L’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger a annoncé, mardi, dans un communiqué de presse, parvenu à l’AMI, que le problème de la délivrance des passeports à distance a été résolu de façon permanente, qu’Allah soit loué.
Le communiqué précise que l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) décidé, à partir de ce mardi, l’ouverture d’un guichet spécial pour la réception des dossiers des passeports provenant des missions diplomatiques à l’étranger.
Les dossiers seront traités en prenant compte des données suivantes :
-Numéro et date de la correspondance de la mission diplomatique ;
-Numéro WhatsApp du propriétaire du passeport ;
-Le nom de l’intéressé ;
-Numéro du passeport de l’intéressé.
Pour économiser le temps et l’effort, l’employé de l’ANRPTS se chargera de la communication avec les propriétaires des passeports pour s’assurer de leurs identités. Ces derniers peuvent désigner leurs représentants ou leurs proches pour visiter l’ANRPTS pour le paiement des droits et l’achèvement des procédures nécessaires au retrait du nouveau passeport.
Sur la base de ce qui précède, l’union invite les détenteurs des passeports envoyés aux missions diplomatiques pour le renouvellement de communiquer avec elle, et à lui fournir les données décrites ci-dessus, en vue de la soumission de l’autorisation de la transaction.
Enfin, l’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger saisit cette occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités publiques pour la bonne coopération et la coordination permanente, afin de servir les citoyens et de lui rapprocher l’administration et de lui faciliter la délivrance des passeports à distance et en permanence, ce qui permet aux expatriés de gagner du temps et des efforts pour effectuer des transactions liées à leur passeport.
(Alakhbar) – L’ambassadeur du Mali à Nouakchott, Mohamed Dibassy, a informé, lundi, du retrait du document « Autorisation d’accès au territoire mauritanien» des formalités d’accès des maliens en terre mauritanienne.
L’ambassadeur a donné l’information au sortir de sa rencntre avec le directeur général de la Sûreté nationale de Mauritanie, le Général de Division Mesgharou Ould Sidi lundi 20 Juin 2022.
Les ressortissants maliens et mauritaniens peuvent désormais traverser la frontière des deux pays en faisant les formalisés habituelles et gratuites d’avant COVID-19, a précisé l’Ambassade du Mali à Alakhbar.
Les formalités d’avant COVID-19 nécessitaient la présentation d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité.
Rétro – Bamako Mali 12 juin 2021 | La communication du leader d’IRA 🇲🇷 lors de sa visite aux déplacés victimes de l’esclavage par ascendance. Une prise de parole historique par laquelle le député mauritanien Biram Dah Abeid interpelle les élites africaines sur les manquements historiques concernant l’engagement contre l’esclavage intra-africain.
Taqadomy – Lundi, la police française a arrêté un homme d’origine mauritanienne, accusé d’avoir poignardé une femme de ménage dans le grand magasin Primark, en banlieue parisienne.
Selon les enquêteurs, l’homme, un ressortissant mauritanien de 48 ans, a poignardé sa collègue au sein d’une entreprise de nettoyage, mardi dernier, à la suite d’une querelle, aux abords du magasin Primark, en Seine et Marne, à l’est de Paris.
La police a pu identifier l’accusé, bien qu’il n’ait pas d’adresse connue, mais les investigations ont conduit à son arrestation dans un hôtel parisien, où il séjournait.
Après son arrestation, il a été placé en garde à vue, où il a été interrogé et accusé de tentative de meurtre, pour avoir poignardé sa collègue à plusieurs reprises dans l’abdomen.
Quant à la victime, elle a été transportée à l’hôpital, où elle a été opérée. Son état est stable.
Le Calame – Statuant en flagrant délit le jeudi 2 Juin, le tribunal correctionnel de Nouakchott-Ouest a condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, Ahmed Mahfoudh ould Nah, Djiby Ba « Gelongal », Domone Camara, MohamedSalem ould Beïb, le chef du mouvement « Ajaban », et trois autres prévenus.
Ils ont été déclarés coupables « d’incitation à la haine contre une communauté », sur la base de la loi portant protection des symboles nationaux et incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l’honneur du citoyen. Les voilà tous écroués à la prison civile de Nouakchott.
