14-03-2017 07:45 – Mauritanie : « Le Coran, un prétexte pour l’arabisation forcée » (Chroniqueur)



Alakhbar – Selon le journaliste chroniqueur mauritanien Ahmeddou Wadya les Mauritaniens ont le choix d’un pays avec quatre langues officielles (Arabe, Poular, Soninké et Wolof) ou d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ahmeddou Wadya considère que cela pourrait faire éviter de laisser la Mauritanie aux mains de « pyromanes » qui prennent l’arabe « comme un prétexte pour reprendre les déportations, les exils forcés de Mauritaniens et les thèses: Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc. ».

Lire le texte intégral:

Le Coran, prétexte de l’arabisation forcée

Depuis l’indépendance de la Mauritanie à nos jours, jamais un sujet n’a été abordé avec autant de partialité que celui de la langue. Un sujet dans lequel se confondent bien et mal, principe et intérêt, vérité et contrevérité, ignorance absolue et relative, volonté de dominer et d’exclure ou volonté de se barricader de se cacher dernière les sentiments, la communauté, la couleur de la peau ou l’ethnie.

La problématique de la langue – ce couteau à double tranchant. Ce bouclier humain pour camoufler le projet raciste, partisan et militariste – est de nouveau soulevée pour préparer le terrain vers un nouvel ordre national. Ainsi de retour le discours prônant l’arabisation forcée à plusieurs occasions, le plus souvent béni et soutenu officiellement.

Au Parlement, le discours d’arabisation a atteint : « Nous imposeront l’arabisation par le feu ». L’auteur de cette phrase choquante à l’égard de la langue arabe serait même le président de séance.

Nous – il faudrait l’admettre – vivons sous un régime dont le guide suprême est l’héritier de Saddam Hussein (Ould Breidleil) qui est défendu par le chef de ceux qui ont prêté allégeance à Ghaddafi (Khélil). Au-delà de ces qualités, l’homme est agrégé par l’héritier d’Abdenasser dans la répression (Al-Sissi) et appuyé par le représentant de Bechar Al-Assade (Ould Azizi).

Ceux-là continuent de heurter la conscience d’autres en profitant de la place de la langue du Coran. Ceux-là continuent de prôner l’exclusion, la marginalisation. Ils se moquent même des autres communautés nationales et de leurs langues islamiques en se servant de la langue arabe comme bouclier humain pour camoufler leur projet raciste, partisan et militariste.

Quelque soit l’écho de leur voix. Qu’ils tiennent même les rênes du pouvoir. Qu’ils soient des personnalités influentes (armée, sécurité, médias, Enseignement, etc.), ils ne pourront jamais aller au-delà de la réalité de cette nation à laquelle Dieu a accordé un bien (la diversité culturelle) qu’ils considèrent eux comme un malheur.

La Mauritanie est un pays de diversité culturelle. Il y existe des Beïdanes, des Harratins, des Peuls, des Soninkés et des Wolofs qui parlent différentes langues. Ils parlent Hassanya, Poular, Soninké et wolof. Et mêmes des élus – ne pourraient pas gommer cette réalité.

Déjà, plusieurs thèses ont échoué : « Arabes noirs » « Tirailleurs sénégalais ». Et l’avenir se dessine en faveur de celui qui admet cette diversité culturelle et linguistique et prône pour un projet de citoyenneté basé sur la légalité, la justice et la fraternité au sein d’un Etat de droit.

Pour conclure- Je pourrais parler fort ou chuchoter (Ajustez le volume) – Nous avons deux choix et non trois : le choix d’un pays avec quatre langues officielles l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof ou le choix d’un pays avec l’Arabe comme langue officielle et le Français comme langue de l’Enseignement, de l’Administration et de travail.

Ah, désolé. Il semble que je n’ai pas été précis. Il existe bel est bien un troisième choix : laisser aux pyromanes le soin de reprendre les déportations, les exils forcés et les thèses : Arabes noirs ; Tirailleurs sénégalais, etc.

Qui sait ? Cela pourrait être leur chance d’accéder rapidement au pouvoir et d’y pérenniser voire même d’y rester un temps plus long que nécessite le changement du drapeau et de l’hymne national. Ils y croient, vu leur idées arrêtées.



Source crédit : http://www.cridem.org 

La journée mondiale de la FEMME : un mot osé sur le mariage précoce en milieu rural soninké. 

