injustement abusée.

Nouakchott, le 25 Juillet 2019

Commission communication de la CVE

©️Crédit source : ReSo proches CVE

《Note Remerciement après une Campagne Victorieuse》par Mr Bakary TANDIA

Au lendemain des élections présidentielles de 2019 en Mauritanie, la direction nationale de la campagne du Président Biram Dah Abeid, a organisé une cérémonie de remerciements et de célébration au Palais des Congres à l’intention de ses militants, sympathisants et du peuple mauritanien dans son ensemble pour leur exprimer sa profonde gratitude. La participation massive et dynamique – mais singulière et expressive – de tous, s’est traduite par une victoire éclatante qui pose désormais son sceau dans les annales de l’histoire des élections en Mauritanie. Le Président Biram Dah Abeid a été fortement ovationné par l’audience, avant de prendre la parole. A son tour, le Président Biram Dah Abeid a chaleureusement salué l’audience avant de faire une présentation éloquente sur les nouvelles perspectives d’avenir.

Le discours du Président Biram Dah Abeid a été précédé par une déclaration commune des quatre candidats présidentiels de l’opposition. En substance, cette déclaration a dénoncé les nombreuses irrégularités que la Commission Nationale Electorale (CENI) a orchestrées (omises) dont la confirmation des résultats provisoires, en lieu et place des résultats finaux, avant le dépouillement final des bulletins de vote. Ce seul exemple a suffi pour nous priver d’un second tour, qui s’il avait eu lieu, de l’avis de bon nombre d’observateurs avisés, il nous était hautement favorable.

La déclaration commune a dénoncé également les arrestations arbitraires, les détentions abusives et toutes les exactions subséquentes à la crise post-électorale. Malgré le « holdup up électoral » et la violence antidémocratique qui s’en est suivie, les candidats de l’opposition ont opté pour l’apaisement au nom de la paix et la stabilité nationales. Ainsi, ils ont choisi la voie de la négociation à celle de la confrontation directe.

Il s’agirait d’une négociation constructive qui prend en compte les raisons pour lesquelles les électeurs ont voté pour les candidats de l’opposition. Ces conditions sont :  La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arbitrairement détenues dans le cadre la crise post-électorale, l’ adoption de mesures effectives garantissant une gouvernance démocratique réelle, la protection des droits de l’ homme et la promotion de la justice sociale.

En tant que Directeur National de la Campagne, je voudrais sincèrement remercier le Président Biram Dah Abeid pour m’avoir donné l’opportunité d’apporter ma modeste contribution à la construction de la vie de la nation a travers cette campagne qui s’est caractérisée la participation massive des jeunes et des femmes. C’est l’occasion pour moi – autant le dire ici – toute œuvre humaine est le résultat d’une dynamique entre différents acteurs. A chacun des membres de la direction de la campagne, je voudrais vous remercier profondément pour le sérieux et le professionnalisme dont vous avez fait preuve tout au long de cette période électorale et au-delà. Ensemble, nous avons formé une équipe gagnante. Mes remerciements vont également aux directeurs de zones et les directeurs départementaux de la campagne qui ont accompli un travail monumental par l’accompagnement et l’orientation des militants et sympathisants dans un environnement précaire. Une Mention spéciale est adressée à tous les militants et sympathisants qui nous ont apporté leur soutien constant pour la campagne. Parmi eux, certains ont transforme– leurs maisons en siege de campagne. Vous avez tout le mérite d’avoir fait de cette campagne une réussite totale. Je remercie chaleureusement la Diaspora, plus particulièrement les coordinations de la campagne aux Etats Unis (dont je suis membre) et celle l’Europe pour leur soutien combien remarquable pour la bonne conduite de cette campagne honorable.

Enfin, je ne saurai conclure sans exprimer ma profonde gratitude au comite d’ organisation qui n’a épargné aucun effort pour faire de la cérémonie de remerciement une réussite totale.

Nouakchott 23 Juillet 2019

✅Bakary Tandia, Directeur National de la campagne du Président Biram Dah Abeid 2019

©️ Post Facebook Bakary Tandia (25/7/19)

Biram Dah ABEID reçu au siège de la CNDH : L’intervention de son Président, Me Bouhoubeyni

CNDH – Je suis honoré par la visite d’un défenseur des droits de l’homme de l’envergure du président Biram Dah Abeid.

Je suis très touché par les sentiments qu’il a exprimés à mon égard et par la confiance qu’il accorde à la Commission Nationale des Droits de l’Homme. Le président Biram est un ami, un frère, nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes idéaux de liberté et de justice, en fait nous menons depuis toujours parfois ensemble parfois séparément le même combat pour une Mauritanie juste, tolérante, équitable et prospère.

Aujourd’hui, nous sommes honorés d’obtenir le soutien du président Biram au combat de la Commission Nationale des Droits de l’Homme pour cultiver les valeurs de l’égalité, les valeurs de la paix, les valeurs de la tolérance et du respect de l’autre à travers le dialogue et le débat.

Vous savez le racisme, l’extrémisme et le terrorisme se construisent à partir de préjugés et de représentation erronée de l’autre, il faut déconstruire ces préjugés à travers le dialogue.

Lorsque notre regard est un regard positif sur l’autre qui est différent, la cohésion sociale s’en trouve renforcée.

Tous les pays du monde ont connu des violations graves des droits de l’homme, la torture, l’esclavage, les procès inéquitables, les exécutions extrajudiciaires, l’exploitation.

Dans tous les pays du monde, des citoyens ont fait du tort à d’autres citoyens, dans tous les pays du monde, l’État a du faire du tort, à un moment donné, à certains de ses propres concitoyens mais justement l’esprit de la démocratie, c’est de gérer pacifiquement les dissensions. Un pays qui discute pacifiquement de manière forte des questions essentielles est dans la démocratie.

Nous voulons que la Commission Nationale des Droits de l’Homme, cette institution constitutionnelle en charge de la promotion et de la protection des droits de l’homme, soit le lieu du débat permanent sur toutes les questions nationales sans distinction.

Les bases d’une paix durable se construisent là où il y’a le respect de la dignité humaine. Enfin permettez-moi Monsieur le président de vous renouveler mes remerciements et de vous confirmer que la Commission Nationale des Droits de l’Homme jouera pleinement son rôle en tant que structure indépendante au service des Droits de l’homme en Mauritanie et au service de tous les citoyens, sans aucune distinction.

Nouakchott, le 24 Juillet 2019

©️Page Mauritanie (Facebook)