Un Cri Osé : ​Les droits humains valent droits politiques d’abord…!!

Dans nos pays, la société dite civile est inévitablement une société politique et politisée dans le fond même en ayant une forme différente d’un cadre expressément politique. Du moment où la NORME ÉTATIQUE dite moderne qui régit le matériel et l’immatériel dans la CHOSE PUBLIQUE, transpose les vieux schémas primitifs et prégnants pour une reproduction sociale, le triomphe de la JUSTICE passe par les rapports de force. Très souvent, les lésés et les victimes ne le sont pas par pur FATALISME sans responsabilité quelconque des RÉALITÉS conçues et entretenues. J’ose croire que la manière la plus efficace d’aider une victime et un lésé dans nos sables mouvants aujourd’hui , est de les politiser noblement. Une seule victime politisée n’aura besoin que d’un cadre organisationnel pour participer aux changements de sa situation par l’activisme et l’engagement. Alors que 1000 victimes soumises par le principe vertical de l’assistanat, risquent d’être condamnées à une perpétuation de leur condition sous différents ordres. 
L’Homme socialisé est un élément politique et politisé par essence, vouloir défendre les droits humains en réfutant par la rhétorique l’expression politique, il faut s’attendre à une déception certaine et d’innombrables contradictions face au RÉEL . Les droits humains, ce sont avant tout les droits politiques. C’est la sous-politisation qui fait qu’une minorité profondément politique et politisée, arrive à dompter et à conditionner l’écrasante majorité dans un fatalisme. Dans la sphère de l’humain, le champ du NEUTRE et du désintérêt est très restreint et circonstanciel. Nos contrées lointaines comme nos assemblées modernes sont contrôlées et dominées par ceux qui viennent des milieux sociaux politiques et politisés quel que soit le cadre d’évolution. Ainsi pour défaire l’esclavage sous toutes ses colorations avec efficacité, il faut penser à déboussoler les esclavagistes en fragilisant les supports de leur système. Rendre l’esclave politique en changeant les références organiques et héréditaires par lesquelles se développent les chaînes physiques et psychologiques de la soumission divinisée. L’esclave qui interroge le sens du Pouvoir, le sens du Culturel, le sens du Travail, le sens de la Famille, le sens de l’Amitié, le sens de la Solidarité, le sens de l’Honneur et pour dire bref, LE SENS DU MONDE ET DE L’HOMME, il détruira aisément le système d’exploitation mais sauvera également l’ancien maître qui gagnera désormais parmi les Hommes mais non plus contre ou sur les Hommes. L’anti-esclavagisme qui se veut APOLITIQUE signe d’emblée  son renoncement à la CAUSE. L’esclavagisme par les pratiques ou statutaire s’inscrit forcément dans un univers social ou sociétal régi par des ordres politiques sous diverses appellations  (Nos traditions, nos coutumes, nos valeurs, nos codes d’honneur….etc). Le vrai esclave du 21ème siècle est cet ancien esclave qui est distrait en suivant les balises orientées de son ancien maître dans l’arène politique. Toute personne d’extraction sociale servile qui est excessivement communautariste, ethnocentrique et tribaliste au détriment d’un ordre CITOYEN, vit des rechutes perpétuelles dans la trame de la condition d’esclave. Entre l’esclavagiste et l’esclave, les rapports moraux ou d’éthique n’ont aucune portée digne, car le premier ne croit s’honorer que par le maintien strict et irréversible de la condition du second. Pour prendre le cas de la société soninké où les pratiques esclavagistes nommément ont disparu il y a quelques années, toujours un mal ronge la conscience collective des descendants d’anciens esclavagistes quand les descendants d’esclaves veulent aspirer aux mêmes devoirs et droits dans les affaires intra-communautaires . Qui verrait des éléments de ces deux univers opter sereinement  pour les mêmes obédiences dans une autre  sphère politique à l’extérieur. Si on ose s’engager et espérer diriger un pays appelé « Maure-tanie » un jour, rien ne nous dissuade d’exprimer sainement nos incompréhensions face à l’exclusivité de droit au titre de chefferie traditionnelle dans nos villages. D’autant plus que nos ancêtres ont vaillamment participé comme FORCE à l’édification d’innombrables sites villageois. Aujourd’hui certaines parentés transnationales permettent l’accessibilité à la chefferie alors que certains fondateurs locaux historiquement lésés demeurent dans le statut éternel de subalternes. Dans cet ordre, un jeune homme de 25 ans gonflé de son égocentrisme maladif dans nos contrées asséchées, se compare au prince Charles d’Angleterre et attend que des vieux de 60, 70 ans et plus continuent de l’entourer d’un droit divin. Le droit d’ainesse est évacué pour certains vieux qui ne peuvent pas valoir d’autres, et aujourd’hui  on pleure que les nouvelles générations qui vomissent cette pourriture sociétale de la féodalité, veulent détruire SONINKARA qui l’était déjà depuis la fin à SONI.

K.S

LE COÛT DE L’ENGAGEMENT, Par GUEYE CHEIKH TIJANI. 

JEUDI 29 DÉCEMBRE 2016

  

L’apparition d’une figure centrale comme Biram DAH sur la scène politique mauritanienne a poussé nombre de citoyens, les jeunes notamment, à se mobiliser et s’engager en faveur de la «cause haratine». Par un engagement ferme et sans concession, ceux-ci ont rompu avec un immobilisme ambiant qui, jusqu’à très récemment, caractérisait une frange de la population mauritanienne. S’ils sont parfaitement conscients de la difficulté que constitue toute remise en cause de l’esclavage, s’ils sont également conscients que la défense de la cause haratine butera inévitablement sur les intérêts et les privilèges de groupes dominants, ces jeunes mobilisés maintiennent malgré tout leur engagement, et bien souvent au détriment de leur vie sociale et professionnelle. Il faut dire qu’en Mauritanie, de manière générale, les «porteurs de causes », défenseurs de droits humains, subissent en permanence intimidations et répressions de la part des autorités politiques et militaires. Les militants de la cause haratine n’échappent pas à cette règle. 
Les autorités locales usent de divers moyens destinés à décourager le maintien d’engagements associatifs et politiques ancrés dans des revendications subversives, mais aussi à dissuader les jeunes mauritaniens désireux de soutenir concrètement ces revendications. Etant jeunes, beaucoup de militants voient leur parcours professionnel hypothéqué, compromis du fait de leur prise de position. Aujourd’hui, ceux qui en payent le prix fort sont les militants de premier plan. Balla TOURE, membre du bureau exécutif et chargé des relations extérieur d’IRA nous confiait dans un entretien que nombre de cadres du mouvement se voyaient systématiquement refusés des postes malgré leurs compétences avérées.
Porter des causes comme celle de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie engage des sacrifices, avec sa cohorte de contraintes et pressions aux conséquences désastreuses. L’enjeu est autant pour les jeunes demandeurs d’emploi qui peinent à s’insérer que pour ceux qui sont fonctionnaires. Les autorités locales opèrent davantage par des formes contournées, des stratégies qui peu à peu conduisent le militant à recourir à la « défection » ou à la « sortie ». Le cas de LEHBOUSS, premier conseiller de Biram, est édifiant. Fonctionnaire de l’Etat depuis 18 ans, il n’occupe aujourd’hui aucun poste de responsabilité dans le service au sein duquel il a pourtant occupé différents postes auparavant, contribuant à son rayonnement. Son engagement au sein d’IRA lui a valu «une mise en quarantaine», un isolement que l’intéressé interprète comme une punition, une sanction de la part des autorités politiques et administratives. 