Oui, les mariages précoces portent un coup fatal et rédhibitoire à un avenir radieux de la gent féminine dans certaines sociétés du monde. D’ailleurs dans ces dernières à travers pareil régime prématuré de mariage , les jeunes hommes peuvent être également victimes d’une sorte d’assignation qui est source d’innombrables écueils dans leur accomplissement multidimensionnel dans la VIE. Mon constat se veut un clin d’oeil osé et porté sur ma société d’origine soninké en l’occurrence par rapport à la condition féminine que je pense la décliner comme une certaine condition HUMAINE tout court.
Ainsi à l’occasion de cette journée mondiale de la FEMME ce 8 Mars 2017, j’essaie modestement de répondre à la sollicitude du réseau de blogueurs mauritaniens en gestation depuis quelques jours. J’espère axer cette brève contribution sur certaines réalités sociétales difficilement abordables mais très influentes sur le fait MARIAGE PRÉCOCE impactant très nagativement la vie des plusieurs Femmes dans la société soninké. Sans vouloir s’étaler sur une tranche de vie (logique de fréquentation entre jeunes gens de deux sexes avant mariage) particulièrement discutée, discutable, crainte et troublante moralement, il faut bien reconnaître que les mariages précoces deviennent l’une des solutions prisées pour caser des ADOLESCENTS et des JEUNES GENS dans l’ordre matrimonial admis religieusement et socialement.
Dans cette situation sensible dite « la vie de jeunesse » dans les localités rurales , les jeunes filles pour ne pas dire les petites filles pour certaines, deviennent une inquiétude de premier ordre pour leurs familles. Du risque de subir les conséquences d’un premier amour précoce et hasardeux, elles tombent dans les mailles d’un premier mariage programmé et arrangé avec un prétendant méconnu généralement. En milieu rural, rares sont les filles qui continuent les études au-delà de la 3ème année collège. Et très souvent l’événement du mariage marque la fin définitive de leur scolarité. Ainsi la gent féminine subit prématurément des coups rudes d’une société passablement prête face aux apports tourbillons d’un monde très agissant sur tous les domaines. La précocité du mariage assigne fatalement les filles qui deviennent pour beaucoup des futures femmes-mères fragiles ou atteintes physiquement et moralement au sein de la sphère sociale. Cette séquence déterministe qui régit la condition féminine en milieu rural soninké , pèse lourdement sur le développement humain d’une manière générale dans la société. Très souvent le mariage arrangé dans la précocité ne rime pas avec des liens sentimentaux forts. La jeune mariée sous les pesanteurs de l’ordre coutumier, subit parfois son sort conjugal fait d’amertume et des frustrations. Ses velléités rebelles seront domptées rapidement par l’épreuve du temps et surtout avec la bascule dans la case Maternité. Il serait juste également de pointer les contraintes subies aussi par certains garçons embarqués malgré eux dans ces mariages arrangés.
Généralement, dans tous les cas de figure, ce sont les filles qui subissent les soubresauts récurrents de cette vie matrimoniale au sein de la société. En plus du mariage précoce fait d’arrangement qui cause des blessures multiformes aux femmes, il faut y ajouter les secousses du régime de polygamie. Divers impératifs admis selon les traditions ancestrales et couvertes occasionnellement sous le fait religieux , prédisposent la gent féminine à subir docilement l’ordre polygamique. De ce dernier, certains hommes ayant épousé une femme pas docile à leur goût, pensent trouver l’aubaine d’une revanche pouvant être très amère pour celle qui a déjà accumulé des souffrances intérieures pendant plusieurs années. Dans un autre sens, ça pourrait être une conséquence inévitable d’un mariage arrangé subi par un homme. En toute responsabilité, ce dernier peut porter tous les soins nécessaires à la vie conjugale pour être à la hauteur des balises familiales et sociales , mais il ne peut taire définitivement les cris d’un cœur qui n’a jamais été comblé par une rencontre choisie et accueillante en toute liberté.
Encore une fois, quelle que soit la monture de cette organisation maritale, c’est bien toujours la gent féminine sous multiples pressions , qui est durement lésée sous différentes formes.
Pour atténuer l’impact de cet ordre qui assigne plus de la moitié des populations dans ces zones rurales, il faudrait mieux revoir les comportements laisser-faire dans « la vie de jeunesse » entre les garçons et les filles. Atténuer les logiques coutumières qui font de la jeune fille un objet au service des rapports familiaux dans lesquels le machisme est roi. Permettre aux jeunes filles mariées de poursuivre leurs études, ce qui passe nécessairement par une campagne de sensibilisation de grande ampleur au sein de la société. Il faudrait également une éducation rigoureuse sur le plan religieux de l’ordre polygamique. C’est-à-dire vulgariser le code religieux et civil sur le mariage pour l’ensemble des populations via différents canaux et supports facilement accessibles.
Kundu SUMAARE

​Le ministre de la défense présente aux députés le nouveau drapeau



Saharamédias – Le ministre de la défense nationale, Diallo Mamadou Batia a présenté mercredi, devant les députés, le drapeau proposé dans le cadre des amendements constitutionnels actuellement discuté par le parlement.


