Tribune : « un gant de velours serait plus approprié » Par l’honorable député Ogo Coulibaly

Ogo Bakari Coulibaly – Il est toujours périlleux d’aborder des sujets qui fâchent, mais il serait beaucoup plus désastreux d’adopter la posture du mutisme, à mon sens irresponsable quand il s’agit des sujets qui ont trait à la paix sociale. Je n’irai pas avec le dos de la cuillère pour condamner, repousser sans aucune réserve le discours de la haine, du séparatisme, ou qui vise une conposante de notre nation, qu’il y ait loi ou pas. Je reste persuadé que l’ordre et l’unité peuvent s’acquérir hors du cycle de la violence. Le besoin de justice dans toute ses formes reste l’un des défis majeurs, et l’équation non résolus par les gouvernants. La justice est une obligation sans équivoque et une voie à suivre. Nous devrons être perspicaces lorsqu’une affaire nous est soumise, car il ne sert à rien de dire la vérité, sans la mettre en application. Soyons impartiaux vis-à-vis des gens. Dans nos assises et notre regard, afin que le fort n’espère pas de nous une conduite injuste et que le faible ne désespère pas dans notre équité. Évitons le malaise, l’angoisse, et le préjudice que nous pouvons causer au peuple dans les moments de vérité. Pour dissiper tout malentendu : Le président de la République, son Excellence Mohamed Ould Cheikh Ghazwani lui-même a proclamé haut et fort que son programme s’articule autour de la modération et du rejet de toute forme d’excès et de discrimination. Il vise l’instauration d’une justice sociale pour un mieux-être des citoyens.

Ceci dit, Pour résoudre les conflits sociaux, il faut impérativement éradiquer toute forme d’injustice; et cela passe nécessairement par la mise en place d’un climat politique apaisé. Notre pays a besoin de toute ses forces vives, et chacun peut et doit apporter sa contribution à l’œuvre de construction nationale. Alors, le caractère pressant et intangible de la reconnaissance de l’ONG IRA, du parti RAG, et du FPC, sera perçu comme un signal fort d’inclusion, et une volonté immuable de rupture avec la gestion unilatérale, qui nous a fait tant défaut.

Cependant, Une fois ce préalable acquis, quelques barrières se trouvant au sein de notre arsenal juridique doivent être revues. La loi 2018-23 du 18 juin 2018, qui punit les délits liés aux discours raciaux et haineux. À l’instar de la loi criminalisant le chèque sans provision, dont le ministère de la justice a présenté une communication relative à sa dépénalisation, et à la suppression de la contrainte par corps en matière civile et commerciale, qui a eu un écho favorable auprès de l’opinion publique. Par contre, la loi d’amnestie de 1993 doit être abrogée, car sa simple existence est un affront aux préjudices subis par les victimes dans leur profonde et intime douleur, leur dignité, et un frein au règlement du passif humanitaire, dans la mesure où le préalable à toute paix sociale demeurera toujours la justice. Un dépassement de cette « justice de transition » est plus que nécessaire pour que la réconciliation fondée sur le consensus soit faite. Cela est possible, si les volontés politiques se concertent pour ériger, à l’instar de la commission d’enquête parlementaire sur la décade de gabegie du régime passé, une commission de vérité et réconciliation sur la période du passif humanitaire, afin que les coeurs de cette nation puissent enfin faire le deuil de ces événements, et se retrouver avec eux-mêmes.

● Par Ogo Coulibaly

©️ Crédit source: http://www.cridem.org

Mauritanie/Économie : La dette souveraine Mauritanienne impactée par la gestion de la crise du Covid-19 ?, Par Pr Ibrahima Dioum

A la suite de la récession engendrée par la gestion de la pandémie du Covid-19, les représentants du groupe G20, en réunion par visioconférence ce mercredi, ont accordé aux pays pauvres un moratoire sur leur dette pendant les 12 mois à venir. Cela devrait les aider à faire face au repli l’activité économique en cours et à la crise économique mondiale qui se profile à l’horizon. En effet, le remboursement de la dette publique affecte considérablement la richesse créée par les économies concernées.