Aussi, le prix de l’engagement déborde le sacrifice individuel et prend souvent des proportions difficiles à assumer. Un prix que nombre de militants payent avec douleur. 
L’incompréhension des siens, le regard réprobateur de la société, l’isolement sont autant d’éléments qui viennent s’ajouter au temps lourdement chargé de crispations. Un des cadres du mouvement ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle le caractère chronophage et total d’un engagement dont il est conscient qu’il pourrait déboucher sur la prison si ce n’est la disparition pure et simple. Des propos prémonitoires qui allaient se concrétiser quelques mois après notre séjour en Mauritanie. Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, alors que les deux premiers dirigeants du mouvement (Biram Dah, président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane) parachevaient leur tournée aux Etats-Unis, treize militants, dont de nombreux membres du Bureau Exécutif d’IRA, furent arrêtés et mis en détention en des lieux tenus secrets sous le fallacieux prétexte d’avoir organisé illégalement une manifestation le 29 juin 2016, dénonçant l’expulsion massive des habitants d’un Kebba situé dans un quartier périphérique de Nouakchott (« Edebaye Ould Bouaamatou »).
Si la prison est perçue comme le degré ultime du sacrifice que peut potentiellement vivre le militant, il convient aussi de constater d’autres formes de préjudices directs et indirects liés à l’engagement : perte de certaines amitiés, d’un emploi, mise au placard, incompréhension et pression familiale, etc., autant d’épreuves que les porteurs de causes vivent de manières différenciées. 

Gueye Cheikh Tijani

Lettre ouverte à le Ministre de la Fonction publique et du Travail | Par Samba Thiam



Samba Thiam – Etant donné que l’Administration a fermé toute voie de recours à l’administré que je suis, il ne s’offre à moi d’autre choix que la voie de presse pour prendre l’opinion à témoin …

A Monsieur le Ministre de la Fonction publique et du Travail

Objet : requête pour être remis dans tous mes droits

Monsieur le Ministre ,

A nouveau, je viens réclamer le règlement de ma situation administrative. Mon nom est Samba Thiam, Inspecteur adjoint de l’Enseignement Fondamental, matricule 40825 Z, indice 830.

Monsieur le ministre, les prisonniers politiques de 1986, dont je fais partie, ont vu leur situation administrative régularisée, soit par amnistie suite à l’ordonnance d’amnistie ( No 91-025 ) ci-jointe; soit par voie de Tadamoun. Ils sont alors indemnisés et bénéficient ensuite de leur pension de retraite pour ceux atteints par la limite d’âge, ou réintégrés dans leur corps d’origine pour les plus jeunes .

La 2eme base sur laquelle s’effectuent ces régularisations, c’est l’inscription à Tadamoun, au titre de réfugié. J’ai satisfait aux deux procédures ; la seconde, par lettre collective ( no 2314) –jointe- , transmise à la fonction publique le 23/12/2015.

J’y figurais en tête de liste, mais le directeur général de la fonction publique gomma mon nom, et régularisa tous les autres éléments restant en mi-janvier 2016. Lorsque je demande des explications, il me répond que je dois prouver pour la haute Administration que j’étais réfugié, – exigence qui n’a été appliquée à personne d’ autre jusqu’ici- ; je lui fournis quand même deux cartes de réfugié . Malgré tout cela, je demeure le seul dont le dossier reste pendant, sans explications crédibles, alors que la quasi-totalité de mes codétenus politiques ont vu leur situation administrative résolue (liste –jointe ), bien que nous fussions rigoureusement dans la même situation, et que j’aie rempli toutes les conditions nécessaires. La dernière vague l’a été en janvier 2016 ( voir noms cochés).

Voilà deux ans que je mène les démarches nécessaires auprès du directeur général toutes les semaines, en vain. De rendez-vous en rendez vous, de report en report , de prétexte en prétexte, la direction de la fonction publique diffère, délibérément, par mauvaise volonté manifeste, le règlement de mon cas.

Monsieur le Ministre, je voudrais connaitre les raisons profondes du blocage de mon dossier, que rien ne justifie. Ou dois-je comprendre que c’est à cause de mon opinion ou de mes positions politiques que je suis pénalisé, sur ordre supérieur ? J’aimerais savoir… C’est une question de droit et je n’ai pas l’intention de renoncer à mes droits légitimes …

Dans l’espoir qu’il sera, cette fois, réservé à ma lettre toute l’attention qu’elle mérite, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre , à l’expression de mes sentiments déférents.

Samba Thiam

Pièces jointes : – Ordonnance d’amnistie

– liste des détenus politiques ayant vu leur situation résolue

– lettre de confirmation du MEN

-Liste des réfugiés (indemnisés) transmise par Tadamoun , (amputée de mon nom par le directeur de la Fp ).

Ampliations :

– Archives : 1

Date : Nouakchott 5 /12/2016

………………….

Quelle lecture pour quelle conclusion ?

Reprenons le cours des choses plus en détails…

En 2014 , après de multiples démarches une fiche budgétaire no 129/DGFP , du 01/09/2014) , m’est attribuée , mais soudainement arrêtée et retirée de la circulation. Lorsque je demande des explications on me répond : « sur ordre supérieur », sans plus ! Peu après le directeur général de la fonction publique est relevé de ses fonctions , sans explication.