Après celles sécuritaires, les autorités judiciaires semblent avoir ainsi donné dans l’équilibrisme, en arrêtant et condamnant des individus issus de quatre des cinq principales composantes du pays.
Les dispositions de cette loi prévoient des peines lourdes pour « insulte au prestige de l’État et de ses symboles, atteinte aux principes et au caractère sacré de la religion islamique, à l’unité nationale et au domaine territorial, insulte ou outrage à la personne du président de la République, au drapeau ou à l’hymne national »… ainsi que toute « insulte à la sécurité nationale, violation de la paix civile et de la cohésion sociale ».
Les peines encourues vont de deux à quatre ans de prison et amendes de 200 000 à 500 000 MRU. Le parolier et activiste halpulaar est condamné pour ses propos jugés haineux en réponse à ceux du bassiste contre les Halpulaaren, diffusés sur les réseaux sociaux.
Rappelons que les propos abjects du sieur Mahfoudh ont été vigoureusement et à l’unisson condamnés par des personnalités de tous bords, indignées par ces abominations rappelant les heures sombres de l’histoire de la Mauritanie dont « les plaies ne sont pas encore cicatrisées ».
Selon plusieurs observateurs et organisations de droits de l’hommiste, l’adoption par le Parlement mauritanien de cette nouvelle loi a ouvert des perspectives répressives de la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux.
Pour rappeler brièvement les faits, le 22 octobre 1987 un coup d’État contre le régime de Ould Taya (lui-même arrivé au pouvoir à la suite d’un putsch depuis 1984) a été déjoué. Les suspects sont des militaires noirs mauritaniens à la tête desquels se trouvaient les lieutenants Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou. Le 8 novembre, avant même qu’un procès ait eu lieu, le MND (en quelque sorte ancêtre idéologique et biologique, par une considérable transmission d’entités humaines, de l’UFP) rédige une déclaration exprimant sa position. Les lieutenants cités seront fusillés le 6 Décembre. Des peines d’emprisonnement, ou de torture pour nommer les choses plus exactement, seront infligées à d’autres militaires de la même souche ethnique. Au passage, il n’y a eu à ma connaissance aucune déclaration du MND s’offusquant d’exécutions extrajudiciaires ou de peines exagérées. On peut ainsi dire que ledit mouvement était satisfait de cette issue. Du moins, il n’a pas été autant alerté par ces exécutions extrajudiciaires perpétrées par le régime qu’il ne le fut par un coup d’État déjoué.
Dans ce texte préliminaire, que je veux aussi bref que possible, je vais me confiner à exposer trois observations qui me semblent concerner les trois aspects les plus fondamentaux de cette déclaration.
1) Tout d’abord, le MND pose une observation extrêmement curieuse et qui enlève toute crédibilité à sa démarche en tentant, par tous les moyens, de faire croire que ce coup d’État déjoué était de nature à transcender tout ce que le pays a connu d’irrégularités jusqu’alors. Mieux, la déclaration dissimule complètement la tradition déjà mûre de la prise de pouvoir par voie militaire qui a mené aux commandes trois des quatre derniers chefs d’état, y compris celui de l’époque. Elle a décidé de parler d’un « équilibre politique » que le pays aurait vécu depuis son indépendance et que cette tentative déjouée de putsch aurait perturbé. Condamner un putsch, en invoquant une position démocratique, est une chose. Mais procéder par autant de falsifications est pour le moins de nature à alerter sur les véritables motivations. Tout indique que le MND aurait surfé sur ce putsch manqué, en faisant fi de toute mesure, pour inciter le régime, dans un esprit de règlement de compte, à neutraliser des contradicteurs idéologiques que sont les membres de cette tendance politique proche des protagonistes. Cette hypothèse a la force d’expliquer à la fois l’excès et les incohérences se trouvant dans la déclaration, le choix délibéré de faire abstraction du contexte voire de le fausser pour réconforter les suggestions et les conclusions, et l’absence de déclaration après que des peines extrêmes ont été appliquées. 