Le ministre a dit que les deux traits rouges est un hommage rendu à la résistance et revête par ailleurs une autre signification : la Mauritanie est un trait rouge.


C’est la première fois que le drapeau proposé est présenté officiellement dans une institution constitutionnelle comme le parlement.


Le ministre a longuement défendu les amendements proposés, qui, selon lui, consolideront davantage la démocratie dans le pays, avant d’appeler les députés à les approuver.


Les députés devront voter, secrètement, les amendements ce soir, dès la fin de l’intervention du ministre qui se poursuivait encore à cet instant.



Source crédit : Page Mauritanie via FB

​L’incident du dîner du CRIF : Mint M’Heiham s’enfonce dans la boue et emporte  avec elle le régime 


Selon des sources de presse, l’ambassadrice de Mauritanie en France, Aïchetou Mint M’Heiham a interpellé au téléphone, presque au bord des larmes, le ministre des Affaires Etrangères, Isselkou Izidbih pour lui demander de lui venir en aide. Elle s’est dite visée par une vaste campagne de dénigrement depuis sa participation au dîner du Conseil représentatif des institutions juives en France (CRIF). 
Depuis cet incident, selon elle, elle souffre dans son âme et se sent touchée dans sa conscience et dans son honneur. Pour toute réponse, Isselkou l’aurait conseillé d’ignorer ce qu’écrivent les journalistes et blogueurs mauritaniens, arguant qu’il s’agit de péroraison de gens sans crédibilité et dont les écrits n’ont aucune influence au sein de l’opinion. Mais pour elle, ses écrits ont bel et bien des effets désastreux dans la mesure où ils sont lus et repris  à travers le monde. 
Elle a réitéré son appel à l’aide, demandant à ce que le ministère des Affaires étrangères déploie une contre-campagne en expliquant les raisons de sa présence au CRIF. Dans ses récriminations, elle a même lancé, peut-être sans y prêter attention, une information de taille. Tous ses prédécesseurs et même des ministres mauritaniens ont toujours assisté au dîner du CRIF. Pourquoi elle serait la seule à être visée ? 
Donc, elle n’est pas la première. Seule la photo prise avec le président du CRIF et largement diffusée a permis de lever ce coin du voile. Sinon, comme les autres, sa présence au dîner des Juifs serait passé inaperçu.
Il y  eu beaucoup de réactions de la part des internautes après ses aveux.
Pour Ahmed Lemrabott : «plains-toi de tes longues jambes ! Pourquoi n’as-tu pas refusé d’assister à cette rencontre ! Tu devais prendre exemple sur le Père de la Nation (Mokhtar Ould Daddah) qui lui, avait refusé de serrer la main de Golda Mayer (ancienne Premier ministre d’Israël) lors d’une conférence internationale où ils s’étaient rencontrés. Il lui avait dit qu’il ne sert pas une main tâchée du sang des Palestiniens. Seule la cupidité et l’attrait de la fonction t’ont empêché ! Meurt dans ton chagrin ! Ton ministre ne te sera d’aucun secours ! Le regret ne te servira à rien. »

Salem Ahmed El Hadj : «Ce regret prouve que tu es de noble extraction. Si ta présence en ces lieux maudits aux yeux du peuple mauritanien est sur instruction du ministère des Affaires Etrangères, tu devais refuser, en présentant ta démission. Tu t’en serais sortie plus noble et plus grandie aux yeux de ton peuple. Maintenant, tu dois te repentir et demander Pardon à Allah. Ne refais plus la même chose et présente tes excuses au Peuple mauritanien pour avoir agi comme tu l’as fait »
Izidbih Abdati : «tu dois reconnaître ton erreur et présenter tes excuses au Peuple mauritanien. Tout ce que ton ministre des Affaires Etrangères peut faire, c’est insulter la presse nationale et les journalistes et blogueurs mauritaniens, avant d’entamer le processus de ton dégommage. En politique, on ignore la franchise. Il se peut que ce soit lui qui t’a mouillée d’une manière ou d’une autre. Autre alternative, assumer tes erreurs et te comporter en véritable dame de fer, en dévoilant tes cartes. Défends-toi et dénonce celui qui t’a mis dans cette situation en te jetant dans cette assemblée de la honte. Personne n’est aussi sale qu’un politicien.»
El Waled Khalifa : «en réalité la photo est dégueulasse en tout point de vue».

Source crédit : Post FB Cheikh AIDARA 

​Le raïs Ould Abdoul Aziz soucieux des autres pays mais négligeant ses problèmes internes.


« Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer  les images »
L’homme de Nouakchott  est connu un dur contre les défenseurs des droits humains et aussi un protecteur d’un ordre esclavagiste et féodal, s’active pour la paix en Gambie. 