En 2015 et 2016, tenace, je reprends mes démarches auprès du nouveau DG qui a pris service ; il m’impose de longues et pénibles procédures auxquelles aucun de mes codétenus politiques n’avait été soumis. Je m’y plie et les remplies convenablement . A chaque fois que j’avais rempli une condition il en posait de nouvelles que je finis , malgré tout, par remplir toutes, mais en vain . Persuadé qu’il y avait là manifestement une volonté de blocage de sa part , je décidai alors de saisir le Ministre de la fonction publique ; après de multiples lettres et quatre demandes d’audience restées lettre morte, le ministre finit par consentir de m’accorder une audience ; son secrétaire particulier (–no tel 4524 2377,) m’appelle le mardi 06 décembre vers 22h pour me signifier le rendez-vous, fixé pour le jeudi 8 décembre 2016 à 15h. Je m’y rends et attends longuement. Bizarrement, à 16h 45 un policier me prie de m’éloigner de l’entrée du bureau ; c’était pour permettre au ministre de s’échapper… Seydina Aly passa, tout près de moi, le regard bas, pour éviter de croiser le mien …

De retour à mon domicile, il m’a suffi, après réflexion, de mettre les choses bout à bout pour que, d’un coup, tout s’éclaire ! un DG visiblement à court d’arguments qui tergiverse, cafouille 15 mois durant, puis un ministre qui vous donne rendez–vous mais file à l’anglaise, le tout relié au limogeage de l’ancien DG indiquait, clairement, d’où venaient les peurs , d’où émanait « l’ordre supérieur »…

J’avais compris…

Parce que je reste opposé à son régime ethnocratique et à sa politique ethniciste et clanique, le Président, en représailles, faisait obstacle à la régularisation de ma situation administrative par la fonction publique ! Au mépris de la loi il s’asseyait sur mes droits légitimes …

J’avais chargé – à tort- le Directeur général qui n’était en définitive que le maillon faible de la chaîne, et qui jouait quand même sa tête !

Immixtion et empiètement jusque dans les attributions des chefs de service dans l’application de la loi, tournée en dérision.

Grandeur et petitesse du genre humain disait l’autre …

Lorsque l’on sait, en plus de l’amnistie de 1992, que c’est le gouvernement du Président Aziz , lui-même, qui a pris en conseil des ministres la décision de régler tous les problèmes afférents au passif humanitaire- toujours non apuré depuis 2009-, la question de sa crédibilité même se pose !

Pour ces dizaines de milliers de réfugiés, pour ces milliers de fonctionnaires noirs arbitrairement radiés de la fonction publique, chaque étape pour recouvrer leurs droits constitue un parcours du combattant. De l’indemnisation minable ( 1 million d’ouguiyas après 27 ans de radiation ) à la réintégration, jusqu’à la reconstitution de carrière, chaque étape a été et demeure, dans une administration méthodiquement blanchie, humiliations et souffrances en série …Si de 2009 à nos jours, le dossier n’est toujours pas apuré, c’est bien évidement parce qu’il n’y a pas eu de volonté politique réelle, pour le résoudre correctement.

Que faut-il retenir de tout cela ?

Nourri à la psychologie du soldat-dressé pour donner ou recevoir des ordres- le Président reste allergique à toute opinion contraire, réfractaire à la culture du débat. D’où cette tendance, chez lui, à vouloir réduire, plier, soumettre l’adversaire politique par tous les moyens, y compris par la pitance …

L’Administration est personnalisée, instrumentalisée aux fins de régler les comptes aux adversaires. En effet, nous savons que les opposants politiques au général ne sont ni recrutés, encore moins promus dans son Administration ; et comme si cela ne suffisait pas on s’asseyait en plus sur leurs droits légitimes….

Au caractère ethnocratique, communautariste très marqué du régime, vient maintenant se greffer la personnalisation de l’Administration, instrumentalisée à des fins de règlement de comptes politiques. Ce sont là des Indicateurs de l’incurie et de la déliquescence du régime mauritanien et de sa gouvernance ; La loi c’est le Boss, le Boss la loi !

Voilà pourquoi nos partenaires Européens et Américains se doivent enfin de comprendre qu’avec de telles pratiques, une telle psychologie rétive au Droit et à la Loi – socles de tout Etat de Droit -,en plus de la restriction croissante des libertés, le Président demeure très mal indiqué pour œuvrer à l’érection d’un Etat de droit …

Toutes ces professions de foi sur la lutte contre l’esclavage, sur le respect des droits de l’homme et des libertés, sur l’unité nationale ne sont que mensonges, hypocrisie ! Accords et conventions il s’en moquait. Les appels à l’inclusion n’ont pas de répondant, car sa politique, discriminatoire, sur l’Unité nationale n’a pas varié. Les gouvernements mauritaniens de – teinte militaire- sont rompus à l’art de ruser et de berner les Occidentaux.… Il est temps que nos partenaires internationaux comprennent, enfin, qu’ils ont en face un régime militaire déguisé pour adopter une approche plus adaptée …
Samba Thiam

Inspecteur de l’Enseignement
(Président des FPC)
Nouakchott, le 12 décembre 2016
Source crédit : http://www.cridem.org 

​Cri Osé : cet anti-impérialisme qui nous plombe…! 

Un certain anti-impérialisme sectaire qui véhicule sournoisement un racisme anti-blanc, est devenu une « marchandise intellectuelle » prêt à ingurgiter par un certain monde africain et afro-panafricaniste. Une tendance expressément obsessionnelle et imbibée au complotisme, fait de l’Afrique ou du Sud d’une manière générale une proie-victime légendaire d’un monde des méchants occidentaux. Ce panafricanisme qui manipule et utilise certaines frustrations parmi les peuples d’Afrique, en fait une idéologie presque aveuglante et aveuglée pour soumettre davantage des consciences fragiles. On essaiera avec une facilité puérile de braquer les regards innocents du peuple sur les supposés méchants de l’extérieur qui nous écrasent sans pitié. Et de l’autre côté nos dirigeants injustes, dictateurs et sanguinaires qui sont manipulés ou pas, paraissent être dédouanés des multiples sources de nos retards sous couvert d’un anti-impérialisme hypocrite. 
Aujourd’hui, cet anti-impérialisme sectaire verrait bien au camp de L.GBAGBO une fidélité à un certain Sankarisme fourre-tout. Alors qu’on ne dira pas assez que c’est bien l’extrémisme xénophobe, ethniciste et même marginalement confessionnel instrumentalisé POLITIQUEMENT, qui a conduit là où sont GBAGBO, BLÉ GOUDÉ et les autres. Certes le camp de Ouatara n’est pas saint non plus, mais il nous faut un discernement pour savoir que s’il y a manipulation étrangère en l’occurrence occidentale chez nous, interrogeons-nous pourquoi on se bouffe intra pour des broutilles au nom de nos tribus et de nos ethnies. 
Très souvent les intervenants extérieurs conjuguent leurs intérêts avec les objectifs louables exprimés au nom d’une légalité quelconque, et ce n’est pas bête dans un monde interdépendant où le Capital prime sur l’Humain. 