2) Ensuite, il convient de noter une équation malhonnête qui a servi de deuxième pied à ce texte. Le MND met au même pied d’égalité d’un côté une tentative de putsch dont la cible est le pouvoir en place, et de l’autre la chasse entamée par ceux qu’il nomme extrémistes arabes dont les cibles sont les Haalpulaar en tant qu’ethnie. D’un côté, on a donc des militaires qui veulent conquérir le pouvoir, ils ne sont pas allés en ville attaquer des citoyens sur la base de leur provenance ethnique ni sur aucune autre. De l’autre côté, on a une chasse aux individus d’une ethnie qui n’est motivée que par la haine envers leur communauté. Comment une démarche intellectuelle peut-elle arriver à trouver une équivalence entre les deux faits à tel point qu’elle puisse les soumettre à une même critique ? Que soit dite la différence fondamentale entre une action militaire contre un régime militaire et une chasse orchestrée contre une communauté ethnique. 3) Enfin, le troisième pied est aussi une forme d’équation malhonnête. Toujours dans un souci d’équillibrisme, le MND, dans cette déclaration, met sur le même pied d’égalité d’un côté l’idée de certains (qui peut être critiquée à volonté) de défendre les terres du sud de tout accès aux maures, et de l’autre la volonté de certains maures d’imposer une identité arabe exclusive à la Mauritanie. D’un côté, on a des gens qui défendent un bien vital ancestral, tout comme les nordistes le font quand il s’agit du leur. Et de l’autre, des individus qui veulent imposer une langue et une identité à tout un pays. Comment, encore une fois, arriver à mettre ces deux faits sur la balance et faire comme s’il y avait équilibre ? Là aussi que soit dite la vérité : la défense d’un bien légitime par l’arme n’est aucunement de même nature que l’imposition illégitime d’une identité sur les autres, même si cette imposition n’est défendue que par un discours. Ce n’est pas une question de moyen de défense mais bien de légitimité,… de légitime défense!
Si l’on soustrait tout le verbiage ‘massagier’, ce sont-là les trois éléments de contenu qui sont avancés pour alimenter l’essentiel de « l’argumentaire » déployé dans cette déclaration.
Je vous laisse évaluer la teneur en malhonnêteté intellectuelle et en manipulation de cette déclaration. Je pense sincèrement que continuer à défendre un tel texte, en toute connaissance de cause, c’est effectivement faire preuve de la même malhonnêteté et de la même manipulation aux dépens du peuple.
La nouvelle a de quoi surprendre. Elle n’a pourtant pas été inventée par un média en mal de sensation.
L’ancienne Première dame, Tekeïber mint Ahmed, cherche, après quarante ans de vie commune (dont onze au palais présidentiel), à obtenir auprès des services de l’état-civil une attestation de mariage avec son époux Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi maintenant ? Le timing interroge.
Alors que le dossier dit de « la décennie », où MOAA et douze autres sont poursuivis pour, entre autres, détournement de deniers publics et malversations, vient justement d’être clos, ouvrant la voie au procès, cette demande est tout, sauf fortuite.
On parle de dizaines de millions de dollars, de biens meubles et immeubles aux quatre coins de ce vaste monde qui auraient échappé aux mailles du filet du pôle anti-corruption. Malgré des commissions rogatoires adressées à plusieurs pays…sans aucune réponse positive à ce jour.
Des cavernes d’Ali Baba auxquelles on ne peut avoir accès sans montrer patte blanche… un certificat de mariage, par exemple. Sans compter ce que les garçons, les filles et leurs conjoints ont mis de côté et qui n’a plus aucune chance d’être recouvert.
Que faut-il en déduire ? Que ce qui a déjà été saisi en Mauritanie n’est que, malgré son importance, la partie visible d’un énorme iceberg caché dans les paradis fiscaux et autres États complaisants ?
Que le « casse du siècle » ne dévoilera jamais ses secrets ? Sans doute mais on peut légitimement se poser une dernière question : Combien d’écoles, de routes, de dispensaires, de maisons de jeunes et de barrages aurait-on pu construire avec tout cet argent dont une grande partie semble nous échapper pour de bon ?
