Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, a rendu public, vendredi, un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes, après avoir annoncé le repentir ainsi que la révision et l’abandon des idées d’extrémisme et de violence.
Dans un communiqué qu’elle a publié vendredi après-midi et dont l’Agence Mauritanienne d’Information en a reçu copie, la Présidence de la République a annoncé que cette amnistie s’inscrit dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui s’articule autour d’axes dont le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme.
Voici le texte intégral de ce communiqué :
« Dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui repose sur des axes qui incluent le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les détenus impliqués dans des affaires de terrorisme,
Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rendu un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes.
Huit prisonniers ont bénéficié de cette amnistie et ont déclaré leur repentir, revu leurs idées et abandonné l’adoption d’idées extrémistes et violentes, et cela a été documenté par un comité d’oulémas érudits.
Cette porte restera ouverte à quiconque abandonne sincèrement les idées de violence et d’extrémisme ».
RFI Afrique – Les soldats ivoiriens ont été arrêtés, ce dimanche 10 juillet 2022, en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako.
Depuis, les messages alarmistes et même complotistes circulent sur les réseaux sociaux, les présentant comme des mercenaires lourdement armés venus déstabiliser le pays. Ces soldats appartiennent en réalité à l’armée régulière ivoirienne, ils devaient sécuriser, selon l’armée ivoirienne, des sites de la Minusma, la Mission des Nations unies.
Ils appartiennent au 8e détachement du NSE, National Support Element. C’est un cadre de l’état-major ivoirien qui le précise : ces 49 soldats sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement.
Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel. « C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut-gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.
Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. »
Sollicités par RFI, ni l’armée malienne ni le ministère malien de la Défense n’ont souhaité répondre. Les 49 soldats ivoiriens ont passé la nuit en détention. Le problème n’est toujours pas réglé.
Un précédent danois
Selon les explications de l’armée ivoirienne, ces soldats sont là dans le cadre de la contribution ivoirienne à la Minusma. Ils sont détachés auprès d’une entreprise privée, SAS, Sahel Aviation Service, elle-même sous-traitante de la mission onusienne. Dirigée par un Allemand, cette entreprise travaille habituellement dans la sous-région pour des ONG, des groupes miniers ou encore, donc, pour les Nations unies. C’est en tout cas ce que précise son site internet puisque, jointe par RFI, l’entreprise SAS a confirmé être mobilisée sur le cas des militaires ivoiriens, mais n’a souhaité apporter aucune précision.
Selon l’armée ivoirienne, les soldats arrêtés à Bamako sont censés sécuriser des sites de la Minusma, notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des « entrepôts logistiques ». La Mission onusienne n’a, elle non plus, pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Cette affaire rappelle celle des militaires danois : en janvier dernier, ils étaient arrivés au Mali dans le cadre de la force Takuba, en suivant les procédures habituelles. Les autorités maliennes avaient estimé que ces procédures ne suffisaient plus à garantir leur « consentement » et les avaient contraints à rentrer chez eux.
Taqadomy – Le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, a déclaré que son pays ne saurait oublier la position et la solidarité des gouvernements de Guinée et de Mauritanie au cours de la dernière période, quand le pays faisait l’objet de sanctions économiques de la part de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Goïta a exprimé la gratitude du Mali dans un discours prononcé à l’occasion de la levée des sanctions imposées au Mali par la CEDEAO en janvier dernier.
Goïta a salué la position de la Mauritanie et de la Guinée, qui ont laissé leurs frontières ouvertes au commerce de marchandises avec Bamako, et leur ont donné toutes les facilités dont il avait besoin pendant « cette période difficile », a-t-il dit.
Le 1er juillet dernier, dans l’État d’Ondo, au sud-ouest du Nigeria, la police a libéré soixante-dix-sept personnes, dont des enfants, du sous-sol d’une église dans lequel elles étaient confinées depuis des mois.
Selon la police, elles attendaient le retour du Christ sur Terre, prévu initialement pour le mois d’avril dernier, rapporte la BBC. Beaucoup de jeunes qui y ont été retrouvés avaient abandonné l’école pour en être les témoins.
Cette descente a eu lieu à la suite de la plainte d’une mère dont les enfants avaient disparu, et qu’elle soupçonnait être retenus dans l’église. David Anifowoshe –le pasteur de cette église pentecôtiste, la Whole Bible Believers Church– et son bras droit ont été arrêtés.
Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est Josiah Peter Asumosa, le pasteur adjoint de l’église, qui a convaincu ses fidèles que l’avènement christique aurait lieu en avril, avant d’expliquer que la date avait été reportée à septembre 2022 et de dire aux plus jeunes de n’obéir qu’à leurs parents en Dieu.
Au total, vingt-six enfants (les plus jeunes étant âgés de 8 ans), huit adolescents et quarante-trois adultes étaient confinés dans cette église.