Abdoul Aziz s’est montré très intéressé  contre l’intervention militaire de la CEDEAO en Gambie ces dernières semaines. Alors derrière cette posture de colombe, d’aucuns voient une mission commando pour sauver son homologue ex-dictateur Yahya Jammeh au pouvoir depuis 1994.

Un montant de ‘’Plus de 11 millions de dollars manquerait dans les caisses de l’Etat de Gambie au moment où le président sortant s’envolait pour l’exil’’, rapporte un conseiller du nouveau président Adama Barrow.

L’activisme du général ex putschiste lui-même, contraste avec les réalités internes mauritaniennes où certains de ses concitoyens surtout Noirs subissent un enfer politique, administratif, social et économique. 

Ce 15 Janvier 2017, J’ai appris d’une  source sûre via certains   membres d’Union des volontaires pour le développement de soninkara en Mauritanie, a été marqué à Rosso par le retour de leader abolitionniste Biram Dah ABEID au terme d’une longue tournée en Afrique,  en Amérique et en Europe.  Accompagné de Coumba Dada KANE, le président d’IRA-Mauritanie a vu ses partisans repoussés et harcelés par les forces de l’ordre dépêchés en grand nombre par les autorités provocatrices. 
Après la journée tendue du 15 janvier, le show de provocation et d’intimidation s’est poursuivi à Nouakchott  le 16 janvier après-midi avec l’arrivée du président Biram et sa délégation. Gazés et pourchassés sans motifs, les partisans abolitionnistes ont été violemment dispersés avec des arrestations dans leurs rangs. Pourtant comme d’habitude, Biram a appelé au respect strict de l’ordre et au pacifisme qui sont les principes dorés de son engagement anti esclavagiste et contre le système  raciste de l’état sous la direction de l’homme qui s’est pris comme le chantre de la Paix dans notre  sous-région. 
Espérons qu’il sera animé par le même élan vers la paix au sein du corps citoyen mauritanien. L’ancien ordre par lequel les citoyens ne se valent pas, doit être défait à terme afin que la JUSTICE puisse TRIOMPHER UN JOUR CE PAYS qui traîne le qualificatif d’esclavagiste parmi les nations au 21ème siècle. 

Tribune signée par Mody BAGHAYOGHO


Source crédit : le mailing de l’auteur 

​Un Cri Osé : les dictatures s’imposent à travers nos « logiques » confuses et irrationnelles…!



À croire que certains néo anti-impérialistes frustrés sont sensibles pour la cause du dictateur #Jammeh , parce qu’il a sorti la Gambie du commonwealth (organisme composé en majorité des ex colonies britanniques). Ceux-là mêmes si l’Angleterre ouvrait ses portes, vont vouloir s’y bousculer avec toutes leurs communautés . Nous raisonnons par défaut en transposant nos humeurs circonstancielles sur des réalités têtues qui demandent une approche rationnelle. Une partie de l’opinion publique africaine tombe facilement dans des références analytiques par oppositions stériles et irréfléchies. Au lieu d’en vouloir aux puissances extérieures aux velléités impérialistes selon leurs intérêts, nous devons nous demander pourquoi nos dirigeants exploitent sournoisement nos faiblesses structurelles dans tous les domaines en nous maintenant dans l’éternelle situation d’être colonisable à tout moment. Les colons d’hier trouvèrent des failles ethnicistes parmi la mosaïque des peuples et des sous-peuples parmi nous, ce qui a facilité en partie leurs implantations par stratégies de discordes internes. Aujourd’hui encore, si les anciens colonisateurs sans écueils extérieurs , décident de refaire l’ordre d’antan, le processus pourrait être même plus rapide.  Parce qu’on constate un éveil plus large parmi nos entités identitaires, et cet élan de conscientisation favorise l’Homme tribal, ethnique et communautaire au détriment du patriote désintéressé  aspirant au statut d’Homme d’Etat. Aujourd’hui, dans un pays bien connu, quand une personne est promue ministre d’un état dit démocratique, c’est sa tribu ou sa communauté qui se considère honorée et promue. On peut même se permettre une fête tribale et ethnique à l’occasion. Ainsi l’échec ou le déclin est lu et vécu également selon cet ordre, aujourd’hui l’ethnie de Jammeh vit probablement son exil comme une humiliation , et nourrirait des ressentiments de revanche, alors qu’il n’était qu’un petit tueur accroc au pouvoir en confondant sa personne avec L’ÉTAT.



K.S

​Cri Osé : Nos grosses larmes de crocodile en Gambie..!

