​Cri Osé : cet anti-impérialisme qui nous plombe…! 

Un certain anti-impérialisme sectaire qui véhicule sournoisement un racisme anti-blanc, est devenu une « marchandise intellectuelle » prêt à ingurgiter par un certain monde africain et afro-panafricaniste. Une tendance expressément obsessionnelle et imbibée au complotisme, fait de l’Afrique ou du Sud d’une manière générale une proie-victime légendaire d’un monde des méchants occidentaux. Ce panafricanisme qui manipule et utilise certaines frustrations parmi les peuples d’Afrique, en fait une idéologie presque aveuglante et aveuglée pour soumettre davantage des consciences fragiles. On essaiera avec une facilité puérile de braquer les regards innocents du peuple sur les supposés méchants de l’extérieur qui nous écrasent sans pitié. Et de l’autre côté nos dirigeants injustes, dictateurs et sanguinaires qui sont manipulés ou pas, paraissent être dédouanés des multiples sources de nos retards sous couvert d’un anti-impérialisme hypocrite. 
Aujourd’hui, cet anti-impérialisme sectaire verrait bien au camp de L.GBAGBO une fidélité à un certain Sankarisme fourre-tout. Alors qu’on ne dira pas assez que c’est bien l’extrémisme xénophobe, ethniciste et même marginalement confessionnel instrumentalisé POLITIQUEMENT, qui a conduit là où sont GBAGBO, BLÉ GOUDÉ et les autres. Certes le camp de Ouatara n’est pas saint non plus, mais il nous faut un discernement pour savoir que s’il y a manipulation étrangère en l’occurrence occidentale chez nous, interrogeons-nous pourquoi on se bouffe intra pour des broutilles au nom de nos tribus et de nos ethnies. 
Très souvent les intervenants extérieurs conjuguent leurs intérêts avec les objectifs louables exprimés au nom d’une légalité quelconque, et ce n’est pas bête dans un monde interdépendant où le Capital prime sur l’Humain. 

Sur le cas de la Libye d’aujourd’hui, le défunt Kaddafi avec ses 4 décennies de pouvoir porte une part importante de la chienlit en cours dans le pays. Il avait dirigé par le clientèlisme tribal très lucratif sans jamais ériger un État solide et juste (central ou fédéral) par le Droit. Mortel et défaillant comme un être humain, il avait personnifié l’Etat sur sa propre et seule personne d’une manière arrogante et sanguinaire. Pour nous berner, il s’était réveillé panafricain en se servant du portefeuille pour soigner l’élite afro corrompue qui meuble l’anti-impérialisme par une réthorique indigne du SÉRIEUX D’UN THOMAS SANKARA, le vrai anti-impérialiste mais INCOMPRIS à son temps ou d’un NKRUMAH visionnaire. 
Par les temps qui courent, du côté de Banjul en Gambie, un dictateur apparemment très instable psychologiquement joue avec son peuple devant le monde entier. Défait et reconnu comme tel par lui-même il y a quelques jours, il a fait volte-face en criant à la fraude. Mr Yahya Jammeh président depuis 1994, veut s’accrocher au pouvoir encore et encore. Aujourd’hui, comme qu’il a été  toujours en désaccord avec tout le monde,  son peuple en premier qui le subit, et évidemment le monde occidental, le milieu anti-impérialiste sectaire essaie de discréditer son principal opposant vainqueur de l’élection présidentielle. On accuse Mr Barrow le vainqueur, d’être l’homme de la soumission à l’Occident, et on voit en Jammeh le tueur , le résistant honorable. Des circonstances atténuantes sont convoquées pour relativiser le malheur subi par le peuple gambien avec ce petit charlatan irrationnel. Par cet anti-impérialisme épidermique, l’homme africain  perd le sens du discernement et sera toujours mûr pour être cueilli à l’intérieur comme à l’extérieur pour des objectifs obscurs sans vision de long terme. Si nous ne sommes pas indépendants de nos sentiments primaires passionnés liés aux liens historiques d’un ordre mondial donné, il sera très difficile d’organiser l’émergence sociale, politique et économique de nos peuples.  La motivation d’un engagement par OPPOSITION OBSESSIONNELLE à AUTRE fausse notre lucidité et mène aux incohérences. 
Mon petit mot peut être un clin d’oeil à notre frère Kemi Seba et ses adeptes.

K.S

11-12-2016 07:00 – Journée d’échanges des FPC à Massy: Les FPC et le dialogue national, quel bilan ? La communication de Kaaw Touré [PhotoReportage]




FPC
– Chers amis, chers camarades, aimables invités bonsoir;

Avant tout permettez moi de remercier mes camarades des FPC qui ont permis cette rencontre.

Mes remerciements vont aussi à tous et à toutes ces camarades, compagnons de lutte, parents, amis de la Mauritanie et sympathisants de notre cause venus de loin pour participer à cette communion militante.

Votre présence parmi nous prouve, s´il en était encore besoin, le réel intérêt que vous portez pour notre parti dont vous partagez sans nul doute les idéaux de justice, de liberté, d´égalité et de vraie démocratie..Notre combat contre le racisme, l´esclavage, l´exclusion et l´arbitraire est également le vôtre.

3 décembre 1987- 3 décembre 2016, il y a 29 ans jour pour jour, on se souvient encore de cette funeste et tragique date, c´était le jour du verdict qui avait condamné les premiers martyrs de notre lutte à Jreïda. Mes pensées militantes vont aux jeunes officiers Ba Seydi, Sarr Amadou et Sy Saidou Daouda exécutés sauvagement le 6 décembre 1987 à la base militaire de Jreida.

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique:” Leur vie fut combattante, leur mort héroïque, leur sacrifice sacré et leur mémoire éternelle”. Qu´Allah les accueille en son Saint Paradis. Amine.

C´est un grand plaisir, un privilège, je voulais dire un honneur, pour moi de venir ici discuter avec la diaspora mauritanienne basée en France et surtout avec nos jeunes militants et sympathisants sur un sujet qui nous tient tous à cœur et qui a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans les salons et sur la toile ces dernières semaines en Mauritanie.

Pourquoi les FPC ont-elles participé au dialogue dit national inclusif? Ne servaient-elles de faire valoir à l’agenda caché d’Aziz? Fallait-il participer alors que l’opposition prônait le boycott? Pourquoi débattre avec quelqu´un qui refuse de nous reconnaitre en tant que parti politique? Ce sont entre autres les principales questions qui ont été posées pour évoquer la pertinence ou l´inopportunité de notre participation au dialogue national.