● Certains étaient confinés volontairement Un père dont l’enfant fait partie des personnes évacuées raconte qu’on l’empêchait de le récupérer, et que quiconque tentait de pénétrer dans l’église était attaqué par ses membres, rapporte Sky News, qui ajoute que si les pasteurs ont été arrêtés, les enquêteurs cherchent les preuves que les membres de l’église y étaient retenus contre leur volonté.
Lorsque les autorités sont arrivées, certains membres ont refusé de sortir et ont injurié les parents venus reprendre leurs enfants. Pendant leurs interrogatoires, ces fidèles ont affirmé «aller d’eux-mêmes dans le sous-sol» de l’église après la messe du dimanche, selon le président d’un groupe de jeunes local. «Certains disent être là depuis le mois d’août de l’année dernière, d’autres depuis janvier de cette année.»
Lorsqu’ils ont été arrêtés, les pasteurs ont recommandé à leurs ouailles de «rester sur place» pour attendre l’arrivée de Jésus (qui a prévu selon eux de les emmener avec lui dans le royaume des cieux).
Le Nigeria est un pays profondément religieux, et ce n’est pas la première fois que les autorités y sauvent des personnes retenues, volontairement ou de force, par des membres d’une église. Entre autres faits divers sordides du même tonneau, en novembre 2019, quinze hommes et femmes âgés de 19 à 50 ans ont été libérés d’une église à Lagos où ils étaient enchaînés par les pieds, certains depuis cinq ans. Ils avaient été amenés là par des membres de leur famille qui cherchaient une aide spirituelle pour lutter contre des maladies ou des troubles mentaux.
Cette femme de 37 ans, originaire de Bretagne et partie en Syrie en 2012, est accusée d’avoir recruté pour l’EI et appelé à commettre des attaques en Occident
Emilie König, l’une des djihadistes françaises les plus connues, fait partie des 16 mères rapatriées ce mardi en France depuis des camps de prisonniers djihadistes en Syrie, a indiqué une source proche du dossier.
Cette femme de 37 ans, originaire de Bretagne et partie en Syrie en 2012, est accusée d’avoir recruté pour l’EI et appelé à commettre des attaques en Occident, et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt. Dans la foulée, elle a été placée en détention provisoire après avoir été mise en examen par un juge antiterroriste, a constaté l’AFP lors d’une audience devant le juge des libertés et de la détention (JLD).
« Elle a l’intention de coopérer » « Je suis très fatiguée », a soufflé dans le box cette brune au teint gris, vêtue d’une polaire grise et d’un pantalon noir, après l’annonce du délibéré par la juge des libertés et de la détention. La magistrate, à qui Emilie König avait dit vouloir retrouver une « vie de femme », lui a indiqué que les investigations allaient se poursuivre « pour retracer son parcours ». Originaire de Lorient (Morbihan), elle était partie en Syrie en 2012.
Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l’ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux. Elle est mère de cinq enfants, dont trois nés en Syrie, qui ont été rapatriés en France début 2021. Dans un entretien à l’AFP en avril 2021 du camp de Roj, elle avait dit vouloir « retourner en France ».
« Elle a l’intention de coopérer pleinement avec la justice française », a déclaré à l’AFP son avocat Emmanuel Daoud. « Elle est rentrée pour s’expliquer et pour tenter le plus rapidement possible, selon une échéance qu’elle ne maîtrise pas, de revoir ses enfants », a ajouté Me Daoud, en soulignant qu’elle avait « pleinement conscience d’avoir causé beaucoup de souffrances à sa famille ».
• 35 mineurs rapatriés La France a rapatrié 35 mineurs et 16 mères présents dans des camps de prisonniers djihadistes en Syrie depuis la chute de l’organisation Etat islamique (EI), a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
« La France a procédé ce jour au retour sur le territoire national de 35 enfants mineurs français qui se trouvaient dans les camps du nord-est de la Syrie. Cette opération inclut également le retour de 16 mères en provenance de ces mêmes camps », selon le communiqué, qui précise que les mères ont été remises aux autorités judiciaires et les enfants aux .
Séries de détention provisoire Huit mères ont été placées mardi en garde à vue « en exécution d’un mandat de recherche » et « huit (autres) font l’objet d’un mandat d’arrêt », a expliqué le Parquet national antiterroriste dans un communiqué. Un mineur de 17 ans et sept femmes ont été placés en garde à vue à la DGSI, a précisé une source proche du dossier. La huitième a été placée en garde à vue à la Section antiterroriste (SAT) de la préfecture de police de Paris.
Parmi les mères visées par un mandat d’arrêt, outre Emilie König, six autres femmes ont été mises en examen dès mardi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et pour certaines d’entre elles également pour abandon moral ou matériel d’un mineur par ascendant, a indiqué mardi soir une source proche du dossier.