La Gambie, une bande de territoire au coeur du Sénégal s’est libérée ce soir de son dictateur fétichiste #Jammeh grâce à une conjonction de plusieurs facteurs. Le premier de ces derniers et le plus actif reste le choix osé et décomplexé du PEUPLE GAMBIEN. Et la suite n’est qu’un entêtement calculé du charlatan président battu sèchement pour trouver un gîte provisoire en espérant échapper à tout retour sur son passé humainement trouble voire tâché de sang. Finalement dans ses derniers soupirs de fin de partie annoncée par les forces de la CEDEAO , un autre ex putschiste s’est activé tardivement pour un sauvetage , et ce dernier a été rejoint par le président guinéen Alpha Condé pour soigner une sortie devenue inévitable. 

L’intrigue de ce film qui marque la fin du régime #Jammeh commencé en 1994, pour nous mauritaniens, est l’activisme intéressé de notre raïs vu et considéré comme un conciliateur colombe à l’opposé d’autres dirigeants de la sous-région qui ont accompagné sincèrement le processus post-vote en rassurant le président élu A. Barrow. 

Bravo à tous les INTERVENANTS pour cette issue arrangée qui évite les coups de feu qui allaient coûter des vies bêtement. 


Après,  on se permet une autre lecture par un décodage minutieux en comparant nos réalités intérieures en Mauritanie avec les manoeuvres agissantes du président pour la cause gambienne ou plutôt la cause Jammehienne. Notre général qui serait  préoccupé par la situation politique d’un pays frère, oublie étrangement en ostracisant sur plusieurs domaines une partie importante de son peuple. Si c’était  une autre partie expatriée du peuple en Gambie qui aurait motivé l’implication du raïs via un lobby pour éviter des perturbations de son business . Dans un pays où les rafles racistes visent les étrangers noirs principalement sans qu’il n’y ait le moindre mot officiel en aucun moment, on se demande comment les bons sentiments du président puissent être  largement généreux extra-muros. Le Sénégal démocratique de Macky Sall accueille le président élu, et tient un discours ferme face à Jammeh, et notre pouvoir habituellement tourné vers l’horizon arabe, s’est trouvé subitement  une « fraternité douteuse » à l’endroit de la zone d’Afrique noire. On se préoccupe pour les gambiens en Gambie alors que certains de notre propre peuple qui ressemblent aux gambiens physiquement, sont traités comme des intrus et humiliés socialement, économiquement et politiquement. Si notre président pouvait secourir avec le même punch tous les « damnés » victimes de l’enrôlement biométrique à l’intérieur comme l’extérieur, ça serait louable  .  Et un élément compte également, à Banjul, le mouvement IRA n’a pas créé une structure à ma connaissance , le contraire aurait certainement  impacté l’intérêt du raïs pour ce pays, connaissant son acharnement contre la diplomatie militante IRAOUIE.

En résumé, on est inquiets pour le sort d’un « peuple ami » alors qu’à l’intérieur on fait semblant d’ignorer les humiliations quotidiennes vécues par l’écrasante majorité de son propre peuple. Au final, la fraîchement « ministrée » comme dirait mon ex prof de lycée Sneiba, qui a versé les larmes de crocodile au sein de l’assemblée nationale pour les palestiniens, était sur la même ligne sentimentale que son parrain président. 

Notre modeste devoir est de constater et  surtout faire remarquer en guise de TÉMOIGNAGE DES CONSCIENCES.


K.S








LE COÛT DE L’ENGAGEMENT, Par GUEYE CHEIKH TIJANI. 

JEUDI 29 DÉCEMBRE 2016

  