Nous avons décidé, en tant que parti (Forces Progressistes du Changement ) et en toute indépendance, de répondre à l´invitation des autorités mauritaniennes par la voix de la présidence de la république au dialogue national.

Pour l’essentiel, nous avons déjà eu l’occasion d’exposer suffisamment les raisons de notre participation. Je m’en vais donc en faire le rappel.

Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue.

Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du système discriminatoire que nous combattons. Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient.

Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que « l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter.

C´est faire table rase de notre parcours militant, de nos années de sacrifice et de privations, de nos martyrs, de nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, pour ne pas dire des opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, pouvait nous divertir sur l´essentiel.

Nous sommes allés au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous sommes allés au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous sommes allés au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres, justes et indépendants pour faire entendre un autre son de cloche.

Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit.

Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. Nous pensons que devant la situation actuelle du pays, il faut se surpasser pour outrepasser l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire, n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, n´ayant jamais servi de caution à une élection présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme.

Discuter, débattre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Tout le monde se souvient certainement encore de notre document historique connu sous le nom du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986 :

Dans ce même Manifeste nous affirmions essentiellement trois choses :

1- Il y a un problème de coexistence entre les communautés arabo-berbère et négro-africaine. Nous démontions la mécanique d´un système de discrimination raciale en ce qu´il exclut la composante négro-africaine et haratine de tous les processus de décision. Chiffres à l’appui, nous administrions – s´il en était besoin- les preuves de cette marginalisation et en dévoilions les rouages. Ce problème, disions-nous, ne résultait pas d´un antagonisme naturel latent ou spontané entre communautés, mais plutôt d´un système politique visant à diviser le peuple en exacerbant les préjugés inter-ethniques. Une politique volontairement et exclusivement panarabiste, privilégiant la communauté arabe à tous les points de vue au détriment de la communauté Noire.

2- Nous attirions l´attention du régime militaire de l´époque ( le CMSN) sur l´urgence qu´il y avait à reconnaître, et donc à prendre en charge ce problème pour juguler tout risque de confrontation que pourrait entraîner sa persistance.

3- Enfin, nous préconisions dans la dernière partie du Manifeste un vaste débat national où tous les mauritaniens s´essayeraient autour d´une table afin de résoudre par eux-mêmes, par les vertus et du dialogue et de la concertation, l´ensemble de ces problèmes. Nous croyons aux vertus du dialogue et disions dans ce fameux manifeste :

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux. Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. » (fin de citation).

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. Que les événements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Nos camarades et les autres mouvements amis comme Arc en ciel et TPMN ont posé ces préoccupations pendant les séances des plénières et des débats dans les ateliers.

Voici les conclusions que nous avons tirées de ces assises:

Les FPC n’ont pu honorer de leur présence à la cérémonie de clôture du dialogue national inclusif pour des raisons de hoquets dans l’organisation. Elles se félicitent, néanmoins, de leur participation active à ces échanges et se réjouissent de l’esprit ayant entouré les débats. Elles souscrivent à certaines résolutions positives du draft final, formulées avec clarté et pragmatisme dont la restructuration et l’ouverture des médias à tous pour refléter notre diversité culturelle, la restructuration des missions et programmes de l’agence Tadamoun, la représentation au parlement des Mauritaniens de la diaspora, la refondation de l’école, l’instauration du service civique obligatoire, l’adoption des conseils régionaux pour une décentralisation poussée, la suppression du Sénat, le maintien du plafond de l’âge des candidats à la charge suprême à 75 ans, le rejet de la tentative de modification du nombre de mandats présidentiels, le fameux troisième mandat du colonel-putschiste….

Elles déplorent toutefois que certaines autres résolutions soient évasives ou de caractère général et, donc, avec peu de visibilité pour leur application pratique, et que d’autres, enfin, soient restées vides ou laissées en l’état, telle celle relative au passif humanitaire ou à la réforme foncière.

Pour remédier à ces insuffisances, les représentants du PMC-Arc-en-ciel et des FPC membres de la commission de synthèse, apposant leurs réserves, avaient exigé, pour le volet « unité nationale », les formulations ci-après, à inclure dans le draft final :

– Non pas la promotion mais l’enseignement et l’officialisation des langues nationales wolof, pulaar, bambara et soninké;

– Le réajustement, dans leur composition, des commissions régionales et de supervision de l’enrôlement des citoyens pour les rendre plus représentatives de la diversité des composantes nationales;

– Le retour, à terme, de la gestion de l’état civil aux communes;

– La poursuite du processus de règlement du « Passif humanitaire » : indemnisations, retour des réfugiés du Mali, justice transitionnelle;

– L’application d’une réforme foncière qui reconnaisse le droit de propriété, à tout le pays;

– L’égal traitement de toutes les langues et cultures nationales dans les médias publics.

Elles réaffirment leur résolution à poursuivre leur engagement à se saisir de toutes les opportunités pour faire avancer le règlement des défis de la cohabitation de nos composantes nationales qui, pour être apaisée et harmonieuse, doit être fondée sur la justice, la liberté et l’égale dignité.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles.

Après le dialogue national, le régime s´apprête actuellement à préparer une révision constitutionnelle et certainement à organiser un référendum, une révision qui ignore les véritables résolutions des débats. « L’esprit et la lettre des assises nationales ont été trahis » comme l´a souligné tout récemment le président Samba Thiam des FPC dans un article de presse. Nous assistons à une supercherie politique qui répond à d´autres préoccupations inavouées. Les FPC s´en démarquent totalement et appellent à la mobilisation et la vigilance de toutes les forces progressistes et démocratiques pour contre-carrer cette énième forfaiture contre notre peuple multinational.

Voilà mes chers amis entre autres les petites conclusions de ce dialogue national, nous sommes toujours ouverts aux débats sur la question nationale et sociale tout en disant que ce dialogue du septembre n´était pas une fin en soi mais un moyen parmi d´autres pour faire comprendre notre lutte. Une lutte pour la dignité, pour la vie.

Nous sommes conscients, ce contre quoi nous nous battions hier demeure encore plus vivant que jamais. Les régimes mauritaniens peuvent changer d´animateurs mais jamais la volonté de marginaliser les communautés noires de notre pays. Et, cette réalité ne changera pas aussi longtemps que ces populations méprisées, opprimées, discriminées, déportées, exilées, assujetties n´auront pas osé ce que les autres peuples ont osé pour se libérer des dictatures féroces ou des Systèmes ethno-génocidaires.