Sur le cas de la Libye d’aujourd’hui, le défunt Kaddafi avec ses 4 décennies de pouvoir porte une part importante de la chienlit en cours dans le pays. Il avait dirigé par le clientèlisme tribal très lucratif sans jamais ériger un État solide et juste (central ou fédéral) par le Droit. Mortel et défaillant comme un être humain, il avait personnifié l’Etat sur sa propre et seule personne d’une manière arrogante et sanguinaire. Pour nous berner, il s’était réveillé panafricain en se servant du portefeuille pour soigner l’élite afro corrompue qui meuble l’anti-impérialisme par une réthorique indigne du SÉRIEUX D’UN THOMAS SANKARA, le vrai anti-impérialiste mais INCOMPRIS à son temps ou d’un NKRUMAH visionnaire. 
Par les temps qui courent, du côté de Banjul en Gambie, un dictateur apparemment très instable psychologiquement joue avec son peuple devant le monde entier. Défait et reconnu comme tel par lui-même il y a quelques jours, il a fait volte-face en criant à la fraude. Mr Yahya Jammeh président depuis 1994, veut s’accrocher au pouvoir encore et encore. Aujourd’hui, comme qu’il a été  toujours en désaccord avec tout le monde,  son peuple en premier qui le subit, et évidemment le monde occidental, le milieu anti-impérialiste sectaire essaie de discréditer son principal opposant vainqueur de l’élection présidentielle. On accuse Mr Barrow le vainqueur, d’être l’homme de la soumission à l’Occident, et on voit en Jammeh le tueur , le résistant honorable. Des circonstances atténuantes sont convoquées pour relativiser le malheur subi par le peuple gambien avec ce petit charlatan irrationnel. Par cet anti-impérialisme épidermique, l’homme africain  perd le sens du discernement et sera toujours mûr pour être cueilli à l’intérieur comme à l’extérieur pour des objectifs obscurs sans vision de long terme. Si nous ne sommes pas indépendants de nos sentiments primaires passionnés liés aux liens historiques d’un ordre mondial donné, il sera très difficile d’organiser l’émergence sociale, politique et économique de nos peuples.  La motivation d’un engagement par OPPOSITION OBSESSIONNELLE à AUTRE fausse notre lucidité et mène aux incohérences. 
Mon petit mot peut être un clin d’oeil à notre frère Kemi Seba et ses adeptes.

K.S

11-12-2016 07:00 – Journée d’échanges des FPC à Massy: Les FPC et le dialogue national, quel bilan ? La communication de Kaaw Touré [PhotoReportage]




FPC
– Chers amis, chers camarades, aimables invités bonsoir;

Avant tout permettez moi de remercier mes camarades des FPC qui ont permis cette rencontre.

Mes remerciements vont aussi à tous et à toutes ces camarades, compagnons de lutte, parents, amis de la Mauritanie et sympathisants de notre cause venus de loin pour participer à cette communion militante.

Votre présence parmi nous prouve, s´il en était encore besoin, le réel intérêt que vous portez pour notre parti dont vous partagez sans nul doute les idéaux de justice, de liberté, d´égalité et de vraie démocratie..Notre combat contre le racisme, l´esclavage, l´exclusion et l´arbitraire est également le vôtre.

3 décembre 1987- 3 décembre 2016, il y a 29 ans jour pour jour, on se souvient encore de cette funeste et tragique date, c´était le jour du verdict qui avait condamné les premiers martyrs de notre lutte à Jreïda. Mes pensées militantes vont aux jeunes officiers Ba Seydi, Sarr Amadou et Sy Saidou Daouda exécutés sauvagement le 6 décembre 1987 à la base militaire de Jreida.

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique:” Leur vie fut combattante, leur mort héroïque, leur sacrifice sacré et leur mémoire éternelle”. Qu´Allah les accueille en son Saint Paradis. Amine.

C´est un grand plaisir, un privilège, je voulais dire un honneur, pour moi de venir ici discuter avec la diaspora mauritanienne basée en France et surtout avec nos jeunes militants et sympathisants sur un sujet qui nous tient tous à cœur et qui a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans les salons et sur la toile ces dernières semaines en Mauritanie.

Pourquoi les FPC ont-elles participé au dialogue dit national inclusif? Ne servaient-elles de faire valoir à l’agenda caché d’Aziz? Fallait-il participer alors que l’opposition prônait le boycott? Pourquoi débattre avec quelqu´un qui refuse de nous reconnaitre en tant que parti politique? Ce sont entre autres les principales questions qui ont été posées pour évoquer la pertinence ou l´inopportunité de notre participation au dialogue national.

Nous avons décidé, en tant que parti (Forces Progressistes du Changement ) et en toute indépendance, de répondre à l´invitation des autorités mauritaniennes par la voix de la présidence de la république au dialogue national.

Pour l’essentiel, nous avons déjà eu l’occasion d’exposer suffisamment les raisons de notre participation. Je m’en vais donc en faire le rappel.

Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue.

Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du système discriminatoire que nous combattons. Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient.

Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que « l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter.

C´est faire table rase de notre parcours militant, de nos années de sacrifice et de privations, de nos martyrs, de nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, pour ne pas dire des opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, pouvait nous divertir sur l´essentiel.

Nous sommes allés au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous sommes allés au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous sommes allés au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres, justes et indépendants pour faire entendre un autre son de cloche.

Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit.

Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. Nous pensons que devant la situation actuelle du pays, il faut se surpasser pour outrepasser l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire, n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, n´ayant jamais servi de caution à une élection présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme.

Discuter, débattre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Tout le monde se souvient certainement encore de notre document historique connu sous le nom du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986 :

Dans ce même Manifeste nous affirmions essentiellement trois choses :

1- Il y a un problème de coexistence entre les communautés arabo-berbère et négro-africaine. Nous démontions la mécanique d´un système de discrimination raciale en ce qu´il exclut la composante négro-africaine et haratine de tous les processus de décision. Chiffres à l’appui, nous administrions – s´il en était besoin- les preuves de cette marginalisation et en dévoilions les rouages. Ce problème, disions-nous, ne résultait pas d´un antagonisme naturel latent ou spontané entre communautés, mais plutôt d´un système politique visant à diviser le peuple en exacerbant les préjugés inter-ethniques. Une politique volontairement et exclusivement panarabiste, privilégiant la communauté arabe à tous les points de vue au détriment de la communauté Noire.

2- Nous attirions l´attention du régime militaire de l´époque ( le CMSN) sur l´urgence qu´il y avait à reconnaître, et donc à prendre en charge ce problème pour juguler tout risque de confrontation que pourrait entraîner sa persistance.

3- Enfin, nous préconisions dans la dernière partie du Manifeste un vaste débat national où tous les mauritaniens s´essayeraient autour d´une table afin de résoudre par eux-mêmes, par les vertus et du dialogue et de la concertation, l´ensemble de ces problèmes. Nous croyons aux vertus du dialogue et disions dans ce fameux manifeste :

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux. Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. » (fin de citation).