Le pôle anti-corruption du Parquet de la République de Nouakchott-Ouest a annoncé, mercredi 1er juin, avoir requis le renvoi devant la juridiction compétente les personnalités accusées de corruption dans le cadre du dossier de la corruption n° 001/2021, à l’exception de Moctar Ould Ndiay, ancien ministre des Finances et de Hassena Ould Ely, ancien administrateur-directeur général de la SNIM, a appris Cridem de source judiciaire.
Le 27 mai dernier, le pôle du Parquet général pour la lutte contre la corruption avait requis le renvoi devant la justice le de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et de plusieurs ex-dignitaires de son régime.
Les personnes qui étaient poursuivies sont les suivantes : Mohamed Ould Abdel Aziz, Yahya ould Hademine, Mohamed Salem ould Bechir, Mohamed abdellahi ould Oudaa, Taleb ould Abdi Vall, Hacenna ould Ely, Moctar Ould Ndjay, Mohamed Salem ould Brahim Vall, Mohamed ould Dav, Mohamed Ould M’Sabou, Mohamed Lemine ould Boubatt, Mohamed Lemine Ould Aloukay et Mouhyidin Mohamed Salek ould Bouh.
Le pôle avait formulé sa requête après qu’il a obtenu du juge d’instruction la conclusion de l’enquête judiciaire dans le dossier de corruption numéro 001/2021 qui concerne l’ex-président et 12 autres personnes, soit des membres de sa famille, de son gouvernement (dont deux anciens Premiers ministres) et des hommes d’affaires.
Mohamed Ould Abdel Aziz et ses 12 co-inculpés sont poursuivis pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite et d’autres chefs d’accusation, selon un communiqué du ministère public, publié le 9 mars 2021.
Les inculpés ont été cités dans un rapport d’enquête parlementaire, transmis au Parquet général en août 2020, pour corruption et mauvaise gouvernance durant la période de règne de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Des biens saisis estimés à 1,7 milliard d’euros
« Les opérations d’investigation ont compris la recherche, le rassemblement, l’étude et l’exploitation de milliers de documents ; l’interpellation, l’audition et la confrontation de dizaines de personnes ; des constatations sur les lieux à NKC [Nouakchott, ndlr] NDB [Nouadhibou, ndlr], Trarza [wilaya dans le sud-ouest, ndlr] et Inchiri [ wilaya située dans l’ouest du pays et dont la capitale, Akjoujt, est la ville natale de l’ex-président Ould Abdel Aziz, ndlr].
Une importante quantité de renseignements a été ainsi recueillie auprès d’institutions officielles, d’études d’officiers ministériels et d’établissements privés », rapporte un communiqué du ministère public, avant d’ajouter que « l’enquête a révélé l’implication d’anciens hauts fonctionnaires, des hommes d’affaires ainsi que d’autres personnes, dans des faits criminels, réprimés par les lois pénales en vigueur. D’autres anciens responsables ont participé à ces faits en facilitant leur exécution ».
D’après le parquet général, si certains suspects ont tenté d’entraver le cours de la justice, l’enquête financière parallèle a toutefois permis de « découvrir, de geler, et saisir des biens mobiliers et immobiliers accumulés et provenant illégalement de plusieurs crimes commis au préjudice de la société ». Les biens mentionnés dans le communiqué du ministère public sont situés sur le territoire mauritanien et vont des usines aux immeubles, en passant par des montants déposés dans des comptes bancaires. Les biens gelés ont été sommairement estimés à plus de 41milliards d’anciens ouguiyas (1,7 milliard d’euros).
Plusieurs faits criminels réprimés par les lois pénales
Les faits qui sont reprochés à Ould Abdel Aziz, l’inculpé principal dans cette affaire, concernent notamment la dissipation de biens publics mobiliers et immobiliers, le blanchiment, la perception d’avantages matériels indus auprès d’une institution publique, le trafic d’influence, l’abus de fonctions, l’enrichissement illicite, le recel de produit du crime,…
Pour Yahya Ould Hademine (ancien Premier ministre), Mohamed Salem Ould Bechir (ancien Premier ministre), Mohamed Abdellahi Ould Oudaa (ancien ministre), Taleb Ould Abdi Vall (ex-ministre de l’Energie), Hacenna Ould Ely (ancien ministre des Pêches), et Moctar Djay (ex-ministre de l’Economie et ex-patron de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie) sont poursuivis pour notamment participation à la dissipation des biens publics, l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, de trafic d’influence, d’abus de fonction, et d’enrichissement illicite.