En tout état de cause, les hommes et femmes imprégnés des idéaux des FPC n´abdiqueront jamais. Nous avons un devoir de fidélité à l´engagement pris ensemble avec nos martyrs. Ceux qui sont restés à Oualata, ceux qui sont couchés à Inal, à Zreida, à Azlat, à N´beyka et partout dans la vallée des larmes, et ailleurs dans les cimetières d´intolérance et de la bêtise du racisme. Les objectifs n´étant pas encore atteints, c´est évident que la lutte doit continuer.
Merci pour votre attention, le débat est ouvert.
La lutte continue!
Massy, le 3 décembre 2016.

Kaaw Touré-Porte-parole des FPC.


Source crédit : http://www.cridem.org

09-12-2016 11:54 – Md Ould Mkheitir, le prisonnier d’opinion martyrisé par les Barbus !




Mamadou Kalidou BA
– J’apporte mon soutien décomplexé à Mouhamed Ould Mkheitir, victime de l’acharnement des milieux islamo-conservateurs qui sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges mesquins dans une société mauritanienne raciste, esclavagiste et profondément féodale.

Je réaffirme ici mon opinion, sans peur ni crainte, que ce jeune homme a le droit de s’appuyer sur des textes pour formuler une hypothèse quant à ce qui expliquerait qu’au sein de nos sociétés, persiste cette odieuse féodalité alors que l’Islam, par le saint Coran, instaure une parfaite égalité entre les musulmans.

Les adversaires de la thèse de Md Mkheitir auraient pu le contredire valablement en remettant en doute les sources de ses citations, la crédibilité de leurs auteurs, et prouver ainsi qu’il a tord de formuler son hypothèse.

Mais comme ils ne veulent pas ébranler les fondements idéologiques des inégalités inacceptables dans notre pays, alors, ils usent de propagande, de manipulation de l’opinion, de menaces pour inciter notre appareil judiciaire, du reste aux ordres, à exécuter cette innocente créature dont ils ont déjà détruit la vie. Réclamer sa mort est d’autant plus inhumain qu’il s’est excusé d’avoir suscité une telle incompréhension.

Je dis que c’est lâche de s’acharner sur un homme déjà à genou. Je dis que c’est intellectuellement hypocrite de condamner Ould Mkheitir en ne condamnant pas l’esclavage, la féodalité, le meurtre, le vol, le système de privilège de toute sorte qui se perpétuent en Mauritanie.

Je dis qu’on veut neutraliser Md Ould Mkheitir, comme hier on a voulu en finir avec Biram Dah Abeib lorsque celui-ci brula le Khalil. Je demande à ceux qui réclament hypocritement la mort de Md MKheitir, où étaient-ils quand on massacrait les Négro-africains musulmans de Mauritanie entre 1989 et 1991? Sont-ils sortis pour piper mot? Ont-ils manifesté pour que les coupables soient traduits devant les tribunaux, comme le stipule l’Islam?

Aujourd’hui encore, alors que les orphelins et les veuves manifestent, tous les 28 novembre, pour réclamer justice, quel Imam a demandé dans sa « Khoutba » que l’Etat fasse arrêter et traduire devant les tribunaux, les coupables de ces meurtres odieux ? Peut-être, j’allais dire, sans doute, pour les manifestants qui sont allés arrêter l’émission de la chaine Al Watanya, il y a des musulmans qui ont droit à la justice et d’autres à l’oppression (La majorité des Négro-africains, des Hratines, des Forgerons, des Griots et les pauvres de toutes origine).

L’Islam n’interdit-il pas d’attenter à la vie d’un innocent? Pourquoi ces lâches manifestants n’ont pas eu le courage de sortir pour réclamer que le fils d’un grand dirigeant soit traduit devant les tribunaux pour avoir tiré, sans raison valable, sur une fille innocente, devenue handicapée à vie? Où étaient-ils alors qu’un pourcentage important de Mauritaniens est encore réduit à l’esclavage? Où sont-ils au moment où les terres des Nègres de la vallée sont expropriées? Ils étaient là! Ils sont toujours là!

Alors, je dis que c’est hypocrite de réclamer la mise à mort d’un homme sous le prétexte que son opinion à écorché notre prophète tout en fermant sa gueule face à d’autres atrocités encore plus odieuses qui frappent d’autres musulmans qui sont vos compatriotes.

Le prophète Mohamed n’avait-il pas été, à la Mecque même, battu à coup de pierres par les enfants Ghouraich, envoyés par leurs parents mécréants ? Que fit-il sachant que sa souffrance entrainerait la malédiction de Dieu sur les criminels ? Il pria Allah de les pardonner « parce qu’ils ne savent pas la conséquence de leurs actes ».

Frapper le prophète au point d’ensanglanter son corps, n’est ce pas plus terrible que ce que fit Md Ould Mkheitir ? Alors que Mouhamad (PSL), le prophète de l’Islam, n’a jamais cessé de son vivant, de donner des leçons de retenue et de pardon, les Islamo conservateurs de Mauritanie se veulent plus royalistes que le roi.

Ils veulent tuer, à la place d’Allah et de Mouhamad, celui qu’ils considèrent comme un criminel. Que les choses soient très claires : Messieurs les Manifestants ! Si vous tuez ou faites tuer ce pauvre garçon, vous l’aurez fait pour assouvir votre propre envie de meurtre, mais certainement pas pour venger Mouhamad qui a plus puissant que vous pour le défendre puisqu’il a Allah de son côté ! Oui, s’il le voulait, Allah s’adresse au néant ou à l’être et lui dit « soi ! » et l’être ou le néant devient (ou s’anime) conformément à ses souhaits !

Il s’agit ici, ni plus, ni moins d’une énième instrumentalisation de l’Islam à des fins d’idéologies politiques aux tendances féodales et racistes. Face à cette mascarade les intellectuels, les politiques se taisent, lâchement! Comme j’ai envie de vomir face à la pourriture intellectuelle et morale de mes compatriotes. L’Etat qui fait preuve d’une faiblesse caractérisée face au dictat de l’opinion salafiste, aura le réveil bien plus brutal qu’il ne l’imagine ; c’est l’Histoire qui nous l’apprend. Qu’Allah vienne en aide à la Mauritanie !

Mamadou Kalidou BA



Crédit source : http://www.cridem.org 

​Les suspectes motivations d’une campagne bouffonne anti-abolitionniste..!