L’économie mauritanienne n’est pas en reste. La dette du pays représentait 76,9% de son PIB en 2017. Elle avait atteint vertigineusement 83,9% du PIB en 2018 avant d’être réduite à 80,6% en 2019. Ces ratios sont au dessus de la moyenne du niveau d’endettement de l’Afrique Subsaharienne 50,2% en 2019. Alors cette dette inquiète bien qu’elle soit en recul de 3 points sur les deux dernières années. Le contexte économique actuel pousse ainsi à se questionner sur l’évolution future de la dette de La Mauritanie. L’analyse de différents secteurs économiques économique du pays donnerait une première réponse.

Depuis la privatisation à outrance dictée par les politiques d’ajustement structurelles des années 90, la Mauritanie finance son budget par des dettes, des recettes non fiscales mais en grande partie par des recettes fiscales 67% du budget 2019. Cependant, l’économie du pays basée essentiellement sur les ressources naturelles, est plus tournée vers l’exportation (la Mauritanie n’étant pas industrialisée). Les exportations du pays ont atteint 1400,7 millions USD en 2016, 1766,8 millions USD en 2017 et 1895 millions USD en 2018. Cette manne financière venant de la pèche, du pétrole et de l’exploitation du minerai de fer, de l’or et du cuivre est fortement dépendante du cours des matières premières et de la demande internationale.
Dans une période de contraction de la production des pays industrialisés, elle risque de connaitre une baisse drastique.

Un autre secteur important de l’économie mauritanienne est celui du tertiaire : 36,5% du PIB en 2017 et 1 point de plus en 2018. En effet, ces dernières années, les services des banques et des assurances est en plein expansion dans le pays. En outre, les activités liées aux transports et aux télécommunications connaissent une certaine dynamique ces dernières années. Selon la BCM, le PIB de ce sous secteur a connu une hausse de 19,1% entre 2017 et 2018 portant ainsi le poids de la branche à 6,2% du PIB nominal global en 2018 contre 5,6% enregistré sur les deux années précédentes.
Le poids du commerce quant à lui, bien qu’important reste difficile à évaluer puisqu’il se trouve en partie dans l’informel.
Malgré son élan, le secteur tertiaire est lui aussi fragilisé par les mesures prises par le gouvernement mauritanien dans sa lutte contre le Covid-19. La fermeture des frontières du pays et des activités non essentiels sont un véritable coup de frein à l’économe du pays.

L’élevage et l’agriculture sont également importants dans l’économie mauritanienne mais ce secteur étant peu modernisé, sa production est tributaire aux aléas du climat. Cette configuration rend le pays dépendant de l’extérieur. Les importations mauritaniennes en produits alimentaires n’ont cessé d’augmenter ces dernières années (334, 4 millions USD en 2016, 391,5 millions USD en 2017). En 2018, elles ont atteint 494,7 millions USD soit 19% des produits importés.
Et pourtant l’activité productive fait partie de la solution car contrairement à la crise financière de l’année 2008, cette fois-ci c’est le secteur réel qui est touché. Tous les consommateurs du monde ont peur de manquer des biens de première nécessité demain car la chaine de valeur des entreprises subit à l’heure actuelle une grande désorganisation par défaut de main-d’œuvre ou de transports. Cette situation peut si elle n’est pas contrôlée à temps entraîner une inflation considérable.

Le tissu économique mauritanien est soumis à rude épreuve avec la gestion de la crise du Covid-19. L’économie du pays, du fait de son intégration et de sa structure, n’échappe pas à la recession en cours ; une recession qui risque d’être profonde et durable. Des mesures s’imposent alors pour limiter la crise économique et ses effets sociaux dans le pays. Parmi les différentes options envisageables, un endettement au niveau intérieur et extérieur reste possible pour sauvegarder et plus tard relancer l’économie de la nation.

Par Professeur Ibrahima Dioum, Enseignant d’ Économie – Gestion (Académie de Paris)

Le président du Parti RAG s’insurge contre le kidnaping de la blogueuse et militante Mariem Cheikh