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. Que les événements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Nos camarades et les autres mouvements amis comme Arc en ciel et TPMN ont posé ces préoccupations pendant les séances des plénières et des débats dans les ateliers.

Voici les conclusions que nous avons tirées de ces assises:

Les FPC n’ont pu honorer de leur présence à la cérémonie de clôture du dialogue national inclusif pour des raisons de hoquets dans l’organisation. Elles se félicitent, néanmoins, de leur participation active à ces échanges et se réjouissent de l’esprit ayant entouré les débats. Elles souscrivent à certaines résolutions positives du draft final, formulées avec clarté et pragmatisme dont la restructuration et l’ouverture des médias à tous pour refléter notre diversité culturelle, la restructuration des missions et programmes de l’agence Tadamoun, la représentation au parlement des Mauritaniens de la diaspora, la refondation de l’école, l’instauration du service civique obligatoire, l’adoption des conseils régionaux pour une décentralisation poussée, la suppression du Sénat, le maintien du plafond de l’âge des candidats à la charge suprême à 75 ans, le rejet de la tentative de modification du nombre de mandats présidentiels, le fameux troisième mandat du colonel-putschiste….

Elles déplorent toutefois que certaines autres résolutions soient évasives ou de caractère général et, donc, avec peu de visibilité pour leur application pratique, et que d’autres, enfin, soient restées vides ou laissées en l’état, telle celle relative au passif humanitaire ou à la réforme foncière.

Pour remédier à ces insuffisances, les représentants du PMC-Arc-en-ciel et des FPC membres de la commission de synthèse, apposant leurs réserves, avaient exigé, pour le volet « unité nationale », les formulations ci-après, à inclure dans le draft final :

– Non pas la promotion mais l’enseignement et l’officialisation des langues nationales wolof, pulaar, bambara et soninké;

– Le réajustement, dans leur composition, des commissions régionales et de supervision de l’enrôlement des citoyens pour les rendre plus représentatives de la diversité des composantes nationales;

– Le retour, à terme, de la gestion de l’état civil aux communes;

– La poursuite du processus de règlement du « Passif humanitaire » : indemnisations, retour des réfugiés du Mali, justice transitionnelle;

– L’application d’une réforme foncière qui reconnaisse le droit de propriété, à tout le pays;

– L’égal traitement de toutes les langues et cultures nationales dans les médias publics.

Elles réaffirment leur résolution à poursuivre leur engagement à se saisir de toutes les opportunités pour faire avancer le règlement des défis de la cohabitation de nos composantes nationales qui, pour être apaisée et harmonieuse, doit être fondée sur la justice, la liberté et l’égale dignité.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles.

Après le dialogue national, le régime s´apprête actuellement à préparer une révision constitutionnelle et certainement à organiser un référendum, une révision qui ignore les véritables résolutions des débats. « L’esprit et la lettre des assises nationales ont été trahis » comme l´a souligné tout récemment le président Samba Thiam des FPC dans un article de presse. Nous assistons à une supercherie politique qui répond à d´autres préoccupations inavouées. Les FPC s´en démarquent totalement et appellent à la mobilisation et la vigilance de toutes les forces progressistes et démocratiques pour contre-carrer cette énième forfaiture contre notre peuple multinational.

Voilà mes chers amis entre autres les petites conclusions de ce dialogue national, nous sommes toujours ouverts aux débats sur la question nationale et sociale tout en disant que ce dialogue du septembre n´était pas une fin en soi mais un moyen parmi d´autres pour faire comprendre notre lutte. Une lutte pour la dignité, pour la vie.

Nous sommes conscients, ce contre quoi nous nous battions hier demeure encore plus vivant que jamais. Les régimes mauritaniens peuvent changer d´animateurs mais jamais la volonté de marginaliser les communautés noires de notre pays. Et, cette réalité ne changera pas aussi longtemps que ces populations méprisées, opprimées, discriminées, déportées, exilées, assujetties n´auront pas osé ce que les autres peuples ont osé pour se libérer des dictatures féroces ou des Systèmes ethno-génocidaires.

En tout état de cause, les hommes et femmes imprégnés des idéaux des FPC n´abdiqueront jamais. Nous avons un devoir de fidélité à l´engagement pris ensemble avec nos martyrs. Ceux qui sont restés à Oualata, ceux qui sont couchés à Inal, à Zreida, à Azlat, à N´beyka et partout dans la vallée des larmes, et ailleurs dans les cimetières d´intolérance et de la bêtise du racisme. Les objectifs n´étant pas encore atteints, c´est évident que la lutte doit continuer.
Merci pour votre attention, le débat est ouvert.
La lutte continue!
Massy, le 3 décembre 2016.

Kaaw Touré-Porte-parole des FPC.


Source crédit : http://www.cridem.org

09-12-2016 11:54 – Md Ould Mkheitir, le prisonnier d’opinion martyrisé par les Barbus !




Mamadou Kalidou BA
– J’apporte mon soutien décomplexé à Mouhamed Ould Mkheitir, victime de l’acharnement des milieux islamo-conservateurs qui sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges mesquins dans une société mauritanienne raciste, esclavagiste et profondément féodale.

Je réaffirme ici mon opinion, sans peur ni crainte, que ce jeune homme a le droit de s’appuyer sur des textes pour formuler une hypothèse quant à ce qui expliquerait qu’au sein de nos sociétés, persiste cette odieuse féodalité alors que l’Islam, par le saint Coran, instaure une parfaite égalité entre les musulmans.

Les adversaires de la thèse de Md Mkheitir auraient pu le contredire valablement en remettant en doute les sources de ses citations, la crédibilité de leurs auteurs, et prouver ainsi qu’il a tord de formuler son hypothèse.

Mais comme ils ne veulent pas ébranler les fondements idéologiques des inégalités inacceptables dans notre pays, alors, ils usent de propagande, de manipulation de l’opinion, de menaces pour inciter notre appareil judiciaire, du reste aux ordres, à exécuter cette innocente créature dont ils ont déjà détruit la vie. Réclamer sa mort est d’autant plus inhumain qu’il s’est excusé d’avoir suscité une telle incompréhension.

Je dis que c’est lâche de s’acharner sur un homme déjà à genou. Je dis que c’est intellectuellement hypocrite de condamner Ould Mkheitir en ne condamnant pas l’esclavage, la féodalité, le meurtre, le vol, le système de privilège de toute sorte qui se perpétuent en Mauritanie.

Je dis qu’on veut neutraliser Md Ould Mkheitir, comme hier on a voulu en finir avec Biram Dah Abeib lorsque celui-ci brula le Khalil. Je demande à ceux qui réclament hypocritement la mort de Md MKheitir, où étaient-ils quand on massacrait les Négro-africains musulmans de Mauritanie entre 1989 et 1991? Sont-ils sortis pour piper mot? Ont-ils manifesté pour que les coupables soient traduits devant les tribunaux, comme le stipule l’Islam?