Depuis quelques temps, une mesquinerie « intellectuelle » fumante est à son rythme de croisière contre un des mouvements de la mouvance abolitionniste mauritanienne. Le mouvement qui fait l’objet d’attaques farfelues et incompréhensibles est IRA-MAURITANIE de Biram Dah Abeid primé à multiples fois par divers organismes internationaux pour le PACIFISME de son engagement. Nous avons constaté l’apparition quotidienne des quelques productions indigestes littérairement et intellectuellement consistant à salir le président de IRA-MAURITANIE en personne et un autre chantre incontesté de l’anti-esclavagisme Mr Diko Hanoune le secrétaire général de l’AHME. Les torchons acerbes et critiques viennent d’un magma de personnages poltrons qui se passent des profils-pseudos Facebook pour sévir pour des raisons inavouables ouvertement. Cette nébuleuse a comme plate-forme prisée, le mur Facebook d’une Web-Radio communautaire soninké. Par des écrits au style boiteux, ce petit monde aigri et semblant être en service commandé, se fourvoie pêle-mêle en traitant IRA-MAURITANIE d’être liée au sionisme et à des forces étrangères contre la Mauritanie. Les petits amateurs à l’esprit féodal tiré d’un certain référent communautariste soninké, croient se donner de l’importance par du réchauffé bien connu de ceux qui sont attirés par des intérêts immédiats mis en profusion par le Pouvoir pour la vente des consciences téméraires atteintes par le doute.  
D’une publication plagiée en partie à des références trotskistes mal comprises et reprises avec une médiocrité ridicule, le commando démasqué s’interroge pourquoi le président d’IRA ne s’est pas attaqué au transfuge Saad Louleid qui a porté des accusations après sa mise à l’écart. Aussi, dans une de leurs productions-poubelles, ils se demandent sur le statut de l’organisation IRA, ONG ou parti politique. Par ailleurs un point a retenu notre attention particulièrement, ce commando en camouflage honteux taxe le mouvement abolitionniste de porter la haine au sein des communautés mauritaniennes sur les problématiques liées l’esclavage. Ce propos venant d’un certain milieu soninké ne nous étonne guère, sachant l’aversion que nourrit la classe féodale interne à l’endroit de tout ce qui touche de près comme de loin au système coutumier foncièrement féodal et sournoisement esclavagiste. Certains dits engagés pour le respect des droits humains d’une manière générique ont la particularité d’avoir une lecture très sélective des INJUSTICES qui sévissent diversement en Mauritanie. Ainsi l’éloquent harangueur  anti-système dit étatique qui serait Raciste, Esclavagiste, Negrophobe et Discriminatoire, tombe dans un silence stratégique teinté d’un relativisme agissant quand on essaie de décortiquer le package des torts mis habilement et exclusivement sur le compte d’un état désincarné. Essayons de dénoncer le système ESCLAVAGISTE en Mauritanie, je dis bien le SYSTÈME ESCLAVAGISTE EN MAURITANIE dans toute la Mauritanie, nous risquons de perdre ceux qui sont connus pour leur activisme de façade et de foi douteuse contre l’esclavage et ses différentes manifestations transcommunautaire. Il est connu que le discours antiesclavagiste et abolitionniste trouble les tenants traditionnels du système de domination en Mauritanie, et le régime réactionnaire au sein du monde politique et associatif, qui se terrait dans une indifférence capricieuse et ambiguë, s’est enragé en se lançant dans une subite campagne de diabolisation de l’anti-esclavagisme aujourd’hui incarné vaillamment par IRA-MAURITANIE. Dans ce cadre qu’on pourrait expliquer les gesticulations malhonnêtes constatées venant de certains éléments identifiés adeptes de l’ordre féodal soninké. On savait fort longtemps que la posture gymnastique de leurs consciences aura une limite dans le temps avec un jeu de double face et d’ambiguïtés. Ils sont pris dans leurs propres pièges de vouloir discréditer les VRAIS MILITANTS ANTIESCLAVAGISTES par différents supports de COM. Par plusieurs fois avec des émissions pièges et truquées d’avance,  ils ont saboté, sali, accusé et menti sur les mouvements abolitionnistes dont L’ARMEPES-FRANCE accusée de faire du militantisme business au nom de l’anti-esclavagisme. Aujourd’hui, la bulle médiatique savamment orchestrée s’est éclatée et toutes les petites tromperies sont dévoilées au grand jour. Les velléités discursives de façade censées éduquer et réformer sont devenues caduques et démasquées. Ainsi les intentions profondes étaient de réactiver un tissu traditionnel et culturel très réactionnaire. Au nom du culturel désuet et divertissant, on promeut l’ordre féodal et même l’apologie de l’esclavage social. Aujourd’hui la campagne fourbe et malsaine est en échec total, et devient un boomerang moral pour les principaux instigateurs. Par la suite, les seconds couteaux s’adonnent avec à un verbiage pourri dans le fond comme dans la forme, pour se donner bonne conscience en empruntant le chemin déjà suivi par certains anti-IRA et transfuges en vain. Nous croyons à des principes fondamentaux qui dépassent les petits complots parentaux et les louches  affinités amicales pour se soutenir au nom d’un monde obsolète. Pour finir, nous intimons à ces seconds couteaux marionnettes qu’ils doivent apprendre à critiquer sincèrement sans salir outrageusement, et qu’ils doivent revoir les objectifs de leur présence en occident qu’ils indexent comme un malfaisant nid sioniste en collusion avec l’organisation IRA au détriment de la Mauritanie. Ce dernier discours accusateur à tort qu’on entend souvent de la part du clergé tribalo-ethnique , est apparu aussi parmi les féodaux en panique face la forte mouvance abolitionniste qui vise tout système de domination n’en déplaise ceux qui se reconnaissent derrière un pseudo ou pas. 

IRA-MAURITANIE EN FORCE.

Seule la Vérité est Révolutionnaire…!!!

K.S

20-11-2016 15:10 – La justice doit faire toute la lumière sur les conditions des arrestations des militants présumés de IRA!



Gourmo Lô
– Tout démocrate épris de paix et de liberté ne peut qu’être soulagé de voir 10 personnes absolument innocentes être libérées et rendues à leurs familles et à leurs amis après des mois et des mois d’un calvaire sans nom, sans autre motif qu’un vulgaire montage sur fond de règlement de comptes politique.

Mais ce ne doit pas être de ce lâche soulagement auquel nous autres mauritaniens sommes désormais accoutumés après chaque manœuvre du pouvoir qui échoue, malgré tous les dégâts qu’une telle manœuvre aura cependant provoqués!

Des dizaines et des dizaines de gens ont été massacrés dans des conditions d’une abjection et d’une atrocité pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, entre 1989 et 1990. La « libération » des rescapés a été suffisante pour soulager la conscience des bourreaux d’Etat et la résignation de facto de presque tout le monde-, satisfait du classement de ce véritable génocide dans l’horreur terminologique du « passif humanitaire ». C’est à dire dans la lâcheté de l’impunité.