Le lundi 13 avril 2020, vers 16 heures, Marieme Cheikh, militante active des droits de l’homme et membre de la Direction Nationale de Ira-Mauritanie a été interpellée par la Direction de la Sûreté Nationale. Au moment où cette note est en cours de rédaction, on ne dispose d’aucune information précise concernant Madame Marieme, ce qui constitue une transgression flagrante aussi bien des droits de celle-ci que des droits des siens, d’autant plus que son enfant, encore non sevré, n’a jusqu’à présent pas reçu ses tétées depuis l’interpellation de sa maman. Cette privation dont est victime ce bébé innocent, en dit beaucoup sur le degré de considération que nous accordons à la valeur humaine.
Pour ce qui est des raisons sur la base desquelles la militante des droits de l’homme Marieme a été l’objet d’une arrestation, d’aucuns, avancent que cette blogeuse aurait partagé des messages que l’autorité voudrait saisir pour mettre en application les dispositions de loi du 18 janvier 2018 relative à la lutte contre les discriminations. Il est vrai que personne ne peut et ne doit s’élever contre l’application d’une règle de droit et d’ailleurs, je suis convaicu que presque la totalité des mauritaniens devraient être heureux de voir s’arrêter l’élaboration de textes de lois à des fins de consommation extérieure. Cependant, je considère que le pouvoir, face à la guerre que mène actuellement notre pays contre le Covid-19, devrait être armé de beaucoup plus de vigilance et de sagesse pour éviter tout ce qui peut nous détourner de l’objectif primordial: vaincre le Coronavirus.
Mais la chasse aux sorcières engagée depuis belle lurette contre le President de Ira-Maurotanie Biram Dah Abeid, contre cette Organisation et contre ses militants l’a remporté sur l’enjeu du moment, c’est-à-dire la victoire contre la pandémie. C’est dans ce cadre, et seulement dans ce cadre, que, de mon point de vue, vient s’inscrire parfaitement l’arrestation de la militante des droits de l’homme, Mariem Cheikh.
Je ne peux terminer ces lignes sans souligner une seconde entrave à la liberté, cette fois-ci, il s’agit d’une entrave à la liberté d’expression qui rencontre des manœuvres multiples et variées. Ces manœuvres auxquelles nous ont habituées les pouvoirs de chez nous et qui versent directement dans le sens du musellement absolu et définitif des populations devant les problèmes sociaux, culturels, économiques et politiques qui les assaillent continûellement, ces pratiques dilatoires doivent, compte tenu de l’éveil de conscience qui s’installe dans le pays, laisser la place à la volonté citoyenne d’affronter, avec courage et détermination, les revendications légitimes de nos populations. En conséquence, les spécialistes en matière de pareilles manœuvres doivent, dans l’intérêt de la Mauritanie et de tous les mauritaniens, se résoudre à s’abstenir d’occulter les souffrances que vivent les autres ét de passer par des voies et moyens fallacieux dans le but de détourner l’opinion chaque fois que se posent des problèmes qui militent en faveur de la justice, de l’égalité, de la liberte, de l’unité et.de la cohabitation Pacifique…., bref ce qui conditionne l’émergence d’un véritable état vivable, démocratique où quelque soit le citoyen lambda, il se sentira heureux chez lui.

Oumar Yali ancien ministre
président du parti RAG
15 avril 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Tribune : « Aider les pauvres en respectant leur dignité… », Par Baba Ould Jiddou (APP – Europe)

■ AIDER LES PAUVRES EN RESPECTANT LEUR DIGNITÉ , VIA LES GUICHETS DE TRANSFERT D’ARGENT, COMME AILLEURS DANS LE MONDE…ET LIBERER L’ARMÉE À SON ROLE