L’apparition d’une figure centrale comme Biram DAH sur la scène politique mauritanienne a poussé nombre de citoyens, les jeunes notamment, à se mobiliser et s’engager en faveur de la «cause haratine». Par un engagement ferme et sans concession, ceux-ci ont rompu avec un immobilisme ambiant qui, jusqu’à très récemment, caractérisait une frange de la population mauritanienne. S’ils sont parfaitement conscients de la difficulté que constitue toute remise en cause de l’esclavage, s’ils sont également conscients que la défense de la cause haratine butera inévitablement sur les intérêts et les privilèges de groupes dominants, ces jeunes mobilisés maintiennent malgré tout leur engagement, et bien souvent au détriment de leur vie sociale et professionnelle. Il faut dire qu’en Mauritanie, de manière générale, les «porteurs de causes », défenseurs de droits humains, subissent en permanence intimidations et répressions de la part des autorités politiques et militaires. Les militants de la cause haratine n’échappent pas à cette règle. 
Les autorités locales usent de divers moyens destinés à décourager le maintien d’engagements associatifs et politiques ancrés dans des revendications subversives, mais aussi à dissuader les jeunes mauritaniens désireux de soutenir concrètement ces revendications. Etant jeunes, beaucoup de militants voient leur parcours professionnel hypothéqué, compromis du fait de leur prise de position. Aujourd’hui, ceux qui en payent le prix fort sont les militants de premier plan. Balla TOURE, membre du bureau exécutif et chargé des relations extérieur d’IRA nous confiait dans un entretien que nombre de cadres du mouvement se voyaient systématiquement refusés des postes malgré leurs compétences avérées.
Porter des causes comme celle de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie engage des sacrifices, avec sa cohorte de contraintes et pressions aux conséquences désastreuses. L’enjeu est autant pour les jeunes demandeurs d’emploi qui peinent à s’insérer que pour ceux qui sont fonctionnaires. Les autorités locales opèrent davantage par des formes contournées, des stratégies qui peu à peu conduisent le militant à recourir à la « défection » ou à la « sortie ». Le cas de LEHBOUSS, premier conseiller de Biram, est édifiant. Fonctionnaire de l’Etat depuis 18 ans, il n’occupe aujourd’hui aucun poste de responsabilité dans le service au sein duquel il a pourtant occupé différents postes auparavant, contribuant à son rayonnement. Son engagement au sein d’IRA lui a valu «une mise en quarantaine», un isolement que l’intéressé interprète comme une punition, une sanction de la part des autorités politiques et administratives. 

Aussi, le prix de l’engagement déborde le sacrifice individuel et prend souvent des proportions difficiles à assumer. Un prix que nombre de militants payent avec douleur. 
L’incompréhension des siens, le regard réprobateur de la société, l’isolement sont autant d’éléments qui viennent s’ajouter au temps lourdement chargé de crispations. Un des cadres du mouvement ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle le caractère chronophage et total d’un engagement dont il est conscient qu’il pourrait déboucher sur la prison si ce n’est la disparition pure et simple. Des propos prémonitoires qui allaient se concrétiser quelques mois après notre séjour en Mauritanie. Entre le 30 juin et le 9 juillet 2016, alors que les deux premiers dirigeants du mouvement (Biram Dah, président d’IRA et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane) parachevaient leur tournée aux Etats-Unis, treize militants, dont de nombreux membres du Bureau Exécutif d’IRA, furent arrêtés et mis en détention en des lieux tenus secrets sous le fallacieux prétexte d’avoir organisé illégalement une manifestation le 29 juin 2016, dénonçant l’expulsion massive des habitants d’un Kebba situé dans un quartier périphérique de Nouakchott (« Edebaye Ould Bouaamatou »).
Si la prison est perçue comme le degré ultime du sacrifice que peut potentiellement vivre le militant, il convient aussi de constater d’autres formes de préjudices directs et indirects liés à l’engagement : perte de certaines amitiés, d’un emploi, mise au placard, incompréhension et pression familiale, etc., autant d’épreuves que les porteurs de causes vivent de manières différenciées. 

Gueye Cheikh Tijani

Lettre ouverte à le Ministre de la Fonction publique et du Travail | Par Samba Thiam



Samba Thiam – Etant donné que l’Administration a fermé toute voie de recours à l’administré que je suis, il ne s’offre à moi d’autre choix que la voie de presse pour prendre l’opinion à témoin …

A Monsieur le Ministre de la Fonction publique et du Travail

Objet : requête pour être remis dans tous mes droits

Monsieur le Ministre ,

A nouveau, je viens réclamer le règlement de ma situation administrative. Mon nom est Samba Thiam, Inspecteur adjoint de l’Enseignement Fondamental, matricule 40825 Z, indice 830.

Monsieur le ministre, les prisonniers politiques de 1986, dont je fais partie, ont vu leur situation administrative régularisée, soit par amnistie suite à l’ordonnance d’amnistie ( No 91-025 ) ci-jointe; soit par voie de Tadamoun. Ils sont alors indemnisés et bénéficient ensuite de leur pension de retraite pour ceux atteints par la limite d’âge, ou réintégrés dans leur corps d’origine pour les plus jeunes .

La 2eme base sur laquelle s’effectuent ces régularisations, c’est l’inscription à Tadamoun, au titre de réfugié. J’ai satisfait aux deux procédures ; la seconde, par lettre collective ( no 2314) –jointe- , transmise à la fonction publique le 23/12/2015.

J’y figurais en tête de liste, mais le directeur général de la fonction publique gomma mon nom, et régularisa tous les autres éléments restant en mi-janvier 2016. Lorsque je demande des explications, il me répond que je dois prouver pour la haute Administration que j’étais réfugié, – exigence qui n’a été appliquée à personne d’ autre jusqu’ici- ; je lui fournis quand même deux cartes de réfugié . Malgré tout cela, je demeure le seul dont le dossier reste pendant, sans explications crédibles, alors que la quasi-totalité de mes codétenus politiques ont vu leur situation administrative résolue (liste –jointe ), bien que nous fussions rigoureusement dans la même situation, et que j’aie rempli toutes les conditions nécessaires. La dernière vague l’a été en janvier 2016 ( voir noms cochés).