Aujourd’hui, cette libération devrait nous interpeller à plus d’un titre. Lors du procès, de Nouakchott à Zoueratt, la police a prétendu avoir pris ces 13 militants politiques, en « flagrant délit », en présentant des « vidéos » tocs comme des preuves de cette flagrance de la violence supposée des prévenus. Pas un seul policier ne s’est présenté à la barre pour témoigner de ce qu’il a vu ou subi lors de ces tristes événements du carrefour Bouamatou.

Le principal concerné ( c’est à dire le propriétaire du terrain occupé) a lui même disculpé les accusés et affirmé n’avoir jamais requis la police, tout en confirmant haut et fort que ces événements étaient de bout en bout spontanés.

Les premiers juges ont bouché leurs oreilles. De même qu’ils ne voulurent rien entendre des très graves et précises accusations de tortures que les prévenus disent avoir subi entre les mains de certains membres des forces de l’ordre. Tous les efforts des avocats de la défense furent vains. Une prêche dans le Sahara. Seule importait la volonté de certains faucons du pouvoir d’en découdre avec IRA, fût-ce au prix de l’assassinat pur et simple de la vérité et du bon sens qui l’accompagne toujours.

Si la Cour d’Appel ne retient « que » l’appartenance à l’IRA comme organisation prétendument non reconnue, alors l’affirmation par la police selon laquelle ces militants ont été capturés sur les lieux et au moment des faits de violence présumée, cette accusation gravissime, serait à la fois une diffamation contre les accusés, et aussi une tentative de manipulation de la justice qui tombe sous le coup d’une offense à magistrats, mensonges et abus de pouvoir de la part d’une autorité publique dans l’exercice de ses fonctions. Sans parler de la grave accusation de tortures qui pèse sur certains des membres de ces forces de l’ordre et de sécurité.

Alors, s’il faut se réjouir de la libération de personnes innocentes, le droit et la justice demandent que toute la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de cette triste et sombre affaire….

Gourmo Lô



Source crédit : http://www.cridem.org 

​ESCLAVE PAR L’IGNORANCE VERSUS ESCLAVAGE PAR PROCURATION par Cissé DIALLO. 


 

Il n’est pas rare d’entendre chez les Soninko cette expression: « Laissez-nous dans l’état où nous sommes et où nous étions et que chacun reste ou garde sa place » une manière de dire tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous sommes satisfaits de notre situation, car nous avons hérité de nos ancêtres un système d’organisation qui tend à la perfection. Nous avons pour seule responsabilité de le garder en l’état et de le perpétuer à travers les âges et les générations. Il s’agit là de manière assez condensée, le type de discours que tiennent malheureusement encore de nos jours et au 21ème siècle certains de nos frères qui s’attribuent le titre « de noble », nostalgiques d’un passé peu glorieux où la ségrégation dans la stratification prévalait et où certains étaient considérés comme meilleurs et supérieurs aux autres de par la naissance.

 

Et pourtant avec un peu de recul, il nous paraît évident que les membres ou une partie des membres de cette classe présumée noble souffre en réalité d’une pathologie rare qui influe sur leur psyché et devient par la même victime de sa propre ignorance. Une faiblesse d’esprit et une profonde ignorance qui les soumet et au demeurant, les rend selon moi, « Esclaves de cette ignorance ». Par conséquent, nous ne pouvons ne pas remarquer la similitude de cet état d’esprit, à travers la stratification horizontale des couches sociales depuis l’ère de la mission prophétique à nos jours. En effet le prophète était envoyé pour entre autres buts, changer les mentalités en débarrassant la société jahilienne d’antan de la faiblesse d’esprit qui la caractérisait et la rendait toujours selon moi, « Esclaves de son ignorance », bien entendu pour ceux qui n’ont voulu accepter sa noble mission quand bien même la vérité leur fut apparue! Curieusement, l’histoire  ne fait que se répéter quand on entend le même discours chez nos frères encore aujourd’hui, à savoir:

« Laissez-nous dans l’état auquel nous sommes, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! »

 

 

Être musulman se résumerait-il à vêtir le manteau du croyant quand on ne peut déjà s’admettre le partage d’un bien collectif? Qu’en serait-il alors, lorsqu’il devrait être question de partager le bien privé ?! Or, il nous est bien stipulé à travers les règles de nos convictions religieuses que, l’on ne peut être croyant que lorsque l’on aime pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, et, que l’on ne pourra accéder au paradis que lorsqu’on est croyant…Si l’esprit de cette succession de conditions sans la grâce de Dieu est strictement appliqué, que serait le lieu de séjour de ceux qui, délibérément font le triste choix de demeurer esclave de l’ignorance et d’orgueil en rabaissant leur frère quotidiennement sous prétexte du faux statut d’êtres inférieurs ?

Il devient évident que lorsque cette couche sociale se sera débarrassée de cette idéologie basée sur la catégorisation infondée des composantes de la société en castes inégales par l’ignorance, un grand pas aura été franchi vers l’acceptation de l’égalité impliquant la réhabilitation automatique de son frère longtemps rabaissé.

 

Cette réhabilitation automatique du frère révèlerait que finalement notre « orgueilleux frère » n’était hier qu’un esclave de par son ignorance et son intransigeance à demeurer l’élu! Que la libération de son état d’esprit a permis, par voie de conséquence la réhabilitation de son frère qui, lui, n’était finalement esclave que par procuration car, la libération du premier a entraîné automatiquement celle du second, c’est-à-dire le frère rabaissé. C’est pourquoi il conviendrait selon moi, d’appeler:  » Esclave par procuration » celui qu’on a soumis contre sa volonté, car le véritable esclave étant bien sûr celui qui de par son ignorance et de sa prétendue supériorité opprimait son frère par cupidité en le privant de ses droits fondamentaux et élémentaires. De ce fait la libération du véritable esclave, autrement dit celui qui est victime de son ignorance et de son orgueil aura pour conséquence de permettre à l’esclave par procuration de recouvrer directement et automatiquement sa dignité spoliée. Il faut donc inverser l’ordre des choses ou rétablir les choses dans leur ordre normal. Telle est notre responsabilité.

 

Que faire alors pour mettre en œuvre ce raisonnement salvateur et libérateur de tous et de chacun ? Pour y parvenir, il faudrait arriver à convaincre nos intellectuels rétifs en la matière à prendre conscience de l’erreur qui prévaut jusqu’ici, et de s’engager courageusement pour défendre les vraies valeurs, car contraires à celles qui oppriment et spolient, les valeurs universelles qui rétablissent chacun dans ses droits élémentaires et fondamentaux que sont la citoyenneté égalitaire, la liberté et la justice pour tous etc. Ils doivent nourrir constamment le souci et la volonté de doter la communauté de l’accès aux biens collectifs en privilégiant l’intérêt général par la restauration des droits et devoirs individuels ; les distinctions sociales ne doivent être fondées que sur l’utilité commune et la compétence.