Cette campagne de distribution de produits alimentaires à nos populations démunies et confinées est sans effet conséquent sur le quotidien de ces familles à l’échelle du pays. Le nombre des démunis dans ce vaste territoire est incalculable, d’autant que la majorité des mauritaniens vivent d’activités informelles. Le plus judicieux aurait été de procéder autrement, comme le font les pays respectueux de la dignité et de l’humanité de ses citoyens… Le gouvernement mauritanien aurait fait mieux de verser des sommes d’argent conséquentes de plusieurs milliers d’ouguiyas aux nécessiteux par l’intermédiaire des guichets de la poste et ou des officines de transferts d’argent agrées pour cet effet sur l’étendue de la Mauritanie. À rappeler que dans chaque famille Mauritanienne, il y a un individu qui est titulaire d’une pièce d’identité avec un numéro d’identifiant (NI) et d’un téléphone portable. Les agences de transfert d’argent habituées à ce genre d’opérations, rappelleront par téléphone et vérifieront l’identité de chaque bénéficiaire pour percevoir les sommes allouées anonymement par les instances administratives de l’Etat. Cette procédure et autres méthodes sont réalisées dans plusieurs pays aidant ses citoyens en difficulté…, d’autant que peu de personne sont titulaire d’un compte bancaire… En d’autres termes, l’on évite, à l’avenir, d’infantiliser nos compatriotes et en respectant leur dignité et leur humanité…avec les sommes ainsi perçues, les familles auront le libre arbitre (le loisir) d’acheter ce dont elles ont besoin au marché ou chez le commerçant du quartier. De là, le gouvernement mauritanien aura la visibilité et la traçabilité des montants de milliards d’ouguiyas alloués par lui et par les autres milliards donnés gracieusement par des personnes physiques et morales… En cette période trouble, l’on déchargea nos forces de l’ordre et de sécurité de la tâche de distribution de ces denrées de première nécessité pour que nos unités des corps constitués soient orientées pour assurer la défense du territoire, des biens et des personnes,… Et en fin, le gouvernement mauritaniens mettra fin, par ce procédé, a » couper » l’herbe sous les pieds des « tiebtiab », des spéculateurs, des officines occultes, d’autres vermines profitant des marchés de gré à gré et des copinages pour engranger des subsides destinés à nos populations démunies et très souvent exclues… c’est-à-dire, tout ce petit monde tapis dans la partie molle du système corrompu…qui n’a cessé de profiter des finances publiques de l’Etat mauritanien, depuis des décennies Ces corrompus et leurs acolytes propulsés qui sont confondus dans ce système sans foi ni loi et dans nos élites politiques (certaines), de certains fonctionnaires, de certains dirigeants de nos sociétés…et dans le subconscient de nos populations encadrées par des idéologues sans vergogne…

Baba Ould Jiddou. APP, Section France

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur, lien : http://adrar-info.net/?p=61848

Mauritanie/Politique : le président du parti RAG indexe les contradictions pratiquées dans le pays.

Par cette brève réflexion, je voudrais simplement attirer l’attention de certains hauts cadres de notre pays et à travers eux l’attention de ceux qui nous gouvernent, sur des formes de contradictions pratiquées chez nous, contradictions on ne peut plus flagrantes et qui dénotent une politique de sélection grave à tous les niveaux de la vie nationale. À ce propos, l’exemple le plus éloquent, le plus récent, le plus frappant et qui atteste cette assertion est celui que nous enseigne l’émission Tada’iyate où l’invité Biram Dah Abeid, Parlementaire de la République, en même temps leader de l’association Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie, choisi par la chaîne de télévision privée Alwataniya après dures négociations, devrait se prononcer sur la situation du pays et surtout sur les voies et moyens pour vaincre, chez nous, la pandémie du Covid-19 qui fait des ravages sans précédents dans le monde.
À la dernière minute, voilà que la télévision Alwataniya n’était pas au rendez-vous pour l’émission retenue en commun accord avec le député Biram Dah Abeid. Ce recul de la télévision Alwataniya, dans une conjoncture où la contribution de tous en général et particulièrement de voies représentatives telles que celle de Biram Dah Abeid qui, à l’issue des dernières élections présidentielles a obtenu, malgré les obstacles nombreux et variés, des résultats le plaçant en deuxième position, ce recul donc est inexplicable compte tenu de l’enjeu circonstanciel, des difficultés rencontrées par la chaîne pour obtenir l’accord de BDA et de la contribution que celui-ci peut apporter à la lutte nationale contre le Coronavirus.
Ce recul révèle une contradiction fondamentale. En effet, hier seulement, des voies autorisées se sont levées pour reprocher au Président BDA d’avoir tenu certains propos en dehors du pays, et , aujourd’hui, ce même BDA est catégoriquement empêché de se prononcer sur les voies et moyens qui pourraient être les mieux pour mener une lutte efficace contre le Coronavirus.
Cette énigme ne signifie-t-elle pas une volonté manifeste de museler complètement le Président, député de la République Biram Dah Abeid ?