Voilà deux ans que je mène les démarches nécessaires auprès du directeur général toutes les semaines, en vain. De rendez-vous en rendez vous, de report en report , de prétexte en prétexte, la direction de la fonction publique diffère, délibérément, par mauvaise volonté manifeste, le règlement de mon cas.

Monsieur le Ministre, je voudrais connaitre les raisons profondes du blocage de mon dossier, que rien ne justifie. Ou dois-je comprendre que c’est à cause de mon opinion ou de mes positions politiques que je suis pénalisé, sur ordre supérieur ? J’aimerais savoir… C’est une question de droit et je n’ai pas l’intention de renoncer à mes droits légitimes …

Dans l’espoir qu’il sera, cette fois, réservé à ma lettre toute l’attention qu’elle mérite, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre , à l’expression de mes sentiments déférents.

Samba Thiam

Pièces jointes : – Ordonnance d’amnistie

– liste des détenus politiques ayant vu leur situation résolue

– lettre de confirmation du MEN

-Liste des réfugiés (indemnisés) transmise par Tadamoun , (amputée de mon nom par le directeur de la Fp ).

Ampliations :

– Archives : 1

Date : Nouakchott 5 /12/2016

………………….

Quelle lecture pour quelle conclusion ?

Reprenons le cours des choses plus en détails…

En 2014 , après de multiples démarches une fiche budgétaire no 129/DGFP , du 01/09/2014) , m’est attribuée , mais soudainement arrêtée et retirée de la circulation. Lorsque je demande des explications on me répond : « sur ordre supérieur », sans plus ! Peu après le directeur général de la fonction publique est relevé de ses fonctions , sans explication.

En 2015 et 2016, tenace, je reprends mes démarches auprès du nouveau DG qui a pris service ; il m’impose de longues et pénibles procédures auxquelles aucun de mes codétenus politiques n’avait été soumis. Je m’y plie et les remplies convenablement . A chaque fois que j’avais rempli une condition il en posait de nouvelles que je finis , malgré tout, par remplir toutes, mais en vain . Persuadé qu’il y avait là manifestement une volonté de blocage de sa part , je décidai alors de saisir le Ministre de la fonction publique ; après de multiples lettres et quatre demandes d’audience restées lettre morte, le ministre finit par consentir de m’accorder une audience ; son secrétaire particulier (–no tel 4524 2377,) m’appelle le mardi 06 décembre vers 22h pour me signifier le rendez-vous, fixé pour le jeudi 8 décembre 2016 à 15h. Je m’y rends et attends longuement. Bizarrement, à 16h 45 un policier me prie de m’éloigner de l’entrée du bureau ; c’était pour permettre au ministre de s’échapper… Seydina Aly passa, tout près de moi, le regard bas, pour éviter de croiser le mien …

De retour à mon domicile, il m’a suffi, après réflexion, de mettre les choses bout à bout pour que, d’un coup, tout s’éclaire ! un DG visiblement à court d’arguments qui tergiverse, cafouille 15 mois durant, puis un ministre qui vous donne rendez–vous mais file à l’anglaise, le tout relié au limogeage de l’ancien DG indiquait, clairement, d’où venaient les peurs , d’où émanait « l’ordre supérieur »…

J’avais compris…

Parce que je reste opposé à son régime ethnocratique et à sa politique ethniciste et clanique, le Président, en représailles, faisait obstacle à la régularisation de ma situation administrative par la fonction publique ! Au mépris de la loi il s’asseyait sur mes droits légitimes …

J’avais chargé – à tort- le Directeur général qui n’était en définitive que le maillon faible de la chaîne, et qui jouait quand même sa tête !

Immixtion et empiètement jusque dans les attributions des chefs de service dans l’application de la loi, tournée en dérision.

Grandeur et petitesse du genre humain disait l’autre …

Lorsque l’on sait, en plus de l’amnistie de 1992, que c’est le gouvernement du Président Aziz , lui-même, qui a pris en conseil des ministres la décision de régler tous les problèmes afférents au passif humanitaire- toujours non apuré depuis 2009-, la question de sa crédibilité même se pose !