Aujourd’hui encore, alors que les orphelins et les veuves manifestent, tous les 28 novembre, pour réclamer justice, quel Imam a demandé dans sa « Khoutba » que l’Etat fasse arrêter et traduire devant les tribunaux, les coupables de ces meurtres odieux ? Peut-être, j’allais dire, sans doute, pour les manifestants qui sont allés arrêter l’émission de la chaine Al Watanya, il y a des musulmans qui ont droit à la justice et d’autres à l’oppression (La majorité des Négro-africains, des Hratines, des Forgerons, des Griots et les pauvres de toutes origine).

L’Islam n’interdit-il pas d’attenter à la vie d’un innocent? Pourquoi ces lâches manifestants n’ont pas eu le courage de sortir pour réclamer que le fils d’un grand dirigeant soit traduit devant les tribunaux pour avoir tiré, sans raison valable, sur une fille innocente, devenue handicapée à vie? Où étaient-ils alors qu’un pourcentage important de Mauritaniens est encore réduit à l’esclavage? Où sont-ils au moment où les terres des Nègres de la vallée sont expropriées? Ils étaient là! Ils sont toujours là!

Alors, je dis que c’est hypocrite de réclamer la mise à mort d’un homme sous le prétexte que son opinion à écorché notre prophète tout en fermant sa gueule face à d’autres atrocités encore plus odieuses qui frappent d’autres musulmans qui sont vos compatriotes.

Le prophète Mohamed n’avait-il pas été, à la Mecque même, battu à coup de pierres par les enfants Ghouraich, envoyés par leurs parents mécréants ? Que fit-il sachant que sa souffrance entrainerait la malédiction de Dieu sur les criminels ? Il pria Allah de les pardonner « parce qu’ils ne savent pas la conséquence de leurs actes ».

Frapper le prophète au point d’ensanglanter son corps, n’est ce pas plus terrible que ce que fit Md Ould Mkheitir ? Alors que Mouhamad (PSL), le prophète de l’Islam, n’a jamais cessé de son vivant, de donner des leçons de retenue et de pardon, les Islamo conservateurs de Mauritanie se veulent plus royalistes que le roi.

Ils veulent tuer, à la place d’Allah et de Mouhamad, celui qu’ils considèrent comme un criminel. Que les choses soient très claires : Messieurs les Manifestants ! Si vous tuez ou faites tuer ce pauvre garçon, vous l’aurez fait pour assouvir votre propre envie de meurtre, mais certainement pas pour venger Mouhamad qui a plus puissant que vous pour le défendre puisqu’il a Allah de son côté ! Oui, s’il le voulait, Allah s’adresse au néant ou à l’être et lui dit « soi ! » et l’être ou le néant devient (ou s’anime) conformément à ses souhaits !

Il s’agit ici, ni plus, ni moins d’une énième instrumentalisation de l’Islam à des fins d’idéologies politiques aux tendances féodales et racistes. Face à cette mascarade les intellectuels, les politiques se taisent, lâchement! Comme j’ai envie de vomir face à la pourriture intellectuelle et morale de mes compatriotes. L’Etat qui fait preuve d’une faiblesse caractérisée face au dictat de l’opinion salafiste, aura le réveil bien plus brutal qu’il ne l’imagine ; c’est l’Histoire qui nous l’apprend. Qu’Allah vienne en aide à la Mauritanie !

Mamadou Kalidou BA



Crédit source : http://www.cridem.org 

​Les suspectes motivations d’une campagne bouffonne anti-abolitionniste..!

Depuis quelques temps, une mesquinerie « intellectuelle » fumante est à son rythme de croisière contre un des mouvements de la mouvance abolitionniste mauritanienne. Le mouvement qui fait l’objet d’attaques farfelues et incompréhensibles est IRA-MAURITANIE de Biram Dah Abeid primé à multiples fois par divers organismes internationaux pour le PACIFISME de son engagement. Nous avons constaté l’apparition quotidienne des quelques productions indigestes littérairement et intellectuellement consistant à salir le président de IRA-MAURITANIE en personne et un autre chantre incontesté de l’anti-esclavagisme Mr Diko Hanoune le secrétaire général de l’AHME. Les torchons acerbes et critiques viennent d’un magma de personnages poltrons qui se passent des profils-pseudos Facebook pour sévir pour des raisons inavouables ouvertement. Cette nébuleuse a comme plate-forme prisée, le mur Facebook d’une Web-Radio communautaire soninké. Par des écrits au style boiteux, ce petit monde aigri et semblant être en service commandé, se fourvoie pêle-mêle en traitant IRA-MAURITANIE d’être liée au sionisme et à des forces étrangères contre la Mauritanie. Les petits amateurs à l’esprit féodal tiré d’un certain référent communautariste soninké, croient se donner de l’importance par du réchauffé bien connu de ceux qui sont attirés par des intérêts immédiats mis en profusion par le Pouvoir pour la vente des consciences téméraires atteintes par le doute.  
D’une publication plagiée en partie à des références trotskistes mal comprises et reprises avec une médiocrité ridicule, le commando démasqué s’interroge pourquoi le président d’IRA ne s’est pas attaqué au transfuge Saad Louleid qui a porté des accusations après sa mise à l’écart. Aussi, dans une de leurs productions-poubelles, ils se demandent sur le statut de l’organisation IRA, ONG ou parti politique. Par ailleurs un point a retenu notre attention particulièrement, ce commando en camouflage honteux taxe le mouvement abolitionniste de porter la haine au sein des communautés mauritaniennes sur les problématiques liées l’esclavage. Ce propos venant d’un certain milieu soninké ne nous étonne guère, sachant l’aversion que nourrit la classe féodale interne à l’endroit de tout ce qui touche de près comme de loin au système coutumier foncièrement féodal et sournoisement esclavagiste. Certains dits engagés pour le respect des droits humains d’une manière générique ont la particularité d’avoir une lecture très sélective des INJUSTICES qui sévissent diversement en Mauritanie. Ainsi l’éloquent harangueur  anti-système dit étatique qui serait Raciste, Esclavagiste, Negrophobe et Discriminatoire, tombe dans un silence stratégique teinté d’un relativisme agissant quand on essaie de décortiquer le package des torts mis habilement et exclusivement sur le compte d’un état désincarné. Essayons de dénoncer le système ESCLAVAGISTE en Mauritanie, je dis bien le SYSTÈME ESCLAVAGISTE EN MAURITANIE dans toute la Mauritanie, nous risquons de perdre ceux qui sont connus pour leur activisme de façade et de foi douteuse contre l’esclavage et ses différentes manifestations transcommunautaire. Il est connu que le discours antiesclavagiste et abolitionniste trouble les tenants traditionnels du système de domination en Mauritanie, et le régime réactionnaire au sein du monde politique et associatif, qui se terrait dans une indifférence capricieuse et ambiguë, s’est enragé en se lançant dans une subite campagne de diabolisation de l’anti-esclavagisme aujourd’hui incarné vaillamment par IRA-MAURITANIE. Dans ce cadre qu’on pourrait expliquer les gesticulations malhonnêtes constatées venant de certains éléments identifiés adeptes de l’ordre féodal soninké. On savait fort longtemps que la posture gymnastique de leurs consciences aura une limite dans le temps avec un jeu de double face et d’ambiguïtés. Ils sont pris dans leurs propres pièges de vouloir discréditer les VRAIS MILITANTS ANTIESCLAVAGISTES par différents supports de COM. Par plusieurs fois avec des émissions pièges et truquées d’avance,  ils ont saboté, sali, accusé et menti sur les mouvements abolitionnistes dont L’ARMEPES-FRANCE accusée de faire du militantisme business au nom de l’anti-esclavagisme. Aujourd’hui, la bulle médiatique savamment orchestrée s’est éclatée et toutes les petites tromperies sont dévoilées au grand jour. Les velléités discursives de façade censées éduquer et réformer sont devenues caduques et démasquées. Ainsi les intentions profondes étaient de réactiver un tissu traditionnel et culturel très réactionnaire. Au nom du culturel désuet et divertissant, on promeut l’ordre féodal et même l’apologie de l’esclavage social. Aujourd’hui la campagne fourbe et malsaine est en échec total, et devient un boomerang moral pour les principaux instigateurs. Par la suite, les seconds couteaux s’adonnent avec à un verbiage pourri dans le fond comme dans la forme, pour se donner bonne conscience en empruntant le chemin déjà suivi par certains anti-IRA et transfuges en vain. Nous croyons à des principes fondamentaux qui dépassent les petits complots parentaux et les louches  affinités amicales pour se soutenir au nom d’un monde obsolète. Pour finir, nous intimons à ces seconds couteaux marionnettes qu’ils doivent apprendre à critiquer sincèrement sans salir outrageusement, et qu’ils doivent revoir les objectifs de leur présence en occident qu’ils indexent comme un malfaisant nid sioniste en collusion avec l’organisation IRA au détriment de la Mauritanie. Ce dernier discours accusateur à tort qu’on entend souvent de la part du clergé tribalo-ethnique , est apparu aussi parmi les féodaux en panique face la forte mouvance abolitionniste qui vise tout système de domination n’en déplaise ceux qui se reconnaissent derrière un pseudo ou pas. 