Oumar Yali,
Ancien Ministre
Président du parti Radical pour une Action Globale (le RAG).
Nouakchott le 06/04/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE et RAG (Parti Radical pour une Action Globale)

Mauritanie : La coronacensure, souche mutante du Covid-19

Oumar Ould Yali, ancien ministre, Président du parti Radical pour une action globale (Rag)

Biram Dah Abeid, parlementaire et leader de l’association non-autorisée Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) a été choisi, par la chaîne de télévision privée Alwataniya, pour animer le 2 avril 2020 à 22h30 mn, l’émission de débat, Tada’iyate. Auparavant, bien au fait des manipulations d’usage dans le milieu, l’invité réitéra, à mainte reprise, ses conditions ; à cet égard, il reçut, en réponse, quelques assurances, des plus explicites.  Or, 3 heures avant le début de la diffusion, prévue en direct grâce à la messagerie Skype, le journaliste se démenait à la convocation de mille prétextes ; il s’échinait, alors, à justifier l’annulation du rendez-vous. Devant l’évidence de la dérobade de dernière minute, Biram Dah Abeid suggérait, à Alwataniya, de produire un message d’explication à l’endroit de son public. Là aussi, l’engagement fut pris, sans suite, comme de bien entendu. Il s’agit d’une entorse supplémentaire au pluralisme, laquelle vient confirmer nos multiples alarmes sur la concentration ethnique des pouvoirs. Il en résulte la partialité intrinsèque de l’audiovisuel de Mauritanie, d’ailleurs produit des ententes exclusives que confère la consanguinité. A l’image de tous les leviers d’influence, y compris l’Etat, l’ensemble des radio et télévisions privées appartient à la communauté des Bidhanes, soudée par la défense d’une hégémonie de quelques siècles. In fine, dans un tel univers, priver, de parole, le détracteur du système, s’avère aussi aisé que prévisible. Ainsi, l’objet de la présente communication tient-il moins de l’étonnement que de l’indignation. Biram Dah Abeid, député et candidat au scrutin présidentiel de juin 2019, représente, par le nombre des suffrages issu des chiffres du tripatouillage, l’unique alternative à la médiocratie des tribus. Il fallait donc le faire taire, encore et toujours, sans donner l’impression de lui appliquer le musellement frontal. Il convient de le souligner, ici, Biram Dah Abeid, en visite à Bruxelles où il suivait des soins, y a été surpris par la pandémie du Cocid-19, sujet de l’entretien avec Alwataniya. Retenu donc malgré lui hors du pays, il acceptait, néanmoins, de se prononcer sur le degré d’efficience de la riposte du gouvernement, ses dysfonctionnements éventuels et la pertinence de la mieux adapter aux enjeux multidimensionnels de la crise. Le propos attendu de Biram Dah Abeid s’inscrit en droite ligne des deux notes d’alertes de l’Ira-M, dont les liens s’affichent dessous. Chacune, au moment où les autorités cédaient à l’improvisation, portait des propositions, pressentait les failles et avertissait contre le laxisme ambiant. Peu de jours après, le gouvernement démontrait l’ampleur de son incompétence, ponctuée de fraude et de désinformation. Si l’on devait se souvenir des précédents toujours impunis, les mesures d’exception humanitaire en faveur des pauvres, risquent de se dissoudre entre détournement, surfacturation et revente parallèle. Depuis des décennies, l’histoire de la corruption en Mauritanie renseigne, assez, quant au désastre d’une gouvernance de la prédation. L’occasion nous commande d’inviter le gouvernement mauritanien à protéger la liberté d’expression et la diversité des opinions ; l’exhortation s’adresse, d’abord à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa), que nous saisissons, ici, d’une requête, pour obtenir, de Alwataniya, la reprise du programme différé. D’autres médias violent, allègrement, la déontologie et l’éthique, souvent aux motifs inavoués de racisme. Enfin, l’Ira-M réitère son appel à raffermir le front intérieur, la solidarité et la concorde des mauritaniens, face à une vague de mort sans thérapie probante, qui défie le privilège de naissance, la préséance linguistique, la nationalité, les frontières et la religiosité.

🔹️Liens médias d’alerte :

– 18 mars 2020 http://biramdahabeid.org/archives/6532

– 23 mars 2020 https://www.chezvlane.com/Mauritanie-Coronavirus-En-attendant-la-therapie-Note-de-mise-en-garde_a18517.html

Nouakchott, le 04 avril 2020

©️ Crédit source : https://www.chezvlane.com/Mauritanie-la-Coronacensure-souche-mutante-du-Covid-19_a18773.html

Flash – Ira Nouadhibou : le président BDA refusé sur les médias privés sous des pressions.