 

 

S’agissant toujours de ce système de dominants et de dominés qui prévaut dans notre communauté, et se référant à nos convictions religieuses, l’on pourrait dire qu’à l’instar du Prophète qui a changé les mentalités des gens de la jahiliya grâce à Dieu l’ayant chargé de cette mission honorable, et par voie de conséquence l’ayant doté de toutes les qualités au-delà de celles du commun des mortels, nous ne demanderons jamais à nos intellectuels, de prétendre à égaler ce Messager de Dieu mais les interpeler en leur âme et conscience à veiller au respect de ses enseignements en les appliquant d’abord à eux-mêmes, puis aux autres, pour la mise en place d’une société juste et viable, dénuée de toute corruption, la corruption des idées et des cœurs qui, malheureusement  gangrène notre modèle d’organisation .

 

Pour éradiquer cette société basée sur le système de castes ancestrales, il devient prioritaire de  conscientiser et de libérer ses éléments phares des jougs occultes de son idéologie « esclavagiste par l’ignorance »; en effet, quand la maladie est diagnostiquée, le médicament en devient aisément prescriptible pour éradiquer la pathologie. 

En d’autres termes, comme il nous est devenu désormais évident que la pérennité du système ancestral d’organisation prenait ses racines dans une sorte d’ignorance et d’orgueil qui rendait les tenants du système lui-même victimes, il serait donc évident que la classe éternellement taxée de caste inférieure ne puisse être autrement que  la victime de cette malheureuse idéologie séculaire. C’est dire par ailleurs, qu’il reste toujours un devoir de continuer à interpeler avec insistance nos intellectuels, et  détenteurs des rênes du pouvoir, à unir les forces qui sont les leurs à travers des peuples et des communautés dont ils sont redevables afin de restaurer la dignité de l’homme pour lequel Dieu a ordonné aux anges de se prosterner. 

Et, c’est bien cet homme-là qui est réduit à l’esclavage par son frère!!!…Doit-on conclure que Dieu à créé deux fils d’Adam dont l’un a mérité les hommages des anges, et l’autre voué d’entrée à la servitude? Ou c’est plutôt l’homme-réfractaire et dominateur de son frère qui est ramené au niveau le plus bas à près avoir été créé dans la forme la plus parfaite par Dieu ?! Nous considérons cet homme-là, être le seul responsable de sa propre perte en se laissant guider par sa cupidité et sa passion « esclave de son ignorance » et soumettant son frère?!!!

 

Non, nous croyons que l’homme, particulièrement intellectuel doit être d’abord fidèle aux valeurs et principes universels, ensuite il doit incarner  consciencieusement et avec dignité un engagement pour la justice, la liberté et l’égalité de tous. Il doit avoir vis-à-vis de sa communauté une attitude critique à même de pouvoir préserver ses véritables intérêts et non des intérêts superficiels et farfelus. C’est de cette manière qu’il va utile à sa communauté dont il doit le guide ; il ne doit pas la laisser sombrer délibérément dans l’ignorance aveuglante sous prétexte qu’il ne peut se la mettre à dos. Une telle  attitude n’est pas digne d’un intellectuel, lui qui doit être aux avant-gardes pour promouvoir le développement de la société en faisant évoluer les mentalités et en luttant contre toutes les ignorances.

 

Voilà notre analyse de la mentalité des nostalgiques aliénés, assoiffés de pouvoir et de domination qui continuent à proférer et à faire la promotion encore au 21ème siècle, des expressions du genre 

« Laissez-nous dans notre état actuel, c’est un legs de nos ancêtres, ou encore, que chacun demeure ce qu’il est, cela nous va si bien !!! ». 

Et c’est  bien dommage…!!!!



Par Cissé DIALLO
 

Depuis la prison de Zouerate, les détenus d’IRA s’adressent à l’opinion nationale et internationale


​Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie)
Encore une fois et au moment où les Mauritaniens de façon générale et plus particulièrement les H’ratin, les Pulaar, les Wolof et les Soninké vivent une situation d’une rare complexité tant au niveau des droits de l’ homme qu’aux niveaux politique, social et économique, le régime raciste et esclavagiste du dictateur Ould Abdel Aziz s’évertue à afficher son mépris pour les défenseurs de droits humains en général et des abolitionnistes en particulier. Ce mépris ostentatoire se traduit par l’instrumentali

sation méthodique et assumée de la part de ce régime de ce qui reste des autorités judiciaires du pays. La preuve de cette instrumentation, si besoin en était, est notre présence injustifiée et absurde derrière les barreaux des geôles des esclavagistes sans raisons autres que nos idées, nos principes et la ferme intention des les défendre et de les exprimer.

Parce que nous avons défendu nos principes, nous avons été torturés, inhumainement traités et jetés dans les cachots des commissariats de police. Ces tortures et traitements dégradants furent exécutés sous la houlette du Directeur de la sûreté en personne, Mohamed Ould Meguete, triste sir aux mains encore rouges du sang des Noirs répandu lors des années de braises, 89-91.

Parce que nous avons exprimé nos opinions, nous avons été humiliés, réprimés puis condamnés, par un cour à la solde de l’Exécutif, à des peines fantaisistes et qu’aucun magistrat ayant la moindre once de conscience professionnelle n’aurait accepté d’entériner. Ces verdicts de la honte furent téléguidés par le ministre de la justice en personne, Brahim Ould Daddah.

Quant à la mise au pas de la Justice par le tigre en papier qu’est Ould Abdel Aziz, elle s’est manifestée à maintes reprises dont la plus flagrante est l’ordre intimé à la Haute Cour de Justice de dessaisir la Cour d’Appel de Nouakchott, qui est notre juridiction naturelle et territorialement compétente dans notre cas, de notre dossier pour le confier à celle de Nouadhibou, située à 400 kilomètres du lieu des faits qui nous sont reprochés. Une telle décision prouve l’absence de toute indépendance de la Justice dans notre pays.

Nous avons été transférés de la tristement célèbre prison de Dar Ennaiim vers la pas moins sinistre maison d’arrêt de Zouerate dans des conditions d’une rare cruauté. Entravés par de lourdes chaînes de fer, le transfèrement vers Zouerate, située à 700 Km au nord de Nouakchott, dura plus de vingt heures d’horloge entrecoupées de séances de torture, d’humiliation et de mauvais traitements de la part de nos convoyeurs aux ordres de leurs supérieurs. Nous fûmes transportés tels du bétail ou des bandits de grands chemins ou des terroristes aux moments où notre combat, celui de notre organisation et de nos militants était célébrés du haut des plus prestigieuses tribunes tant au niveau national qu’international. Mais telle est et demeurera notre volonté, celle de continuer et d’amplifier le combat de notre glorieuse organisation en dépit des multiples pressions morales et physiques et malgré les tentatives répétées de corruption.