Elles ont toutes été placées en détention provisoire à l’issue d’audiences devant le juge des libertés et de la détention. Une huitième femme sera présentée mercredi à un juge d’instruction, son mandat d’arrêt ne lui ayant été notifié qu’en fin d’après-midi en raison d’une prise en charge médicale, selon cette même source. Cette femme est atteinte d’un cancer du côlon. Il s’agit du premier rapatriement aussi massif en France d’enfants et de mères depuis la chute en 2019 du « califat » de l’EI.
Taqadomy – Des sources sécuritaires ont confirmé à Taqadomi que 74 000 cartouches environ de 7,62 × 39 mm M43, qui sont utilisées pour le fusil d’assaut Kalachnikov, ont disparu du dépôt de munitions du bataillon d’artillerie à Aleg.
Les sources indiquent que le commandant du bataillon, un lieutenant-colonel, Ahmed Ould Wah, a pris la fuite il y a quelques jours, après avoir découvert que la quantité de munitions susmentionnée avait disparu.
Les sources affirment que ledit officier, soupçonné d’avoir vendu cette quantité à un commerçant mauritanien, a été saisi en sa possession environ 1.400 balles (deux caisses), lorsqu’il a été contrôlé par une patrouille de la Gendarmerie nationale, à 25 km à l’est de Nouakchott.
Les sources précisent que deux agents ont, par ailleurs, été arrêtés. C’est derniers étaient chargés de la garde de l’entrepôt. Il s’agit du caporal Sidi Mohamed et du sergent Mokhtar.
Ce cas a été découvert lundi dernier et les recherches sont toujours en cours pour retrouver le reste de la quantité disparue.
Senalioune – Le ministère mauritanien des Finances a suspendu la signature du comptable du Centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott Sidi Ould M’Bareck, à la suite d’un contrôle financier récemment effectué à cette importante infrastructure sanitaire du pays.
Le contrôle a révélé la disparition de 470 millions anciennes ouguiyas soit près d’un demi-milliard, rapporte le confrère Alakhbar dans son édition numérique de ce mercredi 29 juin courant.
Le gros montant disparu a été irrégulièrement retiré, c’est-à-dire sans être soumis aux procédures en vigueur en cas d’espèces, du compte dudit Centre hospitalier auprès du Trésor public de l’État.
La manne d’argent s’est volatilisée en deux temps dont un premier retrait de 400 millions effectué en 2021 et un second de 70 millions au cours du premier trimestre de l’année en cours, indique-t-on.
Ce sont les limiers de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) qui avaient constaté ce géant trou financier et qui poursuivent leurs investigations lancées depuis quelques jours, afin de cerner les non-dits de cette rocambolesque disparition de fonds publics, d’une part et le laxisme dont aurait fait preuve des responsables au Trésor public, pour autoriser le retrait d’un tel important montant sans observer les règles strictes en la matière, d’autre part.
Se basant sur des sources dignes foi, Le confrère Alakhbar n’écarte pas, l’implication de tierces parties dans ces opérations de retrait du compte du centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott.
À travers diverses ressources médiatiques en mode viral aussi sur des plateformes réseaux sociaux, les images choquantes nous laissent ébahis. Plusieurs personnes candidates à l’immigration vers un mirage eldorado européen, sont montrées scandaleusement attachées et entrelacées comme des paquets désordonnés dans un entrepôt. Ce sont des personnes à l’écrasante majorité originaires de l’Afrique subsaharienne. À lire cet élément médiatique https://www.huffingtonpost.fr/entry/espagne-mort-de-18-migrants-a-mellila-madrid-accuse-les-mafias-de-passeurs_fr_62b744b5e4b04a61736b3020 .
Leur tentative de franchir les clôtures vers cet îlot territorial espagnol dans la nuit du jeudi au vendredi 24 juin 2022, s’est soldée par un carnage humanitaire. Plusieurs morts à déplorer et d’innombrables blessés graves à signaler.
À propos de cet énième événement dramatique comme tant d’autres qui frappent horriblement les migrants autour de la mer méditerranée, nous tenons à ;
~ Exprimer notre compassion aux victimes et à leurs proches, prier pour un repos éternel aux personnes ayant perdu la vie,
~ Dénoncer vigoureusement les traitements inhumains allegués de la part des forces de sécurité du côté espagnol comme marocain.
~ Interpeller les dirigeants des États africains et les institutions continentales notamment l’UA (union africaine) sur la situation humanitaire gravissime que causent les filières migratoires (trafic d’êtres humains et divers dangers). L’engrenage du désespoir et le manque de perspectives d’un accomplissement social et économique, démontrent les faillites criantes de nos États vis-à-vis de nos populations.
Le 27 juin 2022
La communication Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu Fedde.