La chaine de télévision Elwataniye qui avait demandé avec insistance une intervention à 22h30mn hier jeudi 02 04 2020 du Président Biram Dah Abeid sur les questions de l’heure, a subi de de fortes pressions de certains milieux influents du système raciste et eclavagiste afin d’annuler l’émission comme ce fut le cas avec la chaine Chinguity Tv récemment.
La tentative vaine de baillonnenmrnt de la voix du Président Biram Dah Abeid est contre productive et révèle une mainmise dangereuse de ces milieux sur les médias mêmes  » Privés « 
Mais en guise de rappel à ceux qui ont de courtes mémoires : le président Biram Dah Abeid et son courant national, populaire, droitdel’hommiste et politique, avait était astreint à l’exclusion des medias publics et privés mauritaniens, de la légalisation, de la liberté d’action, de mouvement et de paroles pendant toute une decennie, mais tous ces obstacles n’ont pu empécher sa victoire eclatante pendant les élections présidentielles de juin 2019 contre toutes les coalitions des partis politiques qui avait l’apanage de la legalisation, des financements et de l’utilisation des médias.
Enfin , pourquoi le système et ses suppôts ont si peur de Biram Dah Abeid ?

Cellule de communication
Ira Nouadhibou le 03 04 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie – Covid-19 : Ouverture d’une enquête après le décès d’une femme qui était mise en quarantaine.

La commission chargée de la lutte contre le coronavirus a décidé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes et les circonstances du décès de feue Mariam Sanogo, qui était en confinement et qui est décédée lundi.
Le ministre mauritanien de la santé avait annoncé lundi le premier décès du coronavirus dans le pays, une citoyenne française, d’origine mauritanienne, âgée de 47 ans, arrivée en Mauritanie le 16 mars et qui en confinement à son décès lundi en milieu de journée.

Cette commission que préside le premier ministre Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya a décidé d’augmenter la durée du confinement, une mesure qui devra concerner 1231 personnes dans le pays.
Elle a également décidé d’encourager les équipes médicales et les forces de sécurité et d’associer la société civile, les partis politiques et les syndicats à la campagne de sensibilisation.
Il a été également décidé la fermeté quant à l’interdiction de tous les rassemblements, de renforcer la coordination entre les institutions et les instances travaillant dans le domaine de la lutte contre la propagation du coronavirus.
Autre mesure prise mettre sur pied une équipe médicale complète chargée de suivre les personnes en confinement, prête à intervenir pour les secours en cas de besoin.
Selon la commission un nouvel hôpital sera ouvert aujourd’hui disposant de 100 lits spécialement réservé aux personnes présentant des cas suspects.
Cette réunion intervient après celle présidée par le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani lundi, qui a réuni autour de lui les présidents des différentes commissions et au cours de laquelle a été présenté le bilan des deux premières semaines du confinement des voyageurs venus de pays où sévit la pandémie.

©️ Crédit source: sahara média (Mauritanie)

Mauritanie/Covid-19 : l’intervention du président Ghazouani sur la situation (version française)

Crédit photo Rmi-info

« Au nom de Dieu le Miséricordieux

Et que Dieu bénisse le Saint Prophète

Chers concitoyens,

Chers concitoyens,

La paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu Tout-Puissant,

Notre pays traverse une période difficile, où, comme le reste du monde, il est confronté à la maladie de la couronne, qui est devenue une épidémie mondiale à tous égards.

Dans de telles périodes, les périodes de danger imminent découlent fortement de l’interdépendance des destins des membres d’un même peuple, de sorte que l’épidémie fait rage contre eux sans discrimination, et la capacité de résister repose sur la prise de conscience et les efforts concertés de tous dans le cadre de l’unité nationale et de la solidarité sociale.

Les graves dommages que cette épidémie a causés aux pays développés, malgré la solidité de leurs systèmes de santé et la qualité de leurs infrastructures provenant de laboratoires modernes et d’hôpitaux géants, prouvent clairement que notre première bouée de sauvetage est d’empêcher la propagation du virus et la propagation des infections.

Conscients de cela, nous avons pris, à première vue, un ensemble de mesures de précaution en matière de santé et de sécurité visant à immuniser le pays contre le débordement de l’épidémie et à réduire les pratiques susceptibles de contribuer à sa propagation, en limitant le mélange et l’auto-quarantaine et l’arrêt des mouvements et des déplacements, sauf dans la mesure dictée par l’extrême nécessité.