Nous, prisonniers de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre position par rapport au prochain jugement que s’apprêtent à organiser nos geôliers, position qui se résume comme suit:
1- en direction du régime raciste et esclavagiste, nous affirmons, du fin fond des lugubres cellules d’isolement de la prison de Zouerate, que notre moral n’a fait que se raffermir et notre volonté que grandir de continuer notre combat aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons;
2- informons les porteurs de képis et de rangers et plus particulièrement leur général en chef, que nous n’avons aucune confiance en leur justice et n’en attendons rien de bon vu comment nous fûmes empêchés de nous défendre en première instance. Cependant nous exploiterons la tribune que nous offrirait le jugement en appel pour dénoncer les accusations mensongères portés contre nous et pour crier notre innocence en direction de l’opinion nationale et internationale;
3- En direction du Dictateur en chef qui, paraît-il, se demandait « qui sont les H’ratin? », nous disons que nous sommes les descendants de H’ratin et que ses verdicts ne nous font nullement peur et ne nous détourneront jamais de nos nobles objectifs. Alors à vous de choisir… vingt, vingt-et-cinq ans ou même la perpétuité ou encore la peine capitale.
4- A l’ensemble des Iraouis, militants et dirigeants, nous disons « merci ». Merci pour les combats menés, les actions ciblées. A tous nous renouvelons notre serments de poursuivre la lutte quel qu’en soit le prix et quels qu’en seront les sacrifices. Aux organisations de la société civiles et partis politiques qui nous soutiennent nous disons « merci » et « continuons ensemble la lutte pour hâter l’avènement de l’aube de cette longue nuit peuplée de ténèbres et de dangers ». La victoire ou le sacrifice, telle est notre décision et Allah disposera.

Les prisonniers d’IRA signataires:

– Amadou Tidjani DIOP

– Hamady LEHBOUSS

– Balla TOURÉ

– Ahmed Hamer FALL

– Ousman LO

– Mohamed JAR ALLAH

– Mohamed DATI

– Khatry ERRAHEL

– Ousman ANNE

– Moussa BIRAM

– Abdallahi Salek MATALA

– Abdellahi Abou DIOP

– Jemal Samba B’LEIL

​Le silence ou l’indifférence est un autre activisme politicien et complice bien connu du « mauritanien »..!!

Je me rappelle et d’autres aussi certainement, on entendait dans notre guidimigha profond que des éléments militaires (qui seraient tous peuls) arrêtés et exécutés pour complot de coup d’état, voulaient ériger un « état peul » avec Kaedi comme capitale et « mboud » comme nom de monnaie. C’est ainsi sensiblement l’ambiance diffuse dans laquelle j’ai eu un écho indifférent de ce qui se faisait comme entreprise sanguinaire sous la direction du colonel Ould Taya. À peu près à la même période, nous étions parmi les écoliers innocents qui acclamaient ce colonel au boubou blanc immaculé entouré d’une forte délégation qui visitait nos terroirs. À l’époque quand ce régime militaire emprisonnait et tuait certains de nos semblables, d’autres politisés issus de nous  distillaient les ragots accusateurs et complices qui ont dû façonner et orienter notre lecture novice et simpliste de ces temps troublés de notre histoire.

Probablement, ceux parmi nous qui accueillaient et accompagnaient Taya et sa suite pompeusement dans nos terroirs, avaient opté pour l’indifférence comme ceux d’aujourd’hui qui font semblant d’ignorer que 13 hommes pacifistes sont  injustement arrêtés et arbitrairement emprisonnés depuis plus de 4 mois. Hier on applaudisait le colonel qui tuait en salissant au passage toute une composante sociale, et aujourd’hui on divertit à la gloire du général pour se faire accepter. Et pour se faire on trouvera également un discours balisé pour faire paraître certains de nôtres comme des extrémistes ennemis de la nation ou de la très fameuse Unité Très Nationale. 

Quand on vous domine outrageusement (Droits d’être et d’avoir) comme c’est le cas chez nous, il faut admettre que la moitié du boulot du dominant est allègrement assurée par une partie de vous mêmes. Un peuple qui est arqué sur l’immédiateté et les appâts particularistes dans le monde politique, est condamné à une perpétuelle soumission avec les pourboires ponctuels sous les projecteurs éphémères à côté du sultan en poste. 

Heureusement, le temps est là pour être le Témoin immanquable. En attendant je témoigne que les prisonniers d’opinion en Mauritanie aujourd’hui, ne sont pas des ennemis de la nation et ni de l’unité nationale, donc ils ne doivent pas être ignorés et oubliés pour le politiquement admis au profit d’intérêts partisans dans nos sables mouvants.

K.S

​WhatsApp et consorts, ces supports qui nous révèlent TOUS.

La calomnie, comme marqueur par évidence d’un ordre sociétal faux , sournois et des non-dits.




Notre monde 2.0 accessible au grand public, est un outil craint et honni par les tenants faussement effacés de tous les ordres coutumiers, traditionnels et modernes qui se soutiennent par les manipulations multidimensionnelles pour dominer et soumettre. Ce ne sont pas les nouveaux supports qui créent les calomniateurs ou les colporteurs , mais ce sont ces derniers qui ont changé de places. Jadis c’était sous l’arbre à palabres ou les grandes places villageoises, où la parole de l’ordre dominant était unique et exclusive. Tout individu qui osait s’écarter du chemin vénéré de l’ordre établi concocté par les gens aux intérêts convergents et interconnectés, était frappé d’anathème par UN DISCOURS CALOMNIEUX ET HAINEUX avant un bannissement purement SOCIAL. 

De ce fait hier sous un arbre à l’air frais sahélien comme aujourd’hui sur l’intrusif Whatsapien ou Viberien, la même trame discursive se perpétue allègrement, sauf que notre e-monde nous réserve en bonus le POSSIBLE DÉVOILEMENT de notre mauvaise foi , de nos hypocrisie et nos tromperies sournoises d’un sujet à un autre et d’une échelle à une autre. Limite on dirait des infimes préliminaires du Jour des COMPTES . 