France24 – Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dénoncé samedi « une attaque contre l’intégrité territoriale » de l’Espagne, après la mort d’au moins 18 migrants d’origine africaine lors d’une tentative d’entrée vendredi matin de près de 2 000 d’entre eux dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.
Dix-huit migrants sont morts alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, et alors que des heurts avaient éclaté avec les gardes-frontières, ont annoncé, vendredi 24 juin, les autorités marocaines.
Près de 2 000 migrants ont tenté de s’introduire sur le territoire espagnol en prenant d’assaut une clôture. Des heurts ont alors éclaté avec les forces de sécurité, ont annoncé les autorités marocaines et espagnoles, ajoutant qu’une centaine de personnes avaient réussi à entrer dans l’enclave.
Les victimes ont trouvé la mort « dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer » qui sépare l’enclave espagnole du territoire marocain, lors d' »un assaut marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants », a précisé à l’AFP une source des autorités de la province de Nador.
Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a condamné ce qu’il a qualifié d' »assaut (…) violent et organisé de la part de mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains contre une ville qui est un territoire espagnol ». « Par conséquent, il s’est agi d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a ajouté le Premier ministre socialiste.
Le chef du gouvernement espagnol a également souligné que « la gendarmerie marocaine avait travaillé en coordination avec les forces de sécurité (espagnoles) pour repousser cet assaut si violent dont nous avons été témoins ». « S’il y a un responsable de tout ce qui s’est produit à la frontière, ce sont les mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains », a-t-il déclaré.
Contactée par l’AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l’autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d’informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.
Très tôt samedi matin, le calme régnait à Nador, ville marocaine limitrophe de Melilla, ainsi qu’à la frontière de l’enclave espagnole, sans déploiement policier. Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l’autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l’UE sur le continent africain et font régulièrement l’objet de tentatives d’entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l’Europe.
• « Un bilan très lourd »
Cette tentative d’entrée massive a débuté vers 6 h 40 lorsqu’un groupe de « près de 2 000 migrants (…) a commencé à s’approcher de Melilla », selon la préfecture. « Plus de 500 » d’entre eux « provenant de pays d’Afrique subsaharienne » ont ensuite forcé l’entrée du poste frontalier avec « une cisaille », a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.
Omar Naji, de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), a confirmé à l’AFP que des « affrontements » avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains. Des médias espagnols avaient déjà fait état de violences ces derniers jours entre clandestins et policiers dans la zone frontalière de Melilla.
La section de l’AMDH à Nador a réclamé l’ouverture d' »une enquête sérieuse pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd » qui montre que « les politiques migratoires suivies sont mortelles avec des frontières et des barrières qui tuent ».
• L’apaisement des relations entre le Maroc et l’Espagne
Cette tentative d’entrée massive dans l’une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d’un an. La crise entre les deux pays avait été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.
Elle avait eu pour point culminant l’entrée en mai 2021 de plus de 10 000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une « agression » de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.
Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80 % par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l’Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l’avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.
Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale. Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, Pedro Sanchez a salué vendredi la « coopération extraordinaire » de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, « la nécessité d’avoir la meilleure des relations ».
Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives de passage en force dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2 500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.
Le Maroc, d’où partent la majeure partie des migrants vers l’Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l’Espagne. L’apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.
Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l’archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70 % à celui du mois de février.
L’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger a annoncé, mardi, dans un communiqué de presse, parvenu à l’AMI, que le problème de la délivrance des passeports à distance a été résolu de façon permanente, qu’Allah soit loué.
Le communiqué précise que l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) décidé, à partir de ce mardi, l’ouverture d’un guichet spécial pour la réception des dossiers des passeports provenant des missions diplomatiques à l’étranger.
Les dossiers seront traités en prenant compte des données suivantes :
-Numéro et date de la correspondance de la mission diplomatique ;
-Numéro WhatsApp du propriétaire du passeport ;
-Le nom de l’intéressé ;
-Numéro du passeport de l’intéressé.
Pour économiser le temps et l’effort, l’employé de l’ANRPTS se chargera de la communication avec les propriétaires des passeports pour s’assurer de leurs identités. Ces derniers peuvent désigner leurs représentants ou leurs proches pour visiter l’ANRPTS pour le paiement des droits et l’achèvement des procédures nécessaires au retrait du nouveau passeport.
Sur la base de ce qui précède, l’union invite les détenteurs des passeports envoyés aux missions diplomatiques pour le renouvellement de communiquer avec elle, et à lui fournir les données décrites ci-dessus, en vue de la soumission de l’autorisation de la transaction.
Enfin, l’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger saisit cette occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités publiques pour la bonne coopération et la coordination permanente, afin de servir les citoyens et de lui rapprocher l’administration et de lui faciliter la délivrance des passeports à distance et en permanence, ce qui permet aux expatriés de gagner du temps et des efforts pour effectuer des transactions liées à leur passeport.
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