IRA-MAURITANIE EN FORCE.

Seule la Vérité est Révolutionnaire…!!!

K.S

Démenti formel de Mr Samba Thiam 

J’ai lu dans Cridem ce 30/11/2016 un article intitule « vous avez dit esclavage ? » publie par Jeune Afrique qui me prete des propos absolument faux :

Un phénomène sous estimé

L’imam Mohamed Vall Ould Mohamed Ould Rachid, qui vient de claquer la porte de l’IRA parce qu’il n’arrivait pas à infléchir les discours trop violents de Biram, juge « inacceptable » le chiffre avancé de 160 000 esclaves. Pour lui, « oui, il existe des cas cachés, comme l’est la consommation d’alcool. 

Il arrive que des mineurs soient “confiés” par leurs familles, qui n’ont pas les moyens de les nourrir, à d’autres familles, lesquelles en font leurs domestiques. Mais il y a surtout une extrême pauvreté, qui est encore pire que l’esclavage. On voit des enfants haratines ramasser les ordures, et personne n’en parle ».

« Biram exagère, disent Samba Thiam, président des Forces progressistes du changement (FPC), les anciens séparatistes des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam), et Dia Alassane, président de Touche pas à ma nationalité. Ce n’est pas dans les proportions qu’il avance. »

Je n’ai jamais tenu un tel propos su Biram , dont je respecte la justesse du combat…je défie l’auteur de présenter un texte duquel il tire cette fabulation…digne de la police politique !

Samba Thiam



Source crédit : http://www.cridem.org



Regardez « Seydi moussa CAMARA, Ganbanaaxun Fedde » sur YouTube

L’entretien accordé par l’éditorialiste et journaliste Camara Seydi Moussa à la communauté de l’espace d’échanges et de sensibilisation « Ganbanaaxun Fedde » réseau WhatsApp. 

Au menu : un dialogue franc sans langue de bois avec sincérité et honnêteté . 

Les mentalités féodales dans le milieu soninké ont été largement abordées. l’esclavagisme social perdure à cause du régime féodal des clans dominants mais aussi avec la complicité de certaines personnes encartées comme « esclaves » statutaires qui sont dans un endormissement social, intellectuel et politique par déterminisme. 

Le courage intellectuel se mérite, Mr Camara Seydi Moussa est COURAGEUX . 
Seule la vérité est révolutionnaire . 
À écouter :

​ESCLAVE PAR L’IGNORANCE VERSUS ESCLAVAGE PAR PROCURATION par Cissé DIALLO. 


 

Il n’est pas rare d’entendre chez les Soninko cette expression: « Laissez-nous dans l’état où nous sommes et où nous étions et que chacun reste ou garde sa place » une manière de dire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous sommes satisfaits de notre situation, car nous avons hérité de nos ancêtres un système d’organisation qui tend à la perfection. Nous avons pour seule responsabilité de le garder en l’état et de le perpétuer à travers les âges et les générations. Il s’agit là de manière assez condensée, le type de discours que tiennent malheureusement encore de nos jours et au 21ème siècle certains de nos frères qui s’attribuent le titre « de noble », nostalgiques d’un passé peu glorieux où la ségrégation dans la stratification prévalait et où certains étaient considérés comme meilleurs et supérieurs aux autres de par la naissance.

 

Et pourtant avec un peu de recul, il nous paraît évident que les membres ou une partie des membres de cette classe présumée noble souffre en réalité d’une pathologie rare qui influe sur leur psyché et devient par la même victime de sa propre ignorance. Une faiblesse d’esprit et une profonde ignorance qui les soumet et au demeurant, les rend selon moi, « Esclaves de cette ignorance ». Par conséquent, nous ne pouvons ne pas remarquer la similitude de cet état d’esprit, à travers la stratification horizontale des couches sociales depuis l’ère de la mission prophétique à nos jours. En effet le prophète était envoyé pour entre autres buts, changer les mentalités en débarrassant la société jahilienne d’antan de la faiblesse d’esprit qui la caractérisait et la rendait toujours selon moi, « Esclaves de son ignorance », bien entendu pour ceux qui n’ont voulu accepter sa noble mission quand bien même la vérité leur fut apparue! Curieusement, l’histoire  ne fait que se répéter quand on entend le même discours chez nos frères encore aujourd’hui, à savoir:

« Laissez-nous dans l’état auquel nous sommes, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! »

 

 

Être musulman se résumerait-il à vêtir le manteau du croyant quand on ne peut déjà s’admettre le partage d’un bien collectif? Qu’en serait-il alors, lorsqu’il devrait être question de partager le bien privé ?! Or, il nous est bien stipulé à travers les règles de nos convictions religieuses que, l’on ne peut être croyant que lorsque l’on aime pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, et, que l’on ne pourra accéder au paradis que lorsqu’on est croyant…Si l’esprit de cette succession de conditions sans la grâce de Dieu est strictement appliqué, que serait le lieu de séjour de ceux qui, délibérément font le triste choix de demeurer esclave de l’ignorance et d’orgueil en rabaissant leur frère quotidiennement sous prétexte du faux statut d’êtres inférieurs ?

Il devient évident que lorsque cette couche sociale se sera débarrassée de cette idéologie basée sur la catégorisation infondée des composantes de la société en castes inégales par l’ignorance, un grand pas aura été franchi vers l’acceptation de l’égalité impliquant la réhabilitation automatique de son frère longtemps rabaissé.

 

Cette réhabilitation automatique du frère révèlerait que finalement notre « orgueilleux frère » n’était hier qu’un esclave de par son ignorance et son intransigeance à demeurer l’élu! Que la libération de son état d’esprit a permis, par voie de conséquence la réhabilitation de son frère qui, lui, n’était finalement esclave que par procuration car, la libération du premier a entraîné automatiquement celle du second, c’est-à-dire le frère rabaissé. C’est pourquoi il conviendrait selon moi, d’appeler:  » Esclave par procuration » celui qu’on a soumis contre sa volonté, car le véritable esclave étant bien sûr celui qui de par son ignorance et de sa prétendue supériorité opprimait son frère par cupidité en le privant de ses droits fondamentaux et élémentaires. De ce fait la libération du véritable esclave, autrement dit celui qui est victime de son ignorance et de son orgueil aura pour conséquence de permettre à l’esclave par procuration de recouvrer directement et automatiquement sa dignité spoliée. Il faut donc inverser l’ordre des choses ou rétablir les choses dans leur ordre normal. Telle est notre responsabilité.

 

Que faire alors pour mettre en œuvre ce raisonnement salvateur et libérateur de tous et de chacun ? Pour y parvenir, il faudrait arriver à convaincre nos intellectuels rétifs en la matière à prendre conscience de l’erreur qui prévaut jusqu’ici, et de s’engager courageusement pour défendre les vraies valeurs, car contraires à celles qui oppriment et spolient, les valeurs universelles qui rétablissent chacun dans ses droits élémentaires et fondamentaux que sont la citoyenneté égalitaire, la liberté et la justice pour tous etc. Ils doivent nourrir constamment le souci et la volonté de doter la communauté de l’accès aux biens collectifs en privilégiant l’intérêt général par la restauration des droits et devoirs individuels ; les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune et la compétence.

 

 

S’agissant toujours de ce système de dominants et de dominés qui prévaut dans notre communauté, et se référant à nos convictions religieuses, l’on pourrait dire qu’à l’instar du Prophète qui a changé les mentalités des gens de la jahiliya grâce à Dieu l’ayant chargé de cette mission honorable, et par voie de conséquence l’ayant doté de toutes les qualités au-delà de celles du commun des mortels, nous ne demanderons jamais à nos intellectuels, de prétendre à égaler ce Messager de Dieu mais les interpeler en leur âme et conscience à veiller au respect de ses enseignements en les appliquant d’abord à eux-mêmes, puis aux autres, pour la mise en place d’une société juste et viable, dénuée de toute corruption, la corruption des idées et des cœurs qui, malheureusement  gangrène notre modèle d’organisation .

 

Pour éradiquer cette société basée sur le système de castes ancestrales, il devient prioritaire de  conscientiser et de libérer ses éléments phares des jougs occultes de son idéologie « esclavagiste par l’ignorance »; en effet, quand la maladie est diagnostiquée, le médicament en devient aisément prescriptible pour éradiquer la pathologie. 

En d’autres termes, comme il nous est devenu désormais évident que la pérennité du système ancestral d’organisation prenait ses racines dans une sorte d’ignorance et d’orgueil qui rendait les tenants du système lui-même victimes, il serait donc évident que la classe éternellement taxée de caste inférieure ne puisse être autrement que  la victime de cette malheureuse idéologie séculaire. C’est dire par ailleurs, qu’il reste toujours un devoir de continuer à interpeler avec insistance nos intellectuels, et  détenteurs des rênes du pouvoir, à unir les forces qui sont les leurs à travers des peuples et des communautés dont ils sont redevables afin de restaurer la dignité de l’homme pour lequel Dieu a ordonné aux anges de se prosterner. 

Et, c’est bien cet homme-là qui est réduit à l’esclavage par son frère!!!…Doit-on conclure que Dieu à créé deux fils d’Adam dont l’un a mérité les hommages des anges, et l’autre voué d’entrée à la servitude? Ou c’est plutôt l’homme-réfractaire et dominateur de son frère qui est ramené au niveau le plus bas à près avoir été créé dans la forme la plus parfaite par Dieu ?! Nous considérons cet homme-là, être le seul responsable de sa propre perte en se laissant guider par sa cupidité et sa passion « esclave de son ignorance » et soumettant son frère?!!!

 

Non, nous croyons que l’homme, particulièrement intellectuel doit être d’abord fidèle aux valeurs et principes universels, ensuite il doit incarner  consciencieusement et avec dignité un engagement pour la justice, la liberté et l’égalité de tous. Il doit avoir vis-à-vis de sa communauté une attitude critique à même de pouvoir préserver ses véritables intérêts et non des intérêts superficiels et farfelus. C’est de cette manière qu’il va utile à sa communauté dont il doit le guide ; il ne doit pas la laisser sombrer délibérément dans l’ignorance aveuglante sous prétexte qu’il ne peut se la mettre à dos. Une telle  attitude n’est pas digne d’un intellectuel, lui qui doit être aux avant-gardes pour promouvoir le développement de la société en faisant évoluer les mentalités et en luttant contre toutes les ignorances.

 

Voilà notre analyse de la mentalité des nostalgiques aliénés, assoiffés de pouvoir et de domination qui continuent à proférer et à faire la promotion encore au 21ème siècle, des expressions du genre 

« Laissez-nous dans notre état actuel, c’est un legs de nos ancêtres, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! ». 

Et c’est  bien dommage…!!!!



Par Cissé DIALLO