Par ailleurs, aujourd’hui nous semblons étrangement s’étonner et s’inquiéter de la large numérisation COM et ses effets, alors que sur les ondes radiophoniques traditionnelles ou numériques, la parole a été toujours contrôlée et orientée selon les caprices d’un ORDRE BIEN DÉFINI. Le discours diffusé y est pour soutenir les UNS en faisant une apologie subtile et salir les AUTRES qui seraient contre-convenants. Je pense que l’humilité nous recommande d’éviter les envolés réthoriques pour l’exposition d’une  supposée pureté morale qui nous DÉVOILE plus qu’autre chose. Un monde à TABOUS est un monde FAUX et CALOMNIEUX , et ça se SAIT au moins.

Dans nos sociétés , il est de coutume d’entretenir le culte du secret sur TOUT et EN TOUT. Ainsi tout un champ nébuleux très large se perpétue par des imaginaires farfelus.Très souvent ce qui est soigneusement tu, a des conséquences vivaces dans notre RÉEL . Ces conséquences impactent et façonnent diversement les réalités sociales des uns et des autres . De cette approche differentialiste innée, naissent les amitiés superficielles , les rencontres suspicieuses et aussi rapports conflictuels à terme . Nous portons en Nous les prédispositions qui conduisent au silence TROP parlant et aux suspicions sombres pouvant mener aux accusations fondées ou gratuites aussi. La logigue de « ceux qui se ressemblent s’assemblent » qui a prévalu avec méthode dans nos terroirs, s’est transposée inévitablement dans toutes nos initiatives à vocation collective . Ainsi On se parle et s’entend TOUS mais On se comprend sur peu des choses . Espérons qu’on apprendra à se comprendre un Jour , ce qui passe NÉCESSAIREMENT par  se TENIR UN LANGAGE DE VÉRITÉ Face à Face quel que soit le canal utilisé.

K.S

​Les vannes féodales ouvertes publiquement sur Mr Diokhoba Coulibaly ne tarissent pas.

Ces derniers temps, nous avons écrit un mot à la suite d’une émission spéciale très particulière animée par une webradio communautaire  (Radio Diaguily) . L’émission faisait suite à des propos acerbes tenus par notre compatriote expatrié en Angola, Mr Diokhoba Coulibaly.  Pour rappel, il avait tenu ses propos dans un cadre originellement privé (groupe virtuel Whatsapp dénommé GANBANAAXU FEDDE), et il ne s’était pas adressé aucunement par voie de correspondance aux tenants de cette Web radio qui croit dénicher l’affaire du siècle au sein de l’étroite communauté soninké. Ainsi comme dans notre précédent écrit, nous continuons de s’interroger comment une émission toute entière a été axée et préparée sur la base des propos d’un individu obtenus par un circuit malsain et partial ouvertement . Après quelques jours, comme notre monde 2.0 n’est plus petit mais microscopique, nous avons eu accès à certains propos-audios ayant la teneur d’un spot publicitaire annonçant le dépeçage qui a eu lieu le vendredi 21 Octobre 2016 en soirée sur les ondes de cette radio qui semble avoir une dent particulière contre Mr Coulibaly et suspectement par ricochet contre la déterminante et ouverte mouvance anti-féodale et anti-esclavagiste notamment dans le monde soninké très réactionnaire . La diffusion en direct des propos-audios de Mr Coulibaly, a un dessein trop étrange s’apparentant à un Grand Péché et pire encore avec la préparation souterraine qui l’a précédée aujourd’hui dévoilée. L’idéal et la sagesse aurait été d’inviter Mr Coulibaly et de l’interroger sur ses dires destinés à une sphère privée avec une audience limitée, surtout arrivés à la radio étrangement. Rien  de tout ça, on a préféré créer l’excitation en portant ses dires à la connaissance de leurs 600000 auditeurs annoncés dit-on d’après leur source. 
Et une semaine après cette émission de bas étage, l’effet escompté d’une fixation orientée pour salir fatalement la mouvance anti-féodale, n’a pas eu lieu par la Grâce d’Allah. Notre activisme est largement sain et sincère, et nous sommes perfectibles heureusement d’ailleurs . Soumis comme tout être humain au relativisme et à l’imperfection, nous articulons notre lutte autour des FAITS et rien que des FAITS qui sont TÊTUS, et les petits arrangements amicaux et alliés ourdis par CERTAINS DÉTRACTEURS DÉTERMINÉS sont voués à un échec évident. 
Sur l’autre volet, celui du monde invisible via le mobile connect, Mr Coulibaly a recensé près de 4300 numéros contactants issus de différents pays  (France, Mauritanie, Angola et ailleurs). L’écrasante majorité des audios qu’il a reçus, viennent de la meute féodale et esclavagiste qui parasite le Vivre-Soninké dont le noyau maléfique représente les LADANI (convenances coutumières et sociétales) . On ne s’est pas suffi du dévoilement méthodique et complice de sa vie privée sur les ondes de la Radio, car le tourbillon haineux et insultant se poursuit toujours par le téléphone. Nous constatons dans ces audios, la présence remarquée de la gent féminine qui vomit son venin féodal avec une certaine condescendance ahurissante. Les numéros sont obtenus, certains auteurs sont identifiés et les propos seront transcrits et utilisés le moment opportun InshAllah. L’élément marquant qui apparaît souvent dans les propos, est de pointer une supposée ingratitude de Mr Coulibaly. Ainsi  la morale religieuse et le souci humaniste n’ont aucune valeur dans certaines dites SOLIDARITÉS pompeusement alléguées à un certain régime social soninké. Ce grattage de caniveaux entamé sur la radio le vendredi dernier, passe à une vitesse maximale avec laquelle l’apologie de l’esclavage tient une place maîtresse. Certains contacts indexent le passé supposé miséreux de la lignée de Mr Coulibaly, tout en oubliant qu’ils sont pour certains à plus 6000 km de leurs contrées féodales arides à la quête d’une promotion matérialiste. Certains bouffeurs parmi les bouffeurs d’allocations sociales et les bénéficiaires de facilités professionnelles en occident particulièrement dans la douce « Franci » sont les plus hautains à l’endroit de leurs compatriotes appartenant au même tissu social d’origine pour nos hôtes. 
Pour conclure, que ceux qui sont excités poursuivent leurs harcèlements téléphoniques apologistes de la féodalité et de l’esclavage avec zèle et condescendance, et d’autres choses se font également en parallèle. Nous étions méfiants dans le passé mais avertis aujourd’hui , et nous espérons que tous ceux qui militent sincèrement pour l’émergence d’un HOMME NOUVEAU SONINKÉ, le soient également dans ce monde d’engagement où le PARAÎTRE est UNE STRATÉGIE sophistiquée pour nombre d’entre nous Z’AUTRES. 
Seule la vérité est révolutionnaire.

K.S