À cette occasion, j’adresse mes sincères salutations et mes remerciements à tous les citoyens pour leur sensibilisation, leur responsabilité et leur bonne réponse à toutes les mesures prises. J’adresse également mes salutations aux équipes médicales, aux forces armées et aux forces de sécurité, pour leur formidable travail en vue de la mise en œuvre stricte et efficace du plan national de lutte contre cette épidémie.

Je remercie également nos frères des pays voisins pour la bonne coordination en matière de contrôle des passages frontaliers communs.

Ces mesures et celles qui pourront être prises ultérieurement, le cas échéant, sont des mesures nécessaires et indispensables pour sauver notre pays de cette épidémie.

Dans ce contexte, je voudrais assurer à tous que gagner cette bataille exige de nous tous une mobilisation permanente et un travail continu pour unir les efforts de toutes nos forces vives, de l’administration publique, des partis politiques, des leaders d’opinion, des acteurs économiques, des organismes communautaires et syndicaux et des citoyens ordinaires. Par conséquent, je demande à tous de s’engager dans cette bataille et de contribuer à ce que tous ceux qui sont en mesure de faire face à cette épidémie, qui constituent une véritable menace pour notre peuple et notre patrie.

La situation actuelle a ajouté de nouvelles complications à notre vie quotidienne et peut produire d’autres conséquences plus percutantes, selon ce qui compte dans les affaires internes et externes.

L’un des effets potentiels est la perturbation de l’approvisionnement du marché national en raison de la confusion du mouvement commercial mondial et du manque de capacité des citoyens à gagner et à satisfaire leurs divers besoins.

En raison de la possibilité de confusion dans le mouvement commercial mondial, nous avons chargé les secteurs gouvernementaux concernés de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement continu du pays avec tous ses besoins alimentaires, médicaux et en carburant.

S’agissant de faire face à ce qui peut être causé par un manque de capacité des citoyens à gagner ou à subvenir à leurs différents besoins, il a été décidé de créer un fonds spécial pour la solidarité sociale et de lutter contre le virus Corona, qui vise à mobiliser toutes les ressources disponibles et à les orienter vers des activités liées aux effets de la situation actuelle sur les citoyens, en particulier les personnes vulnérables et celles avec Revenu limité.

Ce fonds sera ouvert à tous ceux qui souhaitent contribuer à cet effort national, y compris les acteurs économiques nationaux et les partenaires internationaux.

Le pays a alloué au fonds une contribution d’un montant de 25 milliards d’onces anciennes, orientée vers les mesures suivantes:

1– Acquérir tous les besoins du pays en médicaments, équipements et équipements médicaux liés à l’épidémie.

2– Allocation de 5 milliards d’onces anciennes pour soutenir 30 000 familles dépendantes de femmes, de personnes âgées et de personnes handicapées, principalement à Nouakchott, avec une aide financière mensuelle pendant trois mois.

3– L’Etat supporte toutes les taxes et droits de douane sur le blé, les huiles, le lait en poudre, les légumes et les fruits pour le reste de l’année, ce qui contribuera à réduire ces matières premières.

4– L’Etat supporte les factures d’eau et d’électricité des familles pauvres pendant deux mois.

5– L’Etat prend en charge le coût de l’eau du village pour le coût de l’eau du village pour le reste de l’année pour les citoyens de tous les villages.

6– L’Etat supporte, pour une durée de deux mois, les professions libérales et les petites activités toutes taxes municipales.

7– L’Etat supporte tous les impôts et redevances résultant de cette activité pour le reste de l’année pour les chefs de famille travaillant dans le secteur de la pêche traditionnelle.

Il convient de noter que le suivi des ressources allouées à ce fonds n’affectera pas les projets sociaux et de développement programmés cette année, qui s’efforceront intensément d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre pour faire face efficacement aux défis actuels.

Chers concitoyens,

La gravité du danger imminent et les sacrifices qu’il mérite pour protéger la santé de nos concitoyens m’amènent à renouveler l’appel à tous, citoyens et résidents, à assurer le strict respect des mesures préventives décidées et à rester dans les foyers autant que possible, et à limiter les déplacements entre les villes aux diktats des nécessités et désirs extrêmes. Les plus hauts niveaux de prudence et de vigilance.