Mohamed Ould M’Sabou, beau-fils de l’ex-président mauritanien, est poursuivi sur pour trafic d’influence, abus de fonction, enrichissement illicite, recel de produits du crime, participation au recel d’enrichissement illicite, octroi d’avantages indus dans des marchés publics, des faits réprimés par plusieurs articles de la loi sur la lutte contre la corruption.
Pour rappel, une commission parlementaire constituée en janvier 2020 avait été chargée de faire la lumière sur plusieurs dossiers pendant les années de pouvoir du président Abdel Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019.
Le Parquet général a précisé, vendredi, dans un communiqué de presse parvenu à l’AMI, que le pôle anti-corruption du parquet général a soumis des demandes définitives relatives au renvoi des accusés conformément au dossier de corruption n° 001/2021 pour être jugés par la cour pénale compétente pour les infractions de corruption, conformément aux lois applicables.
Voici le texte du communiqué du parquet général:
«Le pôle du parquet général pour la lutte contre les infractions de corruption a reçu, vendredi 20 mai, une notification du pôle d’instruction en charge des infractions de corruption indiquant la conclusion de la procédure d’enquête judiciaire dans le dossier de corruption n° 001/2021, conformément aux dispositions de l’article 175 du Code de procédure pénale.
À la lumière de ce qui possède, et après avoir pris connaissance des résultats de l’enquête et l’examen des documents recueillis au cours des différentes enquêtes, et sur la base des nombreux éléments de preuve obtenus à partir des documents du dossier, le pôle du parquet général contre la corruption a soumis des demandes définitives pour le renvoi de tous les accusés dans le dossier à la cour pénale compétente pour les infractions de corruption, afin de les juger, conformément aux lois en vigueur.
Le dossier a été retourné dans le délai légal, ainsi que les demandes finales de renvoi, au pôle d’instruction pour les infractions de corruption.
À l’occasion de la 22e édition du Forum de Bamako qui a débuté jeudi 26 mai, l’imam Mahmoud Dicko, grande figure du pays, s’est positionné sur la crise que vit actuellement le Mali.
C’est en marge du Forum – dont le thème est : « Femmes, paix, sécurité et développement en Afrique » – que l’imam Mahmoud Dicko s’est exprimé. Une intervention très remarquée, puisqu’il s’est étonné de l’intitulé de cette rencontre alors que le Mali traverse une crise.
Lorsque l’imam Mahmoud Dicko prend le micro, il affirme clairement qu’il veut parler de la crise malienne. Pour lui, les dirigeants actuels au pouvoir à Bamako et la communauté internationale sont en partie responsables de la situation que traverse son pays.
« L’arrogance de nos dirigeants, je le dis ici, je vais sortir et ils vont m’interpeller, mais je le dirais, leur arrogance et l’orgueil de la communauté internationale, c’est le peuple malien qui est en train de payer ça. C’est extrêmement grave », tance-t-il.
« Classe politique moribonde » Et très rapidement, il pointe également du doigt la classe politique locale : « Une classe politique moribonde, qui ne bouge pas, qui n’existe plus. Une société civile qui a cessé d’exister, il faut le dire. Aujourd’hui, le peuple est trimbalé entre des gens qui veulent une transition indéfinie, des gens qui ont des principes tuent au nom de ces principes. Le peuple malien, l’Afrique entière doit assister à sa destruction, à son effondrement sans lever le petit doigt ? Je crois que l’histoire retiendra cela. »
Les partisans de l’imam Mahmoud Dicko préviennent : désormais, on l’entendra parler de plus en plus de la situation du pays afin, disent-ils, de « défendre les populations ».
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