Pour ces dizaines de milliers de réfugiés, pour ces milliers de fonctionnaires noirs arbitrairement radiés de la fonction publique, chaque étape pour recouvrer leurs droits constitue un parcours du combattant. De l’indemnisation minable ( 1 million d’ouguiyas après 27 ans de radiation ) à la réintégration, jusqu’à la reconstitution de carrière, chaque étape a été et demeure, dans une administration méthodiquement blanchie, humiliations et souffrances en série …Si de 2009 à nos jours, le dossier n’est toujours pas apuré, c’est bien évidement parce qu’il n’y a pas eu de volonté politique réelle, pour le résoudre correctement.

Que faut-il retenir de tout cela ?

Nourri à la psychologie du soldat-dressé pour donner ou recevoir des ordres- le Président reste allergique à toute opinion contraire, réfractaire à la culture du débat. D’où cette tendance, chez lui, à vouloir réduire, plier, soumettre l’adversaire politique par tous les moyens, y compris par la pitance …

L’Administration est personnalisée, instrumentalisée aux fins de régler les comptes aux adversaires. En effet, nous savons que les opposants politiques au général ne sont ni recrutés, encore moins promus dans son Administration ; et comme si cela ne suffisait pas on s’asseyait en plus sur leurs droits légitimes….

Au caractère ethnocratique, communautariste très marqué du régime, vient maintenant se greffer la personnalisation de l’Administration, instrumentalisée à des fins de règlement de comptes politiques. Ce sont là des Indicateurs de l’incurie et de la déliquescence du régime mauritanien et de sa gouvernance ; La loi c’est le Boss, le Boss la loi !

Voilà pourquoi nos partenaires Européens et Américains se doivent enfin de comprendre qu’avec de telles pratiques, une telle psychologie rétive au Droit et à la Loi – socles de tout Etat de Droit -,en plus de la restriction croissante des libertés, le Président demeure très mal indiqué pour œuvrer à l’érection d’un Etat de droit …

Toutes ces professions de foi sur la lutte contre l’esclavage, sur le respect des droits de l’homme et des libertés, sur l’unité nationale ne sont que mensonges, hypocrisie ! Accords et conventions il s’en moquait. Les appels à l’inclusion n’ont pas de répondant, car sa politique, discriminatoire, sur l’Unité nationale n’a pas varié. Les gouvernements mauritaniens de – teinte militaire- sont rompus à l’art de ruser et de berner les Occidentaux.… Il est temps que nos partenaires internationaux comprennent, enfin, qu’ils ont en face un régime militaire déguisé pour adopter une approche plus adaptée …
Samba Thiam

Inspecteur de l’Enseignement
(Président des FPC)
Nouakchott, le 12 décembre 2016
Source crédit : http://www.cridem.org 

Le Cri d’ALEP : ​Tout était prévisible…par l’Histoire et le Temps..!? 

Je pense qu’il est TEMPS que les haines politico-confessionnelles nourries d’une éternelle confrontation sunnites-chiites s’arrêtent. Le cas Syrien, et à Alep anti-Assad en particulier, nous démontre comment ce conflit historique entre les 2 branches principales de « l’islam » est sous-jacent en grande partie de ce qu’on appelle improprement la guerre civile en Syrie. 

Une certaine rébellion syrienne avec l’appui des puissances extérieures connues comme liberticides dans leurs pays, a articulé et motivé son insurrection armée sur un anti-chiisme viscéral et haineux plutôt qu’une exigence de liberté dans une diversité d’opinions politiques et religieuses. 

Du côté du dictateur Assad, le chiite alaouite de confession, une légion étrangère de l’international chiite avec un appui très intéressé de la Russie de Poutine, on est excités avec acharnement pour se faire du sunnite par le feu et le sang. Le camp d’Assad explique officiellement une reconquête d’un pays, mais on craint officieusement un nettoyage politico-confessionnel dans les zones dites libérées dont Alep sunnite représente l’exemple type. 

De chaque côté, les ressentiments les plus obscurs sont en ébullition, le rebelle sunnite voit au partisan chiite d’Assad comme le chien de l’enfer qu’il faut y précipiter. Le soldat syrien ou son comparse confessionnel iranien ou du Hezbollah libanais, nourrit une vengeance destructrice face au rebelle sunnite qui doit payer pour l’assassinat du petit-fils du Prophète Muhammad par dit-on des sunnites. 

Il faut faire apprendre et comprendre aux gens de 2 côtés qu’ils sont des HUMAINS d’abord avant d’être sunnites ou chiites. Les uns et les autres ont trahi l’esprit de L’ISLAM par leurs sectarismes idéologiques et hégémoniques.

Sur le plan international, le monde dit occidental joue son pragmatisme stratégique pour sauvegarder ses intérêts. Et l’ONU , ce gros machin est devenu les lieux d’expression des sentiments hypocrites des uns et vengeurs des autres. Les dirigeants du monde arabe boivent du thé et les peuples arabo-musulmans prient le CIEL désespérément. 

Que c’est triste….!!!