Je suis certain qu’avec cela, Dieu Tout-Puissant, nous serons en mesure de surmonter cette étape difficile et d’avancer dans notre chemin de développement.

Merci, et que la paix, la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur vous ».

©️ Crédit source: Page FB Rmi-info (25 mars 2020)

Mauritanie-Coronavirus : En attendant la thérapie… (IRA-MAURITANIE)

Note de mise en garde

Face à la propagation du Covid-19, la Mauritanie a pris des mesures – partielles – de confinement et de fermeture des frontières. Les décisions, heureusement conçues hors de toute pression clinique mais en vertu du principe de précaution, méritent encouragement, malgré les nombreux réflexes de laxisme et de faveur, au détriment de la prudence. Hélas, l’auto-restriction sociale fait défaut car la majorité, par ignorance, superstition et inclination atavique à l’anarchie, marque quelque hostilité à la contrainte. Pourtant, le dénuement et la désorganisation du système de santé incitent aux impératifs de discipline, de distance et de réserve, seuls moyens de restreindre la contagion, en l’absence d’une thérapie. L’épreuve multidimensionnelle qu’impose le Coronavirus au pays et à son environnement comporte un impact pour l’instant imperceptible mais dont les répliques renferment, à moyen terme, un défi majeur de sûreté et de stabilité. Il convient, dès à présent, d’en atténuer les nuisances quasi-certaines sur la cohésion de la société. Des groupes spécifiques présentent, à ce titre, un risque d’exposition bien plus élevé. Des actes de prévention sont encore à portée :

  1. La prudence commande d’alléger la promiscuité dans les prisons, déjà sous l’effet du surpeuplement. Le désengorgement carcéral, sans abandon de poursuites dans les cas de détention préventive, s’appuierait sur une ordonnance de liberté conditionnelle, voire d’amnistie, au bénéfice des auteurs de diverses infractions, hormis l’homicide, la violence armée et le viol. Le projet d’exception s’étend aux personnes dont les peines, purgées aux deux tiers, laissent entrevoir une contrition. Sous réserve des exclusions précitées, les prisonniers de plus de 50 ans, ceux de sexe féminin et les mineurs correspondent au premier niveau de vulnérabilité. Il y va, aussi, de la protection du personnel pénitencier. Naturellement, l’interdiction des visites aux autres prévenus requiert leur prise en charge alimentaire par l’Etat. Un fonds national de solidarité y pourvoirait, s’il était mis en œuvre. La sanction légale ne saurait justifier la mise à mort, même en dehors de l’intention homicide.
  2. En perspective d’une perturbation du fret international et de l’effondrement des métiers de l’économie informelle qui nourrissent la majorité de la population, le gouvernement est appelé à lever ou alléger, du moins pour une période de 6 mois, les taxes sur les articles d’utilité vitale, notamment les aliments, les médicaments, le carburant, l’électricité et l’eau. Partout dans le monde, beaucoup perdront leur travail. D’ici-peu, si le contexte de crise se prolongeait, des multitudes affamées se trouveraient en instance d’insubordination à l’autorité, avant le déclenchement d’une insurrection de la rue. Le rétablissement de l’ordre provoquerait, alors, un usage de la force, aux conséquences imprévisibles.

Ira-Mauritanie demande, au pouvoir du moment d’enclencher un processus de consolidation de la solidarité nationale, afin d’anticiper les dangers, réduire la nuisance et se préparer au pire, y compris la rupture des systèmes de communication. La résistance de la communauté de destin réside, par-delà nos divergences légitimes, dans notre capacité à envisager et traverser, ces rares instants où le sentiment d’appartenance à l’espèce des humains, devient l’évidence du salut collectif. Aujourd’hui, il revient, au gouvernement, unique entité debout dans un pays en ruine, de mieux contrôler la visibilité médiatique des charlatans et autres colporteurs de miracle. La nocivité de cette confrérie du pire favorise le sabotage des politiques publiques, quand il s’agit de sauver, les gens, de l’extinction. Il serait criminel de céder à leur influence, par lâcheté et populisme. Les mauritaniens ont davantage besoin d’entendre les épidémiologistes, les médecins urgentistes, les spécialistes de l’hygiène et les fonctionnaires en charge de la sécurité. Maintenant, il n’est plus question que de survivre.

IRA – Mauritanie, le 23 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE